L'ALTRUISME - MATTHIEU RICARD ET MICHEL TERESTCHENKO

AVEC LA PARTICIPATION DE FRANÇOISE DASTUR

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Artiste MATTHIEU RICARD ET MICHEL TERESTCHENKO
Livret : 4 PAGES
Nombre de CDs : 4


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FA5474

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De l’altruisme ou de l’égoïsme, lequel prédomine ? L’opinion pré pondérante ne laisse pas de doute.

Les lois de l’économie, les a priori judéo-chrétiens, ou plus simplement encore les perceptions du quotidien établissent l’égoïsme comme la base évidente de nos comportements et de nos décisions. L’altruisme est posé sur un tel piédestal qu’il en devient inaccessible.

Matthieu Ricard et Michel Terestchenko s’unissent ici dans une réflexion nouvelle, appuyée par l’expérimentation scientifique et sociologique. Ils remettent au coeur de nos vies l’altruisme et l’empathie, qu’il faut savoir reconnaitre et cultiver.

Pour sortir d’une représentation pessimiste et faussée du monde, ils nous proposent des pistes concrètes d’action afin de libérer le potentiel altruiste de la nature humaine.

Lola Caul-Futy FRÉMEAUX


PRODUCTION : FRANÇOIS LAPÉROU, CLAUDE COLOMBINI FRÉMEAUX

L'Altruisme FA5474

L’altruisme
par Matthieu RICARD et Michel TERESTCHENKO

Avec la participation de Françoise Dastur










DISCOGRAPHIE
CD 1 : Conférence de Matthieu Ricard
1. Introduction par Françoise Dastur    2’20

2. Relever le nouveau défi écologique    3’56

3. La Terre poussée au-delà de ses résistances    3’43

4. L’anthropocène, l’âge déterminé par l’Homme    5’24

5. L’Homme vu comme un loup pour l’Homme    6’41

6. La réalité de la motivation altruiste    5’30

7. Les humains, êtres de coopération    4’49

8. La puissance du lien social    4’00

9. Expérimentation et détresse empathique    5’00

10. Redécouvrir notre potentiel altruiste    2’57

11. Les obstacles à l’amour altruiste    5’14

12. Distinguer empathie et compassion    5’11

13. L’impact de l’amour altruiste sur le cerveau    3’31

14. Adapter les méthodes d’éducation    3’20

15. L’enjeu de la confiance    2’45

16. La transformation positive des cultures    5’18

17. Œuvrer pour une harmonie durable    5’31


CD 2 : Conférence de Michel Terestchenko

1. Introduction    5’24

2. La rareté des figures du bien    6’45

3. La bonté est suspecte    6’39

4. Évolution historique de la notion altruiste    5’35

5. Critique absolue de l’amour-propre    6’11

6. Le désintéressement est invisible    4’54

7. Le poids du soupçon    4’01

8. L’homo economicus    6’08

9. La philosophie politique    5’14

10. L’utopie de l’économie politique libérale    2’28

11. Un altruisme véritable    5’36

12. Levinas et la morale    4’58

13. Conclusion    5’03


CD 3 : Débat : Françoise Dastur - Matthieu Ricard - Michel Terestchenko
1. Les contrastes entre Orient et Occident    5’06’

2. Une vision du christiannisme oriental    3’50

3. L’égoïsme est cultivé par la société    4’39

4. Le bonheur est obtenu « de surcroît »    6’47

5. Le plaisir n’est pas un but    2’52

6. L’impact du devoir    2’27

7. L’approche des théories économiques    6’26

8. La notion d’impartialité    3’06

9. Mère Teresa face à la désertion de Dieu    6’01

10. La souffrance et le doute dans la chrétienté    7’08

11. Différentes réponses à la réalité de la souffrance    4’35

12. Différentes approches pour des chemins de vie particuliers    7’46

13. L’altruisme face aux générations à venir    4’30

14. L’altruisme face aux générations à venir 2    3’57

15. La nouvelle place des femmes    2’48

16. Religion et altruisme    6’35


CD 4 : Questions - Réponses

1. L’altruisme en réconciliation des échelles de temps    2’58

2. S’épanouir face au système    6’45

3. L’Homme de coopération    4’56

4. Devenir altruiste        4’26

5. Le concept d’obligation    3’47

6. Les chartes de bientraitance    5’58

7. Le concept de sacrifice dans l’Histoire    5’09

8. L’instrumentalisation de la rationalité    3’25

9. Intentions et conséquences    2’56

10. L’individu et le système    3’48

11. Cultiver l’altruisme    5’38

12. Initier une transformation sociétale    6’09

13. Conclusion    3’23
© 2014 Frémeaux & Associés


De l’altruisme ou de l’égoïsme, lequel prédomine ? L’opinion pré­pondérante ne laisse pas de doute. Les lois de l’économie, les a priori judéo-chrétiens, ou plus simplement encore les percep­tions du quotidien établissent l’égoïsme comme la base évidente de nos comportements et de nos décisions. L’altruisme est posé sur un tel piédestal qu’il en devient inaccessible.

Matthieu Ricard et Michel Terestchenko s’unissent ici dans une réflexion nouvelle, appuyée par l’expérimentation scientifique et sociologique. Ils remettent au cœur de nos vies l’altruisme et la compassion, qu’il faut savoir reconnaitre et cultiver. Pour sortir d’une représentation pessimiste et faussée du monde, ils nous proposent des pistes concrètes d’action afin de libérer le potentiel altruiste de la nature humaine.    
Lola Caul-Futy FRÉMEAUX

Ecouter L'Altruisme par Matthieu Ricard, Michel Terestchenko, Françoise Dastur (livre audio) © Frémeaux & Associés/Arte-Filosofia 2014




Ecoutez Piste Titre / Artiste(s) Durée
CD 1
 
01 Introduction par Françoise Dastur - Françoise Dastur 02'20
 
02 Rélever le nouveau défi écologique - Matthieu Ricard 03'56
 
03 La terre poussée au-delà de ses résistances - Matthieu Ricard 03'43
 
04 L'anthropocène, l'âge déterminé par l'homme - Matthieu Ricard 05'24
 
05 L'homme vu comme un loup pour l'homme - Matthieu Ricard 06'42
 
06 La réalité de la motivation altruiste - Matthieu Ricard 05'29
 
07 Les humains: êtres de coopération - Matthieu Ricard 04'48
 
08 La puissance du lien social - Matthieu Ricard 04'00
 
09 Expérimentation et détresse emphatique - Matthieu Ricard 05'00
 
10 Redécouvrir notre potentiel altruiste - Matthieu Ricard 02'57
 
11 Les obstacles à l'amour altruiste - Matthieu Ricard 05'14
 
12 Distinguer empathie et compassion - Matthieu Ricard 05'11
 
13 L'impact de l'amour altruiste sur le cerveau - Matthieu Ricard 03'31
 
14 Adapter les méthodes d'éducation - Matthieu Ricard 03'19
 
15 L'enjeu de la confiance - Matthieu Ricard 02'44
 
16 La transformation positive des cultures - Matthieu Ricard 05'18
 
17 Oeuvrer pour une harmonie durable - Matthieu Ricard 05'31
 
18 Introduction - Michel Terestchenko 05'24
 
19 La rareté des figures du bien - Michel Terestchenko 06'45
 
20 La bonté est suspecte - Michel Terestchenko 06'39
 
21 Evolution historique de la notion altruiste - Michel Terestchenko 05'33
 
22 Critique absolue de l'amour-propre - Michel Terestchenko 06'09
 
23 Le désintéressement est invisible - Michel Terestchenko 04'54
 
24 Le poids du soupcon - Michel Terestchenko 03'59
 
25 L'homo economicus - Michel Terestchenko 06'08
 
26 La philosophie politique - Michel Terestchenko 05'13
 
27 L'utopie de l'économie politique libérale - Michel Terestchenko 02'27
 
28 Un altruisme véritable - Michel Terestchenko 05'35
 
29 Lévinas et la morale - Michel Terestchenko 04'57
 
30 Conclusion - Michel Terestchenko 05'03
CD 2
 
01 Les contrastes entre Orient et Occident - Michel Terestchenko 05'05
 
02 Une vision du Christiannisme oriental - Michel Terestchenko 03'43
 
03 L'égoisme est cultivé par la société - Michel Terestchenko 04'39
 
04 Le bonheur est obtenu «de surcroît» - Michel Terestchenko 06'46
 
05 Le plaisir n'est pas un but - Michel Terestchenko 02'51
 
06 L'impact du devoir - Michel Terestchenko 02'26
 
07 L'approche des théories économiques - Michel Terestchenko 06'24
 
08 La notion d'impartialité - Michel Terestchenko 03'05
 
09 Mère Teresa face à la désertion de dieu - Michel Terestchenko 06'01
 
10 La souffrance et le doute dans la chrétienté - Michel Terestchenko 07'06
 
11 Différentes réponses à la réalité de la souffrance - Michel Terestchenko 04'35
 
12 Différentes approches pour des chemins de vie particuliers - Michel Terestchenko 07'46
 
13 L'altruisme face aux générations à venir - Michel Terestchenko 04'29
 
14 L'altruisme face aux générations à venir (suite) - Michel Terestchenko 03'56
 
15 La nouvelle place des femmes - Michel Terestchenko 02'47
 
16 Religion et altruisme - Michel Terestchenko 06'34
CD 3
 
01 L'altruisme en réconciliation des echelles de temps - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 02'57
 
02 S'épanouir face au système - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 06'44
 
03 L'homme de coopération - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 04'55
 
04 Devenir altruiste - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 04'25
 
05 Le concept d'obligation - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 03'44
 
06 Les chartes de bientraitance - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 05'57
 
07 Le concept de sacrifice dans l'histoire - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 05'08
 
08 L'instrumentalisation de la rationalité - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 03'24
 
09 Intentions et conséquences - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 02'56
 
10 L'individu et le système - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 03'48
 
11 Cultiver l'altruisme - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 05'35
 
12 Initier une transformation sociétale - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 06'07
 
13 Conclusion - Matthieu Ricard, Michel Terestchenko 03'24
« Passionnante leçon d’histoire des idées » par Blog Ministre de la culture

« L’altruisme… Une valeur avec laquelle la France a rompu dans les années 80, sous la présidence Mitterrand : l’heure était alors à la compétition, à l’exaltation égotiste. Il fallait libérer l’initiative privée, l’économie, les marchés financiers. Se défaire de ce qui ne paraissait alors plus qu’un fatras idéologique insensé : la pensée dite 68. L’altruisme… Matthieu Ricard et Michel Terestchenko en dialoguent, longuement, passionnément. Le premier pour le placer au centre de cet âge anthropocène qui est le nôtre et pointer l’urgence à renouer avec des conduites altruistes dans un monde qui court à sa perte économique, écologique, politique. L’autre pour rappeler combien le paradigme égoïste de nos société est en réalité une fiction idéologique construite par les élites, que l’on peut très précisément originer dans le XVIIème siècle moraliste, posant sans jamais parvenir à le prouver, l’idée d’une nature égoïste de l’humain. Et c’est sans doute la leçon la plus importance de cet échange que cette réflexion sur ce moment de notre histoire où les penseurs ont décidé de promouvoir cette théorie universelle de l’égoïsme humain. Passionnante leçon d’histoire des idées que leur dialogue déroulant le lien qui relie Fénelon à Arendt autour d’une prétendue banalité du Mal qu’aucune étude jamais n’a su corroborer. Bien au contraire même, toutes les récentes études de comportement montrant que l’homme s’épanouit davantage dans un environnement de coopération plutôt que de compétition, à commencer par la réussite scolaire et la capacité à innover, et qu'en outre, il s'y livre pour le coup "naturellement". Passionnant échange donc, qui souligne au vrai comment cette idée d’un égoïsme socialement structurant aura conduit tout droit à la légitimation d’un Etat nécessairement coercitif pour transcender les égoïsmes particuliers. Passionnante causerie argumentée solidement, révélant combien dans l’histoire de l’évolution humaine la coopération aura toujours marqué un tournant créatif de cette trajectoire ! La théorie de l’agressivité permanente, rappellent nos deux conférenciers, ne tient pas la route. C’est le Bien qui est d’une banalité surprenante. Et pourtant nous y demeurant attachés. Un vrai lavage de cerveau opéré par la classe politico-médiatique, qui ne cesse jour après jour d’encourager les conduites narcissiques. Au point que toutes nos représentations des conduites humaines sont marquées par le postulat de l’égoïsme. Au point que nous sommes à peu près tous convaincus de devoir, sinon mépriser, du moins considérer d’un œil goguenard toute bienveillance. A commencer dans l’ordre de l’économie et de la Justice. Il n’est pas jusqu’à Rawls, le plus grand penseur de la théorie de la Justice, qui n’ait affirmé, sans pouvoir avancer l’ombre d’une preuve, que l’individu était naturellement indifférent à autrui. Certes, ici et là, de loin en loin naissait une figure singulière qui ralliait les suffrages et venait le contredire, telle Mère Teresa. Mais il s’agissait d’êtres exceptionnels, que nul d’entre nous ne pouvait égaler. Quand donc est née cette suspicion quant à la générosité de l’homme pour lui-même ? Cette matrice de l’altruisme comme hypothèse suspecte, Michel Terestchenko en situe l’origine au XVIIème siècle, très précisément dans la culture janséniste, qui ne poursuivait plus la recherche de la Vie Bonne propre à la pensée de la Grèce antique, mais celle la vie morale, où le monde devait être déterminé par des critères de désintéressement. Mais voilà : la grande question était alors de savoir dans quelle mesure l’on pouvait s’assurer de la sincérité de ce désintéressement. La Rochefoucauld passa ainsi son temps à dénoncer les fausses vertus, qui ne trahissaient que la poursuite égoïste de l’intérêt pour soi. Fénelon thématisa cette interrogation. A ses yeux, le désintéressement ne pouvait qu’être invisible, caché au fond du cœur : la conscience ne pouvait y avoir accès, la véritable vertu était l’humilité. Quiconque manifestait trop ostensiblement de l’altruisme ne pouvait qu’être suspect. C’est autour de ce soupçon que les schèmes mentaux de l’homme du XVIIème siècle allaient s’organiser. Pour être pur, l’altruisme ne pouvait être que «sacrificiel». Et donc réservé aux seuls saints. L’immense majorité des hommes ne pouvant y avoir accès, l’on en vint à penser que seul l’égoïsme était socialement structurant. Pour Hobbes par exemple, l’égalité entre les êtres ne pouvait produire que du conflit, non de l’amitié. Et seul un Etat nécessairement coercitif pouvait parvenir à assurer la Paix entre des hommes «naturellement» portés au conflit. Cette logique pèse encore sur nos mentalités. Peut-être est-il plus commode de penser ainsi pour assurer de longs jours à une société plus marchande que jamais et qui ne croit plus du tout en l’homme. Pourtant, on le voit, partout des êtres humains se soustraient à cette logique puérile du paradigme égoïste de l’homme. Nous sommes sans doute à un tournant de l’histoire de l’humanité où, par la force des dangers qui la menacent, nous devons refonder notre vision du monde et de l’homme. Et nous sommes à un tournant de cette histoire où nous le pouvons, où nous pouvons repenser la question de l’altruisme en cessant de nourrir une vision moraliste de l’individu pour lui préférer une vision plurielle, au sein de laquelle l’altruisme ne serait pas aussi radical que le concevait un Fénelon, et où l’égoïsme n’apparaîtrait enfin que pour ce qu’il est : une fiction idéologique faite monde pour mieux nous mortifier et nous aliéner. »
Par Joël JEGOUZO – BLOG MINISTRE DE LA CULTURE




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