COUNT BASIE - LIVE IN PARIS 1957-1962

COUNT BASIE

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Artiste COUNT BASIE
Direction artistique : GILLES PÉTARD ET MICHEL BRILLIÉ
Format : CD Musical
Livret : 12 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA5619

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Ce coffret regroupe trois concerts enregistrés à Paris entre 1957 et 1962 de Count Basie, roi du swing en big band, grande légende et éternel modernisateur du jazz tout au long de sa longue carrière.

Count Basie reste dans la mémoire collective celui qui, au même titre que Duke Ellington, a écrit parmi les plus belles lettres de noblesse au jazz orchestral.

Alors au sommet de sa gloire (« April in Paris », « Atomic Basie », ses chefs-d’oeuvre l’ont porté au rang d’icone) nous avons le plaisir de retrouver ici les pièces pour big band composées par Thad Jones, Neal Hefti ou Quincy Jones, qui sont devenues des standards du jazz.

Un régal de swing et de générosité, dirigé par l’un des plus grands conducteurs d’orchestre.

Patrick FRÉMEAUX

La collection « Live in Paris », dirigée par Michel Brillié, permet de retrouver des enregistrements inédits (concerts, sessions privées ou radiophoniques), des grandes vedettes du jazz, du rock & roll et de la chanson du XXe siècle.

Ces prises de son live et la relation avec le public apportent un supplément d’âme et une sensibilité en contrepoint à la rigueur appliquée lors des enregistrements studio.

Une importance singulière a été apportée à la restauration sonore des bandes pour convenir aux standards CD tout en conservant la couleur d’époque.

Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD

 

DIRECTION ARTISTIQUE : GILLES PÉTARD ET MICHEL BRILLIÉ

CD 1 : 1. WHIRLYBIRD 5’41 • 2. LITTLE PONY 2’48 • 3. CORNER POCKET 5’35 • 4. LOVELY BABY 3’11 • 5. BLEE BLOP BLUES 2’31 • 6. NAILS 3’21 • 7. THE KID FROM REDBANK 3’49 • 8. WELL, ALRIGHT, OK, YOU WIN 3’01 • 9. ROLL ‘EM PETE 2’40 • 10. GEE, BABY AIN’T I GOOD TO YOU 2’18 • 11. ONE O’CLOCK JUMP ’57 • 12. SHINY STOCKINGS 5’15 • 13. H. R. H. 2’31 • 14. A LITTLE TEMPO PLEASE 2’55 • 15. MAKIN’ WHOOPEE 4’07 • 16. WHO ME 3’35 • 17. IN A MELLOW TONE 5’48 • 18. BLUES IN HOSS’ FLAT 4’52 • 19. SPLANKY 3’39 • 20. SEGUE IN C 8’25.

CD 2 : 1. WHY NOT 3’15 • 2. EASY MONEY 5’34 • 3. VINE STREET RUMBLE 3’53 • 4. DISCOMOTION 3’53 • 5. MAMA’S TALKING SOFT 4’16 • 6. JUMPIN’ AT THE WOODSIDE 3’40 • 7. EASIN’ IT 5’26 • 8. BASIE 4’29 • 9. LIL’ DARLIN’ 4’01 • 10. TOOT SWEET 3’37 • 11. YOU’RE TOO BEAUTIFUL 3’44 • 12. BLEEP BLOP BLUES 2’07 • 13. APRIL IN PARIS 3’36 • 14. THE SONG IS YOU 2’45 • 15. STELLA BY STARLIGHT 2’48 • 16. CUTE 3’37 • 17. I NEEDS TO BE BEE’D WITH 5’00 • 18. NAILS 4’28 • 19. THE BLUES 4’22 • 20. ONE O’ CLOCK JUMP 1’42.

 

Count Basie Live in Paris FA5619



COUNT BASIE

Live in Paris 1957 - 1962

La collection des grands concerts parisiens
Dirigée par Michel Brillié et Gilles Pétard





« Le swing errant du Count »
Par Michel Brillié

A Freeport aux Bahamas, dans la maison que sa femme Katherine avait achetée et décorée avec soin,… il n’y avait pas de piano. Chez Basie, chez « Base », chez « The Count »… pas de touches d’ivoire, de quart de queue. Juste un orgue (un Hammond, il est vrai), sans doute pour se remémorer les séances de cinéma muet à Harlem, au début des années vingt, quand Fats Waller cédait le tabouret à son protégé, le jeune William, pour aller jouer au poker au sous-sol de l’établissement. Basie improvisait alors pour accompagner mélodrames ou comédies tarte à la crème. A vrai dire, pendant toute sa carrière, le Count a mené une vie de tournées, une vie d’errance. Le pianiste n’avait donc pas vraiment de chez lui ; le soutier du swing était toujours sur la route, c’était une question de survie. Il était pragmatique – et rusé. Quoiqu’il arrivât, il maintenait son orchestre hors de l’eau, jouant partout et n’importe où pour faire danser avec une musique simple mais redoutablement efficace.
Le pli est pris dès 1924 : avec les tournées Columbia et TOBA, il sillonne les Etats-Unis en compagnie d’un spectacle de vaudeville, puis est l’accompagnateur de chanteuses de blues, Katie Krippen ou Gonzelle White. A partir de ce moment, « Nuts » ne cessera jamais d’être sur la route. Sa maison est là où il fait sa musique : hôtels - le Woodside, le Savoy – (Home of Happy Feet) ; dancings – le Roseland Ballroom ; clubs – le Reno, le Birdland ; salles célèbres - l’Apollo de Harlem, le Regal de Chicago… La « piste des bohémiens » où la vie extérieure lui parvient par bribes. Quand sa femme Katy installe le domicile familial à Queens, elle appelle Basie « quelque part sur la route » au téléphone pour le prévenir… « Au cours de la conversation, elle me dit : à propos, il faut que je te donne notre nouvelle adresse ».1
Débrouille, improvisation sont le lot de chaque jour pour « Base » et sa troupe en tournée. Ce côté brouillon conduit à des moments de grâce, de chance incroyables qui construisent la légende. A Kansas City, Basie est en direct du club Reno pour la station de radio W9XBY. Le programme arrive à sa fin, il reste quelques minutes à combler avant une heure du matin. « Base » commence à tricoter un thème au feeling, et le méticuleux producteur de l’émission a besoin d’un titre… « One O’Clock Jump ? » propose Basie, déterminant ainsi le morceau qui va clore ses sets pour la suite de sa carrière. Des moments magiques, qui font briller les yeux des fans éblouis : Sarah Vaughan remplaçant le pianiste au Roxy Theater de New York, pour lui permettre d’auditionner une nouvelle chanteuse ! Ou encore, à Philadelphie, quand le trompettiste Thad Jones est en retard pour le show. Angoisse de Bill Basie… Le concert démarre avec la chaise vide de Thad Jones, jusqu’à ce que le public explose d’applaudissements frénétiques : Louis Armstrong, également de passage dans la ville, s’est glissé sur scène pour combler l’absence de Jones, et a pris le solo de trompette prévu. Basie s’en souvient avec émotion : « Et après, Pops venait voir tous les jours, au cas où Thad aurait été retardé à nouveau. ‘Man, qu’est-ce tu fais là si tôt ?’ Lui ai-je demandé le lendemain ou le surlendemain. ‘Ce mec ne sera plus jamais en retard.’ Le vieux Pops m’a répondu en souriant de toutes ses dents : « Hé mon vieux, on ne sait jamais. Alors papa, si tu as besoin de moi, je suis là. Et puis j’aime bien écouter ces gars, tu sais. »
Mais la vie sur la route, ce sont aussi des galères : des engagements où le public n’est pas au rendez-vous, et où Basie doit procéder à des « ajustements de salaire » pour ses musiciens, voire réduire le nombre de concerts prévus ; ou encore lors de son tout premier concert à l’Apollo de Harlem, en 1937, quand il a passé le plus clair de son temps à courir derrière ses musiciens installés sur un podium à roulettes qui rentrait ou sortait en fonction des attractions, le tout pour la grande joie du public hilare.
Heureusement, les choses vont changer à l’aube des fifties, avec la création de l’orchestre du “Nouveau Testament”, celui qui va définir le son de Basie ; et aussi par l’association avec Norman Granz.
Leur première rencontre a lieu avant même le JATP, au cours d’une des jam sessions que Granz organisait autour de Nat King Cole. Basie est et restera impressionné par la carrure de l’impresario : « Norman Granz arrange les choses comme il pense qu’elles doivent être. Il n’a peur de rien… Je lui suis reconnaissant de toutes les choses merveilleuses qu’il m’a donné l’occasion de faire pendant toutes ces années ; personne ne pourra détruire notre amitié. Norman c’est mon copain, point final. » Avec Granz, ce sont les enregistrements en compagnie des plus grands artistes du monde du jazz : Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Duke Ellington, Frank Sinatra… Et les tournées internationales, dès 1954, qui vont se prolonger pendant presque trente ans. La route, toujours la route… Avec l’œil à tout, savoir survivre, s’économiser – Jo Jones disait de Basie que « c’était le pianiste le plus paresseux qu’il avait connu ». Basie découvre donc l’Europe en 54 où il vient se produire au Danemark, en Suisse, en Allemagne et en France. Une « expérience géniale » dont le jazzman nomade ne conservera pourtant qu’un souvenir diffus : « Quand on s’est retrouvés à Paris, ça a été vraiment formidable. Tout le monde là-bas attendait nos concerts avec impatience. Je savais déjà combien les Français de Paris aimaient notre style de musique… A l’époque de mes débuts, je faisais déjà marcher mes potes en leur racontant que j’allais partir bientôt pour Paris. Walter Page m’avait envoyé un télégramme me demandant de le rejoindre avec son orchestre à Paris. Je cachais une partie de l’adresse sur le télégramme, parce que ce n’était pas Paris, France,… mais Paris, Texas ! J’avais la tête pleine d’histoires de Paris, rapportées par des musiciens membres du corps expéditionnaire US en Europe pendant la première guerre mondiale. C’était la ville qui suscitait le plus d’enthousiasme, tout était fabuleux et les Parisiens adoraient les musiciens. Pour cette première visite formidable, il s’est passé tellement de choses dans tellement d’endroits que je ne savais plus où j’étais la plupart du temps. Dès qu’on a l’occasion, on dort un peu pour récupérer et on se dit qu’il faudra absolument revenir un jour pour profiter plus de cet endroit merveilleux. » Pas de Basie au Louvre, à la Tour Eiffel, sur un bateau-mouche… « Le tourisme n’a jamais été mon fort, je me contente de profiter de ce qui se passe autour de moi, je me repose en attendant le concert. »
Puis Basie devient un éternel globe-trotter. L’année suivante, en 1955, le pianiste et ses gars se produisent pour la première fois en Angleterre et, là encore, l’engouement des publics européens pour le jazz ne se dément pas. A Londres, au Royal Festival Hall, ils arrivent de Chicago en catastrophe, ayant oublié toutes les partitions aux Etats-Unis. L’orchestre joue les deux concerts de mémoire, sans un accroc, sous les applaudissements frénétiques de leur fan la plus ardente : la Princesse Margaret, qui va rester pendant quatre heures dans la loge royale, assistant à l’intégralité des deux concerts de Basie. En novembre 1957, lors d’une autre tournée en Europe, pendant laquelle il passe encore par Paris, le Count fait la révérence devant la Reine Elizabeth et le Prince Philip après le classique Royal Variety Show. L’époux royal le félicite  : « vous les avez fait swinguer pour la bonne cause » confie-t-il au pianiste radieux. Oui, Basie sait sentir son audience quel que soit l’endroit où il se produit. Marshall Royal, son compagnon de route à l’alto pendant vingt ans, explique ce talent : « Il savait toucher les gens, il était très sympathique, et respecté. Il avait le truc pour choisir sa musique, pour faire danser, ou pour qu’on écoute. » Sans doute en hommage à cette expérience royale, l’orchestre ajoutera peu après à son répertoire « H.R.H. » (Her Royal Highness, Son Altesse Royale) le morceau co-écrit avec Thad Jones.
Même si Basie a joué sur pratiquement tous les continents, l’Europe reste son endroit préféré. Comme lors de ces concerts de 1960 et 1962, « Il y a juste un peu plus d’enthousiasme en Europe parce que là-bas ils ont moins d’occasions d’entendre cette musique. En Europe, il y a un autre air, un autre type de public, une autre attitude. Et vous, pendant quelque temps, vous devenez une autre personne. » (Ebony Magazine, Décembre 1974)
Basie adoubé, Basie adulé, mais Basie un peu usé aussi. Allers-retours au dessus de l’Atlantique, recherche permanente d’un nouveau membre de la bande pour un personnel en perpétuelle mutation. Heureusement pour « Base », la chose se passe en général d’une manière simple : ce sont « les gars » qui amènent quelqu’un, qui recommandent tel musicien ou tel autre. Le Count l’admet : « Je n’ai jamais découvert ni engagé un musicien ». Marshall Royal décrit la philosophie de l’homme à ce moment de sa carrière : « Il aimait plutôt se la couler douce, et juste jouer du piano. D’ailleurs il me déléguait tout ce qui concernait la musique. C’était vraiment facile de travailler avec lui. » Royal-les-bons-tuyaux : le sax alto était par ailleurs le spécialiste hippique de Basie, un turfiste acharné, soutenu par Fred Astaire qui lui prêtait sa loge sur le racetrack de Los Angeles et qui mettait sa limousine à sa disposition quand Basie était en Californie.
La route, toujours la route… Lorsque son père meurt lors d’une de ses tournées européennes, c’est sa femme qui gère tout. Et quand elle-même meurt brusquement, Basie est à Toronto. Quelques jours plus tard, le pianiste, malgré son chagrin, et bien qu’affaibli par des problèmes cardiaques, reprend son bâton de pèlerin pour transmettre jusqu’à la fin son testament du swing, dont il donne la recette ultime : « Comment swinguer ? C’est la façon de jouer qui fait tout. On n’a pas besoin de se tuer pour swinguer… Jouez comme vous jouez. Jouez comme vous pensez et ça va marcher si ça doit marcher… ce n’est pas la peine de jouer quelque chose très fort avant d’en avoir besoin, et vous n’en aurez besoin que si vous le sentez. Alors ce sera vous. »
Michel BRILLIÉ
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2015

1. Toutes les citations  de Count Basie sont issues de son autobiographie : Good Morning Blues, par Count Basie et Albert Murray, traduit par Jacques B. Hess & Jean François Kresser, Editions Filipacchi, 1988.



Count Basie
LIVE IN PARIS 1957-1962

“The Wandering Count of Swing”
By Michel Brillié


At his summer home in Freeport (Bahamas), a house that his wife Katherine had bought and decorated with care, there was no piano. At Basie’s, the Count, ‘Base’, no ivories, and no baby grand: the jazz man was rarely there. However, Basie owned a little Hammond organ, probably to reminisce the afternoons and evenings spent accompanying silent films in a Harlem movie house, in the early twenties. Young William would sit in for Fats Waller, who would let his young protégé take his seat while he went down in the basement to play wild poker games. Basie would improvise tunes to the pictures of melodramas or slapstick comedies... To tell the truth, during his entire career, the piano player didn’t really have a home; a kind of ‘stevedore of swing music’, he was forever on the road, as a matter of mere survival. The Count was a wily pragmatist. He kept his band going at all costs, playing anywhere and everywhere, making people dance on a simple but terribly effective music.
The pattern is set as early as 1924, with the Columbia and TOBA tours, when Basie crisscrosses the US of A as part of a burlesque show, then becoming a backing pianist for blues singers Katie Krippen or Gonzelle White. And it will never stop. ‘Nuts’ will remain forever on the road. His home is where he makes his music: in hotels - the Woodside, the Savoy (‘Home of Happy Feet’); in dance-halls – the Roseland Ballroom; in clubs – the Reno, the Birdland; in famous halls – the Apollo in Harlem, the Regal in Chicago… The ‘Gipsy Trail’ where outside life comes to him in snatches. When his wife Katie moves the family to Queens, she telephones Basie ‘somewhere along the road’ to let him know. “We had been talking for a while, and then she told me. ‘By the way, I have to give you our new address…”1
Getting by and improvisation are Basie’s keywords for him and his gang everyday’s touring chores. This muddle-headed aspect also generates incredibly lucky moments of grace that are part of the legend. In Kansas City, Basie is on the air live from Club Reno for radio station W9XBY. As the program nears the end, there are a few minutes remaining before the 1:00AM final marker. ‘Base’ starts cooking some ad lib theme, and the meticulous producer of the show asks him for a title… « One O’Clock Jump ? » suggests Basie, setting therefore the tune that will become his closing number for the rest of his career. Moments of magic also, for the dazzled eyes of his fans: Sarah Vaughan takes over his piano seat at the Roxy Theater in New York, so that Basie can serenely audition a potential new female singer for his band! Or in Philadelphia, when trumpet player Thad Jones is really late for the concert. A moment of sheer anguish for Bill Basie… The show starts with Thad Jones’ empty chair, until suddenly the audience breaks into a loud applause: Louis Armstrong, who was also in town, has sneaked on stage to fill in for Jones, and has taken the expected chorus. Basie remembers fondly this episode: “And after that, old Pops would check by every day, just in case Thad got held up again. ‘Man, what are you doing here this early?’ I asked him that next day or the day after. ‘That man ain’t never going to be late no more. Old Pops just grinned. ‘Hell, man, you never can tell. So if you need me, I’m here, daddy. And I like to listen to these cats, you know.”
But life on the road is also full of hard times. When few people attend a gig, Basie has to make “salary adjustments” for the guys in the band, and reduce the number of planned concerts; or messy situations such as at the Harlem Apollo in 1937, when his orchestra was set up on a moving bandstand, and Basie kept running back and forth to try and catch up with his guys, as the audience of the theater “just fell out in the aisles laughing”.
Fortunately, things change at the beginning of the fifties, with the shaping of the “New Testament” band, the one which will define the Basie sound, and with his partnership with Norman Granz.
Their first meeting dates back even before the JATP, in a jam-session centered on Nat King Cole. Basie is quite impressed by the agent’s stature: “Norman Granz straightens things out the way he thinks they should be, because that’s the way he is…/… He’s not afraid of anything. I’m just going to acknowledge all the wonderful things he has put me into during all these years and say that nobody can ever take our friendship away – nobody. Ever. Norman is my man. Period.”
Granz will have Basie record with the greatest jazz singers: Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan, Duke Ellington, Frank Sinatra…And he will promote international tours as soon as 1954, for an almost thirty-year long period. On the road again…Basie keeps an eye on each and every thing, staying alive, saving money and energy –drummer Jo Jones used to describe Basie as “the laziest piano player I ever heard in my whole life.”
And so Basie discovers Europe in ’54, “a great experience”, as he crisscrosses the continent, from Denmark to Belgium, France, Switzerland and Germany, playing in concert halls and US military bases. The roving jazzman has few memories from the trip: “When we finally made it to Paris, that was really something. Everybody was really looking forward to these concerts there. I already knew how much the Frenchmen in Paris loved our kind of music…I was jiving people about being on my way to Paris back during my first year out of Kansas City. I was playing organ in the Eblon Theater, and when I got the telegram from Walter Page inviting me to join the Blue Devils, I went around telling people that I was on my way to Paris. And I showed them the address on the telegram, but I kept my finger over part of it so that they would think it was Paris, France, and not Paris, Texas. But my head was full of stories about Paris long before that. After all, I was a teenager when the AEF went overseas during World War I, and during all the time, I probably heard as much talk from musicians and entertainers about Paris as any other city in the world. Somebody was always going over there and coming back with some more fantastic tales about how fabulous it was and how much they loved musicians. So what can I say about coming to Paris that first time? Personally I had a ball …/… There was so much happening in so many different places around town that I honestly didn’t know where the hell I was most of the time… /… So when you finally get a chance, you try to catch up on a little of that shut-eye you always need before going to work, and you tell yourself you have to come back to this wonderful place when you have time to get with it on your own.” Don’t…count on Basie at the Louvre, on the Eiffel Tower or on a Seine river cruise… “I have never been very big on sight-seeing, so my main thing was just to enjoy what was happening and then get a little rest before the opening concert.”
Then Bill Basie becomes an unending world traveler. The following year, in 1955, the man in charge of keyboards and his guys performs for the first time in England, where once again as everywhere else in Europe, the audience shows its passion for jazz music. At the Royal Festival Hall in London, the band arrives from Chicago having left all their scores behind. The band plays the two concerts by ear, without a hitch, wildly applauded by their number one fan, Princess Margaret, who remains in the Royal Box for the entire four-hour duration of both concerts. Next in 1957, while Basie is once again in Europe, the Count curtsies in front of Queen Elizabeth II and Prince Philip at the end of the classic Royal Variety Show. The Royal Husband then congratulates the Count: “You had them swinging, and for a good cause”, he confides to the beaming piano player. Yes, Basie knows how to feel his audience wherever he plays. Marshall Royal, his alto sax sideman for twenty years, has a way to explain this talent: “He knew how to get to people and was very likable and well-respected. He had a knack for pulling out music--knew what to choose for his dance set, knew what to choose for his listening set. He knew the business and got along well with his band.” (N.Y. Times Nov 5, 1994). Probably as homage to this royal evening, the band adds shortly after to its repertoire ‘H.R.H.’ » (Her Royal Highness) a number co-written with Thad Jones.
Even if Basie has played almost every continent of the world, Europe remains his favorite. Like in the concerts of 1960 and 1962, “There is little more enthusiasm in Europe because they aren’t exposed to as much of this type of music. In Europe, it’s another air, another type audience, another attitude. You’re another person for a while.” (Ebony Magazine, December 1974)
A knighted Basie, a lionized Basie, but a tired Basie too. Round trips across the Atlantic, forever searching for a replacement in the band with a perpetually changing personnel. Fortunately ‘Base’ has it easy: usually “the guys” always have someone to recommend. Even Basie admits it: “I can’t think of anybody that I have actually found and hired for my band. Somebody always suggested that I hire them”. Marshall Royal sums up the man’s way of life at this time in his career: “He liked to take things easy and just play the piano, so he just sort of turned the musical thing over to me. He was very easy to work with”. Royal the Tip Man: the alto player was also the horse-racing specialist for Basie, an ardent racegoer; a generous Fred Astaire would lend him his box at the Los Angeles racetrack, even sending his limo to pick him up when Basie was on the West Coast.
And the road winds on… When his father dies as Basie is on one of his tours of Europe, once more, his wife takes care of business. And when it is her turn to die suddenly, Basie is playing in Toronto. A few days later, in spite of his grief, weakened by cardiac problems, the pianist is back on the road, to pass on his swing legacy… What is swing? Here’s his final recipe: “It’s the way you play that makes it. What I say is, for Christ’s sake, you don’t have to kill yourself to sing. Play like you play. Play like you think, and then you got it, if you’re going to get it. And whatever you get, that’s you, so that’s your story. You don’t have to play anything loud until you need it, and you don’t need it until you really feel it. Then it’s you.”
Michel BRILLIÉ

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS 2015

1. All verbatim quotes by Count Basie are from his autobiography : Good Morning Blues, by Count Basie and Albert Murray, Da Capo Press, 1995.



CD1
 1. Whirlybird (Neal Hefti)    5’41
 2. Little Pony (Neal Hefti)    2’48
 3. Corner Pocket (Freddy Green)    5’35
 4. Lovely Baby (unknown)    3’11
 5. Blee Blop Blues (Count Basie / Ahmad Kharab Salim - Jon Hendricks)    2’31
 6. Nails (Buster Harding)    3’21
 7. The Kid from Redbank (Neal Hefti)     3’49
 8. Well, Alright, OK, You Win (Sidney Wyche - Mayme Watts)    3’01
 9. Roll ‘Em Pete (Pete Johnson - Joe Turner)    2’40
10. Gee, Baby Ain’t I Good to You (Don Redman - Andy Razaf)    2’18
11. One O’Clock Jump (Count Basie / Eddie Durham / Buster Smith)    ’57
12. Shiny Stockings (Frank Foster)    5’15
13. H. R. H. (Thad Jones)    2’31
14. A Little Tempo Please (Neal Hefti)     2’55
15. Makin’ Whoopee (Walter Donaldson - Gus Kahn)    4’07
16. Who Me (Frank Foster)    3’35
17. In a Mellow Tone (Neal Hefti)    5’48
18. Blues in Hoss’ Flat (Neal Hefti)    4’52
19. Splanky (Thad Jones)    3’39
20. Segue in C (Neal Hefti)    8’25

Recorded by: Europe N°1 Technical Staff.
Recording Dates:
November 9, 1957 (Tracks 1 to 7) • November 12, 1957 (Tracks 8 to 11)
March 29, 1960 (Tracks 12 to 20).
Recording Places:
Olympia Theater, Paris, France (Tracks 1 to 11) • Palais de Chaillot, Paris, France (Tracks 12 to 20).
Produced by: Daniel Filipacchi, Norman Granz & Frank Ténot.
Personnel:
Trumpets: Thad Jones, Joe Newman (all tracks); Wendell Culley, Snooky Young, (tracks 1 to 11); Sonny Cohn ( tracks 11 to 20).
Trombones: Henry Coker, Benny Powell (all tracks); Al Grey (tracks 1 to 11);
Quentin Jackson (tracks 12 to 20).
Saxophones: Marshall Royal (alto); Frank Wess (tenor, flute); Frank Foster (tenor);
Charlie Fowlkes (baritone) [all tracks]; Eddie “Lockjaw” Davis (tenor) [tracks 1 to 11];
Billy Mitchell (tenor) [tracks 12 to 20].
Piano: Count Basie • Guitar: Freddie Green • Bass: Eddie Jones • Drums: Sonny Payne
Vocals: Joe Williams (tracks 8 to 10).

CD 2
 1. Why Not (Neal Hefti)     3’15
 2. Easy Money (Benny Carter)     5’34
 3. Vine Street Rumble (Benny Carter)     3’53
 4. Discomotion (Frank Foster)     3’53
 5. Mama’s Talking Soft (Jule Styne - Stephen Sonheim)     4’16
 6. Jumpin’ At the Woodside (Count Basie)    3’40
 7. Easin’ It (Frank Foster)     5’26
 8. Basie (Ernie Wilkins)     4’29
 9. Lil’ Darlin’ (Neal Hefti)     4’01
10. Toot Sweet (Thad Jones)     3’37
11. You’re Too Beautiful (Joe Williams)     3’44
12. Bleep Blop Blues (Count Basie)     2’07
13. April in Paris (Vernon Duke - E. Y. Harburg)     3’36
14. The Song Is You (Oscar Hammerstein II - Jerome Kern)     2’45
15. Stella by Starlight (Victor Young - Ned Washington)     2’48
16. Cute (Neal Hefti)     3’37
17. I Needs to Be Bee’d With (Quincy Jones)     5’00
18. Nails (Buster Harding)     4’28
19. The Blues (traditional)     4’22
20. One O’ Clock Jump (Count Basie / Eddie Durham / Buster Smith)     1’42
Recorded by: Europe N°1 Technical Staff.
Recording Date: May 5, 1962.
Recording Place: Olympia Theater, Paris, France.
Produced by: Daniel Filipacchi, Norman Granz & Frank Ténot.
Personnel:
Trumpets: Sonny Cohn, Thad Jones, Snooky Young, Al Aarons.
Trombones: Henry Coker, Benny Powell, Quentin Jackson.
Saxophones: Marshall Royal (alto); Frank Wess (tenor, flute); Frank Foster (tenor);
Charlie Fowlkes (baritone); Eric Dixon (tenor).
Piano: Count Basie • Guitar: Freddie Green • Bass: Eddie Jones • Drums: Sonny Payne
Vocals: Irene Reid (track 19).

Dedicated to Claude Boquet, Bill Dubois, Jean Claude, Philippe Moch and the gang.
La collection Live in Paris :
Collection créée par Gilles Pétard pour Body & Soul et licenciée à Frémeaux & Associés.
Direction artistique et discographie : Michel Brillié, Gilles Pétard.
Coordination : Augustin Bondoux.
Conception : Patrick Frémeaux, Claude Colombini.
Fabrication et distribution : Frémeaux & Associés.


Ce coffret regroupe trois concerts enregistrés à Paris entre 1957 et 1962 de Count Basie, roi du swing en big band, grande légende et éternel modernisateur du jazz tout au long de sa longue carrière. Count Basie reste dans la mémoire collective celui qui, au même titre que Duke Ellington, a écrit parmi les plus belles lettres de noblesse au jazz orchestral. Alors au sommet de sa gloire (« April in Paris », « Atomic Basie », ses chefs-d’œuvre l’ont porté au rang d’icone) nous avons le plaisir de retrouver ici les pièces pour big band composées par Thad Jones, Neal Hefti ou Quincy Jones, qui sont devenues des standards du jazz. Un régal de swing et de générosité, dirigé par l’un des plus grands conducteurs d’orchestre.     Patrick FRÉMEAUX
Recorded in Paris in 1957, 1960 and 1962, this set presents three concerts by Count Basie, the jazz legend and King of Big Band Swing, who modernized jazz during his whole career. Count Basie, like Duke Ellington, will always be remembered for writing some of the finest chapters in orchestral jazz; and Basie was at his peak in the early 60’s, an iconic figure after albums like “April in Paris” or “Atomic Basie”. Here we have some of the greatest big-band pieces in Basie’s book, by composers like Thad Jones, Neal Hefti or Quincy Jones. Today these are unavoidable standards, and this set swings generously, “live” in concert, led by one of the greatest conductors in jazz.
Patrick FRÉMEAUX


La collection « Live in Paris », dirigée par Michel Brillié, permet de retrouver des enregistrements inédits (concerts, sessions privées ou radiophoniques), des grandes vedettes du jazz, du rock & roll et de la chanson du XXe siècle. Ces prises de son live et la relation avec le public apportent un supplément d’âme et une sensibilité en contrepoint à la rigueur appliquée lors des enregistrements studio. Une importance singulière a été apportée à la restauration sonore des bandes pour convenir aux standards CD tout en conservant la couleur d’époque.     Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD

The Live in Paris collection by Michel Brillié allows listeners to hear previously-unreleased recordings (made at concerts and private- or radio-sessions) by the great 20th stars in jazz, rock & roll and song. These “live” takes, and the artists’ rapport with their audiences, gives these performances an additional soul and sensibility in counterpoint to the rigorous demands of studio recordings. Particular care was taken when restoring the sound of these tapes in order to meet CD standards while preserving the original colours of the period.     Patrick FRÉMEAUX & Gilles PÉTARD


COUNT BASIE
CD 1 : 1. Whirlybird 5’41 • 2. Little Pony 2’48 • 3. Corner Pocket 5’35 • 4. Lovely Baby 3’11 • 5. Blee Blop Blues 2’31 • 6. Nails 3’21 • 7. The Kid from Redbank 3’49 • 8. Well, Alright, OK, You Win 3’01 • 9. Roll ‘Em Pete 2’40 • 10. Gee, Baby Ain’t I Good to You 2’18 • 11. One O’Clock Jump ’57 • 12. Shiny Stockings 5’15 • 13. H. R. H. 2’31 • 14. A Little Tempo Please 2’55 • 15. Makin’ Whoopee 4’07 • 16. Who Me 3’35 • 17. In a Mellow Tone 5’48 • 18. Blues in Hoss’ Flat 4’52 • 19. Splanky 3’39 • 20. Segue in C 8’25.
CD 2 : 1. Why Not 3’15 • 2. Easy Money 5’34 • 3. Vine Street Rumble 3’53 • 4. Discomotion 3’53 • 5. Mama’s Talking Soft 4’16 • 6. Jumpin’ At the Woodside 3’40 • 7. Easin’ It 5’26 • 8. Basie 4’29 • 9. Lil’ Darlin’ 4’01 • 10. Toot Sweet 3’37 • 11. You’re Too Beautiful 3’44 • 12. Bleep Blop Blues 2’07 • 13. April in Paris 3’36 • 14. The Song Is You 2’45 • 15. Stella By Starlight 2’48 • 16. Cute 3’37 • 17. I Needs to Be Bee’d With 5’00 • 18. Nails 4’28 • 19. The Blues 4’22 • 20. One O’ Clock Jump 1’42.





PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Whirlybird05'41
02 Little Pony02'48
03 Corner Pocket05'35
04 Lovely Baby03'11
05 Blee Blop Blues02'31
06 Nails03'21
07 The Kid From Redbank03'49
08 Well, Alright, Ok, You Win03'01
09 Roll ‘Em Pete02'40
10 Gee Baby Ain'T I Good To You02'18
11 One O'Clock Jump00'57
12 Shiny Stockings05'15
13 H. R. H.02'31
14 A Little Tempo Please02'55
15 Makin Whoopee04'07
16 Who Me03'35
17 In A Mellow Tone05'48
18 Blues In Hoss Flat04'52
19 Splanky03'39
20 Segue In C08'25
CD 2
01 Why Not03'15
02 Easy Money05'34
03 Vine Street Rumble03'53
04 Discomotion03'53
05 Mama's Talking Soft04'16
06 Jumpin' At The Woodside03'40
07 Easin'It05'26
08 Basie04'29
09 Lil Darlin04'01
10 Toot Sweet03'37
11 You're Too Beautiful03'44
12 Bleep Blop Blues02'07
13 April In Paris03'36
14 The Song Is You02'45
15 Stella By Starlight02'48
16 Cute03'37
17 I Needs To Be Bee D With05'00
18 Nails04'28
19 The Blues04'22
20 One O'Clock Jump01'42
« De grands moments de bonheur ! » par Classica

Enfin réédités, voici les concerts que l’orchestre de Count Basie donna à Paris en 1957 et 1962 à l’Olympia et au Palais de Chaillot ! Bien captés (on entend la guitare de Freddie Greene…), superbement édités, ce sont de grands moments de pur bonheur. Qui a physiquement senti un jour la rythmique se mettre en marche et les sections souffler avec précision et force se précipitera sur ce double album. Si ce n’est pas le cas, voilà l’occasion rêvée d’en éprouver l’effet.  
Par CLASSICA
 





« Ça swingue de bout en bout » par Le Soir

« Le jazz de papa ? Peut-être. Mais écoutez ça avant de vous appesantir sur les dates de captation, 1957 et 1962. La préhistoire pour beaucoup de lecteurs. Mais une préhistoire qui a ses grottes de Lascaux et Chauvet musicales. Ce coffret de deux CD enregistrés en 1957 à l’Olympia et au Palais de Chaillot, et en 1962 à l’Olympia, à Paris, est une tuerie. Count Basie y est avec son grand orchestre : 18 musiciens plus lui. Et pas n’importe quels musicos. Au-delà du Count, il y a aussi Thad Jones, Sonny Cohn, Marshall Royal, Freddie Green, Eddie Jones, Sonny Payne… Qui jouent des plages irrésistibles, genre « Makin’ whoopee », « Jumpin at the Woodsite », « April in Paris », « The song is you », « Stella by Starlight »… Les interventions de Freddie Green à la guitare sont incroyables, le banc de trompettes sonne super et, par-dessus, éclate le piano du Count, légèrement paresseux, toujours juste, adéquat, sans une note de trop. Et puis ça swingue, ça swingue de bout en bout, emmenant le public des théâtres dans une sarabande d’excitation. Mais attention, sans exagérer. Chez Count, on a le sens de la mesure. Swing mais cool, man ! »
Par Jean-Claude VANTROYEN – LE SOIR




« On ressort ébouriffé de cette expérience sonique incomparable » par Jazz News

La collection des grands concerts parisiens s’offre un nouveau volume et quel volume! Il témoigne du passage de Count Basie et de son orchestre en 1957, 1960 et 1962 à l’Olympia et au Palais de Chaillot. A cette même époque, le label Roulette publiait une série d’albums marquants, dont Atomic Basie enregistré quelques jours avant ce premier séjour dans la capitale. Ces deux CD arriveront tel un boulet de canon jusqu’à vos oreilles, notamment grâce à une prise de son au cœur des musiciens, tous chauffés à blanc autour du chef mais aussi de cette section rythmique immarcescible composée de Freddie Green (guitare), Eddie Jones (contrebasse) et Sonny Payne (batterie) et dont on a rarement pu apprécier à ce point la manière d’innerver discrètement l’ensemble tout entier. On ressort ébouriffé de cette expérience sonique incomparable, que l’on aime ou non l’esthétique big band finalement totalement accessoire. Bruno GUERMONPREZ – JAZZ NEWS




« Un enthousiasme intact » par Le Salon littéraire

« L’âge d’or des grandes formations fut assurément ce qu’on appelé la Swing Era, cette décennie qui, à partir de 1935 (approximativement car il est malaisé de lui assigner une date de naissance précise), vit fleurir des orchestres dont la fonction principale était de jouer pour la danse. Rien de péjoratif dans ce détail : longtemps celle-ci a été étroitement associée à la musique de jazz et pas plus les musiciens que les amateurs n’y trouvaient à redire. D’autant qu’une stimulation réciproque résultait souvent d’une rencontre dont tiraient avantage ces deux arts complémentaires. Parmi les orchestres les plus réputés de l’époque, celui de Count Basie. Sa longévité, en dépit de quelques éclipses liées aux aléas des conditions économiques, atteste de sa qualité constante. Ainsi, la valeur de ses solistes, le talent de ses arrangeurs, le son d’ensemble de cette machine à swing à la fois puissante et raffinée ont-ils traversé les années avec un succès intact. Un coffret de deux disques vient opportunément le rappeler. Il regroupe les extraits de trois concerts parisiens donnés à l’initiative de Frank Ténot, Daniel Filipacchi et Norman Granz, en 1957, 1960 et 1962. L’orchestre compte alors des musiciens de la trempe de Thad Jones et Joe Newman (trompette), Al Grey et Quentin Jackson (trombone), Frank Wess, Frank Foster, Eddie « Lockjaw » Davis, Eric Dixon (anches). Quant à la rythmique, outre Basie dirigeant l’orchestre depuis son piano, et l’irremplaçable Freddie Green à la guitare, elle prend, avec Eddie Jones (contrebasse) et le batteur Sonny Payne, une part prépondérante à la pulsation caractéristique de l’ensemble. Quelques-uns des succès les plus représentatifs de cette grande formation, One O’Clock Jump, The Kid From Redbank, Shiny Stockings et autre Jumpin’ At The Woodside ou April In Paris sont revisités avec un enthousiasme intact. Et si les conditions d’enregistrement en direct ne sont pas idéales, la prééminence de la batterie nuisant parfois à l’équilibre d’ensemble, ce défaut mineur est largement compensé par l’impression de vie intense qui se dégage de ce double album. »
Par Jacques ABOUCAYA - LE SALON LITTERAIRE




« Un formidable best of. » par Jazz Magazine

Vous allez rire, mais j’ai été indifférent au fameux « Atomic Basie », jusqu’au jour où j’en ai découvert l’orchestre tel qu’il fut enregistré pour Europe 1 les 9 et 12 novembre 1957à l’Olympia de Paris, dix jours après l’enregistrement d’«Atomic ». Il circula à la fin des années 1980 sous le titre « Autumn In Paris », produit par la Count Basie Society. La splendide musculature du merveilleux félin d’« Atomic » qui – je me suis senti  un peu moins seul en le découvrant –ennuyait un peu André Hodeir, se réveillait soudain, montrait les dents, rugissait et bondissait hors de la piste. Soyons moins métaphorique : la prise de son au cœur de l’orchestre, entre la guitare de Freddie Green, la contrebasse d’Eddie Jones et la grosse caisse de Sonny Payne, nous faisait vivre le concert de l’intérieur, parmi les grognements du Comte et les interpellations d’une section à l’autre. Re-métaphore : l’impression d’être immergé dans la salle des machines. Je réécoutais encore ce concert il y a quinze jours à plein volume, avec Philippe Vincent de passage chez moi, hurlant d’enthousiasme comme jamais je ne l’ai fait devant un match de rugby. Et bien revoici, tirés des archives de Daniel Filipacchi, onze de ces quinze titres avec huit autres du 29 mars 1960 au Palais de Chaillot et vingt derniers le 5 mai 962 de retour à l’Olympia. Pour être exact, il ne s’agit pas d’un « Atomic Live », mais d’un formidable best of, qui se renouvelle quasiment sans redite de concert en concert sans contourner les tubes « Corner Pocket, Jumpin’At The Woodside » ou « April in Paris ».
Par Franck BERGEROT – JAZZ MAGAZINE




« De grands moments d’un jazz pur » Le Quotidien du médecin

« La collection « Live in Paris » (Frémeaux & Associés) regorge de trésors inédits, produits par le tandem Frank Ténot-Daniel Filipacchi, enregistrés en direct dans la capitale, durant les décennies 1950 et 1960, grâce aux équipes techniques de la radio Europe 1. Derniers en date, Count Basie et Louis Armstrong. On redécouvre l’immense pianiste et chef d’orchestre à la tête de sa machine bien huilée au swing irrésistible à l’Olympia (novembre 1957 et mai 1962) et au Palais de Chaillot (mars 1960). Un big band dans lequel figurent notamment Thad Jones (trompette), Eddie Lockjaw Davis (saxe-ténor) et surtout une rythmique devenue légendaire, Freddie Green (guitare), Eddie Jones (contrebasse) et Sonny Payne (batterie). Ils interprètent des thèmes regorgeant de swing et de rythmes, la plupart dus à la plume du grand compositeur Neal Hefti. De grands moments d’un jazz pur. Grands moments aussi avec Armstrong en avril 1962, toujours à l’Olympia. Si les musiciens qui accompagnent Satchmo (à l’exception de Trummy Young au trombone) sont en retrait par rapport au charismatique leader, le jeu à la trompette et la voix toujours râpeuse et pleine d’humour, associés à des thèmes ultra-célèbres de son style, font toujours mouches. Un génial amuseur et un magicien de la note bleue. »
Par Didier PENNEQUIN – LE QUOTIDIEN DU MEDECIN




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