FAROE ISLAND

TRADITIONAL MUSIC 1950 - 1999

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Booklet : 56 PAGE - ENGLISH & DANISH NOTES
Number of CDs : 2


29,99 € tax incl.

FA5036

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Les Iles Féroe, perdues dans l’Atlantique Nord, présentent les conditions caractéristiques d’une culture à la fois identitaire et ouverte sur un métissage extérieur de par leur caractère maritime. Frémeaux & Associés et Tutl ont oeuvrés pendant quatre ans à la présentation d’un panorama des musiques traditionnelles des 50 dernières années. Kristian Blak, fondateur du label Tutl, présente en 2 CD accompagné d'un livret de 56 pages (Français, Danois, Anglais) le panorama de cette musique insulaire à mi-chemin entre l'Irish Music, le Folk, la musique celtique et les musiques nordiques.
Claude Colombini & Patrick Frémeaux

Droits audio : Frémeaux & Associés sous licence de Tutl.

Les ouvrages sonores de Frémeaux & Associés sont produits par les meilleurs spécialistes, bénéficient d’une restauration analogique et numérique reconnue dans le monde entier, font l’objet d’un livret explicatif en langue française et d’un certificat de garantie. La marque Frémeaux & Associés a obtenu plus de 800 distinctions pour son travail muséographique de sauvegarde et de diffusion du patrimoine sonore.
This album, issued by the world-famous publishers, Frémeaux & Associés, has been restored using the latest technological methods. An explanatory booklet of liner notes in English and a guarantee are included.
Faroe Island Traditional Music - FA5036

TRADITIONAL MUSIC IN THE
FAROE ISLANDS
1950-1999


La musique traditionnelle
aux îles Féroé.






Avant-propos


Ce double CD présentant divers styles de musique traditionnelle aux îles Féroé est le résultat d’une coopération entre le label féroïen Tutl et les distributeurs français Frémeaux et Associés. Frémeaux s'est chargé de la publication et de la distribution : le son, les textes et les photos ont été édités par Tutl.
La plupart des enregistrements présentés sur ces CDs ont été obtenus auprès de la Swedish Broadcasting Corporation qui avait participé à une expédition de recherche aux îles Féroé, menée conjointement par plusieurs pays Scandinaves, en Janvier et Février 1959. L’autorisation d’utiliser ces enregistrements nous a été accordée par Johan Bielke, du secteur commercial de la Swedish Broadcasting Corporation. J’ai moi-même réalisé les autres enregistrements présentés ici, exceptés deux morceaux enregistrés par Jógvan Ger∂alí∂.
Le texte de ce livret est constitué d’extraits de deux livres : "Traditional Music in the Faroe Islands" de Føroya Skúlabókagrunnur (Tórs­havn 1996) et "The Types of the Scandinavian Medieval Ballad" (Universitetsforlaget, Oslo-
Bergen-Tromsø, 1978)ainsi que de passages rédigés par Árni Dahl, Kristian Blak et moi-même.
Les enregistrements du premier CD sont des chants en Féroïen, ceux du deuxième sont en Danois.
J’aimerais remercier, de la part de Tutl et de Frémeaux & Associés, tous les chanteurs ainsi que leurs héritiers pour la permission qu’ils nous ont accordée d’utiliser ces documents. J’aimerais rappeler que les chanteurs et leurs héritiers possèdent tous les droits sur ces enregistrements. Il en va de même pour ceux qui les ont réalisés. Toute reproduction ou extrait sont donc interdits. Je tiens à remercier le directeur de Útvarp Føroya (The Faroese Broadcasting Corpo­ration), Jógvan Jespersen, qui nous a permis d'utiliser son matériel pour copier les enregistrements originaux de 1959, dont les droits reviennent à la Swedish Broadcasting Cor­poration. Enfin, je voudrais remercier tous ceux qui ont aidé de quelque manière que ce soit à l'édition de ces deux CDs.
Kári Sverrisson, producteur.


A propos des îles Féroé.

Les Îles Féroé se trouvent tout au nord de l'Océan Atlantique, presque à égale distance de la Norvège, de l'Islande et de l'Ecosse. C'est un archipel de dix-huit îles où vivent 47 000 habitants. Traversées par les orages en hiver, encerclées par les brumes ou noyées de soleil pendant l'été, ces îles, à la végétation clairsemée, mis à part des tapis d'herbe verte scintillante, sont d'une rare beauté naturelle. Leurs collines de basalte pur abritent des milliers d'oiseaux des mers.
Ces îles furent habitées à partir du VIIème siècle probablement, par des moines irlandais. Plus tard, au début du IXème siècle, arrivèrent les colons norvégiens. En témoignent les noms de nombreux lieux dits, par exemple la capitale Tórshavn. Son nom est une référence au dieu nordique Thor. Les colons norvégiens étaient des fermiers et jusqu'à il y a environ un siècle, l'agriculture était le point fort de l’économie: en 1900, elle faisait encore vivre 15 000 personnes.
A l' époque, la seule pêche pratiquée était une pêche côtière, sur de petites embarcations.
Mais cela changea lorsque les Féroïens acquirent des vieux sloops d'Angleterre. Ces bateaux permirent en effet d'étendre leurs eaux de pêche à la Mer d'Islande, le Groenland et la Norvège. Cette industrie halieutique se développa rapidement et finit par supplanter presque complètement l'agriculture. Aujourd'hui, le poisson et ses dérivés représentent pratiquement la totalité des exportations du pays. Cette dépendance quasi totale de l'économie envers la pêche, la rend très sensible à la fois aux facteurs écologiques et aux aléas économiques, à l’échelle internationale.
Sur le plan politique, les îles Féroé constituent une province autonome du Royaume danois. Mais leur éloignement géographique du Danemark comme de tout autre voisin, a permis aux Féroïens de préserver leur identité, leur culture et leur langue. Ils ont un gouvernement (Lands­st´yri∂) et un parlement (Løgting) propres.
Le gouvernement travaille d'ailleurs aujourd'hui à instaurer l'indépendance.
Sur le plan social et économique, les îles Féroé sont désormais aussi développées que les autres pays scandinaves.


Musique Traditionnelle aux Îles Féroé

La musique a toujours joué un rôle important dans la vie et la culture féroïennes. La manière dont elle s'est développée est d'ailleurs très différente du développement musical des autres pays nordiques, ou même d'Europe occidentale. Les Ballades dansées et les chants d'église ("Kingosálmar") furent introduits aux îles Féroé dès le Moyen-âge. Ces deux formes musicales se développèrent chacune de manière spécifique. La troisième forme importante de musique traditionnelle, les “Skjaldur”, consiste surtout en chansons interprétées par des adultes, pour les enfants.
Ces “Skjaldur” semblent avoir diverses origines. Elles ont sans doute subi une moindre influence européenne, et sont une forme de musique plus ethnique, forme que l'on retrouve d'ailleurs à travers le monde entier.
Mais ces Skjaldur ont en commun avec les ballades dansées féroïennes et les Kingosálmar, le fait qu'elles sont chantées sans instrument d’accompagnement. Les instruments de musique arrivèrent en effet tardivement aux îles Féroé : des instruments comme la harpe, le tambour et le "langaspæl" (un tympanon) sont néanmoins mentionnés dans des ballades, mais rien ne prouve qu'ils aient été utilisés aux îles Féroé. Ils sont en effet cités dans de nombreuses ballades ou histoires populaires de différents pays d'Europe.
Ces instruments font partie intégrante de l'his­toire, au même titre que “les roses et les marguerites”, Charlemagne ou les elfes. Ces éléments sont le fruit d’un mélange entre imagi­naire et réalité.
Mais on n’ignorait pas complètement toute forme d'instrument. C'est ce que l'on découvre en lisant Jens Chr. Svabo (1746-1824) et ses “Rapports (Indberetninger) de 1781 et 1782”, dans lesquels il décrit les danses et exprime un certain scepticisme quant à leurs chances de survie: "Lors des mariages de notables ou même au cours d’autres festivités, plus particulièrement à Tórshavn, les danses féroïennes sont peu à peu oubliées et remplacées par des menuets, des quadrilles ou des figures de danse polonaises, anglaises et écossaises".
Svabo lui-même jouait du violon. On a retrouvé une partition de musique de danse d'après laquelle il jouait, ce qui peut être un exemple de musique instrumentale relativement ancienne aux îles Féroé.
Les orgues furent, petit à petit, introduits dans les églises : le premier fut installé dans l'église de Tórshavn en 1831. Il n’y eu cependant que quelques orgues aux îles Féroé tout le temps du monopole commercial imposé par le Danemark, jusqu’en 1856. A partir de 1856, le pays devint plus réceptif à ce qui se passait dans le monde extérieur. Peu de temps après, un Danois de Bornholm, Georg Hansen, vint s'installer à Tórshavn. En plus de son métier de boulanger, il donnait des leçons de musique et contribua à développer l'intérêt qui commençait à se manifester pour la musique instrumentale - mais c'est une autre histoire.
Au cours du Moyen-âge, la culture, la musique et l'histoire des îles Féroé semblent avoir été influencées par le monde extérieur et par les développements du continent. Mais en 1709, un comptoir de commerce soumis au monopole fut établi aux îles Féroé. Cela entraîna une isolation physique qui dura jusqu'en 1856. L'absence d'influences culturelles extérieures pendant plus de cent ans engendra une attention plus marquée, un approfondissement de la culture et de la musique qui existaient avant l'introduction du monopole commercial.


La danse féroïenne.

La danse féroïenne est divisée en trois groupes principaux : "Kvæ∂i" (ballades héroïques en Féroïen), "vísur" (ballade populaire en Danois et Féroïen), et "tættir" (chants satiriques, le plus souvent en Féroïen).
On rencontre aussi des formes qui attestent de transitions, mais chacun de ces trois genres diffère des autres par ses mélodies, le contenu des textes et la structure rythmique. Ils ont la danse en commun.
La danse féroïenne est exécutée en cercle fermé. Les danseurs se tiennent par la main et face au centre du cercle. Le cercle se déplace vers la gauche, exécutant les pas de danse suivants : deux pas vers la gauche, un vers la droite. L'anneau dessiné par les danseurs forme rarement un cercle parfait, à moins qu'il n'y ait que quelques danseurs. En général, pendant la danse, l’anneau s’incurve en plusieurs endroits.
D'un point de vue historique, on peut établir un rapport avec les danses médiévales européennes, telles que les décrivait le Français Jehan Taburot dans son livre de danses, publié en 1588. Les danses auxquelles Taburot fait référence, le branle simple et branle gai sont proches des danses féroïennes et de certaines danses traditionnelles encore exécutées aujourd'hui, par exemple dans les Balkans ou en Bretagne.
Dans la danse féroïenne, il y a un chanteur principal, qui mène le chant et entame chaque nouvelle strophe. Les autres danseurs l'accompagnent et chantent le refrain, ce qui donne au chanteur principal le temps de se reposer et de préparer la strophe suivante. Le texte, mais également la mélodie, la manière de chanter et le rythme peuvent varier. C'est donc le chanteur principal qui imprime une atmosphère particulière à la danse et la conduit selon son inspiration et ses capacités.
Participer à une danse féroïenne, c'est raconter une nouvelle fois une histoire et en revivre les événements principaux. Les ballades sont des épopées, souvent racontées d'une manière dramatique. La danse elle même tourne autour du centre du cercle vers lequel convergent  les pensées des danseurs. Au centre, les meneurs et les autres danseurs recréent un monde, selon un ordre précis, dans lequel ils revivent les événements de la ballade.
La danse féroïenne est un art populaire, mais créé par les danseurs eux-mêmes. Ils portent rarement attention à l'auditoire.


A propos de Tutl

Tutl Records est une société qui appartient à un ensemble de musiciens et de compositeurs. Le répertoire de Tutl comprend une large variété de genres : ethnique, populaire, jazz et musique pour enfants, pop, rock, classique, musique de chorale, country et gospel. Les compositions originales représentent la majorité de la production. Tutl est né en 1977 à la suite d’ enregistrements effectués par le groupe folk Spælimen­ninir et par des musiciens qui se produisaient régulièrement au club de jazz de Tórshavn, Havnar Jazzfelag.
En plus d’être une force créative au sein de la musique féroïenne elle-même, Tutl a été depuis le début, un catalyseur important pour la collaboration d’artistes musiciens avec des producteurs et des compositeurs internationaux. Cela a eu l’effet d’une double exposition pour les îles Féroé : ces rencontres ont permis au monde extérieur de découvrir différents aspects de la culture féroïenne, tandis qu’en même temps de nouvelles idées étaient intégrées dans la scène musicale féroïenne. Il y a bien sûr chaque année de nouveaux artistes présentés sur le catalogue de Tutl.
Ces dernières années ont vu se développer une nouvelle activité artistique aux îles Féroé, plus spécialement dans le domaine musical. Tutl sort aujourd’hui environ 15 CDs par an, avec en plus la réédition sur CD d’anciennes parutions de son catalogue. Leur catalogue complet comporte 200 albums, dont la plupart ont reçu un excellent accueil de la critique nationale et internationale.
Non seulement Tutl est le plus grand label féroïen, mais il représente aussi des labels étrangers - des indépendants et des majors - et as­sure une distribution sur toutes les îles.
Information : www.tutl.com


La musique féroïenne comme source d’inspiration pour des compositions.

La musique traditionnelle féroïenne a inspiré de nombreux musiciens et compositeurs d’autres genres musicaux des îles Féroé, bien sûr, mais aussi à l’étranger.
On trouve ainsi des rythmes et mélodies traditionnels féroïens dans les travaux de compositeurs danois tels que Henrik Rung, Carl Nielsen et l’Australien Percy Grainger.
Les compositeurs féroïens comme Jógvan Waagstein, William Heinesen, Kristian Blak, Pauli í Sandager∂i, Sunleif Rasmussen, Atli Petersen ont utilisé ce matériau ethnique avec beaucoup de maîtrise dans de nombreuses œuvres.
Des chanteurs folk et des groupes comme Annika Hoydal, avec Harkali∂i∂, Enekk, Ivory et Eivør Pálsdóttir ont réalisé des arrangements de musique ethnique des îles Féroé avec des accompagnements musicaux, dans des styles et des interprétations très personnels.
De la même manière, la musique de certains groupes de rock féroïens révèle combien ils ont été inspirés, en particulier, par les ballades. La musique instrumentale d’improvisation basée sur les chants populaires féroïens joue également un rôle important dans l’œuvre d’un musicien comme le compositeur/pianiste Kristian Blak.


1er CD ( en Féroïen).


"Kvæ∂i" (ballades héroïques Féroïennes).
La plupart des ballades féroïennes sont des ballades héroïques. La majorité de leurs thèmes sont de provenance germanique ou européenne, d’époque médiévale. Par exemple: "Sjúr∂ar­kvæ∂ini" date de l'époque de la Grande Migration et a pour sujet le Nibelung et le Roi Attila. "Karlamagnusar Kvæ∂i" parle de Charlemagne, le roi des Francs. D'autres "kvæ∂i" sont basés sur l'histoire ancienne et la mythologie des pays nordiques :  le héros combat des trolls et des géants plutôt que des humains. Il y a aussi des ballades chevaleresques en Féroïen, mais pas autant qu'en Danois ou Suédois. Les ballades féroïennes s'inscrivent dans la tradition des ballades d'Europe du Nord-ouest (Féroé, Islande et Norvège) qui sont, en majorité, des ballades héroïques.
Les "kvæ∂i" ont été écrits aux îles Féroé, principalement inspirés de sources écrites, d'histoire ancienne et des contes de l'Edda.
On a continué d'écrire des ballades jusqu'à nos jours, et certaines des plus populaires furent d'ailleurs rédigées au XIXème et XXème siècles.

"Vísur" et autres ballades féroïennes.


Indépendamment des "kvæ∂i", d'autres poèmes féroïens ont été utilisés pour la danse ; lorsque que l'on considérait que le texte n'était pas un "kvæ∂i"(ballade héroïque), on l'appelait alors "vísa". Ces derniers diffèrent des "kvæ∂i" aussi bien par leur style que leurs sujets. On consi­dère en général les "vísur" plus légers que les "kvæ∂i", probablement parce qu'ils sont souvent beaucoup plus courts, moins dramatiques et moins violents.
Ces "vísur" sont parfois appelés "rímur" ("ríma" au singulier) ce qui veut simplement dire poème rimé.

"Tættir"

Un "táttur" ("tættir" au pluriel) est une ballade satirique souvent centrée sur une situation politique particulière, mais elle peut être aussi plus personnelle. Ces chansons satiriques étaient à l'origine écrites dans un style similaire aux "kvæ∂i", mais plus tard, différents styles furent adoptés. Tout comme les "kvæ∂i", on écrit et compose encore de tels chants satiriques aujourd'hui.
L'auteur le plus apprécié du genre était Nólsoyar Páll- poète, marin, fermier et véritable pionnier dans de nombreux domaines. Nationaliste féroïen enthousiaste, il se querellait souvent avec les autorités danoises et se servait de ses ballades comme d’une arme.
Les Féroïens appréciaient en général ces ballades et les chantaient souvent.


2ème CD (en Danois).

“Kingosálmar” (Hymnes)

La langue utilisée à l’église, aussi bien pour les sermons que les chants, est restée le Danois, encore au début du XXème siècle.
Les offices à l’église étaient célébrés par des diacres, c’était une des caractéristiques de la vie reli­gieuse des îles Féroé. Il y avait peu de pasteurs et chacun était en charge d’un grand nombre d’églises. Le pasteur ne pouvait donc se rendre dans une église que deux ou trois fois par an. Entre temps, le diacre officiait pour lui, lisant des textes tirés d’un livre standard de sermons.
Un autre aspect de la vie religieuse était que, tous les dimanches, les familles lisaient à haute voix des passages d’un livre de dévotion, même s’ils étaient déjà allé à l’église.
Un troisième trait caractéristique était le rôle important joué par les hymnes dans la vie quotidienne. Par exemple, les Féroïens chantaient souvent avant de partir à la pêche et lorsqu’ils en revenaient. Ils chantaient aussi des hymnes quand ils partaient ramasser des œufs le long des falaises.
Divers livres de chants danois furent utilisés, selon les époques.
Le premier “Den danske Psalmebog” fut introduit en 1569, mais le plus important fut “Kirke-Psalme-Bog” publié par Thomas Kingo en 1699. Les gens le connaissaient souvent par cœur et ils chantaient souvent des hymnes de Kingo à chaque fois que l’occasion s’y prêtait
Cet auteur a donné son nom à ce style de musique d’église, même pour des hymnes qui ont été écrits par d’autres auteurs ou proviennent d’autres livres d’hymnes.
L’ancienne manière de chanter a pratiquement été abandonnée, remplacée par des mélodies plus modernes accompagnées à l’orgue.
Certaines des anciennes mélodies sont chantées aujourd’hui, mais de manière simplifiée et plus standard. Le style d’improvisation individuel pratiqué autrefois apparaît aujourd’hui rarement.


Traditional music in the Faroe Islands


Foreword

This double CD, which represents the various genres in traditional Faroese music, is published in cooperation between the Faroese record company Tutl and the French publishers Frémeaux & Associés. Frémeaux is responsible for publishing and distribution; the sound, text and pictures were edited by Tutl.
Most of the recordings on both the CD's were obtained from the Swedish Broadcasting Corporation, which took part in a joint Scandinavian research expedition in the Faroe Islands in January and February 1959. Permission to use these recordings was obtained from Johan Bielke at the Sales Department of the Swedish Broadcasting Corporation. Apart from two recordings made by Jógvan Ger∂alí, I myself made the other recordings on the CD
The text in this booklet is a combination of extracts from the book "Traditional music in the Faroe Islands", Føroya Skúlabókagrunnur, Tórshavn 1996, "The Types of the Scandinavian Medieval Ballad", Universitetsforlaget, Oslo-Bergen-Tromsø, 1978, and texts written by Árni Dahl, Kristian Blak and myself.
The recordings on the first CD are in Faroese and those on the second CD are in Danish.
On behalf of Plátufelagi∂ Tutl and Frémeaux & Assosiés I would like to thank all singers and their heirs for permission to use the recordings. Please note that the singers and their heirs, together with those, who made the recordings, own all rights to the recordings, and that unauthorized reproduction or sampling is prohibited. I would like to thank the director of Útvarp Føroya (The Faroese Broadcasting Corporation), Jógvan Jespersen, for the use of their facilities in copying the material from 1959, for the copyright belongs to the Swedish Broadcasting Corporation. Furthermore, I wish to thank everyone who, in any way, helped in the work to edit these CDs.
    Kári Sverrisson, producer.


About the Faroe Islands

Far out in the North Atlantic Ocean, almost at an equal distance from Norway, Iceland and Scotland, lie the Faroe Islands; a group of eighteen islands, inhabited by 47,000 people. Lashed by storms in winter, hidden by mist or bathed in sunshine in summer, with little vegetation other than the brilliantly green grass, the Faroes have great natural beauty. The sheer basalt cliffs are home to many thousands of sea birds.
The islands were inhabited in the 7th century, probably by Irish monks; later, at the beginning of the 9th century by Norwegian settlers. Many of the place names bear witness to this, e.g. Tórshavn, the capital - is named after the Norse god Thor. These Norwegian settlers were farmers, and until about a hundred years ago, agriculture was still the mainstay of the economy, supporting in 1900 a population of 15,000.
At that time the only fishing was in-shore fishing from small boats. But this changed when the Faroese bought old sloops from England, boats with which they could extend their fishing to Icelandic, Greenlandic and Norwegian waters. This fishing industry developed rapidly, almost totally supplanting agriculture. Nowadays fish and fish products make up almost all of the country's exports. Almost total reliance on fishing means that the economy is very sensitive both to environmental and outside economic factors.
While, politically, the islands form a largely self-governing part of the Kingdom of Denmark, their remoteness from Denmark and also from their neighbours has enabled them to preserve their own identity, culture and language. They have their own government (Landsst´yri∂) and parliament (Løgting). At present the Faroese government is working towards independence.
Socially and economically the Faroe Islands are now developed to a standard which is on a par with that of the other Scandinavian countries.


Traditional music in the Faroe Islands

Music has always played an important role in Faroese life and culture. The way in which music has developed in the Faroes is very different from the development in other Nordic countries, and indeed in the whole of Western Europe. The ballad song in dance form and church singing ("Kingosálmar") were introduced to the Faroes in the Middle Ages. Both these forms of music developed in their own characteristic way. The third main type of traditional music, skjaldur, are for the most part songs, sung by grown-ups for children. They appear in ballads and stories, often folk stories, familiar in various parts of Europe. These instruments are part of the story, like «lilies and roses», Charlemagne, elves. They are a mixture of reality and fantasy.
Musical instruments were not, however, completely unknown. This is seen for example in Jens Chr. Svabo's (1746-1824) "Indberetninger (Reports) 1781 and 1782", where, besides describing the dance, he expresses the following pessimistic opinion about its chances of survival: "At fashionable weddings and on other festive occasions, particularly in Tórshavn, the Faroese dance is going out of fashion, and is being replaced by minuets, Polish, English, Scottish reels and figure dances."
Svabo himself played the violin. A music book with dance tunes that he played from has been found, so this is an early example of instrumental music in the Faroes.
Organs were gradually introduced into the churches; the first organ was installed in the church in Tórshavn in 1831. There were, however, not many church organs in the Faroes until after the end of the monopoly trade, in 1856, when the country became more receptive to what was happening in the outside world. Around this time, Georg Hansen, a Dane from Bornholm, moved to Tórshavn. In addition to being a baker, he gave music lessons and was part of the awakening interest in instrumental music.  

During the European Middle Ages, the musical and historical culture of the Faroes appear to have been influenced by the outside world and been in contact with development taking place on the continent. In 1709 a monopoly trading station was established in the Faroes. This brought about a physical isolation that lasted right up to 1856. The scarcity of outside cultural influences for several hundred years led to the careful tending and deeper understanding of the music and culture which already existed before the introduction of the trade monopoly.


The Faroese dance

The Faroese dance is divided into three main groups: "Kvæ∂i" (heroic ballads in the Faroese tongue), "vísur" (folk ballads in the Danish and the Faroese), and "tættir" (satirical songs, most commonly in Faroese).
Transitional forms are also found, but in their characteristic forms the three main groups differ from one another in melody, the content of the text, and the structure of the rhyme. Common to them all is the dance.
The Faroese dance is performed in a closed ring. The ring moves to the left following the dance steps, which are two steps to the left and one to the right. The ring is seldom a circle, unless there are very few dancers. Usually the ring bends continuously in several places during the dancing.
From a historical point of view, the dance is related to the medieval European dance, as the Frenchman Jehan Taburot describes in his book of dances which was printed in 1588. The dances which Taburot refers to as branle simple and branle gay are very similar to the Faroese dance as well as traditional dances which are still danced elsewhere in Europe, e.g. the Balkan countries and Brittany.
In the Faroese dance there is a leading singer, who leads the dance and starts off every stanza. The other dancers give him support and also sing the refrain. This gives the leader a chance to rest and prepare for the next stanza. Not only the text, but the melody and way of singing and rhythm have variations. It is thus the leader who gives a special atmosphere to the dance and conducts it according to his wishes and capabilities.
To take part in the Faroese dance is to retell a story and to relive the events of that story. The ballads are epic narratives, often related in a dramatic way. The dance itself revolves around its own centre, to which the thoughts of the dancers are drawn. In this centre the leaders and the other dancers create a world - an ordered world, where they once more relive the events of the ballads.
The Faroese dance is folk art - but created by the dancers for themselves. Thought is seldom given to an audience.


About Tutl

Tutl Records is a company collectively owned by musicians and composers. Tutl's repertoire includes a wide range of musical genres - ethnic, folk, jazz, children’s music, pop, rock, classical, choral music, country, and gospel - original compositions comprising the greater part of the production. Tutl emerged in 1977 from recordings made by the folk group Spælimenninir and by musicians regularly appearing at the jazz club in Tórshavn, Havnar Jazzfelag.
In addition to being in itself a creative force within Faroese music, Tutl has, since its inception, been an important catalyst for international collaboration involving musicians, composers and producers. This has developed into a two-way window on to the Faroe Islands: these encounters allow the outside musical world to learn about Faroese culture in all its facets, while, at the same time, bringing new ideas into the Faroese musical arena. Most of these collaborations have lasted for several years, Faroese ensembles and individuals continue to perform and record with the same international artists. Of course, new artists are constantly being added to the Tutl catalogue.
The last few years have shown growing artistic activity in the Faroe Islands, especially within music, and Tutl now releases each year about 15 CDs in addition to reissues on CD from its back catalogue. The entire catalogue comprises 200 releases, the greater part of which have received national as well as international acclaim. In addition to being the largest Faroese label, Tutl represents several foreign labels - independent as well as major - in the Faroes, with distribution all over the islands. More information: www.tutl.com


Traditional Faroese music as a source of inspiration


Traditional Faroese music has inspired musicians and composers within all other musical styles in the Faroe Islands, which is natural; but this is also the case elsewhere. In fact the rhythms and melodies are founds in works by Danish composers like  Henrik Rung, Carl Nielsen, and the Australian Percy Grainger. Local composers like Jógvan Waagstein, William Heinesen, Kristian Blak, Pauli í Sandager∂i, Sunleif Rasmussen, Atli Petersen have made a subtle use of the ethnic material in numerous works.
Folk singers and groups like Annika Hoydal with Harkali∂i∂, Enekk, Ivory and Eivør Pálsdóttir have made arrangements of all genres of the Faroese ethnic music with instrumental accompaniment in very personal interpretations.
In the same way the music played by a few Faroese rock groups shows how they have been inspired, particularly by the ballads. Instrumental improvisational music based on Faroese folk music plays an important part in the work of several musicians such as composer/pianist Kristian Blak.


1st CD (Faroese language)


"Kvæ∂i" (heroic ballads in the Faroese language)

Most of the Faroese ballads are heroic ballads. Many of them have Germanic and Medieval European themes; e.g. "Sjúr∂arkvæ∂i" from the era of the Great Migration, which is about the Nibelung and King Attila, and "Karlamagnusar Kvæ∂i", about Charlemagne, the king of the Franks. Other "kvæ∂i" are based on Old Nordic history and mythology; the hero combats trolls and giants, rather than human beings. There are also ballads of chivalry in Faroese, but not as many as in Danish or Swedish. The Faroese ballads form a part of the West Nordic ballad tradition (Faroes, Iceland and Norway), in which the majority are heroic ballads.
"Kvæ∂i" were composed in the Faroes, mainly on the basis of written sources, ancient history and tales from the Edda.
Ballads have been written right up to our own time and several of the most popular "kvæ∂i" were written in the 19th and early 20th centuries.

"Vísur" and other Faroese ballads

Apart from the "kvæ∂i", other Faroese poems have been used for the dance, and when a text was not regarded as being a "kvæ∂i" (heroic ballad) it was called a "vísa". These may differ from the "kvæ∂i" both in subject matter and style. The "vísur" are usually regarded as being lighter than the "kvæ∂i"; probably because they are on the whole considerably shorter and not so dramatic and violent.
These "vísur" are sometimes called "rímur" (sing. "ríma"), which simply means rhymed poems.

"Tættir"

A "táttur" (pl. "tættir") is a satirical ballad, often written about a particular political situation, but it may be about something personal. These satirical songs always used to be written in the same style as the "kvæ∂i", but later other styles were adopted. Like the "kvæ∂i", satirical songs have been written right up to the present day, and are still being composed.
The most celebrated writer of satirical ballads was Nólsoyar Páll - poet, sailor, farmer and, in his day, pioneer in many spheres. He lived at the time of Napoleon. Enthusiastic Faroese nationalist that he was, he was often at loggerheads with the Danish authorities, and in these disputes he used satirical ballads as a weapon. The ballads were well received by the Faroese and sung often.


2nd CD (Danish language)

"Kingosálmar" (Hymns)

The language of the church was Danish well into the 20th century - both singing and preaching were in Danish.
A characteristic feature of the religious life of the Faroes has been church services held by the deacons. There were few clergymen and each was in charge of a considerable number of churches. The clergyman could only manage to visit each church two or three times a year. In his stead the deacon held a service, in which he read from a standard book of sermons.
Another feature was that every Sunday, people read aloud from a devotional book at home, even though they had been to church.
A third characteristic feature was the important role that hymn-singing played in daily life. For example the Faroese often sang a hymn when they set out for the fishing and when they returned. They also sang hymns when they went to collect the eggs from the cliffs.
Various Danish hymnbooks have been used over the years. The first one, "Den danske Psalmebog", came in 1569, but the main one was the "Kirke-Psalme-Bog" published by Thomas Kingo in 1699. People often knew this by heart and Kingo hymns were always sung when the occasion seemed to call for them. It was this hymn writer who gave his name to this genre of church music, even when the hymns were written by other poets or were from other hymnbooks.
The old way of singing has been almost abandoned, superseded by more modern tunes accompanied by the organ. A number of the tunes are still sung, but in a simplified and standardized form. The individual, and often improvised, style of singing is seldom sung nowadays.

Discographie

1er CD (en Féroïen).
"Kvæ∂i" (ballades héroïques Féroïen), “Vísa” et “Táttur”.
1st CD (Faroese language)
"Kvæ∂i" (heroic ballads in the Faroese tongue); “Vísa” and “Táttur”.

1. Regin Smi∂ur (Regin le forgeron).
Enregistré à Sumba le 9 février 1959. 21 des 131 vers sont chantés. Jóhan Thomsen (1901-1972) de Sumba mène le chant.
“Regin Smi∂ur” (131 vers) est la première section d'un ensemble de "kvæ∂i" importants , appelé "Sjúrdarkvæ∂ini". La deuxième section,"Brynhildar táttur" est composée de 238 vers et la troisième, “Høgna táttur” de 254. De plus, il y a environ 12 autres "kvæ∂i" à propos de Sjúr∂ur Sigmundarson : voir par exemple V.U. Hammershaimb, "Færøske kvæder I", 1851.
Les histoires racontées dans les Sjúrdarkvædi portent sur les événements en Europe centrale aux alentours de 500/600 de notre ère. Les mêmes histoires sont d'ailleurs racontées dans l'ancien Edda du temps des Vikings et dans la ballade épique germanique "Nibelungenlied", datant d'environ 1200 après J.C. Ces mêmes histoires sont reprises, en prose, dans la Vølsunga saga qui fut traduite dans les langues scandinaves au début du Moyen Age.
Le sujet de "Regin le forgeron" est le suivant :
Sigmundur casse son épée et est mortellement blessé dans son combat contre les fils de Hunding. Avant de mourir il annonce à sa femme qu'elle aura un fils qu'elle devra prénommer Sjúr∂ur. Il devra venger son père. Sigmundur lui donne son épée cassée. Regin le forgeron doit fabriquer une nouvelle épée à partir des morceaux qui restent. Sjúr∂ur grandit et devient un jeune homme puissant : un jour qu’il joue trop brutalement avec ses amis, ceux-ci lui disent qu’il ferait mieux d’aller venger son père. Sjúr∂ur va trouver sa mère qui lui révèle le nom des assassins de son père . Il prend son épée cassée, choisit pour cheval Grani et va voir Regin le forgeron. Regin est obligé de fabriquer l’épée Gram. Sjúr∂ur s’en va combattre les fils de Hunding et les tue. Accompagné de Regin, il part tuer le Serpent Fáfnir (ou Frænir), le propre frère de Regin. Un vieillard borgne conseille alors à Sjúr∂ur de se méfier de Regin. Sjúr∂ur tue le serpent et mange son cœur, il devient ainsi capable de comprendre le language des oiseaux. Les oiseaux l'avertissent et lui disent que Regin se prépare à le trahir. Sjúr∂ur tue alors Regin, il rassemble les trésors du serpent sur le dos de Grani et rentre chez lui.

1. Regin Smi∂ur (Regin the smith)     7:28
Recorded in Sumba 9th of February 1959. 21 of 131 verses. Jóhan Thomsen (1901-1972) from Sumba leads.
"Regin smi∂ur" (131 verses) is the first section of the large group of 'kvæ∂i' that are called "Sjúr∂arkvæ∂i". The second section, "Brynhildar táttur" has 238 verses. The third section, "Høgna táttur" has 254 verses. Moreover there are about 12 other 'kvæ∂i' about Sjúr∂ur Sigmundarson, see e.g. V.U. Hammershaimb "Færøske kvæder I", 1851.
The stories in the "Sjúr∂arkvæ∂i" are about incidents in Central Europe about 500 and 600 AD. The same stories are told in the Elder Edda from Viking times and the German epic ballad "Nibelungenlied" from about 1200. The stories are told in prose in Vølsunga saga, which was translated into Scandinavian languages early in the Middle Ages.
The following is a summary of "Regin the smith":
Sigmundur breaks his sword and is fatally wounded in a fight against Hunding's sons. Before he dies he tells his wife Hjørdis that she will have a son, whom she should name Sjúr∂ur. He will take revenge for his father's death. Sigmundur gives her his broken sword. Regin the smith should make a new sword out of the pieces. Sjúr∂ur grows up to be a strong young man, and when he is too rough with his playmates, they tell him he would do better to go and avenge his father's death instead. Sjúr∂ur mother tells him who killed his father. He takes his father’s broken sword, selects the horse Grani, and goes to Regin the smith. Regin is forced to make the sword, Gram. Sjúr∂ur sets out to fight and kills Hunding's sons. Together with Regin he goes off to kill the serpent Fáfnir (or Frænir), Regin's own brother. An old one-eyed man warns Sjúr∂ur against Regin. Sjúr∂ur kills the serpent and eats its heart. This enables him to understand the language of birds. The birds also warn him that Regin intends treachery, and Sjúr∂ur then kills Regin. He loads all of the serpent's treasure on Grani's back and returns home.

2. Runsivals strí∂i∂ (La bataille de Ronceveaux)     2’44”
Enregistré à Velbasta∂ le 4 février 1959. 9 des 143 vers sont chantés : Tróndur vi∂ Á (1907-1978) de Velbasta∂ mène le chant.
“Runsivals strí∂i∂” est l’un des nombreux “kvæ∂i” consacrés au roi français et empereur romain Charlemagne (742-814), dont on raconte les campagnes menées contre les Lombards, les Saxons et les Espagnols. Ce “kvæ∂i” est certainement inspiré du “Karlamagnusar søgu” (La saga de Charlemagne) écrite du vivant de l‘empereur mais traduite dans des langues scandinaves seulement à partir de 1200 environ.
“Runsivals strí∂i∂” raconte la bataille du col de Ronceveaux, dans les Pyrénées : Roland et douze de ses pairs se lancent à l’attaque du Roi Angulund, à Ronceveaux. Le Roi Angulund leur envoie deux armées qui sont vaincues, chacune à leur tour. Il envoie alors sa troisième armée qui finit par tuer tous les compagnons de Roland. Ce dernier reste seul survivant et souffle alors dans son cor. Charlemagne l’entend, arrive à Ronceveaux mais trouve Roland mort. Seul Charlemagne peut retirer l’épée des mains de Roland. Il tue le Roi Angulund, enterre les chevaliers et exécute le traître le Comte G´y∂in.

2. Runsivals strí∂i∂ (The Battle of Roncevalles)     2:44
Recorded at Velbasta∂ 4th of February 1959. 9 of 143 verses. Tróndur vi∂ Á (1907-1978) from Velbasta∂ leads.
"Runsivals strí∂i∂" is one of many "kvæ∂i" in the group about the French king and Roman emperor, Charlemagne (742-814), and his campaigns against the Lombards, Saxons and Spaniards. - The "kvæ∂i" is no doubt inspired by "Karlamagnusar søgu" (The saga of Charlemagne), which was written while the Emperor was still alive, but not translated into Scandinavian languages until about 1200.
"Runsivals strí∂i∂" is about the the battle in the pass Roncevalles in the Pyrenees:
Roland and his twelve knights set out to fight King Angulund at Roncevalles. King Angulund sends two armies against them, both of which are in turn defeated. He then sends his third army. In the end, the knights are killed; only Roland still survives. When he blows his horn, Charlemagne hears him and goes to Roncevalles, where he finds Roland dead. He is the only man who is able to take Roland's sword out of his hands. Charlemagne kills King Angulund. He buries the knights and executes the treacherous Earl G´y∂in.

3. Finnur hin Frí∂i (Le beau Finnur).     3’09’’
Enregisré à Skálafirdi, le 1er février 1959. 11 des 91 vers sont chantés. Elmar Pedersen (né en 1939) mène le chant.
Ce “kvæ∂i” a pour thème un sujet tiré de “Hrólfs søgu Gautrekssonar” et est l’un des rares qui mentionnent des voyages de Norvège vers l’Irlande, d’Irlande vers l’Amérique (Vinland) et de nouveau vers l’Irlande.
Finnur part pour l’Irlande où il demande au roi la main de sa fille. Sa demande est rejetée et, à la suite d’un dur combat, il est fait prisonnier. La princesse demande à son père de la laisser épouser Finnur : elle essuie un refus et envoie alors un messager au frère de Finnur, Hálvdan. Hálvdan arrive et tue le roi en mettant le feu à sa demeure. Il libère son frère et ensemble ils vont voir la princesse Ingi­bjørg. Elle dit qu’elle épousera Finnur s’il tue les trois rois de Vinland. Finnur réussi à en tuer deux mais il est lui-même tué par le troisième. Hálvdan venge son frère en tuant le troisième roi, il propose à la princesse de l’épouser mais elle le rejette et meurt de chagrin.

3. Finnur hin Frí∂i (Finnur the handsome)     3:09

Recorded in Skálafjør∂ur 1st of February 1959. 11 of 91 verses. Elmar Pedersen (b. 1939) from Skálafjør∂ur leads.
This "kvæ∂i" takes its subject from "Hrólfs søgu Gautrekssonar" and is one of the few "kvæ∂i", which mention voyages from Norway to Ireland and from Ireland to Vinland (America) and back to Ireland:
Finnur goes to Ireland and asks the king for his daughter's hand. His proposal is rejected and he is imprisoned after a hard fight. The princess asks her father to let her marry Finnur, and when he refuses she sends a messenger to Finnur's brother Hálvdan. Hálvdan arrives and burns the king in his hall. He lets his brother out of prison, and they go to the princess Ingibjørg. She says she will marry Finnur if he kills the three kings of Vínland. Finnur kills two of them but is himself killed by the third. Hálvdan takes revenge for his brother’s death by killing the third king. He proposes to Ingibjørg, but she rejects him and dies of grief.

4. Harpu ríma (Ballade jouée à la harpe).     8’16’’
Enregistré à Nólsoy, le 28 janvier 1959. Les 39 vers sont chantés. Karl Jacobsen (1921-1971) de Nólsoy mène le chant.
On peut entendre différentes versions de ce "kvæ∂i" dans tous les pays nordiques, ainsi qu’en Eu­rope. Il s’intitule "Les deux sœurs" ou "L’os qui chante".
L’aînée de deux sœurs convoite le fiancé de sa cadette. Elle fait venir sa sœur au bord de la mer, la pousse à l’eau et la laisse se noyer. Le corps est retrouvé et l’on confectionne une harpe à partir des os et de la chevelure de la noyée. Quand les musiciens jouent de cette harpe lors du mariage de l’aînée avec le fiancé de la cadette, la culpabilité de la mariée est dévoilée et elle meurt.

4. Harpu ríma (Harp Ballad)     8:16
Recorded in Nólsoy 28th of January 1959. All of the 39 verses. Karl Jacobsen (1921-1971) from Nólsoy leads. Versions of this ballad may be found in all the Nordic countries, all over Europe and in America as well. It is often called «The Two Sisters», “The Cruel Sister” or «The Singing Bone».
An elder sister covets her younger sister’s betrothed. She makes her sister go with her to the shore, pushes her into the water and lets her drown. The body is found, and a harp is fashioned out of the bones and hair. When this harp is played upon at the elder sister’s wedding with her dead sister’s betrothed, it reveals the bride’s guilt, and she dies.

5. Jákup á Møn.     6’17’’
Enregistré à Skálavík, le 8 février 1959. 20 des 115 vers sont chantés. Jacobina
Danielsen (á Breyt) ( 1895-1969) de Húsavík mène le chant. Jacobina est née et a grandi à Oyndar­fjørdur on Eysturoy ; elle a déménagé à Húsavík à son mariage.
Le grand héros national des Féroïens, Nólsoyar Páll, ou Poul Nolsøe (1766-1809) a écrit le texte de ce “táttur” peu après 1800, certainement pour ridiculiser l’étroitesse d’esprit des Féroïens.
Jákup est un jeune homme qui s’en va demander la jeune Gy∂ja en mariage. Il est timide et boit de l’alcool pour se donner du courage mais cela aura un effet malheureux. Il trouve un cheval, mais ce dernier le fait tomber dans une marre; lorsqu’il arrive au village où vit la jeune fille, il tombe dans un tas de fumier. Des femmes l’en sortent, mais il tombe alors dans un sommeil éthylique. Lorsqu’il se réveille et demande Gy∂ja en mariage, celle-ci refuse. Il est ridiculisé et rentre chez lui. Après cette mésaventure, il ne regardera plus jamais aucune femme.

5. Jákup á Møn     6:17

Recorded in Skálavík 8th of February 1959. 20 of 115 verses. Jacobina Danielsen (á Breyt) (1895-1969) from Húsavík leads. Jacobina was born and raised in Oyndarfjør∂ur on Eysturoy, and moved to Húsavík when she married.
The great Faroese national hero, Nólsoyar Páll, Poul Nolsøe (1766-1809) wrote the text for this "táttur" just after 1800, undoubtably to ridicule the narrow-minded Faroese.
Jákup is a young man, who goes to propose to the girl Gy∂ja. He is shy and takes a stiff drink to give himself courage, but this has an unfortunate result. He finds a horse, but it throws him into a puddle, and when he comes to the village where the girl lives, he falls into the manure heap. The women draw him out and he falls in a drunken sleep. When he wakes up and asks Gy∂ja to marry him, she refuses. He is ridiculed and returns home. After this, he will not look at any woman again.

6. Leivs kvæ∂i.     6’37’’
Enregistré à Gøta le 31 janvier 1959. 23 des 54 vers sont chantés. Per Húsgar∂ (né en 1929) de Sy∂rugøta mène le chant.
Le texte de ce “kvæ∂i” fut écrit par Christian Djurhuus (1773-1853) qui s’inspira de “Føroyingasøgu” (Les Sagas Féroïennes), écrites en Islande peu après 1200 de notre ère, à la suite des événements qui eurent lieu aux îles Féroé entre 900 et 1030.
Leivur, le fils d’Øssur grandit avec le Tróndur de Gøta. Lorsqu’il eut atteint l’âge adulte, son beau-père lui conseilla de demander en mariage Tóra, la fille de Sigmund de Skúvoy. Tóra lui pose comme condition de mariage de n’avoir pas participé à l’assassinat de son père, Sigmund, et de venger sa mort.
Tróndur embarque alors pour Sandvík pour y retrouver Torgrímur le Vilain, le meurtrier de Sigmund. Là-bas, il révèle, en recourant à la magie, comment l’assassinat fut perpétré. Il trouve l’anneau d’or que Sigmund portait à son bras et pend Torgrímur et ses fils à une potence. Puis, Leivur revient à Skúvoy et épouse Tóra.

6. Leivs kvæ∂i     6:37
Recorded in Gøta 31st of January 1959. 23 of 54 verses. Per Húsgar∂ (b. 1929) from Sy∂rugøta leads.
This "kvæ∂i", for which Jens Christian Djurhuus (1773-1853) wrote the text, is inspired by "Føroyingasøgu" (The Faroese Saga) which was written in Iceland just after 1200 about incidents which took place in the Faroe Islands between about 900-1030.
Leivur, son of Øssur, grew up with the Tróndur of Gøta. When he is fully grown his foster father advises him to ask for the hand of Tóra, the daughter of Sigmund from Skúvoy. Tóra declares that if he wants her for his wife, he must first swear that he did not take part in the murder of her father, and then he must avenge Sigmunds death’s.
Tróndur then sails to Sandvík in order to find Torgrímur the Evil, Sigmundur's slayer. There he reveals with magic how the murder was committed. He finds the gold ring that Sigmund wore on his arm and hangs Torgrímur and his sons on a gallows. Leivur sails to Skúvoy and marries Tóra.

7. Kjartan Ólavsson.     2’28’’
Enregistré à Velbasta∂ le 4 février 1959. 6 des 84 vers sont chantés. Tróndur vi∂ Á (1907-1078) mène le chant.
Ce “kvæ∂i” reprend les événements principaux de l’une des sagas islandaises classiques, “Laxdøla saga”, écrite entre 1240 et 1310.
Kjartan tombe amoureux de Gu∂run et veut l’épouser. Son père lui conseille de passer d’abord quelque temps à la cour de Norvège. Kjartan promet à Gu∂run de lui rester fidèle, puis s’en va en Norvège avec son compagnon Bolli. Quelques temps plus tard, Bolli revient en Islande, seul, tandis que Kjartan
reste en Norvège. Bolli ment à Gu∂run et lui dit que Kjartan a rencontré un autre amour en Norvège. Gu∂run épouse Bolli. Quand Kjartan revient, il épouse une autre fille. Gu∂run se sent trahie et dit à
Bolli qu’elle ne peut l’aimer tant que Kjartan est vivant. Bolli tue alors Kjartan. Avant de mourir, Kjartan demande à ne pas être vengé.

7. Kjartan Ólavsson     2:28
Recorded in Velbasta∂ 4th of February 1959. 6 of 84 verses. Tróndur vi∂ Á (1907-1978) from Velbasta∂ leads.
This "kvæ∂i" is about the main incidents in the Icelandic "Laxdøla saga" one of the classic Icelandic sagas, written between 1240 and 1310:
Kjartan falls in love with Gu∂run and wants to marry her. His father advises him to spend some time at the court in Norway first. Kjartan promises Gu∂run to be faithful to her and then he leaves for Norway with his companion Bolli. After some time Bolli returns to Iceland alone while Kjartan remains. Bolli pretends to Gu∂run that Kjartan has found another love in Norway, and Gu∂run marries Bolli. When Kjartan returns home he marries another girl instead. Gu∂run feels betrayed and tells Bolli she cannot love him while Kjartan is alive. Bolli then kills Kjartan. Before he dies Kjartan asks that his death should not be avenged.

8. Ragnar lykkja (La boucle de Ragnar).     3’08’’
Enregistré à Velbasta∂, le 4 février 1959. 10 vers sur 95 sont chantés. Tróndur vi∂ Á (1907-1978) de Velbasta∂ mène le chant.
La sœur de Viljorm, Kristin, met au monde un enfant de Viljorm. Elle conseille à son frère de se trouver une femme. Elle lui dit de demander en mariage la fille du roi de Girtland . Viljorm embarque pour Girtland et demande au roi la main de sa fille. Pour toute réponse, il reçoit des insultes. Le roi l’enferme dans la grande salle et ses hommes attaquent Viljorm et le tuent.
Hergeir, le fils de Viljorm et Kristin veut partir à Girtland venger son père et tuer le roi. Il emmène avec lui de nombreux guerriers, parmi les plus valeureux, dont Sigurd.
Le roi de Girtland rassemble ses soldats. Après une dure bataille Hergeir gagne. Il tue le roi bien que ce dernier lui demande grâce.

8. Ragnar lykkja (Ragnar loop)     3:08
Recorded in Velbasta∂ 4th of February 1959. 10 of 95 verses. Tróndur vi∂ Á (1907-1978) from Velbasta∂ leads.
Viljorm's sister, Kristin, has a child by him and advises him to find a wife for himself. She tells him to propose to the daughter of the king of Girtland. Viljorm sails to Girtland and asks the king for his daughter's hand. He receives an insulting reply. The king bars the door to his hall and his men attack Viljorm, who is killed.
Hergeir, the son of Viljorm and Kristin, wants to go to Girtland to take revenge on the king for his father's death on the king. He makes many of the best warriors join him, among them Sigurd. The king of Girtland gathers his soldiers. After a hard battle Hergeir wins. He kills the king, despite his pleas for mercy.

“Skjaldur” (Chanson pour les enfants”).
Traditionnellement, les “Skjaldur” sont des chansons par les adultes pour les enfants. Aujourd’hui, les enfants eux-mêmes en chantent certaines lorsqu’ils sont en groupe, à la crèche, au jardin d’enfants ou à l’école. Ces “Skjaldur” réveillent un monde fantastique et les images qu’elles évoquent sont familières aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Elles sont empreintes de magie, habitées par des personnages de conte de fée qui ressemblent aux trolls et autres figures de sagas, eux-mêmes considérés, il y a bien longtemps, comme des acteurs réels de la vie quotidienne. La plupart sont chantées sans aucune pause et ne sont pas divisées en couplets.
Cette tradition des “Skjaldur” ne semble pas provenir des centres européens de culture. Principalement écrites en vers pentasyllabiques, elles appartiennent probablement à un fond culturel ethnique, organique, tel qu’on le retrouve à travers le monde. Les “Skjaldur” ne se prêtent guère à la traduction, à cause de l’usage d’onomatopées, de néologismes et du caractère onirique du récit. Cependant une traduction littérale a été effectuée. Mais aucune tentative de transposer le rythme et les rimes que l’on entend en Féroïen n’a été faite.

"Skjaldur" (Rhymes for children)    
Traditionally, «skjaldur» are songs which grown-ups sing for children. Nowadays children sing some of them in groups, eg. in daycare, kindergarten and school . A fantasy world unfolds in these Faroese «skjaldur». The pictures which they conjure up appeal to the imagination of children and adults. They are full of magic spells, fairytale characters that resemble the characters of the sagas or trolls that were real enough in the daily life of long ago. Most are sung without a break and not divided up into stanzas.
The «skjaldur» tradition does not appear to be imported from the European centres of culture.  Mostly pentatonic, they belong, probably, to a sort of organic ethnic tradition found all over the world.  “Skjaldur” do not lend themselves to translation, due to the use of onomatopoeia and nonsense words and the often dreamlike quality of the narrative, but a somewhat literal translation of the lines has been made. No attempt has been made to recreate the rhythm and rhyme, which can be heard in the Faroese.

9. Rura, rura barni∂ (Dors mon enfant, dors).     0’35’’

Enregistré à Skálavík, le 8 février 1959. Chantée par Jógvan Tróndarson (1889-1983) de Skálavik.    
Dors, mon enfant dors / le diable est enchaîné/ maman épluche le blé/ papa souffle dans la corne/ ta sœur brode tes robes de fil d’or/ L’enfant ne va-t-il pas se calmer ? / Prends une tige/ Touche le mur/ ainsi l’enfant s’apaisera.

9. Rura, rura barni∂ (Lull, lull, the baby)     0:35
Recorded in Skálavík 8th of February 1959. Jógvan Tróndarson (1889-1983) from Skálavík sings.
Lull, lull, the baby,/the devil is in chains./The mother threshes corn,/the father blows the horn,/the sister sews the gold on the baby./Won't the baby be quiet,/Take a stem,/Touch the wall./So the baby shall be quiet.

10. Dansa, dansa, deiga ( Danse, danse et rebondis).     0’22’’

Enregistré à Tórshavn le 20 Novembre 1998. Chantée par Vilhelmina Larsen (née en 1935) de Dalur. Vilhelmina Larsen est née et a grandi à Skálavík, elle est la fille de Jógvan Tróndarson.    
Danse, danse et rebondis/ Le chat est séducteur /le chien est rusé/ ainsi la danse se poursuit/pour les belles filles et les beaux garçons/ Dansez bien et longtemps ! /Jusqu’à ce que vous ayez des lacets blancs / et une robe verte.

10. Dansa, dansa, deiga (Dance, dance, bouncing)     0:22
Recorded in Tórshavn 20th of November 1998. Wilhelmina Larsen (b. 1935) from Dalur sings. Wilhelmina was born and raised in Skálavík and is the daughter of Jógvan Tróndarson.
Dance, dance, bouncing,/the cat is a slinker,/the dog is a cunning one,/then the dance goes in and out/for beautiful girls and boys./Dance well and long!/Until you get white shoelaces/and a green dress.

11. Krákan situr á brunni (le corbeau s’est posé sur le puits).     1’01’’

Enregistré à Tórshavn le 20 novembre 1998. Chanté par Wilhelmina Larsen (née en 1935) de Dalur.
Le Corbeau s’est posé sur le puits / avec une feuille d’olivier dans le bec./ L’aigle s’est posé sur un rameau / et secoue son bec./ Prêtes-moi tes ailes pour voler / Où veux tu voler ?/ Jusqu’à la butte merveilleuse/ Des ouvriers sont là-bas/ et nettoient des épées dorées/Des nonnes se trouvent là bas /et nettoient des tonneaux dorés/des jeunes filles s’y trouvent/ elles cousent des paletots dorés/ avec des aiguilles en or/ et du fil de soie./ Un macareux vint alors jeter un coup d’œil/ Que sait-il ?/ Il sait quelque chose. / Allez, viens, petit poussin.

11. Krákan situr á brunni (The crow sits on a well)     1:01
Recorded in Tórshavn 20th of November 1998. Wilhelmina Larsen (b. 1935) from Dalur sings.
The crow sits on a well,/holding an olive leaf  in its mouth./The eagle sits on a twig,/shaking her beak./Lend me your wings to fly./Where shall you fly?/Up to the beautiful mound;/Journeymen are sitting there,/scraping golden swords./Nuns are sitting there,/scraping golden barrels./Maidens are sitting there,/sewing golden jumpers,/with a gilded needle/and thread of silk./Here came a puffin,/peeking./What does he know,/he knows something./Around and around,/step on, my chick.

12. Oman kemur lundin av bakka (Le macareux descend de la falaise).     0’28’’

Enregistré à Streymnes le 4 novembre 1998, chanté par Vilhelm Magnussen (né en 1921) de Streymnes. Vilhelm est né et a été élevé à Tjørnuvík.
Le macareux descend de la falaise / il trottine vite , tend le cou. / Qui gouverne ce pays ? Les moineaux et autres petits oiseaux. / Prêtez-moi votre bateau/ Mon bateau est petit, mes jambes sont petites. / Montes sur le bateau/ qui est accroché au tolet de Páll.

12. Oman kemur lundin av bakka (Down comes the puffin from the cliff)     0:28

Recorded in Streymnes 4th of November 1998. Vilhelm Magnussen (b. 1921) from Streymnes sings. Vilhelm was born and raised in Tjørnuvík.
Down comes the puffin from the cliff/Walking quickly, stretches his neck./Who is governing the country?/Pipits and little ones/Lend me your ship./My ship is small,
My legs are short./Step on the boat,/which is hanging up in Páll's tholepin.

13. Fiskimásin hækkar og lækkar (Le goéland argenté s’envole et chute).    0’15’’
Enregistré à Streymnes le 4 Novembre 1998. Chanté par Vilhelm Magnussen (né en 1921) de Streymnes.
Le goéland argenté s’envole et chute / depuis la falaise de Niclas / Les chiens aboient / et les mouettes crient /elles attendent le poisson autour du bateau de Tummas.

13. Fiskimásin hækkar og lækkar (The herring gull rises and falls)     0:15
Recorded in Streymnes 4th of November 1998. Vilhelm Magnussen (b. 1921) from Streymnes sings.
The herring gull rises and falls/down from Niclas' foreshore./The dogs are barking/and the gulls are crying,/expecting fish from Tummas' boat.

14. Oman kemur gr´yla frá gørdum (Au bout de la digue surgit le Gr´yla).     0’17’’
Enregistré à Toftir le 28 juin 1998. Chanté par Henny Nikala Davidsen (née en 1925) de Toftir. Henny est née et a été élevée à Rituvik et a déménagé à Toftir quand elle s’est mariée.
Au bout de la digue surgit le Gr´yla / avec ses quarante queues /Un sac sur le dos et l’épée à la main./ Il vient chercher les enfants / qui pleurent parce qu’ils n’ont pas de viande pendant le Carême.

14. Oman kemur gr´yla frá gør∂um (Down from the dykes comes the Gr´yla)     0:17
Recorded at Toftir 28th of June 1998. Henny Nikala Davidsen (b. 1925) from Toftir sings. Henny was born and raised in Rituvík and moved to Toftir when she married.
Down from the dykes comes the Gr´yla./With forty tails./Sack on its back, short sword in its hand./Comes to get the children/Who cry for meat during Lent.

15. Rógva út á krabbasker (Ramez jusqu’au rocher du crabe).     0’34’’

Enregistré à Toftir le 28 juin 1998. Chanté par Henny Nikala Davidsen (née en 1925) de Toftir .
Ramez jusqu’au rocher du crabe / Pourquoi la vieille sorcière reste-t-elle là bas ?/ Elle a perdu l’hameçon et le plomb / elle n’a pas ramené une seule arête à grignoter sur le bateau / Il est temps maintenant de ramer vers la maison / Retrouver grand- mère et grand-père, / sœur et frère. / De manger un morceau/ de se régaler. / Ce soir nous allons brûler/ les os du corbeau au feu.

15. Rógva út á krabbasker (Row out to crab rock)     0:34
Recorded at Toftir 28th of June 1998. Henny Nikala Davidsen (b. 1925) from Toftir sings.
Row out to crab rock./Why is the old hag squatting here?/Lost hook and sinker/did not get a fish bone to bite./Now it is time to row home/to grandmother and grandfather/sister and brother./To get something from the pot./Backside and the bull’s neck./We will burn the crow's bones/in our fire tonight.


16. Kettan liggur í durunum dey∂ (Le chat est mort devant la porte).     0’36’’

Enregistré à Toftir le 28 juin 1998. Chanté par Henny Nikala Davidsen (née en 1925) de Toftir .
Le chat est mort devant la porte. / Il ne peut manger ni pain ni beurre. / Il est plein d’amour,/ il ne peut manger tant il est triste. / Lève-toi et dance / avec ta queue et tes pattes arrière / avec ton arrière train. / Pic et trèfle, / Sais –tu où est Stertureyv ? / Sterta est partie moudre au moulin / avec “petit gris” et “queue blanche”./ Espérant quelque chose de bon / les filles tendent leur pot, / les garçons mangent avec les cuillères.

16. Kettan liggur í durunum dey∂ (The cat lies dead at the door)     0:36
Recorded at Toftir 28th of June 1998. Henny Nikala Davidsen (b. 1925) from Toftir sings.
The cat lies dead at the door,/Cannot eat bread or butter./It carries love,/cannot eat for sorrow./Stand up and dance/with the tail and the rear,/with the bottom and the behind./Spades and clubs,/did you catch sight of Stertureyv?/Sterta went to the mill to grind/with grey rump and white tail./Hoping something good,/The girls hang the pot up,/the boys eat with the spoon.

Danse d’enfants
Comme nous l’avons mentionné dans l’introduction, les îles Féroé sont aujourd’hui à un stade de développement économique et social, comparable aux autres pays scandinaves. Il n’est donc pas surprenant que les danses et le chant des ballades n’occupent plus une place aussi importante qu’autrefois dans les loisirs et les réunions d’enfants ou d’adultes. La télévision a été introduite aux îles Féroé dans les années 70, MTV dans les années 80, et l’on a aujourd’hui le choix entre toutes sortes de sports, si l’on souhaite en pratiquer un. Enfant, cela fait plus de 60 à 80 ans (et même plus longtemps pour la capitale) que de nouvelles danses sont devenues aussi communes et appréciées que les danses traditionnelles.
Pour empêcher ces danses traditionnelles de s’éteindre, des sociétés de danses furent créées. La première fut créée en 1952 à Tórshavn. Aujourd’hui, il y a des sociétés de danse à travers tout le pays. Il y a même des danses pour enfants organisées dans la capitale et dans certains villages, au cours desquelles les enfants se réunissent pour chanter et danser. De plus, la danse et le chant de ballades fait aujourd’hui partie du programme obligatoire dans les écoles primaires.

Children's dance

As was mentioned in the introduction, the Faroe Islands are now developed socially and economically to a standard which is on a par with that of the other Scandinavian countries. It is not therefore surprising that the ring dance and ballad chanting are no longer as important for entertainment and social gatherings as they once were, neither for adults nor children.  Television was introduced in the Faroe Islands in the 70’s,  MTV in the 80’s. There is a wide range of  sporting activities to choose from, and for more than 60-80 years (even longer in the capital) other dance forms have been as common and popular as the traditional Faroese dances. In order to save the Faroese dance from extinction, dance societies were established. The first dance society was formed in Tórshavn in 1952; today there are dance societies all over the country. In the capital Tórshavn and in some villages traditional Faroese dancing is organised for children. Furthermore, dancing and ballad chanting are now a compulsory part of the curriculum in the primary school.

17. Huldugentan (La fille fée)     3’57’’
Enregistré à Strendur le 5 janvier 1998, 10 des 27 vers sont chantés. Ragna Gregersen, Rósa Johansen et Marjun Thomsen (toutes les trois nées en 1987) mènent le chant.
Un jeune homme marche pour rejoindre son lieu de travail, loin de son village. En chemin, il voit soudain les collines s’ouvrir et des fées en sortir : elles dansent. Il est fasciné par cette danse mais prend peur lorsqu’une des filles fées s’approche de lui pour l’inviter à rejoindre la danse. Il lui dit qu’il n’ose pas venir danser avec elle, parce qu’il a entendu dire que les fées peuvent facilement jeter un sort aux gens ordinaires. Elle est offensée et lui répond que les fées sont mal comprises. Il réalise que cela est vrai et par la suite ils se retrouvent souvent. Johan Djurhuus (1885-1960) écrivit le texte de ce “vísa” en 1927.

17. Huldugentan (The fairy girl)     3:57

Recorded at Strendur 5th of January 1998. 10 of 27 verses. Ragna Gregersen, Rósa Johansen and Marjun Thomsen (all born 1987) from Strendur lead.
A young man is walking to work at a place far from his village.  As he walks he sees that the hills open and the fairies come out to dance. He is fascinated by this dance, but becomes frightened when one of the fairy girls comes to him and asks him to join in the dance. He tells her that he dare not dance with her, because he has heard that the fairy people can easily put a spell on ordinary people. She is offended  and tells him that the fairy people are misunderstood. He realises that this is true and later they often meet.
Johan Djurhuus (1885-1960) wrote the text for this “vísa” in 1927.

18. Tá eg ver∂i stórur ( Quand je serai grand).     3'34’’
Enregistré à Strendur le 5 janvier 1998. 9 des 23 vers sont chantés. Áki Danielsen (né en 1985) de Strendur mène le chant.
Jákup Hansen (1881-1967) est l’auteur de cette chanson pour enfants très connue, et souvent utilisée quand les enfants chantent et dansent. Elle fut publiée pour la première fois dans un magazine pour enfants “Ungu Føroyum” (Les Jeunes îles Féroé) en 1907.
Un jeune garçon se lamente car il n’a pas le droit d’aller travailler avec les hommes. Il est impatient de grandir : alors, il pourra participer aux travail des grands, aller chasser les oiseaux, pêcher, et aller à la pêche à la baleine. Il a l’intention d’économiser tout l’argent qu’il gagnera. Ainsi il pourra acheter un bateau dont il sera le capitaine.

18. Tá eg ver∂i stórur (When I grow up)     3:34
Recorded at Strendur 5th of January 1998. 9 of 23 verses. Áki Danielsen (b. 1985) from Strendur leads.
This popular children's song, which is often chanted for the dance, was written by Jákup Hansen (1881-1967) wrote. It was first published in the children's magazine "Ungu Føroyum" (Young Faroe Islands) in 1907.
A little boy laments the fact that he is not allowed to go to work with the grown men, and he is looking forward to growing up, because then he will be able to take part in the men's work: to fish and catch birds, and go to the whaling. He intends to save all the money he can make. Then he is going to buy a ship, of which he will be the captain..

Les danses jouées
Une présentation des îles Féroé qui ne mentionnerait pas les danses jouées serait incomplète. Ces danses sont des adaptations ou des adaptations ou des survivances de danses européennes. Elles sont plus récentes que les danses en cercle. “Rí∂a ediling” (Chevauche, gentilhomme) est dansée sur deux rangées, avec un dialogue entre hommes et femmes. “F´yra innaní” (quatre à l’intérieur) est le nom donné à une danse ancienne, une sorte de danse figurative. Des danses telles que "Gamla keta" (La vielle chaîne) et “Sandoyardansur” (La danse de Sandoy) sont des variantes de danses en cercle avec deux figures.
Les danses jouées ne faisaient pas véritablement partie des danses féroïennes normales, mais elles étaient exécutées avant les danses en cercle, ou parfois pendant une pause.
On retrouve dans la plupart de ces danses jouées les mêmes pas que dans les danses en cercle, avec quelquefois des variantes.

Dancing games
The picture of the Faroese dance is not complete without dancing games. These are adaptions and relics of European dances. They are younger than the ring dances. "Rí∂a ediling" (Ride nobleman) is danced in two rows with a dialogue between men and women. "F´yra innaní" (Four inside) is the name given to an old dancing game, which is a kind of figure dance, and dancing games such as "Gamla keta" (The old chain) and "Sandoyardansur" (Dance from Sandoy) are variants of the ring dance with two figures.
The dancing games did not form a direct part of the normal Faroese dance, but were danced before or at times when there was a pause in the ring dancing.
The dancing games did not form a direct part of the normal Faroese dance, but were danced before or at times when there was a pause in the ring dancing.
Most of the dancing games are danced with the same basic steps as the ring dance throughout, though in some dancing games, other steps are used in some places.

19. Rí∂a Ediling (Chevauche, gentilhomme).     2’52’’
Enregistré à Gøta le 31 Janvier 1959.
C’est une danse jouée qui s’exécute ainsi : les femmes forment un rang, les hommes un autre, ils se tiennent face à face. En dansant les hommes s’approchent des femmes et chantent “Fram rí∂ur offur… (L’offre s’approche en chevauchant...) et les femmes s’approchent à leur tour et demandent ce que ‘offre’ désire. Ainsi la danse alterne entre femmes et hommes. Les hommes déclarent qu’ils sont venus courtiser, les femmes demandent alors quel est leur travail ou ce qu’ils ont à offrir. Ils répondent et si les femmes n’apprécient pas leur réponse elles demandent aux hommes de s’en aller. Ils reculent en co­lère, mais tentent leur chance à nouveau, jusqu’à ce qu’ils soient acceptés. Ensuite les deux rangs dansent alternativement l’un vers l’autre, puis les femmes et les hommes dansent par paires. Finalement, ils s’embrassent.

19. Rí∂a Ediling (Ride noble man)     2:52
Recorded in Gøta 31st of January 1959.
This is a dancing game, danced like this:
The women stand in a row, the men in another row opposite them. The men dance forward chanting "Fram rí∂ur offur..." (Forward rides offer…), then the women dance forward and ask, what "offer" wants. Thus the dance changes between women and men. The men say that they have come to court and the women ask what their job is, or what they have to offer. They answer. If the women do not like the answer, they ask the men to ride away. They ride angrily away, but try again until they have been accepted. Then both party's dance towards each others and men and woman dance in pairs. Finally they kiss.

Les chants cumulatifs.
20. Mær gav Sankta Mortan (Saint Martin m’a donné)     9’10’’

Enregistré à Gøta le 31 janvier 1959, 18 vers sur 20 sont chantés. Poul Enok Hansen (1904-1970) mène le chant.
“Mær gav Sankta Mortan” est l’une des six chansons cumulatives connues des îles Féroé (féroïenne/danoises) utilisées pour les danses. Deux ou trois sont encore communément chantées : c’est le cas de “Mær gav Sankta Mortan”. Ces chansons ressemblent à la chanson française du Moyen âge “Les Sept jours de Mai ou à la chanson anglaise “The Twelve Days of Christmas”. On chante d’abord un premier vers puis on enchaîne sur le second en répétant le premier et ainsi de suite. “Mær gav Sankta Mortan” est un chant lyrique assez proche des skjaldur par son contenu qui comporte 20 vers se chante et se danse comme une ballade normale. On ne la chante de préférence qu’une fois l’an, pour Mardi Gras, qui marque la fin de la saison des danses. Bien que la religion d’Etat soit luthérienne, les Féroïens ont l’habitude de ne pas danser pendant le Carême.
    Durée totale CD1 : 63’48’’

Cumulative songs.
20. Mær gav Sankta Mortan (Saint Martin gave me)     9:10

Recorded in Gøta 31st of January 1959. 18 of 20 verses. Poul Enok Hansen (1904-1970) leads.
"Mær gav Sankta Mortan" is one of at least six known Faroese (Faroese/Danish) cumulative songs, which have been used in the dance. Two or three of them are still commonly used; "Mær gav Sankta Mortan" is one of them. These songs are similar to the French medieval "Les Sept Jours de Mai" or the English “The Twelve Days of Christmas”. One short verse is first sung, then a second verse is sung and the first one is repeated and so on. "Mær gav Sankta Mortan", which is a lyrical song and could be likened to a skjaldur in content, has twenty verses. It is chanted and danced as a normal ballad, but preferably only once a year, on Shrove Monday, which is the end of the dancing season. Although the official religion is Lutheran, it is still the custom in the Faroes not to dance during Lent.
    In total CD1: 63:48


2ème CD (en Danois). “Kingosálmar” (Hymnes)

La langue utilisée à l’église, aussi bien pour les sermons que les chants, est restée le Danois, encore au début du XXème siècle.
Les offices à l’église étaient célébrés par des diacres: c’était l’une des caractéristiques de la vie religieuse aux îles Féroé. Il y avait peu de pasteurs et chacun était en charge d’un grand nombre d’églises. Le pasteur ne pouvait donc se rendre dans chaque église que deux ou trois fois par an. Entre temps, le diacre officiait pour lui, lisant des textes tirés d’un livre standard de sermons.
Un autre aspect de la vie religieuse était que, tous les dimanches, les familles lisaient à haute voix des passages d’un livre de dévotion, même s’ils étaient déjà allé à l’église.
Un troisième trait caractéristique était le rôle important joué par les hymnes  dans la vie quotidienne. Par exemple, les Féroïens chantaient souvent avant de partir à la pêche et lorsqu’ils en revenaient. Ils chantaient aussi des hymnes quand ils partaient ramasser des œufs le long des falaises.
Divers livres de chants danois furent utilisés, selon les époques.
Le premier, “Den Danske psalmbog”, fut introduit en 1569, mais le plus important fut “Kirke-Psalme-Bog”, publié par Thomas Kingo en 1699. Les gens le connaissaient souvent par cœur et ils chantaient des Hymnes de Kingo chaque fois que l’occasion s’y prêtait.
Cet auteur a donné son nom à ce style de musique d’église, même pour des hymnes qui ont été écrits par d’autres auteurs ou proviennent d’autres livres d’hymnes.
La vieille manière de chanter a pratiquement disparu et a été remplacée par des mélodies plus modernes accompagnées à l’orgue.
Certaines des anciennes mélodies sont encore chantées aujourd’hui, mais de manière simplifiée et plus standardisée. Le style d’improvisation individuel pratiqué autrefois apparaît aujourd’hui rarement.


2nd CD (Danish language). "Kingosálmar" (Hymns)

The language of the church was Danish well into the 20th century - both singing and preaching were in Danish.
A characteristic feature of the religious life in the Faroes has been church services held by deacons. There were few clergymen and each was in charge of a considerable number of churches. The clergyman could only manage to visit each church two or three times a year. In his stead the deacon held a service, in which he read from a standard book of sermons.
Another feature was that every Sunday, people read aloud from a devotional book at home, even though they had been to church.
A third characteristic feature was the important role that hymn-singing played in daily life. For example the Faroese often sang a hymn when they set out for the fishing and when they returned. They also sang hymns when they went to collect the eggs from the cliffs.
Various Danish hymnbooks have been used over the years. The first one, «Den danske Psalmebog», came in 1569, but the main one was the «Kirke-Psalme-Bog» published by Thomas Kingo in 1699. People often knew this by heart and Kingo hymns were always sung when the occasion seemed to call for them. It was this hymn writer who gave his name to this genre of church music, even when the hymns were written by other poets or were from other hymnbooks.
The old way of singing has been almost abandoned, superseded by more modern tunes accompanied by the organ. A number of the tunes are still sung, but in a simplified and standardized form. The individual, and often improvised, style of singing is seldom sung nowadays.

1. Lov og Tak og evig Ære (Grâces, Louanges et Gloire éternelle)    
(Thomas Kingo/mélodie de Saksun).     3’33’’    

Enregistré à Tórshavn le 3 février 1959. Chanté par Dávur Magnussen (1912-1975), Olaf Magnussen (1914-1967) et Helga Thomassen (née Magnussen)(1917-1992).    
Dávur, Olaf et Helga étaient frères et sœurs, nés et élevés à Kvíggjarhamri, Saksun sur Streymoy. Leur père Magnus Pauli Magnussen, qui était fermier à Saksun, venait de Tjørnuvik, et c’est de lui qu’ils tiennent les mélodies qu’ils utilisent pour les hymnes kingo qu’ils chantent.

1. Lov og Tak og evig Ære (Praise and thanks and everlasting glory)     
(Thomas Kingo/melody from Saksun)     3:33

Recorded in Tórshavn 3rd of February 1959. Dávur Magnussen (1912-1975), Olaf Magnussen (1914-1967) and Helga Thomassen (b. Magnussen) (1917-1992) sing.
Dávur, Olaf and Helga were brothers and sisters and were born and raised at Kvíggjarhamri in Saksun on Streymoy. Their father, Magnus Pauli Magnussen, who was a farmer in Saksun, came from Tjørnuvík, and it is from him that they have the melodies, which they used for the kingohymns that they sang.

2. Gud Helligaand ! i Tro Os lær (Dieu, Esprit Saint, enseigne-nous la foi)     
(B.Ringwaldt 1581/Søren Jonæsøn 1893/melody de Saksun).     2’22’’
Enregistré à Tórshavn 3 février 1959. Chanté par Helga Thomassen (née Magnusssen) (1917-1992).

2. Gud Helligaand! i Tro Os lær (God, Holy Spirit, teach us in faith)     
(B. Ringwaldt 1581/Søren Jonæsøn 1693/melody from Saksun)     2:22
Recorded in Tórshavn 3rd of February 1959. Helga Thomassen (b. Magnussen) (1917-1992) sings.

3. Herre Jesu Christ, sand Mennisk og Gud (Seigneur Jésus Christ véritable Homme et Dieu) (Paul Eber 1557/Rasmus Katholm/ mélodie de Tjørnuvík).     1’16’’
Enregistré à Streymnes le 4 novembre 1998. Chanté par Vilhelm Magnussen de Streymnes (né en 1921).
Vilhelm Magnussen qui est le cousin direct de Dávur, Olaf et Helga, est né et fut élevé à Tjørnuvík, où son père , Dávur Emil Magnussen était diacre et première voix à l’église, de 1900 à 1956.
A l’origine, cet hymne a été écrit en allemand par Paul Eber en 1557. Il fut traduit quelques années plus tard en Danois par Rasmus Katholm. La traduction était intégrée dans le premier livre d’hymne danois “Den danske Psalmebog” (Le livre d’hymnes danois), édité et publié en 1569 par Hans Thomissøn.

3. Herre Jesu Christ, sand Mennisk og Gud (Lord Jesus Christ, true Man and God)     
(Paul Eber 1557/Rasmus Katholm/melody from Tjørnuvík)     1:16

Recorded in Streymnes 4th of November 1998. Vilhelm Magnussen (b. 1921) from Streymnes sings.
Vilhelm Magnussen, who is a first cousin of Dávur, Olaf and Helga, was born and raised in Tjørnuvík where his father, Dávur Emil Magnussen, was deacon and lead singer in the church from 1900 until 1956.
Originally, this hymn was written in German by Paul Eber in 1557; Rasmus Katholm translated it into Danish a few years later. The translation was in the first Danish hymnbook "Den danske Psalmebog" (The Danish Hymnbook) that Hans Thomissøn edited and published in 1569.

4. O, kæreste Sjæl, op at vaage ! (Oh âme bien-aimée, réveille-toi !).    
(Thomas Kingo 1689/mélodie de Tjørnuvík).     1’18’’

Enregistré à Streymnes le 4 Novembre 1998. Chanté par Vilhelm Magnussen (né en 1921) de Streymnes.

4. O, kæreste Sjæl, op at vaage! (Oh, dearest soul, wake up!)     
(Thomas Kingo 1689/melody from Tjørnuvík)     1:18

Recorded in Streymnes 4th of November 1998. Vilhelm Magnussen (b. 1921) from Streymnes sings.

5. Synden gør Mennisken Blind og Lam (Le péché rend l’Homme aveugle et faible)     
(M.H Thomisson/mélodie de Tjørnuvík).     1’54’’

Enregistré à Klaksvík en 1950. Chanté par des hommes de Tjørnuvík.
Jógvan Ger∂alí∂ réalisa cet enregistrement, ainsi que le suivant (n° 5 et 6) à Klaksvík pendant l’été 1950. Les chanteurs sont des hommes de Tjørnuvík. Le père de Vilhelm Magnussen, Dávur Emil Magnussen, diacre de 1900 à 1956, est l’un d’eux. Les autres s’appellent Heini Heinesen, Hans Jákup Davidsen, Hans Jákup Olsen, Jacob Heinesen, Zacharias Andreasen. Il y avait aussi un ou deux autres chanteurs.

5. Synden gør Mennisken Blind og Lam (Sin makes Man blind and helpless)     
(M. H. Thomissøn/melody from Tjørnuvík)     1:54

Recorded in Klaksvík 1950. Men from Tjørnuvík sing.
Jógvan Ger∂alí∂ made this recording and the next one (no. 5 and no. 6) in Klaksvík in the summer of 1950. The singers are men from Tjørnuvík. Vilhelm Magnussen's father, Dávur Emil Magnussen, who was deacon in Tjørnuvík from 1900 to 1956, is one of them. The other men are Heini Heinesen, Hans Jákup Davidsen, Hans Jákup Olsen, Jacob Heinesen, Zacharias Andreasen and one or two others.

6. Nu flyer jeg til Din Naade (Maintenant je m’envole vers ta Pitié)     
(M.H Thomissøn/mélodie de Tjørnuvík).     2’17’’

Enregistré à Klaksvík en 1950. Chanté par des hommes de Tjørnuvík.
“Nu flyer jeg til Din Naade” est le septième vers de l’hymne “Jeg vil mig Herren lofve” (Je veux rendre grâce au Seigneur) du prêtre danois M.H.Thomissøn (1532-1573).

6. Nu flyer jeg til Din Naade (Now I flee to Thy Mercy)     
(M.H. Thomissøn/melody from Tjørnuvík)     2:17

Recorded in Klaksvík 1950. Men from Tjørnuvík sing.
"Nu flyer jeg til Din Naade" is the 7th verse of the hymn "Jeg vil mig Herren lofve" ("I want to
praise the Lord") by the Danish priest M. H. Thomissøn (1532-1573).

7. Herre Jesu Christ, min Frelser Du est (Seigneur Jésus Christ, tu es mon Sauveur)    
(Hans Christensen Sthen 1659/mélodie de Strendur).     2’12’’

Enregistré à Strendur, le 8 août 1999. Chanté par Símun Rasmussen (né en 1933) de Strendur.
Cet hymne fut d’abord publié dans le livre “Vandrebogen” (Livre de promenade) de Sthen en 1659 sous le titre “En christelig Supplicatz til Guds Søn” (La prière d’un Chrétien au fils de Dieu). Aux îles Féroé cet hymne est généralement chanté à l’occasion de funérailles.

7. Herre Jesu Christ, min Frelser Du est (Lord Jesus Christ, Thou art my Saviour)     
(Hans Christensen Sthen 1659/melody from Strendur)     2:12

Recorded at Strendur 8th of August 1999. Símun Rasmussen (b. 1933) from Strendur sings.
This hymn was first published in the book "Vandrebogen" (Wander book) by Sthen in 1659 under the title "En christelig Supplicatz til Guds Søn" (A Christian Supplication to the Son of God). In the Faroe Islands this hymn has usually been sung at funerals.

8. O kære Sjæl, frygt aldrig mer (Oh chère âme, ne crains plus)    
(Thomas Kingo 1699/mélodie de Strendur).     2’11’’

Enregistré à Strendur le 8 août 1999. Chanté par Símun Rasmussen (né en 1933) de Strendur.

8. O kære Sjæl, frygt aldrig mer (Oh, dear Soul, fear nevermore)     
(Thomas Kingo 1699/melody from Strendur)     2:11

Recorded at Strendur 8th of August 1999. Símun Rasmussen (b. 1933) from Strendur sings.

9. Jeg raader Eder alle (Je vous conseille tous).     
(Poète inconnu 1569/mélodie de Gøta).     5’16’’

Ce sont les vers 12 et 13 de l’hymne “Om Himmeriges Rige saa ville vi tale” (Nous allons parler du Royaume des Cieux), qui fut d’abord publié dans “Den Danske Psalmebog”, (Le livre d’hymnes danois), datant de 1569.

9. Jeg raader Eder alle (I advise you all) (Unknown poet 1569/Melody from Gøta) 5:16
Recorded in Gøta 1st of February 1959.

These are verses 12 and 13 from the hymn "Om Himmeriges Rige saa ville vi tale" (Let us talk of Kingdom of Heaven), which was first published in "Den danske Psalmebog" (The Danish Hymnbook) from 1569.

Les ballades populaires danoises.

Les ballades populaires danoises sont arrivées aux îles Féroé à travers les publications danoises et elles furent vite adoptées et intégrées au répertoire des danses, au même titre que les ballades féroïennes. Les Féroïens chantent les ballades danoises en Danois, mais avec un accent féroïen spécifique.
La plupart de ces ballades sont arrivées au XVIIème siècle. Elles ont survécu sous forme écrite, souvent manuscrite, conservées par des familles qui les avaient écrites.
Elles diffèrent des "kvæ∂i" aussi bien par leur sujet que par leur forme. Le thème principal des “kvæ∂i” est le combat du héros. Les ballades danoises sont des ballades de chevalerie, centrées principalement autour de l’amour ; souvent un amour qui conduit à des querelles et des batailles.

Danish folk ballads
Danish folk ballads came to the Faroe Islands by way of Danish printed publications, and they were adopted into the dance repertoire on an equal footing with the Faroese ballads. The Faroese sing the Danish ballads in Danish, but with a special Faroese pronunciation.
Most of these ballads came to the Faroes in the 17th century. They survived in written form, often handwritten copies, which families made and preserved.
Both in subject matter and musically they differ from the "kvæ∂i". The main theme of the "kvæ∂i" is the struggle of the hero. The Danish ballads are ballads of chivalry with love as the main theme; often a love that leads to quarrelling and battle.

10. Hertugen red fra Kolding By (Le Duc est parti à cheval de la cité de Kolding).     1’57’’
Enregistré à Velbasta∂ le 4 février 1959, 5 des 21 vers sont chantés. Juul Andreasen (1902-1977) de Velbasta∂ mène le chant.
Un homme rencontre une très vieille femme et lui demande combien de rois danois elle a gardé en mémoire. Elle en énumère vingt-quatre. L’homme lui répond qu’elle est trop vieille pour lui et qu’il va aller chercher une femme plus belle. La vieille femme va se plaindre de ce comportement auprès de l’assemblée : on lui promet un autre homme.

10. Hertugen red fra Kolding By (The Duke Rode from Kolding town)     1:57
Recorded at Velbasta∂ 4th of February 1959. 5 of 21 verses. Juul Andreasen (1902-1977) from Velbasta∂ leads.
A man meets a very old woman and asks her how many Danish kings she remembers. She enumerates twenty four. The man says she is too old for him, he will find a better looking wife. The old woman goes to the assembly to complain about his behaviour, and she is promised another man.

11. Jeg ser saa mangt et Orlogskib (Je vois tant de guerriers).    2’32’’
Enregistré à Velbasta∂ le 4 février 1959, 6 des 31 vers sont chantés. Tróndur vi∂ Á (1907-1978) de Velbasta∂ mène le chant. Le Roi voit un bateau arriver. C’est Aller qui vient demander la main de la princesse. Le Roi déclare qu’il doit d’abord éprouver ces hommes au combat. Ils s’apprêtent et Ribolt les suit pour voir ce qui va se passer. Aller saute dans le bateau du roi et l’effraie mais Ribolt le fait passer par-dessus bord. Un homme apparaît dans un bateau et dit qu’un dragon lui a volé son or et que Ribolt pourra conquérir l’épée Kolebrand s’il arrive à combattre le dragon. Ribolt tue le dragon et gagne l’épée. A son retour il se bat contre Aller et le tue. Ribolt et la princesse se marient.

11. Jeg ser saa mangt et Orlogskib (I see so many man-of-wars)     2:32
Recorded in Velbasta∂ 4th of February 1959. 6 of 31 verses. Tróndur vi∂ Á (1907-1978) from Velbasta∂ leads. The king sees a ship arrive. It is Aller, who asks for the hand of the princess. The king says that they should first test their men in combat. They set out, and Ribolt follows to see what will happen. Aller jumps into the king's boat and frightens the king, but Ribolt throws him overboard. A man appears in a boat and says that a dragon has taken his gold and that Ribolt will get the sword Kolebrand if he can defeat the dragon. Ribolt kills the dragon and gets the sword. When he returns he fights with Aller and kills him. Ribolt and the princess are married.

12. Fru Ingeborg havde de brødre Tre ( Dame Ingeborg avait trois frères).     3’47’’
Enregistré à Velbasta∂ le 4 février 1959. 9 des 58 vers sont chantés. Tróndur vi∂ Á(1907-1978) de Velbasta∂ mène le chant. Deux princesses suédoises quittent leur demeure, malgré les recomman­dations de leur mère. Elles rencontrent Brank qui les invite à une célébration de Noël chez la reine, au château. Une fois arrivées, elles sont trahies et jetées dans la tour. Le roi, leur frère, revient de
guerre. Mais déjà ses frères sont morts et Brank a jeté les clefs de la tour à la mer. Le Roi fait brûler Brank et la reine sur un bûcher.

12. Fru Ingeborg havde de Brødre Tre (Lady Ingeborg had three brothers)     3:47

Recorded at Velbasta∂ 4th of February 1959. 9 of 58 verses. Tróndur vi∂ Á (1907-1978) from Velbasta∂ leads. Two Swedish princes are advised by their mother to stay at home, but they leave anyway. They meet Brank who asks them to join the Christmas celebrations with the queen at the castle. Once there they are betrayed and thrown into the tower. The king, their brother, returns from war. By then his brothers have starved to death and Brank has thrown the key of the tower into the sea. The king has Brank and the queen burnt at the stake.

13. Bøhmerlandsdronningen (La Reine de Bohème).     4’01’’
Enregistré à Velbasta∂ le 4 février 1959, 9 des 23 vers sont chantés. Petra Bergit Mikkelsen (née en 1914) de Velbasta∂ mène le chant. En 1205 le nouveau roi danois, Valdemar le Victorieux, fût marié à une princesse de Bohème qui s’appelait Dragomir. En danois, son nom devint Dagmar. Dans cette ballade en particulier , la mère de la princesse Dagmar lui donne des conseils avant qu’elle ne parte se marier au Danemark. Elle doit exiger que soit levé l’impôt pour les paysans et que son oncle, l’évêque Valdemar, soit libéré. Dagmar fait cette demande le matin de son mariage. Le roi est réticent mais finit par céder et libère l’évêque. Dagmar prend grand soin de son oncle et lui demande de ne pas chercher à se venger.

13. Bøhmerlandsdronningen (The Queen of Bohemia)     4:01

Recorded in Velbasta∂ 4th of February 1959. 9 of 23 verses. Petra Bergit Mikkelsen (b. 1914) from Velbasta∂ leads. In the year 1205 the new Danish king, Valdemar the Victorious, was married to a princess from Bohemia called Dragomir. In Danish her name became Dagmar. In this particular ballad princess Dagmar's mother gives her advice before she goes to Denmark to marry the king. She is to ask for tax exemption for the peasants and also that her uncle, bishop Valdemar, be released from prison. Dagmar asks for this as her wedding morning gift. The king is unwilling to give the bishop his freedom, but he gives in. Dagmar takes good care of the released man and asks him not to try to take revenge.

14. Dronning Dagmars død (La mort de la reine Dagmar).     3’42’’
Enregistré à Velbasta∂ le 4 février 1959, 11 des 39 vers sont chantés. Dion Dalsgar∂ (1909-1984) de Velbasta∂ mène le chant. La reine Dagmar du Danemark , sur le point d’accoucher, fait chercher les sages-femmes pour la soulager mais ses douleurs empirent et elle envoie chercher le roi. Quand il arrive, Dagmar est déjà morte. Dans sa souffrance, il prie pour qu’elle puisse revenir à la vie. Elle se réveille quelques instants pour exprimer ses derniers souhaits. Elle lui demande de bien veiller sur leur enfant et de libérer tous les prisonniers. Elle le conseille aussi sur sa prochaine femme. Puis les cloches du paradis l’appellent.

14. Dronning Dagmars død (The death of Queen Dagmar)     3:42
Recorded in Velbasta∂ 4th of February 1959. 11 of 39 verses. Dion Dalsgar∂ (1909-1984) from Velbasta∂ leads.
Queen Dagmar of Denmark is in childbed and sends for women to relieve her pain, but she gets worse and sends for the king. When he arrives Dagmar is already dead. In his sorrow he prays that she may come to life again. She wakes up for a short while and tells him her last wishes. She asks him to look after their child and to release all prisoners, and she also gives him advice about whom to marry after her. Then the bells of heaven ring for her.


15. Der bor en Jarl i Engeland (Un comte vit en Angleterre).     2’18’’

Enregistré à Strendur le 8 Août 1999, 5 vers sur 127 sont chantés par Símun Rasmussen (né en 1933) de Strendur.
Benedit tombe amoureux de la fille du roi Magnus et devient son amant. Un jeune serviteur le rapporte au roi qui décide de faire tuer Benedit. La reine et la princesse supplient le roi de le laisser sauf, mais il est décapité. Le frère de Benedit, Edmund, l’apprend et vient venger son frère. Il tue le roi et emmène le corps de son frère. La princesse meurt de chagrin.

15. Der bor en Jarl i Engeland (An Earl lives in England)     2:18

Recorded in Strendur 8th of August 1999. 5 of 127 verses. Símun Rasmussen (b. 1933) from Strendur chants.
Benedit falls in love with King Magnus' daughter and becomes her lover. A servant boy tells the king, who decides to have Benedit killed for this. Both the queen and the princess beg for his life, but the king has him beheaded. Benedit's brother, Edmund, is told and arrives to take revenge. He kills the king and takes his brother's body with him. The princess dies of grief.

16. De legte Guldtavl ved breden Bord (Ils jouaient avec des échecs d’or).    2’06”
Enregistré à Strendur le 8 août 1999. 5 des 200 vers sont chantés par Símun Rasmussen (né en 1933) de Strendur.
Valborg est fiancée au chevalier Aksel Thordsøn depuis sa petite enfance. Lorsqu’elle est adulte, ils renouvellent cette promesse par un serment mutuel. Hågen, le fils du roi, demande Valborg en ma­riage qui refuse, par amour pour Aksel. Un moine conseille à Hågen de les convoquer tous les deux à l’église et de leur faire rompre leur serment, car ils sont membres trop proches d’une même famille et ont la même marraine. Valborg est fiancée à Hågen. Aksel et Hågen doivent partir à la guerre, combattre côte à côte. Hågen tombe dans la bataille, Aksel le venge et se fait tuer lui aussi. Valborg rentre au couvent après avoir légué tous ses biens.

16. De legte Guldtavl ved breden Bord (They played golden chess)     2:06
Recorded at Strendur 8th of August 1999. 5 of 200 verses. Símun Rasmussen (b. 1933) from Strendur chants.
Valborg is betrothed to the knight Aksel Thordsøn as a child. When she is grown up they pledge their troth. Hågen, the king's son, proposes to Valborg who refuses for Aksel's sake. A monk advises Hågen to summon them to church where they must retract their pledge because they are too closely related and have the same godmother. Valborg is betrothed to Hågen. Aksel and Hågen must go to war, both of them on the same side, and Hågen falls in battle. Aksel avenges him and is killed, too. Valborg enters a convent after giving away all her possessions.

17. Fisken tager sin Føde i Vand . (Le poisson trouve sa nourriture dans l’eau).    3’17”
Enregistré à Gøta le 31 Janvier 1959. 9 des 43 vers sont chantés. Pól Gregersen (1924-1985) mène le chant. Esbern part en croisade vers Jérusalem et son voyage dure dix-huit ans. A son retour, il voit que sa femme a été très fidèle, et pour la première fois il voit leur fille, née peu après son départ pour la Terre sainte.

17. Fisken tager sin Føde i Vand (The Fish takes it's food in water)     3:17

Recorded in Gøta 31st of January 1959. 9 of 43 verses. Pól Gregersen (1924-1985) leads.
Esbern goes on a crusade to the holy city of Jerusalem, a journey which lasts eighteen years. When he comes back he can see that his wife has been very faithful, and for the first time he meets their daughter, who was born shortly after he had left for the holy land.

18. Der gaar Dans paa Ribergade (Il y a des danses dans les rues de Ribe).    2’48”

Enregistré à Nólsoy le 28 janvier 1959. 8 des 20 vers sont chantés. Sigmund Danielsen (í Lon) (1905-1988) de Nólsoy mène le chant.
Une danse est organisée le long du pont de Ribe et de nombreux chevaliers du roi s’y rendent. Fina­lement, Ranild Lange les y rejoint. Il chante et conduit la danse. Une fille s’avance vers lui, se déclare sa fiancée puis rejoint la danse. Ils dansent tout en s’éloignant vers le château avec des épées cachées sous leurs vêtements : ainsi ils s’emparent du château.
Comme on s’en rend compte à l’écoute, cette mélodie est jouée en majeur, ce qui n’est pas très courant dans les “kvæ∂i” féroïens ou les mélodies “vísa”.

18. Der gaar Dans paa Ribergade (There is dancing in the streets of Ribe)     2:48
Recorded on Nólsoy 28th of January 1959. 8 of 20 verses. Sigmund Danielsen (í Lon) (1905-1988) from Nólsoy leads.
A dance is held at the bridge of Ribe, and a number of the king's knights join in. Finally Ranild Lange joins them, too. He signs and conducts the dance. A girl steps up to him and plights him her troth, and then joins in the dance. They dance their way into the castle with swords hidden under their clothes, and thus they capture the castle.
As can be heard, this melody is in major key, which is not customary in the Faroese "kvæ∂i"- or "vísa"-melodies.

19. Kong Hans (Le mariage du Roi Hans)    5’02”
Enregistré à Sumba le 9 février 1959. 9 des 40 vers sont chantés. Edvard Jacobsen (1923-1992) de Sumba mène le chant.
Le Roi Hans du Danemark envoie Erik Ottesen avec une suite à l’étranger pour demander en mariage la fille d’un duc. Les hommes délivrent leur message, mais ils attendent la réponse longtemps, sans être même autorisés à rencontrer la future fiancée. Finalement la réponse sera jouée aux dés. Erik gagne et l’escorte du roi peut rentrer avec la fiancée.
Le mariage ayant eu lieu en 1478. Cette ballade est ce qu’on appelle une ballade historique.
    Durée totale CD2 : 53’50’’

19. Kong Hans (The wedding of King Hans)     5:02
Recorded in Sumba 9th of February 1959. 9 of 40 verses. Edvard Jacobsen (1923-1992) from Sumba leads.
King Hans of Denmark sends Erik Ottesen and his retainers tabroad to propose to a duke's daughter on his behalf. The men deliver their message, but they must wait a long time for an answer, and in the meantime they are not allowed to see the bride-to-be. Finally the answer is decided by throwing dice. Erik wins, and the king's retinue can return with his bride.
The wedding was held in 1478; the ballad is a so-called historical ballad.
    In total CD2: 53:50

Producteurs : Kári Sverrisson, Kristian Blak et Svend Højgaard
Mastering : Jónhe∂in Tróndheim / Enregistrements : Jógvan Ger∂alí∂ CD2 : 5-6
Une expédition de recherche scandinave (droits d’auteur : The Swedish Broadcasting Corporation) : CD1 : 1-9, 19-20, CD2 : 1-2, 9-14, 17-19.
Kári Sverrisson : CD1 :10-18, CD2 :3-4,7-8,15-16.
Producers: Kári Sverrisson, Kristian Blak and Svend Højgaard.
Master: by Jónhe∂in Tróndheim. / Recordings: Jógvan Ger∂alí∂: CD 2: 5-6
A joint Scandinavian research expedition (copyright: The Swedish Broadcasting Corporation): CD 1: 1-9, 19-20 CD 2: 1-2, 9-14, 17-19
Kári Sverrisson: CD 1: 10-18 CD 2: 3-4, 7-8, 15-16
Publication pour le monde entier Frémeaux & Associés, France,© (p) 2002 Frémeaux & Associés, France, et Tutl Record Company, Les îles Féroé.Tous droits réservés. Reproduction et extraits sont interdits par les lois en vigueur et passibles de poursuites .
www.fremeaux.com et www.tutl.com
Published Worldwide by Frémeaux & Associés, France. © (p) 2002 Frémeaux & Associés, France, and Tutl Record Company, Faroe Islands. All Rights Reserved. Unauthorized Reproduction/Sampling is a violation of applicable laws and subject to criminal prosecution.


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Photo de couverture : Kari Sverrisson. Les photos de 1912 : P. Hansen, Brabrand, Danemark.
Front cover photograph: Kári Sverrisson. The photographs from 1912: P. Hansen, Brabrand, Denmark.



1er CD (en Féroïen).
"Kvæ∂i" (ballades héroïques Féroïen), “Visa” et “Táttur”.
1st CD (Faroese language)
"Kvæ∂i" (heroic ballads in the Faroese tongue), “Visa” and “Táttur”.


1. Regin Smi∂ur (Regin le forgeron).    7’28”
1. Regin Smi∂ur (Regin the smith)     7:28

2. Runsivals strí∂i∂ (La bataille de Ronceveaux).     2’44''
2. Runsivals strí∂i∂ (The battle of Roncevaller)     2:44

3. Finnur hin Frí∂i (Le beau Finnur).     3’09’’
3. Finnur hin Frí∂i (Finnur the handsome)    3:09

4. Harpu ríma (Les deux sœurs).     8’16’’
4. Harpu ríma (The Two Sisters)     8:16

5. Jákup á Møn.     6’17’’
5. Jákup á Møn     6:17

6. Leivs kvæ∂i.     6’37’’
6. Leivs kvæ∂i     6:37

7. Kjartan Ólavsson.     2’28’’
7. Kjartan Ólavsson     2:28

8. Ragnar lykkja (La boucle de Ragnar).     3’08’’
8. Ragnar lykkja (Ragnar loop)     3:08

“Skjaldur”
9. Rura, rura barni∂ (Dors mon enfant, dors).     0’35’’
9. Rura, rura barni∂ (Lull, lull, the baby)     0:35


10. Dansa, dansa, deiga (Danse, danse et rebondis).     0’22’’
10. Dansa, dansa, deiga (Dance, dance, bouncing)     0:22

11. Krákan situr á brunni (le corbeau s’est posé sur le puit).     1’01’’
11. Krákan situr á brunni (The crow sits on a well)     1:01

12. Oman kemur lundin av bakka (Le macareux descend de la falaise).     0’28’’
12. Oman kemur lundin av bakka (Down comes the puffin from the cliff)     0:28

13. Fiskimásin hækkar og lækkar (Le goéland argenté s’envole et chute).    0’15’’
13. Fiskimásin hækkar og lækkar (The herring gull rises and falls)     0:15

14. Oman kemur gr´yla fra gørdum (Au bout de la digue surgit le Gr´yla).     0’17’’
14. Oman kemur gr´yla frá gør∂um (Down from the dykes comes the Gr´yla)     0:17

15. Rógva út á krabbasker (Ramez jusqu’au rocher du crabe)    0’34’’
15. Rógva út á krabbasker (Row out to crab rock)     0:34

16. Kettan liggur í durunum dey∂ (Le chat est mort devant la porte).     0’36’’
16. Kettan liggur í durunum dey∂ (The cat lies dead at the door)     0:36

Danse d’enfants / Children’s dancing
17. Huldugentan (La fille fée).     3’57’’
17. Huldugentan (The fairy girl)     3:57

18. Tá eg ver∂i stórur (Quand je serai grand).     3'34’’
18. Tá eg ver∂i stórur (When I grow up)     3:34

Danses jouées / Dancing games
19. Rí∂a Ediling (Chevauche, gentilhomme).     2’52’’
19. Rí∂a Ediling (Ride noble man)     2:52

Chants cumulatifs / Accumulative song
20. Mær gav sankta...


2ème CD (en Danois).
“Kingosálmar” (Hymnes)
2nd CD (Danish language)
"Kingosálmar" (Hymns)

1. Lov og Tak og evig Ære     
(Grâces, Louanges et Gloire éternelle) (Thomas Kingo/Mélodie de Saksun)     3’33’’
1. Lov og Tak og evig Ære     
(Praise and thanks and everlasting glory) (Thomas Kingo/Melody from Saksun)     3:33

2. Gud Helligænd ! i Tro Os lær (Dieu, Esprit Saint, enseigne-nous la foi)     
(B.Ringwaldt 1581/Søren Jonæsøn 1893/Melody de Saksun).     2’22’’
2. Gud Helligaand! i Tro Os lær (God, Holy Ghost in Faith us teach)     
(B. Ringwaldt 1581/Søren Jonæsøn 1693/Melody from Saksun)     2:22

3. Herre Jesu Christ, sand Mennisk og Gud (Seigneur Jésus Christ véritable Homme et Dieu)     
(Paul Eber 1557/Rasmus Katholm/ Mélodie de Tjørnuvík).     1’16’’
3. Herre Jesu Christ, sand Mennisk og Gud (Lord Jesus Christ, true Man and God)     
(Paul Eber 1557/Rasmus Katholm/Melody from Tjørnuvík)     1:16

4. O, kaereste Sjael, op at vaage ! (Oh âme bien-aimée, réveille-toi !).    1’18”
4. O, kæreste Sjæl, op at vaage! (Oh, dearest soul, wake up!)     
(Thomas Kingo 1689/Melody from Tjørnuvík)     1:18

5. Synden gør Mennisken Blind og Lam (Le péché rend l’Homme aveugle et faible)     
(M.H Thomisson/mélodie de Tjørnuvík).     1’54’’
5. Synden gør Mennisken Blind og Lam (Sin makes Man blind and lame)     
(M. H. Thomissøn/Melody from Tjørnuvík)     1:54

6. Nu flyer jeg til Din Naade (Maintenant je m’envole vers ta Pitié)     
(M.H Thomissøn/mélodie de Tjørnuvík).     2’17’’
6. Nu flyer jeg til Din Naade (Now I flee to Thy Mercy)     
(M.H. Thomissøn/Melody from Tjørnuvík)     2:17

7. Herre Jesu Christ, min Frelser Du est ( Seigneur Jésus Christ, tu es mon Sauveur)    
(Hans Christensen Sthen 1659/Mélodie de Strendur).     2’12’’
7. Herre Jesu Christ, min Frelser Du est (Lord Jesus Christ, my Saviour thou are)     
(Hans Christensen Sthen 1659/Melody from Strendur)     2:12

8. O kære Sjæl, frygt aldrig mer (Oh chère âme, ne crains plus)    
(Thomas Kingo 1699/melodie de Strendur).     2’11’’
8. O kære Sjæl, frygt aldrig mer (Oh, dear Soul, fear nevermore)     
(Thomas Kingo 1699/Melody from Strendur)     2:11

9. Jeg raader Eder alle (Je vous conseille tous). (Poète inconnu 1569/Mélodie de Gøta).     5’16’’
9. Jeg raader Eder alle (I advise you all) (Unknown poet 1569/Melody from Gøta)     5:16

10. Hertugen red fra Kolding By (Le Duc est parti à cheval de la cité de Kolding).     1’57’’
10. Hertugen red fra Kolding By (The Duke rode from Kolding town)     1:57

11. Jeg ser saa mangt et Orlogskib (Je vois tant de guerriers).    2’32’’
11. Jeg ser saa mangt et Orlogskib (I see so many man-of-wars)     2:32

12. Fru Ingeborg havde de brødre Tre (Dame Ingeborg avait trois frères).     3’47’’
12. Fru Ingeborg havde de Brødre Tre (Lady Ingeborg had three brothers)     3:47

13. Bøhmerlandsdronningen (La Reine de Bohème).     4’01’’
13. Bøhmerlandsdronningen (The Queen of Bohemia)     4:01

14. Dronning Dagmars død (La mort de la reine Dagmar).     3’42’’
14. Dronning Dagmars død (The death of Queen Dagmar)     3:42

15. Der bor en Jarl i Engeland (Un comte vit en Angleterre).     2’18’’
15. Der bor en Jarl i Engeland (An Earl lives in England)     2:18

16. De legte Guldtavl ved breden Bord (Ils jouaient avec des échecs d’or).    2’06”
16. De legte Guldtavl ved breden Bord (They played golden chess)     2:06

17. Fisken tager sin Føde i Vand . (Le poisson trouve sa nourriture dans l’eau).    3’17
17. Fisken tager sin Føde i Vand (The Fish takes it's food in water)     3:17

18. Der gaar Dans paa Ribergade (Il y a des danses dans les rues de Ribe).    2’48”
18. Der gaar Dans paa Ribergade (There is dancing in the streets of Ribe)     2:48

19. Kong Hans (Le mariage du Roi Hans)    5’02”
19. Kong Hans (The wedding of King Hans)     5:02


Les Iles Féroe, perdues dans l’Atlantique Nord, présentent les conditions caractéristiques d’une culture à la fois identitaire et ouverte sur un métissage extérieur de par leur caractère maritime.
Frémeaux & Associés et Tutl travaillent depuis quatre ans à la présentation d’un panorama des musiques traditionnelles des 50 dernières années.
Situated far off in the midst of the North Atlantic, the Faroe Islands provide the environment for a unique and distinctive culture that, due to its maritime character, is also constantly open to outside influences and cultural interchange. For four years, Frémeaux & Associés and Tutl have been working on this panoramic presentation of traditional Faroese music of the past 50 years.






Extract Track Author Duration
CD 1
 
01 REGIN SMIDUR (REGIN LE FORGERON) - THOMSEN 07'28
 
02 RUNSIVALS STRDID (LA BATAILLE DE RONCEVEAUX) - VID 02'44
 
03 FINNUR HIN FRIDI (LE BAU FINNUR) - PEDERSEN 03'09
 
04 HARPU RIMA (LES DEUX SOEURS) - JACOBSEN 08'16
 
05 JAKUP A MON - DANIELSEN 06'17
 
06 LEIVS KVAEDI - HUSGARD 06'37
 
07 KJARTAN OLAVSSON - VID 02'28
 
08 RAGNAR LYKKJA - VID 03'08
09 RURA RURA BARNID (DORS MON ENFANT DORS) - TRONDARSON 00'35
10 DANSA DANSA DEIGA (DANSE DANSE ET REBONDIS) - TRONDARSON 00'22
 
11 KRAHAN SITUR A BRUNNI (LE CORBEAU S EST POSE SUR L - LARSEN 01'01
12 OMAN KEMUR LUNDIN AV BAKKA - MAGNUSSEN 00'28
13 FISKIMASIN HAEKKAR OG LAEKKAR - MAGNUSSEN 00'15
14 OMAN KEMUR GRYLA FRA GORDUM - MAGNUSSEN 00'17
15 ROGVA UT A KRABBASKER - DAVIDSEN 00'34
16 KETTAN LIGGUR I DURUNUM DEYD - DAVIDSEN 00'36
 
17 HULDUGENTAN - GREGSERSEN 03'58
 
18 TA EG VERDI STORUR - DANIELSEN 03'33
 
19 RIDA EDILING (CHEVAUCHE GENTILHOMME) 02'52
 
20 MAER GAV SANKTA MORTAN - HANSEN 09'10
CD 2
 
01 LOV OG TAK OG EVIG AERE - MAGNUSSEN 03'33
 
02 GUD HELLIGAAND I TRO OS LAER - THOMASSEN 02'22
 
03 HERRE JESU CHRIST SAND MENNISK OG GUD - MAGNUSSEN 01'16
 
04 O KAERESTE SJAEL OP AT VAAGE - MAGNUSSEN 01'18
 
05 SYNDEN GOR MENNISKEN BLIND OG LAM - MAGNUSSEN 01'54
 
06 NU FLYER JEG TI DIN NAADE - TJORNUVIK GROUPE 02'17
 
07 HERRE JESU CHRIST MIN FRELSER DU EST - RASMUSSEN 02'12
 
08 O KAERE SJAEL FRYGT ALDRIG MER - RASMUSSEN 02'11
 
09 JEG RAADER EDER ALLE 05'15
 
10 HERTUGEN RED FRA KOLDING BY - ANDREASEN 01'57
 
11 JEG SER SAA MANGT ET ORLOGSKIB - VID 02'32
 
12 FRU INGEBORG HAVDE DE BRODRE TRE - VID 03'47
 
13 BOHMERLANDSDRONNINGEN - MIKKELSEN 04'01
 
14 DRONNING DAGMARS DOD - MIKKELSEN 03'42
 
15 DER BOR EN JARL I ENGELAND - RASMUSSEN 02'18
 
16 DE LEGTE GULDTAVL VER BREDEN BORD - RASMUSSEN 02'06
 
17 FISKEN TAGER SIN FODE I VAND - GREGERSEN 03'18
 
18 DER GAAR DANS PAA RIBERGADE - GREGERSEN 02'48
 
19 KONG HANS - JACOBSEN 05'02
"Faroe Islands" par Trad Mag

“Frémeaux s’est associé avec le seul label des îles, Tutl, pour concocter ce double CD extrêmement riche et accompagné d’un excellent livret. Un bout d’une Scandinavie lointaine, un témoignage rare, des enregistrements difficilement accessibles autrement, une danse rythmée par les pieds, portée par le choeur des danseurs, lancée par les leaders : une force tranquille, nordique. Une expérience.“ TRAD MAG




"Faroe Islands" par Dirty Linen

“The faroese have preserved some very old songs, as the excellent notes that accompany this two-CD set elucidate.“ DIRTY LINEN




« Îles Féroé » par Le Monde de la Musique

Province autonome de Danemark, situées entre la Norvège, l’Islande et l’Ecosse, les îles Féroé constituent un archipel habité à partir du VIIe siècle d’une population en provenance d’Irlande, puis au IXe siècle par les colons norvégiens. La pratique instrumentale est presque absente de la musique traditionnelle locale dont les paroles font pourtant explicitement référence à la harpe, au tambour et au tympanon. Une particularité qui témoigne de l’étonnante aptitude de cette communauté isolée à nourrir son imaginaire de réalités lointaines. Ainsi les ballades héroïques Kvœedi peuvent emprunter au mythe du Niebelung tout comme au personnage de Charlemagne. Ces ballades héroïques, les ballades populaires en danois (visur) et les chants satiriques en féroïen (tœtti) servent à la danse en cercle d’origine médiévale, telle qu’un la retrouve encore en Bretagne et dans les Balkans. Elles sont animées en répons par un meneur, le chœur répondant par un unisson très relatif qui laisse paraître des écarts mélodiques spontanés.
Recueilli par la Swedish Broadcasting Corporation en 1959, le contenu du présent disque est complété par des collectages de la fin du siècle et fait l’objet d’un partenariat entre la maison Frémeaux et le label Féroïen. Ce qui nous vaut cette publication française dotée d’un abondant livret bilingue. On y découvre les différents aspects de la musique locale : chants à danser, hymnes (Kingosalmar) en danois et ballades populaires danoises, chansons pour enfants (Skjaldur) chantées en chœur ou en solo, danses d’enfants telles qu’on les entretient de nos jours pour résister à l’influence des médias.
Franck BERGEROT – LE MONDE DE LA MUSIQUE




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