LE PATRIMOINE MUSICAL GAÉLIQUE ÉCOSSAIS 1899-1959

60 YEARS OF SCOTTISH GAELIC

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Number of CDs : 2


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Remontant à plus de 2000 ans, le gaélique écossais est l’une des plus vieilles langues d’Europe. Sa langue et sa culture connurent un « revival » en fin de XIXè siècle, où il fut fleurissant et vecteur d’identification culturel. L’industrie phonographique naissante s’en fit rapidement l’écho et développa sa diffusion internationale. Les collectionneurs Bill Dean-Myatt et Nigel Barrett nous permettent de découvrir cette histoire en version originale, présentée et illustrée dans un livret d’accompagnement de 28 pages.
Patrick Frémeaux

Going back more than 2000 years, Scottish Gaelic is one of the oldest European languages. In the late 19th century there was a Scots Gaelic revival where both the language and culture of Scotland blossomed. At the time, the recently born recording industry quickly echoed this popular interest and spread it internationally. Bill Dean-Myatt and Nigel Barrett have compiled this historic collection of early Scots Gaelic recordings which includes a 28 page llustrated booklet giving historic backgrounds to each track.

DIRECTION : BILL DEAN-MYATT, NIGEL BARRETT
DROITS : FREMEAUX & ASSOCIES

CD1:

1. RODERICK MACLEOD - POSADH PUITHIR BHAIN (HIGHLAND WEDDING SONG) • 2. HUGH MACKAY - SA CHOILL UD THALL (THE ISLAND HERDMAID) • 3. ALFRED JAMES FORBES - CUMHA MHIC CRIOMAIN (LAMENT FOR MACCRIMMON) • 4. JENNY M. B. CURRIE - O TILL A LEANNAIN (RETURN MY DARLING) • 5. KENNETH MACRAE - PUIRT A BEUL (MOUTH TUNES) • 6. NORMAN MACPHAIL BLAIR - THEID MI G’AD AMHARC (I’LL COME BACK AND SEE YE) • 7. MORAG MACDONALD - EILEAN MO CHRIDH (ISLE OF MY HEART) • 8. STEWART MACINNES - AN CLUINN THU MI, MO NIGHEAN DONN (WILL YOU LISTEN TO ME, MY BROWN HAIRED MAID) • 9. JAMES C. M. CAMPBE LL - ORAN MOR MHICLEOID (MACLEOD’S GREAT SONG) • 10. JAMES C. MACPHEE - AN AIRIGH (THE SHIELING) • 11. MARGRAT DUNCAN - CHUIR LAD AN T-SUIL A PIOT; CAIRISTIONA CHAIMBEUL; A CHUR NAN GOBHAR AS A CHREIG • 12. NAN MCINNES - GAOL AN T-SEOLADAIR (LOVE OF THE SOLDIER) • 13. ANDREW R. GRINLAW - POSADH PIUTH’R IAIN BHAIN (HIGHLAND WEDDING SONG) • 14. NEIL MCLEAN - CHAILIN MHAISEACH DHONN (THE COMELY FAIR MAID) • 15. GLASGOW GAELIC CHOIR - EILEAN LEODHAIS (ISLE OF LEWIS) • 16. ANGUS WHYTE - BIRLINN CHOLLA CHIOTAICH (COLUMBA’S GALLEY) • 17. CAMPBELTOWN GAELIC CHOIR – TALADH • 18. GREENOCK GAELIC CHOIR - CAIRISTIONA CHAIMBEUL – STRATHSPEY; A CHUR NAN GOBHAR – REEL •• BONUS TRACKS • 19 . JESSIE NIVEN MCLACHAN - HO RO MO NIGHEANN DONN BHOIDHEACH (MY NUT BROWN MAIDEN) • 20. PHEMIE MARQUIS - A FAIRY’S LOVE SONG (THA MI SGITH)

CD2 :
1. MADGE CAMPBELL BROWN - A’ BHIRLINN BHARRACH (KISHMUL’S GALLEY) • 2. OBAN GAELIC CHOIR - FAR AN ROBH MI’N RAOIR • 3. HELOISE “JANE” RUSSELL-FERGUSSON - ‘A CHRUINNEAG LEACH (THE ISLAY MAIDEN) • 4. ARCHIBALD GRANT - FAGAIL BARRAIDH (LEAVING BARRA) • 5. CATHIE B. MACLEAN - SORAIDH SLAN LE FIONN-AIRIDH (FAREWELL TO FIUNARY) • 6. GLASGOW GAELIC JUNIOR CHOIR - IS TOIGH LEAM A’ GHAIDHEALTACHD • 7. DONALD MACISAAC - EILEAN MO GHAOIL (ISLE OF MY LOVE) • 8. DUNCAN MCLELLAN - PUIRT-A-BEUL; NO. 1 - A CHUR NAN GOBHAR AS A’ CHREIG; CAIRISTIONA CHAIMBEUL; MAC-A-PHIE • 9. SYDNEY MACEWAN - MAIGHDEANAN NA H’AIRIDHE (FROM “SONGS OF THE HEBRIDES”) • 10. ALLAN MACLEAN - EILEAN LEODHAIS (ISLE OF LEWIS) • 11. ALASDAIR MATHESON - FAGAIL LEODHAIS (LEAVING LEWIS) • 12. ALLAN MACRITCHIE - MHAIREAD OG (MULL FISHER’S LOVE SONG) • 13. RODERICK MACKINNON - PART 4. I SPENT THE NIGHT… [BRATACH BANA] • 14. JACK CAMPBELL - SA CHOILL UD THALL (THE ISLAND HERDMAID) • 15. MURDO FERGUSON - MO GHAOL MAIRI (MAIRI MY LOVE) • 16. JOHN “HODDAN” MACDONALD - TARBH UR AN “A.I.” (LITTLE CALUM) • 17. ANGUS C. MACLEOD - A CHALUM BHIG • 18. HUGH MACQUEEN - MO RUN AIR NA MARAICHEAN (MY LATE LOVE) • 19. KITTY MACLEOD - LEODHAS MO GHRAIDH (DEAR ISLE OF LEWIS) • 20. NA H-EILTHIRICH - THUG-O-LATHAIL O-HORO (JACOBITE)
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60 Years of Scottish Gaelic FA 5359

60 Years of SCOTTISH GAELIC

Le Patrimoine Musical Gaélique Écossais
1899-1959

Gaelic Recording Vocalists and National Mòd Gold Medalists

Jessie Niven MacLachlan - Roderick MacLeod - Hugh MacKay - Alfred James Forbes - Jennie M. B. Currie - Kenneth MacRae - Norman MacPhail Blair - Morag Mac-Donald - Stewart MacInnes - James C. M. Campbell - James - C. MacPhee - Margrat Duncan - Nan MacInnes - Andrew Grinlaw - Neil Maclean - Glasgow Gaelic Choir - Angus Whyte - Campbeltown Gaelic Choir - Greenock Gaelic Choir - Madge Campbell Brown - Oban Gaelic Choir - Heloise Russell-Ferguson - Archie Grant - Cathie B. Maclean - Glasgow Gaelic Junior Choir - Donald MacIsaac - Duncan MacLellan - Father Sydney MacEwan - Allan MacLean - Alasdair Matheson - Allan J. Ritchie - Roderick MacKinnon - Jack Campbell - Murdo Ferguson - John “Hoddan” MacDonald - Angus C. MacLeod - Hugh MacQueen - Kitty MacLeod - Na H-Eil Thirich



Soixante ans de chants gaéliques d’Ecosse
1899-1959


Le gaélique écossais – un bref aperçu
Le gaélique écossais, dont les racines remontent à plus de 2000 ans, est l’une des plus vieilles langues d’Europe. Il est de la même famille linguistique que l’Erse (parlé en Irlande) et le Manx (parlé dans l’Ile de Man). Bien qu’en déclin depuis la défaite de Charles Edouard Stuart à la bataille de Culloden près d’Inverness, en 1746, la langue connaîtra un regain de vitalité à la fin du XIXe siècle. Plusieurs facteurs ont concouru à ce « revival » celtique.

Tout d’abord, en 1891, la formation de An Comunn Gàidhealach (Gaelic Association), fondée pour promouvoir la langue gaélique et, de là, la musique, l’éducation, le travail envers la jeunesse, l’édition et le théâtre.

Dès l’année suivante et sous l’égide d’An Comunn Gàidhealach, un festival annuel itinérant est créé pour célébrer la culture gaélique, le Mòd, dont la première édition a lieu à Oban dans la région d’Argyll. Il se déroulera chaque année dans une ville différente et donne lieu, entre autres, à un concours de chant gaélique où ont été consacrés presque tous les chanteurs présents dans cette anthologie.

En 1899, avec l’arrivée à Glasgow de Fred -Gaisberg de la « Gramophone Company », qui deviendra plus tard « His Master’s Voice », est produit le premier enregistrement de disque en gaélique (sous forme de cylindre). Durant les soixante années suivantes, 300 disques en gaéliques y sont enregistrés, dont on trouve une sélection dans le présent coffret.

Enfin, An Comunn engage dès 1922 un travail de pression auprès de la BBC pour une diffusion plus importante de musique gaélique, mais aussi de dramatiques (théâtre radiophonique), d’informations et d’entretiens. Cet effort de diffusion se développera dès 1923, avec la nomination à la tête des programmes Gaéliques de la BBC de Neil MacLean (Médaille d’or du Mòd 1921).

Bien que les grandes vedettes de la musique gaélique du XXe siècle restent méconnues en Angleterre, quelques célèbres chanteurs gaéliques s’y sont représentés et ont contribué à faire mieux connaître leur art, comme Kenneth MacRae au sein de l’orchestre de bal du célèbre Jack Hylton. D’autres, comme Margrat Duncan d’Islay et James C. M. Campbell ont vécu et travaillé à Londres.

L’édition de partitions de musique a également contribué à répandre la culture gaélique. Elle est le fruit du travail de deux personnes en -par-ticulier : Archibald Ferguson et Marjorie Kennedy-Fraser.

Chef du chœur de St. Colomba Church à Glasgow, Archibald Ferguson publia dès la fin du XIXè siècle des recueils d’arrangements pour chœurs de chansons gaéliques intitulés The St. Columba Collection of Gaelic Songs. Les chansons de ce recueil ont souvent été chantées par des chœurs lors des éditions du festival Mòd et ont inspiré plusieurs enregistrements sur disques.

Marjorie Kennedy-Fraser (1857-1930) est connue pour la qualité de ses arrangements vocaux de traditionnels gaéliques ainsi que pour ses compo-sitions inspirées par les poètes, bardes et chansonniers anciens et modernes. Native de Perth, Kennedy-Fraser n’a pas reçu, enfant, d’éducation gaélique, mais elle a participé à la diffusion de la musique gaélique par son édition – en collaboration avec le Révérend Kenneth MacLeod (1871-1954) – des Songs of the Hebrides, recueils de chansons collectées lors de ses nombreux voyages dans les Îles Hébrides, puis transcrites et arrangées par ses soins. L’influence de ces recueils a été telle que des arrangements en anglais ont été enregistrés par d’importants artistes écossais, comme Robert Wilson (1907-1964) ou le fameux Glasgow Orpheus Choir dirigé par Sir Hugh Robertson (1874-1952).

L’attrait de la musique gaélique, enfin, s’est répandu également dans l’Empire britannique et le Commonwealth, au gré des vagues migratoires importantes vers l’Australie, la Nouvelle-Zélande ainsi qu’à Cap Breton (Canada).


Les artistes présents dans cette anthologie
1. Roderick MacLeod (Elphin, Sutherland, 1848 – 1935)
Ses deux frères et lui ont tous remporté la Médaille d’or du Mòd, avant la Première Guerre mondiale (Roderick remporte la sienne en 1894 au Mòd d’Oban). Roderick MacLeod est la première vedette populaire gaélique et a enregistré un nombre impressionnant de disques : plus de 35 références. Outre les chansons traditionnelles gaéliques, il a enregistré dans cette langue des succès du music-hall anglais comme Stop Yer Tickling Jock et Where Did You Get That Hat. Accompagné par sa fille, il a bâti sa réputation en chantant dans l’ensemble des villes d’Ecosse, des grandes villes comme Glasgow aux plus modestes. Puis il s’est installé à Inverness, où il a été drapier.

Roderick MacLeod devint plus tard le mentor et professeur d’un autre grand nom de la chanson gaélique, Kenny MacRae, alors âgé de onze ans tout juste arrivé des Etats-Unis où il était né en 1890.

Le répertoire de Roderick MacLeod était vaste et il a même enregistré des hymnes gaéliques pour le label His Master’s Voice – alors que ses premiers enregistrements avaient été réalisés par Columbia Rena.

2. Hugh MacKay, de Dornoch (1889-1963)
Lauréat de la Médaille d’or du Mòd de 1912, Hugh MacKay a enregistré pour Pathé Actuelle
et Parlophone. Il fut quelques temps en son jeune âge l’élève du gallois Tom Davies mais il sera victime, plus tard, de la polio et se consacrera beaucoup au cyclisme pour recouvrer la santé. Devenu tailleur, il enseignera également la musique et jouait de la flûte sur un répertoire essentiellement issu des Songs of the Hebrides. On sent d’ailleurs l’influence des arrangements de Kennedy-Fraser dans nombre de ses enregistrements.

Sa réputation est telle qu’en 1925 Hugh MacKay chante pour le roi Georges V puis effectue une tournée en Angleterre en 1937 avec son groupe (Hugh’s Concert Party) sous l’égide de la Art League of Service. Il devient ensuite agriculteur en Essex, où il finira ses jours.

3. Alfred James Forbes, de Dundee (Dundee,1884 – Dundee, 1965)
Le gaélique n’était pas la langue maternelle -d’Alfred J. Forbes, qui a pourtant eu une longue carrière de chanteur en cette langue, notamment au sein des Chœurs de Dundee. La question de la langue maternelle était une préoccupation d’An Cumunn. Dans la région de Dundee, l’association a imposé en 1922 un quota de chanteurs gaéliques de langue maternelle de façon à essayer d’empêcher les chœurs non-gaéliques de remporter le prestigieux Premier prix de choral du trophée « Lovat & Tullibardine ».

Alfred Forbes n’a pas gravé beaucoup de 78 tours en Gaélique, la plupart de ses enregistrements étant chantés en anglais. D’une famille de vendeurs d’instruments de musique, Forbes était accordeur de piano – métier dont il avait fait l’apprentissage en Inde dans sa jeunesse. Les enregistrements de ce chanteur à l’allure de lutteur ont en partie survécu au temps mais sont rares à trouver de nos jours.

4. Jennie M. B. Currie (vers 1895 à Ford, Argyll – 1973)
Native de Ford, Jennie M. B. Currie épouse Neil MacLean en 1927. A partir de 1936, le couple s’installe à Dunoon, où Neil est enseignant, avant de prendre sa retraite à Cults (banlieue d’Aberdeen). Jennie était à la fois célèbre pour ses talents de chanteuse et réputée en tant que pianiste. Elle accompagne son mari dans plusieurs de ses disques, mais a également enregistré sous son seul nom en piano solo des disques de musiques de danses traditionnelles écos-saises.

5. Kenneth MacRae (Pittsburgh, USA, 1890 – 1978)
Kenneth MacRae est l’un des plus grands chanteurs gaéliques et a eu une carrière d’une longévité exceptionnelle. Agé de 85 ans, on pouvait encore l’entendre chanter au Mòd de 1976 à Aberdeen. Son importance était telle qu’on a qualifié Kenneth MacRae de « Caruso Gaélique » et, de fait, MacRae a suivi quelques cours d’opéra en Italie.

Il n’a que 12 ans lorsqu’il remporte la Junior Mòd Medal et devient ainsi connu du public. Dynamique et doté d’une ample voix de baryton, sa réputation croît rapidement. Ses études achevées, il travaille comme clerc, puis accompagne Scott Skinner – violoniste écossais surnommé « roi du Strathspey » – qui lui prodigue le conseil de « ne jamais faire attendre le public ». Pendant quelques temps MacRae est employé à la fonderie d’aluminium Kinlochleven, ce qui ne l’empêche par de remporter la Médaille d’or du Mòd en 1920. Membre du Kinlochleven Choir, il commence à enregistrer sous son nom, puis tente sa chance au milieu des années 1920 à l’Alhambra Theatre de Londres, où il chante avec « Jack Hylton and his Band ». Il sera membre de la Stoll Theatre Company avant de quitter Londres pour rentrer en Ecosse où il dirigera l’Hôtel Tartan, à Edimbourg. C’est de là qu’il retrouve le chemin des studios d’enregistrement au milieu des années 1960, pour le compte de la School of Scottish Studies.

Kenneth MacRae était également connu du public depuis le début des années 1930 pour ses nombreuses émissions radiophoniques et sa participation à des tours de chants dans les hautes terres avec une autre icône de la musique gaélique, Margrat Duncan. Les deux ont d’ailleurs enregistré de célèbres duos.

6. Norman MacPhail Blair (Uddingston, 1878 – 1975)
Mieux connu en Angleterre sous le nom de Maurice Elwin, ce célèbre chanteur de groupe de danse a également fait sa réputation comme -professeur de musique. Bien que le gaélique ne soit pas sa langue maternelle, c’est dans cette langue que Blair enregistre dès 1919 ses premiers disques. Auteur de partition pour chanteurs d’orchestres de danse, Blair a également enregistré de nombreuses ballades écossaises et chansons populaires sous divers pseudonymes.

7. Morag MacDonald (alias Morag Nicdh-mohmnuill)
Nous ne savons rien d’elle, si ce n’est qu’elle a remporté la Médaille d’or du Mòd 1928 et que, maîtrisant les arrangements des Songs of the Hebrides de Kennedy-Frase, elle a enregistré des disques pour Columbia.

8. Stewart MacInnes (alias Stiubhart Mac-aonghais)
Nous ne savons rien de Stewart MacInnes si ce n’est qu’il a remporté la Médaille d’or du Mòd 1925, qui s’était tenu à Inverness.

9. James C. M. Campbell (Dornie, Kintail, 1897 – 1979)
James C. M. Campbell était le doyen du oran mhor, qui désigne de grands chants a capela.
Avant de remporter la Médaille d’or au Mòd de 1928, il avait été banquier à Londres et faisait partie du London Gaelic Choir, qui s’était représenté dans divers concerts privés à Londres et à Edimbourg. Un critique avait alors parlé de lui en ces termes : « Il allie avec talent, plein d’imagination et d’instinct dramatique, les rythmes et accents fluides des chansons gaéliques avec le ton, l’aisance et la puissance d’un concertiste classique affûté ». Il a enregistré plusieurs 78 tours pour Columbia.

10. James C. MacPhee (1905 – 1963)
Originaires de Ballachulish, côte rurale de l’ouest écossais, les trois frères MacPhee ont tous été célèbres en leur temps : Hugh n’était autre que le président d’An Comunn, également impliqué dans les émissions gaéliques de la BBC ; John était journaliste à Londres. James fut au début de sa carrière dessinateur industriel chez Bradmores, puis s’installa à Londres, en 1935, en tant que conseiller chez British Salmson Aero Engines, dont il a développé après-guerre les machines à imprimer.

Avant de s’installer en Angleterre, James avait remporté la Médaille d’or du Mòd de 1929 à Perth, ce qui avait impressionné His Master’s Voice à telle point que la compagnie l’avait engagé pour enregistrer des disques en gaélique accompagné de Frederick Stone au piano. On retrouve James C. MacPhee à Dublin, en 1930, où il enregistre un 78 tours avec le St. Columba Quartet. Homme de radio pendant plus de 30 ans, le point culminant de sa carrière restera sans doute sa prestation à à Covent Garden en 1951 dans une interprétation de peurt-a-beul dont la presse de l’époque avait fait un compte rendu enthousiaste.

11. Margrat Duncan (Île d’Islay, 1889 – 1949)
Du fait de sa voix exceptionnelle, les 78 tours qu’a enregistré Margrat Duncan font partie des plus beaux du patrimoine gaélique (elle a également enregistré en Anglais). En 1903, alors que Kenny MacRae remporte la Médaille d’or du Mòd, Margrat Duncan est la lauréate remarquée de la Junior Medal. Six ans plus tard elle remporte la Médaille d’or de l’édition du du Mòd de Stirling. Margrat, que l’on décrivait comme imposante et élégante, montait toujours sur scène dans un costume noir impeccable.

Infirmière comme ses quatre sœurs, Margrat a exercé à Twickenham. En 1923, elle est enregistrée avec un trio instrumental composé de Percy Kahn, Marjorie Hayward et Cedric Sharpe. Ses 78 tours sont aujourd’hui très recherchés par les collectionneurs.

12. Nan MacInnes
On ne sait rien de Nan MacInnes, si ce n’est qu’elle a remporté le Mòd de 1926, à Oban et qu’elle était originaire de l’île de Luing.

13. Andrew Grinlaw
On ne connaît rien d’Andrew Grinlaw, sinon qu’il était né à Bannatyne en 1897.

14. Neil Maclean (Glasgow, 1895 – 1962)
Avec à son palmarès plus de 120 disques en gaélique et en écossais, Neil Maclean est l’artiste gaélique qui a le plus enregistré. Son père, originaire de l’île de Coll et sa mère, native de Tiree, lui ont inculqué une solide éducation gaélique. Lieutenant durant la Première Guerre mondiale, Neil Maclean était en charge d’un démineur au large de la Norvège. A son retour à la vie civile, il remporte la Médaille d’or au Mòd de 1921, qui se tenait cette année-ci à Glasgow. Il est étudiant à l’Université de cette même ville, dont il sort diplômé en 1923.

En 1927, Neil Maclean épouse la pianiste et soprano Jennie M. B. Currie, avec laquelle il a déjà enregistré plusieurs disques pour Parlophone. Neil et Jennie sont le couple/duo d’artistes le plus célèbre d’Ecosse. Ils ne seront égalés que des années plus tard par le couple de Calum Kennedy et d’Anne Kenney (née Gillies).

Extrêmement prolifique, Neal Maclean a vendu plus de 100 000 exemplaires de la chanson Bonnie Strathyre, qu’il avait enregistrée en Anglais !Les discophiles le connaissent également pour des enregistrements extrêmement rares de nos jours : ses disques d’apprentissage de la langue gaélique, enregistrés pour le label Phono-Grammar en 1932, en sa qualité de diplômé de l’Université.

Entre 1924 et 1930, Neil Maclean est responsable de la BBC à Aberdeen, sur les ondes de laquelle, le 2 décembre 1924, est diffusée la première émission en langue gaélique. Sa fille, Catriona, fut également productrice sur cette même antenne.

15. Glasgow Gaelic Choir, dirigé par J. Norman MacConochie
On retrouve sur deux enregistrements de cette anthologie J. Norman MacConochie, l’un des noms les plus célèbres dans l’histoire de l’enregistrement de chœurs gaéliques. Chef d’orchestre à la longévité exceptionnelle, il dirigea le Glasgow Musical Association Choir pendant la durée record de 51 ans entre 1916 et 1967 ! Ce chœur, fondé en 1893, revendique le titre de plus ancien chœur gaélique d’Ecosse. Pendant sa carrière de plus d’un demi-siècle, il remporte à neuf reprises la Médaille d’Or du Mòd ! MacConochie est également célèbre pour de nombreux recueils de musiques populaires.

16. Angus Whyte
Lauréat de la Mé-daille d’or au Mòd de 1933 à Galsgow, le ténor Angus Whyte était également très impliqué auprès de la BBC. Il a contribué au développement des programmes -gaé-liques avant et après-guerre en col-laboration avec Hugh MacPhee, Fred Macauley et Finlay J. MacDonald, qui était alors au début de sa carrière. On peut encore voir Angus Whyte dans un reportage du magazine Gairm à la BBC au début des années 1950.

17. Campbeltown Gaelic Choir
Si l’on n’en entend sur ce titre que la composante féminine, le Chœur était réputé pour la totalité de sa formation, qui a remporté le Trophée Lovat du Mòd à quinze reprises entre 1930 et 1966, principalement sous la direction de Malcolm Mac-Callum. On peut voir le Campbeltown Gaelic Choir dans un film de 1959 avec Bill Travers intitulé The Bridal Path.

18. Greenock Gaelic Choir
On connaît son chef d’orchestre, Ian A. Mac-Donald, par un article du début des années 1950 dans le magazine gaélique Gairm. Cette publication avait été fondée par des fervents experts en culture gaélique : le linguiste Prof. Thomson et
le professeur/homme de radio Finlay J. Mac-Donald.

Bonus
Les deux pistes suivantes ont été intégrées à cette anthologie au regard de leur extraordinaire importance historique. Malgré un minutieux travail de studio, nous n’avons pu améliorer la qualité sonore de ces enregistrements extrêmement rares, vieux de plus de
90 ans.

19. Jessie Niven MacLachlan (Oban, 18 juin 1866 – 1916)
Restée dans les mémoires pour être grande et belle, cette chanteuse avait retenu l’attention de la Reine Victoria qui, en 1892, l’invita à chanter au Château de Balmoral. En guise de remerciement la Reine lui fit don d’un bracelet de diamants. Par la suite, Jessie se produisit dans les colonies de l’Empire britannique. Elle épouse son accompagnateur, Robert Buchanan, également professeur de musique. Ses enregistrements réalisés par Fred Gaisberg à Glasgow – dont sont issus le présent titre – sont d’une grande importance historique puisqu’il s’agit des toutes premières chansons gaéliques jamais éditées sur cylindre. Malheureusement, Jessie MacLachlan meurt à peine âgée de 50 ans, en 1916.

20. Euphemia « Phemie » Marquis MacDonald (Oidheag nic Mharcus) (Glenorchy 1894-1967)
On sait d’elle qu’elle enregistra pour His Master’s Voice en 1918 au Studio Hayes, Blyth Road, la version de A Fairy’s Love Song arrangée par Kennedy-Frasier dans ses Songs from the Hebrides. Elle fait partie des premiers membres de la Glasgow Gaelic Music Association et a participé à plusieurs concerts organisés par celle-ci.

21. Madge Campbell Brown
Originaire de Lochgilphead, dans la région d’Argyll, Madge Campbell Brown remporta la Médaille d’or au Mòd de Glasgow en 1933. Elle fut ensuite membre de l’Edinburgh Gaelic Choir. Elle n’enregistra en studio qu’une seule fois en septembre 1933 mais on sait que 25 ans plus tard, en 1958, elle se produisait toujours en concert.

22. Oban Gaelic Choir
Ce chœur a été dirigé pendant de nombreuses années par John MacDonald, qui avait participé au premier Mòd de 1892. MacDonald est également un compositeur à qui l’on doit plusieurs chansons populaires en gaélique. Le Oban Gaelic Choir a remporté la Coupe Lovat à deux reprises en 1923 et en 1926. Cette même année 1926, le chœur introduit l’idée d’une compétition au Mòd spécifique pour les chorales rurales.

23. Heloise Russell-Ferguson (Appin, 1896 – 1970)
Heloise Russel-Ferguson s’accompagnait de son clarsach lorsqu’elle interprétait ses chansons. Installée à Glasgow, on peut la rattacher à l’école de renaissance du gaélique initiée par Marjorie Kennedy-Fraser. Dans toute la Grande Bretagne et jusqu’en Europe continentale, Heloise donnait des récitals de chants des îles Hébrides. Son répertoire comportait également des puirt-a-beul (voir note 3). Interprète prolifique, ses concerts ont connu un bon accueil critique, particulièrement ses interprétations de la chanson Land of Heart’s Desire qui semblait être sa plus connue. Outre ses tournées, elle participait à des émissions de la BBC Ecossaise. Lors d’une représentation en Hollande, elle donnera la passion de la chanson gaélique et du clarsach à une spectatrice néerlandaise, Lue Montigny, qui ira jusqu’à apprendra le gaélique et la harpe, à son instar.

24. Archie Grant (Lenzie, 1902 – 1991)
Alors qu’il a déjà 7 ans, sa famille s’installe dans l’île de Skye, où Archie adopte le gaélique comme langue maternelle – avant de réapprendre l’anglais en déménageant dans les terres à la fin de son adolescence. Bien qu’autodidacte, Archie Grant remporte la Médaille d’or du Mòd de 1931 ainsi que dans diverses compétitions à Oban, Lorne et Dingwall. Ténor réputé, il n’a pas vécu de sa seule musique mais fut tout d’abord employé dans les chemins de fer puis, jusqu’à sa retraite, docker à Glasgow. Il enregistre son premier disque à Perth pour la maque Beltona, avec laquelle il gravera de nombreux disques. Archie Grant est le seul chanteur gaélique avant 1950 dont une chanson ait figuré sur un disque américain, vendu dans le monde entier. On peut lire l’estime que lui porte The Scots Magazine dans un article sur le Mòd, en 1953, exprimant : « Si Archie Grant, Médaille d’or il y a 22 ans, se joint au concert, il va – presque littéralement – faire chavirer la salle ».

25. Cathie B. Maclean
Nous ne savons rien sur Cathie B. Maclean, dont les dates et lieux de naissance et de mort restent inconnus. Tout ce que l’on sait est qu’elle a travaillé à la BBC en Ecosse.

26. Glasgow Gaelic Junior Choir
Il s’agit d’une émanation du Glasgow Gaelic Association Choir, les deux entités étant dirigées par J. Norman MacConnochie.

27. Donald MacIsaac
Originaire de Jura, petite île des Hébrides intérieures célèbre pour ses trois monts. Il remporte l’Or au Mòd de 1932 à Fort William. Une photo parue dans le magazine Gairm au début des années 1950 témoigne que sa réputation de bel homme basané n’était pas usurpée, mais on ne sait rien de plus sur lui.

28. Duncan MacLellan
Duncan MacLellan est le seul artiste de cette sélection à avoir enregistré des disques avant d’avoir remporté une Médaille d’or au Mòd. C’est en 1937 qu’il gagne la sienne, au Mòd de Dundee. Duncan a vécu à Greenock et a sans doute fait partie de son célèbre Chœur, victorieux du Trophée Lovat à trois reprises dans les années 1930, notamment en 1933 – année d’où date le présent enregistrement.

29. Father Sydney MacEwan (Glasgow, 19 octobre 1908 – Septembre 1991)
Il restera dans les mémoires comme l’un des plus beaux ténors d’Ecosse. Doté d’une voix exquise, la gaélique n’est pas sa langue maternelle, mais il est formé par un maître en la matière : Duncan Morison, musicien et compositeur de Stornoway, qui accompagna nombre de chanteurs célèbres – dont Michel O’Duffy.

Sydney MacEwan a abondamment enregistré de 1934 jusqu’au début des années 1960 et on trouve encore de nombreux disques à son nom. Pour autant, il n’a chanté en Gaélique que dans trois disques, dont un avec Hilda Mary Campbell, d’Airds (région d’Argyll), fondatrice de la Clarsach Society en 1932. De par le monde, MacEwan était un ambassadeur des ballades populaires. Avec les gains récoltés par ses disques, il a participé à la construction de l’Eglise de Lochgilphead. En 1963, la série à succès de la BBC « This Is Your Life » lui consacre une émission.

30. Allan MacLean (Brue, île de Lewis, 20 avril 1891 – Greenock, 4 mars 1982)
Allan MacLean est le fils d’un cultivateur et missionaire, John MacLean, qui l’élève dans la langue et dans la culture gaélique. Auprès de lui et de ses voisins, Allan apprend de nombreuses chansons de la tradition orale. En 1906, il quitte sa ville natale pour s’installer dans les terres et suivre un apprentissage dans l’usine de Greenock, Rankin & Blackmore, où il construit des schémas d’ingénierie mécanique. MacLean travaillera également dans les Chantiers navals d’Ecosse et pour la fonderie Caledonian, toujours à Greenock. Il rejoint le Greenock Gaelic Church Choir, dont il sera le maître de chapelle pendant 54 ans.

En 1930, Allan MacLean remporte la Médaille d’or du Mòd à Dunoon. Trois ans plus tard, il enregistre ses premiers disques chez Beltona. En 1935, MacLean forme un Chœur de jeunes à Greenock que l’on retrouve en compétition au Mòd dès l’année suivante.

Allan MacLean est l’une des personnalités en vue dans le monde gaélique de par ses disques, de nombreuses émissions de radio, ses concerts et fréquentes participation à des ceildhs. Il détient le record quelque peu ésotérique d’être, fin 1937, le premier artiste dont un disque en gaélique ait été diffusé à la radio Australienne, honneur échu à son Eilean an Fhraoich (Beltona 2033).

31. Alasdair Matheson
Originaire des îles d’Uist, Alasdair Matheson s’est installé à Glasgow où il sera, avec John M. Bannerman, un chanteur de ceilidhs réputé à la fin des années 1930. Il s’installe par la suite à Stornoway, où il ouvre le Crown Bar. Alasdair Matheson meurt au début des années 1970. Son fils et son petit-fils sont encore aujourd’hui des chanteurs connus.

32. Allan J. Ritchie (Govan, 1901 – Windsor, 1978)
Nous ne savons rien de la vie d’Allan J. Rotchie, excepté ses dates et lieux de naissance et de mort.

33. Roderick MacKinnon
Malgré nos recherches, nous n’avons rien pu trouver sur Roderick MacKinnon.

34. Jack Campbell
En 1945, la guerre finissant, la maison de disques Parlophone décida de rompre les contrats de la plupart de ses artistes Ecossais d’avant-guerre et de se concentrer sur l’émergence de nouveaux talents. Jack Campbell était l’un de ces jeunes espoirs. Toutefois, après n’avoir enregistré que deux faces, il retourna à l’anonymat dont il était venu.

35. Murdo Ferguson (Port Voller, 1923 – Port Voller, 2005)
Parmi les chanteurs qui n’ont jamais remporté la Médaille d’or du Mòd, Murdo Ferguson est peut-être celui qui a enregistré les plus beaux chants gaéliques. En 1957, il enregistre sur son propre label, Gaelfonn, certaines des pistes les plus lyriques de l’histoire de l’enregistrement gaélique. Par chance pour le public féru d’histoire gaélique, Murdo Ferguson a également enregistré sur son label de nombreux autres artistes qui n’intéressaient pas les maisons de disques concurrentes. Malheureusement l’indexation de ses disques est complexe et les recherches sur ce catalogue n’ont pas encore tout à fait abouti.

36. John « Hoddan » MacDonald (Upper Bayble, Lewis, ? – Lower Bayble, Lewis, 4 mai 2007)
John MacDonald, « Hoddan », fut d’abord connu pour ses talents de footballeur sur l’île de Lewis. En 1945 il jouait arrière pour l’équipe de Junior League de Bayble et au début des années 1960, il est défenseur central dans l’équipe de Point puis intègre la sélection de l’île de Lewis. Habitué des studios de radio et de télévision, « Hoddan » était régulièrement invité dans les festivals de musique folk.

37. Angus C. MacLeod (Scalpay, ? – milieu des années 1970)
Sa terre natale, Scalpay, fait partie des Îles de l’ouest, au large de la côte d’Harris. Alors qu’il est étudiant aux Eaux & Forêts, il remporte la Médaille d’or du Mòd de Dunoon en 1950. Outre ses talents de chanteurs, une partie du public n’était sans doute pas indifférente aux charmes de ce chanteur à la peau hâlée, qui passait pour l’un des plus beaux porteurs de kilt des réunions gaéliques ! Des photos du magazine Gairm au milieu des années 1950 en témoignent. Heureusement pour la postérité, Murdo Ferguson a accueilli Angus MacLeod sur son label Gaelfonn, vers 1957, alors qu’Angus était à l’apogée de sa technique. Malheureusement, Angus périra précocement dans un accident de véhicule, au milieu des années 1970.

38. Hugh MacQueen
Excepté sa participation avérée à de nombreux festivals et concerts dans l’ouest de l’Ecosse, nous ne savons rien de cet artiste.

39. Kitty MacLeod (née en Inde, 1914 -)
Kitty MacLeod, l’une des plus grandes chanteuses traditionnelles d’Ecosse, est née en Inde, mais ses parents sont originaires de l’île de Lewis et elle a également de la famille à Ness et à Tong. Kitty remporta la Médaille d’or en 1936 au Mòd d’Inverness, où une photographie l’immortalisa auprès du légendaire Kenny MacRae. Kitty a été enregistrée, en solo, par le label Parlophone. Ses disques étaient tenus en haute estime.
Kitty enseignait la musique à Edimbourg et sa sœur, Marietta MacLeod était également une grande chanteuse gaélique, aujourd’hui enterrée au cimetière protestant de Rome. Par l’intermédiaire de son cousin Alisdair, Kitty a aussi des liens de parenté avec Flora Campbell, Médaille d’or du Mòd 1950.

40. NA H-EIL THIRICH (« Les exilés »)
Formation fondée par Kenna Campbell, née en 1937 dans une famille d’agriculteurs de Greepe sur l’île de Skye. Kenna Campbell donne ses premières représentations publiques à l’âge de 4 ans, cachée derrière un rideau. Médaille d’or du Mòd de Dundee en 1959, elle enseigne pendant plusieurs années, puis finit sa carrière comme Principale de l’école de Newhills pour enfants en difficulté à Easterhouse (banlieue à l’est de Galsgow). Fondé par Kenna avec son frère, sa sœur et un ami guitariste, Na h-eil Thirich a tourné dans toute l’Ecosse et Kenna est l’une des figures majeures de la culture gaélique actuelle. Elle est aujourd’hui, depuis 2009, Professeur à la Royal Scottish Academy of Music.
Texte de Nigel Barrett avec l’aide de Bill DEAN-MYATT, MPhil.
Adapté en français par Ian MCCAMY & Benjamin GOLDENSTEIN


SIXTY YEARS OF GAELIC SONG,
1899-1959

The Scots Gaelic Language – A brief back-ground
Scots Gaelic is one of Europe’s oldest languages with roots going back over 2000 years. It is from the same language family as Erse (spoken in Ireland) and Manx (spoken in The Isle of Man). Although the language was already in decline after the defeat of Bonnie Prince -Charlie at the battle of Culloden (near Inverness) in 1746 a number of factors helped give it a boost in the late 19th Century.

Firstly in 1891 An Comunn Gàidhealach (literally The Gaelic Association), an association founded to promote Gaelic language and later on music, education, youth work, publishing and drama was instituted.

Secondly in 1892 the first Mòd festival was held in Oban, Argyllshire under the auspices of An Comunn Gàidhealach.

Thirdly came the production in 1899 of the first gramophone records in Gaelic with the arrival in Glasgow of Fred Gaisberg of the Gramophone Company (later HMV). During the next 60 years several hundred Gaelic records were issued and it was from these that this double CD has been compiled.

Fourthly, after 1922 An Comunn pressed the BBC to air more Gaelic music, drama, news and discussion programmes with a positive outcome over the years once Neil MacLean, the 1921 Mòd Gold medalist, became head of BBC Gaelic programmes in Aberdeen in 1923.

Although the mega stars of Gaelic music in the 20th. Century were not well known in England, some famous Gaelic singers like Kenneth MacRae sang in England with noted dance band leader. Jack Hylton, whilst others like Margrat Duncan of Islay and James C. M. Campbell worked, lived and performed in London.

Scots Gaelic music in publicised musical format owes a great deal to two people in particular. Archibald Ferguson, conductor of the St. Columba Church Choir, Glasgow, who, at the end of the 19th. Century, published collections of choral arrangements of Gaelic songs called The St. Columba Collection of Gaelic Songs. Many of these songs were sung by choirs at Mòds after 1891 and also inspired some choral recordings.

The name Marjorie Kennedy-Fraser (1857-1930) is associated with beautiful vocal arrangements of traditional Gaelic songs and compositions inspired by poets, bards and song writers from ancient times to the early 20th century. Kennedy-Fraser was born in Perth, the daughter of famous Scots singer David Kennedy (1825-86). She had no direct Gaelic roots but through her visits to and research in the Hebrides and her inspired song books in various collections called Songs of the Hebrides, in which she collaborated with the Reverend Kenneth MacLeod (1871-1954), she helped spread the appeal of Gaelic music. Such was her influence that major Scots recordings artists like Robert Wilson (1907-1964) and the famous Glasgow Orpheus Choir under Sir Hugh Robertson (1874 - 1952), recorded their vocal arrangements in English.

The appeal of Gaelic music spread to the British Empire and Commonwealth with a large increase in emigration in the 1920s and 30s to countries like Australia, New Zealand, Cape Breton in Canada etc.

So, long may Gaelic music flourish!

The artists
1) Roderick MacLeod, was born in 1848 at Elphin in Sutherlandshire. He was one of three brothers to win the Mòd Gold Medal before World War One. He won his medal at the third Mòd in 1894 (at Oban), but only the second to award gold medals. He became the earliest popular Gaelic star and the amount of recordings he made, over 35 discs, was an indication of his popularity. He even sang music hall songs in -Gaelic, such as Stop Yer Tickling Jock and Where Did You Get That Hat. He built his reputation by singing at concerts in Glasgow and touring village halls where he was accompanied by his daughter. Later he moved to Inverness where he ran a draper’s shop.

The Duke of Argyll as head of Clan Campbell was not amused that Ruairi should waste his talent on popular song and stood up at a concert to voice his displeasure. The Duke made a special request for him to sing The Battle of Inverlochy. There was a touch of irony in this request because Montrose’s army had defeated his forbears army in 1646.

Roderick MacLeod was later to train another great Gaelic singer, the 11 year old Kenny MacRae who had arrived fresh from Pittsburg, USA, where he been born in 1890.

Roderick MacLeod’s repertoire was wide and he even recorded Gaelic hymns issued by HMV. His first recordings made between 1909-15 were on the Columbia Rena label. The Rena part was dropped in 1915. He died in 1935.

2) Hugh Mackay of Dornoch was born in 1889 and died in 1963. He won his Gold Medal at the Mòd of 1912 and recorded for Pathé Actuelle and Parlophone. As a youngster he studied for a time with Welshman Tom Davies. Later he contracted polio and took up cycling as a method of regaining his health. He became a tailor, taught music, played the flute and specialised in Songs of the Hebrides. Kennedy Fraser’s lovely arrangements are evident in many of his recordings. He sang for Sir William Lever (Lord Leverhulme) at Lewis Castle in 1919 after the soap magnate (who even had a Gaelic song praising his carbolic soap written in his honour) had bought the Isle of Lewis and Harris in 1919.

In 1925 Hugh Mackay sang for King George V and by 1937 was touring Britain under the auspices of the Arts League of Service with his group, Hugh’s Concert Party. He ultimately became a farmer in Essex.

3) Alfred J. Forbes of Dundee, who was not a native Gaelic speaker, had a long vocal career and was associated with Dundee choirs for many years. Such was the concern in An the Cumunn that non-native Gaelic speakers from Dundee area were carrying of the precious premier choral prize (Lovat and Tullibardine Trophy) after World War One, they introduced a new quota of native Gaelic speakers after 1922 to prevent non-Gaelic choirs ever winning again. And so it has remained since then.

Most of Alfred Forbes’ records were sung in English and he only made a couple of Gaelic language 78s. His family were music dealers. Forbes was a piano tuner and as a youngster took his trade to India. Fortunately many of his recordings survive but are rare. In appearance he looked like an all-in wrestler. He was born in Dundee in 1884, where he also died in 1965.

4) Jennie M. B. Currie (ca 1895 - 1973) came from Ford in Argyll and in 1927 married Neil MacLean. In 1936 they moved to Dunoon where Neil was a teacher. Later they retired to Cults, Aberdeen. Not only was she a fine singer but she was also an excellent pianist who not only accompanied her husband on many of his records but also made some piano solo discs of Scottish country dance music. There is a famous photo at the 1950 Dunoon Mòd of Neil, Jennie, John and Rae Bannerman, Neil Shaw (secretary of An Comunn from 1913-54) and Mrs. Hilda Mary Campbell of the Clarsach Society.

5) Kenneth MacRae (1890 - 1978) was one of the greatest Gaelic singers and had a long career. He was still singing at the age of 85 at the Aberdeen Mòd of 1976 at a local hotel. There was an intense greatness about the man they called the Gaelic Caruso, as indeed MacRae had had some operatic training in Italy.
He first came to public attention when he won the Junior Mòd Medal in 1903 aged 12. MacRae’s fame grew rapidly due to his engaging personality and rich baritone voice. After leaving school
he worked as a clerk and then toured Britain
with Scott Skinner, “The Strathspey King” who gave him good advice ‘never keep an audience waiting’. For a while he worked at the Kinlochleven aluminium smelter plant and in 1920 won the Mòd Gold Medal. He sang with the Kinlochleven Choir, started recording and tried his luck singing in the mid-1920s at the Alhambra Theatre, London with Jack Hylton and his Band. He was a member of the Stoll Theatre Company but gave up touring the British Isles to run the Tartan Hotel, Edin-burgh, where, in the 1960s, he recorded for the School of Scot-tish Studies and was photographed at an--nual Mòds, singing in concerts and Hotel ceilidhs.
He was a frequent popular broadcaster as early as the 1930s and joined forces on Highland singing tours with another Gaelic legend, Margrat Duncan with whom he recorded some glorious duets.

6) Norman MacPhail Blair (born Uddingston, near Glasgow, 1878 - 1975) was better known in England as Maurice Elwin, the famous dance band vocalist who later became equally famous as a music teacher. Blair made his first records in 1919 and sounds very convincing for an apparent non-native Gaelic speaker. Apart from the scores of dance band vocals made under his own name he also sang Scottish ballads and popular songs using a large number of pseu-donyms.

7) Nothing is known about Morag Mac-Donald (aka Morag Nicdhmohmnuill), apart from her winning the 1928 Mòd Gold Medal at Inverness. She recorded for Columbia and specialised in Kennedy-Fraser arrangements of Songs of the Hebrides.

8) Nothing is known about Stewart Mac-Innes (aka Stiubhart Macaonghais), who won Gold at the Inverness Mòd in 1925.

9) James C. M. Campbell was the doyen of oran mhor, or great unaccompanied songs. He was a Columbia artist on 78s and was born in Dornie in the Kintail; area near Kyle in 1897. He died in 1979.
He became a banker in London, won the Mòd Gold Medal in 1928 and sang in the London Gaelic Choir, appearing at private Salon concerts in London and Edinburgh. To quote a critic “he successfully combined, with imagination and -dramatic instinct, the fluid rhythms and accents of Gaelic songs with the tone, ability and power of a classically trained concert singer”.

10) James C. Mac-Phee was a member of a -famous family of three brothers. Hugh who was President of An Comunn and associated with -Gaelic broadcasts with the BBC and John who
was a jour-nalist in London. The fa-mily were from -Ballachulish, on the rural West Coast of -Scotland, where -he was born in 1905. James became a draughtsman at Brad--mores and set-tled in London in 1935 joining British Salmson Aero En-gines as an advisor. He developed their printing machines after the war.

Prior to this James had won the 1929 Mòd Gold Medal at Perth and HMV were so impressed that they hired him he made a number of beautiful Gaelic 78s with -Frederick Stone on piano. He also made a visit to Dublin in 1930, recording a 78 with the St. Columba Quartet. He broadcast for over 30 years, but the peak of his fame came in 1951 when he appeared at Covent Garden singing a peurt-a-beul (or mouth music). His performance stunned the critics. Sadly, he died of cancer in 1963 at the age of 58.

11) Margrat Duncan was born in 1889 on the Isle of Islay. She was blessed with an exquisite voice and her Gaelic 78s are amongst the most beautiful ever recorded. She also made a few records in English. She first came to the public’s attention when she won the Junior Medal in 1903, the same year that Kenny MacRae won the Gold Medal. At the 1909 Stirling Mòd she won the Gold Medal. She always appeared impeccably dressed in black, like Edith Piaf, and was described as stately and elegant.

She decided to become a nurse in Twickenham, London as her four sisters were also nurses. She first recorded in 1929 with an instrumental trio consisting of Percy Kahn, Marjorie Hayward and Cedric Sharpe on cello. Her 78s are becoming harder to find today and are keenly sought by collectors. She died in 1949.

12) Nothing is known about Nan MacInnes other than that she won the 1926 Mòd Gold Medal at Oban and was born on the Island of Luing.

13) Northing is known about Andrew Grinlaw except that he was born in Port Bannatyne (?) in 1897.

14) Neil MacLean, born in Glasgow in 1895 (although he was brought up in Kilmore from an early age), was the most prolific Gaelic recording artist with over 120 Gaelic and Scots songs to his credit. His father came from the island of Coll and his mother from Tiree, so ensuring a solid Gaelic upbringing. During the First World War he was a Lieutenant in charge of a minesweeper off the coast of Norway. He won the Mòd Gold Medal in Glasgow in 1921 and then, two years later, graduated from Glasgow University.

In 1927 he married the pianist and soprano singer Jennie M. B. Currie with whom he made many gramophone records for the Parlophone Company. Their popularity as a husband and wife duo was only matched in later years by Calum Kennedy and wife Anne Kennedy (née Gillies).

His recording, in English, of the song Bonnie Strathyre is reputed to have sold in excess of 100,000 copies. An unusual recording session took place in April 1932 when as Neil Maclean, MA., BSc. he recorded a series of records for the Gaelic Phono-Grammar label dedicated to learning the Gaelic language. These are incredibly rare.

From 1924 until 1930 he was in charge of the BBC at Aberdeen, where on 2nd December 1924 the first Gaelic language broadcast was made. His daughter Catriona was later a BBC producer in Aberdeen He died in 1962.

15) One of the most famous names in Gaelic choral history is featured on two recordings in this double CD issue, J. Norman MacConochie, who conducted the Glasgow Musical Association Choir for a record 51 years from 1916 – 1967. He won the National Mòd Gold Medal nine times during this period. He was also associated with popular music books and, fortunately, many -photos survive from his long half-century career. The choir was formed in 1893 and claims to be the oldest Gaelic Choir in Scotland.

16) Angus Whyte was a fine tenor who won Gold at the 1933 Mòd in Glasgow. He later worked for the BBC, helping to develop Gaelic programmes both before and after the War, working with Hugh MacPhee and Fred Macauley as well as the young Finlay J. MacDonald. Gairm magazine features a selection of photographs of Angus at the BBC in the early 1950s. It is not known when or where he was born or died.

17) Although we only hear the female part of the great Campbeltown Gaelic Choir, the choir in toto was the record-winning Choir at the Mòd for the Lovat Shield, with 15 wins between 1930 and 1966, mainly under the baton of Malcolm MacCallum. They appeared in a 1959 film entitled The Bridal Path, which starred the actor Bill Travers.

18) Conductor of the Greenock Gaelie Choir, Ian A. Macdonald was featured in an article in the early 1950s in the Gaelic Publication Gairm Magazine, which had been founded by two real champions of Gaeldom., the Gaelic linguist expert Professor Thompson, whose father James was the first Bard crowned at a Mòd in 1923 and headmaster at Bayble School, Lewis and the writer and broadcaster Finlay J,. MacDonald.

The following two bonus tracks are included for their historic importance. Every effort has been made to improve the sound quality but they are both very rare and over 90 years old.

19) Jessie N. Mac-Lachlan was born in Oban on 18th June 1866 and by 1892 this tall, good looking singer has come to the attention of Queen Victoria, with an invitation to sing for her at Balmoral Castle. The Queen presented her with a diamond bracelet. Later, Jessie toured the Colonies of the British Empire and married her accompanist, the music teacher Robert Buchanan. Sadly, Jessie was barely 50 when she died in 1916. Her recordings made by Fred Gaisberg in Glasgow in 1899 are significant because they were the first Scottish Gaelic songs ever put in disc. They are extremely rare today.

20) Little is known about Euphemia “Phemie” Marquis MacDonald (Oidheag nic Mharcus) (1894 - 1967) other than she was born in Glenorchy and in 1918 recorded at HMV’s Blyth Road, Hayes Studio the Kennedy-Fraser arrangement of A Fairy’s Love Song from Songs of the Hebrides. She was an early member of the Glasgow Gaelic Music Association and made some appearances on the Scottish concert platform.

21) Madge Campbell Brown came from -Lochgilphead in Argyll and won Gold at the 1933 Glasgow Mòd. In later life she was associated -
with the Edinburgh Gaelic Choir.
She had only one recording session in September 1933 but it is known that 25 years later she was still performing. The dates and locations of her birth and death remain unknown.

22) The Oban Gaelic Choir was conducted for many years by John MacDonald who had attended the first Mòd in 1892. He was also a composer of popular Gaelic songs. They won the Lovat cup twice in 1923 and 1926. In this same year 1926, they presented a choral cup to be competed for by rural choirs.

23) Heloise Russell-Ferguson (Appin, 1896 - 1970) sang songs to her own clarsach accompaniment. She was from Glasgow, and artistically came from the polite Gaelic renaissance school fostered by Marjorie Kennedy-Fraser. She gave recitals of Hebridean songs, which also included examples of puirt a beul (Gaelic mouth music), all over Britain and parts of Europe. She toured extensively and her appearances generally seem to have received very favourable reviews, her rendering of ‘Land of Heart’s Desire’ seeming to be the most popular In addition she was making broadcasts from BBC Scotland. An appearance at a recital in Holland so inspired Dutch woman, Lue Montigny, that she learned Gaelic and the clarsach in order to emulate her heroine. No doubt Scots who heard her were similarly inspired.

24) Archie Grant. (1902 - 1991) was born in Lenzie but at the age of seven the family returned to Skye, where he was brought up with Gaelic as his natural language, only becoming proficient in English when he moved to the Mainland in his late teens. An untrained tenor singer, he won the Gold Medal at the annual Mòd of 1931 and also in competitions in Oban, Lorne and Dingwall. Music was very much a part-time occupation, his first job was on the railway, then he went to work as a Glasgow docker, in which job he remained until his retirement. His first records, made in Perth, were a prelude to a long standing and successful relationship with Beltona. He holds the distinction of being the only Gaelic singer from before the 1950s to have a track appear on an American CD, that has been sold all over the world The Scots Magazine, in an article about the 1953 Mòd, indicated the high esteem in which he was held when it said ‘if Archie Grant, Gold medallist of 22 years ago, comes in, he will, almost literally, rock the room’.

25) Cathie B. Maclean is a mystery, the date and location of her birth and death remain unknown. All that is known is that she broadcast for the BBC in Scotland.

26) Glasgow Gaelic Junior Choir. An offshoot of the Glasgow Gaelic Association Choir both of which were conducted by J. Norman Mac-Connochie.

27) Donald Mac-Isaac came from the small Inner Hebrides island of Jura, with its fa-mous peak. He won Gold in 1932 at the Fort William Mòd and was a dark, swarthy good-looking man. A picture of him appeared in Gairm magazine in the early 1950s, but other than that nothing is known about him.

28) Duncan MacLellan is unusual in that he is the only singer in this 2 CD set who recorded before he won his Gold Medal in 1937, at the Dundee Mòd. He is known to have lived in Greenock and would certainly have been a member of the famous choir that won the Lovat Trophy three times in the 1930s including the year 1933 when he made this recording.

29) Father Sydney MacEwan will always be remembered as one of Scotland’s finest popular tenors of the 20th Century. Blessed with an exquisite voice he was not a native Gaelic singer but was coached by his pianist, the Stornoway musician and composer, Duncan Morison who accompanied many other famous singers like Michael O’Duffy.

Fortunately, there are many recordings still available from his prolific recording career that lasted from 1934 until after 1960, but he only ever made three Gaelic vocal recordings, one with Mrs. Hilda Mary Campbell of Airds, Argyll who founded The Clarsach Society in 1932. Sydney MacEwan toured the World as a singing ambassador in all that was great about ballad music and later helped build Lochgilphead Church with the proceeds of his recordings. In 1963 he was the subject of the popular BBC programme This Is Your Life. He was born in Glasgow on the 19th October 1908 and died in September 1991.

30) Allan Maclean was born at Brue on the Island of Lewis on 20th April 1891, son of John MacLean who was a crofter and missionary. He was a native Gaelic speaker and learned songs, in the oral tradition, from his father and his neighbours. In 1906 he left for the Mainland to take up an apprenticeship as an engineering pattern maker with Rankin & Blackmore of Greenock. Later he worked for both Scott Shipbuilding and the Caledonian Foundry. Whilst living in Greenock he joined the Greenock Gaelic Church Choir, later becoming the precentor, a position he held for fifty-four years In 1930 he won the gold medal at the Annual Mòd which, that year, was held in Dunoon. His first records were made for Beltona in late 1933 and he made further visits to the recording studio over the years. He formed a junior choir in Greenock around 1935 and by 1936 they were good enough to compete at the Mòd. He was very well-known throughout the Gaelic speaking world by virtue of his records, many broadcasts and personal appearance at ceilidhs and concerts. He holds the rather esoteric distinction of being, in late 1937, the first artist to have a Gaelic record broadcast over Australian radio, this was “Eilean an Fhraoich” on Beltona 2033. He died at his Greenock home on 4th March 1982.

31) Alasdair Matheson was from Uist, one of the Western Isles. In the 1930s he went to Glasgow and was a well known singer at ceilidhs, along with John M. Bannerman. He later moved to Stornoway, where he ran the Crown bar but died around the early 1970s. Both his son and grandson are popular singers today with the latter appearing in films.

32) Allan J. Ritchie (Govan, 1909 - Windsor, 1978). Nothing is known about his life.

33) Nothing is known about Roderick Mac-Kinnon.

34) In 1945, at the end of the war, Parlophone Records decided to drop most of its pre-war Scots artists and bring in new talent. Jack Campbell was one such but after recording just two sides he disappeared back in to the obscurity from which he came.

35) Murdo Ferguson was perhaps the greatest male Gaelic recordings artist who was not a Mòd Gold Medalist. In 1957 he recorded some of the greatest expressive Gaelic recordings ever made for his own label, Gaelfonn. Fortunately, he recorded many other Gaelic singers for this label, when no on else was interested. Unfortunately the numbering system of the records is complex and research is still ongoing. He was born at Port Voller, Lewis in 1923 and died there in 2005.

36) John “Hoddan” MacDonald was a well known Lewis footballer who played in the Junior League for Bayble in 1945 as a full back. In the early 1960s he played for Point as a central defender and represented the Lewis select team. He frequently appeared on radio and television and was a regular at various folk music festivals. Born in Upper Bayble, Lewis, in later life he lived in Glasgow but died at 36, Lower Bayble, Lewis on 4th May 2007

37) Angus C. MacDonald was born in Scalpay, an island off the coast of Harris, in the Western Isles. As a young forestry student, he won his Gold Medal at the 1950 Dunoon Mòd and with his dark, swarthy looks, he was one of the finest looking Gaels to wear the kilt. He was described as looking like a dark bear of a man and was a wonderful traditional unaccompanied singer too. Fortunately for posterity, Murdo Ferguson and his Gaelfonn label recorded Angus at the peak of his vocal power around 1957. Sadly Angus was killed in the mid 1970s in a traffic accident

38) Hugh MacQueen. Apart from the fact that he appeared at various festivals and other events in Western Scotland, nothing is known about this artist.

39) Kitty MacLeod, one of Scotland’s greatest traditional singer, was born in India in 1914. The family were from the Isle of Lewis with relatives in Ness and Tong. Kitty won her Gold Medal at the 1936 Inverness Mòd where she was pictured with the legendary Kenny MacRae. Kitty was recorded by Parlophone unaccompanied and her recordings were held in such high esteem that she came to the attention of Peter Kennedy, whose father had been a founding member and Prin-cipal of the Cecil Sharpe inspired English Folk Dance & Song Society.

Kitty was a music teacher in Edinburgh and was a sister to another great Gaelic singer, Marietta MacLeod who is buried at the Protestant church in Rome. Kitty was related to the 1950 Gold Medalist Flora Campbell through her cousin Alisdair. She died in 2000.

40) NA H-EILTHIRICH (or in English “The Exiles) was formed by Kenna Campbell who was born in to a crofting family from Greepe, Skye in 1937. She first sang to an audience, albeit from behind a curtain, at the age of four. She went on to win the 1959 Mòd Gold Medal in Dun-dee. Trained as teacher she ultimately became Headmistress of Newhills School for children with special needs at Easterhouse, Glasgow. Together with her sister and brother and a guitarist friend, she formed this group which performed throughout Scotland. She is one of the most important figures in Gaelic culture today and is now a Professor at the Royal Scottish Academy of Music, having been appointed in July 2009.
Liner notes: Nigel Barrett with the assistance of Bill DEAN-MYATT, MPhil.
Author of “The Scottish Vernacular
Discography, 1888-1960”
© Frémeaux & Associés

60 YEARS OF GAELIC SONG - CD 1
(1) RODERICK MacLEOD “Roderick MacLeod, tenor with piano”. Recorded London, ca April 1910
26959  Posadh Puithir Bhain (Highland wedding song) (trad) Columbia 1406

(2) HUGH MacKAY “Tenor with harp”. Recorded London, ca February 1925 N-94507  Sa Choill Ud Thall (The island herdmaid) (trad. arr. Kennedy Fraser) Actuelle 10431

(3) ALFRED JAMES FORBES “Baritone with piano”. Recorded London, June 1927 MC-397-E Cumha Mhic Criomain (Lament for MacCrimmon) – part 1(trad. arr. Morrison) Beltona 6103

(4) JENNY M. B. CURRIE “Soprano with piano”. Recorded Maida Vale, London, ca Thursday, 24th May 1928 WE-1929-1 O Till a Leannain (Return my darling) ( - ) Parlophone E-3547

(5) KENNETH MacRAE (Pittsburgh, USA, 1890 - 1978). “Kenneth MacCrae, tenor unaccompanied”. Recorded Maida Vale, London, July 1928 WE-2018-1/2 Puirt a Beul (Mouth tunes) (trad) Parlophone E-3584

(6) NORMAN MacPHAIL BLAIR “MacPhail Blair, baritone with Gerald Moore, piano”. Recorded Small Queen’s Hall, Langham Place, London, Wednesday, 10th April 1929 Yy-16098-4 Theid Mi G’ad Amharc (I’ll come back and see ye) (trad. arr. Alfred Moffat) Zonophone 5330

(7) MORAG MacDONALD “Soprano with W. T. Best, piano”. Recorded Petty France, London, Thursday, 15th August 1929 WA-9366-2 Eilean Mo Chridh (Isle of my heart) (trad. arr. Lewis; Mcleod, arr. Kennedy Fraser) Columbia DB-198

(8) STEWART MacINNES “Tenor with . W. T. Best, piano”. Recorded Petty France, London, Tuesday, 20th August 1929 WA-9407-  An Cluinn Thu Mi, Mo Nighean Donn (Will you listen to me, my brown haired maid)  (trad. arr. Ferguson) Columbia DB-192

(9) JAMES C. M. CAMPBE LL “J. C. M. Campbell (aka Seumas Caimbeul), tenor unaccompanied”. Recorded Petty France, London, Tuesday, 1st October 1929 WA-9617-2 Oran Mor Mhicleoid (MacLeod’s great song) (trad) Columbia DB-190

(10) JAMES C. MacPHEE “James C. MacPhee, tenor with piano”. Recorded Mobile Van, Glasgow, Thursday, 10th October 1929 BR-2680-2 An Airigh (The shieling) (trad) HMV B-3253

(11) MARGRAT DUNCAN “Margrat Duncan, soprano with instrumental trio” (possibly Percy Kahn (piano); Marjorie Hayward (violin); Cedric Sharpe (cello). Recorded Maida Vale, London, July 1930
WE-3409-2 Chuir lad An T-suil A Piot; Cairistiona chaimbeul; A chur nan gobhar as a chreig  (trad. all arr. Henry Geehl) Parlophone E-3793

(12) NAN McINNES “Soprano with piano”. Recorded Maida Vale, London, October 1931 WE-4293-1  Gaol An T-Seoladair (Love of the Soldier) (trad) Parlophone E-3935

(13) ANDREW R. GRINLAW “Vocal (comedian), accomp. unknown piano”. Recorded 62 Glengall Road, Peckham, London., ca Thursday, 17th. December 1931 M-14079-2 Posadh Piuth’r Iain Bhain (The Highland wedding) (trad) Beltona 1789

(14) NEIL McLEAN “Neil McLean, tenor with piano”. Recorded Glasgow, Thursday, 27th February 1933 WE-4962-1 Chailin Mhaiseach Dhonn (The comely fair maid) ( - ) Parlophone E-4032

(15) GLASGOW GAELIC CHOIR “Conducted by J. Norman MacConnochie”. Recorded Glasgow, September 1933 WSC-68-1 Eilean Leodhais (MacNicol, arr. J. N. McConochie) (Isle of Lewis) Parlophone E-4058

(16) ANGUS WHYTE “Tenor with piano”. Recorded Glasgow, September 1933 WSC-99-1 Birlinn Cholla Chiotaich (Columba’s galley) (B. Duncan Johnston) Parlophone E-4062

(17) CAMPBELTOWN GAELIC CHOIR “All female choir. Miss J. A. Brown, L.R.A.M. (conductor)”. Recorded Glasgow, September 1933 WSC-51-1 Taladh (from the Mòd Collection of Gaelic part songs)  (trad. arr. W. Stewart Roddie) Parlophone E-4057 

(18) GREENOCK GAELIC CHOIR “Conducted by Ian A. MacDonald”. Recorded Glasgow, September 1933 WSC-45-1 Cairistiona Chaimbeul – strathspey; A Chur Nan Gobhar – reel (trad. arr. McConochie) Parlophone E-4055

BONUS TRACKS
(19) JESSIE NIVEN McLACHAN “Jessie McLachlan”. Soprano with Robert Buchanan, piano. Recorded Cockburn Hotel, 141 Bath Street, Glasgow, Wednesday, 6th September 1899 3558 (or 3550) Ho Ro Mo Nigheann Donn Bhoidheach (My nut brown maiden) (trad) Berliner 3165

(20) PHEMIE MARQUIS “Gaelic soprano with piano”. Recorded Blyth Road, Hayes, Middlesex, Monday, 10th June 1918 HO4200ee A fairy’s love song (Tha mi sgith) (Kennedy Fraser) HMV B-974


60 YEARS OF GAELIC SONG - CD 2
(21) MADGE CAMPBELL BROWN “Soprano with piano”. Recorded Glasgow, September 1933
WSC-101-1 A’ Bhirlinn Bharrach (Kishmul’s galley)  (trad. arr. Marjorie Kennedy Fraser) Parlophone E-4063

(22) OBAN GAELIC CHOIR “Conducted by John McDonald”. Recorded Glasgow, September 1933
WSC-71-1  Far An Robh Mi’n Raoir (from the Mòd Collection of Gaelic Folk Song)  (Neil MacLeod; MacFarlane, arr. Moonie) Parlophone E-4061

(23) HELOISE “JANE” RUSSELL-FERGUSSON “Heloise Russell-Fergusson, Soprano vocal, accompanied by own clarsach [harp]”. Recorded Kintore Rooms, 74 Queen Street, Edinburgh, Monday, 25th – Thursday, 28th September 1933 M-40 ‘A chruinneag Leach (The Islay maiden) (trad, arr. Russell-Ferguson) Beltona 2035

(24) ARCHIBALD GRANT “Archie Grant, tenor vocal, unaccompanied”. Recorded Kintore Rooms, 74 Queen Street, Edinburgh, ca March 1934 M-206 Fagail Barraidh (Leaving Barra) (N. MacLean) Beltona 2085

(25) CATHIE B. MacLEAN “Soprano with piano”. Recorded MacLellan Galleries, 270 Sauchiehall Street , Glasgow, Monday, 28th May 1934 PB-2007-1 Soraidh slan le fionn-airidh (Farewell to Fiunary)  (Norman MacLeod; trad. arr. Alfred Moffat; Sinclair) Beltona BL-4036

(26) GLASGOW GAELIC JUNIOR CHOIR “J. Norman MacConnochie, conducting 40 children”. Recorded MacLellan Galleries, 270 Sauchiehall Street, Glasgow, Friday, 8th June 1934 PB-2097-1 Is toigh leam a’ ghaidhealtachd (J. Campbell, arr. Hunter) Decca F-5055

(27) DONALD MacISAAC “Baritone vocal, accomp. Wallace Andrew (piano)”. Recorded MacLellan Galleries, 270 Sauchiehall Street, Glasgow, Saturday, 9th June 1934 PB 2107-1 Eilean Mo Ghaoil (Isle of my love) (trad) Decca F-5067

(28) DUNCAN McLELLAN “Tenor vocal, unaccompanied”. Recorded Kintore Rooms, 74 Queen Street, Edinburgh, late 1934 M-306 Puirt-a-Beul; No. 1 - A Chur Nan Gobhar as a’ Chreig; Cairistiona Chaimbeul; Mac-a-Phie (all trad) Beltona 2187

(29) SYDNEY MacEWAN “Tenor with Duncan Morison, piano, Hilda Mary Campbell of Ards, harp (clarsach?)”. Recorded London, Monday, 22nd October 1934 CE-6673-1 Maighdeanan na H’Airidhe (from “Songs of the Hebrides”) (Kennedy Fraser) Parlophone E-4102

(30) ALLAN MacLEAN “Tenor vocal unaccompanied”. Recorded Kintore Rooms, 74 Queen Street, Edinburgh, early 1935 M-425 Eilean Leodhais (Isle of Lewis) (A. Maclean) Beltona 4008

(31) ALASDAIR MATHESON “Baritone, accompanied by unknown piano”. Recorded Kintore Rooms, 74 Queen Street, Edinburgh, ca l936/37 M-619 Fagail Leodhais (Leaving Lewis) (A. Matheson) Beltona 4020

(32) ALLAN MacRITCHIE “Tenor with unknown piano”. Recorded Kintore Rooms, 74 Queen Street, Edinburgh, ca l936/37 M-599 Mhairead Og (Mull fisher’s love song) (trad. arr. Kennedy Fraser) Beltona 4014

(33) RODERICK MacKINNON “Vocal in Gaelic”. Recorded Barra, March 1938 Part 4. I spent the night… [Bratach Bana] (trad) Linguaphone GAEL-53

(34) JACK CAMPBELL “Tenor vocal with unknown pianist”. Recorded Woodside Hall, Glenfarg Street, Glasgow, Tuesday, 6th. November 1945 CE-11494-1 Sa Choill ud Thall (The island herdmaid) (trad. arr. Marjorie Kennedy Fraser) Parlophone F-3367

(35) MURDO FERGUSON “Tenor with Robert Lillie, accordion”. Recorded 102 Maxwell Street, Glasgow, 1956 6401 Mo Ghaol Mairi (Mairi my love) ( - ) Gaelfonn GMB-3003

(36) JOHN “HODDAN” MacDONALD “Vocal unaccompanied”. Recorded 102 Maxwell Street, Glasgow, ca l956 6311 Tarbh ur an “A.I.” ( - ) Gaelfonn GLB-3601

(37) ANGUS C. MacLEOD “Tenor vocal unaccompanied”. Recorded 102 Maxwell Street, Glasgow, ca l957 O-10030 NS.6236 A Chalum Bhig (Little Calum) (McLean) Gaelfonn GMB-1009

(38) HUGH MacQUEEN “Vocal with piano”. Recorded 102 Maxwell Street, Glasgow, ca l957 6603-1 Mo Run Air Na Maraichean (My late love) ( - ) Gaelfonn GMB-4801

(39) KITTY MacLEOD “Soprano unaccompanied”. Recorded 102 Maxwell Street, Glasgow, ca September 1958 O-9140 C-111 Leodhas Mo Ghraidh (Dear isle of Lewis) ( - ) Gaelfonn GLA-2501

(40) NA H-EILTHIRICH “Kenna Campbell, Seamus Campbell, Ann Campbell (vocal); Ian Young (guitar)”. Recorded 102, Maxwell Street, Glasgow, ca. 1959 CAL-7524-B Thug-O-lathail O-horo (Jacobite) (Macmhaighstir Alasdair) Gaelfonn G-7601

CD 60 YEARS OF SCOTTISH GAELIC LE PATRIMOINE MUSICAL GAELIQUE ECOSSAIS 1899-1959  © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)





Extract Track Author Duration
CD 1
 
01 Posadh puithir bhain - Roderick Macleod 02'30
 
02 Sa choill ud thall - Hugh Mackay 02'34
 
03 Cumha mhic criomain - Alfred James Forbes 02'55
 
04 O till a leannain - Jenny M B Currie 02'58
 
05 Puirt a beul - Kenneth Macrae 02'22
 
06 Theid mi g ad amharc - Blair Norman Macphail 02'05
 
07 Eilean mo chridh - Morag Macdonald 02'52
 
08 An cluinn thu mi mo nighean donn - Stewart Macinnes 03'05
 
09 Oran mor mhicleoid - James C M Campbe Ll 02'10
 
10 An airigh - James C Macphee 02'37
 
11 Chuir lad an t-suil a piot - Margrat Duncan 02'50
 
12 Gaol an t-seoladair - Nan Mcinnes 02'58
 
13 Posadh piuthr iain bhain - Andrew R Grinlaw 02'18
 
14 Chailin mhaiseach dhonn - Neil Mclean 03'23
 
15 Eilean leodhais - Glasgow Gaelic Choir 02'26
 
16 Birlinn cholla chiotaich - Angus White 02'44
 
17 Taladh - Campbeltown Gaelic Choir 03'06
 
18 Cairistiona chaimbeul a chur nan gobhar - Greenock Gaelic Choir 02'54
 
19 Ro mo nigheann donn bhoidheach - Jessie Niven Mclachan 01'49
 
20 A fairys love song - Phemie Marquis 02'39
CD 2
 
01 A bhirlinn bharrach - Madge Campbell Brown 02'47
 
02 Far an robh min raoir - Orban Gaelic Choir 02'50
 
03 A chruinneag leach - Heloise Jane Russell Fergusson 02'40
 
04 Fagail barraidh - Archibald Grant 03'01
 
05 Soraidh slan le fionn-airidh - Cathie B Maclean 03'26
 
06 Is toigh leam a ghaidhealtachd - Glasgow Gaelic Junior Choir 02'21
 
07 Eilean mo ghaoil - Donald Macisaac 03'18
 
08 Puirt-a-beul no. 1 - a chur nan gobhar as a chreig cairistio - Duncan Mclellan 03'04
 
09 Maighdeanan na hairidhe - Sydney Macewan 03'19
 
10 Eilean leodhais - Allan Maclean 03'08
 
11 Fagail leodhais - Alasdair Matheson 03'19
 
12 Mhairead og - Allan Macritchie 03'04
 
13 Part 4. i spent the night - Roderick Mackinnon 04'10
 
14 Sa choill ud thall - Jack Campbell 02'52
 
15 Mo ghaol mairi - Murdo Ferguson 02'27
 
16 Tarbh ur an a.i. - John Hoddan Macdonald 03'03
 
17 A chalum bhig - Angus C Macleod 02'06
 
18 Mo run air na maraichean - Hugh Macqueen 03'16
 
19 Leodhas mo ghraidh - Kitty Macleod 03'33
 
20 Thug-o-lathail o-horo - Na Heilthirich 01'46
« Des raretés que les amateurs de musique celte pourront difficilement manquer. » Par On Mag

« Voici ce qui s’appelle des enregistrements pour public rare et curieux, mais le label Frémeaux est coutumier du fait, avec des trouvailles sorties de derrière les fagots les plus invraisemblables : ici, le patrimoine musical gaélique écossais, autrement dit les enregistrements, en gaélique écossais, des médaillés d’or du Mòd, le festival créé en 1892 par le Comunn Gàidbealach, l’association pour la promotion de la langue gaélique écossaise. Sans vouloir vous faire l’injure de vous rappeler que cette langue est une des plus anciennes d’Europe, je dois quand même vous préciser que cette langue celte est bien une langue distincte des langues brittoniques (gallois, cornique et breton) car elle n’est plus parlée qu’en Ecosse, en Irlande et dans l’île de Man. Frémeaux a donc rassemblé dans un album trente-huit enregistrements, plus deux rarissimes provenant de cylindres moins bien conservés, de ces raretés que les amateurs de musique celte pourront difficilement manquer. Amateurs de bagad ar soneriou, joueurs de biniou, de bombardes ou de harpes, élèves des écoles diwan, chercheurs de mélodies celtes oubliées, curieux de toutes sortes, je vous invite à trier parmi les McLeod, McQueen, McDonald, McKinnon, McRitchie, McLean, McEwan, McIsaac, McLachan, McKay, McRay, McInnes, McPhee chantant a capella ou accompagné(e)s d’un piano ou d’une harpe ou encore en chœur. Fatalement, vous y trouverez votre compte. Pour ma part, j’ai été particulièrement touché par Duncan McLellan chantant a capella un étonnant puirt-a-beul ou par Murdo Ferguson, accompagné par un accordéon. »
Par Michel BEDIN – ON MAG





« Magnifique ! » par La revue des médiathèques et des collections musicales

« Le Patrimoine musical gaélic écossais. Je ne connais rien au traditionnel gaélique, sinon, comme tout le monde, que c'est une langue très ancienne, ayant peu évolué, localisée dans le nord du Royaume-Uni, notamment en Ecosse et en Irlande (et sur l'île de Man ?) et encore usité, parfois, avec fierté (contre les langues britonniques), par les natifs de ces contrées difficiles. Découvrir un coffret de 2 CDs entièrement consacré à ces chants gaéliques provoque un intérêt énorme et une étrange curiosité : comme celle d'ouvrir un livre dont on devra déchiffrer le contenu et dont on pressent pourtant qu'on sera fasciné. Aussitôt, j'achète La Razzia des Vaches de Cooley, histoire de me donner un support visuel fort et silencieux. Et la magie opère. Nul besoin d'Heroic Fantasy, nul besoin de pub et de bière, on touche du doigt l'essentiel et le concret de pays isolés et de peuplades viriles. A présent une langue et un patrimoine identitaires de peuples en rébellion culturelle. Magnifique ! »
Par Pierre DENUIS - REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES





« Joya discografica » por El País

Esta joya  discográfica (cuarenta grabaciones fechadas entre 1899 y 1959 y rescatadas  de discos  de pizarra  u otros  soportes  remotos) constituye una rareza. La música en gaélico ha revivido en los círculos folclóricos y nacionalistas de las Islas Británicas a lo largo del último medio siglo y constituye un patrimonio ampliamente documentado. Los intérpretes que desfilan por este álbum integran una lista de pioneros que los aficionados a Dick Gaughan, Tannahill Weavers, Ossian o Capercaillie harán bien en incorporar a sus oraciones. Parece evidente que folcloristas como Alan Lomax habrían desgastado sus grabadoras ante las voces de Norman MacPhail Blair, James MacPhee o el prolifico Neil  MacLean, ídolos de entreguerras. De otros artistas aquí representados apenas se conservan sus nombres, lo que incrementa el hechizo de las grabaciones.
F. Neira – El País (quotidien espagnol de référence)




« La diversité d’une tradition » par Lylo

A cappella ou avec un piano, solistes et chœurs écossais nous rappellent à ce folklore. Leurs cordes vocales rivalisaient de chants caractéristiques et chiadés dans la diversité d’une tradition que mettent en lumière ces deux CD. LYLO




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