UN ETE INDIEN - TRUMAN CAPOTE

Lu par JEAN CLAUDE REY

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Booklet : 8 PAGES
Number of CDs : 1


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FA8039

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Texte intégral lu par Jean Claude Rey

Lire “Un Eté indien”, c’est comme lire une histoire intime pour s’en graver à jamais les détails les plus secrets au fond de sa mémoire. C’est comme inscrire une part de rêve d’enfance qui aurait été relue par une réflexion adulte pour ne rien perdre des moments les plus intimes et des déchirures infimes qui forgent le caractère de l’Etre en devenir. C’est aussi ne pas oublier que jamais aucune vérité n’est entière et que les parts d’ombre peuvent un jour se révéler de la lumière. C’est un récit au bout duquel une vraie pause, ironique et tendre, s’avère nécessaire, comme pour se retrouver avant de repartir.
Jean-Claude Rey lit l’Eté indien :
Au début, c’est comme une histoire de certitudes : la voix est tout d’abord franche et sereine. Un ton comme il faut pour un récit ordinaire. Puis lentement les mots se font plus lourds et paradoxalement plus fuyants aussi. Une sorte de gêne s’insinue lentement sans qu’on puisse d’abord discerner d’où elle monte. C’est qu’elle arrive de partout et suinte de tous les mots. Puis, sans que l’on sache vraiment par quelle magie du verbe, par quels mots au juste, elle laisse place à une nostalgie teintée de tristesse. Alors c’est comme un ruban qui se déroule, comme le souffle d’une course après un rêve récurant qui se dissipe à chaque réveil et qu’on regrette.
Jean Yves Patte & Claude Colombini Frémeaux

Producteur : Didakhé - Cessionnaire : Frémeaux & Associés.
UN ÉTÉ INDIEN TRUMAN CAPOTE

UN ÉTÉ  INDIEN
TRUMAN CAPOTE 
Texte intégral lu par Jean-Claude Rey 








Discographie
1. Le jour où je dus quitter la maison de mon enfance...    3’28
2. Ce soir-là je demandai à maman qui avait...    3’38
3. Grand-père ne m’avait pas aperçu et je me dis...    3’51
4. Le samedi soir à table, tout le monde faisait...    4’53
5. Dans un enclos, à l’écart de la maison...    5’11
6. De retour dans mon lit, je songeais à grand-père...    3’46
7. J’entendis papa rentrer. Il jurait et...    3’03
8. Je dormis un peu mais maman me réveilla...    4’09
9. Un homme apparut sous la véranda...    4’21
10. Une fois dans ma chambre, je considérais...    4’43
11. J’examinai l’écriture un moment avant...    4’10
12. Le colis arriva le lendemain...    2’28  

Truman Capote
Considéré par les uns comme un parasite mondain, par d’autres comme une sorte de Proust à l’américaine, Truman Capote (1924-1984) n’en finit pas de renvoyer de son talent des facettes multiples. Si certaines brillent un peu trop, comme ses propos futiles de salon, comme des “candies” acidulés sortis d’une bonbonnière kitschissime, c’est sans doute pour rendre plus attachant l’auteur sincère qui se joue des convenances et des limites.  Qu’importent pour lui les dehors futiles et les excès si les mots sonnent juste, si les lecteurs sont touchés, voire troublés. Rire, pour ne pas pleurer, aller vite pour ne pas s’enliser, foncer pour sentir vibrer, pétiller, à la manière d’un champagne californien, pour faire passer le goût de l’amertume. Tels pourraient être quelques-unes des clefs du roman de la vie de Truman Capote… L’enfance de T. Capote fut irrémédiablement marquée par des heurs intimes qui, sans doute, ont forgé le caractère de sa vie et de son œuvre. Abandonné par sa mère à l’âge de cinq ans et recueilli par ses trois tantes, l’enfant découvre dès ses dix ans en même temps que son homosexualité, son génie. Immédiatement, ces trois “événements” majeurs (abandon, homosexualité et génie) le marginalisent. Ainsi poussé à distance du monde ordinaire, il se fait alors témoin, de lui-même bien sûr, mais aussi de cette réalité qui l’entoure et de la vie. Dès lors ses émois se couchent sur le papier, avec une grande pudeur ou avec un art consommé des faux-semblants, mais avec tant de sincérité au fond. De ces points de vue sempiternellement troublés, multipliés, il fait naître une réalité supérieure : celle d’une perception toujours distanciée qui donne souvent l’impression, pouvant paraître paradoxale, d’hyper réalité ou de fiction un tantinet morbide.   

Dès lors le monde des lecteurs se scinde en deux. Il y a ceux qui ne dénient toute profondeur au langage de Truman Capote et l’estiment à la hauteur d’un talent qui “désennuie” qui permet de passer dans l’ailleurs de ses livres un bon moment (ce qui est déjà énorme au regard de toute la production littéraire!) et ceux qui plongent dans l’univers d’un homme dont la plume est capable de “rivaliser avec le réel” [F. Senaud] Ce goût si prononcé d’une quête du réel, le pousse d’abord à une verve romancière emprunte d’une étrange nostalgie poétique. Il se fait le peintre étonné de personnages marqués par un profond individualisme et dans le même temps devient la coqueluche des milieux littéraires américains. Si sa carrière mondaine ne se dément pas – il se vantera même de pouvoir faire ou défaire la réputation de n’importe quel personnage en vue – son œuvre de romancier change de cap avec la publication de De Sang Froid en 1965. A partir d’un fait divers sanglant perpétré en Arkansas, il donne à ses romans une nouvelle dimension où sa plume de journaliste n’est pas étrangère. Il ose aborder la question de la peine de mort et, même s’il n’y répond pas, témoigne des incertitudes face à l’une des plus grandes interrogations liée aux crimes... Il y a désormais pour lui une nécessité à témoigner.  Avec ce nouveau style, “non-fiction novel” [nouvelle non fictionnelle], Capote plonge, immerge même, le lecteur dans la vérité essentielle de la vie, que lui-même continue de vivre de manière si frénétique qu’il l’use par toutes sortes d’excès. Mais qu’importe si la vérité est à ce prix. Il emploi la vérité, ou du moins des pans de cette vérité qui font le poids du quotidien, non comme un point d’ancrage destiné à conduire vers une fiction, mais en inverse les rapports de l’écriture. C’est la seule fiction de l’écriture qui conduit quelques éléments a priori “extraordinaires” au centre des vies et de leurs questions. Il relie le détail d’un événement regardé sous la loupe grossissante du journaliste à l’universalité des questions que ce même événement soulève. Il se sert de vérités pour conduire au plus près de la Vérité, celle que lui du moins s’attache à débusquer. “Je crois que Grand-père possédait un savoir et un pouvoir qui l’avaient conduit bien au-delà de mon petit monde et de ce que j’étais capable de percevoir”. 

Un Eté indien
Découverte après la mort de son auteur, cette nouvelle d’à peine plus de cinquante pages, qui se déguste avec une pointe de nostalgie d’enfance, oscille toujours entre des vérités contraires et à jamais opposées. C’est sans doute de ces contradictions inhérentes à la vie même, de cette étrange nécessité qui pousse à agir sempiternellement que naissent des émotions indicibles qui, à dire vrai, échappent au réel pour monter au plus haut dans le monde de la poésie où toute rationalité perd pied, sans pour autant se noyer.  Vérité ? Il n’est question de rien d’autre que cela dans cette nouvelle.   “C’est d’être ignorant qui m’a ôté ma liberté (...) C’est pourquoi tant que je suis vivant et en bonne santé, je vais faire mon possible pour qu’il [Bobby le jeune héros de l’Eté indien] ait une vie plus agréable que celle que j’ai connue. Je sais que je ne serai pas là pour voir les résultats, mais je veux lui donner un bon départ dans la vie” [Papa, Disque plage 5].  “Un Eté indien”, initialement nommé “I remember my Grandpa” [Je me souviens de nom Grand-père], laisse se déployer toutes les facettes de l’art de T. Capote, et particulièrement le maniement subtil de l’incertitude. Car si la conviction du père de quitter les terres familiales est bien réelle, la tristesse qui en découlera pour son fils – et qui hantera sans doute longtemps – l’est tout autant. Tous ces éléments sont constitutifs de la Vérité, comme les illusions mêmes.  “Vivre, laisser vivre et prendre plaisir à la vie, tout cela faisait partie du secret de Grand-père : recevoir l’amour et le partager”. 
Jean-Yves Patte 
© Frémeaux & Associés, Groupe Frémeaux Colombini SA 2003.  

Jean-Claude Rey, qui fut journaliste, speaker, est un comédien doué d’une sensibilité rare. Il est aussi un réalisateur et un producteur à la car­rière impressionnante.  C’est en qualité de responsable de la production qu’il a participé à près d’une centaine de films dont beaucoup comme Les Misérables de Robert Hossein, Jacquou le Croquant, Le Pain Noir, de­meurent dans toutes les mémoires. Voici ce qu’il nous dit, après avoir enregistré la nouvelle de Truman Capote : Quand on est à l’âge de l’été indien, si vous et vos enfants avez vibré à l’écoute du petit chef-d’œuvre de Truman Capote, alors tout ce que j’ai fait jadis... et hier s’efface devant l’émotion que j’ai ressentie moi-même à le «dire», m’adressant seulement à votre cœur.  

Ecouter  UN ÉTÉ  INDIEN TRUMAN CAPOTE  (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




TrackAuthorDuration
01 LE JOUR OU JE DUS QUITTER LA MAISON DE MON ENFANCE - REY03'28
02 CE SOIR LA JE DEMANDAIS A MAMAN - REY03'38
03 GRAND PERE NE M AVAIT PAS APERCU ET JE ME DIS - REY03'51
04 LE SAMEDI SOIR A TABLE - REY04'53
05 DANS UN ENCLOS A L ECART DE LA MAISON - REY05'11
06 DE RETOUR DANS MON LIT JE SONGEAIS A GRAND PERE - REY03'46
07 J ENTENDIS PAPA RENTRER IL JURAIT - REY03'03
08 JE DORMIS UN PEU MAIS MAMAN ME REVEILLA - REY04'09
09 UN HOMME APPARUT SOUS LA VERANDA - REY04'21
10 UNE FOIS DANS MA CHAMBRE JE CONSIDERAI - REY04'43
11 J EXAMINAI L ECRITURE UN MOMENT AVANT - REY04'10
12 LE COLIS ARRIVA LE LENDEMAIN - REY02'28
« Une nouvelle pleine de charme et de nostalgie » par Notes Bibliographiques

Truman Capote (1924-1984) fut un des écrivains les plus représentatifs de sa génération. Découverte après la mort de son auteur, Un été Indien est une nouvelle pleine de charme et de nostalgie. L’intrigue en est simple : un petit garçon, Bobby, doit suivre ses parents qui vont à la ville s’installer, laissant derrière lui ses grands parents. Son grand père est le héros de Bobby, la séparation lui cause une peine indicible ; Le grand père confie à Bobby son secret : recevoir l’amour et le partager. Ils ne se reverront plus. La grand-mère meurt presque aussitôt. Huit ans après ce sera le grand père qui laissera à Bobby un cadre contenant de vieilles photos de la famille. Courage, tendresse, tristesse colorent le récit. La lecture qu’en fait Jean Claude Rey incite à vibrer à l’écoute de ce petit chef d’œuvre.
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




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