ABEL FLEURY, ATAHUALPA YUPANQUI, ASTOR PIAZZOLLA, EDUARDO FALÚ

GUITARE - GRANDS COMPOSITEURS ARGENTINS
(PAR C. MARTÍNEZ ET M. PUJOL)

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Booklet : 12 Pages - English Notes
Number of CDs : 4


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FA5404

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The porteño label Acqua Records has provided Frémeaux & Associés with this programme of arrangements for solo guitar devoted to four monuments of 20th century Argentinean popular music: Abel Fleury, Atahualpa Yupanqui, Astor Piazzolla and Eduardo Falú. Four composers of varying styles, but all sharing a common desire to express the popular musical soul of Argentina. This 4CD boxed set covers the immense range of Argentinean folk music, from the mountain peaks in Salta to the vast plains of the Pampas—milonga, zamba, chacarera, vidala—here played by the masters of the guitar Carlos Martínez and Máximo Pujol.

Benjamin GOLDENSTEIN

Guitare FA5404

GUITARE
GRANDS COMPOSITEURS ARGENTINS
Abel FLEURY, Atahualpa YUPANQUI,
Astor PIAZZOLLA, Eduardo FALÚ
par Carlos martínez et Máximo pujol








Le label porteño Acqua Records propose à Frémeaux & Associés un programme, arrangé pour guitare seule, dédié à quatre des monuments de la musique populaire du XXe siècle Argentin : Abel Fleury, Atahualpa Yupanqui, Astor Piazzolla et Eduardo Falú. Des compositeurs aux expressions variées qui ont en commun d’exprimer l’âme musicale et populaire de l’Argentine. Ce coffret 4 CD présente, des monts de Salta jusqu’aux vastes plaines de la Pampa, le vaste éventail de la musique folklorique argentine (milonga, zamba, chacarera, vidala…) interprété magistralement par Carlos Martínez et Máximo Pujol. »  
Benjamin Goldenstein et Patrick Frémeaux

The porteño label Acqua Records has provided Frémeaux & Associés with this programme of arrangements for solo guitar devoted to four monuments of 20th century Argentinean popular music: Abel Fleury, Atahualpa Yupanqui, Astor Piazzolla and Eduardo Falú. Four composers of varying styles, but all sharing a common desire to express the popular musical soul of Argentina. This 4CD boxed set covers the immense range of Argentinean folk music, from the mountain peaks in Salta to the vast plains of the Pampas—milonga, zamba, chacarera, vidala—here played by the masters of the guitar Carlos Martínez and Máximo Pujol. 
Benjamin Goldenstein & Patrick Frémeaux


LES GRANDS COMPOSITEURS ARGENTINS
Par Benjamin Goldenstein

Le label porteño Acqua Records offre à Frémeaux & Associés un programme, arrangé pour guitare seule, dédié à quatre des monuments de la musique populaire du XXe siècle Argentin : Abel Fleury, Atahualpa Yupanqui, Astor Piaz-zolla et Eduardo Falú. Des compositeurs aux expressions variées qui ont en commun d’exprimer l’âme musicale et populaire de l’Argentine.

Le grand public du XXe siècle, qui associe spontanément au seul tango la musique du pays au fleuve d’argent, ne sera pas en reste avec un volume entier dédié à Astor Piazzolla. Il pourra surtout découvrir un vaste éventail de la musique folklorique argentine, cette musique de danses et de légendes itinérantes des monts de Salta ou des vastes plaines de la Pampa (milonga, zamba, chacarera, vidala…) dont Atahualpa Yupanqui constitue une légende et un ambassadeur – particulièrement en France, où il vécut si longtemps.

L’interprétation uniquement instrumentale des guitaristes Carlos Martínez (CD1, 2, 3) et Máximo Pujol (CD4), d’un lyrisme et d’une pureté formelle remarquables, permet aux mélodies de s’affranchir du chant et de révéler l’élégance de leur construction harmonique. Celles-ci offrent un métissage extrêmement intéressant de références au Vieux Continent (héritage des danses de cour, Romantisme du  XIXe siècle…) et d’éléments purement endogènes à l’Amérique du Sud (culture indienne revendiquée par Atahualpa Yupanqui, perméabilité des cultures chiliennes et boliviennes dans le nord-ouest Argentin cher à Eduardo Falú…).

L’auditeur européen ressent une étrange familiarité avec ces instrumentations, que l’on plaquerait volontiers, qui sur un Goya, qui sur un roman de Malcolm Lowry, pour ne pas parler d’une photo d’Horacio Coppola ! De fait, l’Argentine, dans sa forme politique moderne, a été essentiellement bâtie par des flux migratoire en provenance d’Europe (d’Espagne mais aussi d’Italie). Les renvois aux esthétiques des aires culturelles de ces pays sont évidents, mais tout aussi intéressante – sinon plus – est l’appropriation de ces éléments par des auteurs nés au matin du XXe siècle (souvent enfants d’immigrés), dans un discours profondément Argentin.

La prise de son remarquable de ces enregistrements et la technique sans faille des interprètes, Carlos Martínez et Máximo Pujol, offrent l’écrin d’une pureté toute classique à ce folklore légitimement intégré à la grande tradition musicale dont il provient. Replacées dans cette perspective, les musi-ques proposées dans ce programme en quatre disques expriment également tout un pan d’histoire sociale et esthétique : celui d’un peuple propulsé dans une métamorphose industrielle et politique d’une rapidité sans précédent, qui aurait pu être balayé de la surface du monde si ses expressions culturelles et artistique n’avaient des racines aussi profondes et si profondément identitaires.

Vaste pays de plus de 2 750 000 km2, l’Argentine recouvre des diversités fortement exprimées au niveau national, même si le poids de sa capitale, Buenos Aires, a tendu à écraser certaines composantes rurales. Le présent coffret donne à entendre une pluralité d’expressions qui recouvrent assez largement cette diversité. Très grossièrement, le parcours est le suivant : en partant du nord-ouest du pays marqué par la Cordillère des Andes et la proximité du Chili et de la Bolivie (Eduardo Falú), explorons ensuite – à cheval comme il se doit – les plaines fertiles de la Pampa centrale (Atahualpa Yupanqui) ; l’approche de la capitale passera par le sud de la province de Buenos Aires, encore essentiellement rurale au début du XXe siècle (Abel Fleury) ; et enfin Buenos Aires – la Reine du Sud – creuset de la modernité et des échanges interculturels (Astor Piazzolla).


CD 1 Eduardo Falú (1923 - )
Considéré comme l’un des pères de la musique folklorique argentine, Eduardo Falú, voit le jour à El Galpón, dans la province de Salta (nord-ouest du pays) en 1923. Il est marqué très jeune pas les musiques populaires de cet environnement rural, dont il interprète rapidement le répertoire, accompagné de sa guitare. Le duo qu’il forme avec son compère César Perdiguero lui assure une certaine renommée locale au début des années 1940. Celle-ci s’accroît au fur et à mesure qu’il aiguise son art de la guitare, d’abord autodidacte puis affiné par l’étude des compositeurs du XIXe siècle prodiguée par son maître, Carlos Guastavino.

La renommée d’Eduardo Falú devient nationale dès le début des années 1950, qui coïncide avec son installation à Buenos Aires où il enregistre ses premiers disques. Sa maîtrise de la guitare et ses talents de compositeur sont très appréciés des poètes argentins, jouissant alors d’une grande popularité. Ses compositions sur les poèmes de Jaime Dávalos lui assurent un succès considérable. Il mettra en musique plus de cent-cinquante poèmes argentins (outre Jaime Dávalos, citons Jorge Luis Borges, Ernesto Sábato, Leon Benaros…) qu’il représente en tournées internationales dès le début des années 1960.

Eduardo Falú est indéniablement l’un des grands noms de la musique populaire du XXe siècle argentin. Son œuvre reçoit en 1985 deux hommages suprêmes en reconnaissance à son apport : le Grand Prix de la société des compositeurs argentins, la SADAIC (équivalent de la SACEM française) et le « Konex Award », prix de la Fondation Konex récompensant chaque année des personnalités argentines dans des disciplines très variées, l’année 1985 ayant été dévolue au champ de la musique populaire.


CD 2 Atahualpa Yupanqui (1908 - 1992)
Atahualpa Yupanqui, qui vécut longtemps dans l’hexagone, à Paris puis à Nîmes où il meurt en 1992, est sans doute l’artiste populaire argentin le mieux connu des Français. Populaire, l’épithète lui correspond à plus d’un titre, et gageons qu’il s’en serait enorgueilli. Porte-parole de la situation humaine, des peuples des campagnes, des indiens et des métis opprimés dont il chanta la dignité indéfectible et rendit hommage à la splendeur suprême par le nom d’artiste qu’il se choisit : Atahualpa, patronyme du dernier empereur Inca, dupé et exécuté par l’envahisseur Francisco Pizarro ; Yupanqui, terme des indiens quechuas désignant le cacique, le « Grand méritant ». Nulle arrogance de la part d’Héctor Roberto Chavero en choisissant ce nom d’artiste, mais bien un hommage des opprimés de l’histoire, la magnification de la marginalité, des cultures dominées, un appel à la fraternité par-delà les classes et les races.

Héctor Roberto Chavero est né en 1908 dans la région de Buenos Aires (à Pergamino, précisément) d’un père descendant des indiens quechuas et d’une mère d’immigration basque. Très vite, son père s’installe dans un village de la pampa, où le futur Atahualpa passe son enfance. Ce paysage rural, ces cultures de la pampa et leur métissage culturel caractérisent Atahualpa Yupanqui, le gaucho de la scène et des six cordes de sa guitare. Nul ne le chantera mieux que lui, ni ne rendra de plus vibrant hommage aux êtres et aux esprits qui l’emplissent : du paysan ne graissant pas les essieux de sa charrettes pour que le grincement lui tienne compagnie, au fier cheval Alezan tombé dans un trou par faute d’avoir trop contemplé la lune en plein galop.

Dès l’âge de six ans, le futur Atahualpa apprend la guitare et le violon. C’est le premier instrument qu’il adoptera toute sa vie et qui accompagnera les quelques 1500 œuvres qu’il composera. Connu pour son engagement et les textes de ses chansons (disons le mot, de ses poèmes), il est très intéressant d’aborder Atahualpa par ce programme uniquement instrumental proposant un choix de compositions que Yupanqui lui-même interprétait sans chanter. L’interprétation parfaite de Carlos Martínez rend hommage aux talents de compositeur de « Don Ata », et permet de rencontrer la diversité des formes mélodiques typiques du folklore argentin dans lequel il baignait : les milongas et vidalas aux accents nostalgiques, les percussives chacareras, les dansantes zambas…


CD 3 Abel Fleury (1903 - 1958)
Abel Fleury naît en 1903 à Dolores, dans une province de Buenos Aires encore très rurale en ce début de XXe siècle. Il grandit dans un milieu modeste où sa mère, d’origine paysanne, parvient à lui acheter une guitare et à lui apprendre les rudiments de son instrument. Les soirs entre voisins résonnent d’histoires et de chansons sur les travaux des champs et les tâches quotidiennes. Abel fait preuve d’un talent inné pour la guitare qu’il apprend au contact des musiciens de passage et en sillonnant, adolescent puis jeune homme, le sud de la province.

Sa popularité va croissant mais reste circonscrite au niveau local, où il apparaît toutefois bientôt comme un maître et transmet à divers élèves son approche harmonique de l’instrument. Attaché à sa terre et aux siens, il attend d’atteindre la trentaine avant de se rendre à la capitale, Buenos Aires. Recommandé par un condisciple auprès de Fernando Ochoa, bien implanté dans la vie artistique et médiatique de Buenos Aires, il connaîtra auprès de son mentor une ascension rapide, amplifiée par les émissions de radio d’Ochoa. Il suit l’enseignement du maître Alfredo Prat, pour améliorer sa technique et s’imposer comme soliste dans des formations de 12 à 15 musiciens (essentiellement à cordes) qu’il mène au début des années 1950, après avoir connu un succès conséquent dans un quatuor formé avec Sebastián Piana, Pedro Maffia et Ángel Corletto (Cuarteto Popular Argentino).

Les maisons de disque font souvent appel à lui pour des sessions d’enregistrement en tant qu’accompagnateur, mais également sous son nom. Il sillonne le pays, dans les années 1940 et 1950, pour représenter ses récitals, généralement composés de pièces classiques pour guitare puis de ses compositions, jouées en petites formations de deux à quatre musiciens. C’est d’ailleurs en rentrant d’une tournée qu’il tombe malade, en 1958, et meurt précipitamment, la même année.

Abel Fleury a enregistré relativement peu d’œuvres à son nom, les registres de la SADAIC (la SACEM argentine) en comptabilisent 37, que Carlos Martínez a toutes interprétées. La présente sélection en offre la moitié, couvrant un large éventail d’un folklore Argentin où affleurent les emprunts à la guitare romantique du XIXe siècle et où un nez affiné détectera les effluves d’une musique urbaine qui pourrait bien avoir influencé nombre de compositeurs de tango – son arrangement du « tube » Clavel del Aire est d’ailleurs très célèbre.

CD 4 Astor Piazzolla (1921 - 1992)
Le nom d’Astor Piazzolla incarne presque à lui seul l’histoire du tango, dont il est l’un des plus importants compositeurs de la seconde moitié du XXe siècle. Assurément, Piazzolla a incarné un jalon dans l’histoire de cette expression majeure de l’art argentin, une modernité à la fin des années 1950, dans un courant qu’on baptisera (en empruntant l’expression au nom de sa formation) « nuevo tango ». Avec ce disque, notre anthologie gagne la capitale et propose une approche singulière d’un répertoire connu du monde entier pour son esthétique musicale et dansée. Le même parti-pris d’exécution instrumentale classique pour guitare seule permet d’inscrire cette écriture dans une égalité de traitement qui permettra à l’auditeur d’envisager une même approche de cette esthétique. Une écriture plus travaillée, qui n’a plus la brillance brute et quasi tellurique des pièces précédentes, mais un pouvoir de séduction enjôleur, l’élasticité d’un félin s’étirant au réveil…

L’histoire d’Astor Piazzolla est suffisamment connue pour qu’on n’en brosse ici que les grandes lignes. Retenons qu’avec lui aussi une page glorieuse de la culture argentine est écrite par un enfant de l’immigration. Né en 1921 à Mar del Plata dans une famille d’origine italienne, il passera une bonne partie de son enfance à New York. Son expérience américaine l’a initiée au swing et aux joies du jazz dont il ne sait que faire sur le bandonéon que lui offre son père. La musique de Bach, alors fréquemment jouée à l’accordéon et au bandonéon, le marque profondément. De retour en Argentine en 1936, adolescent, il optera assez rapidement pour une carrière de musicien professionnel et pour le tango, après avoir vu le violoniste Elvino Vardaro en concert à Mar del Plata. Deux ans plus tard, on l’entend dans des orchestres moyens de la capitale où sa connaissance du répertoire lui permet, en 1938, d’intégrer le prestigieux orchestre d’Aníbal Troilo.

Passons sur l’histoire suffisamment connue de la genèse du style Piazzolla et la mue de l’instrumentiste en compositeur d’un nouveau monde pour le tango. Retenons qu’ici, ce ne sont pas les influences rurales qui opèrent, mais un autre visage de l’Argentine : la puissance économique d’avant-guerre, la mondialisation des échanges culturels, le chatoiement de la grande ville.

En 1954, Piazzolla reçoit une bourse lui permettant d’étudier à Paris, auprès de Nadia Boulanger, formidable jalon de l’éclosion de talents si divers (Quincy Jones, Leonard Bernstein, Lalo Schiffrin, pour n’en citer que quelques-uns). De retour en Argentine en 1957, il expérimente une écriture et une orchestration nouvelle (avec son Octeto Buenos Aires) qui déclenchera à proprement parler une guerre des classiques contre les modernes. Quelques années plus tard, après un intermède américain, il pourra retourner à Buenos Aires, au seuil de la décade 1960, et écrire avec la Quinteto Tango Nuevo quelques-unes des plus belles pages de son œuvre.

L’interprète du présent disque, Máximo Pujol, dresse un portrait intimiste de la musique d’Astor Piazzolla. Plutôt que de compiler les grands succès du maestro, il a eu l’intelligence de donner à entendre une unité de ton, de composition, d’approche, qui place Piazzolla – en dehors des modes et des styles – dans la grande histoire de la composition musicale.

Une nouvelle fois, on apprécie le parti pris du label Acqua Records de faire revivre la musique argentine en dehors de son cadre initial, de ses sentiers battus et ses refrains connus, pour transmettre dans une pureté toute apollonienne la fougue de son écriture folklorique.
Benjamin GOLDENSTEIN
© Frémeaux & Associés



GUITAR
The Great Argentinean Composers
By Benjamin Goldenstein

The porteño label Acqua Records has offered Frémeaux & Associés this programme of arrangements for solo guitar devoted to four monuments of 20th century Argentinean popular music: Abel Fleury, Atahualpa Yupanqui, Astor Piazzolla and Eduardo Falú. Four composers of varying styles, but all sharing a common desire to express the popular musical soul of Argentina.
 
Audiences of the 20th century—for whom the land of the silver river and the mere mention of “Tango” formed a spontaneous association—are not forgotten either, with a whole volume devoted to Astor Piazzolla. Above all, this set allows listeners to discover the immense variety of Argentinean folk music, a music of dances and legends which follows an itinerary between the mountain peaks of Salta and the immense plains of the Pampas, in styles called milonga, zamba, chacarera, vidala… The legendary Atahualpa Yupanqui was one such ambassador of this music, especially in France, where he lived for so long.

The pure, instrumental performances of guitarists Carlos Martínez (in CD1, 2 & 3) and Máximo Pujol (in CD4), display remarkable lyricism and purity of form, and they allow the melodies to free themselves from song and reveal the elegance of their harmonic construction. These melodies show an extremely interesting mix of references to the Old Continent (the legacy of courtly dances, 19th century Romanticism etc.), with elements from within South America itself (such as the Indian culture asserted by Atahualpa Yupanqui, or the permeability of the Chilean and Bolivian cultures of northwest Argentina, dear to Eduardo Falú).

The European listener will find the instrumentation of this music strangely familiar: one can imagine this with a Goya, a Malcolm Lowry novel, even a photograph taken by Horacio Coppola! Argentina—modern, political Argentina—was built essentially by the migratory flow from Europe, not only from Spain but also Italy, and the references to the aesthetics of these countries’ cultural strongholds are evident. But just as interesting—if not more—is the appropriation of these elements by writers born at the dawn of the 20th century (themselves often the children of immigrants) in a discourse that was profoundly Argentinean.

The remarkable sound captured in these recordings and the faultless technique of the two performers, Carlos Martínez and Máximo Pujol, provide a setting of totally classical purity for this folk music which legitimately integrates the great musical tradition which forms its source, and to whose evolution it contributed. When replaced in this perspective, the music proposed in this four-disc programme also expresses a whole chapter of social and aesthetic history: that of a population thrown into industrial and political metamorphosis with unprecedented rapidity; its people which might have been wiped from the face of the earth, had their cultural and artistic expressions not been so deeply anchored and with such a profound identity.

Argentina is a vast country—over one million square miles—and it contains diversities that are strongly stated at a national level, even if the weight of its capital, Buenos Aires, has tended to overwhelm certain rural elements. This boxed set allows listeners to hear multiple expressions which more than adequately represent this diversity, taking an itinerary which, more or less, is as follows: from the northwest, determined by the Cordillera of the Andes and the proximity of Chile and Bolivia (Eduardo Falú), we move on—doing the decent thing, riding on horseback—to explore the fertile plains of the central Pampas (Atahualpa Yupanqui), before we approach the capital from the south, with Buenos Aires province still essentially rural at the beginning of the 20th century (Abel Fleury). And finally, Buenos Aires itself—the Queen of the South—, the melting-pot of modernity and cultural exchange (Astor Piazzolla).
Benjamin GOLDENSTEIN
English adaptation: Martin DAVIES

© Frémeaux & Associés


CD 1 Eduardo Falú
Du disque « Carlos Martínez interpreta a Eduardo Falú, vol. 1 » © Acqua Records 2006.
Interprète : Carlos Martínez
Produit par Acqua Records (production exécutive Mariá Elvira Grillo et Fernando Laviz).
Enregistré et mixé au Studio El Ombligo (Buenos Aires) entre septembre et novembre 2005 par
Fernando Taverna. Masterisé chez Steps Ahead par Gustavo Fourcade

1. Cueca del arenal (cueca) 3’24
2. Vidalita (vidalita) 3’44
3. Criollita santiagueña (zamba) 3’03
4. Variaciones de milonga (milonga) 4’14
5. Murmullo misionero (aire de galopa) 3’48
6. Soledumbre (estilo) 3’06
7. Pampa (aires sureños) 4’13
8. La fronteriza (zamba) 3’00
9. Momentos de milonga (milonga) 7’36
10. La quita penas (chacarera) 2’14
11. Muerte y entierro del pujllay (preludio andino) 3’26
12. Fiesta puneña (bailecito) 2’35
13. La alborada (preludio andino) 3’16
14. Rezando (estilo) 3’06
15. El cóndor pasa (huayno) 3’33

Onze des titres de ce répertoire ont été composés par Eduardo Falú. Les quatre titres suivants ne sont pas originalement de lui, mais arrangés et popu-larisés ainsi par Eduardo Falú : 3) « Criollita santiagueña » (A. Chazarreta) • 12) « Fiesta puneña » (J.C. Alessio – N. Szmidt – M. Ponce) • 14) « Rezando » (A. Gasparino – B. Luna) • 15) « El cóndor pasa » (D.A. Robles)


CD 2 Atahualpa Yupanqui
Du disque « Atahualpa Yupanqui. Obra completa para guitarra, composiciones propias. Carlos Martínez » (CD2 : « Centro ») © Acqua Records 2008.
Interprète : Carlos Martínez
Produit par Acqua Records (production exécutive Mariá Elvira Grillo et Fernando Laviz, direction artistique Carlos Martínez et Mariá Elvira Grillo).
Enregistré et mixé au Studio El Ombligo  (Buenos Aires) entre août et décembre 2007 par Fernando Taverna et Ricky Sáenz Paz. Masterisé chez Steps Ahead par Gustavo Fourcade.

1. Zambita del Alto Verde (zamba) 3’14
2. Danza de la paloma enamorada (1ère version) (danza) 2’38
3. Cañada honda (chacarera) 1’52
4. Zamba del adiós (zamba) 2’46
5. Oración a Pérez Cardozo (motivos guaraníes) 4’18
6. Zamba del Colalao (zamba) 2’42
7. El rescoldeao (gato) 1’43
8. Pastito quemado (zamba) 2’55
9. Dulce m’baracapú (danza guaraní) 2’13
10. El pocas pulgas (gato) 1’44
11. La pobrecita (zamba) 3’03
12. La Juan Carreño (chacarera) 2’22
13. La churqueña (zamba) 2’45
14. El kachorro (gato) 1’57
15. Zamba del grillo (zamba) 3’00
16. Vieja danza querida (chacarera) 2’41
17. Paso de los Andes (homenaje al Gral. San Martín) (zamba) 2’36
18. La cochamoyera (chacarera) 1’55

Tous les titres sont des compositions d’Atahualpa Yupanqui.


CD 3 Abel Fleury
Du disque « Carlos Martínez interpreta a Abel Fleury, vol. 2 » © Acqua Records 2006.
Interprète : Carlos Martínez
Produit par Acqua Records (production exécutive Mariá Elvira Grillo et Fernando Laviz).
Enregistré et mixé au Studio El Ombligo  (Buenos Aires) entre septembre et novembre 2005 par
Fernando Taverna. Masterisé chez Steps Ahead par Gustavo Fourcade

1. Pájaros en el monte (pericón) 2’50
2. Cantar de mi pago (estilo) 2’54 
3. El desvelao (gato) 1’52
4. Milonga triste (milonga) 2’42
5. La Firmeza (danza popular argentina) 2’36
6. Milongueo del ayer (milonga) 2’24
7. Para Abel Eduardo (vidalita) 3’02
8. De clavel en la oreja (milonga) 1’19
9. Pago largo (variaciones de huella) 2’13
10. Chamamé (chamamé) 2’04
11. Ausencia (milonga) 2’45
12. Tonada (tonada) 1’29
13. El cuando (danza popular argentina) 3’20
14. Real de guitarreros (floreos de milonga) 4’05
15. El tostao (estilo) 2’04
16. De sobrepaso (milonga) 1’38
17. Pegando la vuelta (gato) 1’54
18. Guaymallén (cueca) 2’51

Tous les titres de ce répertoire ont été composés par Abel Fleury, à l’exception de 4) « Milonga triste » (Sebastián Piana) dont Carlos Martínez interprète toutefois ici la version d’Abel Fleury.

CD 4  Astor Piazzolla
Du disque « Piazzolla en seis cuerdas » © Acqua Records 2009.
Interprète : Máximo Pujol
Produit par Acqua Records.
Enregistré et mixé au Estudio Rapp (Buenos Aires) en 2005 par Jorge Rapp. Masterisé par Jorge Rapp en 2009.

1. Calambre 2’14
2. Soledad 3’24

Cuatros Estaciones Porteñas
3. Otoño porteño 4’31
4. Invierno porteño 4’05
5. Primavera porteña 4’29
6. Verano porteño 5’38

7. Milonga del ángel 6’17
8. Buenos Aires hora 0 4’23

Serie de María
9. Alevare 1’35
10. Tema de María 5’40
11. Milonga carrieguera 4’04
12. Poema valseado 3’09
13. Tangata del alba 3’51
14. Final 1’36

15. La muerte del ángel 3’19
16. Adiós Nonino 7’29

Toutes les œuvres ici interprétées ont été composées par Astor Piazzolla. Editées chez Warner / Chappell Music Argentina SAIC.

CD GUITARE - GRANDS COMPOSITEURS ARGENTINS © Frémeaux & Associés 2013(frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




ExtractTrackAuthorDuration
CD 1
01 Cueca Del Arenal - Carlos Martinez03'24
02 Vidalita - Carlos Martinez03'44
03 Criollita Santiaguena - Carlos Martinez03'02
04 Variaciones De Milonga - Carlos Martinez04'13
05 Murmillo Misionero - Carlos Martinez03'47
06 Soledumbre - Carlos Martinez03'05
07 Pampa - Carlos Martinez04'13
08 La Fronteriza - Carlos Martinez02'59
09 Momentos De Milonga - Carlos Martinez07'35
10 La Quita Penas - Carlos Martinez02'13
11 Muerte Y Entierro Del Pujillay - Carlos Martinez03'25
12 Fiesta Punena - Carlos Martinez02'34
13 La Alborada - Carlos Martinez03'16
14 Rezando - Carlos Martinez03'05
15 El Condor Pasa - Carlos Martinez03'32
CD 2
01 Zambita Del Alto Verde - Carlos Martinez03'16
02 Danza De La Paloma Enamorada - Carlos Martinez02'40
03 Canada Honda - Carlos Martinez01'54
04 Zamba Del Adios - Carlos Martinez02'48
05 Oracion A Perez Cardozo - Carlos Martinez04'20
06 Zamba Del Colalao - Carlos Martinez02'44
07 El Rescoldeao - Carlos Martinez01'45
08 Pastito Quemado - Carlos Martinez02'57
09 Dulce m' Baracapu - Carlos Martinez02'15
10 El Pocas Pulgas - Carlos Martinez01'46
11 La Probecita - Carlos Martinez03'05
12 La Juan Carreno - Carlos Martinez02'24
13 La Churquena - Carlos Martinez02'47
14 El Kachorro - Carlos Martinez01'59
15 Zamba Del Grillo - Carlos Martinez03'02
16 Vieja Danza Querida - Carlos Martinez02'43
17 Paso De Los Andes - Carlos Martinez02'38
18 La Cochamoyera - Carlos Martinez01'55
CD 3
01 Pajaros En El Monte - Carlos Martinez02'52
02 Cantar De Mi Pago - Carlos Martinez02'56
03 El Desvelao - Carlos Martinez01'54
04 Milonga Triste - Carlos Martinez02'44
05 Para Abel Eduardo - Carlos Martinez02'38
06 Milongueo Del Ayer - Carlos Martinez02'26
07 La Firmeza - Carlos Martinez03'04
08 De Clavel En La Oreja - Carlos Martinez01'21
09 Pago Largo - Carlos Martinez02'15
10 Chamame - Carlos Martinez02'06
11 Ausencia - Carlos Martinez02'47
12 Tonada - Carlos Martinez01'31
13 El Cuando - Carlos Martinez03'22
14 Real De Guitarreros - Carlos Martinez04'07
15 El Tostao - Carlos Martinez02'06
16 De Sobrepaso - Carlos Martinez01'40
17 Pegando La Vuelta - Carlos Martinez01'56
18 Guaymallen - Carlos Martinez02'51
CD 4
01 Calambre - Maxime Pujol02'16
02 Soledad - Maxime Pujol03'27
03 Otono Porteno - Maxime Pujol04'33
04 Invierno Porteno - Maxime Pujol04'07
05 Primavera Portena - Maxime Pujol04'31
06 Verano Porteno - Maxime Pujol05'41
07 Milonga Del Angel - Maxime Pujol06'19
08 Buenos Aires Hora O - Maxime Pujol04'26
09 Alevare - Maxime Pujol01'37
10 Tema De Maria - Maxime Pujol05'42
11 Milonga Carrieguerra - Maxime Pujol04'06
12 Poema Valseado - Maxime Pujol03'11
13 Tangata Del Alba - Maxime Pujol03'53
14 Final - Maxime Pujol01'39
15 La Muerte Del Angel - Maxime Pujol03'21
16 Adios Nonino - Maxime Pujol07'29
« Este remarcable trabajo » por Tango Reporter

Esta caja de cuatro CDs contiene una seleccion de temas arreglatos para guitarra solista y escritos por cuatro notables compositores e interpretes de la musica popular argentina del siglo XX : Abel Fleury, Atahualpa Yupanqui, Astor Piazzolla y Eduardo Falu. Si bien estos compositores manifiestan marcadas differencias en sus estilos, los cuatro comparten la inquietud comun de expresar el sentir y la pasion de la musica popular de su patria. La amplia seleccion tematica incluida en estos cuatro CDs cubre la colorida variedad musical que se despliega por el pais y que va desde el folklore norteno hasta la surena milonga pampeana, abanico musical en el que se incluyen la zamba, la chacarena, la vidala, y el ciudadano tango. I,terpretados todos los remas Falu, Yupanqui y Fleury por Carlos Martinez y los de Piazzolla por Maximo Pujol, dos virtuosos guitarristas que vuelcan su sentimiento en los 67 surcos de este remarcable trabajo que no debe faltar en ninguna discoteca privada de musica no solo de guitarra sino argentina. TANGO REPORTER




« Un très beau coffret » par Trad Mag

Acqua est un label argentin indépendant qui a un remarquable catalogue, dont plusieurs albums ont été chroniqués dans Trad Mag. Carlos Martinez et Maximo Pujol sont parmi les meilleurs guitaristes d’aujourd’hui. Martinez a enregistré chez Acqua quasiment toutes les œuvres d’Atahualpa Yupanqui dans leur version enregistrée et non dans leur version papier, qui est toujours un squelette maigrichon de ce que jouait le grand guitariste. Un Travail énorme qu’il a mené magnifiquement à bien et dont Frémeaux nous offre ici un CD sur les quatre publiés chez Acqua en Argentine. Ce coffret contient deux autres disques de Martinez : l’un contient des œuvres instrumentales d’Eduardo Falù, l’autre celles d’Abel Fleury, lui aussi grand compositeur mais d’une autre tradition cette fois, celle de la province de Buenos Aires et de la pampa, plus proche de la ville avec la superbe « Milonga triste » de Sebastian Piana et Homero Manzi. Un très beau coffret.
Par Michel PLISSON – TRAD MAG




« L’âme musicale de l’Argentine » par la Maison de l’Amérique Latine

Frémeaux & Associés propose avec le CD « Guitare, Grands compositeurs argentins », un programme, arrangé pour guitare seule, dédié à quatre des monuments de la musique populaire du XXème siècle Argentin : Abel Fleury, Atahualpa Yupanqui, Astor Piazzolla, Eduardo Falu. Il s’agit de compositeurs aux expressions variées qui ont en commun d’exprimer l’âme musicale et populaire de l’Argentine. Ce coffret de 4 CD présente, des monts de Salta jusqu’aux vastes plaines de la Pampa, le vaste éventail de la musique folklorique argentine (milonga, zamba, chacarera, vadala), interprété magistralement par Carlos Martinez et Maximo Pujol. Le coffret contient 4 CDs, un CD par compositeur.
Par le MENSUEL DE LA MAISON DE L’AMERIQUE LATINE




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