ORPHEON CELESTA


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FA8505

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The Orphéon Célesta is a musical UFO whose chef Emmanuel Hussenot has almost thirty years of cooking behind his unique artistic approach. This recording by the unhinged troublemakers of jazz reveals the recipe to which they owe the worldwide success of their cuisine: filter the great standards and popular traditional genres; sprinkle the result with offbeat poetry (à la Henri Salvador/Frères Jacques); and add a final dash of pepper from a New Orleans-style brass band… With impeccable arrangements and presentation, and an irresistible surrealist mayonnaise on the side, the Orphéon is a dish ready to go, so don’t miss it!

Augustin BONDOUX & Patrick FRÉMEAUX

Orphéon Célesta FA8505

L’Orphéon Célesta
Cuisine au Jazz












1.    Flic Flac faut d’leau   2:55
2.   Marche Turque   2:33
3.   Sleepy crooner   2:18
4.   Flic stompers   2:51
5.   L’asile   3:14
6.   L’internationale   2:49
7.   Les fleurs sont moches   3:21
8.   Pocket Basie   2:20
9.   Quand j’ai bu   2:27
10.   Tapis rouge   2:39
11.   Chat bada   2:19
12.   Duelin’ Pipeau   2:21
13.   La chorale des oiseaux   2:10
14.   Une chanson douce   2:11
15.   Funky tuba 1:37
16.   Mirliton   2:41
17.   Tour de fin   2:28

Emmanuel Hussenot
sax alto, flûte à bec, trompinette, kazoo,
vocal, scat (2)
Christian Ponard
banjo, guitare, cornet (10), kazoo, vocal, scat
Patrick Perrin
soubassophone, jug, kazoo, vocal
Romain Ponard
batterie, washboard, percussions, vocal

Paroles et musique : Emmanuel Hussenot sauf (2) W. Mozart - (6) P. de Geyter / E. Pottier - (14) H. Salvador / M. Pons


L’Orphéon Célesta est un ovni musical piloté par Emmanuel Hussenot, qui depuis près de trente ans, distille une approche artistique unique. Ces trublions déjantés du jazz, expriment ici la recette qui a fait leur succès à travers le monde : passer au chinois les grands standards et genres populaires du patrimoine, saupoudrer de poésie loufoque façon Henri Salvador ou Frères Jacques et pimenter le tout d’un jazz sauce brass band new orleans. Une réalisation et des arrangements aux petits oignons  dans lesquels prend une mayonnaise surréaliste et irresistible. L’orphéon régale, il faut en profiter !    
Augustin BONDOUX & Patrick FRÉMEAUX


The Orphéon Célesta is a musical UFO whose chef Emmanuel Hussenot has almost thirty years of cooking behind his unique artistic approach. This recording by the unhinged troublemakers of jazz reveals the recipe to which they owe the worldwide success of their cuisine: filter the great standards and popular traditional genres; sprinkle the result with offbeat poetry (à la Henri Salvador/Frères Jacques); and add a final dash of pepper from a New Orleans-style brass band… With impeccable arrangements and presentation, and an irresistible surrealist mayonnaise on the side, the Orphéon is a dish ready to go, so don’t miss it!
Augustin BONDOUX & Patrick FRÉMEAUX


Flic flac faut d’leau
Emmanuel Hussenot

Flic flac faut d’la flotte y’ faut d’leau bloup !
flic flac faut d’la flotte y’ faut d’leau bloup !
flic flac  flic flac  flic flac
faut d’la flott y’ faut d’la flotte à flots
faut d’leau

flic flac…
faut d’la flott y’ faut d’la flotte à flots

Pour faire pousser l’gazon
et pour faire cuire les nouilles
pour faire mousser l’savon
et pour les hommes-grenouilles

flic flac…
faut d’la flott y’ faut d’la flotte à flots
faut d’leau

bloup bloup bloup glou glou
bloup bloup bloup glou glou
a’ coule à plic, a coule à ploc
a’ coule à plic à ploc splitch spatch
bloup bloup…
a’ goutte à flic, a’ goutte à floc
a’ goutte à flic à floc splitch spatch

flic flac…
faut d’la flott y’ faut d’la flotte à flots
faut d’leau

a’ coul’ a plic a ploc a plic ploc faut d’leau
a’ coul’ a plic a ploc a plic ploc faut d’leau
glou glou glou glou
a coule à plic à ploc splitch spatch

a’ goutt’ a flic a floc a flic floc faut d’leau
a’ goutt’ a flic a floc a flic floc faut d’leau
glou glou glou glou

flic flac…
faut d’la flott y’ faut d’la flotte à flots
faut d’leau  faut d’leau  faut d’leau…  


Sleepy crooner
Emmanuel Hussenot

When my dreams in Broadway
Nespresso George Clooney
and my chewin’gum Hollywood  
cheeseburger Clint Eastwood
stranger in the night
barbecue coca light

I ‘eed you...
...

Sinatra t’es foutu les rappeurs sont dans la rue !


Flic stompers
Emmanuel Hussenot

Sinatra t’es foutu les rappeurs sont dans la rue !
foncez dans l’tas !
on évacue !

aïe aïe aïe ouille
aïe aïe aïe ouille
Hey ! montrez vos papiers
s’il vous plaît
nom prénom domicile
profession
permis d’travail ca-ca-carte
de séjour

Ici voiture trente deux
hey ! envoyez tous les renforts yeah !
au signal donnez l’assaut

Les mains dans l’dos la face contre terre
hey ! ziva tout-tout-tout
l’monde au poste
hey ! circu-cu-cu-cu-culez
y’a rien à voir


L’asile

Emmanuel Hussenot

t’es toqué,
t’as plus d’tête
ou quoi ?

L’asile
où je retrouve
ma camisole

fébrile
quand j’ai un trou d’air
dans la fiole

fragile
et sur la tête
une casserole

l’asile m’affole
et tout à coup
bien accroché
à mon pinceau
je r’peins l’plafond
sans escabeau
avec un pot d’fleurs
comme chapeau
j’ai beau tout essayer
pour être sage
mais j’y peux rien
quand J’déménage
moi je finis dans le potage
jusqu’à
c’qu’on m’remett’à
l’asile

t’es toqué,
t’as plus d’ tête
ou quoi ?


Les fleurs sont moches
Emmanuel Hussenot

Les fleurs sont moches
elles ont des cloches
des boules qui pendent
et qui répandent
comme une odeur
qui vous écoeure,
et c’est la gerbe,
les fleurs.

Puis elles se fanent
très vite elles canent
dès qu’on les cueille
elles tournent de l’oeil
en passant leur
date de fraîcheur
et c’est la gerbe,
les fleurs.

Les gueules de loup
ont mauvais goût
faut faire avec
elles puent du bec
au grand malheur
de l’horticulteur,
qui respire les vapeurs.
Les pissenlits
ça pue aussi
rien qu’à leur nom
ça sent pas bon  
y’a pas d’erreur
vu la couleur,
et c’est la gerbe,
les fleurs.

Les fleurs ça pique
c’est pas pratique
pour les cueillir
faut des gants d’cuir
ou un docteur  
dans le secteur
et c’est la gerbe,
les fleurs.

Si on les coupe
les fleurs s’en foutent
car tout du long
y’a des boutons
des ganglions
des embryons
sur le bâton
y’a des bourgeons
qui par malheur
refont des fleurs,
et cest la gerbe,
les fleurs.


Quand j’ai bu
Emmanuel Hussenot

Moi quand j’ai bu
je vois des boeufs
j’vois des bovins
quand j’bois du vin.

Si j’en vois deux
et qu’y en a qu’un,
deux gros zébus
ben zé trop bu.

Tapis rouge
Emmanuel Hussenot

Mesdames et Messieurs
que la cérémonie commence
que les portes du palais soient grandes ouvertes
Messieurs les Chevaliers
Madame la Baronne
Monsieur l’Ambassadeur
Madame la Comtesse
Monsieur le Marquis
Madame la Duchesse
Monsieur le Dauphin
Madame la Princesse
et Mesdames et Messieurs,
sa Majesté, le Swing.


Chat bada
Emmanuel Hussenot

Chat bada bada les chats
chou bidou bidou les choux
chi bidibidi les chis
Les chats les choubidous

Chat bada bada les chats
bada bada
chou bidou bidou les choux
bidou bidou
chi bidibidi les chis
bidi bidi
les chats les choubidous

les chats bada bada
qui chient bidi bidi
des choux bidou bidou partout
y chient des choux
mais qu’est-ce que j’entends ?
c’est toi Milou ? Milou !
wa-wap dou wa-wap dou wap

Laisse-donc ce chat
bada bada wap
qui chie des choux
bidou bidou wap
comme un pacha  
bada bada wap
qu’en fout partout
bidou bidou hou-hou

Laisse-donc ce chat
bada bada wap
qui chie des choux
bidou bidou wap
mais y’m’mordrait c’con là!  
bada bada wap
qu’en fout partout
bidou bidou


Une chanson douce
Maurice Pons / Henri Salvador

Une chanson douce
Que me chantait ma maman,
En suçant mon pouce
J’écoutais en m’ endormant.
Cette chanson douce,
Je veux la chanter pour toi
Car ta peau est douce
Comme la mousse des bois.

La petite biche est aux abois.
Dans le bois, se cache le loup,
Ouh, ouh, ouh, houh !
Mais le brave chevalier passa.
Il prit la biche dans ses bras.
La, la, la la.

Cette chanson douce
Je veux la chanter aussi,
Pour toi, ô ma douce,
Jusqu’à la fin de ma vie,
Jusqu’à la fin de ma vie.


Mirliton
Emmanuel Hussenot

Où t’as mis ton mirliton, tonton ?
où t’as mis ta mirlita, tata ?
où tu l’as mis, tonton
où t’as mis ton kazoo
ton mirliton, tonton ? ouais
Si on prend tous not’ mirliton
ça f’ra du ramdam dans l’canton
quand on chant’ra dans
not’ kazoo
y’aura du tam-tam dans
les choux !


Arrangements, réalisation, prise de son, mixage, mastering : Emmanuel Hussenot
Design graphique : Émilie Hussenot
Photos : Orphéon Célesta,
Richard Bonnouvrier (RB),
Cyril Badet (CB), Michel Bonnet (MB).
Paroles et musique : Emmanuel Hussenot
sauf (2) W. Mozart - (6) P. de Geyter /
E. Pottier - (14) H. Salvador / M. Pons

Conception de collection : Patrick Frémeaux et Claude Colombini
Direction de collection : Augustin Bondoux
© Frémeaux & Associés 2014

CD Cuisine au jazz, Orphéon célesta © Frémeaux & Associés 2014




ExtractTrackAuthorDuration
01 Flic flac faut d'l'eau - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'57
02 Marche turque - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'34
03 Sleepy crooner - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'19
04 Flic stompers - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'52
05 L'asile - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard03'14
06 L'internationale - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'45
07 Les fleurs sont moches - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard03'22
08 Pocket Basie - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'22
09 Quand j'ai bu - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'28
10 Tapis rouge - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'39
11 Chat bada - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'19
12 Duelin' pipeau - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'21
13 La chorale des oiseaux - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'11
14 Une chanson douce - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'12
15 Funky tuba - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard01'38
16 Mirliton - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'40
17 Tour de fin - Emmanuel Hussenot, Romain Ponard, Patrick Perrin, Christian Ponard02'28
« Vivement recommandé ! » par Jazz Dixie Swing

Voila déjà plus de trente ans qu’Emmanuel Hussenot charme et réjouit nos oreilles avec les joyeuses prestations de son « Orphéon », petit groupe dans lequel ont défilé au cours des ans un bon nombre de jazzmen de tous horizons, venus apporter leur contribution à une musique avant tout distractive mais, ne nous y trompons pas, interprétée par des instrumentistes de talent pour lesquels jazz et humour sont censés coexister, même si l’humour surpasse souvent la notion de jazz. Mais on a tout de même bien le droit de s’amuser un peu, non ? Surtout quand la qualité des prestations reste toujours au dessus de tout éloge, ce qui est le cas pour cet album enregistré en 2014, et qui comprend, comme d’habitude, la participation de personnages multi- instrumentistes (parfois difficiles à distinguer…) comme le leader Emmanuel qui joue du sax alto, de la flûte à bec, de la trompinette, du kazoo, du pipeau (et l’on serait tenté de dire « et cetera »). A ses cotés, le toujours fidèle Christian Ponard est au banjo, à la guitare, au cornet, au kazoo… Patrick Perrin joue du souba, du jug, du kazzo et le jeune Romain Ponard brille à la batterie, au washboard, aux percussions diverses. Mais ce n’est pas tout, nos quatre musiciens chantent et scattent de belle manière dans presque tous les morceaux, pour éviter aux auditeurs d’éprouver la moindre tentation d’endormissement. Voici donc ce qui vous attend si vous décidez d’acquérir ce recueil (vivement recommandé !) : d’abord des compositions d’Emmanuel Hussenot chantées par lui-même : « Flic flac faut d’eau » (paroles loufoques à souhait, avec un bon chorus d’alto) ; « Sleepy Crooner » (allusion à un chanteur mal réveillé aux paroles confuses), « The Stompers » (mâtiné d’un rap d’un ravissant mauvais goût), « L’asile » (allusion exotique à un aliéné de la pire espèce), « Les fleurs sont moches » (chanson délicieusement saugrenue), « Quand j’ai bu » (agrémenté de glou-glous et de hoquets bienvenus), « Tapis rouge » (avec Christian Ponard au cornet dans un thème déjanté avec un scat étrange…), « Chat bada » (évocation surréaliste de la vie des chats avec chœurs faussement tendres), « Mirliton » (avec paroles joyeusement stupides et un bon chorus de banjo). Si vous comprenez pas bien les paroles bizarres de tous ces chefs-d’œuvres, pas de panique ! Elles figurent toutes dans le livret bien documenté de Frémeaux. Les autres compositions d’auteurs divers ne manquent pas de pittoresque : « La Marche Turque » démontre la belle virtuosité de chacun, avec un scat étonnant d’Emmanuel, « L’Internationale », sur un rythme très vif tournerait volontiers en dérision le militantisme politique, avec encore un scat désopilant, et des chorus extra de washboard et d’alto. « Pocket Basie », en dépit de son aspect extravagant, se rapproche beaucoup du jazz pur, avec des solos inspirés de banjo et de souba, « Duelin’pipeau » : instrumental qui met en valeur un duel très réussi entre pipeau et banjo ; « La chorale des oiseaux » : valse hors jazz, mais concert fort amusant de cris de divers volatiles ; « Une chanson douce », le succès d’Henri Salvador, chanté d’une voix avinée et traînante, particulièrement réjouissante ; « Funky tuba » fait bien ressortir le talent de Patrick au tuba (avec scat) et « Tour de fin » termine en beauté cet album plein de trouvailles aussi drôles les unes que les autres. Evidemment, il nous manque hélas le coté visuel de toutes ces prestations. Je ne sais s’il existe un DVD de l’Orphéon, mais s’il y en un, je suis preneur, pour compléter ma collection des Spike Jones et autres Haricots Rouges et me distraire de toutes les horreurs que l’actualité nous réserve chaque jour…
Par François BALZER – JAZZ DIXIE SWING




« Une nouvelle éclaboussure irrésistible » par Jazz News

Depuis trente ans, le quartet de squatteurs musiciens d’Emmanuel Hussenot dissémine jubilation et frénésie auprès des grands et des petits sous la forme de pastiches loufoques de musique populaire, s’inspirant des fanfares de la Nouvelle-Orléans, des gospels, des rythmes africains et des bandas de l’Amérique latine. Les paroles (qu’un Henri Salvador, un Francis Blanche, ou un Boris Vian n’auraient pas hésité à signer) assurent des plages de bonne humeur. Dans les années 1990, on s’émerveillait de la subtilité fantaisiste de « La Salsal’ de Bain ». L’Orphéon nous barbouille d’une nouvelle éclaboussure irrésistible : « Flic flac faut d’leau ». Ceux dont l’enfance n’a pas disparu en applaudiront le ravissement.
Par Bruno PFEIFFER – JAZZ NEWS






« Une heure de jubilation pure » par Libération

« «Pour faire pousser l’gazon et pour faire cuire les nouilles, pour faire mousser le savon et pour les hommes-grenouilles», y a pas le choix : «Faut d’leau». Cuisine au Jazz, le dernier CD de l’Orphéon Célesta, le quartet de scatteurs-musiciens fondé en 1986 par Emmanuel Hussenot ouvre sur l’irréfutable considération. Commence alors une heure de jubilation pure, laquelle se termine inévitablement dans la frénésie style film des Marx Brothers. S’enchaînent les pastiches loufoques de musique populaire, s’inspirant des fanfares de La Nouvelle-Orléans, des crooners américains, des gospels, des rythmes africains et des bandas de l’Amérique latine. L’Orphéon Celesta serait comme le music-hall pour les enfants, et le Théâtre de Guignol pour les parents. Je les avais vu au Théâtre Clavel, à côté des Buttes Chaumont, en avril 2003. La prestation, ponctuée par les hourras, avait embarqué le public! Le carré de boute-en-train nous avait gratifié de sketches tordants sur Quasimodo, sur Zorro, sur Sinatra. Nous avions compati sur un rhinocéros qui gémissait le blues, encouragé un dompteur trop mou, enfin entonné un Ol’Man River qui ébranla les tréteaux ! Dans les spectacles de l’Orphéon, les petits ne veulent plus s’arrêter de défiler en reprenant à tue-tête Oh When the Saints en suivant l’hélicon. Quelle félicité ! Du reste, le plus souvent, une figure du jazz classique rejoint le groupe, comme en 2008, le saxophoniste fou Daniel Huck. Le Parisien swinguant déjante comme un illuminé le morceau Clarinette Marmelade. Le prix Sydney Béchet de l’Académie du Jazz a couronné le travail de l’Orphéon. Les paroles, sous le signe de la loufoquerie pure, du niveau d’un Francis Blanche, ou d’un Boris Vian, chantés dans l’esprit des Frères Jacques ou d’un Henri Salvador, assurent les éclats de joie partagée. Dans les années 90, la formation s’était fait un nom avec La Salsal' de Bain, un pur chef-d’œuvre de subtilité et de fantaisie. Dans Cuisine au Jazz, l’Orphéon retrouve la formule magique qu’entame l’éclaboussure garantie indélébile composée par M. Hussenot, Flic Flac Faut d’Leau. Il n’est pas certain que l’eau suffise à enrayer le feu d’artifice allumé par leur festival. Suivent les pastiches (L’Internationale, Pocket Basie), les détournements (Une Chanson Douce, d’Henri Salvador), les contre-pieds (Les Fleurs sont Moches), les allitérations (Chat Bada, Mirliton), etc. Le tout gratiné de calembours à chaque coin de strophe. Ceux qui savent que l’esprit français se marie à merveille avec le jazz de la Louisiane tomberont sous le charme. »
Par Bruno PFEIFFER - LIBERATION




« Swing à l’ancienne et bonne humeur garantie » par Jazzman – Jazzmag

Voici des lustres qu’Emmanuel Hussenot trimballe son Orphéon Célesta sur les routes, combinant l’héritage de la Nouvelle-Orléans, de Leo Watson et des Spirits Of Rhythm, de Slam Stewart, des Frères Jacques et d’Henri Salvador dont il reprend ici « Une chanson douce ». Si l’on excepte une adaptation de la « Marche turque » de Mozart et de « L’Internationale », paroles et musiques du leader. Swing à l’ancienne et bonne humeur garantie.
Par A.S. – JAZZMAN - JAZZMAG






« Un ovni musical unique en son genre » par Le Bulletin du Hot Club de France

Le jazz connaît quelques principes directeurs, devenus proverbiaux et, naturellement, porteurs de musique : le « It don’t mean a thing if it ain’t got that swing » (Ça n’a aucun sens si ça n’a pas de swing) de Duke Ellington en est l’exemple le plus célèbre, mais « Tain’t what you do, it’s the way that you do it » (Ce n’est pas ce que vous faites, c’est la manière dont vous le faites), composé par MM. Oliver (Sy) et Young (Trummy) pour Jimmy Lunceford  n’est pas mal non plus : c’est ainsi que jazz a fait depuis les origines son affaire de tout ce qu’il rencontrait sur son chemin, depuis les cantiques protestants du siècle avant-dernier jusqu’aux pires chansonnettes de nos contemporains. Avec le swing en guise de mortier, cette musique est aussi l’art de la transmutation d’à peu près n’importe quoi. Cette alchimie comporte quelques chemins plus originaux que les autres… en voici un, particulièrement jubilatoire, tracé par Emmanuel Hussenot et son « Orpheon Célesta ».Du temps de nos jeunes années et du fameux « Sharkey & Co », le tandem de cornets formé par « Manu » et Jean-Pierre « Sharkey » Morel était devenu fameux, et ce sont justement des musiciens de cette formation qui furent plus tard à l’origine d’« Orphéon Célesta », virulent quartet par lequel passèrent un nombre incroyable de gens maintenant très connus dans le jazz français. Cet orchestre-là est marqué depuis l’origine au coin de l’humour et de la virtuosité, et ses spectacles sont beaucoup plus que des concerts : costumes, jeux de scène, décalages en tout genre créent son image de marque. Et, même si, ici, il nous manque l’image, on peut largement en profiter… imprévisibilité, drôlerie, poésie, rapidité d’esprit, on pourrait penser aux « Frères Jacques » (et parfois à Bobby Lapointe) à la sauce Slim Gaillard, mais « Orphéon Célesta », sorte d’ovni musical, reste unique en son genre.
Par Laurent VERDEAUX – LE BULLETIN MUSICAL DU HOT CLUB DE FRANCE






“delightfully unpredictable” by The New York City Jazz Record

“Orphéon Célesta is a French quartet with a consistently humorous take on swing, drawing on direct or indirect influences ranging from Slim & Slam, Louis Armstrong, Fats Waller and Cab Calloway to the satirical Spike Jones. Orphéon Célesta have their Francophile influences as well, including cabaret singer Maurice Chevalier. When they aren’t offering wordless scat vocals, Orphéon Célesta sing in French (or occasionally English). The quartet consists of leader Emmanuel Hussenot (alto saxophone, flute, trumpet, kazoo and vocals), Christian Ponard (banjo, acoustic guitar, cornet, kazoo and vocals), Patrick Perrin (tuba, kazoo and vocals) and Romain Ponard (drums, washboard, percussion and vocals). The combinations of instruments vary, helping to make the CD delightfully unpredictable. Some of Orphéon Célesta’s groove-oriented songs draw on post ‘40s influences. “Chat Bada”, for example, incorporates the vocal group harmonies of ‘50s doowop while “L’Asile” combines French lyrics with a Brazilian bossa nova beat. But most of Cuisine au Jazz’ inspiration comes from the ‘30s-40s. “Flic Flac Faut d’l’Eau” is mindful of Slim & Slam’s 1938 hit “Flat Foot Floogie” and “Flic Stompers” recalls Calloway’s Depression-era hits. “Pocket Basie” is a quirky, smallgroup tribute to big band leader Count Basie. Orphéon Célesta parody France’s chanson genre on “Les Fleurs Sont Moches” and “Sleepy Crooner”, which sounds like an oddball combination of Spike Jones, French pop and the Peter DeRose-Mitchell Parish standard “Deep Purple”. “La Chorale des Oiseaux” gives Jones’ ‘40s recordings a run for their money in the goofiness department, with the band emulating the sounds of various fowl. And they aren’t any less eccentric on “Marche Turque” or “Une Chanson Douce”. But for all its madcappery, Cuisine au Jazz is quite accessible.”
By Alex HENDERSON - THE NEW YORK CITY JAZZ RECORD




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