LES FOURBERIES DE SCAPIN - MOLIÈRE

AVEC CLAUDE RICH ET LOUIS DE FUNES

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Artist CLAUDE RICH ET LOUIS DE FUNES
Booklet : 8 PAGES
Number of CDs : 2


19,99 € tax incl.

FA5478

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Written by Molière during the XVIIth century, 'Les fourberies de Scapin' is one of the most famous play of French Literature. On stage there are François Périer, Claude Rich and Louis de Funes, amgonst the most popular French actors of the 60's.

A comedy classic, 2 CD, in French.

Les Fourberies de Scapin FA5478

LES FOURBERIES DE SCAPIN
MOLIÈRE
















LES FOURBERIES DE SCAPIN
MOLIÈRE

COMÉDIE EN TROIS ACTES de JEAN-BAPTISTE MOLIÈRE


Représentée pour la première fois à Paris
Sur le Théâtre de la Salle du Palais-Royal,
Le 24 mai 1671
par la Troupe du Roy

Musique de Gérard CALVI


CD 1

1. Introduction musicale    2’10
ACTE I
2. Scène I Octave, Sylvestre    1’16
3. Scène II Scapin, Octave, Sylvestre    6’06
4. Scène III Hyacinte, Octave, Scapin, Sylvestre    4’14
5. Scène IV Argante, Scapin, Sylvestre    5’22
6. Scène V Scapin, Sylvestre    1’06
7. Intermède musical 1     2’23

ACTE II
8. Scène I Géronte, Argante    2’03
9. Scène II Léandre, Géronte    1’33
10. Scène III Octave, Scapin, Léandre    3’16
11. Scène IV Carle, Scapin, Léandre, Octave    2’32
12. Scène V Argante, Scapin    7’10
Total : 39’13


CD 2

1. Scène VI Sylvestre, Argante, Scapin    4’16
2. Scène VII Géronte, Scapin    5’45
3. Scène VIII Octave, Léandre, Scapin    0’38
4. Intermède musical 2      2’25

ACTE III
5. Scène I Zerbinette, Hyacinte, Scapin, Sylvestre    3’55
6. Scène II Géronte, Scapin    8’05
7. Scène III Zerbinette, Géronte    7’01
8. Scènes IV et V Sylvestre, Zerbinette (IV), Argante (V)    0’54
9. Scène VI Géronte, Argante, Sylvestre    1’17
10. Scène VII Nérine, Argante, Géronte, Sylvestre    0’44
11. Scènes VIII et IX Scapin (VIII), Sylvestre + Géronte, Argante, Nérine, Hyacinte (IX)    0’38
12. Scène X Octave, Argante, Géronte, Hyacinte, Nérine, Zerbinette, Sylvestre    1’28
13. Scènes XI et XII Léandre, Octave, Hyacinte, Zerbinette, Argante, Géronte, Sylvestre, Nérine + Carle (XII)    1’07
14. Scène XIII Scapin, Carle, Géronte, Argante, etc.    1’33
15. Conclusion musicale    1’47
Total : 41’36

ARGANTE, père d’Octave et de Zerbinette  Guy PIERAULD
GÉRONTE, père de Léandre et de Hyacinte Louis de FUNÈS
OCTAVE, fils d’Argante ; amant de Hyacinte  Jean DESAILLY
LÉANDRE, fils de Géronte ; amant de Zerbinette Claude RICH
ZERBINETTE, crue Égyptienne et reconnue fille d’Argante ; amante de Léandre Sophie DESMARETS
HYACINTE, fille de Géronte ; amante d’Octave Sylvie PELAYO
SCAPIN, valet de Léandre ; fourbe François PÉRIER
SYLVESTRE, valet d’Octave Jacques FABBRI
NÉRINE, nourrice de Hyacinte Geneviève MOREL
CARLE, fourbe Georges CARMIER
Deux porteurs.

La Scène est à Naples.

Réalisation : Jean CHOUQUET
Production : Jacques WOLFSOHN
Direction musicale : Gérard CALVI

Enregistrement intégral
Origine : 33 tours Contrepoint
M.C. 20.132/20.133 (1956)

Réédition : Jean Buzelin
Édition : Augustin Bondoux
pour Frémeaux & Associés
P & © 2015 Frémeaux & Associés


Molière en quelques dates
Si l’on ignore le jour de sa naissance, on sait que Jean-Baptiste Poquelin fut baptisé le 15 janvier 1622 en l’église Saint-Eustache à Paris.

Vers sa vingtième année, au moment de prendre la succession de son père, tapissier du roi, il fait la connaissance de Madeleine Béjart avec qui il fonde l’Illustre-Théâtre en 1643. Ils se produisent à Paris en janvier 1644 et, en juin, Jean-Baptiste Poquelin prend le nom de “De Molière“ et est nommé à la tête de la troupe. Après une faillite et un emprisonnement pour dettes, Molière et Madeleine remontent une troupe théâtrale itinérante qui circule à travers le pays durant plusieurs années. Il commence à écrire quelques farces, et compose sa première véritable pièce, L’Étourdi, en 1655.

En 1659, sa cinquième pièce, Les Précieuses ridicules, le rend célèbre. Louis XIV lui offre le Palais-Royal où la troupe s’installe en 1660. En 1662, Molière épouse Armande Béjart, fille (ou sœur ?) de Madeleine. Il dirige la « Troupe du Roi au Palais-Royal », joue et met en scène 95 pièces dont 31 écrites de sa main.

Victime d’un malaise durant la quatrième représentation du Malade imaginaire, Molière meurt le 17 février 1673 à l’âge de 51 ans.


Les Fouberies de Scapin
Pendant qu’on aménageait la salle du Palais-Royal pour présenter Psyché, une tragédie-ballet qui devait prendre la suite du Bourgeois Gentilhomme, Molière écrivit un intermède qui devait servir de simple lever de rideau au spectacle. Réalisée en forme de farce à l’italienne — elle est sensée se dérouler à Naples et il est possible que les deux pères, Argante et Géronte, aient porté des masques — « Les Fourberies de Scapin, pièce parfaite, cavalcadent d’un mouvement linéaire vers leur fin », écrit Robert Jouanny, le maître d’œuvre du Théâtre complet de Molière (Classiques Garnier) qui ajoute : « La vraie gaieté de Scapin n’est pas gaie, elle est féroce. »

Mais le succès de Psyché va étouffer la farce peu appréciée et comprise par le public. Jamais, du vivant de Molière, Les Fourberies ne seront jouées devant la Cour. Molière a 49 ans et a déjà écrit et joué une trentaine de pièces. Fatigué et déjà malade, il jouera Scapin à dix-huit reprises, puis la pièce disparaîtra de la scène… avant de revenir prendre place au répertoire et de devenir l’une des œuvres de Molière les plus jouées. Succès posthume jamais démenti quelle que soit l’époque et les goûts, Les Fourberies ont séduit les grands metteurs en scène et acteurs, au théâtre comme au cinéma et à la télévision.

« Les Fourberies de Scapin sont l’expression du théâtre en soi, du pur théâtre. » (Jacques Copeau, qui joua Scapin en 1917)

Il n’est pas dans notre propos de résumer ou de commenter la pièce, ni d’en signaler les nombreux jeux de scène, les mimiques et les apartés. Signalons simplement, pour la bonne compréhension de l’écoute, que dans la Scène 6 de l’Acte II, Sylvestre entre « déguisé en spadassin », et que dans la Scène 2 de l’Acte III, Scapin cache Géronte dans un sac et imite plusieurs voix de personnages imaginaires tout en le bastonnant à tours de bras. Enfin, à la scène finale, Scapin est « apporté par deux hommes, et la tête entourée de linges, comme s’il avait été blessé. »     


Le théâtre enregistré
Dès les débuts de l’enregistrement acoustique, les « voix » ont été captées par les appareils de prise de son. Et dès la fin du 19e siècle, les plus grands comédiens ont laissé les empreintes sonores de leurs voix en déclamant, dans les pavillons, telle ou telle scène célèbre du répertoire, ainsi Sarah Bernhardt en 1893. Puis, durant l’époque du 78 tours, les enregistrements d’extraits de pièces de théâtre se sont multipliés, celles de Molière occupant une place de choix. Les sociétaires de la Comédie Française, Maurice de Féraudy, Albert Lambert, André Brunot, Denis d’Inès, Berthe Bovy, Andrée de Chauveron, Béatrice Bretty, Maurice Escande, Louis Seigner, etc., et autres grands comédiens comme Charles Dullin, Louis Jouvet… ou Dranem (!) gravèrent nombre de scènes tirées des comédies de Molière. On relève notamment celles du Bourgeois Gentilhomme par Denis d’Inès, et des Fourberies de Scapin par Julien Croué et Pierre Bertin.

L’arrivée du microsillon 33 tours permit ensuite de proposer des pièces dans leur intégralité, et les années 50 verront la publication de nombreuses œuvres de Molière, enregistrées par la Comédie Française (dont un Bourgeois — Louis Seigner — en public en mai 1955), par des troupes, comme la Compagnie Louis Jouvet, qui les jouent en scène, mais aussi par des comédiens choisis et réunis uniquement pour un enregistrement sonore.

Les disques Vogue organisèrent ainsi plusieurs séances en 1955 et en 1956. Ils choisirent deux des plus célèbres pièces de Molière, Le Bourgeois Gentilhomme et Les Fourberies de Scapin, pour lesquelles ils convoquèrent des comédiens très typés et populaires venant du théâtre, du cabaret, du cinéma ou de la radio. Des parties musicales, en particulier l’importante partition de Lully pour le Bourgeois, agrémentaient et enrichissaient la diction pour le plaisir de l’écoute.


Les Fourberies de Scapin en disque
L’enregistrement des Fourberies de Scapin est publié dans un coffret contenant deux 33 tours 30 cm en novembre/décembre 1956 sous le label Contrepoint, filiale de Vogue.

La maison de disques renouvelle la formule qui avait fait la réussite du Bourgeois Gentilhomme édité auparavant, en associant des comédiens divers qu’on n’attendait pas forcément dans les personnages de la pièce. On en retrouve trois qui avaient participé à l’enregistrement du Bourgeois : François Périer, qui joue Scapin, Guy Piérauld (à la voix « radiophonique » immédiatement reconnaissable) qui joue l’un des pères, et Louis de Funès qui joue l’autre, un rôle à la mesure de son comique. Le reste de cette « troupe de circonstance » a changé puisque l’on voit apparaître Jean Desailly, Claude Rich, Sophie Desmarets et Jacques Fabbri, jeunes acteurs de théâtre déjà chevronnés et encore à l’aube de riches carrières.

« Pour être Scapin, écrit Jean Chouquet, le réalisateur de cette édition phonographique, il faut l’autorité, le dynamisme, la verve la gouaille, l’intuition, la chaleur, l’ironie et le lyrisme de François Périer. (…) Les autres ne sont que les pauvres marionnettes dont Scapin tire les ficelles. Les deux malheureux vieillards sont jumeaux. Argante (Guy Piérauld) est la réplique du génial Géronte (Louis de Funès) (…). Un seul personnage digne d’intérêt dans cette basse-cour : Sylvestre, l’élève de Scapin, beaucoup plus jeune que son maître (…) mais déjà terriblement efficace. (…) C’est un vrai dieu de théâtre en puissance (Jacques Fabbri). »

L’auditeur sera vite emporté par l’interprétation particulièrement enlevée. La pièce, sans temps morts, n’ayant ni la durée ni le faste du Bourgeois, il a été demandé au facétieux Gérard Calvi, le « compositeur branquignol », de concocter des enchaînements musicaux ad hoc qui relancent le rythme après chaque acte.

La qualité d’édition de ce coffret lui a valu de recevoir le Grand Prix du Disque 1957 décerné par l’Académie du Disque Français, en tant que réalisation exceptionnelle dans le domaine du théâtre.
Jean Buzelin
© 2015 Frémeaux & Associés


De Funès joue Molière
La présence de Louis de Funès dans Le Bourgeois Gentilhomme et dans Les Fourberies de Scapin n’est pas la moindre des surprises pour l’auditeur actuel. En 1955, celui qui allait, plus tard, devenir le comique français n°1 n’était pas encore très connu, même s’il accumulait les apparitions sur les écrans depuis dix ans. Membre de la troupe des “Branquignols“ de Robert Dhéry, il se fait particulièrement remarquer dans Ah ! Les belles bacchantes au théâtre (1953) et au cinéma (1954). En 1955, on le voit sur les planches dans Ornifle ou Le Courant d’air de Jean Anouilh à la Comédie des Champs-Élysées, et dans Poppi de Georges Sonnier au Théâtre des Arts. La même année, il tourne six films dont Napoléon et Si Paris nous était conté de Sacha Guitry, et sept en 1956 dont Bonjour sourire de Claude Sautet et, surtout, La Traversée de Paris de Claude Autant-Lara.

Et Molière dans tout ça ? Eh bien, lorsqu’il décida de devenir comédien en 1942, Louis de Funès s’inscrivit au Cours Simon et passa le concours d’entrée avec une scène des… Fourberies de Scapin ! Prémonition ? Mais il doit attendre 1980 pour réaliser un vieux rêve : jouer L’Avare — il en avait enregistré une scène en 1964. Trop fatigué pour tenir le rôle chaque soir au théâtre, il le réalise lui-même au cinéma avec l’aide de Jean Girault, l’un de ses metteurs en scène attitrés, et la participation de son partenaire “gendarme“ Michel Galabru.

Régalez-vous ici en l’écoutant dans Le Bourgeois en Maître de philosophie donnant la leçon à Bernard Blier (qu’il retrouvera dans nombre de films), et dans Les Fourberies dans l’habit du vieux Géronte qui se fait rosser par son valet Scapin, ou qui répète la réplique devenue immortelle : “Que diable allait-il faire dans cette galère ?


Écrite par Molière en 1671, Les Fourberies de Scapin est sans doute l’une des pièces les plus appréciées du répertoire théâtral. Pastiche en 3 actes de la commedia dell’arte, dont l’intrigue se déroule à Naples, les répliques en prose fusent à un rythme enlevé. Enregistré spécialement pour l’audio, ce disque présente la pièce dans sa version complète. L’auditeur retrouve avec délectation la voix des grands comédiens du théâtre français (François Périer, Jean Desailly,…) soutenus ici par la verve et l’inébranlable talent comique de Louis de Funès et Claude Rich, alors jeune premier. Frémeaux & Associés a le plaisir de remettre à disposition du public cet enregistrement historique, qui a reçu le Grand Prix du Disque Français lors de sa parution initiale en 1957.  
Patrick Frémeaux


Ecouter Les Fourberies de Scapin de Molière par Claude Rich, Louis de Funès, François Périer...(livre audio) © Frémeaux & Associés 2015




TrackAuthorDuration
CD 1
01 Introduction musicale02'10
02 Acte 1, scène 101'16
03 Acte 1, scène 206'06
04 Acte 1, scène 304'14
05 Acte 1, scène 405'22
06 Acte 1, scène 501'06
07 Intermède musicale02'23
08 Acte 2, scène 102'03
09 Acte 2, scène 201'33
10 Acte 2, scène 303'16
11 Acte 2, scène 402'32
12 Acte 2, scène 507'10
CD 2
01 Acte 2, scène 604'16
02 Acte 2, scène 705'45
03 Acte 2, scène 800'38
04 Intermède musicale02'25
05 Acte 3, scène 103'55
06 Acte 3, scène 208'05
07 Acte 3, scène 307'01
08 Acte 3, scènes 4 et 500'54
09 Acte 3, scène 601'17
10 Acte 3, scène 700'44
11 Acte 3, scène 8 et 900'38
12 Acte 3, scène 1001'28
13 Acte 3, scènes 11 et 1201'07
14 Acte 3, scène 1301'33
15 Conclusion musicale01'47

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