COURS SUR ROBERT COMBAS - MICHEL ONFRAY

ÉDITORIALISATION : CHRISTOPHE LOINTIER

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Artist MICHEL ONFRAY
Format : Audiobook in French
Number of CDs : 1


19,99 € tax incl.

FA5484

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A 1 CD conference by Michel Onfray on Robert Combas, a French paintor an sculptor who is is widely recognized as a progenitor of the "figuration libre" movement.

In French

Onfray - Combas FA5484



COURS DE

MICHEL ONFRAY

sur
ROBERT COMBAS





En préambule à sa conférence, Michel Onfray nous rapporte les circonstances de sa première entrevue avec Robert Combas au cours de laquelle il a pu observer le peintre improviser un portrait de Jean-Paul Sartre. «?Son travail était magnifique?», affirme-t-il, «?tout Sartre était dit?». Cette rencontre inaugurale allait être au fondement d’une confraternité intellectuelle qui dure jusqu’à nos jours, entre deux hommes de la même génération dont les parcours respectifs ont pour corrélat de prendre le contre-pied des courants dominants. Partant du principe que tout à été fait ou dit, ils réinvestissent sans nostalgie certains champs artistiques ou philosophiques entravés par l’Histoire.
Aussi, le philosophe Michel Onfray, s’applique-t-il, à travers son séminaire à l’Université populaire de Caen (la Contre-histoire de la philosophie, proposée par les Éditions sonores Frémeaux et Associés), à s’écarter des courants institutionnels et à réactiver certains mouvements de pensée - trop longtemps déniés mais néanmoins porteurs de virtualités philosophiques - comme l’épicurisme, le cynisme, le libertinage intellectuel, l’anarchisme, la libre-pensée, le freudo-marxisme, et d’autres… Autant de courants qui nourrissent l’œuvre prolifique du philosophe, composée d’environ soixante-dix ouvrages, articulant «?théorie de l’hédonisme?», «?vitalisme libertin?», «?nietzchéisme de gauche?» et «?athéologie post-chrétienne?» (dont Le pur plaisir d’exister, L’Injustice de la justice, Faut-il brûler Freud ?, La Déconstruction existentielle, Philosophie de Don Quichotte,…)
A l’aube des années quatre-vingt, précédant de peu la proposition philosophique de Michel Onfray, Robert Combas prend de son côté le parti de se défaire des mouvements régentant la production artistique française : les arts conceptuel et minimal. Désireux de s’affranchir du credo alors en vogue, suivant lequel l’idée prime sur la réalisation de l’œuvre («?L’art comme idée en tant qu’idée?», disait Joseph Kosuth), le peintre prône un retour à la toile, à la couleur et à la figure (certaines œuvres lithographiques sont visibles à la Galerie Frémeaux & Associés). L’exposition 5/5, Figuration libre France/USA, organisée en 1984 par le Musée d’art moderne de la Ville de Paris, consacre officiellement l’œuvre de l’artiste, conjointement à celle de Rémi Blanchard, François Boisrond et Hervé Di Rosa. Animé par une hardiesse et une impudence contrastant avec la sévérité de ses aînés, Robert Combas s’inscrit sans honte ni culpabilité dans l’actualité de son temps, déployant une œuvre au style bigarré, graphique, simplifié, inspiré des arts populaires, de l’art brut et des imageries arabe et africaine. Mais la schématisation des formes chez le peintre ne va pas sans un tropisme pour une prolixité des motifs qui n’est pas sans rappeler, par ailleurs, la prodigalité également à l’œuvre dans le travail de Michel Onfray.
Cette vitalité débordante propre au travail de Robert Combas, est au cœur de l’analyse développée par Michel Onfray dans la conférence que nous vous proposons. En effet, le philosophe présente l’artiste comme un peintre de la volonté de puissance - de la volonté de volonté chère à Nietzsche -, comme le producteur d’une œuvre dionysiaque, se débondant, mais enclose dans une mise en abyme de formes. A la fois «?chamane?», générateur de «?transcendance à partir de l’immanence?», «?sismographe de son temps?», «?démiurge de la dynamique?», le peintre est présenté en «?voyant?», à l’instar d’un Rimbaud, créateur de motifs articulant trois des thèmes majeurs de l’histoire de l’art : le sexe, le sang et la mort.
Mais interrompons-là notre présentation, de manière à laisser le soin à l’auditeur de suivre à sa guise les linéaments de la pensée de Michel Onfray.

Christophe Lointier
Directeur de la Galerie Frémeaux & Associés

© Éditions Frémeaux & Associés 2015

CRÉDITS COUVERTURE CD :
PORTRAIT DE GENEVIÈVE, PÉRIODE BLEUE, LA BARRACCA FLAMENCA, 1999
Portrait qui pourrait être d’une période bleue, mais qui n’en est pas une (de période). Espagnolisant, dans le port du cou volontairement disproportionné, le reste est à l’avenant, comme un faux classique, comme du baroque flamenco : la barraca Flamenca.     
Acrylique sur toile - 162,2 x 130 cm
L’ÂME GUERRIÈRE, 1993
Même s’il est le fils de sa mère, il est aussi son propre lui même, fruit des autres vies qui l’ont forgé. Il n’aura de cesse que l’idéal qu’il s’est fixé fidèle à l’Aimée, comme Raymond. Et même si il est sûr de s’être trompé, et même s’il se fait massacrer dans le non-espoir, il gardera une goutte de foi pour retrouver, (même mort), au firmament, son amour inusé, neuf comme aux premiers jours.     
Acrylique sur toile - 212x341 cm
PHOTO EN MÉDAILLON DOS DU DISQUE ET FOND CRISTAL : Michel Onfray et Robert Combas devant le tableau «?L’Âme guerrière?» par Harald Gottschalk (© Harald Gottschalk).
REMERCIEMENTS : À la ville d’Angers, Anne Mouly et son équipe, Geneviève Boteilla, Kanika de l’atelier robert Combas, Dorothée Schwartz, Séverine Bâcle et François Samuelson


La confraternité intellectuelle qui unit depuis de nombreuses années le philosophe Michel Onfray - théoricien de l’hédonisme et auteur de la Contre-histoire de la philosophie - au peintre Robert Combas - figure majeure de la Figuration libre en France -, est au principe de la conférence proposée aujourd’hui par les Éditions et la Galerie Frémeaux & Associés. Le philosophe y trace le portrait du peintre en «?chamane?», en «?sismographe du monde?», véhicule de l’esprit de son temps, et nous livre une analyse fouillée des éléments formels qui constitue l’œuvre de l’artiste.    Christophe Lointier, Directeur de la Galerie Frémeaux & Associés

Discographie :

1. Remerciements aux organisateurs 0’53 • 2. Circonstances de la rencontre avec Robert Combas 4’25. Les âges de l’art : 3. Les temps préhistoriques (I) : l’art d’avant le Beau. L’art sans artiste. L’artiste comme interprète de l’esprit du temps 2’26 • 4. Les temps préhistoriques (II) : l’artiste comme sismographe du monde 6’46 • 5. Les temps grec et chrétien : l’art d’après le Beau. L’idéalisme en art 5’36 • 6. Les temps modernes : La naissance de la photographie et la disparition du Beau 3’14 • 7. Le temps de la peinture «?malgré tout?» : la figuration des virtualités 2’47. Robert Combas : 8. Portrait de l’artiste en chamane. Le corps de l’artiste. Le travail de l’artiste 8’48 • 9. L’artiste comme voyant. Hyperesthésie et synesthésie. Le dérèglement des sens 3’06 • 10. Le peintre de la volonté de puissance. Sexualité et puissance génésique 5’07 • 11. Une peinture philosophique. La vérité en art. Le sexe, le sang et la mort 5’58 • 12. La grammaire des formes symboliques. L’usage des couleurs. Le trait. L’agencement chromatique 6’58 • 13. La mise en abîme des formes. La composition et l’usage du cadre comme conjuration de l’angoisse 3’52 • 14. La production de l’œuvre 2’05 • 15. L’usage des coulures 1’54 • 16. Une peinture illustrative, ludique et poétique. La fonction des cartels 5’05 • 17. Conclusion. La peinture et la musique 6’53.


«?Ma peinture c’est du rock, la recherche du feeling. Le feeling, c’est le rythme. C’est le batteur fou dans la jungle et les danses vaudoues. Ce sont les Rolling Stones copiant les vieux morceaux des Noirs, des bluesmen et, sans le vouloir créent une nouvelle musique.?»
Robert Combas





TrackAuthorDuration
01 Remerciements aux organisateurs00'53
02 Circonstances de la rencontre avec Robert Combas04'25
03 Les temps préhistoriques (I) : l'art d'avant le beau. L' art02'26
04 Les temps prehistoriques (II) : l'artiste comme sismographe06'46
05 Les temps grec et chretien : l'art d'après le beau.05'36
06 Les temps modernes : la naissance de la photographie et la disparition du Beau03'14
07 Le temps de la peinture « malgre tout » : la figuration des virtualités02'47
08 Portrait de l'artiste en chamane. Le corps de l'artiste08'48
09 L'artiste comme voyant. Hyperesthésie et synesthésie03'06
10 Le peintre de la volonté de puissance. Sexualité et puissance05'07
11 Une peinture philosophique. La vérité en art. Le sexe. Le sang et la mort05'58
12 La grammaire des formes symboliques. L'usage des couleurs06'58
13 La mise en abîme des formes. La composition et l'usage du cadre03'02
14 La production de l'oeuvre02'05
15 L'usage des coulures01'54
16 Une peinture illustrative, ludique et poétique05'05
17 Conclusion. la peinture et la musique.06'53

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