ACCORDION IN AMERICAS 1949-1962 (BRAZIL - COLUMBIA - MEXICO - SANTO-DOMINGO - USA)

LUIZ GONZAGA • SIVUCA • CHIQUINHO DO ACCORDEON • ANGEL VILORIA • TOMMY GUMINA • ART VAN DAMME • MAT MATHEWS…

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Artist DIVERS ARTISTES
Artistical Director : Teca CALAZANS & Philippe LESAGE
Booklet : 20 PAGES - ENGLISH NOTES
Format : CD Musical
Number of CDs : 3


29,99 € tax incl.

FA5620

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From the festive music of rural Brazil, Colombia and Mexico to the rich harmonies of the choro and alloys in sound that characterize pure American jazz, the beautiful instrument known as the accordion has adapted to every social and musical context of the New World.

Teca CALAZANS et Philippe LESAGE

ARTISTICAL DIRECTION  : TECA CALAZANS ET PHILIPPE LESAGE

CD 1 : O APITO NO SAMBA CHIQUINHO DO ACCORDEON • AQUARELA DO BRASIL CHIQUINHO DO ACCORDEON • ALVORADA CHIQUINHO DO ACCORDEON • VIRA E MEXE LUIZ GONZAGA • CARIOQUINHA NO FLAMENGO SIVUCA • TICO TICO NO FUBÁ SIVUCA • BRASILEIRINHO CHIQUINHO DO ACCORDEON • APANHEI-TE CAVAQUINHO SIVUCA • DEIXA O BREQUE PRA MIM SIVUCA • DELICADO CHIQUINHO DO ACCORDEON • SEMPRE SIVUCA • COMIGO É ASSIM JOÃO DONATO • NA CADÊNCIA DO BAIÃO CHIQUINHO DO ACCORDEON • MARINGÁ MARIO GENNARI FILHO • BAIÃO CAÇULA MARIO GENARI FILHO • DE PAPO PRO AR MARIO GENNARI FILHO • BAHIA ( NA BAIXA DO SAPATEIRO) TRIO SURDINA • RIO TRIO SURDINA • RIO DE JANEIRO TRIO SURDINA • RISQUE TRIO SURDINA • QUE NEM JILÓ LUIZ GONZAGA • SANFONANDO LUIZ GONZAGA • SEU JANUARIO LUIZ GONZAGA.

CD 2 : SUMMERTIME MAT MATHEWS • AUTUMN IN ROME BUDDY DE FRANCO – TOMMY GUMINA QUARTET • POLKA DOTS & MOONBEANS BUDDY DE FRANCO -TOMMY GUMINA QUARTET • HOW HIGH THE MOON BUDDY DE FRANCO – TOMMY GUMINA QUARTET • NOW SEE HOW YOU ARE MAT MATHEWS • AS TIME GOES BY MAT MATHEWS • MY KINDA LOVE ART VAN DAMME QUINTET • CHEEK TO CHEEK ART VAN DAMME QUINTET • STREETS OF DREAMS BUDDY DE FRANCO -TOMMY GUMINA QUARTET • S’WONDERFUL BUDDY DE FRANCO -TOMMY GUMINA QUARTET • JOLLY JUMPS IN PETE JOLLY SEXTET • SCRAPPLE FROM APPLE BUDDY DE FRANCO -TOMMY GUMINA QUARTET • PETE’S MEAT PETE JOLLY SEXTET • RUNAWAY BUDDY DE FRANCO -TOMMY GUMINA QUARTET • BYE BYE BLACKBIRD ART VAN DAMME QUINTET • WHY DO I LOVE YOU PETE JOLLY SEXTET • I ONLY HAVE EYES FOR YOU MAT MATHEWS • THE SURREY WITH THE FRINGE ON TOP ART VAN DAMME QUINTET • TICKLE -TOE ART VAN DAMME QUINTET • IF I COULD BE WITH YOU ART VAN DAMME QUINTET • I’LL REMEMBER APRIL ORLANDO DIGIROLAMO • YESTERDAYS ORLANDO DIGIROLAMO • ALL THE THINGS YOU ARE BUDDY DE FRANCO -TOMMY GUMINA QUARTET.

CD3 : LÉGUA TIRANA LUIZ GONZAGA • MIGDALIA TRIO SEIBANO • COMPADRE CHOLO LUIS KALAFF • LAS ALTENITAS CONJUNTO MADRIGAL • LA IGUERA CONJUNTO MADRIGAL • LA EMPALIZA ANGEL VILORIA • PARECE UN CLAVEL TRIO SEIBANO • YO TENGO UNA INDIA TRIO SEIBANO • LA AYANTOSA TRIO SEIBANO • EL PEDACITO CONJUNTO MADRIGAL • TI YAYA TOTO NEMOURS JEAN-BAPTISTE/RICHARD DUROSEAU • UNA MAÑANA DE ABRIL TRIO SEIBANO • ATOTONILCO CONJUNTO MADRIGAL • LA JALALITOS CONJUNTO MADRIGAL • RUFINA TRIO SEIBANO • TU TIENE LA CULPA TRIO SEIBANO • RAMONA NO QUIERE TRIO SEIBANO • ZINGARA MARIO GENNARI FILHO • BERMUDA’S STILL PARADISE THE TALBOT BROTHERS • GIVE AN UGLY WOMAN MATRIMONY THE TALBOT BROTHERS • COME CLOSER TO ME (ACERCA-TE MAS) DICK CONTINO • SWEET AND GENTLE (ME LO DIJO ADELA) DICK CONTINO • ADIOS ART VAN DAMME QUINTET.


Accordion in Americas FA5620


Accordion in Americas

Brésil - Colombie - Mexique
Saint-Domingue - USA


1949-1962


Luiz Gonzaga • Sivuca • Chiquinho do Accordeon • Angel Viloria • Tommy Gumina • Art Van Damme • Mat Mathews





Accordéon dans les Amériques :

Notre anthologie visite les terres lointaines du « Nouveau Monde », du Mexique aux Antilles, du Brésil aux Etats-Unis en passant par les Bermudes, la Colombie et Saint Domingue. En embrassant le spectre musical global, elle porte un regard sur les us et coutumes de ces contrées, de la musique rurale festive aux riches harmonies du choro en passant par les alliages sonores d’un pur jazz nord-américain. Soit l’accordéon en majesté afin de prendre la mesure de toutes les dimensions qui font les caractéristiques de ce bel instrument à vent qui peut s’aventurer en pur soliste en tout contexte social ou musical, dans les dimensions mélodiques, harmoniques et rythmiques.
Précisons que nous avons volontairement écarté les accents du bandonéon, instrument cousin mais très phagocyté par le tango argentin d’autant qu’il existe déjà, dans le catalogue Frémeaux, l’anthologie Nuevo Tango(FA5440) qui illustre la dimension purement instrumentale du genre avec des enregistrements majeurs d’Anibal Troilo, d’Astor Piazzolla et du Quinteto Real. Nous avons aussi volontairement exclu tout ce qui relie l’accordéon à la Louisiane car il y a là un monde culturel et musical qui mérite un détour spécifique.

Accordéon et classes populaires :

L’ancrage populaire de l’accordéon, instrument résistant, facile à transporter et peu onéreux, est indéniable. Le « piano du pauvre » si cher à Leo Ferré est bien, avec les fanfares, un des moyens empruntés par les classes populaires pour accéder à l’apprentissage musical. Ses caractéristiques propres qui lui permettent d’être à la fois un instrument soliste et/ou accompagnateur font qu’il a rapidement trouvé sa place dans les paysages sonores, surtout dans les lieux festifs dédiés aux chants folkloriques, aux danses de salon ou dans les bals populaires. Que ce soit en Colombie et à Saint Domingue avec le merengue, que ce soit au Mexique avec les corridos ou au Brésil au son du baião dans les forrós, l’accordéon est incontournable : il impulse le rythme, soutient le chant, s’épanche dans les improvisations. On notera d’ailleurs la similarité des accents et des sonorités dans toute cette large zone géographique qui s’étend du Nordeste brésilien au Mexique. Et, avouons-le, ce ne fut pas sans peine que nous vîmes, peu à peu au fil des années, l’accordéon céder sa place à la Feira de São Cristovão, cette grande foire populaire des fins de semaine à Rio de Janeiro, au piano électrique sans saveur mais on ne manquera pas de rappeler qu’au Brésil, jusque dans les années 1950, si les filles des classes bourgeoises s’escrimaient sur les partitions de Chopin auprès de vieux professeurs de piano, les garçons eux se faisaient les doigts sur un accordéon, instrument qui tombera finalement en désuétude au profit de la guitare avec la vogue de la bossa nova. Au passage, relevons que João Donato et Wagner Tiso, avant d’être des pianistes de renom, firent leurs premières gammes sur des accordéons comme d’ailleurs les poly-instrumentistes que sont Sivuca ou Hermeto Paschoal (c’est à cause du poids de l’instrument que ce dernier a abandonné l’accordéon pour les concerts, m’a -’il avoué un jour). Valoriser la danse n’a d’ailleurs jamais interdit de jouer une musique de qualité ni d’être virtuose et compositeur talentueux. Avoir eu la chance d’entendre et de voir en scène - plaisir intense de tous les sens en éveil - Luiz Gonzaga, Sivuca et Dominguinhos donne des arguments pour confirmer cette assertion qui n’est nullement démagogique. D’autres exemples pour confirmer cette assertion ? Les brésiliens Chiquinho do acordeon et Orlando Silveira n’étaient pas des musiciens autodidactes et ils furent des arrangeurs recherchés tout au long de leur carrière, l’américain Orlando Digirolamo qui plongeait dans les arcanes de la musique contemporaine fut un enseignant universitaire reconnu.

Du Musette au Jazz :
Connaissez-vous Accordion Joe, le thème dans lequel Joe Cornell dialogue avec l’Orchestre de Duke Ellington en 1930, et les plages où Buster Ira « Bus » Moten, - sans doute le premier accordéoniste noir de jazz qui fut enregistré - intervient au sein du Benny Moten’s Kansas City Orchestra ou le magnifique Squeezin’ the blues du 2 avril 1939, ce titre où George Shearing, le pianiste aveugle anglais découvert dans un pub londonien par Stéphane Grappelli et mis en studio par le critique musical Leonard Feather, laisse pour une fois ses doigts courir sur les lames d’un accordéon ? Ces morceaux magnifiques, on peut les écouter dans l’anthologie Accordéon Jazz - 1911-1944 (FA038) concoctée par le regretté Didier Roussin (Frémeaux FA 038). Après deux volumes qu’il avait dédiés au musette swing, Didier Roussin relevait les liens tissés par l’accordéon avec le jazz. Il notait, à raison, que marqué par ses origines populaires, l’accordéon, perçu davantage comme une manière de boite à musique à mi-chemin entre le limonaire et l’harmonica, ne rencontrait que mépris ou indifférence de la part de la majorité des musiciens, état de fait qui enfermait les accordéonistes dans la marginalité et dans le champ de la variété. Il soulignait aussi qu’au cours de la première moitié du XXe siècle, l’accordéon jazz s’était surtout épanoui, non sur les terres américaines du jazz comme on aurait pu l’imaginer mais bien en Europe avec des musiciens comme Gus Viseur ou Tony Murena sans être jamais totalement accepté par le public jazz. Mais curieusement, comme le relève toujours Didier Roussin, c’est après la seconde guerre mondiale qu’apparaissent de très grandes personnalités du jazz à l’accordéon aux USA.

Accordéon et jazz :

Alors que par ses caractéristiques propres, il aurait dû tenir la place de la voix soliste, l’accordéon ne sera admis qu’à la marge dans le monde du jazz. C’est que le petit monde de l’accordéon américain dont les membres étaient issus des classes populaires venues d’Italie ou d’Europe centrale s’est finalement peu ouvert au jazz autant par manque d’affinités que par nécessité économique : pour vivre de leur art, les accordéonistes devaient répondre à d’autres attentes de leur public mais aussi, à n’en pas douter, parce qu’il s’agissait d’une musique trop connotée racialement d’autant qu’il n’y avait pas, à notre connaissance, dans l’histoire du blues et du jazz naissant, d’accordéonistes noirs susceptibles de subjuguer leurs confrères blancs et de les prendre dans les rets de leur sensibilité.
Reprenons les choses à la source en suivant le commentaire de Didier Roussin. Il écrivait : « c’est donc par la petite porte que l’accordéon sous sa forme diatonique présent chez les Cajuns blancs de Louisiane va faire son entrée dans la grande musique américaine, au tournant du siècle, entre les mains de ces « prolétaires de la syncope » que sont les bluesmen noirs de bayous. Les premiers à l‘adopter joueront une sorte de blues sauvage, mélange de « moan » africain et de musique traditionnelle française ». Et Didier Roussin d’ajouter : « le pianiste de jazz Jelly Roll Morton (1885-1941) témoigne, dans ses mémoires, de la présence de l’instrument dans la musique noire avant la fin du XIXe siècle, mais à la Nouvelle Orléans cette fois. Ce n’est, en revanche, qu’au tout début du XXe siècle que l’accordéon s’intéresse au ragtime mais il s’agit alors de l’accordéon chromatique et joué par des musiciens blancs, tel Piero Frosini ». Il précise ensuite : « A partir de 1927, on pourra entendre quelque chorus joué par d’obscurs accordéonistes mais certains, comme Joe « Cornell » Smelzer chez Duke Ellington ou Buster Ira Moten chez son oncle Benny, se verront octroyer la liberté d’intervenir sur des introductions, riff et codas. Au total, le monde assez fermé de l’accordéon américain, lui-même, manifeste assez peu d’intérêt pour le jazz, occupé qu’il est à tenter de légitimer l’instrument aux yeux du public et des autres musiciens. Cependant Charlie Magnante et Tito Guidotti feront exception et le second sera le premier accordéoniste à enregistrer du jazz sous son nom, en 1938, avec sa propre formation. C’est curieusement après la seconde guerre mondiale que vont apparaître les très grandes personnalités du jazz à l’accordéon que sont Art Van Damme, Joe Mooney, Ernie Felice ou Tommy Gumina ». Dans notre propre anthologie qui couvre les années cinquante et le début des années soixante, on pourra prendre la mesure de l’immense talent de Tommy Gumina dans le quartet qu’il co-dirige avec Buddy De Franco mais aussi la variété des palettes expressives proposées par Orlando Digirolamo, Mat Mathews, Art Van Damme ou Pete Jolly.

Connexion Grandes Antilles :
Comment prendre la mesure de la présence incontournable de l’accordéon dans la musique rurale festive ? Il suffit tout simplement d’écouter, dans cette anthologie, les plages du Trio Seibano colombien, des dominicains Angel Viloria et Luis Kalaff sans oublier ceux des Talbot Brothers, natifs des Bermudes, et du haïtien Nemours Jean Baptiste. Ajoutons quelques précisions complémentaires : Luiz Kalaff, dont le père était un commerçant d’origine libanaise, est un compositeur et guitariste fécond qui fit toujours appel à l’accordéon dans ses enregistrements et s’il est souvent crédité comme étant l’accordéoniste, cela mériterait pour le moins confirmation ; Chichito Villa semble tenir l’accordéon au sein du Trio Seibano dans les enregistrements que nous proposons et auprès du saxophoniste Nemours Jean Baptiste, qui est considéré comme le créateur du « compas » haïtien, c’est Richard Duroseau qui offre les solos d’accordéon alors que Cromwell « Mandy » Mandres lui officie auprès de ses cousins les Talbot Brothers. Angel Viloria est bien celui qui imposera, de 1950 à 1953, le merengue en République Dominicaine et jusqu’en Colombie et aux Etats-Unis. Assis sur un trio de base composé de l’accordéon, du tambura (double tambour à peau de chèvre) et de la guïra (instrument de percussion de forme cylindrique joué avec un frottoir), le genre « perico ripião » (perroquet déchiré ) est né dans les plaines centrales du Cibao de la République Dominicaine et il innerve ce qui deviendra le merengue. Si le groupe d’Angel Viloria se présente comme «conjunto tipico cibaeno », c’est pour faire référence au « perico ripião », la forme folklorique fondatrice. A notre connaissance, il
n’y a pas d’accordéon dans les enregistrements réalisés en Jamaïque. Le Conjunto Madrigal mexicain cousine la musique
Tex-Mex à venir sous les doigts de Flaco Jimenez (c’est lors des années
cinquante que les corridos vont faire appel à l’accordéon aux côtés des cordes).

Les divers contextes explorés :
Tirons donc la synthèse de l’exposition de l’accordéon en divers contextes et formations. Souvent l’accordéon est d’abord soutien à la voix et au texte qui devient chronique sociale comme chez Luiz Gonzaga mais il dérive vite vers la posture du leader emmenant un groupe de danse comme on peut le vérifier avec le Trio Seibano ou Angel Viloria. L’accordéon emporte aussi l’adhésion lorsqu’il devient soliste sous les doigts d’un Chiquinho do acordeon, d’un Sivuca ou d’un Luiz Gonzaga voire d’un Dick Contino ou lorsqu’il s’assume en « seconde voix » d’un autre instrument soliste (Lanny DiJay auprès de Teo Macero) ou lorsqu’il se fond dans des alliages sonores novateurs comme chez Mat Mathews ou avec Tommy Gumina au sein du quartet qu’il co-dirige. Qui mieux que l’immense Luiz Gonzaga, véritable héraut du nordeste brésilien, illustre le mieux ces diverses facettes lui qui fut soliste (Vira e Mexe, Sanfonando), chroniqueur social impertinent et créateur des baiãos qui enflammaient les nuits endiablées du forró ?


Petites biographies :

Du côté du Brésil :

Chiquinho do acordeon (Romeu Silva ; 1928-1989). Il est originaire du sud du pays, comme Radamés Gnattalli avec qui il se produira pendant plus de trente ans (Radamés, pianiste de formation classique détestait l’accordéon mais il avait été tellement séduit par le jeu et le son de Chiquinho qu’il lui avait enjoint de rejoindre son Sexteto en 1954). C’est au sein du Regional de Claudionor Cruz – qui était un compositeur de talent – que Chiquinho entre pour la première fois en studio en 1951. Leader de sa propre formation, directeur musical de TV Excelsior, il aura également participé à la création du fameux Trio Surdina. Ce Trio était composé de Garoto (Anibal Sardinha, 1915/1955 – guitariste et autres cordes comme le cavaquinho, le bandolim et la guitare hawaïenne) et de Fafá Lemos (violon et sifflet). Le trio était accompagné lors des enregistrements par Vidal (contrebasse) et Bicalho (percussions).

Luiz Gonzaga (Luiz Gonzaga do Nascimento ; 1912-1989). La formule de base – accordéon + Zabumba + triângulo – sur laquelle s’appuie la musique nordestine est fort proche de celle que l’on retrouve en République Dominicaine et en Colombie. Luiz Gonzaga en tirera la substantifique moelle en imposant le « baião ». Figure majeure de la musique brésilienne, il fut, en bon chroniqueur social, l’ambassadeur de la culture nordestine dans tout le Brésil. L’homme généreux qu’il était dégageait en scène une bonhommie radieuse. Il est fort dommage qu’il ait finalement laissé peu de faces purement instrumentales. On entendra ici Vira e Mexe, non dans la version princeps de 1941 mais bien celle de 1950 où il est accompagné/titillé par Jacob do Bandolim et le « Regional » de Canhoto, et deux autres plages instrumentale : Sanfonando et Seu Januario (soit son père :« Monsieur Januario », qui jouait d’un instrument dit de « 8 baixos », un accordéon à 8 boutons). Les plages Que Nem Jiló et Légua Tirana soulignent la dimension de barde social et il était bon de le mettre ainsi en miroir du Trio Seibano, d’Angel Viloria et de Luiz Kalaff.

Mario Genari Filho (1929-1989). Leader de sa formation et poly-instrumentiste (piano, solovox , guitare hawaïenne), originaire de São Paulo comme Garoto, Mario Gennari Filho sera monté sur scène avec son accordéon dès l’âge de huit ans. Auteur d’une foultitude de disques, il a aussi créé dans sa ville natale une école d’accordéon d’un certain renom.

Sivuca (Severino Dias de Oliveira, 1930-2006). Né dans l’Etat du Paraiba, il était donc nordestin comme Luiz Gonzaga et également un accordéoniste biberonné au baião. Albinos comme l’est également Hermeto Paschoal, il emprunte le même parcours de poly-instrumentiste. Il enregistre à Rio dès 1952 et à Paris en 1961 et 1962 des disques « de commande » pour Barclay, avant de devenir, aux USA, le directeur musical d’Harry Belafonte et de Myriam Makeba. Accordéoniste mais aussi pianiste, guitariste et arrangeur, Sivuca possède un swing impressionnant, parcourt tous les registres de son accordéon, double à la voix et se fait accompagner note à note par la flûte ou le saxophone : c’est de là que vient cette sonorité qui enchante certaines plages des années soixante. Dans une production discographique un peu fourre-tout, il existe un CD magnifique enregistré à la fin de sa vie (Enfim Solo ; Kuarup Discos) où l’on sent vibrer la sensibilité du musicien, le cœur de Recife et l’essence de la musique nordestine.

Du côté des USA :
Tommy Gumina (20 mai 1931- 28 octobre 2013). Né à Milwaukee, il a étudié avec Andy Rizzo, un professeur d’accordéon auprès de qui il a étudié pendant cinq ans et qu’il considérait comme le meilleur qui ait jamais existé. Il fut un technicien incroyable jouant d’un accordéon spécialement conçu pour lui et qui lui donnait accès à une source illimitée d’harmonies. Improvisateur doué au réel feeling jazz, il aura joué avec, outre Buddy De Franco (décédé en décembre 2014), Harry James, Tommy Dorsey, Gene Krupa, Billy May, Nelson Riddle, Joe Pass, Art Pepper. En 1956, il avait créé son propre combo qui se produisait beaucoup à Las Vegas. Son solo dans Scrapple From Apple est tellement explosif qu’il en devient le mètre – étalon de l’interprétation accordéon jazz.

Orlando Digirolamo (20 avril 1924-26 janvier 1988). Celui que ses amis dénommaient Lanny DiJay était né en Pennsylvanie au sein d’une famille d’origine italienne. Décédé dans un accident de voiture, il aura résidé à New York dès 1942 où il aura été très actif sur la scène Be-Bop. Auparavant, ayant participé à la Bataille de Normandie pendant la seconde guerre mondiale, il avait eu la possibilité de rejoindre l’Army Jazz Band, un petit conservatoire à sa manière. Devenu universitaire (doctorat en improvisation musicale) et enseignant à Columbia University, il avait fait la connaissance de Teo Macero à la Juilliard School avec qui il rejoindra le Jazz Composers Orchestra de Mingus et le label Debut de ce dernier (cf le disque « Explorations » - DLP / 6). Très impliqué dans le jazz expérimental, il aura enregistré avec Kip Hanrahan mais aussi côtoyé Carla Bley, Art Farmer et Mal Waldron. Il est l’arrangeur du thème I’ll Remember April qui reste un des chefs d’œuvre de l’accordéon jazz.

Dick Contino (né à Fresno, en Californie, en 1930). Accordéoniste virtuose mais inscrit dans une veine populiste toute d’allégresse, il fut un tel personnage qu’il en est finalement devenu un sous le plume de James Ellroy dans la nouvelle Dick Contino’s Blues, reprise dans le livre Hollywood Nocturnes. Son image publique avait souffert de son emprisonnement pendant quel--ques mois pour insou-mission avant la guerre de Corée. On a pu néan-moins le voir dans plusieurs films tournés lors des années cinquante et soixante.

Art Van Damme (9 avril 1920  / 15 février 2010). Né dans le Michigan, il sera de longues années, musicien de studio à Chicago et Il participera, de 1945 à 1960, au show TV de Dinah Shore. Il a aussi accompagné la chanteuse Jo Stafford qui appréciait le son unique qu’il avait mis au point. Il disait préférer son LP à la mode alors que le public avait surtout retenu le disque A Perfect Match. Ses enregistrements valorisent des alliages accordéon/guitare/vibraphone en am-biance soft, « un cocktail - music de belle facture, swingante mais policée » pour reprendre la formule de Didier Roussin. Trois albums : Martini Time (1953), Accordeon à la mode (1960) et A Perfect Match (1962), sont incontournables.

Mat Mathews (18 juin 1924 - 12 février 2009). C’est à l’écoute de Joe Mooney que ce musicien hollandais décide d’émigrer à New York en 1951. Son esthétique le poussait vers le jazz Bop mais, pour continuer à travailler, il lui faudra, lors de son retour au pays natal, aller vers la pop music et le rôle de musicien de studio. Ses titres de gloire : les LP Modern Art Of Jazz (1956) et l’enregistrement avec le groupe 4Most avec Al Cohn, Gene Quill, Hank Jones et Mundell Lowe.

Pete Jolly (Peter Coragioli, 5 juin 1932 - 6 novembre 2004). Plutôt reconnu pour ses talents de pianiste et pour ses affinités musicales le portant vers les travaux de Shorty Rogers, il fut aussi admiré par ses pairs pour ses dons d’accordéoniste virtuose, l’accordéon ayant été le premier instrument sur lequel il se soit exprimé mais sur lequel il a finalement peu enregistré. Il menait de front une double carrière : en club avec son trio et comme musicien de studio à Hollywood.

Teca Calazans et Philippe Lesage
Remerciements à Bruno Blum, Claude Carrière,
Philippe Comoy et Daniel Richard.
© 2016 Frémeaux & Associés



Accordions in the Americas
1949-1962

Brazil, Colombia, Mexico, the Dominican Republic & the USA



Accordions in the Americas

Our anthology visits the distant lands of “The New World”, from Mexico to the Caribbean and from Brazil to the United States, via Colombia, Bermuda and the Dominican Republic. Embracing the global music spectrum, it fixes its gaze on customs and traditions, taking in festive music from rural areas, the rich harmonies of the choro and beyond, and also those sound-alloys that form the traits of the pure jazz found in North America. This collection represents the accordion in all its majesty, and covers every dimension of this fine wind instrument, which can venture into society and music as a pure solo voice whatever the context regarding melody, harmony or rhythm.
It should be pointed out that we have deliberately set aside the accents of the bandoneon — its cousin, but an instrument engulfed by the Argentinean tango — due to the existence in the Frémeaux catalogue of a companion anthology (“Nuevo Tango”) which amply illustrates the purely instrumental aspect of the genre through major recordings by Anibal Troilo, Astor Piazzolla or the Quinteto Real. We also decided not to include any accordion-titles from Louisiana: the area’s cultural and musical universe deserves more specific attention alone.

Accordions and the “popular” classes
As a resistant, easy-to-carry and relatively inexpensive instrument, the accordion undeniably has associations with the common people. As the “poor people’s piano” so dear to poet Leo Ferré, the accordion, along with marching bands, is indeed one of the means adopted by popular classes in seeking to learn to play music. Its own characteristics, which allow it to be both a solo instrument and accompaniment at the same time, ensured that it rapidly found its place in contexts varying from festive events with the accent on folk songs, to salon dancing or even “hops” in local dancehalls. Whether in Colombia or in the merengue of Santo Domingo, in the corridos of Mexico or the baião sounds in Brazil’s forrós, the accordion is an unavoidable instrument: it impels the rhythm and carries the song, and comes to full bloom in improvisations. Similarities can be noted, by the way, between the accents and sounds to be found throughout this vast geographical zone stretching from Brazil’s Nordeste all the way to Mexico; and we should admit that the slow transition we witnessed over the years at the Feira de São Cristovão, the great popular fair held on weekends in Rio, when the accordion gradually gave up its seat to a tasteless electric piano, was not a painless change at all. We should not forget that in Brazil, even in the Fifties, while the girls of the bourgeoisie struggled with Chopin for their old piano teachers, the boys were keeping their hands supple on an accordion, only to see it finally go out of style to the advantage of the electric guitar, riding on the wave of the bossa nova. João Donato and Wagner Tiso were renowned pianists, but even before that, it was on an accordion that they practised their first scales, as did such multi-instrumentalists as Sivuca or Hermeto Pascoal (who once told me that it was the sheer weight of his instrument that made him abandon it for concerts…) In passing, the fact that an accordionist could enhance music for dancing never prevented him from playing music of quality, nor from being a virtuoso and gifted composer. When you’ve been fortunate enough to see and hear Luiz Gonzaga, Sivuca or Dominguinhos play on a stage — an intense pleasure that keeps every sense alert — you have more than enough arguments to confirm that last statement. Other evidence? The Brazilians Chiquinho do Acordeon and Orlando Silveira were not self-taught musicians but arrangers who were sought out for the entire length of their careers; and the American Orlando Digirolamo, who explored contemporary music’s mysteries, taught music at Columbia University.

From Musette-Waltz to Jazz
Did you ever hear Accordion Joe? It was a piece with Joe Cornell conversing with the Duke Ellington Orchestra (1930). And what about the tracks with Buster Ira “Bus” Moten, no doubt the first black accordionist to be recorded, contributing to Benny Moten’s Kansas City Orchestra? The magnificent Squeezin’ the blues (April 2, 1939)? That one has the blind British pianist George Shearing, discovered in a London pub by Stéphane Grappelli and put into a studio by music-critic Leonard Feather; for once, Shearing let his fingers run over the keyboard of an accordion… Those magnificent pieces can be heard in the “Accordion Jazz” anthology, (Frémeaux FA 038) with tracks recorded between 1911 and 1944, compiled by the late Didier Roussin. After two volumes dedicated to the swing musette genre, Didier Roussin put together a third set illustrating the accordion’s links with jazz. He quite rightly noted that the accordion, marked by its popular origins and thought of as more a kind of music-box, halfway between a hurdy-gurdy and harmonica, was an instrument that met only with indifference or scorn amongst most musicians, whose opinions confined accordionists to the margins, and then only in the field of popular music… He also underlined that in the first half of the 20th century, jazz accordion had come to the fore not in America and jazz, as might have been expected, but indeed in Europe, in the hands of musicians like Gus Viseur or Tony Murena (although even then, the instrument wasn’t totally acceptable to a jazz audience). But curiously, as Roussin pointed out, it was after the Second World War that the first great accordion-jazz figures appeared in the USA.

Accordions and jazz
Whereas its own characteristics should have made the accordion a solo voice, it was only marginally accepted in the jazz world: the tiny universe of the accordion in America, whose members were working-class immigrants from Italy or Central Europe, was almost closed to jazz, due to a lack of affinity as much as the absence of economic interest. To live from their art, accordionists had to respond to other expectations in their audience, but also, certainly, because the music had too many racial connotations, all the more since, to our knowledge at least, blues history and the beginnings of jazz had no black accordionists likely to mesmerize their white counterparts and ensnare them in their own taste.
Let’s go back to the source and take up Didier Roussin’s comments. He wrote, “So it was through a side door that the accordion made its entrance into great American music at the turn of the century, in the shape of the diatonic instrument found among the white Cajuns of Louisiana; and it entered in the hands of those ‘proletarians of syncopation’ who were the Black bluesmen of the bayous. The first to adopt it played a sort of wild blues that sounded like an African moan mixed with traditional French music.” Roussin went on to add, “In his memoirs, jazz pianist Jelly Roll Morton (1885-1941) refers to the presence of the instrument in black music before the end of the 19th century, but this time in New Orleans. On the other hand, it was only at the very beginning of the 20th century that accordionists showed interest in ragtime, but they had chromatic accordions: Piero Frosini for example, and other white musicians.” Roussin later clarified the point: “From 1927, you could hear a few choruses played by more obscure accordionists, but some of these, like Joe ‘Cornell’ Smelzer with Duke Ellington or Buster Ira Moten who played with his uncle Benny, were given the freedom to contribute to introductions, riffs and codas. Overall, the rather closed world of the American accordion itself displayed only little interest in jazz because it was busy trying to have the instrument accepted as legitimate by audiences and other musicians. Charlie Magnante and Tito Guidotti, however, were exceptions, and the latter would be the first accordionist to record jazz under his own name, in 1938, and leading his own band. Strangely enough, it was after the Second World War that the great jazz personalities appeared, with accordionists like Art Van Damme, Joe Mooney, Ernie Felice or Tommy Gumina.”
In this anthology, which covers the period from the Fifties to the early Sixties, you can not only appreciate the immense talent of Tommy Gumina with the quartet he co-led with Buddy De Franco, but also the variety of the expressive palettes of musicians of the calibre of Orlando Digirolamo, Mat Mathews, Art Van Damme and Pete Jolly.

The Greater Antilles Connection
How can you measure the inevitable presence of the accordion in rural festive music? Simply by listening to these tracks by the Colombian Trio Seibano, the Dominicans Angel Viloria and Luis Kalaff, the Talbot Brothers from Bermuda and Haitian musician Nemours Jean Baptiste. Note the following: Luis Kalaff, whose Lebanese-born father kept a small shop, was a composer and prolific guitarist who always had an accordionist on his records (and the fact that he was often credited as the accordionist needs verifying); Chichito Villa seems to have been the accordionist with the Trio Seibano on the recordings included here; alongside the saxophonist Nemours Jean Baptiste, who is often considered the creator of the Haitian compas, the accordion solos are by Richard Duroseau; and it is Cromwell ‘Mandy’ Mandres who officiates with his cousins the Talbot Brothers. As for Angel Viloria, he was the man who, in 1950-53, established merengue in the Dominican Republic, and also as far as Colombia and The United States.
Based on a trio of accordion, tambura (a double drum made of goatskin) and guïra (a cylindrical percussion instrument played with a scraper), the perico ripiao genre [it means “ripped parrot”…] was born in the central plains of the Cibao (Dominican Republic), and irrigated what would later become merengue. If the group of Angel Viloria was described as a conjunto tipico cibaeno, it was in reference to the above perico ripiao, the folk form that lay at its foundation. As far as we know, no accordion exists on recordings made in Jamaica. The Mexican Conjunto Madrigal came later — a cousin of Tex-Mex — in the hands of Flaco Jimenez (it was in the Fifties that corridos would include accordions alongside stringed instruments.)

Various contexts explored
Here is a synthesis of the accordion’s exposure in the various contexts and ensembles of the period. Above all, the accordion was often to provide support for vocalists and their song-texts that became social chronicles, as with Luiz Gonzaga, but the instrument quickly strayed into a role as the leader of a group of dancers, as you can verify with the Trio Seibano or Angel Viloria. The accordion was also appreciated as a soloist-instrument in the hands of a Sivuca, a Chiquinho do Acordeon, Luiz Gonzaga or even a Dick Contino; the same was true when it became a “second voice” behind another solo instrument (Lanny DiJay playing with Teo Macero), or when it blended into innovative alloys of sound such as those produced by Mat Mathews, or Tommy Gumina with the quartet of which he was the co-leader. The great standard-bearer of the Brazilian Nordeste region was the immense Luiz Gonzaga, and there was nobody who could have better illustrated the instrument’s multiple facets (cf. Vira e Mexe, Sanfonando). Gonzaga was not only impertinent in his social chronicles; he also created baiãos that set the night on fire in the forró genres.

Biographical Notes

Brazilians
Chiquinho do Acordeon (Romeu Silva; 1928-1989). He came from the south of the country like Radamés Gnattalli, with whom he appeared for over thirty years. (Radamés, a classically trained pianist, hated the accordion but was so seduced by the playing and the sound of Chiquinho that he begged him to join his Sexteto in 1954.) It was when he was a member of the “Regional” led by Claudionor Cruz – a talented composer – that Chiquinho first went into the studio in 1951. When he was leading his own formation and also the musical director at TV Excelsior, he also took part in the creation of the famous Trio Surdina. This trio was made up of Garoto (Anibal Sardina, b.1915 d.1955, who played guitar and other stringed instruments like the cavaquinho, bandolim and Hawaiian guitar), and Fafa Lemos (violin and whistle). Vidal (double bass) and Bicalho (percussion) accompanied the trio on record.
Luiz Gonzaga (Luiz Gonzaga do Nascimento; 1912-1989). The basic format — accordion, Zabumba, triângulo – providing the foundations of music from the Nordeste is extremely close to that found in the Dominican Republic and Colombia. Luiz Gonzaga would make the most of its essence in establishing the baião. A very good social commentator, Gonzaga was a major figure in Brazilian music and the ambassador of Nordeste culture throughout Brazil. Onstage his generous temperament showed through as radiant and amiable, and it’s a great shame that in the end he left behind only a few (purely instrumental) sides. Here you can listen to Vira e Mexe, not in its primary version of 1941 but one he recorded in 1950, where he’s accompanied (and teased) by Jacob do Bandolim and the “Regional” band of Canhoto; and two other instrumentals, Sanfonando and Seu Januario [in other words his father, “Mr. Januario”, who played a so-called “8 baixos” or “8-button accordion”.) The tracks Que Nem Jiló and Légua Tirana underline the “bard of society” aspect, and he fully deserves to be included in a mirror-comparison with the Trio Seibano, Angel Viloria and Luis Kalaff.
Mario Genari Filho (1929-1989). A leader of his own orchestra and a multi-instrumentalist (piano, solovox, Hawaiian guitar), Mario Gennari Filho came from São Paulo like Garoto, and it is said that he first went onstage with his accordion when he was eight years old. His records are legion, and he is also known as the founder of a reputed accordion school in his native city.
Sivuca (Severino Dias de Oliveira, 1930-2006). Born in the State of Paraiba, he was a man of the Nordeste, and therefore an accordionist raised on the baião, like Luiz Gonzaga. He was also an albino, like Hermeto Pascoal, and took the same road towards becoming a multi-instrumentalist. He recorded in Rio as early as 1952 and in Paris in ‘61 and ’62, making records “to order” for the Barclay label, before he went to the USA to become musical director for Harry Belafonte and Myriam Makeba. An accordionist but also a pianist, guitarist and arranger, Sivuca had an impressive swing, playing in every register of the accordion, singing over his instrument, and accompanied note for note by a flute or saxophone. The very special sound that enchants certain titles he recorded in the Sixties undoubtedly came from there. Hidden inside a discography that has a little bit of everything (one has to rummage to find the gems), is a magnificent CD he recorded late in his life — entitled Enfim Solo, released by Kuarup Discos — where you can’t help feeling the sensitivity of this musician who was the heart of Recife and the very essence of music from the Nordeste.

Americans
Tommy Gumina (b. May 20, 1931, d. October 28, 2013). Born in Milwaukee he studied under accordion-teacher Andy Rizzo for five years (Gumina said he was the best who ever existed.) Tommy was an incredible technician and he played an instrument made especially for him, an accordion that gave him access to a limitless source of harmony. An improviser with a real feeling for jazz, Gumina played with (among others) Buddy De Franco, Harry James, Tommy Dorsey, Gene Krupa, Billy May, Nelson Riddle, Joe Pass and Art Pepper. In 1956 he formed his own combo and appeared often in Las Vegas. His solo on Scrapple From Apple is so explosive that it has become a kind of Golden Rule against which all jazz accordion performances are measured.
Orlando Digirolamo (b. April 20, 1924, d. January 26, 1988.) Friends called him “Lanny DiJay”, and he was born in Pennsylvania into a family of Italian origin. He lived in New York after 1942, taking an active part in the Bebop scene. He’d been in the Battle of Normandy during the war and enjoyed the possibility of joining the Army Jazz Band (in a way, something of a Conservatory in its own right…) He became an academic instead (with a Doctorate in Musical Improvisation), teaching at Columbia University. At Juilliard he met Teo Macero, with whom he joined Charles Mingus’ Jazz Composers Orchestra, and recorded with the latter’s label called Debut (cf. “Explorations”, DLP 6). He was very involved in experimental jazz, recording with Kip Hanrahan and playing with the likes of Carla Bley, Art Farmer or Mal Waldron. His arrangement of the tune I’ll Remember April remains a masterpiece among works for jazz accordion.
Dick Contino (born Fresno, California, 1930). A virtuoso accordionist although inscribed in an elated, jubilant and popular vein, he was such a larger-than-life character that he finally became a fictional one: the pen of James Ellroy made him part of the novella Dick Contino’s Blues which went into his book “Hollywood Nocturnes”. Contino’s public image suffered due to several months’ imprisonment for insubordination prior to the Korean War, but he did appear in several films made in the Fifties and Sixties.
Art Van Damme (b. April 9, 1920, d. February 15, 2010.) Born in Michigan he spent many years in Chicago working as a studio musician, and from 1945-60 he was in the studio orchestra for the Dinah Shore TV show. He also accompanied singer Jo Stafford, who liked the unique sound he’d perfected. Art said he preferred his LP à la mode although the album A Perfect Match was the one that captured public attention. His recordings show alloys of sound where his accordion blends into guitar and vibraphone combinations to create a soft ambiance that, in the words of Didier Roussin, is “handsome cocktail music, swinging but polished.” Three of his albums are “must-have”: Martini Time (1953), Accordion à la mode (1960) and Perfect Match (1962).
Mat Mathews (b. June 18, 1924, d. February 12, 2009). Listening to Joe Mooney was what made this Dutch musician decide to emigrate, and he went to New York in 1951. His style tended towards Bop jazz but in order to find work he had to return to Holland, earning a living in pop as a studio musician. He owes his reputation
to the album Modern Art Of Jazz (1956) and his recordings with the band 4Most, with Al Cohn, Gene Quill, Hank Jones and Mundell Lowe.
Pete Jolly (real name Peter Coragioli, b. June 5, 1932, d. November 6, 2004.) He was recognized more for his talents as a pianist, and musical affinities that led him to work with Shorty Rogers, but Pete Jolly was a virtuoso accordionist admired by his peers. The accordion was his first instrument, but he only made a few recordings on the instrument during a career that was double: fronting his own trio in clubs, and working as a session musician in Hollywood studios.

Adapted by Martin Davies
from the French Text
by Teca Calazans
and Philippe LESAGE


Thanks to Bruno Blum, Claude Carrière,
Philippe Comoy et Daniel Richard.

© 2016 Frémeaux & Associés




DISCOGRAPHIE
ACCORDION
IN AMERICAS



CD1
1) O APITO NO SAMBA (Luiz Bandeira /Luiz Antonio)
Radamés Gnattali : piano, José Menezes : guitare, Chiquinho do accordeon : accordeon, Vidal : contrebasse, Luciano Perrone : bateria, Aida Gnatalli : piano. Radamés na Europa com seu Sexteto, Odeon MOFB - 3172 - 1960
2) AQUARELA DO BRASIL (Ary Barroso)
Radamés Gnattali : piano, José Menezes : guitare, Chiquinho do accordeon : accordeon, Vidal : contrebasse, Luciano Perrone : bateria, Aida Gnatalli : piano. Radamés na Europa com seu Sexteto, Odeon MOFB - 3172 - 1960
3) ALVORADA (Jacob Bittencourt)
Radamés Gnattali : piano, José Menezes : guitare, Chiquinho do accordéon : accordéon, Vidal : contrebasse, Luciano Perrone : bateria, Aida Gnatalli : piano - Radamés na Europa com seu Sexteto, Odeon MOFB - 3172 - 1960
4) VIRA E MEXE (Luiz Gonzaga)
Luiz Gonzaga : accordeon, Jacob do Bandolim c/ Regional do Canhoto
RCA Victor 34748 - 1950
5) CARIOQUINHA NO FLAMENGO (Waldir Azevedo / Bonfiglio de Oliveira) Sivuca com Canhoto e seu conjunto - Decca 2603 - 1952
6) TICO TICO NO FUBÁ (Zequinha de Abreu)
Sivuca com Canhoto e seu conjunto - Decca 2604 - 1952
7) BRASILEIRINHO (Waldir Azevedo)
Chiquinho do Accordéon com Guio e seu ritmo -
Todamerica TD 5050 B - 1950
8) APANHEI-TE CAVAQUINHO (Ernesto Nazareth)
Severino Dias de Oliveira aka Sivuca : accordéon, voix, piano, guitare, arrangement, Guy Pedersen : contrebasse, Ney de Castro : batterie, Dimas Sedicas, Silvio Silveiras : percussions. Barclay LP 82310 - 1962
9) DEIXA O BREQUE PRA MIM (Altamiro Carrilho)
Severino Dias de Oliveira aka Sivuca : accordéon, voix, piano, arrangement, Claude Civelli : flute, Marcel Hrasko : clarinette basse, Nestor Campos : guitare, Alphonse Masselier : contrebasse, Ney de Castro : batterie, Dimas Sedicas, Silvio Silveiras : percussions.
Barclay LP 82277 - 1961
10) DELICADO (Waldir Azevedo)
Chiquinho com Guio de Moraes e seu ritmo -
Todamerica TD 5050 - A ,1950
11) SEMPRE (K-Ximbinho)
Severino Dias de Oliveira aka Sivuca : accordéon, voix, piano, arrangement, Claude Civelli : flute, Marcel Hrasko : clarinette basse, Nestor Campos : guitare, Alphonse Masselier : contrebasse, Ney de Castro : batterie, Dimas Sedicas, Silvio Silveiras : percussions.
Barclay LP 82277 - 1961
12) COMIGO É ASSIM (Luiz Bittencourt / José Menezes)
João Donato e seu conjunto.- Odeon MODB 3.037 - 1956
13) NA CADÊNCIA DO BAIÃO (Pot Pourri : a) Não interessa não, b) Baião da Garoa / a)Luiz Bittencourt et José Menezes, b) Luiz Gonzaga / Herve Cordovil) Radamés Gnattali : piano, José Menezes : guitare, Chiquinho do accordeon : accordeon, Vidal : contrebasse, Luciano Perrone : bateria, Aida Gnatalli : piano. Radamés na Europa com seu Sexteto, Odeon MOFB - 3172 - 1960
14) MARINGÁ (Joubert de Carvalho)
Mario Gennari Filho, accordéon com acompanhamento - LP Ritmos Dançantes, Odeon LDS 3.003-A 1953
15) BAIÃO CAÇULA (Mario Genari Filho)
Mario Gennari Filho, accordéon com acompanhamento - LP Ritmos Dançantes, Odeon LDS 3.003-A 1953
16) DE PAPO PRO AR (Joubert de Carvalho / Olegario Mariano)
Mario Gennari Filho, accordéon c/ acompanhamento - LP Ritmos Dançantes, Odeon LDS 3.003-A, 1953
17) BAHIA (Na Baixa do Sapateiro) (Ary Barroso)
Trio Surdina : Fafá Lemos : violon et sifflet, Chiquinho do acordeon : accordeon, Garoto : guitares - Musidisc Hi-Fi 2089, 1953
18) RIO (Ary Barroso)
Trio Surdina : Fafá Lemos : violon et sifflet, Chiquinho do acordeon : accordéon, Garoto : guitares) - Musidisc Hi-Fi 2089, 1953
19) RIO DE JANEIRO (Ary Barroso)
Trio Surdina : Fafá Lemos : violon et sifflet, Chiquinho do acordeon : accordéon, Garoto : guitares) - Musidisc Hi-Fi 2089, 1953
20) RISQUE (Ary Barroso) Trio Surdina : Fafá Lemos : violon et sifflet, Chiquinho do acordeon : accordeon, Garoto : guitares) - Musidisc Hi-Fi 2089, 1953
21) QUE NEM JILÓ (Luiz Gonzaga / Humberto Teixeira)
Luiz Gonzaga c/ Regional de Benedito Lacerda - RCA Victor 34748 - 1950
22) SANFONANDO (Luiz Gonzaga)
Luiz Gonzaga : accordéon solo - Victor 34.955A 1942
23) SEU JANUARIO (Luiz Gonzaga)
Luiz Gonzaga c/ acompanhamento - 80.0024-B 1942


CD 2

1) SUMMERTIME (Heywward / Gershwin)
Mat Mathews : accordion, Oscar Pettiford : bass, Kenny Clarke : drums - The Modern Art of Jazz (vol 2) DAWN - DLP-1104, 1956
2) AUTUMN IN ROME (Sammy Cahn / Alessandro Cicognini - Paul Weston)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bill Plummer (b), John Guerin (dr) - Presenting - Mercury SR 60.685, 1961
3) POLKA DOTS & MOONBEANS (Johnny Burke / Jimmy Van Heusen)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bob Stone, (b) Frank de Vito (dr) - Pacific Standard ( Swingin’ !) Time DECCA, DC 4031 - 1960
4) HOW HIGH THE MOON (Nancy Hamilton / Morgan Lewis)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bob Stone (b) Frank de Vito (dr) - Pacific Standard (Swingin’ !) Time, DECCA, DC 4031 - 1961
5) NOW SEE HOW YOU ARE (Harris / Pettiford)
Mat Mathews : accordion, Oscar Pettiford : cello, Kenny Clarke : drums, The Modern Art of Jazz (vol 2) DAWN - DLP-1104, 1956
6) AS TIME GOES BY (Hupfield )
Julius Watkins : french horn, Joe Puma : guitar, Mat Mathews : accordion, Oscar Pettiford : bass, Kenny Clarke : drums - The Modern Art of Jazz (vol 2) DAWN - DLP-1104, 1956
7) MY KINDA LOVE (Louis Alter / Jo Trent)
Art Van Damme Quintet : Art Van Damme : Accordion, Charlie Calzaretta : vibraphone, Lewis Skalinder : Bass, Max Mariash : Drums, Fred Rundquist : guitar.- « Martini Time » / Columbia CL 630- 1953
8) CHEEK TO CHEEK (Ivring Berlin)
Art Van Damme Quintet : Art Van Damme : Accordion, Charlie Calzaretta : vibraphone Lewis Skalinder : Bass, Max Mariash : Drums, Fred Rundquist : guitar - « Martini Time » / Columbia CL 630 - 1953
9) STREETS OF DREAMS (Sam M. Lewis /Victor Young)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bill Plummer (b), John Guerin (dr) - Presenting - Mercury SR 60.685, 1961
10) S’WONDERFUL (Ira / George Gershwin)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bill Plummer (b), John Guerin (dr) - Presenting - Mercury SR 60.685 1961
11) JOLLY JUMPS IN (Jimm Giuffre)
Pete Jolly Sextet : Shorty Rogers (tp) Jimmy Giuffre, (ts,bs), Pete Jolly (acc), Howard Roberts : (g), Curtis Counce : (b), Shelly Manne : (dm) - RCA Victor LPM 1105 - 1955
12) SCRAPPLE FROM APPLE (Charlie Parker)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bill Plummer (b), John Guerin (dr) - Presenting - Mercury SR 60.685 1961
13) PETE’S MEAT (Shorty Rogers)
Pete Jolly Sextet : Shorty Rogers (tp) Jimmy Giuffre, (ts,bs), Pete Jolly : (acc), Howard Roberts : (g), Curtis Counce : (b), Shelly Manne : (dm) - RCA Victor LPM 1105 - 1955
14) RUNAWAY (Thomas Gumina)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bill Plummer (b), John Guerin (dr) - Presenting - Mercury SR 60.685 1961
15) BYE BYE BLACKBIRD (Mort Dixon / Ray Henderson)
Art Van Damme Quintet : Art Van Damme : Accordion, Charlie Calzaretta : vibraphone, Lewis Skalinder : Bass, Max Mariash : Drums, Johnny Smith : guitar. - A Perfect Match / Columbia CS 8813 -1952
16) WHY DO I LOVE YOU (Kern / Hammerstein II)
Pete Jolly Sextet : Shorty Rogers (tp) Jimmy Giuffre, (ts,bs), Pete Jolly (acc), Howard Roberts (g), Curtis Counce : (b), Shelly Manne (dm) - RCA Victor LPM 1105 - 1955
17) I ONLY HAVE EYES FOR YOU (Dubin / Warren)
Julius Watkins : french Horn, Joe Puma : guitar, Mat Mathews : accordion, Oscar Pettiford : bass, Kenny Clarke : drums - The Modern Art
of Jazz (vol 2) DAWN - DLP-1104, 1956
18) THE SURREY WITH THE FRINGE ON TOP (Hammerstein II / Rodgers)
Art Van Damme Quintet : Art Van Damme : Accordion, Charlie Calzaretta : vibraphone, Lewis Skalinder : Bass, Max Mariash : Drums, Fred Rundquist : guitar. - « Martini Time » / Columbia CL 630 -1953
19) TICKLE -TOE (Lester Young)
Art Van Damme Quintet : Art Van Damme : Accordion, Charlie Calzaretta : vibraphone, Lewis Skalinder : Bass, Max Mariash : Drums, Johnny Smith : guitar. - A Perfect Match / Columbia CS 8813 - 1952
20) IF I COULD BE WITH YOU (Heny Creamer/ James P. Jonhson)
Art Van Damme Quintet : Art Van Damme : Accordion, Charlie Calzaretta : vibraphone, Lewis Skalinder : Bass, Max Mariash : Drums, Fred Rundquist : guitare. - « Martini Time » / Columbia CL 630- 1953
21) I’LL REMEMBER APRIL (Gene de Paul)
Teo Macero : alto, tenor sax, Orlando Digirolamo : accordion, Charles Mingus, Lou Labela : bass, Ed Shaughnessy : drums - Explorations, Debut DLP 6 -1953
22) YESTERDAYS (Jerome Kern)
Teo Macero : alto, tenor sax, Orlando Digirolamo : accordion, Charles Mingus, Lou Labela : bass, Ed Shaughnessy : drums - Explorations, Debut DLP 6 -1953
23) ALL THE THINGS YOU ARE (Jerome Kern / Oscar Hammerstein II)
BUDDY DE FRANCO - TOMMY GUMINA QUARTET : Buddy de Franco (cl), Tommy Gumina (acc), Bob Stone (b) Frank de Vito (dr) - Pacific Standard (Swingin’ !) Time, DECCA, DC 4031 - 1960

CD3

1) LÉGUA TIRANA (Luiz Gonzaga / Humberto Teixeira)
Luiz Gonzaga : chant et accordéon - RCA Victor 80.0606-B 1949
2) MIGDALIA (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
3) COMPADRE CHOLO (Luis Kalaff)
Luis Kalaff et musiciens non identifiés - « Merengues Saborosos » / Luis Kalaff y sus Alegres Dominicanos/ Cantando Tavito Peguero - Kubaney MT - 263 c/1960
4) LAS ALTENITAS (Conjunto Madrigal)
Conjunto Madrigal (musiciens non identifés) - Norteña Alegre, DCL 1007-1 Discos Corona, c/1960
5) LA IGUERA (Conjunto Madrigal)
Conjunto Madrigal - Norteña Alegre, DCL 1007-1 Discos Corona, c/1960
6) LA EMPALIZA (Luiz Kalaff)
Angel Viloria y su conjunto Tipico Cibaeno / Canta Doris Valladares - « Merengues » Vol 1 Ansonia ALP 1206
7) PARECE UN CLAVEL (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
8) YO TENGO UNA INDIA (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
9) LA AYANTOSA (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
10) EL PEDACITO
Conjunto Madrigal - Norteña Alegre, DCL 1007-1 Discos Corona, c/1960
11) TI YAYA TOTO (Nemours Jean-Batista)
Nemours Jean-Baptiste et son Ensemble aux Calebasses -Julien Paul : lead voc, André Dorismond (bv), Nemours Jean - Baptiste : TS, Leader, Frank Brignol : as, Richard Duroseau : accordéon, Augustin Fontaine : b, André Boston : bongos, possibly Cuestzer Duroseau : guiro. - Seeco SCLP 9111, 1959
12) UNA MAÑANA DE ABRIL (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
13) ATOTONILCO
(Conjunto Madrigal) - Norteña Alegre, DCL 1007-1 Discos Corona, c/1960
14) LA JALALITOS
Conjunto Madrigal - Norteña Alegre, DCL 1007-1 Discos Corona, c/1960
15) RUFINA (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
16) TU TIENE LA CULPA (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
17) RAMONA NO QUIERE (Papa Dios)
Trio Seibano : Chichito Villa : accordéon, et autres musiciens non identifiés - Perico Ripião - Gemini GLP -001 - c/1960
18) ZINGARA (Joubert de Carvalho) Mario Gennari Filho, accordéon, Garoto : guitare havaiana, c/ acompanhamento - Ritmos Dançantes, Odeon LDS 3.003-B, 1953
19) BERMUDA’S STILL PARADISE (Ross Talbot)
The Talbot Brothers : Archie Talbot : lead vocal, acoustic guitar, Austin Talbot : acoustic guitar, Roy Talbot : one-string acoustic bass, vocals, Brian Talbot : Ukulele dix cordes, Ross Talbot : Electric guitar, Cromwell « Mandy »Manders : Accordéon. Talbot Brothers of Bermuda - Calypsos - 30cm, Grand Award - GA 156 - 1958
20) GIVE AN UGLY WOMAN MATRIMONY (Ross Talbot)
The Talbot Brothers : Archie Talbot : lead vocal, acoustic guitar, Austin Talbot : acoustic guitar, Roy Talbot : one-string acoustic bass , vocals, Braian Talbot : Ukulele dix cordes, Ross Talbot : Electric guitar, Cromwell « Mandy »Manders : Accordéon. Talbot Brothers of Bermuda - Calypsos - 30cm, Grand Award - GA 156 - 195
21) COME CLOSER TO ME (ACERCA-TE MAS) (Osvaldo Farres)
Dick Contino with the David Carroll Orchestra - South American Holiday, Mercury -SR 60635 - circa 1958
22) SWEET AND GENTLE (Me Lo Dijo Adela) (Portal / Thorn)
Dick Contino with the David Carroll Orchestra - South American Holiday, Mercury- SR 60635, circa 1958
23) ADIOS (Enric Madriguera / Jimmy Webb)
Art Van Damme Quintet : Art Van Damme : Accordion, Charlie Calzaretta : vibraphone, Lewis Skalinder : Bass, Max Mariash : Drums, Fred Rundquist : guitare. « Martini Time » / Columbia CL 630 - 1953



« De la musique rurale festive brésilienne, colombienne et mexicaine aux riches harmonies du choro en passant par les alliages sonores d’un pur jazz américain, le bel instrument à vent qu’est l’accordéon s’adapte à tous les contextes sociaux et musicaux sur les terres du Nouveau Monde. »     Teca Calazans et Philippe Lesage
“From the festive music of rural Brazil, Colombia and Mexico to the rich harmonies of the choro and alloys in sound that characterize pure American jazz, the beautiful instrument known as the accordion has adapted to every social and musical context of the New World.”
Teca Calazans et Philippe Lesage


CD1
 1. O APITO NO SAMBA
(Chiquinho do Accordeon)    2’58
 2. AQUARELA DO BRASIL (Chiquinho do Accordeon)    4’04
 3. ALVORADA (Chiquinho do Accordeon)    3’07
 4. VIRA E MEXE (Luiz Gonzaga)    2’46
 5. CARIOQUINHA NO FLAMENGO (Sivuca)    3’17
 6. TICO TICO NO FUBÁ (Sivuca)    2’31
 7. BRASILEIRINHO  (Chiquinho do Accordeon)    2’39
 8. APANHEI-TE CAVAQUINHO (Sivuca)    2’00
 9. DEIXA O BREQUE PRA MIM (Sivuca)    2’58
10. DELICADO (Chiquinho do Accordeon)    2’45
11. SEMPRE (Sivuca)    3’04
12. COMIGO É ASSIM (João Donato)    2’23
13. NA CADÊNCIA DO BAIÃO (Chiquinho do Accordeon)    2’45
14. MARINGÁ (Mario Gennari Filho)    3’09
15. BAIÃO CAÇULA (Mario Genari Filho)    2’41
16. DE PAPO PRO AR (Mario Gennari Filho)    2’48
17. BAHIA (Na Baixa do Sapateiro) (Trio Surdina)    2’36
18. RIO (Trio Surdina)    2’10
19. RIO DE JANEIRO (Trio Surdina)    2’19
20. RISQUE (Trio Surdina)    2’16
21. QUE NEM JILÓ (Luiz Gonzaga)    2’47
22. SANFONANDO (Luiz Gonzaga)    2’54
23. SEU JANUARIO (Luiz Gonzaga)    2’16

CD 2

 1. SUMMERTIME (Mat Mathews)    2’19
 2. AUTUMN IN ROME (Buddy de Franco – Tommy Gumina Quartet)    2’17
 3. POLKA DOTS & MOONBEANS (Buddy de Franco -Tommy Gumina Quartet)    2’35
 4. HOW HIGH THE MOON (Buddy de Franco – Tommy Gumina Quartet)    3’29
 5. NOW SEE HOW YOU ARE (Mat Mathews)    3’09
 6. AS TIME GOES BY (Mat Mathews)    3’45
 7. MY KINDA LOVE (Art Van Damme Quintet)    2’45
 8. CHEEK TO CHEEK (Art Van Damme Quintet)    3’07
 9. STREETS OF DREAMS (Buddy de Franco -Tommy Gumina Quartet)    4’03
10. S’WONDERFUL (Buddy de Franco -Tommy Gumina Quartet)    1’53
11. JOLLY JUMPS IN (Pete Jolly Sextet)    2’37
12. SCRAPPLE FROM APPLE (Buddy de Franco -Tommy Gumina Quartet)    4’52
13. PETE’S MEAT (Pete Jolly Sextet)    4’46
14. RUNAWAY (Buddy de Franco -Tommy Gumina Quartet)    2’54
15. BYE BYE BLACKBIRD (Art Van Damme Quintet)    3’02
16. WHY DO I LOVE YOU (Pete Jolly Sextet)    2’30
17. I ONLY HAVE EYES FOR YOU (Mat Mathews)    3’23
18. THE SURREY WITH THE FRINGE ON TOP (Art Van Damme Quintet)    2’43
19. TICKLE -TOE (Art Van Damme Quintet)    2’25
20. IF I COULD BE WITH YOU (Art Van Damme Quintet)    2’30
21. I’LL REMEMBER APRIL (Orlando Digirolamo)    2’58
22. YESTERDAYS (Orlando Digirolamo)    3’39
23. ALL THE THINGS YOU ARE (Buddy de Franco -Tommy Gumina Quartet)    3’02

CD3

 1. LÉGUA TIRANA (Luiz Gonzaga)    2’40
 2. MIGDALIA (Trio Seibano)    2’57
 3. COMPADRE CHOLO (Luis Kalaff)    3’13
 4. LAS ALTENITAS (Conjunto Madrigal)    2’33
 5. LA IGUERA (Conjunto Madrigal)    2’19
 6. LA EMPALIZA (Angel Viloria)    2’45
 7. PARECE UN CLAVEL (Trio Seibano)    2’18
 8. YO TENGO UNA INDIA (Trio Seibano)    2’38
 9. LA AYANTOSA (Trio Seibano)    2’32
10. EL PEDACITO (Conjunto Madrigal)    2’12
11. TI YAYA TOTO (Nemours Jean-Baptiste/Richard Duroseau)    3’40
12. UNA MAÑANA DE ABRIL (Trio Seibano)    3’07
13. ATOTONILCO (Conjunto Madrigal)    1’56
14. LA JALALITOS (Conjunto Madrigal)    1’46
15. RUFINA (Trio Seibano)    2’12
16. TU TIENE LA CULPA (Trio Seibano)    2’31
17. RAMONA NO QUIERE (Trio Seibano)    2’42
18. ZINGARA (Mario Gennari Filho)    3’03
19. BERMUDA’S STILL PARADISE (The Talbot Brothers)    3’03
20. GIVE AN UGLY WOMAN MATRIMONY (The Talbot Brothers)    1’35
21. COME CLOSER TO ME (ACERCA-TE MAS) (Dick Contino)    2’50
22. SWEET AND GENTLE (Me Lo Dijo Adela) (Dick Contino)    2’19
23. ADIOS (Art Van Damme Quintet)    2’29





ExtractTrackAuthorDuration
CD 1
01 O Apito no Samba03'00
02 Aquarela do Brasil04'06
03 Alvorada03'09
04 Vira e Mexe02'48
05 Carioquinha no Flamengo03'19
06 Tico Tico No Fuba02'33
07 Brasileirinho02'41
08 Apanhei-Te Cavaquinho02'02
09 Deixa O Breque Pra Mim03'00
10 Delicado02'47
11 Sempre03'06
12 Comigo e Assim02'25
13 Na Cadencia Do Baiao02'47
14 Maringa03'11
15 Baiao Cacula02'43
16 De Papo Pro Ar02'50
17 Bahia (Na Baixa Do Sapateiro)02'38
18 Rio (Trio Surdina)02'12
19 Rio De Janeiro02'21
20 Risque02'18
21 Que Nem Jilo02'49
22 Sanfonando02'56
23 Seu Januario02'16
CD 2
01 Summertime02'21
02 Autumn in Rome02'19
03 Polka Dots Moonbeans02'37
04 How High The Moon03'31
05 Now See How You Are03'11
06 As Time Goes By03'47
07 My Kinda Love02'47
08 Cheek To Cheek03'09
09 Streets Of Dreams04'05
10 S Wonderful01'55
11 Jolly Jumps in02'39
12 Scrapple From Apple04'54
13 Pete's Meat04'48
14 Runaway02'56
15 Bye Bye Blackbird03'04
16 Why Do I Love You02'32
17 I Only Have Eyes For You03'25
18 The Surrey With The Fringe On Top02'45
19 Tickle -Toe02'27
20 If I Could Be With You02'32
21 I'll Remember April03'00
22 Yesterdays03'41
23 All The Things You Are03'02
CD 3
01 Legua Tirana02'42
02 Migdalia02'59
03 Compadre Cholo03'15
04 Las Altenitas02'35
05 La Iguera02'21
06 La Empaliza02'47
07 Parece Un Clavel02'20
08 Yo Tengo Una India02'40
09 La Ayantosa02'34
10 El Pedacito02'14
11 Ti Yaya Toto03'42
12 Una Manana De Abril03'09
13 Atotonilco01'58
14 La Jalalitos01'48
15 Rufina02'14
16 Tu Tiene La Culpa02'33
17 Ramona No Quiere02'44
18 Zingara03'05
19 Bermuda S Still Paradise03'05
20 Give An Ugly Woman Matrimony01'37
21 Come Closer To Me (Acerca-Te Mas)02'52
22 Sweet And Gentle (Me Lo Dijo Adela)02'21
23 Adios02'29
« Une référence incontournable » par Accordéon & Accordéonistes

« Ce coffret de trois CDs 1949-1962 va devenir une référence incontournable.  Dans le coffret “Accordion in Americas, 1949-1962”, les directeurs artistiques Teca Calazans et Philippe Lesage déclinent l’accordéon américain en soixantedix titres. De la musique rurale trad’ aux riches harmonies du choro en passant par le jazz nord-américain, l’accordéon s’est adapté à tous les contextes musicaux. Il se fait soutien de la voix et du texte quand il s’insère dans les traditions folkloriques, leader d’un groupe de danse (par exemple le trio colombien Seibano présent avec sept titres), soliste sous les doigts d’un Sivuca ou se fondant dans des alliages sonores (vibraphone, guitare, accordéon) chez le jazzman Art Van Damme. Brésilien, jazz, roots Le CD n°1 est plutôt brésilien. On trouve Luis Gonzaca et Sivuca, chacun sur cinq titres, dont les fabuleux Carioquinha no flamenco et Tico tico (1952) au swing impressionnant par Sivuca, les magnifiques Sanfonando (enregistré en solo en 1942) et Vira e mexe enregistré en 1950 avec le Jacob de Bandolim par Luis Gonzaca.  Moins connu par ici, l’excellent Chiqhinho Do Accordéon est présent sur cinq titres au sein d’un ensemble comprenant guitare, piano, contrebasse et batterie (les belles versions de Brazil, Brasilheirino et Delicado) et sur quatre autres au sein du trio Surdina, formation originale avec guitare, violon et sifflet (les très convaincants Rio et Risque de 53). Le CD n°2 est américain et totalement jazz. On y retrouve la crème des accordéonistes ricains apparus après la Seconde Guerre mondiale : Mat Mathews (le sublime Summertime avec un Oscar Petitford royal à la contrebasse en 1961), huit titres de Tommy Gumina avec Buddy de Franco (son solo explosif sur Scrapple From the Apple ou ses fusées sur How High is the Moon ou S’Wonderful), six morceaux d’Art Van Damme pour une musique swinguante mais un peu « policée » (dixit Didier Roussin). Il y a aussi les moins connus Pete Jolly (surtout connu comme pianiste) ou Orlando Digirolamo, d’origine italienne. Le CD n°3, plus roots, nous permet de découvrir des musiques rurales festives, syncopées et dansantes et des musiciens peu connus dans nos contrées. Par exemple, le trio Seibano aux riffs répétitifs dont l’accordéoniste serait un certain Chichito Villa. Ou encore l’ensemble du saxophoniste haïtien Nemours Jean-Baptiste avec Richard Duroseau à l’accordéon, les Dominicains Angel Viloria, qui imposera le meringue au début des années 1950 ; les cinq frangins des Talbot Brothers (guitares, contrebasse, ukulélé, chant), natifs des Antilles avec un dénommé Cromwell “Mandy” Manders à l’accordéon , la musique d’ambiance de Dick Contino ou les instrumentaux du Conjunto Madrigal, groupe mexicain avec violon et accordéon qui annonce le tex mex de Flaco Jimenez. À signaler Zingara, une perle qu’auraient adoréDidier Roussin et Cyril Lefebvre, interprétée en duo par Mario Gennarifilho (multi-instrumentiste originaire de São Paulo, ici à l’accordéon) et Garoto (guitare hawaienne). Qui à part Frémeaux pourrait sortir un pareil coffret ? Un must. »
Francis COUVREUX – ACCORDEON & ACCORDEONISTES




« Un beau programme pas si facile à réunir » par Jazz Magazine

L’accordéon américain en 3 CD, le premier consacré au Brésil (Chiquinho, Luis Gonzaga, Sivuca, Mario Gennari), un fourre-tout plus « rural » très incomplet à dominante dominicaine (les affolantes basses flottantes du merengue !) et enfin un CD consacré au jazz : Art Van Damme, Matt Matthews (avec Oscar Pettiford et Kenny Clarke), Tommy Gumina avec Buddy DeFranco, Pete Jolly avec Shorty Rogers et Jimmy Giuffre, Orlando Digirolamo alias Lanny Dijay avec Teo Macero. Tout ça un peu en vrac, mais un beau programme pas si facile à réunir.
Par Franck BERGEROT – JAZZ MAGAZINE