MADAGASCAR

CHANTS ET MUSIQUE TRADITIONNELLE DES ANTANDROY

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Booklet : 16 PAGES - ENGLISH NOTES
Number of CDs : 1


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Deux ethnies sont représentées dans cette album : les Antandroy et les Sakalava. Les premiers sont pasteurs vivant à l’intérieur des terres, les seconds sont des pêcheurs nomades et des pêcheurs-cultivateurs vivant sur les rives du canal de Mozambique. En 1982, ces deux peuples sont les seuls chez qui le séjour de l’auteur aura été assez long pour que de véritables liens d’amitié, de complicité voient le jour. Or, ces liens sont un cadre indispensable pour qu’une musique authentique et spontanée puisse se manifester. C’est à cette condition aussi qu’une certaine émotion peut se transmettre, joyeuse, mélancolique, grave ou séductrice.
Union sacrée entre la nature et la culture ! Nouvelle édition en 2006 de cet enregistrement patrimonial de Pierre Huguet référencé à la vente pour le public par les RMN (Réunion des Musées Nationaux) au Musée du Quai Branly (Musée des Arts Premiers).
Patrick Frémeaux

"Ces enregistrements (...) nous ramènent à l'essence même des musiques premières"
Etienne Bours - Trad Mag

« Performed with life, with intimacy an friendship, this Malagazy music is one of spontaneity, warmth and cheerfulness ».
John Patterson - The World

Droits Masters : Groupe Frémeaux Colombini (Frémeaux & Associés - Patrimoine de l'Humanité), Editorialisation : Lola Caul-Futy Frémeaux, Edition originale : Louis Geslin pour Pithys.
MADAGASCAR MUSIQUE TRADITIONNELLE

MADAGASCAR MUSIQUE TRADITIONNELLE           

Chants et musique traditionnelle du sud-ouest






Musique traditionnelle malgache du sud-ouest par Pierre Huguet

Le long de la côte orientale de l’Afrique, entre le canal de Mozambique et l’Océan indien, Madagascar s’étire sur 1500 km de long. C’est la quatrième île du monde.Sa population s’est constituée au fil des derniers siècles par vagues successives venant de l’archipel indonésien, d’Afrique de l’est et du Proche-Orient.Aujourd’hui, dix-huit ethnies distinctes forment une mosaïque unie par une langue nationale mais diversifiée par des coutumes qui leur restent propres.De cette mosaïque d’ethnies, seules deux sont représentées dans cet album : les Antandroy et les Sakalava. Les premiers sont des pasteurs vivant à l’intérieur des terres, les seconds sont des pêcheurs nomades ou pêcheurs-cultivateurs vivant sur les rives du canal de Mozambique. En 1982, ces deux peuples sont les seuls chez qui le séjour de l’auteur aura été assez long pour que de véritables liens d’amitié, de complicité voient le jour. Or, ces liens sont un cadre indispensable pour qu’une musique authentique et spontanée puisse se manifester. C’est à cette condition aussi qu’une certaine émotion peut se transmettre, joyeuse, mélancolique, grave ou séductrice.Les acteurs de ce disque sont ainsi tous saisis dans le cadre, l’instant, l’environnement familial ou amical qu’ils ont eux-mêmes choisis. Ils agissent sans ordre, sans perturbation quelconque, dans le plus grand respect de leur propre volonté.

Les Antandroy : repère n° 1 à 5.
Village de Bebarima.
Longtemps après le coucher du soleil, alors que je suis déjà allongé, un enfant me fait signe de le suivre. Nous marchons jusqu’à l’autre bout du village où il me fait pénétrer dans une case. Une dizaine de personnes bavardent, assises en demi-cercle. A la lueur d’une bougie, je distingue Favi Maarumbaky tournant le dos à tout le monde, littéralement enfoncé dans le coin d’angle de la case. Il maintient son Valiha de bambou coincé entre son buste et ses pieds. Il est comme enroulé sur lui-même tant il est voûté. Sans se retourner une seule fois, sans adresser une parole à l’assistance deux heures durant, il joue en alternant chants accompagnés et pièces uniquement instrumentales. Se retournant à la fin, il me désigne en les nommant toutes les personnes présentes dans la petite assistance.

Les Antandroy : repères n° 6 à 11.
Village de Berenty.

Pour les besoins du tournage d’un film, toute une troupe de villageois et de musiciens semi-professionnels se sont réunis en tenue d’apparat. Ils chantent et dansent depuis plusieurs heures. Les prises de vue sont terminées et, apparemment, la troupe continue emportée par son entrain. Elle interprète différents morceaux propre au Bilo, une cérémonie de désenvoûtement ne se déroulant habituellement que deux ou trois mois plus tard. Plusieurs hommes et femmes dansent d’abord, puis progressivement il ne reste plus que trois femmes et enfin une seule. Cette dernière entre alors progressivement en transe après qu’elle ait bu le sang d’un bouc égorgé sur l’aire de danse. Certaines pièces sont longues (20 à 35 minutes) et ont été volontairement écourtées dans cet album.Valiha, accordéon, violon rustique, tambour et boîte à clous représentent la tota­lité des instruments utilisés.

Les Sakalava-Vezo : repères n° 12 et 13.
Au village de Belo-sur-mer, on retrouve une mère, ses deux filles et Nendrasana Farezy dans une case. Alors que depuis plus de trois heures elle conte des lé­gendes, la mère s’interrompt brutalement pour lancer une phrase musicale. C’est totalement inattendu. Farezy marque alors le rythme sur la caisse de bois qui lui sert de siège puis, tout en chantant, les deux jeunes filles rejoignent la femme. C’est dans cette mélancolie que la soirée se termine, il est très tard dans la nuit.

Les Sakalava-Vezo : repères N° 14, 15 et 16.
Nous sommes dans le village d’Ambararata depuis plusieurs jours. Le doyen du village nous a prêté une case. Il est 9 h 00 du matin et rien ne laisse présager de ce qui va arriver. Certaines villageoises embrochent de petits poissons d’eau douce pour les faire sècher au soleil, d’autres pilent des ocres. La plupart des hommes ont quitté le village. Farezy vient nous demander si nous avons du “Tokagacha”, le rhum malgache. Nous lui répondons par l’affirmative. Il disparaît quelques mi­nutes pour revenir avec une dizaine d’adolescents et d’adolescentes qui s’engouffrent dans notre case minuscule. Le rhum n’est qu’un prétexte car notre fiole ne contient pas plus d’un quart de litre. L’ambiance monte très vite. Durant deux heures nous resterons de simples spectateurs jusqu’à ce que nous rentrions à notre tour dans l’action, pressés de danser par toute la petite troupe.

Les Sakalava-Vezo :  repère N° 17.
A Morondava, l’une des principales villes de la côte ouest, le port est envahi par des milliers de personnes : un notable lance le boutre qu’il s’est fait construire, mais le bateau s’est envasé avant la pleine eau.Alors que les hommes peinent, les femmes les encouragent.

Les Sakalava-Vezo : repère N° 18.
Nous arrivons au village de Mangila alors que la nuit est déjà tombée. Le cabar (présentation) aura lieu demain car il est trop tard. Alors que nous terminons notre installation dans une case, plusieurs jeunes femmes viennent voir les “visiteurs”. Bavardages, babillages, rires étouffés, chants timides puis plus affirmés.De toute évidence, les jeunes femmes cherchent à nous séduire...
© 1991 PITHYS © 2005 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS


english notes
Traditional music from south-western Madagascar
By Pierre Huguet
Along the side of the African continent, between the Mozambique Canal and the Indian Ocean, Madagascar stretches out its 1500 km – the fourth largest island in the world.Over the centuries, its population has ben made up of people from the Indonesian Islands, East Africa, and the Near East.Today, people from 18 different ethnic origins from a mosaic united by one national language, though remain divided by their respective customs.Only two groups from this ethnic mosaic are represented on this album : the Antandroy and the Sakalava. The first group are pastors, living off the land. The second are nomadic fishermen and farmers living on the banks of the Mozambique Canal. It was with the people during author’s holliday in 1982 that a true friendship was formed, a mutual understanding. These links were indispensable for the setting in which an authentic, spontaneous music was made. Under these circumstances, emotions of joy, sadness, sometimes solemn or seductive can be transmitted.The players on the compact disc performed in a setting chosen by themselves, that is friendly and environmen­tally familiar. They played without direction or disturbance, their only rule was their own free-will.

THE ANTANDROY : songs 1 to 5
The village of Bebarima
A long time after sunset, when I was already in bed, a child came into my hut, and beckoned me to follow. We walked to the other side of the village, and he had me enter a hut. A dozen or more people sat in a semi-circle talking. By can­dle light, I was able to distinguish FAVI MAARUMBAKY with his back turned, it looked as if he was literally squeezed into the corner of the hut. He played alternately songs and solo pieces of music, not once during the two hours did he turn around or speak. At the end, he introduced me by pointing out and naming all the people present in his little audience.

THE ANTANDROY : songs 6 to 11
The village of Berenty
In order for us to film, a group of village people and semi-professional musicians got together in ceremonial dress. They sang and dance floor hours. Even after the pictures were taken, they continued, apparently over-come by excitement. Each person interpreted a different piece of BILO, a dispel ceremony that usually took place two or three months later on. At first several men and women danced, then in progressively decreased to three women, and then only one woman. After drinking the blood of a male goat slaughtered on the dance-floor, she went into a trans.Some of the pieces of music last as lons as 20 or 35 minutes, but have been shortened for the sake of the album. The Valiha, an accordion, an old violin, drums and a box impregnated with nails are the only instruments used.

THE SAKALAVA-VEZO : songs 12 and 13

In the village of Belo-sur-Mer lives a woman, with her two daughters, and Nendrasana Farezy. For over three hours they recited legends, during which the mother would unexpectedly interrupt with musical phrase, that always came as a surprise.Nendrasana Farezy would mark out the beat on the wooden box that he was sitting on. The two girls would then join their singing mother. It was in this melancholic manner that the evening ended, well into the night.

THE SAKALAVA-VEZO : songs 14, 15 and 16
We stayed in the village of Ambararata for several days, where a hut was then lended to us by the senior. At about the 9:00 in the morning the village people go about their work, nothing takes preference over anything else – some catch fresh water fish end leave them  to dry in the sun, others crush ochres.Most of the men had left the village when N Faresy came and asked us if we had any “Tokagasha” - Malagazy rum. We answered yes, and he desapeared, returning a few minutes later with about 10 teenagers, boys and girls, who all crowded into our tiny hut. The rum was only an excuse, for our flask only contained half a litre of rum. The atmosphere mounted quickly, and for the next two hours we remained simple spectators, until we were dragged into action when the group forced us to dance.

THE SAKALAVA-VEZO : songs 17
In Monodava, one of the main villages on the west coast of the island, the port is invaded by thousands of people : one of the hightly respected men launches the wooden-boat  built for him, but the boat got stuck in the mudflat before reaching deep water. As the men worked hard, the women encouraged them.

THE SAKALAVA-VEZO : songs 18
We arrived in the village of Mangila at night fall. The cabar (presentations) were to take place the following day, but we were already too late.  While we were getting installed in our hut, several young women came to see the “visitors”. They were talkative, they yawed, muffles their laughter, and chanted timidly but still maintained an air of confidence. It was obvious that these young women were seeking to seduce us…
© 1991 PITHYS
© 2005 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SASMADAGASCAR

CD Pierre Huguet - Chants et musique traditionnelle du sud-ouest © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




ExtractTrackAuthorDuration
01 THE VILLAGE OF BEBARIMA (1) - SONS DE LA NATURE02'24
02 THE VILLAGE OF BEBARIMA (2) - SONS DE LA NATURE01'45
03 THE VILLAGE OF BEBARIMA (3) - SONS DE LA NATURE01'10
04 THE VILLAGE OF BEBARIMA (4) - SONS DE LA NATURE02'24
05 THE VILLAGE OF BEBARIMA (5) - SONS DE LA NATURE01'56
06 THE VILLAGE OF BERENTY (1) - SONS DE LA NATURE01'38
07 THE VILLAGE OF BERENTY (2) - SONS DE LA NATURE04'22
08 THE VILLAGE OF BERENTY (3) - SONS DE LA NATURE02'18
09 THE VILLAGE OF BERENTY (4) - SONS DE LA NATURE05'36
10 THE VILLAGE OF BERENTY (5) - SONS DE LA NATURE05'23
11 THE VILLAGE OF BERENTY (6) - SONS DE LA NATURE03'56
12 THE SAKALAVA VEZO (1) - SONS DE LA NATURE01'32
13 THE SAKALAVA VEZO (2) - SONS DE LA NATURE01'22
14 THE SAKALAVA VEZO (3) - SONS DE LA NATURE07'49
15 THE SAKALAVA VEZO (4) - SONS DE LA NATURE07'17
16 THE SAKALAVA VEZO (5) - SONS DE LA NATURE05'19
17 THE SAKALAVA VEZO (6) - SONS DE LA NATURE02'17
18 THE SAKALAVA VEZO (7) - SONS DE LA NATURE04'06
"Madagascar" par Trad Mag

"Avec ces enregistrements, on réalise combien l’environnement de vie et les musiques du quotidien ne font qu’un. Sur ce disque nous découvrons les Antandroy et les Sakalava dans leur univers communautaire. Le disque regorge de musiques de la vie, entre valiha, accordéon, lokanga et chants de toute beauté qui se glissent entre les conversations." Etienne BOURS – TRAD MAG

« Frémeaux réédite les enregistrements de Pierre Huguet parus chez Pithys et qui méritent une place en collection musiques traditionnelles. Huguet, preneur de sons émérite, a fait quelques voyages particulièrement intéressants puisqu’il s’attachait à capter le subtil entrelacs des sons de la nature et des hommes. Avec ces enregistrements, on réalise combien l’environnement de vie et les musiques du quotidien ne font qu’un. Sur ce disque nous découvrons les Antandroy et les Sakalava dans leur univers communautaire. Le disque regorge de musiques de la vie, entre valiha, accordéon, lokanga et chants de toute beauté qui se glissent entre les conversations. » Etienne BOURS – TRAD MAG




"Madagascar" par Dirty Linen

"This is the roots of the modern Madagascar sound, and therein lies its value." DIRTY LINEN

"This is an album of field recordings made by Pierre Huguet in the 1980s and 90s that capture the music of Madagascar in a relaxed and natural setting. This is completely unadorned music, recorded in village settings by non-professional musicians. Sound quality at times isn’t the best, but the unaffectedness of the setting makes up for it. This is the roots of the modern Madagascar sound, and therein lies its value." DIRTY LINEN




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