PAPUA - NEW GUINEA (PAPUAN SONGS)

PAPUA NEW GUINEA

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Booklet : 16 PAGES - ENGLISH NOTES
Number of CDs : 1


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CD10102

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Ambiances naturelles et chants des hommes de l'âge de pierre.
Sounds of nature and songs of stone-age men.

Au XXème siècle, dans le Pacifique Sud, il subsiste quelques milliers d'hommes vivant comme au paléolithique supérieur (15000 ans av. J.C.) à l'écart de la civilisation moderne : les Papous. Ce disque permet de vivre un moment avec cette population d'un autre âge dans son cadre naturel quotidien. Des musiques et des voix exceptionnelles ! Nouvelle édition de cet enregistrement patrimonial de Pierre Huguet référencé à la vente pour le public par les RMN (Réunion des Musées Nationaux) au Musée du Quai Branly (Musée des Arts Premiers).
Patrick Frémeaux

"Ces enregistrements (...) nous ramènent à l'essence même des musiques premières"
Etienne Bours - Trad Mag

Droits Masters : Groupe Frémeaux Colombini (Frémeaux & Associés - Patrimoine de l'Humanité), Editorialisation : Lola Caul-Futy Frémeaux, Edition originale : Louis Geslin pour Pithys."

PAPOUASIE nouvelle-guinée

PAPOUASIE nouvelle-guinée

Enregistrement sonore in situ des hommes de l’âge de pierre

PAPUA nEW-guinEASounds of nature and songs of stone-age men

 

 

 


PAPOUASIE NOUVELLE-GUINEE

Hommes et Nature Sauvage

Au vingtième siècle, dans le Pacifique Sud, il subsiste quelques milliers d’hommes vivant au paléolithique supérieur (15000 ans av. J.C.). Ils ne connaissent ni les métaux, ni la terre cuite. Leurs haches sont de pierre polie, leur nourriture est assurée par la cueil­lette, le ramassage d’insectes, de lézards, le dénichage d’oiseaux, la chasse et par un embryon d’agriculture. L’élevage est si bal­butiant que les femmes nourrissent des porcelets sauvages au sein afin de les domestiquer. Ces hommes vivent dans une nature que l’on peut qualifier de fossile. Des montagnes puissantes sou­lèvent la forêt tropicale jusqu’à plus de 2000 m et limitent ainsi les déplacements humains à la stricte nécessité alimentaire. Il y subsiste une nature qui a traversé des millénaires sans être modifiée par l’homme.C’est au cours du tournage d’un film sur ces témoins d’un autre âge que l’auteur a enregistré ces paysages sonores. Cinq mois de marche nous amènent des sommets du centre de l’île vers les moiteurs équatoriales qui annoncent l’Océan Pacifique. Les prises de son ont été faites au rythme lent d’une marche de 700 kilomètres à travers la jungle.Ce disque rapporte deux journées fictives. La plage n° 1 se déroule en montagne dans un relief très accidenté et à une altitude moyenne de 2000 mètres, en territoire Bimi. La plage 2 est une brève incursion chez les Gabussis, voisins des Kubos. La plage 3 se déroule sur les plateaux côtiers à 400 mètres d’altitude en territoire Koubo. L’organisation des sons suit une réalité géographique et temporelle. Mais l’ensemble a été densifié pour éviter les attentes trop longues. Pour cette interprétation spécialement étudiée pour les CD, la subjectivité musicale propre à l’auteur contribue pour beaucoup dans les rythmes, les harmonies et les rapports entre les silences et les crescendos. Cette œuvre est une réinterprétation d’une partition écrite et éditée en 1981.           
Pierre HUGUET© 1981-2005 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS


1. - HAUTES TERRES / Les Bimis

Au passage d’un col, les Bimis nous accompagnent et lancent des appels puissants vers le village en contrebas. Ces cris portent la paix, l’annonce d’une visite amicale. La réponse nous parvient sous la forme d’un écho renvoyé par la falaise. Sous un ciel plombé, l’air, le sol et les feuilles se fondent dans la brume du petit matin. Le froid ôte toute voix aux insectes et oiseaux.Deux rainettes se répondent sur un rythme cristallin.Le manteau nuageux s’effiloche mais le soleil ne réchauffe encore que la cime des arbres. Lentement, le chant des oiseaux s’élève avec la température.Les premiers appels rauques annoncent les oiseaux de paradis. C’est l’heure du départ pour la chasse : l’arc à la main, les Bimis se répandent dans la forêt, avançant silencieusement par saccades, se figeant à tout instant pour déjouer la vigilance de leurs proies. C’est autant pour leur chair que pour leur plumage qu’ils flècheront les Paradisiers. Si la chair est alimentaire, les plumes contribuent quant à elles à la parure des danses thérapeutiques des chamans.A la première flèche, les Paradisiers alarment et se regroupent pour houspiller le chasseur. La chaleur descend jusqu’au sol, réveillant les insectes : les courtilières géantes craquettent mécaniquement tandis que la stridulation des cigales monte lentement jusqu’à devenir déchirante comme des scies électriques. Plus tard, les oiseaux se taisent au fur et à mesure que le soleil décroît.Hommes et femmes sortent de la forêt. Les cases se mettent à fumer pour la préparation du deuxième repas de la journée. Les racines de taro (tubercule), les dépouilles sommairement plumées sont mises à même le feu. Les chiens sauvages rôdent autour des cases, attirés par leurs frères apprivoisés. Dans le très court instant qui sépare le jour et la nuit sous l’équateur, deux hommes au ventre gonflé par le taro dialoguent à l’aide de guimbardes en bambou qu’ils frappent du poignet.L’orage quotidien s’abat avec la nuit et accroît les angoisses nocturnes des Bimis. Les appels traversant la vallée sont un avertissement aux esprits qui agissent la nuit, aux ennemis qui attaquent dans le noir, ou qui volent les femmes et les fil­lettes.


2. - BASSES TERRES / Les Gabussis

L’atmosphère est lourde, un nourrisson vient de mourir. Sa mère psalmodie sa tristesse en le berçant une dernière fois alors que le village semble être indifférent à sa douleur.


3. - BASSES TERRES / Les Koubos

Aux abords d’un village Koubo, la nuit tombe dans une atmosphère de tempête. La chaleur est étouffante à ces basses altitudes.Dès l’accalmie et juste avant l’obscurité totale, les grenouilles géantes précèdent de leur martellement la sortie des nuées de moustiques.C’est ce moment que choisissent les chamans pour se peindre le corps avec des ocres mélangées à de la salive. Ils s’entourent le visage de parure de plume et de fourrure et se seignent la taille de grappes de coquillage.Seuls les hommes participent à cette préparation et au milieu de la nuit, le malade s’installe au milieu de la case communautaire. En retrait loin du feu, le groupe de femmes psalmodie une mélopée sans fin alors que les chamans font une ronde autour des malades qui ne prendra fin qu’au lever du jour. Tout le village sortira épuisé de cette nuit de veille et ne quittera pas les cases de toute la journée.Le jour se lève, accompagné par les Corbeaux flûteurs.La vie alimentaire est facile chez les Koubos : le gibier abonde, et les sédiments arrachés aux montagnes Bimi fertiles. Aux cultures luxuriantes s’ajoutent des fruits nombreux et variés, et lesrivières chargées de poissons et d’écrevisses fournissent d’autres attraits. Toutefois, leurs voisins anthropophages les Biamis organisent de temps à autre des expéditions de chasse qui peuvent les amener en territoire Koubo.En conséquence, ces derniers se déplacent toujours en groupe, ne laissant jamais derrière eux le village sans hommes valides. A l’occasion, tout le village peut se trouver déserté durant quelques jours le temps d’une récolte de seïgo, un palmier épineux des bas-fonds humides dont on recherche la pulpe sucrée extraite du coeur du stipe.La chasse est une occupation de tout instant. Le Koubo imite à la perfection le cri des oiseaux qu’il veut capturer, les mettant ainsi en confiance. L’oiseau intrigué se rapproche alors de plus en plus jusqu’à ce qu’il se fasse flècher (dernière scène du disque avant les chants).La nuit est là. Des Koubos sont assis autour d’un feu. Durant une heure, ils chantent des mélopées rapportant la difficulté de trouver une femme, la douleur de la séparation : ils ont quitté leur vil­lage depuis plus de vingt jours pour nous accompagner.Leur voix de tête, très faible, rappelle celle d’une femme ou d’un enfant.Ce sont des hommes adultes, des chasseurs, des guerriers.


Ce disque a été réalisé avec la complicité de Christian Meyer (Conseil de l’Europe) et Sylvain Cordier. Nous leur en sommes très reconnaissants. Prise de son, composition et réalisation sont dues à Pierre Huguet / API.Enregistrement sur matériel Nagra SNN. Assistance technique par Kudelski SA, Cheseaux (Suisse) et D. Simonot.Les voix rassemblées dans ce disque sont extraites de la sonothèque d’API (*). Cet organisme dont le but est de recueillir et conserver les patrimoines sonores menacés, s’attache principalement aux espaces inter-tropicaux. Certaines des mémoires qu’elle conserve deviendront d’ici très peu de temps l’un des rares témoignages sonores de milieux naturels, de modes de vie et de cultures qui auront disparu de notre planète.


This disk has been produced with the participation of Christian Meyer and Sylvain Cordier, to whom we extend our grateful appreciation. Sound recordings, compositition and production by Pierre Huguet / API.Recording on Nagra SNN equipment. Technical assistance by Kudelski SA, Cheseaux (Switzerland) and D. Simonot.The voices which have been brought together in this collection are extracts from the API (*) sound library. This association, whose aim is to collect and preserve threatened sound heritages, is principaly associated with intertropical regions. Some of the memories that it preserves will soon become rare testimonies of natural environments, of ways of life and of cultures which will one day disappear from our planet.(*): Audio Patrimoine International.

© 1981 PITHYS
© 2005 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS

english notes
New-Guinea Papuans

In the twentieth century, in the South Pacific, a few thousand men continue to live in conditions typical of the Paleolithic era (15000 years B.C.). They know neither metals, nor baked earth. Their axes are made of polished stone and they live by gathering fruit, insects, lizards and birds’ eggs, as well as by hunting and the simplest form of agriculture. Animal breeding is still so primitive that women breastfeed wild piglets in order to domesticate them. These men live in a land that can be described as “fossil”. Powerful mountains lift the tropical forest to a height of more than 2000m., thereby limiting human movement to the strict necessity of finding food. Here, nature has remained untouched by man for thousands of years.It was during the making of a film on these people, witnesses of another age, that the author made these sound recordings. A five-month walk led us to the summits at the center of the island and into the steamy equatorial climes which signal the Pacific Ocean. The sound recordings were made to the slow rythm of the 700 kilometer walk through the jungle.This disk records two fictional days. Track 1 takes place in hilly mountains at an average altitude of 2000 metres in the Bimi territory. Track 2 is a brief visit to the home of the Gabussis, neighbours of the Kubos. Track 3 is situated on the coastal plateaus at an altitude of 400 metres in the Koubo territory. The organization of the sounds follows a geographic and temporal reality.The final compilation has been condensed to avoid lengthy waits. For this interpretation, specially compiled for CD, the author’s own musical subjectivity brings a considerable contribution to the rythms, the harmonies and the ba­lance between the silences and the crescendos.This work is a reinterpretation of a score that was written and edited in 1981.


1. - HIGHLANDS / The Bimis

Crossing a mountain pass, the Bimis who accompanied us make loud calls to the village below. These cries of peace, announce a friendly visit. The reply reaches us in the form of an echo rebounding from the cliff.Under a leaden sky, the air, the soil and leaves melt into the early morning mist. The cold cuts out all insect and bird voices.Two tree frogs answer each other’s calls in crystal clear rhythm.Cloud cover is fraying but the sun still fails to warm the treetops. Birdsong increases slowly with the rising temperature.The first hoarse calls announce the Birds of Paradise. It is time to depart for the hunt : bow in hand, the Bimis disperse into the forest, advancing silently in short bursts, freezing at every instant to escape the vigilance of their prey.It is as much for meat as for the plumage that they shoot the Birds of Paradise.While the meat is for eating, the feathers play a role in the therapeutic dances of the witch doctors, the “Chamans”.With the first arrow, the Birds of Paradise become alarmed and group together to reprimand the hunter.The heat descends to the ground, awaking the insects and setting off the mechanical sound of the giant mole crickets. The cicada stridulations rise gradually until they become as harrowing as an electric saw.Much later, the birds hush as the sun drops.Men and women come out of the forest. The huts start smoking in preparation for the second meal of the day. Taro roots and the cursorily plucked game spoils are put onto the fire together. Wild dogs lurk around the huts, attracted by their tamer brothers.In the short period which separates day from night at the equator, two men with stomachs stretened by taro converse with the aid of bamboo Jew’s harps that they bang with their fists.The daily storm crashes down with the night, increasing the nocturnal fears of the Birnis. The calls crossing the valley are a warning to the spirits which are active at night and to the enemies who attack in the dark or who steal women and girls.


2. - LOWLANDS / The Gabussis

The atmosphere is heavy, an infant has just died. Its mother chants her sadness while cradling the child for the last time.


3. - LOWLANDS / The Koubos

On the outskirts of a Koubo village, night falls in a stormy atmosphere. The heat is stifling at these low altitudes.From the start of the calm spell and just before total obscurity, the croaking of the giant frogs precedes the arrival of the mosquito hordes.This is the time the witch doctors, the “Chamans”, choose to paint their bodies with a mixture of ochres and saliva. Soon, feather and fur finery surrounds their faces and bunches of shells decorate their waists.The whole tribe participates in this preparation and in the middle of the night the patients settle in the middle of the community hut. Well away from the fire, an endless monotonous chant comes from a group of women while the “Chamans” circle the patients continuously right through the night until daybreak. All the villagers emerge the next morning in a state of exhaustion and remain in their huts all day long.Day breaks to the accompaniment of the Flute Crows.The daily diet for the Koubos is easyly obtained : game is plentiful and the sediments lifted from the Bimi mountains are fertile. To the lush crops are added several varieties of fruit. The rivers, rich with fish and shrimp, supply further attractions. However, now and then, their anthropological neighbours, the Biamis, organize hunting expeditions which can bring them into Koubo territory. As a result, the Koubo always move in a group, never leaving the village behind them without valid men. Sometimes, the whole village may be deserted for several days for sego harvesting, a spinypalm found in the humid undergrowth and appreciated for its sweet pulp extracted from the heart of the stipe.Hunting is an occupation for any spare moment. The Koubo imitate to perfection the call of the birds that they want to capture, thus winning their trust. The curious bird comes closer and closer until it is shot (this is the last scene on the disk before the chants).Night has come. The Koubos are seated around the fire. For an hour, they sing monotonous chants about the difficulty of finding a wife and the sadness of separation; they left their village more than twenty days before in order to accompany us.The lead vocal is very weak, recalling the voice of a woman or child.They are, in fact, adult men, hunters and warriors.

© 1981 PITHYS
© 2005 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS

CD PAPOUASIE nouvelle-guinée © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




ExtractTrackAuthorDuration
01 HAUTES TERRES (LES BIMIS) - CHANTS TRADITIONNELS24'41
02 BASSES TERRES (LES GABUSSIS) - CHANTS TRADITIONNELS03'19
03 BASSES TERRES (LES KOUBOS) - CHANTS TRADITIONNELS24'30
"Papouasie Nouvelle-Guinée" par Trad Mag

"Ces enregistrements ont certainement une valeur importante dans notre monde de studios aseptisés et de musiques trop produites ; ils nous ramènent à l’essence même des musiques premières." Etienne BOURS – TRAD MAG

« Pierre Huguet est réputé pour ses enregistrements sur le terrain. Il est preneur de sons bien plus que collecteur de traditions. Son rôle est de cueillir un environnement sonore où la vie humaine, la vie animale, et la vie végétale se croisent et s’entremêlent. Huguet enregistre le tout, ce contexte de vie où le son fait sens parce que les hommes et la nature vivent en symbiose, par la force des choses. Peu de musique humaine peut-être, mais beaucoup de musique vivante, celle des insectes, de l’orage, de l’appel de l’homme vers ceux du village, des rainettes qui dialoguent comme le font les guimbardes humaines… C’est un univers sonore où le chaman prend naturellement sa place, soutenu de chants plaintifs. Ces enregistrements ont certainement une valeur importante dans notre monde de studios aseptisés et de musiques trop produites ; ils nous ramènent à l’essence même des musiques premières. » Etienne BOURS – TRAD MAG




"Sonorités papoues" par Le Républicain Lorrain

« Sonorités papoues » "Une plongée sonore singulière et minimaliste au cœur de la forêt équatoriale, au sein des tribus papoues Bimi, Gabussi et Koubos grâce aux enregistrements effectués par Pierre Huguet dans les années 1980. Des musiques et des voix rares." LE REPUBLICAIN LORRAIN

« Sonorités papoues » « Pour les amateurs de bruits de la forêt, de chants rituels, de voyages dans l’univers sonore des sociétés primitives, il existe un certain nombre d’enregistrements passionnants comme Papouasie Nouvelle-Guinée proposé par Frémeaux & Associés. Au XX ème siècle subsistent dans le Pacifique Sud quelques milliers d’hommes vivant au niveau du paléolithique supérieur. Ils ne connaissent ni les métaux, ni la terre cuite. Leurs haches sont de pierre polie, leur nourriture assurée par la cueillette, le ramassage d’insectes, de lézards, le dénichage d’oiseaux, la chasse et un embryon d’agriculture. Une plongée sonore singulière et minimaliste au cœur de la forêt équatoriale, au sein des tribus papoues Bimi, Gabussi et Koubos grâce aux enregistrements effectués par Pierre Huguet dans les années 1980. Des musiques et des voix rares. » LE REPUBLICAIN LORRAIN




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