HONKY TONK

COUNTRY MUSIC - TEXAS OKLAHOMA 1945 - 1953

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Booklet : 32 PAGES - ENGLISH NOTES
Number of CDs : 2


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(...) As is usual with this label good sound is backed up by copious notes in French and English. Another winner.
Keith Briggs - Blues & Rythm

Honky Tonky FA5087

HONKY TONK
COUNTRY MUSIC
1945-1953











Le genre «Honky Tonk» est tout à la fois le cœur, l’âme et la colonne vertébrale de la Country Music. Né au Texas et en Oklahoma durant les années de guerre, le Honky Tonk s’est rapidement imposé partout, transformant la Country Music de manière définitive. Les manières du Honky Tonk continuent jusqu’à nos jours à être celles de la Country Music la plus terrienne. Ce coffret retrace les années de genèse du Honky Tonk et propose à l’auditeur certains des grands chefs-d’œuvre du genre.


UN GENRE ISSU DE LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE

Le Honky Tonk était bien sûr en germe dès les années 30, dans le Sud-Ouest des Etats-Unis. Au Texas et en Oklahoma, les orchestres de Western Swing, fortement imprégnés de jazz et de blues, font danser les ouvriers du pétrole et rencontrent un succès aussi inattendu que considérable autant localement que bientôt dans tout le Sud et jusqu’à Nashville (cf. Western Swing/ FA 032 et Bob Wills/ FA 164). L’audace et l’innovation des musiciens de Western Swing, leur rôle de pionniers dans l’électrification des instruments et notamment de la guitare vont se prolonger durant les années 40 dans le Honky Tonk qui apparaît, en tout cas sur le plan musical, comme un rejeton du Western Swing. L’essentiel des créateurs du genre provient d’ailleurs du Texas et de l’Oklahoma.
Mais le mouvement est bien davantage qu’une simple évolution musicale, plus profond, plus complexe, plus significatif de l’évolution de l’Amérique sudiste durant les années de guerre. A partir de Pearl Harbour, l’Amérique a un énorme besoin d’hommes pour son effort de guerre. Beaucoup de jeunes américains sudistes vont donc sous les drapeaux. Leur rupture pour la première fois, avec la famille et le pays, généralement même leur comté ou leur village, provoque un choc psychologique et social considérable. L’armée brasse les populations, multiplie les échanges et propulse instantanément dans le XXe siècle des jeunes ruraux qui vivaient jusqu’alors dans une société héritière des premiers temps de la colonisation. Cette absence forcée des hommes oblige la femme à prendre en charge famille et exploitation rurale, lui donnant aussi, avec la solitude forcée, une autonomie et un rôle nouveau de chef de famille.
En outre, le conflit étant total et sur deux fronts, l’Amérique pour la première fois de son histoire ne peut s’appuyer sur l’immigration européenne ou asiatique pour travailler à l’effort de guerre. L’existence du Sud rural au niveau de vie très bas est alors une aubaine pour l’industrie américaine. Elle y trouve le prolétariat idéal, peu exigeant et gros travailleur pour faire tourner les usines à un rendement maximum. Pour les petits Blancs du Sud, tenter sa chance dans le Nord ou en Californie, c’est aussi essayer de rompre avec une existence frugale à la limite de la misère et sans perspectives d’améliorations. L’immense majorité de la population ne bénéficie pas d’un niveau de vie décent, subsistant de quelques cultures vivrières et de la monoculture du coton, soumise aux aléas des maladies et des fluctuations des cours. On comprend que la perspective d’un travail rémunéré, d’un salaire, de la grande ville parée de tous les charmes de l’inconnu exerce un attrait irrésistible sur bien des jeunes sudistes qui y voient soudain la possibilité d’une nouvelle vie plus prospère et plus exaltante. C’est ainsi un flot migratoire considérable qui grossit les villes industrielles du Nord et de Californie (Chicago, Detroit, Pittsburgh, Los Angeles). Mais le travail harassant des chaînes de montage est plus difficile à vivre qu’à imaginer. Au bout de la route, il y a bien sûr l’argent mais il y a aussi les horaires, l’encadrement, la tâche mécanique et répétitive, le déracinement, la solitude, la difficulté à s’adapter à un monde urbain laid et impitoyable, le regret de la famille laissée au Sud et celui du monde ancien que l’on pare à son tour de toutes les vertus. A la fin des années 40. ce sont des millions de travailleurs venus du Sud qui, incapables de rentrer au pays comme de s’adapter réellement au Nord, vivent en déracinés, cultivant déception et nostalgie.


CODES ET GESTES DU HONKY TONK

Ces bouleversements, ces doutes, ces interrogations vont bien sûr avoir leur prolongement dans la Country Music. L’innocence et la naïveté qui dominent les thèmes des années 30 disparaissent progressivement et laissent la place au doute, à la nostalgie, à l’amertume et à l’omniprésence écrasante des turpitudes de l’âme humaine. Floyd Tillman, un des premiers chanteur d’un genre qui ne s’appelle pas encore Honky Tonk, obtient un premier succès avec It makes no difference now en 1938. En 1942, le chanteur Ted Daffan exprime pour la première fois ces nouvelles préoccupations dans tous les Etats-Unis avec Born to lose qui devient le thème favori de millions de travailleurs sudistes déracinés dans les villes du Nord (cf Country Music/ Changing times (FA 173). Un nombre considérable de chansons seront alors composées sur ce modèle, donnant un nouvel et étrange goût amer à la Country Music. Le cow-boy chantant Jimmy Wakely fait scandale avec One has my name, the other has my heart mais en obtient un énorme succès commercial qui fait de la cheating song (la chanson d’infidélité) un thème désormais favori de tous les chanteurs de Country. Le divorce, l’infidélité conjugale, sujets totalement tabous jusque-là, deviennent omniprésents. Le vice rarement évoqué jusque-là sauf dans le Western Swing et sur un mode le plus souvent humoristique, devient aussi le sujet de centaines de chansons. L’alcool, les filles d’un soir, le tabac voire la drogue, la vie dissolue apparaissent de plus en plus fréquemment dans la Country Music. Mais la morale rigide du monde d’hier est trop proche pour ne pas laisser de traces: cette nouvelle vie est vécue comme une débauche honteuse, inévitable mais un peu embrassée à son corps défendant, en quelque sorte satanique, et par-dessus tout comme une trahison vis-à-vis de l’enfance et des parents qui trouvera son châtiment dans la vie errante et insatisfaite qui est le lot fréquent des migrants du Sud.
C’est ainsi que peu à peu une nouvelle musique, amère, désabusée, pessimiste devient prédominante dans la Country Music. Le lieu central de l’action de ces chansons est le bar miteux (Honky Tonk) où l’on boit la bière glacée (beer drinking) en compagnie des filles faciles de la maison (joliment baptisées angels) que l’on dévisage mal à la lumière des lampes tamisées (dim lights) et avec lesquelles on danse au son du juke-box. Toute cette musique va être désignée sous le nom de Honky Tonk dont l’unité sera thématique, d’atmosphère et aussi musicale.


LE LIEU HONKY TONK

Le terme «honky tonk», à l’origine étymologique très incertaine, désigne un bar plutôt mal famé, fréquenté par un public populaire, largement masculin, souvent des travailleurs esseulés qui boivent de la bière jusqu’à se saouler, argumentent, se disputent, entourés par des prostituées sur un fond d’orchestre bastringue. A l’origine, ces tavernes s’appelaient groggeries et on en trouvait dans tout le Sud dès l’époque britannique. Les groggeries étaient loin de ne servir que du rhum, les patrons en profitant plutôt pour vendre aux habitants locaux comme aux visiteurs de passage leur alcool maison passablement frelaté. Le groggery type était composé d’une pièce pour boire et d’une autre pour jouer. C’était le lieu favori des petits fermiers blancs qui venaient acheter et consommer le bush head whiskey du patron. A leurs côtés, on trouvait sans problèmes les esclaves noirs qui venaient aussi jouer, boire et y échanger les produits de leur jardin ou de leur artisanat contre leur red eye rum!
C’est la ségrégation raciale mise en place après la Guerre de Sécession qui va provoquer une séparation des lieux de boisson et de jeux. Les Blancs s’approprient les groggeries et en chassent plus ou moins les Noirs. Ceux-ci créent alors leurs propres bars et y ajoutent généralement à la boisson et au jeu une activité musicale et dansante (juke dérivé de joog, un terme caraïbe qui signifie musique). Ces groggeries noirs sont ainsi progressivement rebaptisés juke joints, un terme qui désignera aussi les bars pour Blancs dans certains Etats jouxtant la Côte Atlantique.
Mais dans l’ensemble les Blancs Sudistes abandonnent le terme groggeries au profit de bars roadhouses car ils sont généralement situés le long des voies de communication. Quant au terme Honky Tonk, il fait sa première apparition écrite en 1894 dans le Daily Ardmorite, une gazette de la ville d’Ardmore dans l’Oklahoma:
« The Honk-a-Tonk last night was well attended by ballheads, bachelors and leading citizens»
(«Hier soir, le Honk-a-Tonk était rempli de gens voulant danser, de célibataires ainsi que d’éminent citoyens»)
Il semble que dans cette région, on appelait depuis des lustres honky tonk le bar de voisinage. Et le terme restera encore longtemps cantonné au Sud Ouest des Etats Unis (Texas, Oklahoma, Arizona). Contrairement aux bars du Sud-Est fréquentés par des Blancs, le honky tonk était composé dès les années 20 d’un bar, parfois d’une salle de jeu, mais aussi toujours d’une petite salle de danse, d’une scène minuscule sur laquelle se serraient les musiciens, souvent protégés des excès et débordements des buveurs par un grillage (chicken wire)!


LE HONKY TONK DEVIENT UN GENRE MUSICAL

Le chanteur et guitariste texan Al Dexter, lui-même propriétaire d’une de ces tavernes, compose en 1934 Honky Tonk blues dans une veine nettement Western Swing. Le disque connaît un énorme succès d’abord dans le Sud-Ouest où il est repris par la plupart des orchestres de Western Swing. Grâce à eux, Honky Tonk blues s’impose aussi dans l’ensemble du Sud et devient certainement un des plus gros «hits» des années 30. Dès 1935-36, on constate que la plupart des bars pour Blancs changent de nom. A la fin de la décennie, de Houston jusqu’à Charlotte, et de Dallas à Nashville, les roadhouses sont largement devenus des honky tonks et ont ajouté un espace de danse et un orchestre à leurs activités habituelles!
La guerre accélère les changements. L’orchestre de Honky Tonk, dont la plupart des musiciens proviennent du Western Swing, est une formation resserrée. Les instruments électriques dominent, en particulier la guitare et la steel guitare qui va encore davantage s’imposer avec la mise au point ingénieuse de la pedal steel guitare dont les stylistes sauront évoquer mieux qu’aucun autre la «larme» du déraciné. A côté des guitares, on trouve presque toujours un piano, immanquable pilier de la musique de bar, une section rythmique augmentée d’un fiddle qui alterne solos et effets percussifs à la façon des anciens orchestres de square dances. Quand au chanteur (ou à la chanteuse, une nouveauté importante dans la Country Music) ses coups de gorge semblent comme autant de «pleurs dans le verre de bière». La voix veloutée insinue, prolonge une syllabe, semble sur le point de mourir, sanglote en un vibrato déchirant, se rétablit et finit sa course. La pulsation, le rythme, le volume sont désormais obligés. Les textes de ces airs du Honky Tonk, qu’ils soient sur tempos rapides (country boogies) ou lents (weeping songs), se démarquent aussi considérablement de ce qui se faisait avant guerre: le divorce, l’adultère, les difficultés de la vie, le travail en usine, une atmosphère de désenchantement qui va jusqu’au désespoir et aux tendances suicidaires baigne jusqu’aux pièces les plus humoristiques. Douleur de l’âme, solitude, faiblesse de l’être humain...Cette atmosphère chargée de jeux d’argent, de femmes faciles, de vague à l’âme altère considérablement les fondamentaux religieux et ruraux de la Country Music, reflètant les changements profonds de la société sudiste, les aspirations sociales, morales et sentimentales du prolétariat rural blanc et sudiste qui s’urbanise à vive allure. En fait, rarement une forme de musique aura-t-elle été le miroir si parfait d’une classe sociale!


LE HONKY TONK PARTOUT

Après Daffan, Floyd Tillman ou Al Dexter, c’est surtout Ernest Tubb qui va installer le Honky Tonk comme le genre dominant de la Country Music. Malgré les fortes réticences initiales du Grand Ole Opry, le célèbre programme radiophonique de Nashville, celui-ci, demande du public oblige, présente Tubb qui devient ainsi le premier musicien de Honky Tonk sur cette scène aussi prestigieuse qu’influente. Son succès, rapide et énorme, suscite d’innombrables vocations, sortant le genre du Sud Ouest, ses terres d’origine. Une nouvelle génération émerge et s’impose au point de faire paraître tous les autres artistes de Country Music comme autant de représentants d’un passé révolu: Lefty Frizzell, Webb Pierce, Ray Price, Hank Snow, Carl Smith, Kitty Wells - la première véritable superstar féminine de la Country Music - et bien sûr Hank Williams qui est avant tout un grand chanteur de Honky Tonk. En Californie, où les grands orchestres de Western Swing perdurent bien plus longtemps, le Honky Tonk fait aussi son chemin particulier avec Merle Travis, Hank Thompson ou Jean Shepard. A la fin des années 40, le Honky Tonk exerce une hégémonie absolue sur toute la Country Music au point que certains historiens, notamment américains, ne font partir la Country Music que de cette époque!
Durant les années 50 le Honky Tonk semble à son zénith sous l’influence énorme de Ernest Tubb, Hank Williams puis surtout de Lefty Frizzell. Pour acquérir un certain succès, chaque chanteur et chaque orchestre reprennent leurs manières. Mais en 1955-56, l’arrivée du Rockabilly puis du Rock’n’roll semble durant quelques années sonner le glas du Honky Tonk. D’autant plus que l’industrie du disque de Nashville, sous l’impulsion de producteurs comme Chet Atkins ou Owen Bradley, interprète cette émergence du Rock’n’roll comme une réaction hostile du public aux normes, aux manières et aux thèmes imposés par le Honky Tonk. Le Nashville Sound qu’ils créent est bien plus farci de sucreries noyées dans des sodas insipides qu’assaisonné à la gestuelle des cheating songs arrosée d’une bière pression!
Bien des artistes du Honky Tonk tentent d’ailleurs d’émarger à ces nouveaux courants, avec des succès divers. D’autres choisissent de rester fidèles à leur genre de prédilection ou s’avèrent incapables de faire autre chose et se replient sur les petits bars et les labels indépendants, les terreaux d’origine du Honky Tonk. Mais le genre est trop puissant pour s’éclipser longuement. Un Ray Price retrouve le succès en ajoutant un minimum d’arrangements commerciaux (harmonies vocales, son encore plus électrifié, prééminence de la steel guitare) qui préservent cependant l’essentiel. Bientôt, toute une nouvelle génération comme George Jones, Buck Owens et Merle Haggard, fidèles adaptateurs et modernisateurs du Honky Tonk,  vont s’imposer comme les superstars de la Country Music des années 70. L’influence du Honky Tonk va encore resurgir d’abord avec les Outlaws (Waylon Jennings, Willie Nelson, Kris Kristofferson, Hank Williams Jr) puis encore davantage avec le mouvement néo-traditionaliste des années 80. Celui-ci ramène en effet la Country Music vers les formes les plus traditionnelles du pur Honky Tonk avec des superstars comme Randy Travis, Dwight Yoakam, George Strait ou Alan Jackson.


LES HONKY TONKERS

Tommy COLLINS: Leonard Raymond Sipes dit Tommy Collins (né dans l’Oklahoma en 1930) a été, dans les 50’s, un des tout premiers à établir ce qu’on nomme le «Bakersfield sound», une forme particulière de Honky Tonk californien, que développeront et populariseront Buck Owens et Merle Haggard. Vers 1948, Collins réussit à enregistrer une poignée de disques pour un petit label californien, s’installe à Bakersfield en Californie après son service militaire, rencontre Ferlin Husky qui le fait enregistrer par Capitol. En 1953, You gotta have a license est une composition pleine d’humour entre Hank Williams et Ernest Tubb avec une dominante de guitare et de steel-guitare électriques. L’année suivante, son You better not to do that fracassera les Hit parades. La plume avisée et souvent pleine d’humour de Tommy permettra aussi à plusieurs vedettes du label Capitol de connaître de gros succès (Faron Young, Ferlin Huskey). Collins semble seulement au début d’une brillante carrière lorsqu’il abandonne soudain la musique pour la religion en 1957.

Ted DAFFAN: Aujourd’hui quelque peu oublié, Ted Daffan (1912-77) a été un des grands steel-guitaristes des années 30 et 40, un des créateurs du genre Honky Tonk, sa composition Born to lose en 1943 étant souvent considérée comme le premier disque de ce nouveau style. Il a aussi composé en 1939 Truck driver’s blues, la première ode aux camionneurs, modernes cow-boys de l’Amérique. Là aussi, cela deviendra un genre à part dans la country music. Daffan a pratiqué très jeune la steel guitare sous l’influence des guitaristes hawaïens comme Sol Hoopii ou Frank Ferera et joue dans divers orchestres de Western Swing, notamment les Blue Ridge Playboys qui comprennent le chanteur texan Floyd Tillman, lui aussi un des créateurs du Honky Tonk. Mais ce n’est que dans les années 40 qu’il dirige ses Ted Daffan’s Texans. A partir de 1951, las des problèmes d’organisation, Daffan s’installe à Houston et se consacre à un travail de musicien de studio et fonde son propre label, Daffan! Ses compositions ont été reprises par d’innombrables artistes de Hank Snow, Ernest Tubb, Don Gibson jusqu’à Ray Charles!

Al DEXTER: Fiddler d’un certain renom, peintre en bâtiment et barman, Al Dexter (1902-84) participe activement au Western Swing des années 30 en compagnie de ses Texas Troopers. Dexter enregistre à partir de 1934, souvent avec des musiciens noirs texans, plusieurs belles pièces rapides ou des blues comme Honky Tonk blues ou New Jelly roll blues. Lorsque Dexter signe sur Capitol en 1943, un nouveau label californien aux dents longues, sa carrière va changer radicalement. En 1944, Pistol packin’ mama devient n° 1 du nouveau classement de Country & Western, entre dans les Hit Parades Pop et passe pour s’être vendu à 3.000.000 d’exemplaires! Nous proposons ici Walking with the blues, un de ses nombreux et très beaux blues, un genre très présent dans le Honky Tonk. Contrairement à la plupart de ses pairs, Dexter réinvestira son argent dans un dancing à Dallas, une chaîne de motels, des rodéos, des agences immobilières et vivra confortablement.

Little Jimmy DICKENS: Tout ce que Dickens (né en 1920, un des piliers du Grand Ole Opry) a enregistré est généralement notable, souvent excellent, parfois remarquable: Country boy est l’archétype de l’auto parodie sudiste avec une belle partie de guitare de Grady Martin. Ce petit bonhomme, à la voix plaintive et au timbre nasal, vêtu des habits de cow-boys les plus fantaisistes, sans cesse en mouvement, est un des meilleurs showmen de la country music. Si la musique de Dickens a souvent anticipé l’arrivée du Rock’n’roll, ses manières et son apparence le cataloguent dans la Country Music d’une autre époque.

Dave DUDLEY: Bien que né dans le Wisconsin, David Darwin Pedruska dit Dave Dudley (1928) a été élevé au Texas. Si Moon Mullican ou Ted Daffan l’ont précédé dans l’ode aux routiers américains avec les premiers «truck drivers’ songs», Dudley a vraiment été le premier véritable spécialiste de ces chansons de camionneurs. Six days on the road, son énorme succès en 1962, lui vaut le surnom de «Père des chansons de camionneurs» et le titre de «Grand prêtre du Diesel country»! Nous proposons ici son tout premier enregistrement, le rare Nashville blues, enregistré en 1952, dans lequel l’intelligence des paroles, le rythme souple de l’orchestre et la voix de baryton de Dudley qui semble toujours chanter depuis une nacelle de camion enfumé aux petites heures de l’aube font mouche.

Lefty FRIZZELL: Ce superbe chanteur de Honky Tonk (1928-75), avec ses célèbres intonations venues du fond de la gorge, a marqué la quasi-totalité des artistes de Nashville au Texas, Merle Haggard, George Jones, Randy Travis et demeure encore aujourd’hui une des principales influences de la Country Music. Son œuvre énorme est de tout premier plan, la quintessence du plus authentique Honky Tonk comme on peut l’apprécier ici sur deux de ses premières pièces: Lost lover blues et Run’em off dans lequel on peut aussi entendre l’harmonica de Wayne Raney.

Johnny HORTON: Une des multiples découvertes de Cliffie Stone, Johnny Horton (1929-60) a longtemps végété entre son Texas natal et la Californie. Une petite carrière de chanteur de Honky Tonk et un job de pêcheur professionnel en Alaska, une petite place au Louisiana Hayride sous le sobriquet du «Pêcheur chantant», quelques disques pour de minuscules labels... Johnny Horton tente sa chance à Nashville, épouse la redoutable mais fortunée veuve de Hank Williams, Billie Jean. Il enregistre à partir de 1951 d’excellents titres de pur Honky Tonk. Grand chanteur avec, ici et là, un grognement à la façon des vocalistes noirs qu’il admire, Johnny saura s’imposer comme une vedette du Rockabilly puis d’une sorte de folk pop! Johnny Horton meurt dans un accident de la route au sommet de sa gloire.

Ferlin HUSKY: Bien qu’il ait souvent émargé au Nashville Sound, Ferlin Husky (né en 1925) reste cher aux amateurs de Country Music pour ses disques de pur Honky Tonk et de Rockabilly, souvent sous des pseudonymes tels que Simon Crum ou Terry Preston, employé pour signer Tennesse Central n°9 que nous présentons dans ce coffret. Quelques mois plus tard, il enregistre A dear John letter en compagnie de Jean Shepard, ce qui marque le début de son accession au vedettariat. Nombre de ses compositions sont devenus des standards de la Country Music, repris abondamment jusqu’à aujourd’hui (Randy Travis, Hal Ketchum).

Sonny JAMES: Aujourd’hui surtout connu (et pas forcément en bien) pour ses titres aux orchestrations lourdingues qui ont contribué à faire le sirupeux Nashville Sound (Young love; Heartaches; Beg your pardon), James Loden dit Sonny James (1929) a été à ses débuts un excellent chanteur traditionnel tout autant qu’un guitariste au toucher vibrant et un fiddler très terrien comme on peut l’entendre sur That’s me without you, un de ses premiers succès. Par la suite, les cascades de glucose ont fini par lasser même ses fans les plus farouches et en 1983 il s’est retiré sur son ranch de l’Alabama.

Eddie KIRK: (1919-79) est un des principaux guitariste rythmique de la country music californienne des 40’s et 50’s. Sobre, solide, presque métronomique, son jeu de guitare apporte beaucoup de cohésion aux très nombreuses séances auxquelles il a participé. Un bon chanteur, à la voix douce, presque un «crooner» country, Kirk a substantiellement enregistré sous son nom jusqu’en 1953 et figuré dans de nombreux westerns chantants avant de sombrer dans l’anonymat.

Ernie LEE: Bien qu’il n’ait pratiquement jamais figuré dans les Hit Parades country, Ernie Lee (1916-91), le «Baladin du Kentucky» a constamment tourné à travers les Etats Unis et s’est imposé comme un des meilleurs chanteurs de Honky Tonk. Ses milliers de fans ont acheté fidèlement ses disques, séduits par sa voix chaude de baryton, son orchestre swinguant et son brin de Honky Tonk pur et sans fioritures. Eût-il eu plus de ténacité ou d’ambition, Ernie Lee figurerait aujourd’hui au firmament du genre!

Jimmie LOGSDON: Influencé par le blues, la country music et le jazz Swing puis par Ernest Tubb, Jimmie Logsdon (1922) embrasse une carrière musicale après la guerre sous la houlette de Hank Williams qui restera son idole. A la mort de Hank, Logsdon enregistre un double hommage, vibrant de feeling avec The Death of Hank Williams et Hank Williams sings the blues no more que nous rééditons dans ce coffret. Mais ce sera dans le Rockabilly que Jimmie s’affirmera le plus.

Skeets Mc DONALD: Un des pionniers de la Country Music californienne, notamment du style de Bakersfield, Skeets Mc Donald (1915-68) n’a connu qu’un seul grand succès en 1953 avec Don’t let the Stars get in your eyes. Mais sa discographie qui s’étend sur 18 ans est riche de chefs-d’œuvre du Honky Tonk, un genre dont Skeets est un des meilleurs représentants comme on peut l’entendre dans ce coffret avec Baby, I’m counting.

Al MONTGOMERY: Al Montgomery est un nom de disque pour Aline Frances. Pompiste à Washington, La., Al voulait devenir chanteuse et a contacté le célèbre producteur J.D. Miller. Miller a écrit pour elle en quelques minutes une «réponse» au «tube» de Hank Thompson, Wild Side of life qui caracolait alors en tête des Hit Parades Country. Intitulé It wasn’t God who made Honky Tonk angels, ce disque (assez mal) chanté par Ms Montgomery n’est guère allé loin. Sauf que le morceau a été repéré par Troy Martin, le manager de Kitty Wells, qui l’a donc proposé à son artiste. Artistiquement et commercialement, Kitty va évidemment porter le titre vers d’autres altitudes que Al Montgomery et asseoir ainsi sa carrière. Mais, comme Kitty Wells est déjà bien représentée dans cette anthologie, nous avons choisi de faire figurer la version originale, une rareté, dans cette anthologie.

Leon PAYNE: Le Texan Leon Payne (1917-69) est l’auteur de plusieurs standards de la country music. Il est un chanteur et guitariste aveugle qui s’est entiché de la musique de Bob Wills en l’écoutant à la radio (il sera d’ailleurs membre des Texas Playboys pendant un temps). Leon commence une carrière sous son nom en 1939 en tant que «Texas Blind Hitchiker». Mais c’est surtout lorsqu’il forme ses Lone Star Buddies en 1949 que Payne émerge de l’anonymat. Sa voix douce, évocatrice, frisant celle des crooners, ses talents de compositeur utilisés par Hank Williams ou George Morgan lui valent d’apparaître au Louisiana Hayride. Enfin, en 1950, Payne enregistre sous son nom de très beaux titres comme cette époustouflante interprétation de Lone wolf.

Webb PIERCE: Aussi célèbre pour sa voix nasale et son Honky Tonk simple et irrésistible que pour ses excentricités personnelles - une piscine en forme de guitare! - Webb Pierce (né en 1926) a connu son heure de gloire au début des années 50 avec Back street affair, un superbe morceau de Honky Tonk et le bluesy Walking the dog. Outre ses talents personnels, Pierce saura agréger au sein de son orchestre certains des musiciens les plus brillants de son temps dont Bud Isaacs, un des tout premiers musiciens de pedal steel guitar.

Ray PRICE: Ce pur indien Cherokee (né en 1926) a été un des piliers du Honky Tonk, sachant perpétuer et moderniser le genre sans l’édulcorer. Avec ses Cherokee Cowboys, un des meilleurs orchestres de Honky Tonk dans lequel brille le pedal steel guitariste Buddy Emmons, Ray a interprété quantité de chefs d’œuvre. I’ll be there et The road of no return le présentent au sommet de son art, sa voix embrumée semblant émerger d’un puits de whiskey!

Jean SHEPARD: Avec Kitty Wells, Jean Shepard (née en 1933 dans l’Oklahoma) a été une des premières chanteuses à réussir à s’imposer dans la Country Music de l’après-guerre. Fixée à Barkersfield, Jean forme en 1948 un orchestre féminin et chante en jouant de la contrebasse. Elle finit par attirer l’attention de Hank Thompson qui, totalement envoûté par sa voix acidulée et ses intonations très expressives la fait enregistrer en 1952 par Capitol qui voit en elle une «Hank Williams féminine», une comparaison redoutable que Jean saura honorer dans une carrière musicale de premier plan.
Accompagnée de Speedy West et Jimmy Bryant, elle fait des débuts impressionnants avec Twice the lovin’ que nous proposons ici. Le succès commercial suivra rapidement. Bien qu’elle enregistre des pièces rapides, elle devient populaire pour ses ballades irrésistibles qu’elle susurre d’une voix à la limite de la rupture, le coup de gorge embrumé et la larme que l’on devine allant s’écraser dans le verre de bière glacé du Honky Tonk sordide. Très critique vis-à-vis de l’évolution de la Country Music en une simple industrie, Jean n’est plus apparue que sporadiquement au Grand Ole Opry.

Carl SMITH: Ce superbe chanteur né dans le Tennessee en 1927 a été un des plus importants artistes de Honky Tonk dans la première moitié des 50’s, avec d’innombrables succès commerciaux et artistiques. Il a été un des tout premiers à utiliser ostensiblement un batteur au Grand Ole Opry. Trademark et Back up buddy sont deux des meilleures réussites de la première partie d’une longue carrière qui a duré jusqu’aux débuts des années 80.

Hank SNOW: Comme beaucoup d’artistes présents dans cette anthologie, Hank Snow (1914-2001) a été très influencé par Jimmie Rodgers et les orchestres de Western Swing. Mais, contrairement à la plupart des texans, Snow est canadien. Après une première carrière de yodler, Hank Snow a gagné Nashville dans les années 40 et s’est rapidement imposé comme un des piliers du Grand Ole Opry, y amenant un répertoire et des orchestrations bien proches du Honky Tonk. Ce chanteur à la voix douce de baryton est doublé d’un excellent guitariste soliste comme on peut l’entendre sur Music making mama from Memphis.

Hank THOMPSON: Superbe chanteur, guitariste de talent, le Texan Hank Thompson (né en 1925) débute dans le Western Swing avant de s’imposer comme une des grosses vedettes du Honky Tonk durant les années 50 avec Wild side of life. Ses grands succès ne doivent pas masquer ses autres disques, souvent encore plus remarquables comme Cryin’ in the deep blue sea. Son sens du swing, son humour et ses talents de compositeur avisé lui ont permis de se maintenir au firmament de la Country Music même lorsque le Honky Tonk semblera passer de mode.

Floyd TILLMAN: Membre de plusieurs orchestres de Western Swing (dont celui célèbre des frères Hofner), Floyd Tillman (1914), un autre natif de l’Oklahoma, a toujours conservé le sens du swing. Il a en outre été un des pionniers de la guitare électrique. Auteur d’un des premiers titres qui annonce le Honky Tonk (It makes no difference now en 1938), Tillman va rapidement s’imposer comme un des maîtres du genre. Il saura, sans renier sa musique, demeurer populaire et actif jusqu’à une date récente.

Merle TRAVIS: Que n’a pas fait Merle Travis (1917-83) dans sa longue carrière et toujours avec réussite? Ecrivain, dessinateur de B.D., acteur de cinéma, compositeur prolifique, chanteur et guitariste, Merle Travis est certainement un des artistes les plus importants de la musique populaire américaine. Fils d’un mineur du Kentucky, Merle a fui le carreau grâce à son jeu de guitare, un fingerpicking à deux doigts qui, adapté à la guitare électrique, est extraordinairement précis, véloce, swinguant et inventif. Après une carrière au sein de plusieurs string-bands, des débuts sur disque auprès des Delmore Brothers et de Grandpa Jones, Merle gagne la Californie en 1944 pour y développer sa propre version du Honky Tonk, où l’humour le dispute au swing. Il enregistre des centaines de titres pour Capitol aussi bien dans cette veine que dans un style plus folk ainsi que nombre d’instrumentaux.

Ernest TUBB: Tubb (1914-1984) est un des pères du genre Honky Tonk mais il a commencé à imiter Jimmie Rodgers, ce qui lui a valu la guitare de son idole... donnée par sa veuve Carrie Rodgers lors de sa première séance d’enregistrement en 1936. Mais c’est entre 1941 et 1945 que Tubb va mettre au point une forme d’orchestration réduite dérivée du Western Swing - instruments électriques, rythme marqué - particulièrement propice aux petits bars miteux. Après une période de méfiance voire de rejet, Nashville et le Grand Ole Opry ont fini par en faire un des gardiens majeurs de la tradition! Il saura toujours rester populaire et vendra des millions de disques tout en demeurant fidèle au Honky Tonk qu’il aura largement contribué à créer.

Kitty WELLS: Même si elle n’a pas vraiment été la première vedette féminine de la country music (Patsy Montana ou Molly O’Day l’ont précédée), Muriel Deason dite Kitty Wells (1919) a quand même été la véritable créatrice d’une Country Music féminine - «féministe» diront certains - qui a prospéré depuis. Rien chez Kitty ne semblait pourtant annoncer un tel rôle: des allures de bonne fille de la campagne, le visage rectangulaire assez ingrat, l’air toujours un peu gauche dans ses robes à volants amidonnées, avec juste un zeste de maquillage, fervente chrétienne qui chante dans le chœur de son église. Mais son mari, le chanteur de Country Music Johnnie Wright, saura bien mettre en valeur la façon tendre mais brute, directe et passionnée, qu’a Kitty de chanter. En 1952, Kitty enregistre It wasn’t God who made Honky Tonk angels, une réponse rouée du point de vue féminin au succès de Hank Thompson Wild Side of life. Kitty va continuer dans ce style et s’imposer comme un des grandes vedettes de Nashville avec des chansons du même genre dont les superbes The life they live in songs et Makin’ believe que nous présentons ici. C’est vraiment le succès, les manières, l’originalité féminine de Kitty qui ont ouvert la voie aux Patsy Cline, Loretta Lynn, Dolly Parton, Tammy Wynette et autres qui ont fait de la Country une musique aussi féminine que masculine.

Jess WILLARD: Surtout connu des amateurs de Rock’n’roll pour sa brève association avec Hank et Eddie Cochran (avec lesquels il a enregistré deux titres en 1955), le texan Jess Willard (1916-59) a connu une brève heure de gloire au début des 50’s avec une série de titres comme le «classique» Honky tonk hardwood floor que reprendra notamment Johnny Horton et dont nous présentons ici l’original.

Hank WILLIAMS: Le «Drifting cowboy» Hank Williams (1923-53) est un des principaux concepteurs de la Country Music d’après-guerre, mêlant le vieux fond appalachien au Honky Tonk et annonçant les évolutions futures. Dans sa très courte vie, il a composé et enregistré nombre de chefs d’oeuvre toujours interprétés aujourd’hui par quantité de musiciens. Superstar sans le savoir, « born to lose «, mort de froid et d’une overdose de barbituriques et d’alcool dans une camionnette le soir du Nouvel An 1953, Hank Williams demeure par son oeuvre et son influence un des Géants de la musique populaire contemporaine. Après lui, la Country Music ne sera plus la même et son influence sur le cours de toute la musique populaire, Rock’n’roll notamment, est considérable.

WORK (Jimmy): Bien qu’il demeure peu connu, Jimmy Work (né en 1924) a fait une longue carrière, enregistrant abondamment pour divers labels dans différents styles, du pur hillbilly au semi-bluegrass en passant par le Honky Tonk le plus juteux comme dans Make your Honky Tonk at home que nous présentons dans ce coffret. Son principal titre de gloire est d’avoir composé plusieurs «classiques» de la Country Music dont Makin’ believe, qui a été un grand succès de Kitty Wells.

YOUNG (Faron): Célèbre pour ses vibrants et évocateurs coups de gorge (Hillbilly heartthrob), Faron Young (1932-96), originaire de Shreveport, a été très influencé par Hank Williams qu’il a admiré au Louisiana Hayride. Cela ne l’a pas empêché d’alterner des disques de pur Honky Tonk avec certaines des pièces sirupeuses du Nashville Sound qui, au fil des ans, ont fini par dominer son oeuvre. Il a constamment recherché de nouveaux talents, donnant leur chance à des artistes aussi divers que Don Gibson, Willie Nelson ou Kris Kristofferson. Mais un long passage à vide professionnel et personnel ainsi que de gros ennuis de santé l’ont amené à se suicider en 1996. Au meilleur de sa forme (comme ici dans Goin’ steady), Faron Young apparaît comme un remarquable chanteur de Honky Tonk.

Gérard HERZHAFT
Auteur (avec Jacques Brémond) du «Guide de la Country Music et du Folk» (Fayard) et de «La Country Music (P.U.F. , Que Sais-je? n° 2134)

SOURCES :
BREMOND (Jacques).- Honky Tonk.- In: «Le Cri du Coyote» n°69 (04-05/2002)
GREEN (Douglas B.).- Country Roots. The origins of Country music.- Hawthorne, New York: 1976
LOUPIEN (Serge), Ed..- Les Incontournables de la Country.- Filipacchi, Paris:1995.
MALONE (Bill C.).- Country Music USA, 2 ème éd.- University of Texas Press, Austin: 2002
MALONE (Bill C.).- Don’t get above your raisin’: Country Music and the Southern working class.- U. of Illinois Press, Urbana: 2002
ROSE (Michel).- Encyclopédie de la Country music et du Rockabilly.- Paris, Grancher:1984.
Textes de pochettes ou de livrets par: George Collange; Cary Ginnell; Ronnie Pugh; Dave Sax; Ivan M. Tribe; Rich Kienzle; Tony Russell; Charles K. Wolfe; Laurence Zwisohn.
MAGAZINES:
Divers numéros de Le Cri du Coyote, Hillbilly Researcher, Journal of Country music, Old Time Music.

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HONKY TONK
COUNTRY MUSIC
1945-1953

The Honky Tonk genre is the heart, soul and spine of Country Music.  Born in Texas and Oklahoma during wartime, Honky Tonk rapidly spread and transformed Country Music.  To this day, the characteristics of Honky Tonk are those of the most earthly kind of Country Music.  This album covers the teething years of Honky Tonk and offers some of its finest masterpieces.
Of course, Honky Tonk was already budding in the thirties in the South West of the US.  In Texas and Oklahoma, the Western Swing bands, greatly impregnated with jazz and blues encouraged the petrol workers to dance and was surprisingly successful locally then in the entire South right over to Nashville (cf Western Swing/FA 032 and Bob Wills/FA 164).  The audacity of the Western Swing artists and their pioneering role in the electrification of instruments, the guitar in particular, continued during the forties in Honky Tonk which seemed to be, musically speaking, an offspring of Western Swing.  Moreover, the majority of its creators came from Texas and Oklahoma.
However, the movement was much more than a simple musical evolution.  Following the Pearl Harbour bombing, America had a tremendous need for men for the war.  Many young Southerners were called up and their separation from their families and homeland had a considerable psychological and social impact.  With the young men leaving the rural regions, the women had to take over the role of running the farms and looking after the families, giving them a new autonomy.
Those from the rural South where the standard of living was low were a boon for American industry, requiring hard workers.  Many young Southerners were attracted to the industrial cities in the North, lured by the idea of regular work and wages and thus headed for centres such as Chicago, Detroit, Pittsburgh and Los Angeles.  But factory work proved to be more trying than imagined and urban life was also tough.  By the end of the forties, millions of workers from the South, unable to return back home but incapable of adapting to life in the North, felt uprooted and disillusioned.
This upheaval and their doubts obviously affected Country Music.  The innocence and naive nature of the tunes in the thirties slowly disappeared, to be replaced by doubt, nostalgia and bitterness.  Floyd Tillman, one of the first singers of a genre which was not yet called Honky Tonk, had a first hit with It Makes No Difference Now in 1938.  In 1942, singer Ted Daffan came out with Born to Lose, which became a favourite tune to millions of Southern workers in the North (cf Country Music/Changing Times/FA 173).  Many other songs were modelled around this, thus giving a new and strangely bitter note to Country Music.  The singing cowboy Jimmy Wakely made a scandal with One has my Name, the Other has my Heart, but its success was such that ‘cheating songs’ became prized by Country singers.  Divorce and unfaithful partners, previously taboo subjects, were sung about openly.  Other vices such as alcohol, one-night-stands, tobacco and drugs became regular features in Country Music.
Gradually, this sour and pessimistic music became predominant in Country Music.  The songs were mainly sung in seedy joints (Honky Tonks) where the patrons indulged in beer drinking accompanied by the bar’s girls of easy virtue (known as ‘angels’) where they danced along to the sound of the juke boxes.  The genre was to be christened Honky Tonk.
A ‘Honky tonk’ indeed defines a badly frequented bar, with mainly male customers who became crapulent and argumentative, surrounded by whores.  These taverns were originally called groggeries and most had one room for drinking and another for gambling.  They were the favourite haunts of small white farmers who came to taste the landlord’s bush head whiskey.  Black slaves also came along to drink and trade garden produce for red eye rum !
The racial segregation after the War of Secession brought about separate bars for drinking and gambling. The Whites more or less took over the groggeries, chasing away the Blacks who, in turn, opened their own bars which usually had some form of musical activity (‘juke’ comes from the Caribbean word ‘joog’, meaning music).  These black groggeries were progressively renamed juke joints.  This term was also used for white bars in certain states by the Atlantic coast.  However, the Southern Whites generally called their groggeries ‘roadhouses’.  The term ‘Honky Tonk’ first appeared in the press in 1894 in the Daily Ardmorite, a gazette published in Ardmore, Oklahoma :  “ The Honk-a-Tonk last night was well attended by ballheads, bachelors and leading citizens. ”
It would seem that in this region, the local bar had been called a honky tonk since long back.  Unlike the bars in the South-East frequented by Whites, as from the twenties, the honky tonk had a bar, sometimes a gambling room and always a small room for dancing and a tiny stage where the musicians were protected by chicken wire from the over-excited drinkers !
The Texan singer and guitarist Al Dexter, an owner of one of these taverns, composed Honky Tonk Blues in 1934.  The disc became a big hit, first in the South-West, and after being borrowed by most Western Swing bands, the tune swept across the South.  As from 1935-36, the majority of the white bars changed their names from roadhouses to honky tonks, adding a dance floor and a band.
These changes were spurred on by the war.  The Honk Tonk band, most of its musicians having a Western Swing background, was mainly comprised of electric instruments, in particular the guitar and steel guitar.  There was also a piano, a rhythm section enhanced by a fiddle and a male or female singer.  The lyrics of these Honky Tonk tunes, either on a fast tempo (country boogies) or slow ones (weeping songs) continued to evoke divorce, adultery, the hardship of life, factory work and even despair with suicidal tendencies.  This atmosphere, spiked with gambling and easy women, was a total change from the religious and rural principles of Country Music, portraying the transformation of the Southern society.
Following Daffan, Floyd Tillman and Al Dexter, Ernest Tubb was the leading figure to place Honky Tonk as the dominant genre of Country Music.  Nashville’s famous radio show, the Grand Ole Opry, was at first hesitant but due to public demand, included Tubb on its prestigious stage.  His huge success opened doors for many others - Lefty Frizzell, Webb Pierce, Ray Price, Hank Snow, Carl Smith, Kitty Wells and Hank Williams.  In California, Honky Tonk was also marked by artists such as Merle Travis, Hank Thompson and Jean Shepard.  
During the fifties, Honky Tonk seemed to have reached its zenith, greatly influenced by Ernest Tubb, Hank Williams and in particular, Lefty Frizzell.  Then in 1955-56, Rockabilly arrived followed by Rock’n’roll which seemed to dampen the movement, especially as the Nashville record industry believed that the arrival of Rock’n’roll was a result of the public’s hostile reaction to Honky Tonk’s morbid undertones.
Many artists attempted to follow these new movements, but others chose to remain faithful to their choice genre, staying in bars or with independent labels.  However, the style was too powerful to stay away for long.  Ray Price was successful by adding a few commercial arrangements, and then a new generation including George Jones, Buck Owens and Merle Haggard, faithful adapters and modernisers of Honky Tonk, stood out as Country Music superstars in the seventies.  The influence of Honky Tonk again came forward with the Outlaws (Waylon Jennings, Willie Nelson, Kris Kristofferson, Hank Williams Jr) and then even more so with the neo-traditionalist movement of the eighties.  This brought Country Music back to the traditional form of pure Honky Tonk with icons such as Randy Travis, Dwight Yoakam, George Strait and Alan Jackson.


The Honky Tonkers

Tommy COLLINS :  Leonard Raymond Sipes, alias Tommy Collins (born in Oklahoma in 1930) was one of the first names behind the ‘Bakerfield sound’, a particular form of Californian Honky Tonk in the fifties, a style made popular by Buck Owens and Merle Haggard.  Around 1948, Collins cut a handful of discs for a small label, then met Ferlin Husky and thanks to him, recorded for Capitol.  In 1953, You Gotta Have a License is a humorous composition and the following year, You Better Not To Do That climbed the Hit Parades.  Collins left what seemed to be a brilliant career in 1957 and turned to religion.

Ted DAFFAN :  Somewhat forgotten today, Daffan (1912-77) was one of the greatest steel-guitarists of the thirties and forties and one of the creators of Honky Tonk.  His composition Born To Lose in 1943 is often believed to be the first disc of this new style.  He also composed Truck Driver’s Blues in 1939.  He played in various Western Swing bands, the Blue Ridge Playboys in particular, and in the forties fronted his Ted Daffan’s Texans.  In 1951, he settled in Houston where he founded his own label, Daffan.  His compositions have been taken on by numerous artists such as Hank Snow, Ernest Tubb, Don Gibson and Ray Charles.

Al DEXTER :  This fiddler (1902-84) was an active Western Swing participator in the thirties, accompanied by his Texas Troopers.  Dexter started recording as from 1934, including some blues numbers such as Honky Tonk Blues and New Jelly Roll Blues.  When Dexter signed up with Capitol in 1943, his career took another dimension and in 1944, Pistol Packin’ Mama reached the number one slot in the Country & Western charts and entered the Pop Hit Parades.  Here, we may appreciate Walking With The Blues.

Little Jimmy DICKENS :  Born in 1920, all of Dickens recordings were worthy and sometimes remarkable.  Dressed in outlandish cowboy attire, he was one of the best showmen of Country Music.

Dave DUDLEY :  Born in Wisconsin in 1928, David Darwin Pedruska, known as Dave Dudley, was brought up in Texas.  Following in the footsteps of Moon Mullican and Ted Daffan, Dudley became the first true ‘truck drivers’ songs’ specialist, and had a huge hit in 1962 with Six Days On The Road.  Here, we have included his very first recording, the rare Nashville Blues, cut in 1952.

Lefty FRIZZELL :  This superb Honky Tonk singer (1928-75) is still one of the most influential artists on Country Music.  In Lost Lover Blues and Run’em Off we can also hear Wayne Raney’s harmonica.

Johnny HORTON :  Horton (1929-60) began as a small-time Honky Tonk singer, but was also a professional fisherman in Alaska.  He then tried his luck in Nashville and married Billie Jean, Hank Williams’ wealthy widow.  As from 1951 he cut some excellent Honky Tonk titles and then became a Rockabilly star before stepping on to a form of folk pop !

Ferlin HUSKY :  Husky (born in 1925) is prized for his pure Honky Tonk and Rockabilly discs, and often used pseudonyms such as Simon Crum or Terry Preston.  Several months after his Tennessee Central N° 9, included here, he reached stardom with A Dear John Letter and many of his compositions have become Country Music standards.

Sonny JAMES :  James Loden, alias Sonny James (1929) debuted as an excellent traditional singer, guitarist and fiddler as we can appreciate in That’s Me Without You, one of his first hits.  He later became associated with the heavy and sickly Nashville Sound.

Eddie KIRK :  Kirk (1919-79) was one of the main rhythmic guitarists of Californian Country Music in the forties and fifties.  As a good, almost crooning singer, he recorded in quantity until 1953 and appeared in many singing westerns.

Ernie LEE :  Lee (1916-91) constantly toured around the States and was considered as one of the best Honky Tonk singers, though hardly ever entered the Country Hit Parades.

Jimmie LOGSDON :  Influenced by blues, country music, jazz swing and then by Ernest Tubb, Logsdon (1922) debuted his musical career after the war, taken under Hank Williams’ wing.  When Hank died, Logsdon recorded the moving titles The Death Of Hank Williams and Hank Williams Sings The Blues No More.

Skeets Mc DONALD :  A pioneer of Californian Country Music, Skeets (1915-68) had but one big hit in 1953 with Don’t Let The Stars Get In Your Eyes.  However, his discography covers 18 years and includes many Honky Tonk masterpieces such as Baby, I’m Counting.

Al MONTGOMERY :  Aline Frances, alias Al Montgomery, wished to become a singer and contacted J.D. Miller who wrote It Wasn’t God Who Made Honky Tonk Angels for her, but the title made little impact.  However, it was then taken on by Kitty Wells and took on another dimension.

Leon PAYNE :  Texan Leon Payne (1917-69) wrote several Country Music standards.  He debuted in 1939 as ‘Texas Blind Hitchhiker’ and then founded his Lone Star Buddies in 1949 and was finally recognised.  Here, we may appreciate his breathtaking interpretation of Lone Wolf.

Webb PIERCE :  Famous both for his nasal voice and his simple but irresistible Honky Tonk, Pierce (born in 1926) was celebrated in the early fifties with Back Street Affair and Walking The Dog.

Ray PRICE :  This pure Cherokee Indian (born in 1926) was one of the mainstays of Honky Tonk.  With his Cherokee Cowboys, comprising the excellent pedal steel guitarist Buddy Emmons, Ray came out with many masterpieces including I’ll Be There and The Road Of No Return.

Jean SHEPARD :  Along with Kitty Wells, Jean Shepard (born in 1933) was one of the first female singers to find her place in post-war Country Music.  In Barkersfield, Jean founded a female band in 1948 and was spotted by Hank Thompson and consequently recorded for Capitol in 1952.  Accompanied by Speedy West and Jimmy Bryant, she made an impressive debut with Twice The Lovin’, included here.

Carl SMITH :  This superb singer born in Tennessee in 1927 was one of the most important Honky Tonk artists in the first half of the fifties and had numerous hits.  Trademark and Back Up Buddy are two of his best achievements in the first stages of his career which lasted until the early eighties.

Hank SNOW :  Like many others in this album, Snow (1914-2001) was much influenced by Jimmie Rodgers and the Western Swing orchestras.  He was, however, Canadian.  Having debuted as a yodler, Snow left for Nashville in the forties and became one of the mainstays of the Grand Ole Opry.

Hank THOMPSON :  This superb singer and talented guitarist (born in 1925) debuted in Western Swing before becoming a big Honky Tonk star in the fifties with Wild Side Of Life.  But behind his biggest hits lay other remarkable titles such as Cryin’ In The Deep Blue Sea.

Floyd TILLMAN :  As a member of several Western Swing bands, Tillman (1914) had a good sense of swing and was a pioneer of the electric guitar.  Having written It Makes No Difference Now in 1938, he went on to became a master of Honky Tonk and enjoyed a long career.

Merle TRAVIS :  A man of many trades, Travis (1917-83) worked as a writer, cartoonist, actor, composer, singer and guitarist.  He adapted his fingerpicking technique to the electric guitar and was a member of several string bands then made his record debut with the Delmore Brothers and Grandpa Jones.  In 1944, Merle left for California to develop his own style of Honky Tonk and cut hundreds of titles for Capitol.

Ernest TUBB :  Tubb (1914-1984) was one of the fathers of the Honky Tonk genre but began by imitating Jimmie Rodgers, and Rodgers’ widow offered him his idol’s guitar for his first recording session in 1936.  Between 1941 and 1945, Tubb perfected a reduced form of orchestration, derived from Western Swing, ideal for sleazy joints.  After a period of rejection, he became popular and sold millions of discs.

Kitty WELLS :  Muriel Deason, alias Kitty Wells (1919) may not have been the first female star of Country Music, but was the true creator of feminine Country Music.  Despite her rather plain appearance, her singing style was tender, direct and passionate.  Following her 1952 recording of It Wasn’t God Who Made Honky Tonk Angels Kitty stood out as a big Nashville star and interpreted some superb songs such as The Life They Live In Songs and Makin’ Believe, included here.

Jess WILLARD :  Mainly known by Rock’n’roll fans for his short association with Hank and Eddie Cochran (with whom he cut two titles in 1955), Texan-born Willard (1916-59) enjoyed short-lived stardom in the early fifties with a series of titles including the classic Honky Tonk Hardwood Floor, later taken on by Johnny Horton.

Hank WILLIAMS :  The ‘Drifting cowboy’ Hank Williams (1923-53) was one of the main conceivers of post-war Country Music.  During his short life, he composed and recorded many masterpieces.  A superstar without knowing it and born to lose, Williams remains a giant of contemporary popular music, and his influence on all forms of popular music is considerable.

WORK (Jimmy) :  Work (born in 1924) had a long career, but is little known.  He recorded in quantity for various labels, adopting different styles, from hillbilly to semi-bluegrass and Honky Tonk, including Make Your Honky Tonk At Home, included here.

YOUNG (Faron) :  Known for his ‘Hillbilly heartthrob’, Young (1932-96) was much influenced by Hank Williams.  However, the Nashville Sound slowly replaced his Honky Tonk recordings.  He was forever on the lookout for new talent and opened doors for various artists such as Don Gibson, Willie Nelson and Kris Kristofferson.  In this album, we have included his Goin’ Steady.  His personal, professional and health problems led to his suicide in 1996.

Adapted in English by Laure WRIGHT from the French text of Gérard HERZHAFT

© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2004


DISCOGRAPHIE CD 1

01. ERNEST TUBB: I’m tired of you  (Ted Daffan)    2’28
02. LEFTY FRIZZELL: Lost love blues  (L. Frizzell)    2’24
03. LEFTY FRIZZELL: Run’em off  (L. Frizzell)    3’03
04. HANK WILLIAMS: Settin’ the woods on fire  (Fred Rose/ E.G. Nelson)    2’36
05. HANK WILLIAMS: I’ll never get out of this world alive  (H. Williams/ F. Rose)    2’26
06. AL DEXTER: Walkin’ with the blues  (Rosalie Robertson/ Aubrey Gass)    2’50
07. WEBB PIERCE: Back street affair  (Billy Wallace)    2’45
08. RAY PRICE: The road of no return  (C.M. Bradley)    2’39
09. CARL SMITH: Trademark  (Porter Wagoner/ G. Walker)    2’18
10. LITTLE JIMMY DICKENS: Country boy  (B & F. Bryant)    2’56
11. TED DAFFAN: Bluest blues  (T. Daffan)    2’28
12. JESS WILLARD: Honky Tonk hardwood floor      2’39
(Hazelwood/ Harrell/ T. Atchison)
13. WEBB PIERCE: I’m walking the dog  (Cliff & Tex Grimsley)    2’27
14. RAY PRICE: I’ll be there  (Ray Price/ Ray Gabbard)    2’25
15. EDDIE KIRK: Drifting Texas Sand  (B. Coward)    2’21
16. MERLE TRAVIS: Done rovin’  (M. Travis)    2’22
17. LEON PAYNE: I’m a lone wolf  (L. Payne)    2’23
18. CARL SMITH: Back up buddy  (B. Bryant)    2’33

(1) Ernest Tubb, vcl/g; Jimmie Short, g; Leon Short, g; Ray Head, st-g; Johnny Sapp, fdl; Jack Drake, bs. Chicago, Ill. 23 mai 1945
(2)(3) Lefty Frizzell, vcl/g; Madge Sutee, pno; Wayne Raney, hca; orchestre. Dallas, Tx. juillet 1952
(4)(5) Hank Williams, vcl/g; Sammy Pruett, g; Jack Shook, g; Don Helms, st-g; Jerry Rivers, fdl; Cedric Rainwater, bs.Nashville, Tn. 13 juin 1952
(6) Al Dexter, vcl/g: orchestre. Dallas, Tx. 1950
(7) Webb Pierce, vcl/g; Buddy Attaway, g; fdl; Floyd Cramer, pno; Bud Isaacs, st-g; Tillman Franks, bs. Nashville, 29 juillet 1952
(8) Ray Price, vcl/g; Don Helms, st-g; Sammy Pruett, g; Jerry Rivers, fdl; Cedric Rainwater, bs. Nashville, Tn. 14 février 1952
(9) Carl Smith, vcl/g; Grady Martin, g; Johnny Sibert, st-g; Velma Williams, g; Hal Smith, bs. Nashville, Tn. 18 février 1953
(10) Little Jimmy Dickens, vcl/g; Jabbo Arrington, g; Grady Martin, g; Red Taylor, fdl; Walter Haynes, st-g; Bob Moore, bs. Nashville, Tn. 25 juin 1949
(11) Ted Daffan, vcl/st-g; Buddy Buller, g; Chuck Keeshan, g; Leon Seago, fdl; Ralph Smith, pno; Johnny Johnson, bs; Spike Jones, batt. Dallas, Tx. 1947
(12) Jess Willard, vcl/g; Albert Giddings, g; Eddie Kirk, g; Speedy West, st-g; Vic Davis, pno; Harold Hensley, fdl; Cliffie Stone, bs; Muddy Berry, batt. Hollywood, Ca. 3 mai 1951
(13) Webb Pierce, vcl/g; orchestre similaire à (7). Nashville, Tn. 30 juillet 1953
(14) Ray Price, vcl/g; Don Helms, st-g; Sammy Pruett, g; Jerry Rivers, fdl; Cedric Rainwater, bs. Nashville, Tn. 28 décembre 1953
(15) Eddie Kirk, vcl/g; Jerry Adler, hca; orchestre. Hollywood, Ca. 1949
(16) Merle Travis, vcl/g; Johnnie Bond, g; Leodie Jackson, st-g; Vic Davis, pno; Tex Atchison, fdl; Cliffie Stone, bs. Hollywood, Ca. 30 août 1951
(17) Leon Payne, vcl/g; Gig Sparks, g; Frank Juricek, st-g; Ernie Hunter, fdl; Tiny Smith, bs. Houston, Tx. 24 janvier 1950
(18) Carl Smith, vcl/g; Grady Martin, g; James Smith, g; Johnny Sibert, st-g; Gordon Stoker, pno; Roy Huskey Jr, bs. Nashville, Tn. 29 décembre 1953


DISCOGRAPHIE CD 2

01. KITTY WELLS: Makin’ believe  (Jimmy Work)    2’51
02. KITTY WELLS: The life they live in songs  (Raymond F. Scrivner)    2’40
03. FLOYD TILLMAN: Gotta have something  (Tillman)    2’39
04. HANK THOMPSON: Cryin’ in the deep blue sea  (Hank Thompson)    2’29
05. HANK THOMPSON: The wild side of life  (Arlie Carter/ William Warren)    2’42
06. AL MONTGOMERY: It wasn’t God who made Honky Tonk angels      2’41
(J.D. Miller)
07. DAVE DUDLEY: Nashville blues  (Dudley)    2’57
08. FERLIN HUSKY: Tennessee Central Number 9  (Beasley Smith)    2’15
09. JIMMY WORK: Do your Honky Tonkin’ at home  (J. Work)    2’45
10. FARON YOUNG: Goin’ steady  (Faron Young)    2’40
11. SONNY JAMES: That’s me without you  (George Wilson)    2’32
12. TOMMY COLLINS: You gotta have a license  (Collins)    2’26
13. HANK SNOW: Music makin’ mama from Memphis  (Snow)    2’24
14. SKEETS Mc DONALD: Baby, I’m countin’  (Mc Donald)    1’56
15. JOHNNY HORTON: Bawlin’ baby  (J. Horton/ J. Grimes)    2’18
16. JEAN SHEPARD: Twice the lovin’ in half the time  (Floyd Huffman)    2’39
17. ERNIE LEE: I’m not lonesome anymore  (E. Lee/ Mason)    2’33
18. JIMMIE LOGSDON: Hank Williams sings the blues no more  (Logsdon)    2’29

(1) Kitty Wells, vcl/g; Johnny Wright, g; orchestre. Nashville, Tn. 1952
(2) Kitty Wells, vcl/g; Johnny Wright, g; orchestre. Nashville, Tn. 1952
(3) Floyd Tillman, vcl/g; orchestre. Chicago, Ill. 25 mars 1947
(4)(5) Hank Thompson, vcl/g; Billy Gray, g; Curly Chalker, st-g; Joe Hayes, fdl; Kenneth Hayes, fdl; Gil Baca, pno; Billy Stewart, bs; Paul Mc Ghee, batt. Los Angeles, Ca. 11 décembre 1951
(6) Al Montgomery, vcl; Bob Theriot, st-g; Hank Redlich, g; Rusty Kershaw, g; Freddie Rhymes, pno; Rufus Alleman, bs. Crowley, La. 1952
(7) Dave Dudley, vcl; Smokey Stover, g; Lynn Strauff, st-g; Dick Van Hale, bs. Milwaukee, Wi. 1952
(8) Terry Preston (Ferlin Husky), vcl/g; Jimmy Bryant, g; Speedy West, st-g; Billy Liebert, pno; Harold Hensley, fdl; Cliffie Stone, bs. Hollywood, Ca. 19 septembre 1951.
(9) Jimmy Work, vcl/g; Al Myers, g; Tennessee Border Boys, orchestre. Chicago, Ill. 1951
(10) Faron Young, vcl; prob. Jimmy Bryant, g; Speedy West, st-g; Billy Liebert, pno; Harold Hensley, fdl; Cliffie Stone, bs. Hollywood, Ca. septembre 1952.
(11) Sonny James, vcl/fdl; Chet Atkins, g; orchestre. Nashville, Tn. 1952
(12) Tommy Collins, vcl/g; prob. Jimmy Bryant, g; Speedy West, st-g; Billy Liebert, pno; Harold Hensley, fdl; Cliffie Stone, bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. octobre 1953
(13) Hank Snow, vcl/g; orchestre. Nashville, Tn. 1951
(14) Skeets Mc Donald, vcl/g; Jimmy Bryant, g; Billy Strange, g; Billy Liebert, pno; Joe Maphis, fdl; Red Murrell, bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. 9 juin 1953
(15) Johnny Horton, vcl/g; Billy Barton, vcl; orchestre. Hollywood, Ca. 13/02/52
(16) Jean Shepard, vcl; Jimmy Bryant, g; Billy Strange, g; Speedy West, st-g; Billy Liebert, pno; Cliffie Stone, bs; Roy Harte, batt. Hollywood, Ca. 30 septembre 1952
(17) Ernie Lee, vcl/g; Zeke Turner, g; Jerry Byrd, st-g; fdl; Louis Innis, g; bs. Cincinnati, Oh. 1950
(18) Jimmie Logsdon, vcl/g; Chet Atkins, g; Grady Martin, g; Bob Foster, st-g; Tommy Jackson, fdl; Ernie Newton, bs. Nashville, Tn. 23 janvier 1953


Le genre "Honky Tonk" est tout à la fois le cœur, l'âme et la colonne vertébrale de la Country Music. Né au Texas et en Oklahoma durant les années de guerre, le Honky Tonk s'est rapidement imposé partout, transformant la Country Music de manière définitive. Ce coffret retrace les années de genèse du Honky Tonk et propose à l'auditeur certains des grands chefs-d'œuvre du genre.

The Honky Tonk genre is the heart, soul and spine of Country Music.  Born in Texas and Oklahoma during wartime, Honky Tonk rapidly spread and transformed Country Music.  This album covers the teething years of Honky Tonk and offers some of its finest masterpieces.






ExtractTrackAuthorDuration
CD 1
01 I M TIRED OF YOU - TUBB02'30
02 LOST LOVE BLUES - FRIZZELL02'26
03 RUN EM OFF - FRIZZELL03'05
04 SETTIN THE WOODS ON FIRE - WILLIAMS02'37
05 I LL NEVER GET OUT OF THIS WORLD ALIVE - WILLIAMS02'27
06 WALKIN WITH THE BLUES - DEXTER02'51
07 BACK STREET AFFAIR - PIERCE02'46
08 THE ROAD OF NO RETURN - PRICE02'40
09 TRADEMARK - SMITH02'20
10 COUNTRY BOY - LITTLE JIMMY DICKENS02'57
11 BLUEST BLUES - DAFFAN02'29
12 HONKY TONK HARDWOOD FLOOR - WILLARD02'41
13 I M WALKING THE DOG - PIERCE02'28
14 I LL BE THERE - PRICE02'27
15 DRIFTING TEXAS SAND - KIRK02'23
16 DONE ROVIN - TRAVIS02'24
17 I M A LONE WOLF - PAYNE02'24
18 BACK UP BUDDY - SMITH02'33
CD 2
01 MAKIN BELIEVE - WELLS02'53
02 THE LIFE THEY LIVE IN SONGS - WELLS02'41
03 GOTTA HAVE SOMETHING - TILLMAN02'40
04 CRYIN IN THE DEEP BLUE SEA - THOMPSON02'30
05 THE WILD SIDE OF LIFE - THOMPSON02'43
06 IT WASN T GOD WHO MADE HONKY TONK ANGELS - MONTGOMERY02'42
07 NASHVILLE BLUES - DUDLEY02'59
08 TENNESSEE CENTRAL NUMBER 9 - HUSKY02'17
09 DO YOUR HONKY TONKIN AT HOME - WORK02'46
10 GOIN STEADY - YOUNG02'41
11 THAT S ME WITHOUT YOU - JAMES02'33
12 YOU GOTTA HACE A LICENSE - COLLINS02'28
13 MUSIC MAKIN MAMA FROM MEMPHIS - SNOW02'26
14 BABY I M COUNTIN - MC DONALD01'58
15 BAWLIN BABY - HORTON02'20
16 TWICE THE LOVIN IN HALF THE TIME - SHEPARD02'40
17 I M NOT LONESOME ANYMORE - LEE02'35
18 HANK WILLIAMS SINGS THE BLUES NO MORE - LOGSDONE02'29
"Honky Tonk" par Jazz Notes

 “Bref, un album excellent” JAZZ NOTES




"Un album excellent" par Jazz Notes

« Le Honky Tonk désigne un établissement de bas étage, pour prostituées et proxénètes et, par extension, devient un genre musical issu de la deuxième guerre mondiale ... » JAZZ NOTES


« Le Honky Tonk désigne un établissement de bas étage, pour prostituées et proxénètes et, par extension, devient un genre musical issu de la deuxième guerre mondiale, descendant du Western Swing. Un style un peu amer, pessimiste, désabusé, qui fut inauguré par Al Dexter en 1934 dans son "Honky Tonk Blues" qui deviendra le genre dominant de la Country Music. Partie du Texas et d’Oklahoma, elle envahit le pays et connaît son apogée dans les années 1950. Mais le phénomène demeure toujours. 36 plages choisies par Gérard Herzhaft retracent son histoire et nous offrent les meilleurs représentants du genre, à savoir Lefty Frizzel, Webb Pierce, Ray Price, Hank Snow, Carl Smith, Kitty Wells, la superbe, et, bien sûr, Hank Williams… Des commentaires, toujours d’une belle précision, vous donnent des explications sur chaque musicien, les plages historiques. Bref un album excellent. » JAZZ NOTES




"Voilà de quoi changer l’opinion de ceux qui méprisent la country sans la connaître" par Routard.com

"Si la « Honky Tonk Woman » des Rolling Stones est bien connue, beaucoup ignorent finalement ce que signifie exactement le terme « honky tonk ». Il nomme d’abord ce type de gargote que l’on trouvait dans tout le sud des États-Unis, là où l’on vivait sous la pression de nombreux interdits. Pour boire, jouer, fréquenter des femmes et écouter de la musique, et tout cela sans entraves, on savait donc où aller… Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, sous l’effet des mutations économiques et aussi par le fait que bon nombre d’hommes avaient couru le monde un fusil à la main, la country music que l’on écoutait dans les honky tonks changea notablement. Les textes se firent plus crus, tandis que les orchestrations prirent des couleurs blues et s’électrifièrent, préfigurant ainsi ce qu’allait être le rock and roll. Fatalement, le genre prit le nom des lieux où il s’était épanoui. Bien que le style honky tonk n’ait jamais disparu, la période durant laquelle il fut dominant ne dura qu’une décennie, jusqu’au milieu des années 1950. Ensuite, la country devint sirupeuse et perdit de sa rugosité, avant de renaître à la fin des sixties, grâce aux « outlaws » texans et autres empêcheurs de sourire bêtement en ronde. L’excellente anthologie que voici nous offre une enivrante tournée des honky tonks d’antan – parmi les artistes qui y figurent se trouve notamment Hank Williams, la très grande vedette du genre. Voilà de quoi changer l’opinion de ceux qui méprisent la country sans vraiment la connaître. Musique de « petits Blancs » racistes et demeurés ? Comme toute généralité, celle-ci ne tient pas la route. Écoutez les voix suaves et plaintives de ces chanteurs : elles valent souvent leur pesant de larmes, autant que celles des bluesmen. Laissez-vous également entraîner par des rythmiques gentiment swingantes. Goûtez aussi à ces solos de steel guitar ou de violon qui pimentent des chansons solidement construites. C’est tout cela ensemble qui fait le charme du honky tonk, une musique qui doit autant aux folklores anglo-irlandais et hawaïens qu’au boogie woogie. Yep !" Michel Doussot - Routard.com




"Le plus connu des styles de Country Music" par Trad Mag

Le genre "Honky Tonk" est certainement le plus connu des styles de Country Music. Inventé à la fin de la seconde guerre mondiale par des musiciens qui ont pour nom Ernest Tubbs ou autre Faron Young et Al Dexter, ce style se démarque des styles d'avant guerre par l'emploi de la guitare électrique, de la steel guitar et de la batterie. Les paroles des chansons changent elles aussi, plus question de bluettes insipides, on y parle de divorce, de drogue ou autres choses peu recommandables pour les puritains qui ont bien du mal à accepter le genre au Grand Ole Opry, le temple de la country à Nashville. Mais les gens et en particulier les jeunes en redemandent et ils sont bien obligés de plier. Ce double cd compilé par le toujours talentueux Gérard Herzhaft nous raconte en chansons les débuts du style de 1945 à 1953, la période la plus prolifique du genre. Claude VUE - TRAD MAG




"La sélection est exemplaire" par Le Cri du coyote

Voici, sans doute, un des coffrets (2CD) les plus réussis de la série. Il s’attache au style qui est le "cœur, l’âme et la colonne vertébrale de la country music" (Gérard Herzhaft dixit dans son livret historique et analytique) : ce honky tonk qui a traversé les âges jusqu’à ses succès récents avec un beau renouveau. Né localement (Texas et Oklahoma), nourri de westrern swing, déployé à Nashville, il a conquis quasiment toute la country de l’après-guerre, jusqu’au triomphe du rock’n’roll. Cette musique entraînante, faisait le part belle aux guitares (électriques et steel) au piano et au fiddle, sur une rythmique accentuée, est née dans les bars campagnards (road houses devenus honky tonks par assimilation du sens). Les thèmes dominants, à la fréquente coloration nostalique, témoignent d’une époque difficile où se reconnaissait la majorité des amateurs de musiques populaires, comme dans les fameuses « ballades sentimentales ». La sélection est exemplaire : Al Dexter (un des fondateurs avec son Pistol Packin’ Mama, ici avec son Wallin’ With The Blues), Ernest Tubb (le vulgarisateur le plus populaire), Lefty Frizzel, Webb Pierce (deux archétypes vocaux), Leon Payne (I’m A Lone Wolf est exemplaire, mêlant steel, chant, cri/yodle) ou Ferlin Husky (Tennessee Central n°9). Un passage par Bakersfield (Tommy Collins, Skeets Mc Donald) puis d’autres grands du genre : Hank Snow (Music Makin’ Mama From Memphis, avec son beau solo de guitare), Floyd Tillman (pionnier de la guitare électrique), Ted Daffan (steeliste) et bien sûr Hank Thompson ( un des rares qui résisteront plus tard face au rock’n’roll). N’oublions pas les femmes, rares dans ce milieu majoritairement masculin : Jess Willars (sur Honky Tonk Barwood Floor), Jean Shepard (soutenue par les brillants Speedy West et Jimmy Bryant) et Al Montgommery, sur l’original de It Waxn’t God Who Made Honky Tonk Angels qu’a fait triompher plus tard Kity Wells, la vraie vedette du début des 50’s ici sur Makin’ Believe et The Life They Live In Songs. D’autres plages sont aussi émouvantes et intéressantes : Country boy de Little Jimmy Dickens (avec le grand Grady Martin à la guitare), That’s Me Without You de Sonny James (avant ses sucreries du Nashville Sound) ou Nashville Blues du grand Dave Dubley (10 ans avent son Six Days On The Road). A ce copieux menu, s’ajoutent Carl Smith ( qui secoua le grand Ole Opry avec une batterie), Ray Price (avec Buddy Emmons à la steel), Jimmy Mogsdon (dans son hommage à Hank Williams), Merle Travis (brillant dans tous les genres), Ernie lee, Jimmy Work, etc., bref tout un trésor de 36 titres (sans déchet) vivants et coyotesques en diable. JB-LE CRI DU COYOTE




« Un chef-d’œuvre » par Sur la route de Memphis

Une fois de plus Frémeaux signe un chef-d’œuvre. Tout y est, le choix des artistes et des morceaux pour que la présentation soit la plus complète possible, le livret de Géard Herzhaft pour expliquer la naissance du honky tonk, son origine, son extension, ses thèmes, ses grands interprètes. De quoi vous rendre incollable sur le sujet à votre tour et redonner ses lettres de noblesse à un genre point trop en odeur de sainteté à Nashville-variétés. Bernard BOYAT – SUR LA ROUTE DE MEMPHIS




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