ABDOU DIOUF

ENTRETIENS AVEC PHILIPPE SAINTENY

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On n’est pas homme d’Etat, si longtemps, sans laisser transparaître des défauts dont les ennemis feront leur fonds, tandis que les amis n’auront vu que des qualités pouvant aussi se révéler des handicaps : Abdou Diouf se montre sans équivoque un homme de principes, peu amateur de ces louvoiements qui permettent parfois de naviguer dans le grain, il aussi fidèle en amitié, la fidélité dût-elle mener à l’erreur de calcul. Il reviendra à l’histoire de prendre en considération tous ces éléments-là avant de porter jugement sur un parcours politique aussi nourri. Dans le rôle aujourd’hui de vigie francophone, face à une communauté mondiale inquiète de son devenir entre tant d’ensembles identitaires flous et revendicatifs, se tient l’ancien talibé (élève des écoles coraniques) de Saint Louis, musulman de cœur et laïque par conviction, par ailleurs ressortissant d’un pays qui a su acclimater en Afrique, la plus vieille des jeunes idées… la démocratie.
Philippe Sainteny, Thierry Perret

« L’Afrique au seuil du IIIe millénaire  a refusé de demeurer ce géant immature qui, comme le disait Edem Kodjo, s’est laissé persuadé qu’il n’était rien, qu’il ne pouvait rien et qu’il ne valait rien. L’avenir nous dira si cette révolution tranquille tiendra ses promesses. L’éveil de l’Afrique est donc au rendez-vous. Faisons-lui confiance. Après tout, le berceau de l’humanité n’est-il pas habité par de vieux peuples, nantis d’expérience, de sagesse et de savoir-vivre ? » Abdou Diouf
 
Abdou Diouf, Directeur de cabinet et Premier Ministre de Léopold Sedar Senghor 1963 - 1980, Président de la République du Sénégal 1981 -2000, Secrétaire général de l'Organisation Internationale de la Francophonie (depuis 2002).

Production : Radio France Internationale en accord avec l'INA.
Droits audio : RFI - INA
(Parution chez Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore - Collection les grandes voix de notre mémoire collective à écouter - Une Histoire sonore des Sciences Politiques sur CD audio).

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ABDOU DIOUF

ABDOU DIOUF 

Musulman de cœur  et laïque par conviction,  par ailleurs ressortissant d’un pays  qui a su acclimater en Afrique,  la plus vieille des jeunes idées…  la démocratie. 

Entretiens avec Philippe Sainteny pour Radio France Internationale Septembre 2003 



On n’est pas homme d’Etat, si longtemps, sans laisser transparaître des défauts dont les ennemis feront leur fonds, tandis que les amis n’auront vu que des qualités pouvant aussi se révéler des handicaps : Abdou Diouf se montre sans équivoque un homme de principes, peu amateur de ces louvoiements qui permettent parfois de naviguer dans le grain; il aussi fidèle en amitié, la fidélité dût-elle mener à l’erreur de calcul. Il reviendra à l’histoire de prendre en considération tous ces éléments-là avant de porter jugement sur un parcours politique aussi nourri. Dans le rôle aujourd’hui de vigie francophone, face à une communauté mondiale inquiète de son devenir entre tant d’ensembles identitaires flous et revendicatifs, se tient l’ancien talibé (élève des écoles coraniques) de Saint Louis, musulman de cœur et laïque par conviction, par ailleurs ressortissant d’un pays qui a su acclimater en Afrique, la plus vieille des jeunes idées… la démocratie. Philippe Sainteny, Thierry Perret  Abdou Diouf : Directeur de cabinet et Premier Ministre du Président Léopold Sédar Senghor 1963-1980 Président de la République du Sénégal 1981-2000 Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (depuis 2002)  “Le mot (dans les langues noires-africaines) est plus qu’image, il est image analogique sans même le secours de la métaphore ou comparaison. Il suffit de nommer la chose pour qu’apparaisse le sens sous le signe. Car tout est signe et sens en même temps pour les Africains”. Léopold Sédar SENGHOR (Postface, in Éthiopiques) 

Éléments biographiques
Abdou Diouf est né le 7 septembre 1935 à Louga. Il fait ses études primaires et secondaires à Saint-Louis. Il dé­bute des études de droit à la Faculté de Dakar et les poursuit à Paris, devient diplômé de l'École Nationale de la France d'Outre-Mer (ENFOM), dont il sort major de la dernière promotion, en 1960. A 25 ans, il commence une carrière de haut fonctionnaire en assumant successivement les postes de directeur de la Coopération technique internationale, de secrétaire général du ministère de la Défense et de gouverneur de la région du Sine Saloum dans son pays.  Directeur de cabinet du Président Léopold Sédar Senghor en 1963, puis secrétaire général de la Présidence de la République en 1964. Il devient ensuite ministre du Plan et de l'Industrie de 1968 à 1970. Le 26 février 1970, il est nommé Premier Ministre, fonction qu’il occupera pendant 11 ans. Il devient Président de la République le 1er janvier 1981, à la suite de la démission du Président Senghor qui le désigne comme son successeur. Il est confirmé dans ses fonctions lors des élections de 1983, 1988 et 1993. Il cède sa place à Abdoulaye Wade à la tête de l'État sénégalais à l’issue des élections présidentielles de mars 2000.  Abdou Diouf a assumé les fonctions de Président en exercice de l'Organisation de l’Unité africaine (OUA, devenue aujourd’hui l’Union Africaine) et Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  Abdou Diouf a été élu Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie au IXe Sommet de la Francophonie le 20 octobre 2002 à Beyrouth. Il succède ainsi à Boutros Boutros-Ghali.  

Introduction 
Avec un sourire un peu navré, ses proches m’avaient aimablement mis en garde : “Le Président Abdou Diouf, me disaient-ils, considère que le moi est haïssable.  Conviction en forme de muraille infranchissable qu’il doit à Blaise Pascal dont il apprécie la sensibilité janséniste et le vocabulaire dépouillé.  Ajoutez à cela une propension “naturelle” à préserver son jardin secret de certaines indiscrétions, et particulièrement celles du journaliste, ainsi qu’une réserve propre à sa formation de haut fonctionnaire et vous comprendrez bien vite à quel point il vous sera difficile de lui faire briser l’armure.”  Or, constatons-le, pour nous en réjouir, au micro de Livre d’Or, le Président Diouf a brisé l’armure. Oh, certes, rien d’impudique dans ce dévoilement, mais suffisamment de précieuses confidences pour qu’enfin la haute et célèbre silhouette s’enrichisse d’une personnalité largement révélée.  Pour cette marque de confiance, qu’il soit ici remercié et, pour cet apport essentiel à l’histoire contemporaine du pays de la Teranga, chaleureusement félicité. 
Philippe Sainteny 

Abdou Diouf : un parcours 
L'homme est grand, très grand. Il lui a fallu apprendre à vivre avec cette particularité physique, dont il sourit aujourd'hui : sur les photos officielles, il se plaçait souvent en retrait, rappelle-t-il, pour ne pas faire ombrage à  plus petit que lui (Léopold Sédar Senghor pour ne pas le citer)… mais ce n’était pas un retrait tactique !  On se doute qu’un enfant ainsi doté d’une si haute stature a pu  vivre ceci comme un handicap. Il se trouve, justement, qu’Abdou Diouf reconnaît avoir été timide. D’une grande, très grande timidité ? Toujours est-il que celle-ci s’est muée en réserve. En très grande réserve ? C’est le sentiment que chacun peut avoir. Réserve, raideur apparentes. Pourtant, quelle surprise quand ce corps s’anime, quand la discussion se précipite et que le rire fuse, quand le visage exprime à la fois de la joie, de l’humour, et comment ne pas en être frappé, une indiscutable chaleur. Il reste que la personnalité de l’ancien président du Sénégal n’est pas aisément lisible, et on se doute que la politique a été une longue, longue et difficile expérience, qui a contribué à forger ce caractère assez impénétrable.  La politique peut-être, mais avant tout la fonction publique dont il a connu tous les détours, au long d’une carrière qui aurait pu simplement faire de lui ce grand commis de l’État dont il garde bien des traits. De l’École de la France d’outre-mer au gouvernorat, à 25 ans, du Sine Saloum,  avant de devenir l’homme de confiance, puis ( à 35 ans !) le Premier ministre de Léopold Sédar Senghor, sa vie s’est longtemps identifiée avec ce service de l’État dont il parle avec une sincère ferveur.  Il faut donc voir en Abdou Diouf d’abord le haut fonctionnaire, qui a continué aux côtés du premier président du Sénégal à assumer le rôle efficace et discret que l’on attend d’un technocrate. Premier ministre, il avait là encore pour tâche de  “tenir la maison”, quand Senghor, poète voyageur autant que président, glissait sur les vagues étincelantes de la diplomatie.  Considérer toutefois cette première partie de la carrière d’Abdou Diouf comme celle d’un acteur de second plan, certes précieux, mais voué à l’ombre et au labeur muet, serait sans doute trompeur. Lui-même ne manque pas de le souligner : Senghor lui accorde toute sa confiance, et lui fait partager pleinement le secret des petites et des grandes décisions politiques. Y compris celles le concernant, lorsqu’on apprend que le président Senghor avait, dès 1964, vu en lui son successeur ; qu’en 1977 déjà il exposait à son Premier ministre le “programme” menant à la succession ; et qu’il a fallu vivre, des années durant, avec cette confidence, tout en bataillant pour éviter les chausse-trappes posées par ses concurrents à la fonction suprême.

Président du Sénégal en janvier 1981, il est jeune encore (45 ans) et entend faire coïncider le début de son mandat avec une modernisation de la vie politique. L’adoption du multipartisme intégral est la décision cruciale qui donne au Sénégal cette image, depuis lors accolée au pays, de “vitrine démocratique” de l’Afrique, à une époque où le reste du continent fait encore rimer politique avec parti unique.  Mais l’édifice de l’État sorti de l’indépendance connaît aussi ses premières craquelures : le début des années 80 coïncide avec l’imposition à l’Afrique de cette politique appelée à prendre tant d’importance, l’ajustement, dit “structurel”, qui signifie ni plus ni moins qu’une mise sous tutelle financière de l’État. L’ajustement dont le Sénégal inaugure, beau privilège que celui-là, la première version, et qui conduira des années plus tard aux émeutes du pain qui traversent du nord au sud et d’est en ouest tout le continent… et dont on s’apercevra un peu tard qu’il avait affaibli à un degré inouï la machine administrative africaine alors qu’il était question de la rendre plus “performante”. Or, cet État chargé de tant de maux par les experts avait inclus dans son ossature, avait enveloppé de sa chair, bien au delà de ce qui était attendu de lui sous d’autres climats, toute la construction sociale de la Nation. Après une décennie d’ajustement, la fin des années 80 sera terrible pour Abdou Diouf, même s’il lui est difficile aujourd’hui encore de trahir toute l’anxiété qui a dû être la sienne, capitaine d’un navire devenu difficile à barrer avec sûreté. Conflits sociaux, soubresauts politiques, menaces de désintégration régionale, conflits menaçants de voisinage,  rien à vrai dire ne lui aura été épargné. Des années auront donc été nécessaires pour pouvoir en parler ainsi, en toute franchise et liberté, et tenter d’expliquer quelle fut sa ligne de conduite, et ses convictions soumises aux infléchissements de la réalité et du pragmatisme.  Se dresse face à lui sur cette scène troublée un homme qui, par le tempérament, le parcours, est à l’opposé de tout ce qui fonde sa personnalité : Abdoulaye Wade, président du parti libéral (le PDS) est en effet un “animal” politique, un expansif adorant les bains de foule, qui sait tirer toutes les ficelles de la contestation calculée et les bénéfices de l’éloquence efficace, et se sait porté par un ardent besoin de changement d’une société paupérisée.  Abdou Diouf, lui, “gère”, avec sérieux et méthode, une situation qu’il sait difficile, il se soucie du rang du Sénégal dans le monde, il veut préserver les acquis d’une société ouverte et tolérante, pétrie plus qu’ailleurs de culture et de cosmopolitisme. Les deux hommes ne parlent pas, on l’aura compris, le même langage. Et si le président sénégalais a bien entendu, comment en douter, les appels au renouveau venus principalement du peuple urbain, le plus remuant, le plus réactif,  il doit  aussi compter avec les résistances de son propre parti, cette grande machine socialiste héritée de Senghor dont il a fallu rénover les équipes dirigeantes sans forcément réussir à changer les réflexes. Les combats les plus rudes,  reconnaît-il, n’a-t-il pas fallu les mener contre ce parti socialiste, relais bien sûr indispensable de la vie politique,  à la fois populaire, mobilisateur, diversifié dans sa composition,  en même temps arc bouté sur les avantages acquis et prisonnier d’une culture du consensus qui, nolens volens, ne peut qu’aboutir à clôturer le champ politique. 

On n’est pas homme d’État, si longtemps, sans laisser transparaître des défauts dont  les ennemis feront leur fonds, tandis que les amis n’auront vu que des qualités pouvant aussi se révéler des handicaps : Abdou Diouf  se montre sans équivoque un homme de principes, peu amateur de ces louvoiements qui permettent parfois de naviguer dans le grain ;  il est aussi, disons-le, un sentimental, fidèle en amitié, la fidélité dût-elle mener à l’erreur de calcul. Il reviendra à l’histoire de prendre en considération tous ces éléments-là avant de porter jugement sur un parcours politique aussi nourri.  Est-ce faire affront à la réalité que de constater, après tant d’épreuves et probablement quelques sérieuses déconvenues, qu’un des plus beaux gestes politiques d’Abdou Diouf fut, au Sénégal,  le dernier : la reconnaissance, au terme des élections de l’an 2000, de la victoire de son adversaire fut, personne n’a pu le nier, exemplaire et digne. Au-delà du geste, de son élégance, l’acte fut certainement décisif pour le Sénégal, subitement pacifié après tant de combats menaçants et surtout rassuré sur sa capacité, et celle de ses hommes, à engendrer un changement qui ne soit pas un sauve qui peut. Du retrait volontaire de Senghor au geste de bonne volonté d’Abdou Diouf, voilà un pays qui peut  asseoir son caractère national sur un symbolisme fort, et l’on ne dira jamais assez à quel point cette mémoire-là est fondatrice. Une autre page s’est ouverte, à la fin de l’année 2002, avec l’élection au poste de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie d’Abdou Diouf, autre événement à la forte résonance, puisque son prédécesseur au Sénégal est aussi celui qui a porté la naissance de la Francophonie institutionnelle.  Premier chef d’État à occuper cette fonction, premier Africain (d’Afrique subsaharienne…) appelé à devenir le porte-voix d’une Francophonie dont on sait ce qu’elle doit au continent noir, le nouveau secrétaire général donne le sentiment d’avoir pris là un bain de jouvence. Les défis sont d’une autre nature, et Abdou Diouf sait qu’il n’a pas davantage le droit de décevoir, mais il a donné aussitôt  le sentiment d’embrasser avec aisance une “cause” francophone dont l’évolution, par rapport à l’époque des premiers pas, a été considérable. Culture et politique, mondialisation et diversité sont les nouveaux pôles d’une Francophonie ayant des ambitions de grande organisation internationale. Dans le rôle de vigie francophone, face à une communauté mondiale inquiète de son devenir entre tant d’ensembles identitaires  flous et revendicatifs se tient l’ancien talibé (élève des écoles coraniques) de Saint Louis, musulman de cœur et laïque par conviction, par ailleurs ressortissant d’un pays qui a su acclimater en Afrique, la plus vieille des jeunes idées... la démocratie.
Thierry Perret et Philippe Sainteny
© 2004 RFI - GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA 

Entretiens conduits par Philippe Sainteny (CD 1), avec le concours de Thierry Perret (CD 2 et 3).  Réalisation : Jean Legrand. Prise de son : Marc Fichet et Philippe Nadel. Documents INA.  Un cycle de cinq émissions de Livre d’Or, les grands entretiens de RFI,   diffusées sur Radio France Internationale les 21, 28 septembre, 5, 12, 19 octobre 2003. Indicatif musical : Les Vikings (auteur : Jean-Charles Roche). 

Orientation bibliographique :
Gerti HESSELING, Histoire politique du Sénégal, Paris, Karthala, 1985, 437 p. • Mar FALL, L’État Abdou Diouf ou le temps des incertitudes, Paris, L’Harmattan, 1986, 87 p. • Momar Coumba Diop et Mamadou Diouf, Le Sénégal sous Abdou Diouf. État et société, Karthala, 1990, 436 p. • Momar Coumba DIOP (dir.), Sénégal : trajectoire d'un Etat, Karthala/Codesria, 1992, 503 p. • Gilles DURUFLÉ, Le Sénégal peut-il sortir de la crise ? Douze ans d’ajustement structurel au Sénégal, Paris, Kathala, 1994, 189 p. • Thierry PERRET, Afrique : voyage en démocratie (Les années cha cha), L’Harmattan, 1994 • Jacqueline SOREL, Léopold Sédar Senghor : l'émotion et la raison, SEPIA, 1995, 201 p. • Muriel DEVEY, Le Sénégal, Karthala, 2000, 306 p. • Cheikh GUÈYE, Touba, la capitale des mourides, Paris, Karthala, 2002, 497 p. • Momar Coumba DIOP (sous la direction), Le Sénégal contemporain, Karthala 2002, 655 p. • Mamadou DIOUF, L'échec du modèle démocratique du Sénégal, 1981-1993, AFRIKA SPECTRUM. N° 1. 1994/01.- P. 47-64 • Christian COULON, in Politique africaine, La démocratie sénégalaise : bilan d’une expérience, Paris, Karthala, numéro 45, 1992 • Daniel B Cruise O’BRIEN, in Politique africaine, Le contrat social sénégalais à l’épreuve, 1992, numéro 45 • Articles du journal Le Monde : “Le second tour prend des allures de référendum au Sénégal”, 20 mars 2000 ; “Un changement pacifique, et dans la joie après tant de craintes”, 22 mars 2000. 

Sommaire des CD 
CD 1
Plage 1  A silhouette familière, personnalité méconnue
Plage 2  Questions d’actualité :  la mort d’Idi Amin Dada, La crise ivoirienne Extrait : Idi Amin Dada : “Nous avons les meilleurs rapports avec tous les pays  occidentaux”
Plage 3  Le milieu d’origine, l’enfance, et la scolarité
Plage 4  Extrait : Badara Seck, griot du Cayor, parle de l’influence de son grand-père – griot comme lui – et chante une chanson de son répertoire
Plage 5  La figure du père
Plage 6  La figure du père,suite : Le père, potentiel champion du monde au jeu de dames,  fonctionnaire exemplaire, saint laïque
Plage 7  La Grande Royale, la Grande Amazone… et une grand-mère adorée
Plage 8  Les études supérieures. Abdou Diouf,  Major de l’Ecole Nationale de la France d’Outre-mer Extrait : Léopold Sedar Senghor.  Son premier voyage à Paris, étudiant.  Maurice Sonar Senghor lit le poème de  LSS qui raconte son premier contact avec  la capitale française
Plage 9  Un mémoire de fin d’études qui ne passe  pas inaperçu…
Plage 10  Rue du Cherche-Midi
Plage 11  Gouverneur du Siné Saloum à 25 ans ! L’affaire Mamadou Dia
Plage 12  Deux visages du socialisme sénégalais :  Lamine Gueye et Léopold Sedar Senghor Extraits : Lamine Gueye, maire de Dakar, discours à Paris : “C’est notre silence  qui est inquiétant pour la puissance  colonisatrice. Mais ici, à Paris, nous nous sentons chez nous.”
Plage 13  Senghor / Diouf : maître et disciple;  une collaboration sans faiblesse.  Le “couac” des obsèques de Senghor .
Plage 14  Biographie, derniers éléments :  une progéniture “privée” de politique.  Islam et islamisme. Goûts littéraires.  

CD 2
Plage 1  Le drame du Joola
Plage 2  Premier Ministre de Léopold Sedar Senghor  à 35 ans. La révision constitutionnelle de 1976. Démission de Senghor en 1980.  A. Diouf Président de la République…  désigné.
Plage 3  Les premières décisions du nouveau Président : l’instauration du multipartisme Extrait : Senghor et le multipartisme
Plage 4  Les premières décisions :  la lutte contre la corruption
Plage 5  A la recherche du consensus.  Un parti socialiste réticent. Contacts secrets avec le principal opposant : Abdoulaye Wade.
Plage 6  Le rôle des confréries. Les Tidjanes et les Mourides.
Plage 7  La crise de 1988. Le bras de fer Diouf / Wade. Extrait : Abdou Diouf au Club de la Presse de RFI (4 avril 1988)
Plage 8  La guerre sénégalo-mauritanienne de 1989 Extraits : 2 journalistes de RFI :  Philippe Leymarie, et Thierry Perret  –  correspondant à Dakar (5 avril 1989)
Plage 9  “Ces événements nous ont échappé ! ”
Plage 10  Une perte d’influence de la diplomatie  sénégalaise ?
Plage 11  Le parti socialiste sénégalais,  seul responsable de sa propre défaite ?
Plage 12  Abdou Diouf et Habib Thiam, comme Montaigne et la Boétie
Plage 13  La Casamance était “la prunelle de  mes yeux”.  Une rébellion incompréhensible.
Plage 14  1994 : le choc de la dévaluation  du franc CFA
Plage 15  Les élections présidentielles de mars 2000, un modèle pour la démocratie en Afrique Extrait : Correspondance de Christophe Boisbouvier, envoyé spécial de RFI à Dakar (mars 2000) Extrait : la passation des pouvoirs. Abdoulaye Wade demande à son  prédécesseur de le représenter à une  grande conférence internationale  (mars 2000)   

CD 3
Plage 1  Les premiers pas du nouveau patron de la francophonie. Bilan de santé de la langue française et de son enseignement dans le monde Extrait : Alain Rey – Livre d’Or, 6 juillet 2003
Plage 2  Perspectives de la francophonie :  où se joue son avenir ?
Plage 3  La francophonie politique.  Une organisation trop complexe ?
Plage 4  Extrait : Claude Cirille, envoyé spécial  de RFI au 7ème Sommet de la Francophonie  à Hanoï (novembre 1997)
Plage 5  La francophonie, la démocratie,  et les Droits de l’Homme
Plage 6  La francophonie, quels moyens d’action ?
Plage 7  Deux initiatives contestées de l’Organisation Internationale de la Francophonie
Plage 8  Les grands dossiers de la francophonie Extrait : Jacques Chirac au 9ème Sommet  de la Francophonie à Beyrouth  (octobre 2002)
Plage 9  Regards sur ce troisième millénaire naissant

Ecouter ABDOU DIOUF (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




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CD 1
01 A SILHOUETTE FAMILIERE PERSONNALITE MECONNUE - SAINTENY05'03
02 MORT D AMIN DADA CRISE IVOIRIENNE - SAINTENY06'01
03 EXTRAIT AMIN DADA - AMIN DADA00'36
04 LE MILIEU D ORIGINE L ENFANCE ET LA SCOLARITE - SAINTENY06'09
05 PRESENTATION DE L EXTRAIT - SAINTENY00'57
06 EXTRAIT BADARA SECK GRIOT DU CAYOR - SECK01'45
07 LA FIGURE DU PERE - SAINTENY02'14
08 LA FIGURE DU PERE SUITE - SAINTENY05'18
09 LA GRANDE ROYALE LA GRANDE AMAZONE - SAINTENY07'20
10 LES ETUDES SUPERIEURES ABDOU DIOUF MAJOR DE L ECOL - SAINTENY04'41
11 EXTRAIT LEOPOLD SEDAR SENGHOR - SENGHOR00'25
12 UN MEMOIRE DE FIN D ETUDES QUI NE PASSE PAS INAPER - SAINTENY05'16
13 RUE DU CHERCHE MIDI - SAINTENY04'01
14 GOUVERNEUR DU SINE SALOUM A 25 ABS - SAINTENY05'11
15 LAMINE GUEYE ET LEOPOLD SEDAR SENGHOR - SAINTENY01'43
16 EXTRAIT LAMINE GUEYE MAIRE DE DAKAR - GUEYE00'47
17 SENGHOR DIOUF MAITRE ET DISCIPLE - SAINTENY03'56
18 BIOGRAPHIE DERNIERS ELEMENTS - SAINTENY06'02
CD 2
01 LE DRAME DU JOOLA - SAINTENY04'09
02 PREMIER MINISTRE DE LEOPOLD SEDAR SENGHOR - SAINTENY04'28
03 L INSTAURATION DU MULTIPARTISME - SAINTENY04'30
04 EXTRAIT SENGHOR ET LE MULTIPARTISME - SENGHOR00'39
05 LES PREMIERES DECISIONS LUTTE CONTRE LA CORRUPTION - SAINTENY04'38
06 A LA RECHERCHE DU CONSENSUS - SAINTENY02'54
07 LE ROLE DES CONFRERIES - SAINTENY04'53
08 LE BRAS DE FER DIOUF WADE - SAINTENY08'42
09 EXTRAIT ABDOU DIOUF AU CLUB DE LA PRESSE - DIOUF00'59
10 LA GUERRE SENEGAL MAURITANIENNE DE 1989 - DIOUF06'24
11 EXTRAITS DEUX JOURNALISTES DE RFI - PERRET03'03
12 CES EVENEMENTS NOUS ONT E CHAPPE - SAINTENY03'45
13 UNE PERTE D INFLUENCE DE LA DIPLOMATIE SENEGALAISE - SAINTENY04'48
14 LE PARTI SOCIALISTE SENEGALAIS SEUL RESPONSABLE - SAINTENY03'09
15 ABDOU DIOUF ET HABIB THIAM - SAINTENY01'06
16 LA CASAMANCE ETAIT LA PRUNELLE DE MES YEUX - SAINTENY04'57
17 LE CHOC DE LA DEVALUATION DU FRANC CFA - SAINTENY01'11
18 LES ELECTIONS PRESIDENTIELLES DE MARS 2000 - SAINTENY04'51
19 EXTRAIT CORRESPONDANCE DE CHRISTOPHE BOISBOUVIER - BOISBOUVIER01'07
20 EXTRAIT LA PASSATION DES POUVOIRS - WADE00'45
CD 3
01 LES PREMIERS PAS DU NOUVEAU PATRON DE LA FRANCOPHO - SAINTENY04'32
02 EXTRAIT ALAIN REY - REY02'06
03 LES PERSPECTIVES DE LA FRANCOPHONIE - SAINTENY03'50
04 LA FRANCOPHONIE POLITIQUE - SAINTENY07'16
05 EXTRAIT CLAUDE CIRILLE - CIRILLE01'25
06 FRANCOPHONIE POLITIQUE ET CULTURELLE - SAINTENY01'08
07 LA FRANCOPHONIE LA DEMOCRATIE ET LES DROITS DE L H - SAINTENY02'30
08 LA FRANCOPHONIE QUELS MOYENS D ACTION - SAINTENY01'14
09 DEUX INITIATIVES CONTESTEES DE L ORGANISATION - SAINTENY03'18
10 LES GRANDS DOSSIERS DE LA FRANCOPHONIE - SAINTENY02'04
11 EXTRAIT JACQUES CHIRAC AU 9EME SOMMET - CHIRAC01'05
12 REGARDS SUR CE TROISIEME MILLENAIRE NAISSANT - DIOUF08'47
"Abdou Diouf" par LVO

« (…) Des entretiens passionnants. Un document important, que l’on apprécie ou pas l’homme et sa politique. » D.B. – LA NOUVELLE VIE OUVRIERE





« Regard sur le siècle à venir » par Le Républicain Lorrain

Tout d’abord bras droit de Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf devient le président du Sénégal en janvier 1981 avec une envie : moderniser la vie politique. L’adoption du multipartisme fera de son pays la « vitrine démocratique » de l’Afrique. En Septembre 2003, l’homme que l’on dit réservé, accordait une interview à Philippe Sainteny pour Radio France/Internationale. Un coffret de trois CD édité par Frémeaux & Associés, dans lequel il confie ses inquiétudes passées et son regard sur le siècle à venir, est désormais disponible. De son enfance à Saint-Louis à son engagement actuel pour la francophonie, Abdou Diouf évoque avec une conviction parfois teintée de tendresse, ce qui fait une vie. Être chef d’État, surtout en Afrique, n’est pas une sinécure. Les conflits sociaux, la menace venue de Mauritanie en 1989, la dévaluation du franc CFA le feront vaciller jusqu'à perdre les dernières élections présidentielles de 2000. Son ouverture au monde et son désir de créer des échanges lui permettent cependant d’obtenir en 2002 le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie, succédant ainsi à l’Égyptien Boutros Boutros-Ghali, lui-même ancien secrétaire des Nations unies.
Francis KOCHERT – LE RÉPUBLICAIN LORRAIN




« Un document rare ! » par la Revue des médiathèques et des collections musicales

Pour Radio France Internationale, septembre 2003. Secrétaire général de l’Organisation Internationale de la francophonie depuis 2002, Président de la République de Sénégal de 1981 à 2000, Premier Ministre de Léopold Sédar Senghor, Abdou Diouf possède un destin hors du commun. Un destin qui le place au centre des débats sur la décolonisation et sur la démocratie implantée en Afrique. Des entretiens fort intéressants, donc, qui permettent de mieux comprendre comment s’établit la pensée noire-africaine, comment elle échappe à nos critères de jugement occidentaux. Un document rare ! Lucas FALCHERO – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




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