RADIO JAZZ THE BEST BROADCASTS 1937-1953


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Thanks to radio broadcasts, valuable recordings have been handed down which offer us, with a freedom not available in studio recordings, an invaluable addition to our knowledge of the history of jazz. With the help of these broadcasts, Jacques Morgantini has put together here an ideal programme in a 2 CD boxset with a 32 pages booklet.
Patrick Frémeaux

Production : Frémeaux & Associés.
Droits : Groupe Frémeaux Colombini SAS.

RADIO JAZZ

RADIO JAZZ
THE BEST BROADCASTS 1937-1953











RADIO JAZZ - THE BEST BROADCASTS 1937-1953
La rencontre du jazz et du disque
Vers les années 1918-1920, il y eut une rencontre d’une importance capitale entre la musique de jazz naissante et l’enregistrement phonographique. Cette rencontre allait permettre de sauvegarder un Art qui allait dominer musicalement le XXe siècle. Quelle chance incroyable que le disque de 78 tours avec son complément le phonographe, ait permis de sauver des moments de créativité unique : les improvisations des grands jazzmen ! Dès 1923, l’orchestre de King Oliver avec à ses côtés Louis Armstrong a été enregistré et, à la même époque, chanteurs, solistes, orchestres commencèrent à prendre le chemin des studios d’enregistrement. C’est en effet la grandeur et le drame du jazz que d’être la musique de l’instant. Combien d’improvisations inspirées ont été perdues pour toujours ? Combien de moments exceptionnels, d’incroyables jam-sessions ont eu lieu, dont il ne reste plus aucune trace, sinon dans le souvenir de ceux qui ont pu y assister ? Et combien d’artistes éminents n’ont jamais été enregistrés ? Heureusement le disque a pu sauvegarder une partie (relativement faible cependant) de ce que des musiciens de jazz ont pu jouer.

Les retransmissions radio
En dehors des documents que les grandes marques de disques enregistraient aux Etats-Unis en studio, et publiaient ensuite en disques 78 tours, il y avait également un autre moyen pour écouter du jazz, c’était d’écouter la radio, ou plutôt les radios, car depuis les années 30, des stations nationales retransmettaient sur tout le territoire coast to coast, c'est-à-dire de la côte Est (New York, Boston…) à la côte Ouest (Los Angeles, San Francisco…), des programmes qu’elles avaient captés dans les lieux où se produisaient les musiciens de jazz. Les radios locales faisaient de même également lorsque des artistes renommés passaient dans leur coin. C’est ainsi que des stations de radio retransmettaient des soirées avec des jazzmen jouant dans les grands clubs, les théâtres, les dancings, les hôtels… comme le Cotton Club, le Famous Door, le Savoy Ballroom, l’Arcadio Ballroom, l’Hôtel Lincoln… Le matériel d’enregistrement et de retransmission était installé sur place et certaines soirées, outre leur diffusion en direct, ont été aussi enregistrées. Certains de ces documents d’un intérêt qu’il est inutile de souligner à nouveau, sont parvenus jusqu’à nous et c’est l’occasion de vous présenter ici quelques-unes de ces gravures, reflets de la musique jouée par les plus éminents jazzmen de leur temps ! Certains chefs d’orchestres étaient plus favorables que d’autres à cette pratique, Duke Ellington ou Count Basie notamment laissaient faire, pensant comme Basie que ces retransmissions étaient une excellente occasion de faire connaître sa musique, ses solistes, le son de son orchestre. D’autres étaient plus réticents, plus méfiants aussi !

Le “recording ban” de 1942 à 1944
Des retransmissions de soirées au Savoy ou à l’Apollo Theater par exemple, nous sont très précieuses, car elles complètent les discographies de multiples musiciens, d’autant plus qu’elles furent nombreuses, notamment dans les années 40 justement lors du désastreux recording ban, la grève des enregistrements décidée par le patron omni­potent du Syndicat des musiciens, James C. Petrillo, à la suite d’un différent entre son syndicat et les grandes marques de disques ! Résultat, aucun disque ne put être gravé aux USA, pendant près de deux ans et demi, de mi-1942 à fin 1944 ! Véritable catastrophe pour une musique vivante, la musique à capter sur le moment et dans l’instant ! Mais grâce à de multiples émissions de radio qui furent conservées et sauvées, nous avons une idée de la musique qui fut jouée pendant le long silence des enregistrements “officiels”. Certains orchestres en vue étaient pistés par les stations de radio tout au long de leurs déplacements dans le pays. On a ainsi des dizaines voire des centaines de documents captivants par les Count Basie et Duke Ellington notamment. Pour d’autres orchestres ou solistes, la récolte est beaucoup plus maigre, quelques broadcasts çà et là à se mettre sous l’oreille pour Lionel Hampton, Louis Armstrong, Benny Carter, ou Jimmie Lunceford, pour ne citer que quelques noms. Sans oublier que les radios privilégiaient largement, comme on s’en doute, les orchestres blancs.

Les concerts AFRS Jubilee
En dehors de ces stations nationales et locales, fut mis en place lors de l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1942, un service des armées confié à des professionnels du son se trouvant sous les drapeaux. Il s’agit des Armed Forces Radio Service ou AFRS Jubilee qui diffusaient des programmes destinés aux soldats américains alors en opération dans le Pacifique, mais aussi en Europe. Très vite le centre des AFRS s’installa à Los Angeles. Présentés par le comédien Ernie “Bubbles” Whitman, des concerts devant un public enthousiaste étaient donnés régulièrement. Dès la mi-1943, les programmes AFRS Jubilee étaient diffusés sur ondes courtes tant vers l’Ouest que vers l’Est. Bien sûr, on trouve là une mine de belle musique jouée par des orchestres et artistes blancs et noirs. Bien évidemment à la fin de la guerre, les activités des AFRS déclinèrent.

Les V-Discs
Une partie des enregistrements provenant des concerts AFRS, ainsi que des séances spécialement réalisées, furent édités en disques vinyle 78 tours de 30 cm et appelés V-DISC, V pour victoire, comme il se doit ! Les musiciens mettaient un point d’honneur à jouer gratuitement pour que les boys entendent partout dans le monde la musique leur rappelant le pays ! Ces disques étaient livrés par l’armée US dans tous les endroits de détente où se trouvaient les Gis : camps, mess, hôpitaux… Ces cires ont été évidemment “chassées” par les collectionneurs qui en connaissaient l’existence et la valeur artistique. Mais les disques que l’on arrivait à trouver étaient rarement en très bon état, car les militaires prenaient, semble-t-il, peu de soin de ces merveilles. On a connu des amateurs qui tournaient autour des camps militaires US en France avec des bouteilles de whisky destinées à servir de monnaie d’échange contre l’obtention des très désirés V-Discs. D’autres allaient même jusque dans des ports pour chiner à la descente des bateaux des cires en état parfait ! Nous en avons même connu qui en avaient fait un petit commerce.

Importance des retransmissions radiophoniques
À travers les Etats-Unis, certains endroits où se produisaient les grands musiciens étaient investis par les radios : le Cotton Club, le Savoy Ballroom, l’Apollo Theater, le Zanzibar Club, le Café Society Uptown, le Blue Room de l’Hôtel Lincoln à New York, l’Hôtel Sherman, le Royal Theater à Chicago, le Southland Café à Boston… Lorsqu’un orchestre en vue avait un engagement de longue durée, comme par exemple celui de Count Basie au Famous Door en 1938, toutes les soirées étaient retransmises. À cette époque des amateurs de jazz (fortunés) avaient pu acquérir des appareils enregistreurs et capter, mais surtout sauver une merveilleuse musique qui, sans eux, se serait envolée sur les ondes et aurait été perdue à jamais. Grâce soit rendue à ces pionniers ! Beaucoup de ces “sauvetages” sont parvenus jusqu’à nous, mais il doit bien y avoir sur le vaste territoire des Etats-Unis des joyaux qui sont restés confidentiels, soit oubliés dans quelque coin, garage ou grenier, soit, pour d’autres, gardés jalousement par des collectionneurs peu désireux de partager ces merveilles avec tout le monde. ! S’il fallait démontrer l’utilité de ces retransmissions radio, outre le plaisir immédiat procuré à l’auditeur, un seul exemple suffirait, et quel exemple ! Le producteur et promoteur de jazz John Hammond a découvert Count Basie en 1936 tout simplement en écoutant sur le poste de sa voiture une émission d’une radio locale (W9XBY) ! C’était, émanant du Reno Club de Kansas City, l’orchestre d’un nommé William Basie. Et John Hammond a reconnu ne jamais avoir entendu un jazz aussi exceptionnel ! Cela le décida à se rendre très vite à Kansas City pour en entendre plus. Là, il prit Count Basie et ses boys, ses Barons of Rhythm suivant l’appellation officielle, sous son aile pour les propulser via Chicago à New York et vers la renommée ! Ces retransmissions de Kansas City n’étaient pas enregistrées et c’est un éternel regret que de ne pouvoir entendre avec Basie, les Lester Young, Herschel Evans, Hot Lips Page, puis Buck Clayton et une section rythmique de rêve, celle qui allait devenir la meilleure de l’histoire du jazz avec bien sûr Basie lui-même au piano, Walter Page à la contrebasse et Jo Jones à la batterie ! On peut donc légitimement penser que c’est grâce à ces broadcasts d’une radio locale de Kansas City que la belle aventure de Count Basie et son orchestre a commencé. Sans ces radios, peut-être seraient-ils restés à Kansas City dans un anonymat relatif et n’auraient jamais connu la gloire ! Lorsque les émissions étaient enregistrées, ce qui n’était pas toujours le cas (comme au Reno Club hélas) les ingénieurs utilisaient la gravure directe sur disques “acétate” en 78 tours de 30 cm, et même dans certains cas, sur disques de 16 pouces, soit 40 cm (dimension non commerciale réservée aux studios et aux radios). Certains de ces disques ne pouvaient être joués qu’une seule fois ! Mais heureusement, un nombre non négligeable de ces instants de qualité sont ar­rivés jusqu’à nous. Nous vous proposons donc d’en écouter un choix, avec de prestigieux artistes ! Dans quel ordre les présenter, au fond, pourquoi pas par ordre alphabétique tout simplement ?

Les titres sélectionnés dans le premier CD
Tout d’abord, en provenance du Cotton Club de New York, Louis Armstrong et son grand orchestre de 1940. Sur un arrangement du saxo Joe Garland, Keep The Rhythm Going est un instrumental montrant bien la qualité de la formation de Louis avec Big Sid Catlett à la batterie. Curiosité, le trompettiste Henry “Red“ Allen qui faisait partie de la section des trompettes a droit exceptionnellement à un solo avant celui du clarinettiste Bingie Madison, puis l’arrivée triomphale de Louis. On prend Lazy River en cours de route, car le morceau avait commencé au moment où les ingénieurs changeaient de disques, sur vocal émouvant de Satchmo avec quelques passages en scat réjouissants et on termine avec sa trompette rayonnante ! Au cours de sa composition Struttin’ With Some Barbecue, Louis expose le thème suivi de la clarinette de Madison et d’un bon solo de saxo-alto de Charlie Holmes, puis Louis développe avec maîtrise, puissance et sérénité un solo magnifique pour terminer ! Le Roi est bien là !
Avec Count Basie, la difficulté réside dans le choix des titres à sélectionner car des dizaines de documents sont en notre possession, dont beaucoup d’un excellent niveau. En effet, depuis 1937, que ce soit au Chatterbox de l’Hôtel William Penn de Pittsburgh, au Savoy de Harlem, où plus souvent encore au Famous Door de New York, Basie a toujours été d’accord pour que l’on retransmette sur les ondes ses prestations. Ces émissions sont très précieuses car elles donnent souvent la “parole“ au magnifique saxo-ténor Herschel Evans qui, dans les disques enregistrés chez Decca à la même époque, était désavantagé au profit de l’autre ténor Lester Young. J’avais interrogé Buck Clayton à ce sujet car, outre sa place de soliste de la trompette et son activité d’arrangeur, il faisait office de directeur musical de l’orchestre. Il me confirma qu’Herschel s’était plaint d’être souvent défavorisé, dans la répartition des solos lors des enregistrements en studio. Mais c’était le choix de Basie. Par contre en concert, les solos de ténor étaient répartis beaucoup plus équitablement entre ces deux grands solistes. Et comme j’avoue avoir un faible pour le fougueux Herschel Evans, dont chaque intervention dégage un swing, une véhémence, une impétuosité qui avaient fait de lui, malgré une faible discographie (il devait hélas décéder en février 1939), le modèle, la référence, le chef de file de la fameuse école des Texas tenors, les Buddy Tate, Illinois Jacquet et Arnett Cobb, qui se sont toujours réclamés de lui ! Provenant du Chatterbox de l’Hôtel William Penn de Pittsburgh, une version du thème de Jelly Roll Morton, King Porter Stomp, laisse la place, après Buck Clayton, à un vibrant solo d’Herschel Evans qui fait ici preuve de toutes ses qualités. Comme le constatait le batteur de l’orchestre Jo Jones : « c’était Herschel qui mettait le feu à l’orchestre, lorsqu’il commençait un solo » ! Count Basie, que l’on entend trop peu en solo dans ses enregistrements, joue longuement et magnifiquement dans I’ll Always Be In Love With You. Un régal ! De son long séjour au Famous Door de New York, est extrait Wo-Ta-Ta, un bel arrangement d’Eddie Durham jamais été gravé en studio et qui comporte des interventions de multiples solistes dont Basie lui-même, Buck Clayton et notre cher Herschel Evans, toujours aussi convaincant et lyrique au ténor. Il est suivi par Benny Morton au trombone, très en forme, puis c’est le tour de Lester Young bien soutenu par les cuivres. Interlude et brève apparition d’Earl Warren à l’alto, puis c’est Evans, cette fois à la clarinette, qui conclut avec tout l’orchestre. Au milieu du recording ban, en 1944, une retransmission AFRS en provenance de l’Hôtel Lincoln à New York offre Dance of the Gremlins avec un beau et puissant solo de Buddy Tate au ténor, un fidèle disciple d’Herschel Evans dont il a le discours, les larges inflexions et l’envolée. Ensuite c’est le tour de la puissante trompette d’Harry Edison (un peu desservi par la prise de son) et Lester Young poursuit fort bien avant un robuste final dont Basie joue le pont avec sa précision légendaire !
Cab Calloway, le chanteur, danseur, fantaisiste, était une attraction très demandée et bien payée dans tout le pays, et son succès personnel lui permit de recruter autour de lui un grand orchestre qui, au cours des années 1937 à 1945, fut un des meilleurs du monde, avec Chu Berry au ténor, Hilton Jefferson à l’alto, Jonah Jones à la trompette… et une section rythmique qui, après celle de Count Basie, était peut-être la meilleure du business avec Cozy Cole aux drums, Milton Hinton à la basse et Danny Barker à la guitare ! Le premier titre est Hard Times, avec, après le vocal de Cab, un solo bien développé de Dizzy Gillespie, alors musicien de jazz disciple de Roy Eldridge. Survient alors le grand Chu Berry dominateur, bref, impérial, sachant comme peu savent le faire, construire un solo et en amener une fin logique et imparable ! De la même émission est extrait Limehouse Blues avec un furieux solo de Chu Berry d’un drive étonnant, où il fait preuve d’une autorité renversante, avant de courts passages de Dizzy Gillespie et de Jerry Blake à la clarinette, et un dernier chorus qui comprend encore 8 mesures de Chu et quelques roulements de Cozy Cole.
Benny Carter a toujours eu des difficultés à conserver longuement de grandes formations. Pourtant ce soliste exceptionnel, aussi bien à l’aise à l’alto qu’à la trompette ou la clarinette était également un maître de l’arrangement. Sa manière de faire sonner ses orchestres était connue et saluée tant par les amateurs que par ses pairs, les grands du jazz. Jump Call, sur tempo vif, démarre en trombe et se poursuit avec de brillants chorus de Benny à l’alto suivis, après un trio de trombones, par le chaleureux Bumps Myers, un tout bon, au ténor. Je n’ai pu identifier le premier trompettiste soliste, mais je suis sûr que celui qui termine dans l’aigu à la fin du morceau est Walter Williams, que l’on a bien connu chez Lionel Hampton.
Le fougueux trompettiste Roy Eldridge avait monté un orchestre, comportant de fort bons musiciens, qui fit les beaux jours de l’Arcadia Ballroom de New York en 1939. La formation comportait deux trompettes, un trombone, trois saxes et quatre rythmes. Minor Jive provient d’une radio du 19 septembre 1939 avec de brillantes improvisations de Roy bien sûr, de Franz Jackson au ténor, de Prince Robinson à la clarinette, de son frère Joe à l’alto avant le retour de Roy qui joue alors un exceptionnel solo d’une rare puissance. Il joue presque avec férocité, bien servi par sa sonorité épaisse qui possède une ampleur réjouissante ! À noter son incursion dans l’aigu suivie d’une longue phrase d’un swing imposant, parfaitement articulée. Lorsqu’il joue ainsi, Roy Eldridge se place parmi les très grands de son instrument. Les plus avisés de nos auditeurs auront décelé en Minor Jive une variation sur le fameux King Of The Zulus que Louis Armstrong avait gravé dès 1926 avec son Hot Five et qu’il rejouera en 1957. Roy Eldride avait eu le flair d’engager un jeune drummer qui venait d’arriver à New York de sa Floride natale, David “Panama” Francis qui allait devenir un des grands batteurs du jazz, un percussionniste aussi à l’aise pour pousser une petite formation que pour tenir et dynamiser un grand orchestre !
C’est le tour de Duke Ellington de nous proposer, en provenance du Ritz Carlton de Boston, un de ses arrangements, Grievin’, dont les deux héros sont Johnny Hodges et Cootie Williams. De la musique apparemment simple, mais en fait d’une rare subtilité, d’une musicalité raffinée, qui “n’a l’air de rien” mais dont chaque contrechant colle parfaitement à la personnalité des divers solistes ; de la belle ouvrage avec Barney Bigard pour terminer. Impossible de ne pas être transporté par l’émotion qui se dégage du jeu de Ben Webster tout au long de Just A Settin’ And A Rockin’. Sonorité somptueuse, richesse des idées et maîtrise de son instrument, pendant sa période Ellington, le grand Ben était vraiment infaillible ! Avec quelle décontraction, avec quelle éloquence, ce musicien sait raconter une histoire en prenant bien son temps, et combien il sait nous faire partager ce qu’il ressent ! Après lui un excellent Tricky Sam Nanton et, enfin, vraiment bon, Chauncey Haughton à la clarinette qui avait pris la difficile succession de Barney Bigard. Dès le départ de What I Am Here For, l’auditeur est ébloui par la richesse, la somptuosité de l’arrangement, par la chaleur qui anime les saxos dialoguant avec le trombone wa-wa de Tricky Sam. Puis vient le tour de Rex Stewart au cornet, très en verve lui aussi, avant un Ben Webster dont nous venons de dire qu’il ne ratait rien pendant son séjour dans les rangs de l’orchestre de Monsieur Ellington. Pour terminer cette courte exploration de diverses radios de Duke, Hop Skip And Jump de 1945, au cours duquel le saxo alto de Johnny Hodges évolue avec la grâce et le détachement apparent qui le caractérisent si bien !
Encore tronquée, une bonne version de Till Tom Special dont il manque le départ pour cause de changement de disque, par le Sextet du clarinettiste Benny Goodman, qui comprenait deux immenses solistes, Lionel Hampton au vibraphone et le génial Charlie Christian, le maître de la guitare électrique qui nous gratifie d’un chorus où les idées fusent au détour de chaque mesure. Sa nonchalance trompeuse et son swing souple sont un vrai régal. Un pionnier et un jazzman de première grandeur mort hélas à 23 ans !
C’est Lionel Hampton que l’on retrouve pour des radios d’origine inconnue gravées à New York en 1940 avec de curieux comparses, le guitariste Teddy Bunn, Douglas Daniels au tiple (sorte de petite guitare, comme l’ukulele) et Wilbur Daniels à la basse (en fait les anciens compères du groupe des Spirits of Rhythm qui jouit d’un certain succès dans les années 33-34 avec le chanteur scat Leo Watson). Par cette équipe, voici une des plus anciennes versions de la fameuse composition de Lionel, Flyin’ Home, jouée sur un tempo plus lent qu’à l’accoutumée. On sait que c’est un peu plus tard, en 1942, que ce titre enregistré par Decca eut un retentissement mondial avec les deux chorus de ténor du jeune Illinois Jacquet, peut-être le solo le plus copié de toute l’histoire du jazz. Lionel termine avec certains riffs qu’il utilisera plus tard avec son grand orchestre lors des torrides interprétations de Flyin’ Home, devenu son tube inusable et son indicatif. Hampton’s Boogie Woogie est un autre classique de son répertoire, un autre “inusable” composé par lui-même et son pianiste arrangeur, le cher Milton Buckner. Justement Milt est à ses côtés pour ce morceau joué lors d’un concert en donné en août 1947 par un quintette dont seuls Hamp et Milt sont identifiés. L’euphorie est présente à chaque seconde et le travail d’accompagnement et de soutien de Milt absolument exceptionnel ! Vieux classique du répertoire d’Hampton des années 1945 à 50, Beulah’s Boogie avait paru fugitivement sur un disque 78 tours double face. Dans cette retransmission new-yorkaise de 1949, Lionel se taille la part du lion au vibraphone soutenu comme toujours par des riffs efficaces de Billy Mackel à la guitare. Interventions musclées de tout l’orchestre, avec aux trompettes Duke Garrette puis Leo Shephard ; après le ténor, certainement Johnny Sparrow, c’est de nouveau Lionel avec les ponctuations bien connues et les appels à “l’émeute” pour clore !

Les titres sélectionnés dans le second CD
L’enchaînement se fait toujours en compagnie de Lionel Hampton, avec deux documents exceptionnels tirés d’un concert donné à Malibu Beach en Californie, où son vibraphone est particulièrement bien pris ! Un feu d’artifice comme Mister Hampton sait en tirer, gémissements d’aise en sus ! Jouez ces deux morceaux aussi fort que votre chaîne et vos voisins vous le permettent, on perçoit parfaitement la frappe des mailloches sur les lamelles du vibraphone ; impressionnant, isn’t it ? Cette virtuosité nous rappelle que Lionel est aussi un batteur d’une rapidité hors du commun ! Lionel Hampton a été, sans nul doute, un des musiciens de jazz les plus importants de tout le siècle ! Billy Mackel se joint une fois de plus à lui pour un final d’un swing décoiffant, l’orchestre n’intervenant que dans les dernières mesures pour l’accord final. Jouez fort ces deux titres, je vous l’ai déjà dit !
L’orchestre du trompettiste Erskine Hawkins a été l’un des favoris et un pilier du fameux Savoy Ballroom de Harlem. Arrangements tournés résolument vers la danse, tempos medium, pulsation élastique, brillants solistes, sa formation avait tout pour plaire au public le plus redoutable et le plus exigeant, celui des danseurs du Savoy ! Uncle Bud, composé par le saxo-alto Bill Johnson, offre en marge de l’arrangement un beau commentaire de Dub Bascomb à la trompette wa-wa, puis c’est le tour du chaleureux ténor Julian Dash suivi par Dickie Harris au trombone. La fluide clarinette d’Heywood Henry répond aux cuivres, et Erskine Hawkins amène le chorus final joué par tous avec abandon et souplesse. De 1946, en provenance du Blue Room de l’Hôtel Lincoln de New York qui nous a donné tant de radios, Sneaking Out est une composition du saxo-alto et arrangeur Bobby Smith, que l’on entend au début, suivi par un musicien très doué, qui savait parfaitement maîtriser la sourdine et le growl, Bobby Johnson, son solo de trompette étant coupé au pont par 8 mesures de ténor par Julian Dash. Le piano d’Ace Harris répond à l’arrangement avant le traditionnel passage d’Hawkins dans l’aigu et le retour de Bobby Smith pour terminer. De la même émission provient l’un des tubes de l’orchestre, Holiday for Swing, arrangé par le trompette Sammy Lowe qui a beaucoup écrit pour cette formation. C’est Erskine que l’on entend au début, puis Julian Dash avec un solo très bien construit et joué avec une belle énergie. Pour terminer, un arrangement brillant avec forte participation des trompettes dont les parties se croisent avec bonheur. L’orchestre étant sur scène, on enchaîne immédiatement avec l’indicatif Tuxedo Junction. Du jazz simple, chaud et dansant, voilà la recette ! Le célébrissime concert « From Spirituals to Swing » organisé en 1938 par John Hammond révéla le talent de deux pianistes de boogie-woogie, Pete Johnson et Albert Ammons, auxquels se joignit le chanteur de blues de Kansas City Big Joe Turner. Ils contribuèrent largement à lancer the Boogie-Woogie craze, la folie du boogie-woogie, qui devint extrêmement populaire aux Etats-Unis. Ces musiciens firent le succès des cabarets de New York qui les employaient, comme le Café Society Uptown. On possède de précieux témoignages de la musique qu’ils jouaient, comme ce Goin’ Away Blues où Joe Turner clame le blues accompagné par son ami et pianiste fétiche Pete Johnson. L’accord entre ces deux artistes était un sujet d’étonnement, et ce depuis leurs débuts dans les années 30 à Kansas City. S’il y eut en disque quelques rares duos de pianistes, nulle paire n’a jamais eu la complicité, la complémentarité, le swing, l’aisance du duo Pete Johnson/Albert Ammons. Leur entente est miraculeuse tout au long de Foot Pedal Boogie, gravé à New York en janvier 1943, grâce à AFRS Julibee. Un régal !
Débordant de joie de vivre, de pétulance, de malice, le saxo-alto et chanteur Louis Jordan dirigea son Tympany Five avec succès pendant des années. Ses disques étaient attendus avidement par ses admi­rateurs et Five Guys Named Moe figurait en bonne place à son répertoire. La version qui fut gravée à l’automne 1943 à Hollywood est comme toujours partagée entre de robustes solos du trompette Eddie Roane, plusieurs chorus d’alto et des vocaux du chef, dont le bagout enchantait ses fans de l’époque.
Très différente, la formation régulière du bassiste John Kirby, avec ses solistes réputés pour leur virtuosité, jouait une musique précise mise au point avec méticulosité et laissant, çà et là, la place à des solos parfaitement contrôlés. Les arrangements étaient dus au trompettiste Charlie Shavers, éminent spécialiste de son instrument, comme l’étaient les réputés Buster Bailey à la clarinette et Russell Procope à l’alto. Du beau travail par cet orchestre qui fut longtemps l’attraction de l’Onyx Club à New York.
Andy Kirk dirigea à Kansas City un grand orchestre, les Twelve Clouds of Joy, qui tenait la dragée haute aux autres formations de la ville comme celles de Bennie Moten, de Count Basie ou de Jay McShann. Comme d’autres leaders de cette cité du Middle-West, il fit le voyage vers la côte Est et New York. Sa formation comptait plusieurs étoiles de première grandeur dont la pianiste Mary Lou Williams, qui écrivait aussi la majorité des arrangements, et le ténor Dick Wilson. En 1939 Andy Kirk avait recruté un jeune saxo-ténor très prometteur qui devait, par la suite, faire parler de lui abondamment, Carlos “Don” Byas ! Retransmis du célèbre Cotton Club, Marcheta est une interpré­tation qui offre la particularité, unique à notre connaissance, de présenter en solo les deux saxos-ténors jouant à tour de rôle : d’abord Dick Wilson, reconnaissable à ses longues phrases sinueuses lors du premier chorus, puis Don Byas qui intervient avec autorité (le pont de son chorus étant confié au trombone Ted Donnelly). Le chorus suivant est entièrement laissé au trompette Clarence Trice, suit un court passage de Floyd Smith à la guitare avec le pont joué de nouveau par Dick Wilson, les dernières notes de trompette ayant cette fois Shorty Baker pour auteur. Une interprétation dense où il se passe beaucoup de bonnes choses ! Le titre suivant, 47th Street Jive, est presque entièrement dévolu à l’excellente chanteuse June Richmond, une solide big mama dont on aimera la belle voix et l’abattage ! Elle échange quelques plaisanteries avec Andy avant d’attaquer son vocal, soutenue à la perfection par tout l’orchestre qui semble prendre un immense plaisir à swinguer pour elle ! Ce titre provient d’une retransmission AFRS de mai 1945 à Hollywood.
L’orchestre de Jimmie Lunceford avait certes perdu quelques-unes de ses vedettes, Sy Oliver, Eddie Tompkins (trompettes), Willie Smith, Ted Buckner (saxos-altos), mais il avait encore belle allure pour deux titres qui proviennent de radios AFRS de novembre 1945 enregistrées dans un camp militaire aux Jefferson Barracks dans le Missouri. Le pont du premier chorus de Jeep Rhythm est dû au trombone John Ewing, puis c’est le tour du trompette, le facétieux Russell Green, avant le piano d’Eddie Wilcox. Et c’est l’arrivée, comme toujours spectaculaire, de la star de l’orchestre, le formidable Joe Thomas, un des plus grands ténors de tous les temps, dont le volume, l’ampleur ont été rarement égalés; sa sonorité plantureuse, son swing énorme sont ici bien en évidence. Tout comme dans What To Do où il est encore très présent avant Wilcox au piano, dont le solo est ponctué par tous les cuivres jouant en puissance ! C’est enfin le tour des saxes pour une courte coda.
Lucky Millinder fut lui aussi, avec son orchestre, un des résidents du Savoy Ballroom de Harlem. Du reste, le premier titre, provenant des programmes AFRS Jubilee de 1943, dont le titre est tout simplement Savoy, rend hommage au fameux dancing ! Ici, contrairement à d’autres versions de ce morceau que nous connaissons, le présentateur des concerts Jubilee, Ernie “Bubbles” Whitman, après quelques blagues, se joint à Lucky et au guitariste Trevor Bacon pour chanter quelques phrases à la gloire du Savoy. L’excellent trompette est Frank Humphries, un bien bon musicien qui aurait pu faire une belle carrière, mais, après son passage sous la houlette de Lucky, on n’entendit plus beaucoup parler de lui. Le vigoureux solo de ténor est dû à Sam “The Man“ Taylor, un musicien qui s’illustra avec succès dans de nombreuses formations. La section rythmique carbure à fond avec Panama Francis à la batterie ! Autre atout d’importance pour Lucky Millinder et son big band, la présence de l’unique Sister Rosetta Tharpe qui, dans le spiritual Rock Daniel composé par elle-même et sa mère, chante avec son enthousiasme et sa joie de vivre coutumiers. C’est elle qui joue le solo de guitare typique de son style énergique. Rosetta sous la pression des gens d’église dut quitter la musique profane et le monde du jazz pour se consacrer presque exclusivement au Gospel et aux chants religieux! 
Le vétéran de la musique néo-orléanaise Kid Ory a souvent dirigé ses propres orchestres. Installé en Californie et aidé par l’homme de cinéma et de radio Orson Welles, il monta vers 1942/43 un orchestre de pur style New Orleans avec certains musiciens qui avaient joués avec lui dans le passé. À partir de ce moment, il joua régulièrement en Californie, effectua quelques tournées sur le vieux continent et assura une participation remarquée dans le film « New Orleans » aux côtés de Louis Armstrong, son comparse des fameux Hot Five de 1926 à Chicago ! Pendant des années il fît les belles soirées du Club Hangover de San Francisco et nombreuses furent les retransmissions radio dont nous extrayons cette version de 1953 de Snag it, le vieux thème de King Oliver. Belles improvisations collectives et solos brillants de Teddy Buckner et denses de Kid Ory.
À présent, la seule radio que l’on possède du très grand T-Bone Walker, dont l’origine est indéterminée, sinon qu’elle eut lieu en Californie à Los Angeles en 1944. C’est un plaisir immense que d’entendre T-Bone, sa guitare magique et son chant prenant devant une formation importante dont, entre parenthèses, on ne sait rien. Et pourquoi un seul morceau est-il parvenu jusqu’à nous ? Y a-t-il, cachés quelque part, d’autres titres enregistrés le même jour ? Please guys, on aimerait les avoir ! T-Bone est souverain tout au long de ce Low Down Dirty Shame, un véritable enchantement, faisant parler sa guitare avec la maîtrise qui devait en faire l’idole de centaines de guitaristes qui, encore en ce début du XXIe siècle, lui rendent hommage en jouant certains de ses succès et surtout en cherchant à sonner comme lui plus de trente ans après sa disparition ! Et quel dommage que T-Bone n’ait pas plus souvent enregistré avec un grand orchestre.
Le roi de la batterie Chick Webb dirigea un big band qui fut de 1933 à 1939 (date de sa mort) l’orchestre référence du Savoy Ballroom. Son jeu de batterie unique et sa manière de faire sonner sa formation ont été louées par tous les grands jazzmen qui ont eu la joie de l’entendre en direct ! Peu d’émissions de radio lui ont été consacrées, cependant voici trois morceaux qui donnent une idée du rendement exceptionnel de son big band, en provenance d’une soirée captée à New York en janvier 1939, quelque mois avant son décès. Who Ya Hunchin’ présente quelques différences avec la version Decca. Après un court solo de Sandy Williams au trombone, c’est le tour de Taft Jordan, très inspiré à la trompette, avec des phrases en dérapages typiques de son style. Un break de batterie et un bel ensemble pour terminer avec un Chick très présent pour souligner chaque nuance de l’arrangement. Liza contient de vertigineux solos de batterie, un court passage de Taft Jordan, alors que le chorus suivant est joué avec brio par l’autre trompettiste, Bobby Stark, solo dont le pont est pris par Sandy Williams au trombone. Et tout au long ce sont des breaks, des solos de batterie et un soutien puissant à l’orchestre avec l’appui de son remarquable bassiste Beverly Peer, un vrai roc ! Une salutation amicale en direction de Count Basie dont il reprend le célèbre One O’clock Jump. Le piano de Tommy Fulford intervient en premier, puis c’est Ted McRae pour deux chorus de blues au ténor et le super swingman du trombone, le fidèle Sandy Williams pour deux chorus également, la clarinette de Garvin Bushell, Bobby Stark à la trompette, un ensemble avec les riffs traditionnels, un bref retour du piano, un break de Chick et le final !
Nous sommes arrivés au terme de notre exploration des retransmissions radio les plus représentatives de la musique qui courait sur les ondes pendant et autour des années 40 ! Riche moisson avec les grands du jazz !
Jacques MORGANTINI
© 2008 Frémeaux & Associés/Groupe Frémeaux Colombini SAS
Remerciements à Jean Buzelin et à Pierre Allard pour les tirages photographiques.
Archives sonores : Jacques Morgantini
Photos & collections : Jean Buzelin, Jacques Morgantini, Michel Pfau, X (D.R.)

english notes
RADIO JAZZ - THE BEST BROADCASTS 1937-1953
Around 1918-20 there was a hugely important encounter between the developing style of jazz and the gramophone which would facilitate the preservation of a musical genre that dominated the 20th century. Luckily, the advent of 78 records together with that of the gramophone enabled some unique moments to be saved for posterity i.e. the improvisations of great jazzmen. By 1923 King Oliver’s band, with Louis Armstrong, had been recorded and, during the same period, singers, soloists and orchestras began to find their way into recording studios. The greatness of jazz is due largely to the fact that it is so often instantaneous music but this can also be a disadvantage. How many inspired improvisations have been lost forever? How many exceptional moments, incre­dible jam sessions, took place of which no trace remains other than in the memory of those taking part? And how many outstanding artistes were never recorded? Fortunately, part (although relatively little) of what these musicians played has been preserved on record.

Radio Broadcasts
In addition to studio recordings made by big labels in the USA and then issued as 78s, there was also another way of listening to jazz on the radio for, from the 30s onwards, national stations broadcast coast to coast i.e. from the East Coast (New York, Boston…) to the West Coast (Los Angeles, San Francisco…) programmes they had recorded live where jazz musicians were playing. Local stations did the same when a well known performer appeared in their area. Thus radio stations broadcast evenings from big clubs, theatres, dance halls, hotels etc. such as the Cotton Club, the Famous Door, the Savoy Ballroom, the Arcadia Ballroom, the Lincoln Hotel… Recording material was set up on the spot and some shows, in addition to being broadcast live, were also recorded. Some of the latter, the importance of which we have already stressed, have come down to us and this CD is an opportunity to present a selection played by the most outstanding jazzmen of the time. Certain bandleaders welcomed the idea more than others, notably Duke Ellington and Count Basie, believing these occasions were an excellent chance to make their music, soloists and their particular sound known. Others were more reticent, even suspicious of the whole idea!

The recording ban 1942 to 1944
Recordings of broadcasts from the Savoy or the Apollo Theater, for example, are extremely precious as they complete the discographies of countless musicians, especially as there were a lot of them particularly in the 40s during the disastrous recor­ding ban instigated by the all-powerful boss of the Musicians Union, James C. Petrillo, follo­wing a dispute between his union and the big record labels. The result was that no records could be made in the USA for almost two and a half years, from mid-1942 to the end of 1944. A veritable catastrophe for music that needs to be captured at the very moment it is created. However, thanks to countless radio broadcasts that were preserved, we have some idea of the sort of music that was being played during this long “official” silence. Prominent orchestras were followed around by radio stations when they were on tour. Thus we have dozens, if not hundreds, of fascinating mementos of Count Basie and Duke Ellington in particular. The output from other bands and soloists was far smaller although a few broadcasts here and there do enable us to hear the Lionel Hampton, Louis Armstrong, Benny Carter or Jimmie Lunceford to name but a few. Not forgetting that radio stations, as was to be expected, gave more space to white orchestra.

The AFRS Jubilee Concerts
Besides these national and local stations, when the US joined the war in 1942, the Armed Forces Radio Service or AFRS Jubilee was set up to broadcast to American servicemen both in the Pacific and Europe. The AFRS headquarters were set up in Los Angeles. Presented by comedian Ernie “Bubbles” Williams, regular concerts were given in front of enthusiastic audiences. By mid-1943 AFRS Jubilee programmes were broadcast on short wavelengths both to the West and the East. Naturally they included a wealth of good music from white and black performers. Of course, with the end of the war, AFRS’ activities tailed off.

V-Discs
Part of the recordings resulting from AFRS concerts, as well as special sessions commissioned, were issued on 30 cm vinyl 78s called V-Discs: V for victory of course! Musicians made it a point of honour to play free so that the boys throughout the world could listen to music reminding them of home. These records were delivered by the US army to camps, messes, hospitals etc. They were naturally eagerly sought after by collectors who knew of their existence and their artistic value. But the records they did manage to find were rarely in very good condition for it seems the soldiers did not take particularly good care of them. Some fans even hung around US army bases in France with bottles of whisky to swap for these precious V-Discs. Others even went as far as waiting at the ports to grab these records as they came off the ships! This occasionally developed into quite a lucrative little business.

The importance of radio broadcasts
Throughout the United States, some places where famous musicians appeared were invaded by radio stations: the Cotton Club, the Savoy Ballroom, the Apollo Theater, the Zanzibar Club, the Café Society Uptown, the Blue Room at the Lincoln Hotel in New York, the Sherman Hotel, the Royal Theater in Chicago, the Southland Café in Boston… When a prominent orchestra had a long standing engagement, for example Count Basie’s at the Famous Door in 1938, every evening show was broadcast. Wealthier jazz fans could now afford the latest equipment and recorded some of this marvellous music that would otherwise have been lost on the airwaves for ever. These pioneers certainly deserve our thanks! Many of these have come down to us but, in such a huge country as the States, there must still be some gems lying forgotten in the corner of some garage or attic, or even jealously guarded by private collectors unwilling to share them with the rest of the world! Just one example illustrates the value of these broadcasts, apart from the immediate pleasure afforded the listener: producer and jazz promoter John Hammond discovered Count Basie in 1936 quite simply when listening to a local radio broadcast (W9XBY) from the Reno Club in Kansas City where a certain William Basie was playing. It was this that decided him to go to Kansas City to hear more. He took Basie and his Barons of Rhythm under his wing and propelled them via Chicago to New York and fame! Unfortunately, these broadcasts from Kansas City were not recorded and so we lost the chance of hearing alongside Basie the likes of Lester Young, Herschel Evans, Hot Lips Page, then Buck Clayton and what was to become one of the best ever jazz rhythm section with Basie himself on piano, Walter Page on bass and Jo Jones on drums! There is no doubt it is thanks to these broadcasts from a local Kansas City radio station that Basie’s career really took off for without them he might have remained in relative obscurity in Kansas City. Whenever these broadcasts were recorded, which was not always the case, the sound engineers cut them directly on to acetate 30cm 78s and even, in some cases, on to 16-inch ones (40cm) intended for non-commercial use only and reserved for studios and radio stations. Some of these recordings could only be used once but, luckily for us, quite a few have survived and we now invite you to listen to a selection featuring some outstanding musicians, presented in alphabetical order.

Titles on the first CD
This CD opens at the Cotton Club in New York in 1940 with Louis Armstrong and his big band. Keep The Rhythm Going, in an arrangement by saxophonist Joe Garland, is an instrumental that shows the formation’s quality, with Big Sid Catlett on drums. Oddly enough, trumpeter Henry “Red” Allen, part of the trumpet section, is given a solo before that of clarinettist Bingie Madison and Louis’ triumphal entrance. Lazy River begins in mid-stream (it had started just at the moment the engineers were changing discs) with Satchmo’s moving vocal including entertaining scat passages and ending on some superb trumpet. On his Struttin’ With Some Barbecue, Louis introduces the theme followed by Madison’s clarinet and a good sax solo from Charlie Holmes before Louis leads into a powerful solo to finish.
The problem with Count Basie is a surfeit of choice for there are dozens of recordings, many of them excellent. In fact, from 1937, whether at the Chatterbox in the William Penn Hotel in Pittsburgh, the Savoy in Harlem, or more often still at the Famous Door in New York, Basie was always willing to go out on the airwaves. Theses broadcasts are all the more precious as they frequently feature the magnificent tenor saxophonist Herschel Evans who, on the records made by Decca during the same period, often had to make way for that other tenor Lester Young. I asked Buck Clayton about this who, in addition to his role as solo trumpet and arranger, was the band’s musical director. He confirmed that Herschel often complained about being overlooked when the solos were handed out in studio recordings. However this was Basie’s choice. On the other hand, during concerts, tenor solos were more fairly shared between these two great soloists. I must admit to a weakness for the fiery Herschel Evans whose swing, vigour and drive made him, in spite of a scant discography (sadly he died in February 1939), the model for the famous school of Texas tenors that included Buddy Tate, Illinois Jacquet and Arnett Cobb who always acknow­ledged his influence. From the Chatterbox at the William Hotel in Pittsburgh comes a version of Jelly Roll Morton’s King Porter Stomp Buck Clayton is followed by a lively solo from Herschel Evans. As drummer Jo Jones remarked “It was Herschel who fired up the band when he started a solo!” Count Basie plays few solos on his recordings but his superb piano is heard at great length on I’ll Always Be In Love With You. From his long stint at the Famous Door in New York, Wo-Ta-Ta, in an excellent arrangement by Eddie Durham, features numerous soloists including Basie himself, Buck Clayton and Herschel Evans, as convincing as always on tenor sax. He is followed by Benny Morton on trombone, then it’s Lester Young’s turn, backed by the brass section. Interlude and a brief appearance for Earl Warren on alto, then Evans now on clarinet plays the finale with the whole band. In 1944 in the middle of the recording ban an AFRS broadcast from the Lincoln Hotel in New York comes Dance Of The Gremlins with a beautiful solo from Buddy Tate, a disciple of Herschel Evans with echoes of the latter’s tone, pitch and flights of fancy. We then have Harry Edison’s powerful trumpet (not well served by the sound recording) with Lester Young leading into a robust finale, Basie providing the bridge passage with his usual consummate skill.
Cab Calloway, singer, dancer and entertainer, was extremely popular throughout the country and could demand huge fees. His personal success enabled him to recruit a big band that, from 1937 to 1945, was one of the best in the world with Chu Berry on tenor, Hilton Jefferson on alto, Jonah Jones on trumpet… and a rhythm section which, after Count Basie’s, was probably the best in the business with Cozy Cole on drums, Milton Hinton on bass and Danny Barker on guitar. On the first title Hard Times, after Calloway’s vocal, Dizzy Gillespie, a disciple of Roy Eldridge, treats us to a well developed solo. Then the imperious Chu Berry arrives to close with one of his inimitable solos. Limehouse Blues, from the same broadcast, also features a another furious, driving Chu solo before a short passage from Gillespie and a final chorus comprising a further 8 bars from Basie and several drum rolls from Cozy Cole.
Benny Carter always had problems in keeping a big band together for any length of time. Yet he was an exceptional soloist whether on alto, trumpet or clarinet as well as being an excellent arranger. His ability of getting a special sound out of his orchestra was admired by both his fans and his peers. The up tempo Jump Call takes off at breakneck speed with brilliant choruses from Benny on alto followed, after a trombone trio, by Buddy Myer’s warm tenor. I have only been able to identify the first trumpet soloist but I’m sure that the closing high notes are provided by Walter Williams known for his work with Lionel Hampton.
Exuberant trumpeter Roy Eldridge formed an orchestra that included some very good musicians and delighted audiences at the Arcadia Ballroom in New York in 1939. The formation was made up of two trumpets, a trombone, three saxes and a four-man rhythm section. Minor Jive was part of a radio broadcast on 19 September 1939 with some brilliant improvisations from Eldridge himself, Franz Jackson on tenor, Prince Robinson on cla­rinet, his brother Joe on alto before Eldridge returns for an extremely powerful solo, his full blown timbre very much in evidence. Note his incursion into the high register followed by a long, imposing, swinging phrase, perfectly articulated. When he plays like this Roy Eldridge ranks with the greatest trumpeters. He recognised a promi­sing young talent when he hired drummer David “Panama” Francis newly arrived in New York from his native Florida, who was destined to become one of the greatest jazz drummers, able to drive a small group or fire up a big band.
Duke Ellington offers us, from the Carlton Ritz in Boston, one of his arrangements Grievin’ featuring Johnny Hodges and Cootie Williams. This appa­rently simple theme is in fact extremely subtle and sophisticated with each counterpoint perfectly adapted to the various soloists, terminating with a nice contribution from Barney Bigard. It is impossible not to be carried away by the depth of feeling in Ben Webster’s playing on Just A Settin’ And A Rockin’. His lavish sound, wealth of ideas and mastery of his instrument made him untou­chable throughout his Ellington period. He takes his time to develop a theme, his laid back, eloquent style conveying exactly what he is feeling to the listener. After him comes the excellent Tricky Sam and finally some great Chauncey Haughton on clarinet who had the difficult task of replacing Barney Bigard.
From the opening bars of What Am I Here For the amazingly intricate arrangement is evident in the exchanges between the saxophones and Tricky Sam’s wa-wa trumpet. Rex Stewart is also on form on cornet, preceding a Ben Webster who never missed an opportunity during his stint with Ellington. This short selection of Duke’s various radio broadcasts ends with Hop, Skip And Jump in 1945 on which Johnny Hodges’ develops his alto sax solo with characteristic grace and ease.
A truncated version (the beginning is cut because of a change of disc) of Till Tom Special introduces clarinettist Benny Goodman’s Sextet that included two outstanding soloists, Lionel Hampton on vibes and the brilliant Charlie Christian, electric guitar maestro, who treats us to a chorus on which every bar explodes with new ideas. His deceptive nonchalance and supple swing are a delight. A pioneer and first rate jazzman who regrettably died at the age of 23.
We find Lionel Hampton himself on some unknown radio stations recorded in New York in 1940 with a somewhat odd group of accompanists, guitarist Teddy Bunn, Douglas Daniels on tiple (a small Spanish guitar with four metal strings) and Wilbur Daniels on bass (ex-members of the Spirits of Rhythm which enjoyed a certain success in 1933-34 with scat singer Leo Watson). The group play an earlier version of Hampton’s famous composition Flyin’ Home taken at a slower tempo than usual. It was a little later, in 1942, that this title recorded by Decca became a worldwide hit with its two choruses from a young Illinois Jacquet, perhaps the most copied solo in the history of jazz. Hampton ends on a series of riffs that he would use later with his big band on his scorching interpretations of Flyin’ Home which he adopted as his theme tune. Hampton’s Boogie Woogie is another classic from his repertoire, composed by himself and his pianist/arranger Milton Buckner who was alongside when this title was played at a concert in 1947 by a quintet of which only Hampton and Buckner are identifiable. The ambience is euphoric and Milt’s accompaniment and backing exceptional. An old Hampton classic from 1945-50, Beulah’s Boogie, had appeared briefly on two sides of a 78. On this New York broadcast from 1949 Lionel takes the lion’s share on vibes backed efficiently by Billy Mackel’s riffs on guitar with some robust interventions by the entire band, with trumpeters Duke Garrette and then Leo Shephard. After the tenor, certainly Johnny Sparrow, Lionel returns with his familiar interjections and rousing finale.

Titles on the second CD
We remain with Lionel Hampton for two outstanding pieces from a concert given at Malibu Beach in California where his vibraphone is particularly well recorded. A firework display that only Mr. Hampton knows how to produce! Play these two tracks as loud as your equipment and your neighbours will allow and you’ll hear the tap of the hammers on the vibraphone keys! Don’t forget that Lionel is also an exceptionally fast drummer. Without any doubt one of the most important jazz musicians of the century! Billy Mackel joins him for a swinging, hair-raising finale, the orchestra only coming in for the final few bars.
Trumpeter Erskine Hawkins’ big band was a regular favourite at the famous Savoy Ballroom in Harlem. Arrangements planned for dancing, medium tempos, supple swing plus brilliant soloists, his formation had everything needed to please the most critical of all audiences, the dancers at the Savoy. Uncle Bud, composed by alto saxophonist Bill Johnson, in addition to the arrangement offers a lovely contribution from Dub Bascomb on wa-wa trumpet and the warm tenor sound of Julian Dash followed by Dickie Harris on trombone. Heywood Henry’s flowing clarinet answers the brass section and Erskine Hawkins leads the final swinging chorus played by the whole orchestra. In 1946, from the Blue Room in the Lincoln Hotel in New York, the scene of so many broadcasts, Sneaking Out is a composition by alto saxophonist and arranger Bobby Smith whom we hear at the beginning, followed by a gifted musician adept in the use of the mute and growl, Bobby Johnson, whose trumpet solo is cut by an 8 bar bridge from Dash’s tenor sax. Ace Harris on piano precedes the traditional high register passage from Hawkins while Bobby Smith comes back for the final chorus. The same broadcast features one of the band’s hits, Holiday For Swing, arranged by trumpeter Sammy Lowe who wrote a lot for this formation. We hear Erskine first, then Julian Dash with a well-constructed energetic solo. Finally, a brilliant arrangement with a strong trumpet contribution in which the different parts interweave. The orchestra being on stage they immediately go into their theme tune Tuxedo Junction. The formula here is simple, hot, danceable jazz and it succeeds!
The celebrated concert “From Spirituals To Swing” organised by John Hammond in 1938 revealed the talent of two boogie woogie pianists, Pete Johnson and Albert Ammons, alongside Kansas City blues singer Big Joe Turner. They played a large part in launching the boogie woogie craze which became extremely popular throughout the States. These musicians ensured the success of the clubs that hired them such as the Café Society Uptown. We have some valuable examples of the type of music they played e.g. Goin’ Away Blues on which Big Joe hollers the blues accompanied by his friend and favourite pianist Pete Johnson. The astonishing understan­ding between these two pianists had existed since they started out together in the 30s in Kansas City. Among the rare recordings remaining, no other piano duo had the same complicity, mutual understanding, swing and ease as the Pete Johnson/Albert Ammons duo. This complicity is evident throughout Foot Pedal Boogie, recorded by AFRS Jubilee in New York in January 1943.
Brimming with joie de vivre, vivacity and roguishness, alto saxophonist and vocalist Louis Jordan fronted his Tympany Five with great success for many years. His records were eagerly awaited by his fans and Five Guys Named Moe was a favourite. This version recorded in autumn 1943 in Hollywood is as always shared between some robust solos from trumpeter Eddie Roane and se­veral alto choruses and vocals from the leader, whose sly humour delighted his fans at the time.
The regular formation of bass player John Kirby is very different with its soloists renowned for their virtuosity, playing meticulously rehearsed precise music, interspersed with the occasional perfectly controlled solo. The arrangements were from the pen of trumpeter Charlie Shavers, a specialist on his instrument as were Buster Bailey on clarinet and Russell Procope on alto. This excellent band was a long standing attraction at the Onyx Club in New York.
In Kansas City Andy Kirk led a big band, the Twelve Clouds of Joy, which rivalled all the other big bands in town, including those of Bennie Moten, Count Basie and Jay McShann. Like other leaders in the Mid-Western city he made the journey to the East Coast and New York. His line up included several big names, among them pianist Mary Lou Williams who wrote most of the arrangements and tenor saxophonist Dick Wilson. In 1939 Andy Kirk had hired a very promising young tenor sax player who would later become the talk of the town, Carlos “Don” Byas. Broadcast from the famous Cotton Club, Marcheta is an interpretation with the particularity, unique as far as we know, of presenting in solo the two tenor saxes playing in turn: first Dick Wilson, recognisable by his long sinuous phrases on the first chorus, then Don Byas who intervenes with authority (the bridge for his chorus played by trumpeter Ted Donnelly). The following chorus is left entirely to Clarence Trice on trumpet, followed by a short guitar passage from Floyd Smith with the bridge provided by Dick Wilson again, the final trumpet notes being provided by Shorty Baker. A dense interpretation where there’s a lot happening! The next title, 47th Street Jive is entirely devoted to the excellent singer June Richmond, a veritable big mama in every sense! She exchanges a few quips with Andy Kirk before attacking her vocal, backed to perfection by the entire orchestra which seems to take immense pleasure in swinging for her. This title comes from an AFRS broadcast in May 1945 in Hollywood.
Although Jimmie Lunceford’s orchestra had lost some of its star performers, Sy Oliver, Eddie Tompkins (trumpets) and Willie Smith, Ted Buckner (alto saxes), it was still pretty good on two titles from AFRS radio broadcasts in November 1945 recorded at an army base at Jefferson Barracks, Missouri. The bridge on the first chorus of Jeep Rhythm is from John Ewing on trombone, then it’s the turn of the impish Russell Green on trumpet before Eddie Wilcox comes in on piano. And then we have the always specta­cular arrival of the orchestra’s star, the formidable Joe Thomas, one of the greatest ever tenor saxopho­nists whose huge tone has rarely been equalled; his lavish sound and enormous swing very much in evidence on this track. He also makes his pre­sence felt on What To Do with Wilcox on piano whose solo is punctuated by some powerful playing from the brass section. It is finally the sa­xophones’ turn with a short coda. 
Lucky Millinder and his orchestra were also residents at the Savoy Ballroom in Harlem and their first title, from AFRS Jubilee broadcasts in 1943, entitled simply Savoy is homage to the famous dance hall. Contrary to other versions we know, the presenter of the AFRS Jubilee concerts, Ernie “Bubbles” Whitman, after a few jokes, joins Millinder and guitarist Trevor Bacon to sing a few phrases in praise of the Savoy. The trumpeter is Frank Humphries, an excellent musician who might have gone to make a good career but, after his stint with Lucky, he was not often mentioned. The vigorous tenor sax solo is provided by Sam “The Man” Taylor, who made a name for himself with various groups. The rhythm section gives its all with Panama Francis on drums. Another important contributor to Lucky Millinders’ big band was Sister Rosetta Tharpe who, on the spiritual Rock Daniel composed by herself and her mother, sings with her customary enthusiasm and joy. She also plays one of her typically energetic guitar solos. Under pressure from church people Rosetta was forced to up secular music and the jazz world to devote herself exclusively to Gospel and religious songs.
New Orleans veteran Kid Ory often fronted his own bands. Settled in California and with the aid of the star of film and radio Orson Welles, around 1942/43 he formed a band in the pure New Orleans tradition with musicians who had played with him in the past. Henceforth, he played regularly in California, made a few European tours and played an important role in the film “New Orleans” alongside Louis Armstrong, his old partner from the famous Hot Five of 1926 in Chicago. For a long time he animated evenings at the Hangover Club in San Francisco where numerous radio broadcasts were made including this 1953 version of Snag It, the old King Oliver theme, featuring some wonderful collective improvisations and brilliant solos from Teddy Buckner and Kid Ory himself.
At present there is only one known broadcast of T-Bone Walker recorded in Los Angeles, California, in 1944. It is a great pleasure to hear T-Bone’s magical guitar and compelling voice backed by a big band about which we know no­thing. Could there be any more of these recor­dings hidden away somewhere? Please guys, we’d like to hear them! T-Bone is outstanding throughout Low Down Dirty Shame making his guitar talk with the mastery that has made him an idol for hundreds of guitarists who, still at the beginning of the 21st century, pay homage to him by playing certain of his hits and above all attempting to sound like him more than thirty years after his death. What a pity that T-Bone Walker did not record more often with a big band.
King of the drums Chick Webb led a big band that from 1933 until his death in 1939 was the most representative orchestra at the Savoy Ballroom. His unique drumming and the sound he got from his band were praised by every great jazzman who heard him perform live. Although there are few radio broadcasts of him here are three pieces that give some idea of the exceptional sound of his big band, from an evening recorded in New York in January 1939, a few months before his death. Who Ya Hunchin’ is slightly different from the Decca version. After a short trombone solo from Sandy Williams, it is the turn of an inspired Taft Jordan on trumpet with his typical glissandos. A drum break and some beautiful ensemble playing bring the title to a close with Chick underlying every nuance of the arrangement. Liza features some breathtaking drum solos, a short passage from Taft Jordan before the other trumpeter Bobby Stark plays a brilliant chorus, the bridge supplied by Sandy Williams on trombone. Throughout there breaks, drum solos and powerful solid backing from his remarkable bass player Beverly Peer. A reprise of the well known One O’clock Jump is a nod in the direction of Count Basie, introduced by Tommy Fulford on piano. Then comes Ted McCrae on tenor sax with two blues choruses, Gavin Bushell on clarinet, Bobby Stark on trumpet, an ensemble playing traditional riffs, a brief return to the piano and Chick to close. And so we come to the end of our exploration of the most representative jazz broadcasts heard on the radio in and around the 40s. A rich tapestry of some great jazz moments!
Adapted from the French text by Joyce WATERHOUSE
© 2008 Frémeaux & Associés/Groupe Frémeaux Colombini SAS

With grateful thanks to Jean Buzelin and to Pierre Allard for editing the photographs.
Sound archives: Jacques Morgantini
Photos and collections: Jean Buzelin, Jacques Morgantini, Michel Pfau, X (DR).

DISCOGRAPHIE CD 1
01. KEEP THE RHYTHM GOING (J. Garland - I. Mills)
02. LAZY RIVER (S. Arodin - H. Carmichael)
03. STRUTTIN’ WITH SOME BARBECUE (L. Armstrong) 
04. KING PORTER STOMP (F. Morton) 
05. I’LL ALWAYS BE IN LOVE WITH YOU (S.H. Stept - H. Ruby - B. Green)
06. WO-TA-TA (E. Durham)
07. DANCE OF THE GREMLINS (C. Basie)
08. HARD TIMES (B. Williams - A. Rogers) 
09. LIMEHOUSE BLUES (R. Braham - D. Furber) 
10. JUMP CALL (B. Carter) 
11. MINOR JIVE (R. Eldridge) 
12. GRIEVIN’ (D. Ellington) 
13. JUST A SETTIN’ AND A ROCKIN’ (D. Ellington - B. Strayhorn - L. Gaines) 
14. WHAT AM I HERE FOR (D. Ellington)
15. HOP SKIP AND JUMP (D. Ellington) 
16. TILL TOM SPECIAL (B. Goodman - L. Hampton) 
17. TEMPO AND SWING (G. Hampton) 
18. FLYIN’ HOME (L. Hampton - B. Goodman) 
19. HAMPTON’S BOOGIE WOOGIE (L. Hampton - M. Buckner) 
20. BEULAH’S BOOGIE (L. Hampton)

SOLOISTS & ARRANGERS
1. J. Garland (bs), R. Allen (tp), B. Madison (cl), L. Armstrong (tp). Arr: Joe Garland
2. L. Arsmtrong (voc), L. Russell (p), L. Armstrong (tp). Arr: L.Russell
3. L. Armstrong (tp), B. Madison (cl), C. Holmes (as), L. Armstrong (tp). Arr: Chappie Willett
4. B. Clayton (tp), H. Evans (ts), B. Clayton (tp), G. Hunt (tb). Arr: Fletcher Henderson
5. C. Basie (p), T. Smith (tp), L. Young (ts), J. Jones (dm)
6. C. Basie (p), B. Clayton (tp), H.Evans (ts), B. Morton (tb), L. Young (ts), C. Basie (p), E. Warren (as) H. Evans (cl), L. Young (ts), H. Evans (cl). Arr: Eddie Durham
7. B. Tate (ts), C. Basie (p), H. Edison (tp), L. Young (ts), C. Basie (p)
8. C. Calloway (voc), D. Gillespie (tp), C. Berry (ts)
9. C. Cole (dm), C. Berry (ts), D. Gillespie (tp), J. Blake (cl), C. Cole (dm)
10. ? (tp), B. Carter (as), B. Myers (ts), S. White (p), W. Williams (tp). Arr: Benny Carter
11. R. Eldridge (tp), F. Jackson (ts), P. Robinson (cl), J. Eldridge (as), R. Eldridge (tp). Arr: J. Eldridge
12. J. Hodges (as), C. Williams (tp), L. Brown (tb), B. Bigard (cl). Arr: Duke Ellington
13. B. Webster (ts), J. Nanton (tb), C. Haughton (cl). Arr: Duke Ellington
14. J. Nanton (tb), D. Ellington (p), R. Stewart (cnt), B. Webster (ts). Arr: Duke Ellington
15. J. Hodges (as). Arr: Duke Ellington
20. L. Hampton (vib), D. Garrette (tp), L. Shephard (tp), J. Sparrow (ts). Arr: Lionel Hampton and Milton Buckner

(1-3) Louis Armstrong & His Orchestra : Louis Armstrong, (tp, voc), Shelton Hemphill, Henry “Red“ Allen, Bernard Flood (tp), Wilbur De Paris, George Washington, J.C. Higginbotham (tb), Charlie Holmes, Ruppert Cole (as), Bingie Madison (ts, cl), Joe Garland (ts, bs), Luis Russell (p), Lee Blair (g), George “Pops“ Foster (b), Sidney “Big Sid“ Catlett (dm). Cotton Club, New York City, March 22 & April 15, 1940.
Count Basie & His Orchestra :  (4-5) Buck Clayton, Joe Keyes, Carl “Tatti“ Smith (tp), George Hunt, Dan Minor (tb), Caughey Roberts (cl, as), Jack Washington (cl, as, bs), Lester Young, Herschel Evans (ts), Count Basie (p), Claude Williams (g), Walter Page (b), Jo Jones (dm). Chatterbox Room, William Penn Hotel, Pittsburgh, PA, February 10, 1937.
(6) Same as for 4, but Ed Lewis, Harry Edison (tp), Benny Morton, Dickie Wells (tb), Earl Warren (as), Freddie Green (g) replace Keyes, Smith, Hunt, Roberts and Williams. CBS broadcast from Famous Door, NYC. September 13, 1938.
(7) Harry Edison, Al Killian, Ed Lewis, Joe Newman (tp), Ted Donnelly, Eli Robinson, Louis Taylor, Dickie Wells (tb), Jimmy Powell, Earl Warren (as), Buddy Tate, Lester Young (ts), Rudy Rutherford (bs, cl), Count Basie (p), Freddie Green (g), Rodney Richardson (b), Jo Jones (dm). AFRS, Blue Room, Hotel Lincoln, NYC, April 17, 1944.
(8-9) Cab Calloway & His Orchestra : Mario Bauza, Dizzy Gillespie, Lamar Wright (tp),Tyree Glenn, Keg Johnson, Quentin Jackson (tb), Hilton Jefferson, Andy Brown (as), Leon “Chu“ Berry, Walter Thomas (ts, Jerry Blake (bs, cl), Bennie Payne (p), Danny Barker (g), Milton Hinton (b), William “Cozy“ Cole (dm), Cab Calloway (voc). Broadcast from Meadowbrook, Cedar Grove, NJ, July 27, 1940.
(10) Benny Carter & His Orchestra : Fred Trainer, Calvin Strickland, Ira Pettiford, Walter Williams (tp), Candy Ross, Johnny Morris, Al Grey, Charley Johnson (tb), Joe Epps, Bob Graettinger, Benny Carter (as), Bumps Myers, Harold Clark (ts), Willard Brown (bs), Sonny White (p), James Cannady (g), Thomas Moultie (b), Percy Brice (dm). AFRS from Trianon Ballroom, Southgate, CA, April/May, 1946.
(11) Roy Eldridge & His Orchestra : Roy Eldridge, Robert Williams (tp), Joe Eldridge (as), Prince Robinson (ts, cl), Franz Jackson (ts), Clyde Hardt (p), John Collins (g), Ted Sturgis (b), David “Panama“ Francis (dm). NBS broadcast from Arcadia Ballroom, NYC. September 9, 1939.
Duke Ellington & His Orchestra :  
(12) Cootie Williams, Rex Stewart, Wallace Jones (tp), Joe “Tricky Sam“ Nanton, Lawrence Brown, Juan Tizol (tb), Otto Hardwicke (as), Johnny Hodges (as, ss), Barney Bigard (ts, cl), Harry Carney (bs, as, cl), Duke Ellington (p), Jimmy Blanton (b), Sonny Greer (dm). Southland Theater, Boston, January 9, 1939.
(13) Same as for 12, but Ben Webster (ts) and Fred Guy (g) added. Ray Nance (tp), Chauncey Haughton (ts, cl), Junior Raglin (b) replace Williams, Bigard and Blanton. The Panther Room, Hotel Sherman, Chicago, July 22, 1942.
(14) Same as for 13, but Harold Baker (tp) added, Oett “Sax” Mallard (as) replaces Hardwicke. The Hurricane Club, NYC, April 3, 1943.
(15) Rex Stewart, Shelton Hemphill, Taft Jordan, Ray Nance, Cat Anderson (tp), Joe Nanton, Lawrence Brown, Claude Jones (tb), Johnny Hodges, Otto Hardwicke (as), Jimmy Hamilton (ts, cl), Al Sears (ts), Harry Carney (bs, as, cl), Duke Ellington (p), Fred Guy (g), Junior Raglin (b), Sonny Greer (dm). ABC broadcast, The Paramount Theater, Toledo, OH, June 9, 1945.
(16) Benny Goodman Sextet : Benny Goodman (cl), Lionel Hampton (vib), Johnny Guarnieri (p), Charlie Christian (g), Artie Bernstein (b), Nick Fatool (dm). NBC broadcast from Empire Room, Waldorf Astoria Hotel, NYC, December 31, 1939.
(17-18) Lionel Hampton’s Quartet : Lionel Hampton (vib), Teddy Bunn (g), Douglas Daniels (tipple), Wilbur Daniels (b). NYC, August 19, 1940.
(19) Lionel Hampton’s Quintet : Lionel Hampton (vib), Milton Buckner (p), other musicians unknown. Public Concert, August 1947.
(20) Lionel Hampton & His Orchestra : complete personnel uncertain, but with Duke Garrette, Leo Shephard (tp), Johnny Sparrow (ts), certainly Billy Mackel (g), Roy Johnson (b), Ellis Bartee (dm), Lionel Hampton (vib). Broadcast ?, NYC, Autumn 1949.

DISCOGRAPHIE CD 2
01. MOSTLY MOTEN aka AUTUMN (L. Hampton)
02. HOW HIGH THE MOON aka STARRY NIGHT (N. Hamilton - M. Lewis) 
03. UNCLE BUD (B. Johnson) 
04. SNEAKIN’ OUT (B. Smith) 
05. HOLIDAY FOR SWING (S. Lowe) 
06. GOIN’ AWAY BLUES (P. Johnson - J. Turner) 
07. FOOT PEDAL BOOGIE (P. Johnson - A. Ammons) 
08. FIVE GUYS NAMED MOE (J. Bresler - L. Wynn) 
09. IT FEELS SO GOOD (C. Shavers) 
10. MARCHETA (Schertzinger) 
11. 47th STREET JIVE (R. Sykes) 
12. JEEP RHYTHM (H. Henderson) 
13. WHAT TO DO (Gannon) 
14. SAVOY (L. Millinder - B. Doggett) 
15. ROCK DANIEL (K.B. Nubin - R. Tharpe) 
16. SNAG IT (J. Oliver) 
17. LOW DOWN DIRTY SHAME (A. Walker) 
18. WHO YA HUNCHIN’ (C. Webb) 
19. LIZA (G. & I. Gershwin)
20. ONE O’ CLOCK JUMP (C. Basie)

SOLOISTS & ARRANGERS
03. D. Bascomb (tp), J. Dash (ts), D. Harris (tb), H. Henry (cl), E. Hawkins (tp). Arr: Bill Johnson
04. B. Smith (as), B.J ohnson (tp), J. Dash (ts), A. Harris (p), E. Hawkins (tp), B. Smith (as). Arr: Bobby Smith
05. E. Hawkins (tp), J. Dash (ts). Arr: Sammy Lowe
10. D. Wilson (ts), D. Byas (ts), T. Donnelly (tb), D. Byas (ts). Arr: prob.Mary Lou Williams
11. J. Richmond (voc), A. Kirk (speech)
12. J. Ewing (tb), R. Green (tp), J. Thomas (ts)
13. J. Thomas (ts), E. Wilcox (p)
14. E. Whitman, L. Millinder, T. Bacon (voc), F. Humphries (tp), S. Taylor (ts)
15. S.R. Tharpe (voc, g), S. Taylor (ts), S.R. Tharpe (voc)
18. S. Williams (tb), T. Jordan (tp), C. Webb (dm)
19. C. Webb (dm), T. Jordan (tp), C. Webb (dm), B. Stark (tp), S. Williams (tb), B. Stark (tp), C. Webb (dm)
20. T. Fulford (p), T. McRae (ts), S. Williams (tb), G. Bushell (cl), B. Stark (tp), T. Fulford (p), C. Webb (dm). Head arr.

(1-2) Lionel Hampton & His Orchestra : Quincy Jones, Benny Bailey, Ed Mullens, Leo Shephard, Walter Williams (tp), Jimmy Cleveland, Al Grey, Paul Lee, Benny Powell (tb), Bobby Plater, Jerome Richardson (as), Gil Bernal, Johnny Board, Curtis Lowe (ts), Ben Kynard (bs), Milton Buckner (p), Billy Mackel (g), Roy Johnson (g), Ellis Bartee (dm), Lionel Hampton (vib). Malibu Beach, CA, August 1951.
Erskine Hawkins & His Orchestra :  
(3) Erskine Hawkins, Sam Lowe, Dud Bascomb, Marcellus Green (tp), Bob Range, Edward Sims, Dickie Harris (tb), Jimmie Mitchell, Bill Johnson (as), Julian Dash, Paul Bascomb (ts), Heywood Henry (bs, cl), Avery Parrish (p), Williams McLemore (g), Leemie Stanfield (b), James Morrison (dm). New York City, Summer 1942.
(4-5) Erskine Hawkins, Sam Lowe, Charles Jones, Bobby Johnson, Williams Moore (tp), Raymond Hogan, David James, Danny Logan, Edward Sims (tb), Jimmie Mitchell, Bobby Smith (as), Julian Dash, Aaron Maxwell (ts), Heywood Henry (bs, cl), Ace Harris (p), Leroy Kirkland (g), Leemie Stanfield (b), Kelly Martin (dm). The Blue Room, Hotel Lincoln, NYC, May 1946.
(6) Pete Johnson (p) & Big Joe Turner (voc). NYC, August 11, 1940.
(7) Pete Johnson & Albert Ammons (p duet). AFRS Julilee N° 6, NYC, January 1943.
(8) Louis Jordan & His Tympany Five : Eddie Roane (tp), Louis Jordan (as, voc), Arnold Thomas (p), Po Simpkins (b), Shadow Wilson (dm). AFRS, Hollywood, CA, November 22, 1943.
(9) John Kirby & His Band : Charlie Shavers (tp), Buster Bailey (cl), Russell Procope (as), Billy Kyle (p), John Kirby (b), O’Neil Spencer (dm). Broadcast, NYC, 1940.
Andy Kirk & His 12 Clouds of Joy :  
(10) Harry Lawson, Clarence Trice, Harold Baker (tp), Ted Donnelly, Fred Robinson (tb), John Harrington (as, bs, cl), Earl Miller (as), Don Byas, Dick Wilson (ts), Mary Lou Williams (p), Floyd Smith (g), Booker Collins (b), Ben Thigpen (dm). Broadcast from Cotton Club, NYC, May 5, 1940.
(11) Harry Lawson, John Lynch, Talib Daawood, Claude Dunson, (tp), Milton Robinson, Wayman Richardson, Bob Murray (tb), Joe Evans, Reuben Phillips (as, cl), Jimmy Forrest, James King (ts), John Taylor (bs), Hank Jones (p), Floyd Smith (g), Lavern Baker (b), Ben Thigpen (dm), June Richmond (voc), Andy Kirk (speech). AFRS Jubilee N° 135, Hollywood, CA, May 1945.
(12-13) Jimmie Lunceford & His Orchestra : Melvin Moore, Bob Mitchell, Ralph Griffin, Russell Green (tp), Earl Hardy, John Ewing, Russell Bowles, Fernando Arbello (tb), Kirt Bradford, (as), Omer Simeon (cl, as), Joe Thomas, Ernie Purce (ts), Earl Carruthers (bs), Edwin Wilcox (p), John Mitchell (g), George Duvivier (b), Joe Marshall (dm). AFRS, Jefferson Barracks, Mo. 23/11/1945.
(14-15) Lucky Millinder & His Orchestra : Milton Fletcher, Joe Guy, Ludwig Jordan, Frank Humphries, (tp), George Stevenson, Gene Simon, Joe Britton (tb), Tab Smith, Bill Bowen (as), Sam Taylor, Mike Hedley (ts), Ernest Purce (bs), Ray Tunia (p), Trevor Bacon (g), George Duvivier (b), Panama Francis (dm). Ernie “Bubbles” Whitman, Lucky Millinder, Trevor Bacon (voc on 14), Sister Rosetta Tharpe (g & voc on 15). AFRS Jubilee N° 37, Culver City, CA, July 1943.
(16) Kid Ory’s Creole Jazz Band : Teddy Buckner (tp), Kid Ory (tb), Bob McCracken (cl), Don Ewell (p), Ed Garland (b), Minor Hall (dm). From Club Hangover, San Francisco. October 3, 1953.
(17) T-Bone Walker (g, voc), with an unknown big band. Los Angeles, December 1944.
(18-20) Chick Webb & His Orchestra : Dick Vance, Bobby Stark, Taft Jordan (tp), Nat Story, George Matthews, Sandy Williams (tb), Garvin Bushell (cl, as), Hilton Jefferson (as), Ted McRae (ts), Wayman Carver (ts, fl), Tommy Fulford (p), Bobby Johnson (g), Beverly Peer (b), Chick Webb (dm). Broadcasts, NYC, January 9, 1939.

CD RADIO JAZZ - THE BEST BROADCASTS 1937-1953 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




ExtractTrackAuthorDuration
CD 1
01 Queep The Rhythm Going - Louis04'02
02 Lazy River - Louis02'22
03 Struttin' With Some Barbecue - Louis02'31
04 King Porter Stomp - Count02'57
05 I'll Always Be In Love With You - Count02'56
06 Wo Ta Ta - Count04'22
07 Dance Of The Gremlins - Count04'22
08 Hard Times - Cab03'12
09 Limehouse Blues - Cab02'21
10 Jump Call - Benny03'41
11 Minor Jive - Roy04'24
12 Grievin - Duke03'48
13 Just A Settin' And A Rockin' - Duke03'54
14 What Am I Here For - Duke03'37
15 Hop Skip And Jump - Duke03'48
16 Till Tom Special - Benny02'39
17 Tempo And Swing - Lionel02'04
18 Flyin Home - Lionel02'46
19 Hampton's Boogie Woogie - Lionel03'53
20 Beulah's Boogie - Lionel04'17
CD 2
01 Mostly Moten - Lionel04'37
02 How High The Moon - Lionel04'18
03 Uncle Bud - Erskine03'03
04 Sneakin' Out - Erskine03'11
05 Holiday For Swing - Erskine04'08
06 Goin' Away Blues - Pete Johnson & Big Joe Turner02'06
07 Foot Pedal Boogie - Pete Johnson & Albert Ammons02'49
08 Five Guys Named Moe - Jordan03'20
09 It Feels So Good - John03'36
10 Marcheta - Andy03'23
11 47Th Street Jive - Andy02'50
12 Jeep Rhythm - Jimmie02'56
13 What To Do - Jimmie03'02
14 Savoy - Lucky03'43
15 Rock Daniel - Lucky03'13
16 Snag It - Kid06'09
17 Low Down Dirty Shame - T-Bone02'44
18 Who Y'a Hunchin' - Chick03'33
19 Liza - Chick02'31
20 One O' Clock Jump - Chick03'43
« Radio Jazz, The Best Broadcasts 1937-1953 » par LYLO

On retrouve ici la crème des musiciens de la grande époque du swing au sommet de leur forme lors d’enregistrements radiophoniques qui restituent la vitalité intemporelle de cette musique. LYLO




« Radio Jazz The Best Broadcast 1937-1953 » par Blues & Rythm

The aim of the excellent two CD set is to provide a slightly different look at the jazz of the time period by sing radio transcriptions and V-Disc (records made solely for the armed forces) instead of commercially issued sides. when this time span also includes he years of the petrillo ban (1942- 1944), When no record were allowed to be made, this is doubly valuable. Long term anthousiast should note there is nothing here previously unissued, but musically, most readers should find plenty to enjoy. Paradoxally, the most recent side – from October 1953- is also stylistically the oldest, New Orleans’ veteran Trombonist Kid Ory covering King Oliver’s’ Snag It ‘in San Francisco With the like of saxman Teddy Buckner, piannist Don Ewell and others. In general, there is plenty of hot jazz and blasting swing, and many performance strech beyond the confines standard of  78 disc, some running to way other three and a half minutes – wich also means that soloist get a littel longer to strech out. This can be particulary valuable ; a good example is count Basie’s King Porter stomp’, wich includes a rare solo by tenor saxman Hershel Evans, the aknowlege major influence on the texas tenor tradition of Arnett cobb, Illinois Jacquet and many others . Mention of jacquet also brings to mind Hampton’s’Flyin’Home’, here present in  a wonderful 1940 version made whith manbers of The spirit Of the Rythm and a little slower than exepted. Hamp’s two boogies are also noteworthy,and I write as one  who is normally allergic to the vibraphone – even if it’s Johnny Otis or indeed Hamptobn waving the mallets. Benny Goodman may seem somthing of an outsideer in this company but his lone side here is with his integrated sextet, wich included Hampton and electric guitar pioneer Charlie Christian – Who does shine on an instrumental break . As that paragraphe hints, there is plenty here for the student of  of early R&B. The list is Sidemen on these sides who went onto establish reputations in the later from is staggering : let’s mention saxmen Buddy Tate, Bumps Myers, ‘Sax’ Mallard, Jimmy Forrest, Paul Bascomb, Heywood Henry, Joe Thomas, Sam ‘the Man’ Taylor, Teddy Mac Rae, Tab Smith and Al Sears, for starters – and that just a cursory Trawl throught the line-ups. The Blues proper present via T-Bones’s track with a big band from this session and I can only concur !) thoug this has turned up on more than one reissue previously. Pete Johnson’s sides are from 1940 and 1943 respectively and lucky Millinder’s brace, from a 1943 V- Disc, feature one vocal from Sister Rosetta Thrape (‘Rock Daniel’) and one with Trevor Bacon and the band vocalising on the Millinder/bill Doggett composition, ‘Savoy’, though it is parhaps most notable for its wonderful Jive introduction. Singer june Richmond romps her way through andy Kirk’s cover of Roosvelt Sykes’ ’47 th Street Jive’. Louis Jordan  of course needs  no further comment. Other delights are occasinal spocken introductions from the original radio shows - ‘The boys are Champing at the bit’ etc.- Wich certainly add flavour. But this is a release full of delights and one I will return to again and gain.
Norman DARWEN – BLUES & RYTHM




« Entre le très bon et l’excellent » par Jazz Magazine

Commençons par les reproches : sous-titre un peu présomptueux (mais n’est-ce pas le cas de tous les « Best of » ?), sélection ignorant superbement les boppers, boîtier volumineux et malcommode, photo plutôt cucul, commentaires des titres un peu trop systématiquement dithyrambiques. Quant au bon, à l’excellent côté, il est à rechercher (ce qui, au fond, est ce qui importe) dans la musique. Ces retransmissions radio nous font entendre le gratin des big bands de l’époque (curieusement classés par ordre alphabétique : Armstrong, Basie, Ellington, Hampton, Erskine Hawkins, Andy Kirk, Lunceford, Millinder, Webb) mais aussi des petites formations (Goodman, Pete Johnson, Louis Jordan, John Kirby, Kid Ory). Tous sont au mieux de leur forme, voire euphoriques (Hampton’s Boogie Woogie, évidemment) et nous offrent des interprétations parfois assez éloignées de leur prestations en studio. Certains orchestres mériteraient un disque, voire un coffret spécial (comme Basie, qui a souvent été enregistré dans ce contexte). La qualité du son est, pour la quasi-totalité des morceaux, bonne voire très bonne. Quant à la musique, elle navigue entre le très bon et l’excellent. Un recommandable complément à notre dossier d’été consacré aux enregistrements live.
Patrick POMMIER - JAZZ MAGAZINE




« Un sommet d’invention » par Jazz Classique

Evidemment, il ne faut pas prendre l’expression « The Best Broadcasts » au pied de la lettre. On pourrait constituer pas mal de coffrets différents en gardant les mêmes titres et sous-titres. Rien qu’avec les enregistrements radio d’Ellington, par exemple, il est possible de faire plus d’une dizaine de CD avec des morceaux d’une qualité égale aux quatre du présent « Best Of ». A défaut de rassembler « les meilleurs » enregistrements radiophoniques de jazz de la période en question, on ne trouve dans ces deux cd que le jazz de qualité ; Il y a même certaines pièces maîtresses comme cet Autumn enregistré lors d’un concert californien de 1951. Un sommet d’invention et de swingante sauvagerie. Si je ne devais conserver qu’un seul Hampton (quelle idée !), ce serait certainement celui-ci. Le How High The Moon qui suit est quasiment du même niveau. Ces deux morceaux furent jadis édités sur un LP Vogue – Mode (MDP 9334). Les autres aussi furent connus à l’époque du microsillon. Mais quel plaisir de les  redécouvrir grâce à ces galettes numériques ! Jacques Morgantini étant le maître d’œuvre de ces rééditions, il n’y a ici, malgré la période concernée, aucune trace de bop. C’est comme ça…
Guy CHAUVIER – JAZZ CLASSIQUE




« Indispensable à l’amateur de jazz » par Jazz Hot

«  L’idée de couvrir le complément indispensable aux disques, à savoir les radiodiffusions souvent live, n’est pas nouvelle, mais elle est souvent bonne. N’idéalisons pas ces prises sur le vif. A l’affirmation du compilateur : « Combien de moments exceptionnels » répondent la note finale accrochée par Louis Armstrong dans « Lazy River » (1940) ou la section de saxophones très limite chez Count Basie (!!) au début de « King Porter Stomp » (1937, sans parler de la petite forme d’un Buck Clayton juste avant !). C’est d’ailleurs un côté réaliste des jours avec ou sans de la vie de musicien. Nous disons musicien et non jazzman, car en ces années là on n’était pas exclusif. Le manque de réalisme dans ce tableau idéal tient au fait, que la radio ne diffusait pas que du jazz loin de là, et que la tonalité des répertoires n’était pas enregistrée ou radiodiffusées. Ainsi, Roy Eldridge qui donne ici une interprétation exceptionnelle de « Minor Jive » tant pour le jazz que pour la trompette (chef-d’œuvre !) dirigeait dans cet établissement (Arcadia Ballroom) un orchestre pour la danse dans dont le répertoire comprenait même des tangos. Autre manque de réalisme, le travers (bien connu) des goûts du compilateur qui semble faire cas du jazz pour ses « improvisations inspirées » (sans doute est-ce pour cela que Louis Armstrong joue en direct comme en disque le même solo sur « Lazy River »…). Mais si le jazz c’est l’improvisation (donc il existe depuis … l’Antiquité !) on comprend mal certaines exclusions pour un période qui va tout de même de 1937 à 1953 ! Les boppers n’improvisaient pas ? ni les artistes blancs ? La touche blanche, c’est ici Benny Goodman qui doit sa sélection à Lionel Hampton et Charlie Christian (tous trois sont d’ailleurs remarquables) pour un « Till Tom Special » et la teinte bop n’est représentée que par quelques trompettistes comme celui du début de « Jump Call » par Benny Carter (1946 : possiblement Calvin Strickland, les aigus en final sont en effet l’œuvre du lead trompette Walter Williams) et un solo de Dizzy Gillespie dans « Limehouse Blues » par Cab Calloway (1940 ; pour nos oreilles, le solo de trompette dans «  Hard Times » n’est pas Dizzy, à moins qu’il ne copie des tournures propres à Jonah Jones). Ceci dit, la totalité de ces enregistrements est bonne et indispensable à l’amateur de jazz (T-Bone Walker en big band, Eddie Roane chez Louis Jordan, etc.). »
Par Michel Laplace — JAZZ HOT




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