SOUND OF NEW ORLEANS 1992-2005

THE STORY OF THE NEW ORLEANS JAZZ, BLUES, ZYDECO & GOSPEL INDEPENDANT LABEL

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Number of CDs : 2


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Concocté par Jean Buzelin à partir du beau catalogue SONO créé par Gary Edwards, voici un large panorama de la musique jouée et chantée à la Nouvelle-Orléans de 1992 à nos jours. 
Taken by Jean Buzelin from SONO’s excellent catalogue (created by Gary Edwards) this is a wide selection of the music played and sung in New Orleans from 1992 to  the present day, that is still alive in spite of Hurricane Katrina that swallowed up all in its path.
All these titles, rescued from the flood, bear witness to the strength, resilience and unquenchable spirit of the people of New Orleans.
Patrick Frémeaux

"I listened to the entire set of music at dinner tonight. My congratulations to the editor (Jean Buzelin) and thanks to Patrick Fremeaux for his vision to do the project."
Gary Edwards - Sound Of New Orleans

Droits : Frémeaux & Associés en accord avec SONO - Sound of New Orleans - Gary Edwards.

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Sound Of New Orleans

Sound Of New Orleans
1992-2005

The Story of the New Orleans Jazz, Blues, Zydeco & Gospel Independant Label







Cette sélection a été effectuée à partir du catalogue SONO pour en offrir le panorama le plus vaste possible et montrer la richesse des musiques populaires de la Nouvelle-Orléans des années 1990 à nos jours. Le choix a été fait parmi presque tous les CD disponibles, d’autant qu’il ne reste plus, pour chacun d’entre eux, que quelques exemplaires sauvés du naufrage. Nous avons tenté d’en extraire le meilleur, sachant que la longueur de plusieurs morceaux magnifiques n’a pas permis de les inclure ici. Mais nous espérons que l’écoute, et la découverte, de ces musiques et de ces artistes, donneront à chacun l’envie d’écouter les albums originaux
dont trois ont déjà été publiés en France par Frémeaux & Associés : Zion Harmonizers (FA 411), NO Spiritualettes (FA418), Heavenly Stars (FA 424). 
Jean Buzelin

29 août 2005 : l’ouragan Katrina s’abat sur la Nouvelle-Orléans, occasionnant l’une des plus graves catastrophes naturelles et écologiques de notre époque. Frappée de plein fouet, la célèbre Cité du Croissant, autrefois française, et qui a vu naître le jazz plus d’un siècle auparavant, se retrouve sous les eaux, sinistrée, démunie, face à elle-même car largement abandonnée par les pouvoirs publics américains qui font preuve d’une incroyable carence face à l’ampleur du drame. Les Etats-Unis, première puissance mondiale, si prompts à intervenir d’un claquement de doigts sur tous les points du globe, et sensés résoudre tous les problèmes internationaux, semblent incapables de réagir face à une situation concrète qui affecte directement leur territoire. Malgré son passé historique et culturel impressionnant, la Nouvelle-Orléans, peuplée en majorité de gens appartenant aux communautés de couleur, serait-elle considérée comme un territoire de seconde zone par les autorités sociales et politiques américaines ? D’autant que les risques étaient prévisibles depuis longtemps et que rien n’avait été entrepris pour les anticiper. Parmi la population qui a tout perdu figurent, bien entendu, des musiciens, y compris ceux qui vivaient confortablement comme Fats Domino ou Allen Toussaint, pour ne citer que les plus célèbres. Mais de nombreux artisans de la vie musicale toujours florissante à la Nouvelle-Orléans, ont vu disparaître dans les vagues des décennies de travail et de réalisations. Gary Edwards est l’un d’eux.

Inlassable propagateur de la musique néo-orléanaise sous toutes ses formes et acteur engagé dans la vie musicale de sa ville, le producteur Gary J. Edwards entre dans le métier avec un disque du Storyville Jazz Band enregistré à Baton Rouge en 1972. Mais c’est dix ans plus tard, après une rencontre avec Sherman Washington, le directeur des Zion Harmonizers, qu’il se décide à franchir le pas et crée sa propre maison de disques, “Sound Of New Orleans (SONO)”. En 1984, il enregistre donc les Zion Harmonizers, l’un des ensembles phares du Gospel à la Nouvelle-Orléans qui n’a pas fait de disques depuis 1954, et publie un 33 tours, « Never Alone », le premier de sa toute nouvelle compagnie. L’excellent accueil fait à cet album encourage Gary Edwards à enregistrer d’autres ensembles religieux de la ville, comme les Heavenly Stars, un quartette dans la tradition des negro spirituals, le duo David & Roselyn, qui s’exprime dans un genre country gospel hérité des Consolers et des Staple Singers à leurs débuts, les Bemiss Brothers et leur gospel pop. Et surtout les New Orleans Spiritualettes dirigées par Ruby Ray, le plus ancien groupe féminin local qui, comme les Zion Harmonizers, n’a enregistré qu’une poignée de faces rares avant leur formidable album pour SONO, « I Believe », réalisé en 1995.

Entre temps, l’ère du compact disc est arrivée et Gary Edwards a monté son propre studio d’enregistrement, le Sound Of New Orleans Studio, au 5584 Canal Boulevard. Rapidement, il est sollicité par les jeunes marching bands de la ville, fanfares légères en plein renouveau depuis le succès planétaire du Dirty Dozen Brass Band. Tour à tour, le Tremé Brass Band (drivé par les percussionnistes du Dirty Dozen, Benny Jones et Lionel Battiste), l’Algiers Brass Band, le High Steppers Brass Band, formations dont l’enthousiasme, le dynamisme et la joie de jouer compensent largement un certain amateurisme exubérant, enregistrent des disques dont la réputation ne dépasse souvent guère leur quartier — Algiers est située sur l’autre rive du Mississippi, en face du French Quarter. Mais c’est tout le mérite du travail de terrain de Gary Edwards que de témoigner d’une vie musicale toujours intense mais délaissée par les anciens petits labels qui ont, soit disparu, soit été rachetés par des compagnies importantes qui n’exploitent plus le vivier local. En complément de cette New Orleans Street Parade Serie, il enregistre également l’école de samba Casa Samba qui, mêlant influences des Caraïbes et des carnavals brésiliens, représente une facette souvent méconnue des apports rythmiques assimilés depuis longtemps par la ville et qui animent, comme les brass bands, les fameux Mardi-Gras ou défilent les « Indiens » parés de plumes de toutes les couleurs. En 1992, le fameux chanteur Tommy Ridgley, « The King of the Stroll », grande figure de l’Âge d’Or du rhythm and blues néo-orléanais, trouve auprès de SONO une petite maison prête à lui offrir tous ses moyens en lui permettant de diffuser ses nouvelles compositions et, grâce à cette production, de relancer sa carrière. Mais si la plupart des artistes auxquels s’intéresse Gary Edwards n’ont pas la même réputation, ils trouvent auprès de lui quelqu’un prêt à investir dans leur talent. Ainsi, en 1994, il produit une très belle chanteuse, Tara Darnell, qui s’exprime dans un large répertoire allant du jazz à la soul music, avec une prédominance pour la musique religieuse à laquelle elle va se consacrer totalement à peine son album paru !

Gary Edwards donne par là même un éclairage courageux sur le quotidien de nombreux artistes locaux qui font, jour après jour dans les rues, les bars, les clubs et les églises, la vie musicale réelle de la Cité du Croissant et restent en prise directe avec leur public : les gens du quartier. Aussi évite-t-il les orchestres revival qui ressassent depuis un siècle les mêmes morceaux pour les touristes. Il joue un rôle de diffuseur de la musique New Orleans vivante dans sa diversité et son actualité, même si son héritage, tellement riche, est parfois lourd à porter. S’il s’intéresse au jazz, Gary Edwards préfère profiter du passage en ville de Wayne Boyd, le guitariste du célèbre organiste Jimmy McGriff, pour lui faire enregistrer un excellent disque de jazz funky en compagnie de deux partenaires locaux de grand talent, l’organiste Richard Knox et le batteur Herlin Riley (qui joue avec Wynton Marsalis). Dès 1993, Gary s’intéresse également à la scène du zydeco en enregistrant Warren Ceasar, ex-trompettiste de Clifton Chenier, et à la musique cajun avec le BeauBassin Cajun Band de Kermit Venable, excellente formation contemporaine authentique. Depuis un certain nombre d’années, les musiques « françaises » de la Louisiane ne sont plus cantonnées dans les bayous, et ont trouvé à la Nouvelle-Orléans un espace parfaitement adapté à leurs cultures. Un disque de Rockin’ Dopsie était prévu, mais la mort de cet accordéoniste populaire, qui fut longtemps le dauphin de Clifton Chenier, mit un terme, hélas définitif, à ce projet… que reprirent plus tard ses fils avec talent.

Mais ce sont toujours les brass bands qui occupent la majorité du catalogue SONO durant les années 90. Le Coolbone Brass Band fondé par les quatre frères Johnson qui composent une grande partie du répertoire (et sa déclinaison « jazz moderne » en Collbone Swing Troop), le Smitty Dee’s Brass Band (ou Regal Jazz Band), le Mahogany Brass Band entraînent le public dans un vaste tourbillon allant des morceaux traditionnels modernisés (Little Liza Jane) aux adaptations cuivrées des succès du R&B qui vont du Professor Longhair (Go To The Mardi-Gras) aux Meters (Hey Pocky Ways), sans oublier les « tubes » du Dirty Dozen (Blackbird Special). En ce sens, le Funky 7 Brass Band que réunit plus tard Eddie Boh Paris, ex-trombone du Tremé Brass Band, et qui comprend notamment le fameux tubiste Kirk Joseph du Dirty Dozen, est l’aboutissement réussi de ce courant musical. Les blues traditionnels, qui n’ont jamais cessé d’exister à la Nouvelle-Orléans bien que restés à l’ombre du rhythm and blues plus « grand public », ne sont pas oubliés par Gary à l’aube des années 2000. Ainsi Selwyn Cooper, très fin guitariste de swamp blues venu de la scène zydeco (les Chenier, Rockin’ Dopsie, Buckwheat…), Charles Jacobs, pur bluesman du Mississippi installé dans le Bourbon Street underground, ou encore son voisin de quartier Curtis Wheeler, dit Rooster, originaire lui aussi du Mississippi et qui réside depuis longtemps dans la Crescent City, sans oublier le chanteur-pianiste J.B. Davis, digne héritier et interprète fidèle de la grande tradition R&B et soul de la ville. La plus connue du lot est la superbe chanteuse et pianiste Carol Fran qui, depuis la fin des années 50, écume les boîtes entre Lafayette et Bourbon Street. Après le décès de son époux et partenaire Clarence Holliman, elle signe en 2002 un CD gorgé d’émotion et de retenue, « Fran-tastic », où ballades bluesy, soul et jazz sont réunis dans une même expression intense à laquelle la guitare de Selwyn Cooper apporte beaucoup.

Le New Orleans sound, élaboré un demi-siècle auparavant dans les studios de Cosimo Matassa par Dave Bartholomew entre autres, et qui a fait le tour du monde avec Fats Domino, reste bien sûr le terreau fertile sur lequel nombre de chanteurs font pousser leur petite plante : Veda Love, venue du gospel et qui fit les chœurs chez Eddie Bo, Johnnie Adams, Z.Z. Hill, Tommy Ridgley, etc., Cherry Thunderfoot Black, également tromboniste et batteur qui tourna également avec Adams, Hill, Ridgley, plus Joe Tex, Earl King, Buddy Ace, etc., Les Getrex, ex-guitariste de Fats Domino qui recrée magnifiquement l’ancien hymne des Indiens du Mardi-Gras, le saxo­phoniste de Bourbon Street Chucky C. et ses instrumentaux funky… sans oublier les artistes blancs. Malgré la ségrégation en vigueur dans le Sud, la Nouvelle-Orléans a de tout temps cultivé la mixité, sa « créolité » constituant l’un des éléments majeurs qui ont fait la couleur musicale de la ville. Depuis longtemps, musiciens et chanteurs des différentes communautés se rencontrent en studio (particulièrement chez SONO) et cohabitent de plus en plus sur scène. Les interprètes blancs se sont ainsi approprié très justement et honnêtement le patrimoine noir et créole de la ville et savent parfaitement en perpétuer l’esprit. Gary Edwards ne les a pas oubliés car ils participent eux aussi à la richesse musicale de la Nouvelle-Orléans. Le vrai R&B local (parfois mâtiné de rap) réinventé par le pittoresque bonimenteur Doug Daniels dit Phat2sday, celui, soul et rock, de Charlie Cuccia, le blues pianistique plus classique de Steve Franco « Mr Boogieman », le swamp-pop de G.G. Shinn (également trompettiste) apprécié depuis cinquante ans le long des côtes de la Louisiane et du Texas et jusqu’à Los Angeles, tourné vers la soul et un rock ’n’ roll que Bill E. Shaw recrée également fort bien en mêlant R&B et country dans un répertoire entièrement original.

La spontanéité et le naturel président aux enregistrements que réalise Gary Edwards, qui admire et se réfère volontiers au travail effectué par Cosimo Matassa, le grand ingénieur du son des années 50/60, lorsque le son de la ville donnait la couleur de toute la musique populaire du pays, comme l’avait fait auparavant le jazz de Jelly Roll Morton, de King Oliver et de Louis Armstrong. Les artistes sont dans leur élément, ils jouent et chantent en studio comme ils le font en direct face à leur public et la bonne entente semble régner entre musiciens, producteurs et arrangeurs. La production reste légère : peu de re-recording et d’orchestrations alambiquées. Gary Edwards s’entoure de musiciens du cru qui savent obtenir, mieux que personne, ce son typique qui leur est familier. Son plus fidèle collaborateur est Jerry Jumonville, excellent saxophoniste et arrangeur présent dans nombre de séances (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black, Phat2sday, Les Getrex, Bill E. Shaw). À la guitare nous remarquons le vétéran Cranston Clements, figure incontour­nable des studios (Chucky C., Eddie Boh Paris, Charlie Cuccia), ainsi que Allen “Alpo“ Poché (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black). Notons aussi le batteur Tommy Williams (J.B. Davis, Veda Love), sans oublier Gary Edwards lui-même qui, à la basse ou à la guitare, prête main-forte à J.B. Davis, Rooster, Rockin’ Dopsie Jr., sans parler de ses arrangements.

Cette diversité d’un catalogue, à présent copieux, n’a pas détourné Gary des chants gospel avec lesquels il avait commencé. Il enregistre notamment les Melody Clouds, bon quartette familial fondé en 1965, et les Voices of Distinction, ensemble féminin beaucoup plus récent organisé par Audrey Ferguson, la soliste des Spiritualettes. Il mise également à nouveau sur le zydeco avec Rockin’ Dopsie Jr., le fils aîné de Rockin’ Dopsie, qui surprend avec le côté soul qu’il donne à son disque « I Got My Mojo Working », contrairement à son jeune frère Dwayne, formidable accordéoniste, qui passe à son tour en studio, tout comme les Creole Zydeco Farmers, l’ancien groupe du défunt Fernest Arceneaux, tenu en mains depuis dix ans par les baguettes du légendaire Clarence « Jockey » Etienne, et qui a la particularité de comporter deux chanteurs accordéonistes, Warren Préjean et Morris Francis. Leur disque sort in extremis… avant que les flots déferlent sur la ville, envahissent les rues et submergent tout sur leur passage. Les bureaux de Gary Edwards sont dévastés, le studio SONO inondé, les archives noyées, les stocks de CD partent à vau-l’eau, et les matrices de Dwayne Dopsie détruites. Durement éprouvé, comme beaucoup, Gary a tout perdu, mais il garde, si l’on peut dire, la tête hors de l’eau. Dès qu’il en a la possibilité, il installe SONO à Houston, et convoque derechef Dwayne Dopsie aux studios Sugarhill de la ville texane, pour refaire l’enregistrement disparu et réaliser là le magnifique « Traveling Man », dernier paru de cette belle collection Sound Of New Orleans à laquelle nous souhaitons longue vie avant son retour, prévu pour 2009, dans la Cité du Croissant. Dans une interview récente publiée par Soul Bag (N° 90, mars 2008), Cosimo Matassa, “l’inventeur“ des premiers studios de la ville concluait ainsi : « L’esprit de la Nouvelle-Orléans est toujours vivant : ça reste une good music city et ça ne s’arrêtera pas. » Que chacun fasse siennes ces paroles empreintes de sagesse et d’optimisme. What A Wonderful World, chantait Louis Armstrong vers la fin de sa vie. Cette chanson qu’il interpréta de manière bouleversante ne venait pas de la Nouvelle-Orléans, et pourtant tous les brass bands l’ont mise depuis à leur répertoire. Un monde merveilleux ?
JEAN BUZELIN
© 2009 Frémeaux & Associés

english notes
Sound Of New Orleans
This selection from the SONO catalogue has been made with the aim of offering the widest overview possible and to show the richness of New Orleans music from the 1990s to today. The choice has been made from almost all the available CDs, although only a few copies of some of them have been saved from the flood. We have tried to include the best although the length of some magnificent titles made it impossible to include them here. We hope that the discovery of all this music and these musicians will lead the listener to the originals (
www.SoundOfNewOrleans.com), three having already been published in France by Frémeaux & Associés: Zion Harmonizers (F1 411), NO Spiritualettes (FA418), and Heavenly Stars (FA 424). 
Jean Buzelin

On the 29 August 2005, Hurricane Katrina ravaged New Orleans, resulting in one of the worst natural and ecological catastrophes of our age. Caught in the eye of the storm, this originally French town, the birthplace of jazz a hundred years ago, was reduced to a flooded disaster area, left to cope as best it could by the American government whose response to such a calamity was unbelievably inadequate. The United States, a leading world power, so quick to act in other parts of the globe and supposed to be capable of solving world problems, seemed incapable of reacting to such a situation on their own doorstep. In spite of its impressive historical and cultural past, New Orleans, with its predominantly black population, appears to have been considered a second-rate zone by the American government and social services.  Although the risks had been evident for a long time, no preventive measures had been taken. Those who lost everything included musicians, not only more famous ones such as Fats Domino and Allen Toussaint but also numerous lesser known members of the flourishing New Orleans musical scene, who saw years of work disappear under the water. Gary Edwards is one of these.

A tireless worker for New Orleans music in all its forms and closely involved in the musical life of the town, Gary J. Edwards started off with a record of the Storyville Jazz Band recorded in Baton Rouge in 1972. However, it was only ten years later, after meeting Sherman Washington, manager of the Zion Harmonizers, that he decided to create his own recording company “Sound Of New Orleans (SONO). In 1984 he recorded the Zion Harmonizers, one of the leading Gospel groups in New Orleans, which had not made any records since 1954, and issued his first 33rpm, “Never Alone”. Its success encouraged Gary Edwards to record other religious groups in the town e.g. the Heavenly Stars, a Negro spiritual quartet, the country gospel duo David & Roselyn reminiscent of the Consolers and early Staple Singers, and the Bemiss Brothers with their pop gospel. And, in particular, the New Orleans Spiritualettes led by Ruby Ray, the oldest local female group which, like the Zion Harmonizers, had recorded only a handful of rare sides before their fan­tastic SONO album “I Believe” in 1995. Meanwhile CDs had arrived and Gary Edwards set up his own recording studio the “Sound Of New Orleans Studio” at 5584 Canal Boulevard. He was soon approached by the town’s young marching bands, eager to be part of the brass band revival that resulted from the international success of the Dirty Dozen Brass Band. In turn, the Tremé Brass Band (backed by Dirty Dozen’s percussionists Benny Jones and Lionel Battiste), the Algiers Brass Band, and the High Steppers Brass Band, groups whose enthusiasm, dynamism and simple enjoyment of playing made records that were often little known outside their own districts – Algiers was situated on the opposite bank of the Mississippi to the French Quarter. It is greatly to Gary Edwards’ credit that he kept alive this music that could no longer rely on small labels that had either disappeared or been bought out by bigger companies that were no longer interested in local talent. In addition to his New Orleans Street Parade Series, he recorded the samba school Casa Samba. Mixing Caribbean and Brazilian carnival influences, they illustrate a little known facet of the different rhythms that became part of New Orleans music. They can be heard and seen in their colorful costumes along side the brass bands during the Mardi Gras parades.

It was thanks to SONO that, in 1992, vocalist Tommy Ridgley, famous as “The King of the Stroll” during New Orleans’ golden age of rhythm and blues, was able to record his new compositions and relaunch his career. Although most of the performers who interested Gary Edwards did not enjoy Ridgley’s reputation, he was always ready to invest in their talent. In 1994 he produced an excellent female vocalist, Tara Darnell, whose wide repertoire ranged from jazz to soul, with an emphasis on religious music. In fact, scarcely had her album appeared when she decided to concentrate solely on her religious songs! Neither did Gary Edwards shy from the risk of producing numerous local musicians who, day after day, play in the streets, bars, clubs and churches and form the true musical heart of New Orleans, in daily contact with their au­­dience. Hence, he avoided the revival bands that rehashed the same old songs for the tourists, but instead played an important role in spreading the living New Orleans music in all its diversity. Although he was interested in jazz, when Wayne Boyd passed through town he preferred to record him on an excellent album of funky jazz, alongside two local talents: or­ganist Richard Knox and drummer Herlin Riley (who played with Wynton Marsalis).

From 1993 Gary Edwards also showed an interest the zydeco scene by recording Warren Caesar, Clifton Chenier’s ex-trumpeter, and Cajun music with the excellent BeauBassin Cajun band led by Kermit Venable. For some time “French” music, no longer confined to the bayous, had found a place in New Orleans perfectly adapted to their culture. A record planned with Rockin’ Dopsie had to be cancelled on the death of this popular accordionist, Clifton Chenier’s heir apparent – but the project was continued later with his sons. However, it was always brass bands that formed the majority of the SONO catalogue in the 90s. The Coolbone Brass Band founded by the four Johnson brothers made up a large part of the repertoire (and its “modern jazz” derivative the “Coolbone Swing Group”), Smitty Dee’s Brass Band (or Regal Jazz Band), and the Mahogany Brass Band entertained the public with a whirlwind mixture of music that included up-dated traditional pieces (Little Liza Jane), brass adaptation of R&B hits ranging from Professor Longhair (Go To The Mardi Gras) to Meters (Hey Pocky Way), not forgetting the Dirty Dozen hits (Blackbird Special). The Funky 7 Brass Band was the crowning point of this trend, featuring Eddie Boh Paris, ex-trombonist with the Tremé Brass Band, and the well known tuba player Kirk Joseph (from the Dirty Dozen).

Traditional blues, which had always existed in New Orleans although tending to be overshadowed by the more popular rhythm and blues, were not forgotten by Edwards at the turn of the century. They included the fine swamp blues guitarist Selwyn Cooper from the zydeco scene (the Clifton Chenier, Rockin’ Dopsie, Buckwheat Zydeco bands…), the pure Mississippi bluesman Charles Jacobs part of the Bourbon Street underground, or his neighbour Curtis Wheeler, known as Rooster, also from Mississippi but a long time inhabitant of New Orleans and not forgetting vocalist/pianist J.B. Davis, a faithful exponent of the town’s great R&B and soul tradition. The best known of all is the superb singer and vocalist Carol Fran who, since the 50s, had played the clubs between Lafayette and Bourbon Street. After the death of her husband and partner Clarence Holliman, in 2002 she cut a moving CD “Fran-tastic”, treating bluesy, soul and jazz ballads with intense feeling that owes not a little to Selwyn Cooper’s guitar accompaniment. The New Orleans Sound, developed half a century earlier in the Cosimo Matassa studios by Dave Bartholomew among others, and which Fats Domino had taken round the world, influenced numerous singers: Veda Love who came from Gospel and sang in choirs with Eddie Bo, Johnnie Adams, Z.Z. Hill, Tommy Ridgley etc; Chewy Thunderfoot Black, trombonist and drummer, who also toured with Adams, Hill, Ridgley plus Joe Tex, Earl King, Buddy Ace etc; Les Getrex onetime guitarist with Fats Domino who gives a magnificent interpretation of the old Indian anthem at the Mardi Gras parade, Bourbon Street saxophonist Chucky C. with his funky instrumentals… and, of course, white musicians. In spite of segregation in the South, New Orleans had always been a mixed-race city, its Creole population one of the major influences on the town’s music. Musicians and singers from the different communities had been recording together for a long time (parti­cularly with SONO) and increasingly worked together in concert. Thus white musicians became imbued with the black and Creole heritage and knew instinctively how to interpret its spirit. Gary Edwards included them in his rich musical tapestry of New Orleans. Local R&B (often mixed with rap) reinvented by the pictu­resque entertainer Doug Daniels, known as Phat2sday or the rocker Charlie Cuccia, the more classic pianist Steve Franco “Mr. Boogieman”. Moving to the swamp pop of G. G. Shinn (vocal and trumpet) popular for fifty years throughout Louisiana and Texas, and as lead singer for “Chase”, Edwards then recorded the soul and Rock n’ roll reprised by Bill E. Shaw in a blend of R&B and country in a very original repertoire.

Gary Edwards’ recordings revealed a sponta­neity and naturalness based on his admiration for Cosimo Matassa, the great sound engineer of the 50s and 60s when the sound emanating from the town coloured all popular music of the country – just as the music of Jelly Roll Morton, King Oliver and Louis Armstrong had done earlier. The performers are in their element, they play and sing in the studios as though they are in front of a live audience and there is a feeling of great complicity between musicians, produ­cers and arrangers, with little re-recording and no over complicated arrangements. Gary Edwards chose first rate musicians who, better than any, knew how to recreate a sound that was so familiar to them. His closest collaborator was saxophonist and arranger Jerry Jumonville, featured on numerous sessions (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black, Phat2sday, Les Getrex, Bill E. Shaw). The veteran guitarist Cranston Clements often stands out (Chucky C., Eddie Boh Paris, Charlie Cuccia), as does Allen “Alpo” Poché (J.B. Davis, G.G. Shinn, Chewy Black). Note also drummer Tommy Williams (J.B. Davis, Vida Love) and Gary Edwards himself who, not only contributed to the arrangements but also plays bass or guitar behind J.B. Davis, Rooster and Rockin’ Dopsie Jr.

Even with such a diverse and copious catalogue Gary Edwards did not forget the gospel songs with which he started out. He recorded in particular the Melody Clouds, a family quartet founded in 1965, and the Voices of Distinction, a more recent female group organised by Audrey Ferguson, the Spiritualettes soloist. He also returned to zydeco with Rockin’ Dopsie Jr., Rockin’ Dopsie oldest son, who adds a surprising soul aspect to his record “I Got My Mojo Working”. In a more traditional Zydeco style, the younger brother, Dwayne Dopsie, a formidable accordionist, passed through the studio, as did the Creole Zydeco Farmers, led by drummer Clarence “Jockey” Etienne – a group that unusually featured two accordionists/vocalists, Warren Préjean and Morris Francis. Their record was issued at the very last minute, just before the flood waters engulfed the town, carrying away everything in their path. Gary Edwards’ offices were devastated, the SONO studio flooded, archives destroyed, the CD stocks carried away by the water and the Dwayne Dopsie matrix destroyed. Edwards, like many others, lost everything but he kept his head above water so to speak. As soon as possible he set up SONO again in Houston and immediately invited Dwayne Dopsie back to the studio to remake the lost recording that was issued as “Travelling Man”, the latest record to appear in this outstanding Sound Of New Orleans collection to which we wish a long life on his 2009 return to Cresent City. In a recent interview in Soul Bag (N° 90, March 2008) Cosimo Matassa, the “inventor” of the first studios in the town, declared “The spirit of New Orleans is still alive; it is still a good music city and this will never stop”. Let us all take to heart these optimistic words. Towards the end of his life Louis Armstrong sang Oh What a Wonderful World, a song that did not originate in New Orleans, yet all the brass bands include it in their repertoire. A wonderful world!
Adapted by Joyce WATERHOUSE from the French text of Jean BUZELIN
© 2009 Frémeaux & Associés

DISCOGRAPHIE
CD1
 1. HEY POCKY WAY (Nocentelli - Porter - Neville - Modeliste) from Lord, Lord, Lord SONO 1030
 2. SICK AND TIRED (A. Domino - D. Bartholomew - C. Kenner) from Chewy Thunderbolt Black SONO 1059
 3. HOW LONG (T. Ridgley) from How Long? SONO 1024
 4. LET IT SHINE (T. Darnell) from Let it Shine SONO 1037
 5. I GOT A BIG FAT WOMAN (Henry Youngblood) from I Got a Big Fat Woman SONO 1029
 6. MY SWEET MARIE (B.E. Shaw) from Double Monkey Time SONO 1064
 7. ONE DAY, I’M GONNA LOOSE 100 POUNDS (D. Daniels Jr) from Ambassador of N’awlins SONO 1061
 8. BORN IN MISSISSIPPI (C. Wheeler) from Born in Mississippi SONO 1055
 9. US FUNK & G (W. Boyd) from New Orleans Sessions SONO 1053
10. LITTLE LIZA JANE (A. de Lachau) from Eddie Boh Paris Funky 7 Brass Band SONO 1065
11. BIG A’S TWO STEP (K. Venable) from BeauBassin SONO 1039
12. VALSE DE GRAND BASILE (W. Ceasar) from The Crowd Pleaser SONO 1035
13. MY LOUISIANA BEAUTY (D. Rubin) from Traveling Man SONO 1069
14. MATHILDA (G. Khoury - H. Thierry) from Louisiana Swamp Blues SONO 1048
15. TROMBONIANA (S. Johnson) from Coolbone Brass Band/Swing Troop SONO 1038
16. TIED UP (IN JESUS) (Trad.) from Never Alone SONO 6006
17. WHAT YOU GONNA DO? (Trad.) from What You Gonna Do? SONO 6014
18. GOD’S NOT DEAD (L. & C. Jackson) from Great Day SONO 6013
19. MIND ON FREEDOM (Trad.) from Gospel from The Streets of New Orleans SONO 1033
20. WHAT A WONDERFUL WORLD (G.D. Weiss - B. Thiele) from Lord, Lord, Lord SONO 1030

1. Algiers Brass Band: Ruddley Thibodeaux (lead, tp), Frank Hooper (tp), Walter Moore (tb), Joseph “Toot” Smith (cl), Sidney Wyche (sax), Frank “Jo Friday” Bedell (ssb), Ferdinand “Nippy” Polite (snare dm), Joe Williams (bass dm). ©1992
2. Chewy Thunderfoot Black (dm, vo), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Ricky McQuillis (kb), Allen “Alpo” Poché (g), Angelo Nocentelli (b), Doug Cheatwood (perc). ©2003
3. Tommy Ridgley (kb, vo), Ward Smith (sax), James Quick (kb), Mem Shannon, Ernie Vincent, Gary Hulette (g), (b), Wilbur Arnold (dm), (strings)(tamb)(back vo). ©1992
4. Tara Darnell (vo), Sammy Berfect (p), Anthony Brown (g), Cornell Williams (b), Jeffery Alexander (dm, arr), (back vo). ©1994
5. Tremé Brass Band: Benny Jones Sr (lead, snare dm), Kenneth Terry (tp), Revert Andrews, Eddie Boh
Paris (tb), Butch Gomez (ss), Frederick Sheppard (ts), Kerwin James (tu), Lionel Battiste (bass dm), Henry Youngblood (vo). ©1992
 6. Bill E. Shaw (g, vo), Alan Linker (tp), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Joe Krown (o, p), Mike Leach (b), E.J. Griffin (dm, perc). ©2004
 7. Phat2sday (Doug Daniels)(vo), Barney Floyd (tp), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Al Farrell (p), Bill E. Shaw (g), Robert Wilson (b), Jon Massing (dm). ©2003
 8. Rooster (Curtis Wheeler)(g, vo), Charles Hudson (tp), Milton Lewis (sax), Ricky McQuillis (kb), Ronnie Dents (b), Larry Williams (dm). ©2002
 9. Wayne Boyd (g), Richard Knox (o), Herlin Riley (dm). ©2000
10. Eddie Boh Paris & The Funky 7 Brass Band: Eddie Boh Paris (tb, vo), William Smith, Jamelle Williams (tp), Thaddeus Richard (as), Elliot “Stackman” Callier (ts), Kirk Joseph, Jeffrey Hills (tu), Kevin O’Day, Jerry Anderson (dm). ©2004
11. Kermit Venable & BeauBassin Cajun Band: Kermit Venable (acd, vo), Jonno Frishberg (vln, g), Bo Ledet (b), Dwight Galiano (dm), Becky Begnaud (triangle), Alcide “Big A” Babineaux (wbd). ©1996
12. Warren Ceasar & The Creole Zydeco Snap Band: Warren Ceasar (wbd, vo), Dwight Carrière (acd), Gabriel Perrodin Jr (g), Robert K. LeBlanc (b), Roland Fontenette (dm, triangle). ©1993
13. Dwayne Dopsie & The Zydeco Hellraisers: Dwayne Dopsie (acd, vo), Curnis Andrus (sax), Chad Welling (g), Glenn Sam (b), Calvin Sam (dm), Ronnie Sam (wbd). ©2006
14. Selwyn Cooper & The Hurricane Blues Band: Selwyn Cooper (g, vo), Gordon Wills (o, vo), George “Harmonica Red” Heard (ha), Vern Lagenaux (b), Patrick Johnson (dm), Gary Edwards (perc). ©1999
15. Coolbone Brass Band: Ernest Johnson Jr, Irving Mayfield (tp), Steven Johnson, (tb), Ronell Johnson (tb, tu), Darryl Johnson (as), Abraham Cosse III (tu), Andrew Sceau (snare dm), Gregory Jenkins Jr (bass dm). ©1995
16. Zion Harmonizers: Sherman Washington (dir, lead vo), Norrice Lewis (lead vo), Nolan Washington, Howard Bowie, Allan Butler, Louis Johnson, Roger Brooks (vo), Joseph Warrick (o), Henry Warrick (g, b), Byron Washington (dm). ©1984/2002 (FA 411 ©1996)
17. Voices of Distinction: Audrey Ferguson (lead vo), Dede Thurmond, Geraldine Hickerson, Dina Peters, Tasha Hickerson, Delores Scott (vo), Walter Hardy (o), Adrian Ford (kb), Cluster Lee (lead g), (g), (b), (dm). ©2004
18. The Melody Clouds: Carey Jackson Sr (b, lead vo), Leo M. Jackson (kb, vo), Melvin Jackson, Ronald Scott, Alton Jenkins (vo), Wydell Spotville (kb), Chris Barnes (dm). ©2001
19. David & Roselyn: David Leonard (g, ha, vo), Roselyn Lionhart (mand, vo), Gary Edwards (b), Curtis Pierre, Jack Kellum (perc). ©1993
20. Algiers Brass Band: same as for (1); Joseph “Toot” Smith (vo). ©1992

CD2
 1. BLACKBIRD SPECIAL (Dirty Dozen Brass Band) from Mahogany Brass Band SONO1044
 2. SOUTHERN FRIED GUMBO FUNK (R. Johnson - T. Williams - V. Love) from Make Me Yours Tonight SONO 1052
 3. LEAVE MY KITTEN ALONE (John - McDougal - Turner) from You Never Keep a Good Man Down SONO 1051
 4. INDIAN RED (Trad. - L. Gettridge) from Sings the Classics SONO 1063
 5. GET OUT OF MY LIFE WOMAN (A. Toussaint) from Charlie Cuccia SONO 1066
 6. I LOVE YOU SO (P. Gayten) from Fran-tastic SONO 1056
 7. UNTOUCHABLE GLIDE (A. Collings) from From New Orleans to the World SONO 1062
 8. FILE GUMBO D. Smith - B. Gomez) from Regal Jazz Band SONO 1040
 9. SHETLAND PONY (C. Etienne - J.W. Prejean Sr) from My Big Foot Woman SONO 1068
10. ON A NIGHT LIKE THIS (R. Dylan) from I Got My Mojo Working SONO 1067
11. I’M WALKING TO NEW ORLEANS (A. Domino - D. Bartholomew - R. Guidry) from Walking to New Orleans SONO 1050
12. SLOMO BLUES (S. Franco) from New Orleans Boogie SONO 1043
13. I’LL PLAY THE BLUES FOR YOU (J. Beach) from Bourbon Street Blues SONO 1054
14. SALUTE TO MESTRE ANDRÉ (C. Pierre) from Afro-Brazilian Fantasy SONO 1031
15. GO TO THE MARDI GRAS ((H.R. Byrd - Terry) from New Orleans Jazz-Greatest Hits SONO 1032
16. WHAT YOU THINK ABOUT JESUS (Trad.) from I Believe SONO 6012
17. WE NEED JESUS (Trad.) from Thank You Lord SONO 6007
18. THE MOMENT I BELIEVED (A. & B. Bemiss) from The Moment I Believe SONO 6011
19. ROLL, JORDAN, ROLL (Trad.) from Oh Happy Day SONO 6009
20. AMAZING GRACE (J. Newton) from Mahogany Brass Band SONO 1044

1. Mahogany Brass Band: Brice Miller (lead, tp, flh), Kevin Louis, Omari Thomas (tp), Stephen Walker, Winston Turner (tb), Chad Gales (as), Ebria Keiffer (lead, snare dm), Damion Wheeler (bass dm), Gary McGee (perc). ©1997
2. Veda Love (vo), Charles Hudson, Emmanuel Sanders (tp), Milton Lewis, Raymond Jenkins (sax), Tyrone Weaver, Roy Joseph (g), Tommy Williams (dm), Earl “Skip” Thompson (perc), (kb)(b)(back vo). ©2000
3. G.G. Shinn (vo), Ruel Pate, Allen Linker (tp), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Al Farrell (p), Allen Poché (g), Robert Wilson (b), Harry Ravain (dm, g), (perc) + The Canal Boulevard Horns. ©2000
 4. Les Getrex (Gettridge)(g, vo), Raymond Fletcher (kb), Alonzo Johnson (b), Dwayne Nelson (dm), Earl “Skip” Thompson (perc), Rockin’ Dopsie Jr (wbd). ©2003
5. Charlie Cuccia (g, vo), Jerry Jumonville (sax, horn arr), Joe Krown (o, p), Cranston Clements (b), Barry Flippen (dm). ©2005
 6. Carol Fran (p, vo), Selwyn Cooper (g), Robert Wilson (b), Harry Ravain (dm). ©2002
 7. Chucky C. & Clearly Blue: Chucky C. (Charles Elam III) (ts), Stephen “Chuck” Chaplin (kb), Cranston Clements (g), Michael Harris (b), Brennan Williams (dm). ©2003
 8. Smitty Dee’s Brass Band: Dimitri Smith (lead, tu), Butch Gomez (lead, ss), Omari Thomas, Percy Anderson, Desmond Venable (tp), Sam Venable, Richard Anderson (tb), Brian Berg (ts), Calvin Snowden (g), William Tyler (snare dm), Raynard Hockett (bass dm), Louis Hillard (dm). ©1996
 9. Creole Zydeco Farmers: John Warren Prejean Sr (acd, vo), Josep “Black” Rossyion (g), Charles Goodman (b), Clarence “Jockey” Etienne (dm), Rockin Dopsie Jr (wbd). ©2005
10. Rockin’ Dopsie Jr: David “Rockin’ Dopsie Jr” Rubin (wbd, vo), Anthony “Dopsie” Rubin (acd), Ricky McQuillis (kb), David Jaurequi (g), Alonzo Johnson, Gary Edwards (b), Dwayne Nelson (dm). ©2004
11. J.B. Davis (p, vo), Jerry Jumonville (sax), Allen Poché (g), Gary Edwards (b, g), Tommy Williams (dm). ©2000
12. Stevie Franco Mr Boogieman (p), David Lee Watson (b), Alvin “Oliver” Alcorn (dm). ©1997
13. Charles Jacobs (g, vo), Nick Farkas (o), Tony Bass (b), Dwayne Nelson (dm). ©2001
14. Casa Samba: 17 percussionists (surdo, caixa, repique, tamborins, heco-heco, ganza, etc.), direction: Curtis Pierre. ©1993
15. High Steppers Brass Band: Daryl Fields (lead, tu), Tyrus Chapman (tp, vo), Tannon Williams (tp), Herbert Stevens, Toliver Jenkins (tb), Albert Davis, James Durant (sax), Derek Tabb (snare dm), Christopher James (bass dm). ©1993
16. New Orleans Spiritualettes: Ruby Ray (dir, vo), Audrey Ferguson (lead vo), Helen Carter, Eliza McMillon, Velma Winchester, Johnie B. Miller, Keena Allen, Dede Thurmond (vo), Kermit Campbell (kb), Eddie Perkins, James Williams (g), Elem Peters (b), Tony McPherson (dm). ©1996 (FA 418 ©1997)
17. Zion Harmonizers: Sherman Washington (dir, vo), Nolan Washington (lead vo), Howard Bowie, Louis Jones, Willie Williams (g, vo), Joseph Warrick (o, vo), (g)(b)(dm). ©1992
18. Bemiss Brothers: Burnell Bemiss (lead vo), Al Bemiss (p, o, synth, vo), Warren Nabonne (g, b), Cleveland Vinning (dm). ©1995
19. Heavenly Stars: Big Al Johnson (g, lead vo), Marvin Chaney (g, vo), Joseph Growe, Henry Austin, Sanders Jones, Frank Burden (vo), Harold Barry (p), Frank Thompson (b), Joseph Johnson (dm). ©1992 (FA 424 ©1997)
20. Mahogany Brass Band: same as for (1); Brice Miller (vo). ©1997

CD Sound Of New Orleans- 1992-2005 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




ExtractTrackAuthorDuration
CD 1
01 Hey Pocky Way03'56
02 Sick And Tired03'27
03 How Long03'17
04 Let It Shine05'56
05 I Got A Big Fat Woman04'58
06 My Sweet Marie03'10
07 One Day I'M Gonna Loose 100 Pounds03'18
08 Born In Mississippi04'53
09 Us Funk & G05'12
10 Little Liza Jane03'33
11 Big A's Two Step02'52
12 Valse de Grand Basile03'20
13 My Louisiana Beauty03'00
14 Mathilda02'50
15 Tromboniana03'27
16 Tied Up (In Jesus)03'03
17 What You Gonna Do03'58
18 God's Not Dead03'49
19 Mind Of Freedom03'05
20 What A Wonderful World02'41
CD 2
01 Blackbird Special05'00
02 Southern Fried Gumbo Funk03'46
03 Leave My Kitten Alone03'23
04 Indian Red04'46
05 Get Out Of My Life Woman03'52
06 I Love You So03'19
07 Untouchable Glide03'49
08 File Gumbo03'19
09 Shetland Pony03'25
10 On A Night Like This03'25
11 I'M Walking To New Orleans03'36
12 Slomo Blues03'13
13 I'll Play The Blue For You02'58
14 Salute To Mestre André01'57
15 Go To The Mardi Gras05'53
16 What You Think About Jesus03'20
17 We Need Jesus02'10
18 The Moment I Bieleved03'17
19 Roll Jordan Roll03'24
20 Amazing Grace05'08
"Ne vous privez pas de ce document exceptionnel !" par Culturejazz.net

Non, l’ouragan Katrina n’aura pas tout balayé sur son passage à la fin du mois d’août 2005. Cette catastrophe climatique qui balaya le sud des Etats-Unis a causé des pertes considérables mais le catalogue du label SONO de Gary Edwards a pu être "sauvé des eaux". Jean Buzelin, désormais bien connu des fidèles de CultureJazz (et pas seulement !) a rassemblé quarante titres de ce label regroupés dans ce qu’il conviendrait d’appeler un "album mémoire" plus qu’une compilation, au format double CD. Toute la musique savamment regroupée ici a été enregistrée entre 1992 et 2005. On y trouve, outre les traditionnels et formidables brass-bands et marching-bands, un grand nombre de voix qui incarnent la vigueur et la diversité des musiques néo-orleanaises, entre Caraïbes, Blues, Gospel, Zydeco. Un disque témoignage et un véritable "collector" des musiques rescapées de la tourmente. C’est encore à travers des réalisations de ce type, construites, organisées, documentées, illustrées qu’on se dit que le disque est indispensable ! Ne vous privez pas de ce document exceptionnel !
par T.G. - CULTUREJAZZ.NET




"Sound of New Orleans" par Lylo

La catalogue sauvé des eaux (de Katrina) de ce label indé, offre un sacré panorama de l’histoire musicale de la 1re ville du jazz, là ou fanfares, jazz, blues, gospel, zydeco et cajun restent à l’épreuve d’un temps péri. LYLO





« Sound Of New Orleans 1992-2005 » par Jazz Magazine

Chassé de La Nouvelle-Orléans par Katrina, qui ne fit qu’une gorgée de ses locaux et archives en 2005, le producteur Gary J. Edwards prévoit de regagner cette année la Cité du Croissant après un détour par le Texas. Cette sélection, qui puise dans les albums réalisés par sa petite marque Sound Of New Orleans (SONO) durant les années qui ont précédées l’ouragan, donne un aperçu de sa « couverture » des musiques populaires louisianaises. Les jeunes fanfares apparues dans la foulée du Dirty Dozen Brass Band sont en général inférieures à leur modèle. Mais Jean Buzelin, auteur de la sélection, a bien fait de retenir le Funky 7 B.B. ou le Coolbone B.B. pour les tubistes et les trombonistes. Le rhythm and blues local illustré avec éclat par Phat2sDay, Bill E. Shaw ou Les Getrex (écoutez Indian Red). Zydeco et chanson cajun ont pour heureux porte-parole Dwayne Dopsie et le Beaubassin Cajun Band. Si le gospel est porté avec force et diversité (Zion Harmonizers, David & Rozelyn), le blues n’est pas en reste (Selwyn Cooper, Charles Jocobs), ni le jazz funky (Wayne Boyd). Les percussions de Casa Samba ne se hissent pas au niveau des grandes batucadas brésiliennes, mais on les suivrait volontiers un Mardi gras. Philippe BAS-RABERIN – JAZZ MAGAZINE




« Un vaste éventail des musiques populaires contemporaines » par Trad Mag

Cette superbe édition tord le cou au redoutable et réducteur cliché « Dixieland/Niou Orlins ». Elle présente un vaste éventail des musiques populaires contemporaines de cet état américain totalement à part qu’est la Louisiane : brass bands, fanfares, musiques de funérailles et de carnaval, « deuxième ligne », Mardi Gras indians, jazz, blues, rhythm’n’blues, funk, soul, gospel, zydeco, cajun et bien sûr la fameuse « touche latine » qui imprègne tout ça et donne toute sa saveur à ce succulent gumbo. Le plus étonnant est que cette compilation tirée du catalogue d’un petit label (Sono, initiales de Sound of New Orleans) ne comporte aucun nom vraiment connu. Quasiment que des seconds couteaux, mais quelle classe et quel talent ! Mention particulière au poignant Indian Red de Les Getrex, jusqu’ici inconnu au bataillon. Cela ne donne qu’une envie : (re)partir là-bas au plus vite. Jean-Pierre BRUNEAU – TRAD MAG




« Les musiques de la Nouvelle-Orléans dans tous leurs états » par Mondomix

Hey Pocky Way, le tube du groupe The Meters repris par le Algier Brass Band qui ouvre ce double album donne le ton. Ce disque présente les musiques de la Nouvelle-Orléans dans tous leurs états. Sélectionné dans l’immense catalogue du label « Sound of New Orleans » qui a vu le jour en 1972, ce florilège de fanfares, chœurs de gospel, groupes de rythm’n’blues, de funk eu de zydeco, représente l’identité même de la ville le plus française des Etats-Unis. On y croise les Zion Harmonizers, la chanteuse Tara Darnell, l’ex-guitariste de Fats Domino Les Getrex ou le soulman Tommy Ridgley… Toutes les chansons sont tirées d’albums qui ont failli disparaître dans les monstrueuses inondations déclenchées par l’ouragan Katrina en 2005. Une raison de plus de les apprécier. AC – MONDOMIX




« A true gem ! » by Blues & Rhythm

Most readers will, I guess, recognise the names of Tommy Ridgley, Carol Fran, maybe The Zion Harmonizers and The Creole Zydeco Farmers (led by Clarence « Jockey » Etienne), and possibly one or two of the brass bands. It is also fairly easy to guess that the Dopsies are offspring of the late Rockin’ Dopsie, and one ot two may recall Les Getrex from his stint as Fats Domino’s guitarist. A glance through the track listing reveals the influence that Fats still casts over the Crescent City’s music, as do Professor Longhair and Lee Dorsey, on this evidence - the traditions live on, as the repertoires of those brass bands also emphasise. Eddie Boh Paris’s « Little Liza Jane » is a true gem ! The brass band sound was almost moribund by the seventies until The Dirty Dozen revived it, adding a generous helping of hip funk in the process, and their succes can be gauged by the number of younger outfits here. Additionally, within these forty tracks, there is funk, soul, modern jazz, blues, r&b, boogie, rock’n’roll, cajun, zydeco, country – and even samba, to demonstrate that Jelly Roll Morton’s famous « Latin tinge » can still be found in the city. There is the odd inclusion too : Dopsie Jr’s « On A Night Like This » is the Bob Dylan song (maybe it’s not that odd through - Buckwheat Zydeco also covered this many years back). The well-documented way in which music crossed the colour line in New Orleans years before it was the norm (think Doctor John, Frankie Ford and others) is also represented as an ongoing process. There is plenty of gospel too, much of it relatively pure and simple - try David & Roselyn’s number for a fairly bluesy offering - though The Bemiss Brothers are very modern-styled. All the materiel on these two CDs was recorded and produced by Gary J.Edwards, who recorded The Storyville Jazz Band in Baton Rouge in 1972, and ten years later formed The Sound Of New Orleans label, after hooking up with The Zion Harmonizers, releasing their first record for thirty years in 1984. The success of that album led to the remainder of recording here. Hurricane Katrina devastated the city and one of its casualties was The Sound Of New Orleans label. The studio was flooded, the archive destroyed and the stock floated away ! Thankfully through, Edwards restarted the project in Houston, Texas, has again recorded and released New Orleans music, and returned to the city in 2009. For New Orleans fans without a large selection of this music already, this double CD set is pretty much essential ! Norman DARWEN – BLUES & RHYTHM




« Les styles y sont très divers » par Blues Magazine

« Le hasard faisant bien les choses, dans la foulée de notre dossier sur les producteurs de Louisiane du sud, voici une compilation consacrée aux enregistrements de la marque Sono, entre 1992 et 2005, rescapés du passage de Katrina. Les styles y sont très divers, allant des fanfares de marche, celles qui animent le Mardi Gras, aux groupes Gospel de la ville, les deux spécialités maison, en passant par Funk, Jazz, Blue, Boogie, Cajun, Rhythm’n Blues et Zydeco. Parmi les bonnes choses, on notera le Treme Brass Band / Got A Big Fat Woman, bien RnB Jive, le Eddie Boh Paris Funky Brass Band version guillerette de Little Liza Jane, les Zion Harmonizers et leurs Rockin’ Gospels Tied Up et We Need Jesus, les Melody Clouds avec un God’s Not Dead entre RnB et Soul, les New Orleans Spiritualettes et un dynamique What You Think About Jesus, les Rhythm’n Blues néo-orléanais Sick And Tired de Chewy Thunderfoot Black et One Day, I’m Gonna Loose 100 Pounds de Phat2sday, un I’m Walking To New Orleans de JB Davis, bien dans l’esprit de Fats Domino, le Rockin’ RnB Untouchable Glide de Chucky C & Clearly Blue, un My Sweet Marie au fort parfum Swamp Pop de Bill E Shaw, ou les Zydecos à l’ancienne et en français, Valse de Grand Basile du Warren Ceasar Creole Zydeco Snap Band et Shetland Pony des Creole Zydeco Farmers. »
Par Bernard Boyat  -  BLUES MAGAZINE




« Anthologie d’autant plus appréciable » par Jazz Classique

« Un titre à double sens  pour cette anthologie puisqu’il s’agit bien ici d’un panorama du « son de la Nouvelle-Orléans » représenté dans toute sa diversité, mais aussi aperçu des productions du label Sound of New Orleans (SONO), une petite compagnie louisianaise fondée et dirigée par Gary Edwards. Il semble que les stocks de la compagnie aient souffert des inondations post-Katrina, rendant ainsi cette anthologie d’autant plus appréciable. Outre des brass bands, du blues, du R’n’ B et du Zydeco, ces deux CD proposent quelques artistes de gospel, d’où l’intérêt pour cette rubrique. On y trouve la chanteuse Tara Darnell, dans un esprit plus contemporain, les Bemiss Brothers, assez modernistes eux aussi, le duo David & Roselyn dans du country gospel «  de coin de rue » à la Blind Gary Davis. Des ensembles vocaux masculins : les célèbres Zion Harmonizers des frères Nolan et Sherman Washington, les Melody Clouds, les Heavenly Stars. Des ensembles féminins : les Voices Of Distinction et les renommées New Orleans Spriritualettes de Ruby Ray. Ce sont au total neuf titres de gospel qui sont ici inclus, plus un Amazing Grace et un What A Wonderful World par deux brass bands, pas du gospel, mais presque ! »
Par JAZZ CLASSIQUE




« Un panorama assez complet de l’éventail musical néo-orléanais des années 90 » par Jazz Classique

«On ne dénichera pas forcément beaucoup d’exemplaires des CD SONO chez nos disquaires hexagonaux, une production locale plus facilement trouvée dans les boutiques à souvenirs de Bourbon Street, le hall de l’aéroport Louis Armstrong ou quelques épiceries de Canal Street. La compilation initiée par Frémeaux n’en est que plus louable. Les artistes présentés ici dressent un panorama assez complet de l’éventail musical néo-orléanais des années 90. Brass band comme le Treme BB ou les Cool Bone, Zydeco avec notamment les Creole Zydeco Farmers bien soutenus par le batteur Jockey Etienne ou Swamp Blues poisseux avec le guitariste Sewyn Cooper, la palette s’élargit au fil de l’écoute. Le gospel des Zion Harmonizers et des NO Spiritualettes avait déjà fait l’objet d’éditions françaises antérieures sur le même label et le Rhythm and Blues mature de Tommy Ridgley et de Carol Fran (Imperial, Decca, Atlantic avec Earl Palmer et même Ray Charles pour l’un, Excello puis Black Top pour l’autre) se révèle aussi percutant que dans les années de jeunesse. Çà et là, on retrouve quelques musiciens de studio attachants. C’est le cas de Jerry Jumonville qui vient de sortir un CD («You Are My Dreams» , Carryon Records) qui met bien en exergue un gros son de sax ténor resté trop souvent confiné dans les studios californiens. L’ancien guitariste de Fat Domino, Les Getrex, fait aussi partie de ces soldats de l’ombre. Sa version toute personnelle du traditionnel Indian Red n’en est que plus précieuse, tant la chaloupe paresseuse distillée semble coller à l’ambiance musicale de la ville. »
Par Stéphane Colin – JAZZ CLASSIQUE




« Excellente compilation » par Jazz Hot

« Il s’agit d’une sélection à partir du catalogue SONO (= Sound of New Orleans) de Gary J. Edwards. Elle offre un panorama des musiques populaires de la Nouvelle Orléans : brass bands contemporains, R’n B, soul, gospel, cajun, zydeco. Autant dire que le jazz au sens historique n’est pas le plus représenté, ce qui sociologiquement illustre bien l’évolution de l’offre conforme à l’époque et ce que devint New Orleans jusqu’à l’ouragan Katrina de 2005. Il ne reste que quelques exemplaires de ces CDs sauvés du naufrage à partir desquels cette excellente compilation a été réalisée et dont trois albums de gospel originaux figurent aussi et par ailleurs au catalogue Frémeaux & Associés : Zion Harmonizers, NO Spiritualettes, et Heavenly Stars. Le livret est agréable avec la reproduction des pochettes d’origine. La musique, très variée (parfois variété) est plaisante, bien enregistrée et dans sa diversité présente un parfum (subjectif) commun. Le R’n B est souvent dans la lignée de Fats Domino dont on retrouve le « I’m Walkin’ » par J.B. Davis (p, voc). On soulignera l’excellent Chewy Thunderfoot Black (dm, voc) (« Sick and Tired » de omino & Bartholomew avec le bon Jerry Jumonville, ts-arr,) Tommy Ridgley mieux connu, mais aussi Bill Shaw (g, voc) (Jumonville, ts), Phat2sday (voc), etc. À noter le bon travail de Charles Hudson (tp) derrière Rooster (g, voc) (2002). Côté instrumental, il y a un « US Funk & G » en trio par Richard Know (org), Wayne Boyd (g) et Herlin Riley (dm) digne d’un Lucky Peterson. Et surtout, à titre personnel, un précieux panorama des brass bands contemporains montrant que Dirty Dozen et ReBirth n’étaient pas sans concurrence. Ce domaine a rapidement repris le terrain à New Orleans après Katrina et demeure bien vivace. Certains de ces groupes sont venus à Ascona ( Algiers Brass Band, Tremé Brass Band – bon «  I Got a Big Fat Woman », 1992 -, Regal Brass Band). On découvrira le Funky 7 Brass Band du robuste Eddie Boh Paris (tb, voc) dans le classique « Li’l Liza Jane » avec William Smith (tp), Elliot Callier (ts) et Kirk Joseph (tu) (2004). À noter le Colbone Brass Band de Steven «  Coolbone » Johnson (tb) avec Irvin Mayfield (tp) (« Tromboniana », 1995), le Mahogany Brass Band de Brice Miller (tp) (1997, reprenant le « Blackbird Special » du Dirty Dozen), le Smitty Dee’s Brass Band du tubiste Dimitri Smith (vu à Ascona) en 1996 ( avec Butch Gomez, ss, Percy Anderson, tp, qui nous sont familiers), le High Steppers Brass Band du tubiste Daryl Fields (1993 avec Tyrus Chapman, tp-voc, « Go to the Mardi Gras »). Le gospel où la soul gospelisante est aussi d’un intérêt certain avec ici des découvertes comme Tara Darnell (et le bon Samuel Berfect, p). Beaucoup d’artistes de ce double CD sont inconnu des amateurs de « jazz » en France. C’était le vivier d’avant Katrina. Brass bands et gospel, des racines néo-orléanaises tenaces. À découvrir. »
Par Michel Laplace  -  JAZZ HOT





« Frémeaux & Associates has been issuing high-quality, multi-disc collections » by Dirty Linen

« French imprint Frémeaux & Associates has been issuing high-quality, multi-disc collections ranging from American traditional jazz to other kinds of vintage world music for years. Apparently, they recognize the value or Gary Edwards’ Sound of New Orleans (SONO) label, because this two-disc collection documents SONO’s legacy with 40 tracks of gospel, brass band, jazz, R&B, blues, funk, Cajun, zydeco, world, and practically everything else heard in the Crescent City. Edwards made his debut as a recordman in 1984 with a release from gospel soul-stirrers Zion Harmonizers, who had not recorded since 1954. Encouraged, he cut more religious groups (Heavenly Stars, Bemiss Brothers, and the New Orleans Spiritualettes) and played a big role in the brass band scene (the Tremè Brass Band, Algiers Brass Band, Mahogany Brass Band, Coolbone). Additionally, he was responsible for R&B vocalist Tommy Ridgley’s comeback with 1992’s How Long? Later, Edwards began mining Cajun and zydeco and released one of the few recordings of Warren Ceasar & the Creole Zydeco Snap Band and the only recording of Kermit Venerable’s BeauBassin Cajun Band. Despite the 2005 reference in the disc’s subtitle, his most recent release came in 2006 with dynamic zydeco accordionist Dwayne Dopsie, who, incidentally, trekked to Houston for a recording session (Edwards was living there at the time). Approximately 37 artists are featured, including all of the aforementioned, with some, like the Algiers Brass Band and the Zion Harmonizers, appearing on more than one track. It plays like an iPod on mad shuffle, frequently bouncing from genre to genre. The gospel tracks are usually sequenced together, though a few segue between related genres, such as Cajun to zydeco. A number of tracks are renditions of familiar standards (« Indian Red,» «I’m Walking to New Orleans, » « Mathilda ») that never seem tiresome for New Orleans / Louisiana music devotees. Not every artist featured here was established when he/she recorded for SONO. Many, like Les Getrex, onetime Fats Domino guitarist, made their debut recordings there. However, to Edwards’ producing credit, the results were generally favorable. »
By Dan Willging, Denver, CO - DIRTY LINEN





« La musique populaire afro-américaine ne rendra jamais les armes. » par Blues Country & Rock

« Le 29 août, dans un rayon de plus de 650 kilomètres, l’ouragan Katrina avec une incroyable force cyclonique laissa l’Etat de Louisiane, la ville de New Orléans et la pointe du Delta du Mississippi dans la désolation. Cette ville au patrimoine culturel considérable, située en dessous du niveau de la mer, a énormément souffert du passage de cet ouragan sans pitié, répondant au doux nom de Katrina. Près de 2000 morts, des centaines de disparus, des milliers de sinistrés. On ne compte plus les noyades de musiciens de la Nouvelle-Orléans, les destructions de collections privées relatives au jazz et au blues, d’ailleurs certains musiciens comme Fats Domino ou Allen Toussaint ont tout perdu. On ne compte plus les destructions de studios, de clubs historiques témoins privilégiés de la naissance du blue, des archives musicales de l’Université Loyola, bref la destruction de la plus grande partie de l’inestimable richesse culturelle de la ville. Il se dit même que le légendaire bluesman Clarence « Gatemouth » Brown, décédé quelques jours après le passage de l’ouragan, fut une victime indirecte de Katrina… Comme à l’accoutumée, le groupe de Patrick Frémeaux a fait un travail dantesque afin de nous présenter ce luxueux coffret 2 CD’s, particulièrement bien documenté et proposant 40 titres sélectionnés par Jean Buzzelin à partir du fameux catalogue SONO de Gary Edwards, 40 titres sauvés des eaux de 1992 à nos jours, 40 titres ayant échappés à la basse besogne de Katrina, 40 titres d’un large éclectisme de la musique vivante made in New Orléans, allant du blues au Gospel, en passant par le jazz et le zydeco, sans oublier la soul  et le bon vieux rock ans roll… On peut citer entre autres et dans le désordre : L’excellent guitariste Wayne Boyd, les festifs Algiers Brass Band dans une mouvance swamp, J.B. Davis dans le registre de la soul, Charles Jacobs pour le blues pur et dur, Rockin’ Dopsie Jr pour le zydeco ou encore le Creole Zydeco Farmers, et pleins d’autre artistes originaires de ce fantastique creuset qu’est New Orléans, parfois jouissant d’une certaine notoriété, parfois anonymes dont les œuvres n’ont jamais franchi la frontière de l’Etat, voire de la ville. Quoi qu’il en soit, la force et l’envie de faire renaître New Orléans de ses cendres, non pardon de ses boueuses, sont bien palpables à l’écoute de ces 40 titres, qui prouvent si besoin était, que la musique populaire afro-américaine ne rendra jamais les armes. Même devant un ouragan aussi funeste que Katrina… »
Par Serge Sciboz — BLUES COUNTRY & ROCK




« Un véritable régal » par ABS Magazine

 « Ce double compact paru chez Frémeaux & Associés relate à merveille tout l’intérêt de la musique de la Nouvelle – Orléans dans ce qu’elle a d’incomparable en création et en variété. La sélection des titres a été effectuée à partir du catalogue du label Sound of New Orleans créé par Gary Edwards et s’est appliquée, sans être exhaustive, à en sortir des morceaux très représentatifs de la diversité des musicales de la Windy City du début des années 1990 jusqu’à 2005. Le 29 août 2005, l’ouragan Katrina ayant détruit une somme inouïe de documents sonores, le choix a été difficile parmi les cd et enregistrements disponibles, d’autant qu’il ne restait plus, pour chacun d’eux, que quelques exemplaire sauvés du naufrage . Ce double compact est un véritable régal à l’écoute de morceaux qui nous font voyager entre soul, jazz, zydeco, gospel, second line et blues. L’ensemble, bien que disparate concernant les artistes ( on va du Algiers Brass Band aux Zion Harmonizers en passant par Carol Fran, Tommy Ridgley, ou Chucky C..) semble néanmoins d’une cohésion totale. Hey Pocky Way, Go to the Mardi Gras, Valse de Grand Basile, autant de titres qui évoquent irrémédiablement la Louisiane, sans parler du Gumbo, File ou mis à la « sauce » Southern Fried Funk…Il faut dire que le travail du compilateur, Jean Buzelin, est ici absolument remarquable, plaçant ce double cd au rang de véritable hommage à la musique N.O. de ces dernières années. Trois compacts tirés du catalogue Sound of New Orleans avaient déjà été édités chez Frémeaux & Associés et sont très recommandés : Zion Harmonizers (FA411), NO Spiritualettes (FA418) et Heavenly Stars (FA424) »
Par Marcel Bénédit — ABS MAGAZINE




"... La vraie vie, qui sourit de nouveau à La Nouvelle-Orléans" par Les Inrockuptibles

"Des nouvelles de La Nouvelle-Orléans : la mythique cité musicale, transformée en Atlantide par cette salope de Katrina un jour d’août 2005, est très largement honorée dans l’expo « Le Siècle du Jazz », actuellement à Paris au Musée du Quai Branly. Le Festival Banlieues Bleues fait encore mieux, en dédiant la programmation de sa 26è édition à La Nouvelle-Orléans, et en offrant le concert de clôture (10 avril à Bobigny) aux Wild Magnolias, incroyable tribu carnavalesque et héros du street-funk, reformés spécialement pour l’occasion. Et sur la route de Bobigny, au volant d’un char de carnaval, on pourra écouter le disque Sound Of New Orleans. Le titre de cette compilation est long, mais il a le mérite d’être clair : Sound Of New Orleans (SONO pour les intimes) est un label de la Nouvelle-Orleans, qui a enregistré une multitude de musiciens locaux, dans une variété de styles typique du creuset louisianais. Emporté par l’ouragan, le label est aujourd’hui repêché par cette compil. On y découvre les rejetons des grands maîtres de la Nouvelle-Orléans, des musiciens et des chanteurs débordant de bonté, qui transforment les racines du blues en élixir funk, qui confondent les rives du lac Pontchartrain avec les côtes africaines, qui chantent le gospel en tutoyant dieu. Les productions sont modernes, mais authentiques. On n’est pas au musée ni sur MTV, mais ici et maintenant dans la vraie vie, qui sourit de nouveau à La Nouvelle-Orléans."
par LES INROCKUPTIBLES




« Anthologique de titres sauvées des eaux » Par Le cri du Coyotte

«  On connaît les dégâts économiques causés par Katrina en 2005, moins ceux causés à la musique. Pourtant les musiciens de la Nouvelle Orléans en souffrent encore, même les moins mal lotis, comme Fats Dominio ou Allen Toussaint. Un bon nombre a dû quitter la cité et beaucoup n’y reviendront pas. Comme le chantait Fats en 1970 dans le prémonitoire New Orleans ain’t the same, la Cité du Croissant ne sera plus jamais la même…. Parmi les victimes de l’ouragan figure Gary Edwards, fondateur de la marque Sono (= Sound of New Orleans, d’où le titre de ce double CD) en 1984 : bureaux dévastés, studio inondé, stock de CD partis littéralement à vau-l’eau, archives noyées. Il doit même déménager et s’installer à Houston, mais espère revenir cette année dans sa ville. Frémeaux aide la musique néo-orléanaise en sortant cette anthologique de titres sauvées des eaux, enregistrés entre 1992 et 2005. Les deux spécialités de Sono étant les célèbres fanfares de marche qu’on voit lors du Mardi Gras et les groupes de Gospel, il est logique d’en trouver une bonne proportion ici. Pour les premiers, on remarque le Treme Brass band et son I got a big fat woman bien Jump R’n’B Paris Funky Brass Band et leur version sautillante de Little Liza Jane, ainsi que l’Algiers Brass Band, avec un chanteur au vocal très Louis Armstrong sur Wondeful world. Côté groupes Gospel, il y a d’intéressantes choses avec les Zion Harmonizers et leurs Rockin’ Gospels Tied up et We needs Jesus, les Melody Clouds avec un God’s not dead entre R’n’B et Soul, les New Orleans Spiritualettes et un dynamique What you think aboutJesus, ainsi que la superbe ballade Roll, Jordan, roll des Heavenly Stard. Le catalogue Sono ne se limite pas à ces deux styles, il comporte aussi des artistes Samba, Funk, Blues, Boogie, Cakun, R’n’B ou Zydéco et ce sont dans ces derniers qu’on trouve le meilleur : des Sick and tired ( Chewy Thunderfoot Black) et I’m walking to New Orleans de J.B. Davis ( qui prononce New Orleans à la française comme Fats), bien dans l’esprit, le Rockin’R’n’B Untouchable glide de Chucky C. & Clearly Blue, un How long assez Reggae/ Caraïbes du vétéran Tommy Ridgley, un My sweet Marie agréablement Swamp Pop de Bill E. Shaw, un Onde day, I’m gonna loose 100 pounds très Fats Domino ( pour lui suggérer une cure d’amaigrissement ?) de Phat2sday, les Zydécos à l’ancienne et en français Valse de Grand Basile du Warren Ceasar Creole Zydeco Snap Band et Shetland pony des Creole Zydeco Farmers. »
Par LE CRI DU COYOTTE




« Rien n’est à jeter, les grands moments abondent » Par Soul Bag

« Préparé par Jean Buzelin, voici un panorama du label Sound of New Orleans (SONO), propriété de Gary Edwards, qui a tout perdu, local, archives, stocks, lors du passage de Katrina, Rhythm and blues, fanfare, gospel, cajun, zydéco, blues, rock and roll, tous les styles locaux sont représentés. Les enregistrements ont été faits pour donner leur chance à des inconnus ou remettre en lumière des anciens. Gary Edwards perpétuait ainsi la tradition des entrepreneurs locaux, studio construit de ses propres mains, peu de moyens mais une intélligence hors pair. Rien n’est à jeter, les grands moments abondent. Retenons-en deux : Algiers Brass Band avec Hey pocky way en ouverture, une collection de riffs cuivrés avec un son énorme, et Charles Jacobs avec un I ‘ll play the blues for you à l’ambiance particulièrement prenante, un peu gâché par une fin escamotée. S’agissant du R&B néo-orléanais, aucun autre style de musique n’est aussi reconnaissable du premier coup ne véhicule à la fois tant d’histoire, d’identité, de respect et de renouvellement. »
Par Christophe Mourot — SOUL BAG




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