JAZZ AROUND THE KRACH - 1929

DUKE ELLINGTON, MISSOURIANS, CLIFF JACKSON'S KRAZY KATS...

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Number of CDs : 1


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It is not without a certain sense of irony that Frémeaux & Associés, 80 years on, renders homage to the 1929 economic crisis that has its echoes in today’s international events. 

While 1929 saw the birth of Martin Luther King, Milan Kundera and Jacques Brel, each of whom influenced their era and achieved international acclaim, history and people themselves remember 1929 as the year of the Wall Street Crash and the beginning of the Depression.
Such a crisis that reoccurs regularly within capitalist societies is a revolutionary means of changing things, habits and culture etc. Neither are the artsimmune to these “readjustments” but had to adapt to the Depression: not only a need to make sense of it all but also to find financial backing, producers and, of course, listeners!
Noël Hervé, Philippe Baudoin and Daniel Nevers return to 1929 in Jazz Around The Crash.
Patrick Frémeaux

Droits : Frémeaux & Associés.

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Jazz around the krach

Jazz around the Krach - 1929









 

 
Jazz Around the Krach - 1929
Wall Street Wail. Les lamentations de Wall Street. L’allusion au cher vieux mur de la Bible (Wail Wall), si aimé des Etatsuniens est transparente, mais cette fois, par-dessus le marché (sic), il y a la rue : non point Market Street ni la louche rue du quai, mais bien cette sale rue du mur. Fatal. La seule que les boursicoteurs se croient réellement obligés d’emprunter. Par essence, en somme. Ça change tout. Certes, le jeudi 24 octobre 1929, l’immolation par le feu n’étant pas encore trop prisée, les gentils organi­sateurs de la fiesta préférèrent, en un élan superbe et un chœur des plus touchants, se livrer à l’exercice gracieux (mais difficile) du vol plané depuis le faîte des gratte-ciel, en omettant parachutes et moteur. Pour économiser le carburant et éviter d’augmenter encore l’émission de CO², bien entendu. Braves cœurs…

Wall Street Wail… Quand même, un qui avait un joli sens de l’à-propos, c’est bien le dénommé Edward Kennedy, Duc d’Ellington. Enregistrer une composition personnelle portant un tel titre le 10 décembre 29, soit moins de deux mois – quarante-sept jours, exactement – après la débâcle, fallait oser ! Sans doute pensait-il que la calamité en question serait limitée dans le temps et l’espace et ne toucherait vraiment que ce gang de blasphémateurs fiers de l’être, assez sûrs d’eux pour inscrire sur leur pognon «in God we trust»… Il n’en demeure pas moins que sous l’ironie perce une inquiétude certaine face à la menace et l’inconnu. Duke, en tous cas, fut sans doute le seul à faire directement référence à la chose. Même si, dès le mardi 29 octobre – encore un jour pas bien clair, ainsi que la veille : faudrait quand même pas tout coller sur le dos du pauv’ jeudi ! –, le Casa Loma Orchestra, de son côté, grava lors de sa toute première séance de phonographe la version initiale de Happy Days Are Here Again, chanson délicieusement inspirée sans le savoir de la méthode coué, qui allait devenir emblématique et remporter un succès mi-figue, mi-raisin, au cours des années suivantes. Mais là, le 29 octobre, c’était pure coïncidence : l’enregistrement était prévu depuis déjà un bout de temps. Prémonition ? Wall Street Wail… Question : est-ce bien l’événement qui en inspira la musique à Ellington, ou alors serrait-il depuis toujours dans ses cartons ce thème dont il n’aurait eu qu’à changer le titre ?... Capital, ça, pour la suite de l’histoire, non ?

Duke Ellington était-il devin ? Tout porte à croire qu’il se préféra toujours plutôt visionnaire… D’ailleurs, aurait-il pu y avoir, début 29, un seul artiste, musicien, peintre ou autre, noir ou blanc ou rose à petits pois verts, en Amérique ou ailleurs, susceptible d’affirmer que dans un mois ou deux tout le système se ramasserait à la petite cuillère ? Si c’est le cas, ils se gardèrent bien de le crier sur les toits. Au demeurant, qui les eût écoutés ? D’abord, les artistes n’ont qu’à faire de l’art, na ! Et laisser les choses sérieuses, les vraies choses de la vie, aux gens sérieux en costard trois pièces, aux zélites. Aux banquiers, quoi… Parmi ceux-ci – qui se parent parfois du tendre titre d’«économistes», histoire de donner le change et éviter de se faire traiter de bolchevistes – il s’en trouva quand même quelques-uns, dès l’année d’avant, pour susurrer «casse-cou». Pas trop  fort quand même, pour ne pas effrayer le marché dont ils connaissaient par cœur, les bougres, l’univers impitoyable et les cycles irrémédiables… Ils n’ignoraient donc pas qu’un jour, dans pas si longtemps, cela allait craquer quelque part très, très fort. Ils furent comblés au-delà de leurs espérances. Il va de soi qu’on ne les avait pas écoutés, ces oiseaux de mauvais augure.

C’est qu’il avait plutôt bien commencé, cet an 29. Dans l’euphorie quasi générale on peut dire. Le jazz, par exemple, et le disque, son véritable et indispensable support : on avait beaucoup sillonné la cire, en Amérique du Nord et partout, depuis 1920. Et chaque année la production augmentait. Les grosses boîtes, Victor, Columbia, OkeH, envoyaient même des studios mobiles en province pour y capturer les célébrités locales. En conséquence, la part du jazz devint plus importante. 1928 avait été un cru exceptionnel et 1929 semblait parti pour faire encore mieux. Ce qui d’ailleurs advint, puisque le krach ne brisa ce parcours sans faute qu’au dernier trimestre. A noter aussi que cette année-là, les orchestres noirs jouirent d’une plus grande attention et furent plus abondamment enregistrés. Malheu­reu­sement, l’état de grâce sera bref : la crise, évidemment… Nombre de musiciens réputés, voire célèbres (King Oliver, Jelly Roll Morton, Johnny Dodds, “Fats” Waller, Clarence Williams, Tiny Parham…), ne virent pas leurs contrats reconduits après 1930. Armstrong, Ellington, Fletcher Henderson eux-mêmes ne furent pas à la fête et durent changer de labels… Quelques nouvelles pointures en revanche, Cab Calloway ou Jimmie Lunceford, surent se glisser dans la place à la faveur du chamboulement. Il fallut bien vingt ans et l’arrivée du disque microsillon 45 et 33 tours, pour que la production phonographique aux USA égale enfin puis dépasse celle de 1928-29…

1929 marque aussi l’apogée d’un genre particulier, dont le développement rapide doit sûrement beaucoup à celui de l’enregistrement électrique, seul capable de lui rendre justice. Un style plutôt rude, farouchement «rentre-dedans», même sur le blues lent, sans fioritures (mais avec souvent une harmonisation subtile et des arrangements efficaces, savamment bâtis), que pratique, format idéal, une dizaine d’exécutants : deux trompettes, un trombone, trois clarinettes et saxophones, le piano, le banjo/guitare, la basse (de préférence à vent) et la batterie. Évidemment, ils peuvent bien n’être que huit ou neuf (un sax en moins) ou, au contraire, déborder vers onze ou douze (une trompette et/ou un trombone, voire un chanteur en rab). Et puis, bien sûr, si l’on trouve déjà moult illustrations dès 1926-27 (nous n’en avons pas retenu ici), on en repère encore çà et là dans les années 1933-34, comme autant de survivances au cuir dur en des temps qui ne le furent pas moins. Mais l’année clef reste sans conteste et à tout jamais 1929 ! Les deux Ellington sont à cet égard exemplaires. De même que le troisième, Goin’ Nuts (titre de circonstance), gravé lui aussi le 29 octobre par un groupe inhabituel – “rural” en somme – avec dans ses rangs Bruce Johnson, superbe spécialiste du washboard, et sournoisement édité sous le pseudonyme des Six Jolly Jesters.

Un autre grand moment fabuleusement dingue, c’est le tonitruant Market Sreet Stomp des Missourians, brûlante formation de St. Louis, célébrant là, il est vrai, davantage la grande rue du patelin que celle piteuse de la bourse… Et le reste est à l’avenant. Citons en vrac le Lawd, Lawd des Bright Boys de Cecil Scott, parmi lesquels trois talentueux nouveaux : Bill Coleman, Frankie Newton et Dicky Wells ; Jersey Lightnin’ par Luis Russell et sa belle brochette de souffleurs ; Wherever There’s a Will, There’s a Way des fameux McKinney’s Cotton Pickers (avec un génial solo de ténor velu par Coleman Hawkins), The Wang Wang Blues, «tube» de 1920 rajeuni par l’un des meilleurs groupes de Fletcher Henderson ; le bon et rare Coal-Yard Shuffle du pianiste Joe Steele (son unique disque !) ; l’exotisme de Rumba Negro (Spanish Stomp), imaginé par le nouveau jeune pianiste du «Kansas City Orchestra» de Bennie Moten – un certain Basie – pour la première fois aux prises avec la cire des studios (incidemment la veille du funeste jeudi, à Chicago)… Chicago, Earl Hines, pianiste éminem­ment novateur et ex-partenaire privilégié de Louis Armstrong, s’y produisait, dans le cadre du «Grand Terrace Café», depuis fin décembre 1928 avec un groupe du genre qui nous intéresse. Leur Chicago Rhythm fut gravé en la paisible Cité du Vent lors des sessions de février 29 – soit au moment même où, dans un garage du coin, le jour de la Saint Valentin, fête des amou­reux, de doux adolescents espiègles faisaient un carton à la sulfateuse (comme les méchants dans le film de Hawks) ! Une chose est sûre : Hines et son gang ont un alibi béton : c’est pas eux ! Après tout, le 24 octobre n’est pas la seule date mémorable de cette année-là !… Notons au passage qu’une autre séance eut lieu le 25 octobre (soit le lendemain du jour !) : quatre faces, dont deux seulement éditées. L’un des refusés avait titre Times Ain’t What They Used to Be – le moins qu’on puisse dire… Hines attendra près de trois ans avant de refaire un disque.

Toujours côté pianistes, «Fats» Waller fut à peine mieux loti. Quatre titres pour la route lui aussi, le 18 décembre, dont Lookin’ Good, but Feeling’ Bad, avec gentil quatuor vocal, Jack Teagarden au trombone et Henry «Red» Allen à la trompette (déjà présent sur Jersey Lightnin’), et puis bonsoir la compagnie ! Quand même deux faces en duo avec Bennie Payne le 21 mars 30, deux autres en solo un an après et une partici­pation à une séance de l’équipe du clarinettiste excentrique Ted Lewis, qui se permettait d’inviter de temps en temps quelques potes au chômage… Les nouveaux disques de «Fats» sous son nom, ce sera seulement pour le printemps de 1934… Moins connu, Cliff Jackson appartenait à la même école harlémite des pianistes «stride» que «Fats» ou James P. Johnson. Ses collègues l’avaient surnommé «The Terror», tant la puissance de son jeu les terrifiait. Il intitula ainsi l’une de ses rares compositions qu’il put enregistrer début 1930, avec un groupe répondant parfaitement à nos critères. De fait, il y a dans cette musique-là quelque chose de terrible…

Showman futé, Ted Lewis avait mis la papatte sur quelques solistes (blancs) de choix : le tromboniste néo-orléanais George Brunies, les clarinettistes Don Murray et Frank Teschemacher, le jeune Benny Goodman et, au printemps de 1929, l’excellent cornettiste chicagoan Francis «Muggsy» Spanier. Avant de s’installer pour une dizaine d’ans plutôt confortables chez Ted, «Muggsy» fit un bref séjour, début 29, dans le groupe réputé de Ray Miller. That’s a-Plenty, du 3 janvier, swingant souvenir de ce passage éclair, le présente au sommet de son inspiration. C’est encore courant 1929 que Louis Armstrong, flanqué des orchestres de Carroll Dickerson puis de Luis Russell, délaissa Chicago et se fixa à New York. Le vénérable St. Louis Blues figure parmi ses bonnes galettes de l’année. L’orchestre de Paul Howard (Quality Shout) officiait quant à lui du côté d’Hollywood et comprenait un fougueux jeune batteur encore inconnu, futur géant du vibraphone : Lionel Hampton. Le jazz – en particulier, ce type de jazz « de passage », éphémère et fondateur – se trouvait décidément partout.

On peut même affirmer que depuis longtemps il s’exportait plutôt bien sur tous les continents, à commencer par la «vieille» Europe… Nombre d’expatriés, en tournée depuis la fin de la guerre, semblaient s’y sentir mieux qu’en leur propre pays. Étonnant, non ? Après l’ODJB, le Southern Syncopated Orchestra de Will Marion Cook, le Novelty Jazz Band de Billy Arnold, les Jazz Kings du batteur Louis A. Mitchell, qui animèrent – parmi bien d’autres – le début des années 1920, il y eut, au milieu de celles-ci, la légendaire Revue Nègre qui parcourut le continent et la venue fréquente des Chocolate Kiddies de Sam Wooding, très baladeurs eux aussi (URSS incluse) qui, de 1925 à 1931, semèrent leurs cires en Allemagne, Espagne et France. À Bar­celone en avril 29, pour l’inévitable Tiger Rag le fameux trompettiste néo-orléanais Tommy Ladnier était-il vraiment présent ? On ne l’entend guère sur cet arrangement peut-être un poil trop compact… En 1928, le chanteur/parolier Noble Sissle, déjà bien connu en Europe, monta un bel orchestre chargé de l’accompagner dans des établissements aussi réputés que «Les Ambassadeurs» de Paris. Vieil habitué des traversées de l’Atlantique Nord, Sidney Bechet était du lot, mais ne put participer aux séances britanniques de septembre-octobre 29 pour cause de séjour à Fresnes !... A sa place, on appréciera sur Kansas City Kitty l’étonnant violon de Robert E. «Juice» Wilson, donnant le signal de l’escalade finale… Lud(wig) Gluskin, quant à lui, pratiquait la batterie dans plusieurs groupes européens avant de constituer son orchestre «hot» cosmopolite (Américains, Anglais, Français, Allemands…), en charge de belles soirées parisiennes et berlinoises et de tendres saisons d’été à Deauville ou Cannes entre 1928 et 1933. Leur I Wanna Go Places and Do Things (Berlin, novembre 29), deux minutes trente-cinq de frais bonheur féroce (avec solo de sax basse par Spencer Clark), pose au bon moment les bases du nouveau code de bienséance des musiciens : jusqu’alors, on jouait «hot» pour donner du plaisir aux gens (les nantis, évidemment) ; désormais, va falloir se défoncer pour leur filer le tournis et leur faire oublier. Bien reçu. Au poil, Mame la Marquise.

Et en Allemagne, cela sera même encore bien plus pire. Pour en arriver à voir réduite en poudre la ville où les gentils gluskiniens avaient gravé I Wanna Go Places…, une douzaine d’ans plus tôt... Plus quelque quarante millions de cadavres par-dessus le (l’économie de) marché… Grandiose réussite, pur chef-d’œuvre, valant presque le Nobody Knows You When You’re Down and Out de Bessie Smith, assez différent du reste, mais que Monseigneur Noël Hervé – que sa volonté soit faite – souhaitait voir figurer dans cette an­tho­logie. A cause du titre : personne ne vous connaît plus quand vous êtes lessivé(e). Beau disque. Prémonitoire, ça va de soi… Quand on pense que sans les 24, 28 et 29 octobre 1929, le jazz aurait certes évolué plus lentement vers la swing craze, mais qu’en contrepartie, un barbouilleur illuminé de province, moustachu, pas beau, raciste, militaire, n’aurait sûrement jamais quitté son trou… Y a des années, comme ça, où l’on devrait sucrer certains jours. Et merde pour Wall Street Wail…
Daniel NEVERS
© 2009 Frémeaux & Associés  

1929
Extrait de “Une chronologie du jazz” de Philippe Baudoin © 2005, Editions Outre mesure, Paris. Avec l’aimable autorisation de l’auteur et de l’éditeur.
• Krach de Wall Street et début de la Dépression.
• Massacre de la Saint-Valentin à Chicago, l’un des plus célèbres règlements de compte de la pègre.
• Le Préfet de police de New York estime qu’il y a 32 000 speakeasies (tripots clandestins) dans la ville et accuse la Prohibition d’être la cause de l’augmentation croissante de la criminalité.
• Alexander Calder : Josephine Baker (sculpture en fil de fer).
• Claude McKay écrit Banjo.
• Hergé publie le premier Tintin, Tintin au pays des Soviets.
• Avedis Zildjian ouvre sa fameuse fabrique de cymbales à North Quincy, Massachusetts. Il est le descendant d’une longue lignée de remarquables fabricants turcs qui remonte à la découverte en 1623, d’un procédé de traitement des alliages par l’alchimiste de même nom, Avedis Zildjian.
• Engagé par la Fox, Will Vodery devient le premier arrangeur et directeur musical noir à Hollywood (qui inaugure cette année les premiers Oscars).
• En France, Henri Selmer acquiert les ateliers Adolphe Sax et commence la fabrication des cuivres.
• Naissances : le chanteur et auteur populaire Jacques Brel, le comédien et cinéaste John Cassavetes, le défenseur des droits civiques Martin Luther King, l’écrivain Milan Kundera.
• Décès : Emile Berliner.

Autres enregistrements de jazz
• Louis Armstrong (OKeh): I Can’t Give You Anything but Love ; When You’re Smiling.
• Beale Street Washboard Band (Vocalion), feat. les frères Johnny et Baby Dodds : Piggly Wiggly.
• Henry Brown (Paramount), feat. Ike Rodgers : Screening the Blues.
• Duke Ellington : Tiger Rag (parts 1 & 2) (Brunswick) ; Saturday Night Function (16/1, Victor) ; Doin’ the Voom Voom (Victor) ; Harlem Flat Blues (Brunswick) ; Stevedore Stomp (Victor) ; Freeze and Melt (Columbia) ;
Mississippi Moan (Columbia) ; Jungle Jamboree (Brunswick) ; Syncopated Shuffle (OKeh).
• Sonny Greer (Columbia), dirigeant l’orchestre d’Ellington : Saturday Night Function.
• Earl Hines (Victor) : Grand Piano Blues.
• Paul Howard (Victor), à Hollywood, avec les jeunes Lawrence Brown et Lionel Hampton qui tient la batterie :
Charlie’s Idea.
• James P. Johnson (OKeh) : Riffs.
• Lonnie Johnson & Eddie Lang (OKeh) : A Handful of Riffs.
• Jones and Collins Astoria Hot Eight (Victor) : Astoria Strut.
• Ted Lewis (Columbia) : Wabash Blues.
• The Little Chocolate Dandies (OKeh) : That’s How I Feel Today.
• McKinney’s Cotton Pickers (Victor) : I’d Love It ; The Way I Feel Today ; Miss Hannah.
• The Missourians (Victor) : Ozark Mountain Blues ; I’ve Got Someone ; Vine Street Drag.
• Jelly Roll Morton (Victor), en trio, feat. Barney Bigard : Smilin’ the Blues Away ; Turtle Twist. En solo : Pep ; Freakish. En orchestre : Burnin’ the Iceberg.
• Bennie Moten (Victor) : The Jones Law Blues ; New Vine Street Blues.
• Mound City Blue Blowers (Victor), feat. Coleman Hawkins : Hello, Lola ; One Hour.
• Jimmie Noone (Vocalion) : Chicago Rhythm.
• King Oliver (Victor) : Can I Tell You? ; Sweet Like This ; I Want You Just Myself.
• Walter Page’s Blue Devils (Vocalion) : Blue Devil Blues, feat. Jimmy Rushing ; Squabblin’.
• Tiny Parham (Victor) : Washboard Wiggles.
• Luis Russell, séances OKeh : The New Call of the Freaks ; Feelin’ the Spirit ; Doctor Blues. Séance Banner :
Broadway Rhythm.
• Cecil Scott (Victor) : Springfield Stomp.
• Omer Simeon (Brunswick), feat. Earl Hines : Smoke House Blues ; Beau Koo Jack.
• Bessie Smith (Columbia) : I’m Wild About That Thing. L’intégrale des séances en duo avec James P. Johnson, dont Dirty No-Gooder’s Blues.
• Jabbo Smith (Brunswick) : Take Your Time ; Sweet and Low Blues ; Ace of Rhythm ; Shau Sha Stomp ; Band Box Stomp.
• Fats Waller (Victor), en orchestre : The Minor Drag. En solo : Handful of Keys ; Numb Fumbling ; Gladyse ;
Valentine Stomp.

Premiers enregistrements sous leur nom : Henry Red Allen (21 ans), Casa Loma Orchestra, Bing Crosby (26), Jimmy Dorsey (25), Grégor (31, à Paris), Paul Howard (33), Andy Kirk (31), The Missourians, Walter Page (29), Sammy Price (21), Bill Bojangles Robinson (51), Omer Simeon (27), Jabbo Smith (20).

Curiosités du disque
• Walter Page prend un chorus de saxophone baryton dans Squabblin’ (Vocalion), enregistré avec son orchestre, les Blue Devils.
• Frank Trumbauer improvise au basson dans Runnin’ Ragged (Joe Venuti, OKeh).
• Jean Cocteau enregistre pour Columbia France des poèmes, accompagné par l’orchestre de Dan Parrish.

Activités 
• Henry Red Allen refuse une offre de Duke Ellington, préférant entrer chez Luis Russell ; il y reste jusqu’en 1932.
• Louis Armstrong s’installe à New York.
• Mildred Bailey se produit chez Paul Whiteman, jusqu’en 1933.
• Count Basie et Jimmy Rushing entrent chez Bennie Moten.
• Débuts du “Casa Loma Orchestra” organisé en coopérative.
• Andy Kirk devient leader des “Clouds of Joys” qui cesseront leurs activités en 1948.
• Eddie Lang et Joe Venuti entrent chez Paul Whiteman, qu’ils quitteront en 1930.
• Juan Tizol entre chez Duke Ellington.
• Cootie Williams remplace Bubber Miley chez Duke Ellington qu’il quittera en 1940.

Prestations
• Le 8 mai, a lieu, devant 5 000 personnes, l’une des plus fameuses batailles d’orchestres, au “Savoy Ballroom” de New York. Au total, six orchestres sont en lice : Duke Ellington, Fess Williams et Charlie Johnson défen­dent les couleurs de New York et du Nord contre les Missourians, les Johnson’s Happy Pals de Richmond et Ike Dixon de Baltimore, défenseurs du Sud. Les vainqueurs sont les Missourians qui triomphent grâce à leur nouveau leader Cab Calloway et à une version particulièrement délirante de Tiger Rag. La bataille continue bien après la fermeture du “Savoy” et certains musiciens rescapés essayent encore d’avoir le dernier mot sur l’estrade du “Nest Club”, l’après-midi suivant.
• Mezz Mezzrow et son quartette (avec Dave Tough) jouent à l’“Hermitage moscovite” à Paris.

Disque : Fondation de Decca en Angleterre par Edward Lewis.

Édition
Première parution en France de La Revue du jazz, mensuel dont le rédacteur en chef est le chef d’orchestre Grégor. C’est sans doute la première revue au monde qui simultanément traite du jazz et comprend le mot dans son titre. On y trouve les signatures de jazzmen français de talent, Stéphane Mougin et Philippe Brun ; ce dernier publie un chorus écrit sur I Can’t Give You Anything but Love. Dans son premier éditorial, Grégor propose déjà de créer un Conservatoire du jazz.

À l’écran
• Première année importante pour le jazz.
• Ben Pollack and His Central Park Orchestra, CM Vitaphone avec Benny Goodman, Jack Teagarden, Ray Bauduc, etc.
• Black and Tan (Dudley Murphy), MM avec Duke Ellington dans sa première apparition au cinéma.
• Buddy Traps in Sound Effects, CM Vitaphone avec Buddy Rich en vedette ; âgé de 12 ans, il chante, joue de la batterie et fait des claquettes !
• Hallelujah! (King Vidor), LM avec une distribution entièrement noire : Nina Mae McKinney, Victoria Spivey et l’orchestre de Curtis Mosby comprenant Lawrence Brown.
• Is Everybody Happy? (Charles Barton), LM avec Ted Lewis dans un rôle, Muggsy Spanier et Don Murray qui décède pendant le tournage.
• Red Nichols and His Five Pennies, CM Vitaphone.
• St. Louis Blues (Dudley Murphy), MM d’anthologie avec Bessie Smith en vedette et James P. Johnson.

CM = court-métrage ; MM = moyen-métrage ; LM = long-métrage

À la scène
• La revue de Lew Leslie Blackbirds of 1928 est à Paris, au Moulin-Rouge, avec cent artistes noirs américains, dont Aida Ward, Adelaide Hall et les danseurs Earl Snakehips Tucker, Eddie Rector, les Berry Brothers ; l’affiche est de Paul Colin.
• Deux revues de cabaret au Connie’s Inn, à New York, avec musique de Fats Waller et paroles d’Andy Razaf :
Connie’s Hot Chocolates, avec Louis Armstrong, Cab Calloway, Baby Cox et Load of Coal.
• Show Girl, revue produite par Florenz Ziegfeld, musique de George Gershwin (Liza) avec l’orchestre de Duke Ellington.

Compositions
• Fats Waller, en verve, écrit notamment pour les deux revues du Connie’s Inn ci-dessus : Ain’t Misbehavin’ (m. Thomas Waller, Harry Brooks - p. Andy Razaf) ; Black and Blue (m. Thomas Waller, Harry Brooks - p. Andy Razaf); Blue Turning Grey Over You (m. Thomas Waller - p. Andy Razaf); Handful of Keys (m. Thomas Waller) ;
Honeysukle Rose (m. Thomas Waller - p. Andy Razaf) ; I’ve Got a Feeling I’m Falling (m. Thomas Waller, Harry Link - p. Billy Rose) ; My Fate Is in Your Hands (m. Thomas Waller - p. Andy Razaf) ; That Rhythm Man (m. Thomas Waller, Harry Brooks - p. Andy Razaf) ; Zonky (m. Thomas Waller - p. Andy Razaf) ; etc.
• Autres : Am I Blue (m. Harry Akst - p. Grant Clarke) ; Gee Baby, Ain’t I Good to You (m. Don Redman - p. Andy Razaf) ; Get Happy (m. Harold Arlen - p. Ted Koehler) ; Just a Gigolo (m. Leonello Casucci - p. Irving
Caesar) ; Just You, Just Me (m. Jesse Greer - p. Raymond Klages) ; Liza (m. George Gershwin - p. Ira Gershwin, Gus Kahn) ; Mahogany Hall Stomp (m. Spencer Williams) ; Mean to Me (m. Fred A. Ahlert - p. Roy Turk) ; More Than You Know (m. Vincent Youmans - p. Billy Rose, Edward Eliscu) ; Rockin’ Chair (mp. Hoagy Carmichael) ; What Is This Thing Called Love? (mp. Cole Porter) ; Without a Song (m. Vincent Youmans - p. Billy Rose, Edward Eliscu) ; You Rascal You (mp. Sam Theard).

Naissances
• Chet Baker (tp), Ed Blackwell (dm), Bob Brookmeyer (vtb), Bill Evans (p), Giorgio Gaslini (p, comp), Benny Golson (ts), Barry Harris (p), Mel Lewis (dm), Charles Moffett (dm), Lennie Niehaus (as), Joe Pass (g), André Previn (p), Cecil Taylor (p), Maurice Vander (p).
• Le percussionniste de musique latine Ray Barretto, le chroniqueur et critique Dan Morgenstern, le chanteur et auteur français Claude Nougaro. Blues : J. B. Lenoir. R&B : Screamin’ Jay Hawkins.

Décès
• Pine Top Smith (24 ans).
Philippe BAUDOIN

ENGLISH NOTES
Jazz around the krach - 1929 / (Jazz around the Crash - 1929)
Wall Street Wail. The reference to the Wailing Wall in Jerusalem, so popular with American tourists, is clear but, in addition, there is the name of the Street, that fatal street, equally beloved of small-time speculators. Then everything changed on Thursday 24 October 1929. Dousing oneself in petrol and then lighting a match not yet being a fashionable means of suicide, those responsible for the carnival preferred the more graceful method of jumping off a skyscraper without any golden parachute. Thus saving oil and reducing carbon emissions. How thoughtful they were!

Duke Ellington, composer of Wall Street Wail, was always aware of what was happening outside the world of music but, even so, it was pretty daring to record this title on 10 December 1929 – less than two months after the Wall Street Crash. Probably he thought the crisis would be short-lived and wouldn’t touch those money men who had been so sure of themselves that they had inscribed on their currency “in God we trust”. In any case, Ellington was the only musician to refer to the problem directly, although on Tuesday 29 October the Casa Loma Orchestra recorded the first version of Happy Days Are Here Again which would have some success over the next few years. However, while this latter recording was pure coin­ci­dence, the question remains as to whether it was the Wall Street Crash itself that inspired Ellington or had he already been considering the theme or did he simply change the title because of events?

It would appear that Ellington saw himself as a visionary rather than a foreteller of the future. Moreover, in the early months of 1929 there wasn’t a single performer, musician or painter who imagined that in a few months the whole financial system would crumble. Even if they had no-one would have listened – after all the job of the artistic world was simply to make art wasn’t it? In fact, 1929 began rather well as far as jazz recording was concerned. Production was on the up: big labels such as Victor, Columbia and OKeh were even sending mobile recording studios out into the countryside to record local celebrities. 1928 had been an excellent year and 1929 looked set to go the same way. The Wall Street Crash only began to affect the market in the final two months of the year.

During the year black orchestras had been attracting more attention and had made nume­rous records. Unfortunately, after 1930 the contracts of many well-known musicians (King Oliver, Jelly Roll Morton, Johnny Dodds, Fats Waller, Clarence Williams, Tiny Parham­­…) were not renewed and even Armstrong, Ellington and Fletcher Henderson had to change labels. However, some others, more fortunate, such as Cab Calloway and Jimmie Lunceford, were able to take their place. It was over twenty years, with the arrival of long-playing records, before record production in the USA surpassed that of 1928-29. 1929 also marked the advent of a new rougher “in-your-face” type of playing jazz, even on slow blues, popularised by recordings. The line-up usually comprised between eight to twelve musicians, plus the occasional vocalist: basically two trumpets, a trombone, three clarinets and saxophones, piano, banjo/guitar, bass and drums. There had already been examples of this genre in 1926-27 and then a few later ones in 1933-34 but the key year was certainly 1929, including these two Ellingtons and then his Goin’ Nuts from 29 October, recorded by quite an unusual group with Bruce Johnson on washboard, issued under the pseudonym “Six Jolly Jesters”.

Another great moment is Market Street Stomp by the Missourians from St. Louis. Then comes Lawd, Lawd by Cecil Scott’s Bright Boys with newcomers Bill Coleman, Frankie Newton and Dicky Wells; Jersey Lighnin’ by Luis Russell; Wherever There’s a Will, There’s a Way by McKinney’s Cotton Pickers (featuring a glorious 32 bar tenor solo from Coleman Hawkins); an old hit from 1920 The Wang Wang Blues one of the best Fletcher Henderson’s group ; pianist Joe Steele’s only record Coal-Yard Shuffle; Rumba Negro (Spanish Stomp) by a young new pianist, called Basie, from Bennie Moten’s Kansas City Orchestra. Eminent pianist Earl Hines had been appearing at the “Grand Terrace Café” in Chicago since December 1928 with a group playing the type of music we are talking about here. Their Chicago Rhythm was recorded on February 29, the day of the notorious St. Valentine’s Day gangland massacres. Another four sides were cut on 25, October but only two issued. The aptly named Things Ain’t What They Used to Be was one of the discarded ones. Hines would have to wait nearly three years before being able to record again.

Fats Waller did not fare much better. He recorded four titles on 18 December, including Lookin’ Good but Feelin’ Bad with a vocal quartet, Jack Teagarden on trombone and Henry “Red” Allen on trumpet (also present on Jersey Lightnin’). He did manage two sides on 21 March 1930 in duo with Bennie Payne, two other solo sides a year later, and a group session with clarinettist Ted Lewis that enabled him to occasionally offer a job to his out-of-work peers. However, new orchestral records under his own name did not appear until 1934. The less well-known Cliff Jackson, nicknamed “The Terror” for his powerful playing, was a Harlem stride pianist in the same vein as Waller and James P. Johnson. He took his nickname as the title of one of his rare compositions recorded early 1930. Ted Lewis was a clever showman and got together some talented white soloists: trom­bonist George Brunies, clarinettists Don Murray and Frank Teschemacher, the young Benny Goodman and, in the spring of 1929, the excellent Chicago cornet player Muggsy Spanier. Before joining Lewis for what was to be a ten-year stint, Spanier had a brief spell early in 1929 in Ray Miller’s famous group e.g. the swinging That’s a-Plenty from the 3 January. It was also in 1929 that Louis Armstrong, backed by the orchestras of Carroll Dickerson and then Luis Russell, left Chicago to settle in New York. The traditional St. Louis Blues was one of his hits of the year. Meanwhile, Paul Howard’s orchestra (Quality Shout) was working in Hollywood and its ranks included an as yet unknown drummer, and future vibraphone great, Lionel Hampton. Jazz, especially this type of innovative jazz, could be heard everywhere.

In addition it had been exported abroad for quite a while. Since the end of the war, numerous expatriates toured Europe and seemed to feel more at home here than in the States. After the ODJB, Will Marion Cook’s Southern Syncopated Orchestra, Billy Arnold’s Novelty Jazz Band and drummer Louis A. Mitchell and his Jazz Kings in the early 1920s, came the legendary Revue Nègre plus frequent visits from Sam Wooding’s Chocolate Kiddies (who also toured the USSR). Between 1925 and 1931 this group recorded in Germany, Spain and France. But was the famous trumpeter Tommy Ladnier really present on Tiger Rag (Barcelona April 1929) – it is difficult to pick him out on this arrangement? In 1928, singer/lyricist Noble Sissle, already popular in Europe, formed an orchestra to accompany him in such renowned establishments as “Les Ambassadeurs” in Paris. Sidney Bechet was another musician who frequently crossed the Atlantic but was unable to participate in the British sessions of September/October 1929 because he was in jail! He was replaced on Kansas City Kitty by the amazing violin of Robert E. “Juice” Wilson. Lud(wig) Gluskin played drums with several European groups before forming his own hot, cosmopolitan band (American, English, French, German musicians) which played in Paris, Berlin, Deauville and Cannes between 1928 and 1933 e.g. I Wanna Go Places and Do Things (Berlin, November 1929) with bass sax solo from Spencer Clark. Nobody Knows You When You’re Down and Out, one of the greatest Bessie Smith’s masterpieces, although recorded in spring 1928, seems somewhat premonitory. That’s the reason why we thought it should form part of this anthology. One thing is certain: that without the 24, 28 and 29 October 1929 it would have taken far longer for the swing era to take off and become the craze. Maybe a reason for not absolutely bewailing Wall Street?!
Adapted in English by Joyce WATERHOUSE from the French text of Daniel NEVERS
© 2009 Frémeaux & Associés

1929
Extracts from “Une chronologie du jazz” by Philippe Baudoin © 2005, Editions Outre mesure, Paris. With kind permission from the author and editors.

• Wall Street Crash and beginning of the Depression.
• St. Valentine’s Massacre in Chicago, one of the most notorious gangland killings.
• The New York Chief of Police estimated that there were 32 000 speakeasies in the city and accused Prohibition of being the root cause of increase in crime.
• Alexander Calder: Josephine Baker (a wire sculpture).
• Claude McKay wrote Banjo.
• Hergé published the first Tintin, Tintin in the Land of the Soviets.
• Avedis Zildjian opened his famous cymbal factory in North Quincy, Massachusetts. He was descended from a long line of remarkable Turkish manufacturers dating back to the discovery in 1623 of an alloy process by an alchemist of the same name, Avedis Zildjian.
• Hired by Fox, Will Vodery became the first black arranger and musical director in Hollywood (this was also the year of the first Oscars).
• In France, Henri Selmer bought the workshops of Adolphe Sax and began to manufacture brass instruments.
• Births: singer and popular composer Jacques Brel, actor and director John Cassavetes, Civil Rights leader
Martin Luther King, writer Milan Kundera.
• Death: Emile Berliner.

OTHER JAZZ RECORDINGS
• Louis Armstrong (OKeh): I Can’t Give You Anything but Love; When You’re Smiling.
• Beale Street Washboard Band (Vocalion), feat. brothers Johnny and Baby Dodds: Piggly Wiggly.
• Henry Brown (Paramount), feat. Ike Rodgers: Screening the Blues.
• Duke Ellington: Tiger Rag (parts 1 & 2) (Brunswick); Saturday Night Function (16/1, Victor); Doin’ the Voom Voom (Victor); Harlem Flat Blues (Brunswick); Stevedore Stomp (Victor); Freeze and Melt (Columbia);
Mississippi Moan (Columbia); Jungle Jamboree (Brunswick); Syncopated Shuffle (OKeh).
• Sonny Greer (Columbia), leading Ellington’s orchestra: Saturday Night Function.
• Earl Hines (Victor): Grand Piano Blues.
• Paul Howard (Victor), in Hollywood, with the young Lawrence Brown and Lionel Hampton on drums: Charlie’s Idea.
• James P. Johnson (OKeh): Riffs.
• Lonnie Johnson & Eddie Lang (OKeh): A Handful of Riffs.
• Jones and Collins Astoria Hot Eight (Victor): Astoria Strut.
• Ted Lewis (Columbia): Wabash Blues.
• The Little Chocolate Dandies (OKeh): That’s How I Feel Today.
• McKinney’s Cotton Pickers (Victor): I’d Love It; The Way I Feel Today; Miss Hannah.
• The Missourians (Victor): Ozark Mountain Blues; I’ve Got Someone; Vine Street Drag.
• Jelly Roll Morton (Victor), in trio, feat. Barney Bigard: Smilin’ the Blues Away; Turtle Twist. solo: Pep; Freakish with the band: Burnin ‘The Iceberg.
• Bennie Moten (Victor): The Jones Law Blues; New Vine Street Blues.
• Mound City Blue Blowers (Victor), feat. Coleman Hawkins: Hello, Lola; One Hour.
• Jimmie Noone (Vocalion): Chicago Rhythm.
• King Oliver (Victor): Can I Tell You?; Sweet Like This; I Want You Just Myself.
• Walter Page’s Blue Devils (Vocalion): Blue Devil Blues, feat. Jimmy Rushing; Squabblin’.
• Tiny Parham (Victor): Washboard Wiggles.
• Luis Russell, OKeh sessions: The New Call of the Freaks; Feelin’ the Spirit; Doctor Blues. Banner Session:
Broadway Rhythm.
• Cecil Scott (Victor): Springfield Stomp.
• Omer Simeon (Brunswick), feat. Earl Hines: Smoke House Blues; Beau Koo Jack.
• Bessie Smith (Columbia): I’m Wild About That Thing. The complete duo sessions with James P. Johnson, inclu­ding Dirty No-Gooder’s Blues.
• Jabbo Smith (Brunswick): Take Your Time; Sweet and Low Blues; Ace of Rhythm; Shau Sha Stomp; Band Box Stomp.
• Fats Waller (Victor), with band: The Minor Drag. solo: Handful of Keys; Numb Fumbling; Gladyse; Valentine Stomp.

FIRST RECORDINGS UNDER THEIR OWN NAME: Henry Red Allen (21 years old), Casa Loma Orchestra, Bing Crosby (26), Jimmy Dorsey (25), Grégor (31, in Paris), Paul Howard (33), Andy Kirk (31), The Missourians,
Walter Page (29), Sammy Price (21), Bill Bojangles Robinson (51), Omer Simeon (27), Jabbo Smith (20).

Unusual records
• Walter Page takes a baritone sax chorus on Squabblin’ (Vocalion), recorded with his orchestra, the Blue Devils.
• Frank Trumbauer improvises on bassoon on Runnin’ Ragged (Joe Venuti, OKeh).
• Jean Cocteau recorded poems for Columbia, accompanied by Dan Parrish’s orchestra.

Activities
• Henry Red Allen refused an offer from Duke Ellington, preferring to join Luis Russell, with whom he stayed until 1932.
• Louis Armstrong settled in New York.
• Mildred Bailey appeared with Paul Whiteman, until 1933.
• Count Basie and Jimmy Rushing joined Bennie Moten.
• Debuts of the “Casa Loma Orchestra” organised as a cooperative.
• Andy Kirk became leader of the “Clouds of Joys” which folded in 1948.
• Eddie Lang and Joe Venuti joined Paul Whiteman, whom they left in 1930.
• Juan Tizol joined Duke Ellington.
• Cootie Williams replaced Bubber Miley in Duke Ellington’s orchestra which he left in 1940.

Shows
•On May 8, in front of 5 000 people, one of the most famous battle of bands took place, at the Savoy Ballroom in New York. In total, six orchestras accepted the challenge: Duke Ellington, Fess Williams and Charlie Johnson defended les colours of New York and the North against the Missourians, Johnson’s Happy Pals from Richmond and Ike Dixon from Baltimore, defending the South. The winners were the Missourians, thanks to their new leader Cab Calloway and a particularly frenzied version of Tiger Rag. The battle continued long after closing time at the “Savoy” and certain musicians tried to have the last word on stage at the “Nest Club”, the following afternoon.
• Mezz Mezzrow and his quartet (with Dave Tough) played at the “Hermitage Moscovite” in Paris.

Record companies: Decca founded in England by Edward Lewis.

Publications
First appearance en France of La Revue du jazz, a monthly edited by band leader Grégor. It was without doubt the first magazine in the world that wrote about jazz to include the word in its title. It included articles by talented French jazzmen, Stéphane Mougin and Philippe Brun; the latter publishing a written chorus of I Can’t Give You Anything but Love. In his first editorial, Grégor already suggested setting up a Jazz Conservatoire.

Screen
• First important year for jazz.
• Ben Pollack and His Central Park Orchestra, SF Vitaphone with Benny Goodman, Jack Teagarden, Ray Bauduc, etc.
• Black and Tan (Dudley Murphy), MF with Duke Ellington in his first screen appearance.
• Buddy Traps in Sound Effects, SF Vitaphone starring Buddy Rich; aged 12, he sang, played drums and tap-danced!
• Hallelujah! (King Vidor), FF with a completely black cast: Nina Mae McKinney, Victoria Spivey Curtis Mosby’s orchestra including Lawrence Brown.
• Is Everybody Happy? (Charles Barton), FF with Ted Lewis playing a role, Muggsy Spanier and Don Murray who died after filming.
• Red Nichols and His Five Pennies, SF Vitaphone.
• St. Louis Blues (Dudley Murphy), MF starring Bessie Smith and James P. Johnson.
SF = Short Film ; MF = Medium Film ; FF = Feature Film

On Stage
• Lew Leslie’s revue Blackbirds of 1928 in Paris, at the Moulin-Rouge, with one hundred black American artistes, including Aida Ward, Adelaide Hall and dancers Earl Snakehips Tucker, Eddie Rector, the Berry Brothers; the poster was by Paul Colin.
• Two cabaret revues at Connie’s Inn, in New York, with music by Fats Waller and words by Andy Razaf: Connie’s Hot Chocolates, with Louis Armstrong, Cab Calloway, Baby Cox and Load of Coal.
• Show Girl, revue produced by Florenz Ziegfeld, music by George Gershwin (Liza) with Duke Ellington’s orchestra.

Compositions
• Fats Waller, in brilliant form, wrote in particular for the two above-mentioned revues at Connie’s Inn: Ain’t Misbehavin’ (m. Thomas Waller, Harry Brooks - l. Andy Razaf); Black and Blue (m. Thomas Waller, Harry Brooks - l. Andy Razaf); Blue Turning Grey Over You (m. Thomas Waller - l. Andy Razaf); Handful of Keys (m. Thomas Waller); Honeysuckle Rose (m. Thomas Waller - l. Andy Razaf); I’ve Got a Feeling I’m Falling (m. Thomas Waller, Harry Link - l. Billy Rose); My Fate Is in Your Hands (m. Thomas Waller - l. Andy Razaf); That Rhythm Man (m. Thomas Waller, Harry Brooks - l. Andy Razaf); Zonky (m. Thomas Waller - l. Andy Razaf); etc.
• Others: Am I Blue (m. Harry Akst - l. Grant Clarke); Gee Baby, Ain’t I Good to You (m. Don Redman - l. Andy Razaf); Get Happy (m. Harold Arlen - l. Ted Koehler); Just a Gigolo (m. Leonello Casucci - l. Irving Caesar); Just You, Just Me (m. Jesse Greer - l. Raymond Klages); Liza (m. George Gershwin - l. Ira Gershwin, Gus Kahn);  Mahogany Hall Stomp (m. Spencer Williams); Mean to Me (m. Fred A. Ahlert - l. Roy Turk); More Than You Know
(m. Vincent Youmans - l. Billy Rose, Edward Eliscu); Rockin’ Chair (ml. Hoagy Carmichael); What Is This Thing Called Love? (ml. Cole Porter); Without a Song (m. Vincent Youmans - l. Billy Rose, Edward Eliscu); You Rascal You (ml. Sam Theard).

Births
• Chet Baker (tp), Ed Blackwell (dm), Bob Brookmeyer (vtb), Bill Evans (p), Giorgio Gaslini (p, comp), Benny Golson (ts), Barry Harris (p), Mel Lewis (dm), Charles Moffett (dm), Lennie Niehaus (as), Joe Pass (g), André Previn (p), Cecil Taylor (p), Maurice Vander (p).
• The South American music percussionist Ray Barretto, the columnist and critic Dan Morgenstern, French singer and composer Claude Nougaro. Blues: J. B. Lenoir. R&B: Screamin’ Jay Hawkins.

Deaths
• Pine Top Smith (24 years old).
Adapted in English by Joyce WATERHOUSE, from the French text of Philippe BAUDOIN

Jazz around the krach - 1929 /(Jazz around the Crash - 1929)
 1. The Jungle Band : Wall Street Wail (Ellington, Mills) 3’02
 2. Ray Miller : That’s a-Plenty (Pollack) 3’16
 3. Earl Hines : Chicago Rhythm (Kanter, Grossman) 2’52
 4. Jabbo Smith’s Rhythm : Decatur Street Tutti (Smith) 2’48
 5. Maestro Sam Wooding y Sus Chocolate Kiddies : Tiger Rag (LaRocca, Shields, Edwards, Ragas, Sbarbaro) 2’31
 6. Paul Howard’s Quality Serenaders : Quality Shout (Hill) 2’59
7. Fletcher Henderson : The Wang Wang Blues (Busse, Mueller, Johnson, Wood) 3’06
 8. The Missourians : Market Street Stomp (Creath, Eubanks) 3’22
 9. Joe Steele : Coal-Yard Shuffle (Steele) 3’12
10. Luis Russell : Jersey Lightning (Russell) 3’18
11. Noble Sissle : Kansas City Kitty (Donaldson, Leslie) 3’15
12. Bennie Moten’s Kansas City Orchestra : Rumba Negro (Spanish Stomp) (Moten, Basie) 2’50
13. Casa Loma Orchestra : Happy Days Are Here Again (Ager, Yellen) 3’17
14. Six Jolly Jesters : Goin’ Nuts (unknown) 2’36
15. McKinney’s Cotton Pickers : Wherever There’s a Will, There’s a Way (Redman) 3’01
16. Cecil Scott and His Bright Boys : Lawd, Lawd (Scott) 3’08
17. Lud Gluskin : I Wanna Go Places and Do Things (Whiting) 2’48
18. Fess Williams : Hot Mama (Williams) 3’03
19. Louis Armstrong : St. Louis Blues (Handy) 3’01
20. Fats Waller and His Buddies : Lookin’ Good but Feelin’ Bad (Waller, Santley) 2’40
21. Cliff Jackson and His Krazy Kats : The Terror (Jackson) 2’42
22. Bessie Smith : Nobody Knows You When You’re Down and Out (Cox) 3’04
23. Duke Ellington : A Nite at the Cotton Club Intro. Cotton Club Stomp (Ellington, Hodges, Carney) / Misty Mornin’ (Ellington, Whetsol) / Goin’ to Town (Ellington, Miley) / Freeze an’Melt (McHugh, Fields) 8’34
 Total : 75’10

 1. Wall Street Wail - The Jungle Band - Arthur Whetsol, Freddy Jenkins, Cootie Williams (tp); Joe “Tricky Sam” Nanton (tb); Juan Tizol (vtb); Johnny Hodges (as); Harry Carney (cl, as, bar); Barney Bigard (cl, ts); Duke Ellington (p, arr, ldr); Fred Guy (bj); Wellman Braud (b); Sonny Greer (dm) - New York, 10 Dec. 1929. Brunswick 4887 (E-31509-A).
 2. That’s a-Plenty - Ray Miller and His Orchestra - Max Connett, Lloyd Wallen (tp); Francis “Muggsy” Spanier (cnt solo); Jules Fasthoff (tb); Jim Cannon (cl, as); Maurice Morse (as, bar); Lyle Smith (ts); Paul Lyman (vln); Art Gronwall (p); Al Carsella (p-accn); Leon Kaplan (bj); Jules Cassard (b); Bill Paley (dm); Ray Miller (ldr) - Chicago, 3 Jan. 1929. Brunswick 4224 (C-2743).
 3. Chicago Rhythm - Earl Hines and His Orchestra - Shirley Clay, George Mitchell (cnt); William Franklin (tb); Lester Boone (cl, as, bar); Toby Turner (cl, as); Cecil Irwin (cl, ts); Earl Hines (p, ldr); Claude Roberts (bj); Hayes Alvis (tu); Benny Washington (dm) - Chicago, 22 Feb. 1929. Victor V-38042 (BVE 50511-2).
 4. Decatur Street Tutti - Jabbo Smith’s Rhythm Aces - Gladys “Jabbo” Smith (cnt, voc); Omer Simeon (as); Earl Frazier (p); Ikey Robinson (bj); Hayes Alvis (tu) - Chicago, 4 Apr. 1929. Brunswick 7078 (C-3233).
5. Tiger Rag - Maestro Sam Wooding y Sus Chocolate Kiddies - Bobby Martin, ? Tommy Ladnier (tp); Albert Wynn, Billy Burns (tb); Willie Lewis (cl, as, bar); Gerry Blake (cl, as); Gene Sedric (cl, ts); Freddy Johnson (p, voc); John Michell (bj); Summer Leslie “King” Edwards (tu); Ted Fields (dm); Sam Wooding (ldr) - Barcelone, 9 or 10 Apr. 1929. Parlophone 25420 (W 76520-2).
 6. Quality Shout - Paul Howard’s Quality Serenaders - George Orendorff (tp); Lawrence Brown (tb); Charlie Lawrence (cl, as, arr); Paul Howard (ts, ldr); Harvey Brooks (p); Thomas Valentine (bj); James Jackson (tu); Lionel Hampton (dm); Alex Hill (arr) - Hollywood, 29 Apr. 1929. Victor V-38122 (BVE 50831-5).
 7. The Wang Wang Blues - Fletcher Henderson and His Orchestra - Russell Smith, Rex Stewart, Bobby Stark (tp); Jimmy Harrison, Charlie Green (tb); ? Harvey Boone, Arville Harris (cl, as); Coleman Hawkins (ts); Fletcher Henderson (p, ldr); Clarence Holiday (bj); ? Del Thomas (tu); Kaiser Marshall (dm); Benny Carter (arr) - New York, 16 May 1929. Columbia 1913-D (W 148541-3).
 8. Market Street Stomp - The Missourians - R. Q. Dickerson, Lammar Wright (tp); De Priest Wheeler (tb); William Thornton Blue, George Scott (cl, as); Andrew Brown (cl, ts); Earres Prince (p); Morris White (bj); Jimmy Smith (tu); Leroy Maxey (dm); Lockwood Lewis (ldr) - New York, 3 June 1929. Victor V-38067 (BVE 53802-2).
 9. Coal-Yard Shuffle - Joe Steele and His Orchestra - Ward Pinkett and Jack Wilson or Langston Curl (tp); Jimmy Archey (tb); Charlie Holmes (cl, ss, as); E. Eugene Mikell (ts); Joe Garland (bar); Joe Steele (p, ldr); Percy Richardson (bj); Frank Smith (tu); Gerald Hobson (dm) - New York, 4 June 1929. Victor V-38066 (BVE 53808-1).
10. Jersey Lightning - Luis Russell and His Orchestra - Henry Allen, Bill Coleman (tp); J. C. Higginbotham (tb); Albert Nicholas (cl, as); Charlie Holmes (as); Teddy Hill (ts); Luis Russell (p, ldr); Will Johnson (bj or g); Pops Foster (b); Paul Barbarin (d) - New York, 6 Sep. 1929. Okeh 8734 (W 402940-B).
11. Kansas City Kitty - Noble Sissle and His Orchestra - Pike Davis, Demas Dean (tp); James Reevy (tb); Buster Bailey (cl, ss, as); Rudy Jackson (cl, as); Ralph Duquesne (cl, as, ts); Ramon Usera (cl, ts); Robert “Juice” Wilson (vln solo), William Rosemand (vln); Lloyd Pinckney (p); Warren Harris (bj); Henry Edwards (tu); ? John Ricks (b); Jesse Baltimore (dm); Noble Sissle (ldr, voc) - Hayes, Middlesex, 10 Sep. 1929. His Master’s Voice B-5731 (Bb-17326-2).
12. Rumba Negro (Spanish Stomp) - Bennie Moten’s Kansas City Orchestra - Ed Lewis, Booker Washington (cnt); Thamon Hayes (tb); Eddie Durham (tb, g); Harlan Leonard (cl, ss, as); Jack Washington (cl, as, bar); Woody Walder (cl, ts); Ira “Buster” Moten (p-accn); Count Basie (p); Leroy Berry (bj); Vernon Page (tu); Willie McWashington (dm); Bennie Moten (ldr) - Chicago, 23 Oct. 1929. Victor 23037 (BVE 57301-1).
13. Happy Days Are Here Again - Casa Loma Orchestra - Joe Hostetter, Dub Shoffner, Bobby Jones (tp); Pee Wee Hunt, Billy Rauch (tb); Glen Gray, Pat Davis (as); Les Arquette (ts); Mel Jenssen (vln); Howard Hall (p); Gene Gifford (bj, arr); Stanley Dennis (b); Tony Briglia (dm); Henry Biagini (ldr) - New York, 29 Oct. 1929. Okeh 41339 (W 403207-B).
14. Goin’ Nuts - Six Jolly Jesters - ? Freddy Jenkins, Cootie Williams (tp); Joe Nanton (tb); Johnny Hodges (as); ? Fred Guy (bj); Teddy Bunn (g); Wellman Braud (b); ? Sonny Greer (dm); Harold Randolph (kaz, voc); Bruce Johnson (wb) - New York, 29 Oct. 1929. Vocalion 15843 (E-31371-A).
15. Wherever There’s a Will, There’s a Way - McKinney’s Cotton Pickers - Joe Smith, Sidney De Paris, Leonard Davis (tp); Claude Jones (tb); Don Redman (cl, as, bar, voc, ldr, arr); Benny Carter (cl, as); Coleman Hawkins, Theodore McCord (cl, ts); Fats Waller (p); Dave Wilborn (bj); Billy Taylor (tu); Kaiser Marshall (dm) - New York, 5 Nov. 1929. Victor 22736 (BVE 57140-2).
16. Lawd, Lawd - Cecil Scott and His Bright Boys/Orchestra - Bill Coleman (tp); Frank Newton (tp, voc); Dicky Wells (tb); John Williams, Harold McFerran (as); Cecil Scott (cl, ts, bar); Don Frye (p); Rudolph Williams (bj); Mack Walker (tu); Lloyd Scott (dm) - New York, 19 Nov. 1929. Victor V-38098 (BVE 57709-1).
17. I Wanna Go Places and Do Things - Lud Gluskin - Eddie Ritten, Faustin Jeanjean (tp); Emile Christian (tb); Gene Prendergast (cl, as); Georges Charron (cl, ts); Serge Glykson (cl, as, ts); Spencer Clark (cl, bsx); Paulie Freed (p); Howard Kennedy (bj); Arthur Pavoni (tu); Jim Kelly (dm); Lud Gluskin (ldr) - Berlin, end of Nov. 1929. Polydor 22891 (632 BJ II).
18. Hot Mama - Fess Williams and His Royal Flush Orchestra - George Temple, John Brown (tp); David “Jelly” James (tb); Fess Williams (cl, as, ldr); Bobby Holmes (cl, as); Ralph Brown or Felix
Gregory (as); Perry Smith (cl, ts); Henry Duncan (p); Ollie Blackwell or Andy Pendleton (bj); Emanuel Casamore (tu); Ralph Bedell (dm) - New York, 6 Dec. 1929. Victor test (BVE 57198-1).
19. St. Louis Blues - Louis Armstrong and His Orchestra - Louis Armstrong (tp, voc); Henry “Red” Allen (tp, solo before voc); Otis Johnson (tp); J. C. Higginbotham (tb); Albert Nicholas, Charlie Holmes (cl, as); Teddy Hill (ts); Luis Russell (p); Will Johnson (g); Pops Foster (b); Paul Barbarin (dm) - New York, 13 Dec. 1929. Okeh 41350 (W 403495-B).
20. Lookin’ Good but Feelin’ Bad - Fats Waller and His Buddies - Henry Allen (tp); Jack Teagarden (tp, vib); Albert Nicholas, Otto Hardwick (as); Larry Binyon (ts); Fats Waller (p); Eddie Condon (bj); Al Morgan (b); Gene Krupa (dm); The Four Wanderers (Herman Hughes, Charles Clinkscales tenors; Maceo Johnson, baritone; Oliver Childs, bass) (voc) - New York, 30 Sep. 1929. Victor V-38086 (BVE 56727-2).
21. The Terror - Cliff Jackson and His Krazy Kats - Melvin Herbert, Henry Goodwin (tp); Noisy Richardson (tb); Rudy Powell (cl, as); Earl Evans (as); Horace Langhorn (ts); Cliff Jackson (p, ldr); Andy Jackson (bj); Chester Campbell (tu); Percy Johnson (dm) - New York, c. 27 Feb. 1930. Grey Gull 1879 (3935-A).
22. Nobody Knows You When You’re Down and Out - Bessie Smith (voc) acc. by Ed Allen (cnt); Garvin Bushell (as); Clarence Williams (p); Cyrus St. Clair (tu); New York, 15 May 1929.
Columbia 14451-D (W 148534-3).
23. A Nite at the Cotton Club (Intro. Cotton Club Stomp/Misty Mornin’/Goin’ to Town/Freeze an’Melt) - Duke Ellington and His Cotton Club Orchestra - Arthur Whetsol, Freddy Jenkins, Cootie Williams (tp); Joe “Tricky Sam” Nanton (tb); Johnny Hodges (cl, ss, as); Harry Carney (cl, as, bar); Barney Bigard (cl, ts); Duke Ellington (p, arr, ldr); Fred Guy (bj); Wellman Braud (b); Sonny Greer (dm); unknown (hca); comments by Irving Mills - New York, 12 Apr. 1929. Victor test (51158-2 & 51159-3).

CD Jazz around the krach - 1929 © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




ExtractTrackAuthorDuration
01 Wall Street Wail03'04
02 That's A Plenty03'17
03 Chicago Rhythm02'54
04 Decatur Street Tutti02'49
05 Tiger Rag02'33
06 Quality Shout03'01
07 The Wang Wang Blues03'08
08 Market Street Stomp03'24
09 Coal Yard Shuffle03'14
10 Jersey Lightning03'20
11 Kansas City Kitty03'17
12 Rumba Negro02'52
13 Happy Days Are Here Again03'18
14 Goin Nuts02'37
15 Wherever There's A Will There's A Way03'02
16 Lawd Lawd03'10
17 I Wanna Go Places And Do Things02'49
18 Hot Mama03'04
19 St Louis Blues03'03
20 Lookin Good But Feelin' Bad02'41
21 The Terror02'44
22 Nobody Knows You When You're Down And Out03'06
23 At Nite At The Cotton Club08'33
« L’extraordinaire compilation de circonstance » par Regards

« Toute cette formidable et dramatique aventure est à voir et entendre, dans la fantastique exposition qui se tient au Quai Branly, à Paris, et que prolonge son superbe catalogue. Enfin, pour les amateurs du genre et pour les curieux, conseillons l’extraordinaire compilation de circonstance que vient de sortir Frémeaux et associés consacrée au jazz face à la crise économique de… 1929 (avec Duke Ellington, Fats Weller ou encore Bessie Smith). »
Par Martov -  REGARDS




« L’atmosphère guillerette de la musique » par Jazz Classique

« En cherchant la petite bête, on pourrait sans doute considérer que le décalage entre le titre de la composition d’Ellington placée au tout début, le titre qui fait référence au krach, Wall Street Waill, et l’atmosphère guillerette de la musique à laquelle il a été associé a du sens. En effet, même si les crises n’épargnent presque personne, et surtout pas les plus pauvres, il est réjouissant, à fortiori pour un noir américain en 1929, d’observer des milliardaires dans le rôle de victimes. A côté d’enregistrements connus de la plupart d’entre vous (ceux signés Duke Ellington, Earl Hines, Jabbo Smith, Fletcher Henderson, Luis Russell, les McKinney’s Cotton Pickers, Louis Armstrong, Fats Waller, Bessie Smith), vous remarquerez la réédition de quelques 78 tours qui ne furent pas des best-sellers. Ils n’en sont pas moins intéressants pour autant. »
Guy Chauvier – JAZZ CLASSIQUE




"The transfers are crisp and clear." by In The Groove

"The bank scandals and the recession are not new - While the recent bank failures and sagging economy are affecting all of us; we need to remember that 1929 brought the same thing and the depression lasted through much of the 1930’s. We can see how the country reacted by looking at the recordings made at that time. In addition to all the “lift your spirits” records coming from films like 42nd Street, there were records about the down side too. Jumping on the bandwagon, so to speak, are two recent CD releases produced in Europe, not the U.S., compiling tracks that tell the story. From France comes Jazz Around the Krach (Fremeaux & Associes), with 23 jazz tracks by Duke Ellington (“Wall Street Wail”), Fats Waller (“Lookin’ Good but Feelin’ Bad”) and Bessie Smith’s “Nobody Knows You When You are Down and Out”. Some of the tracks – by folks like Noble Sissle, Earl Hines and Fess Williams – while great fun to hear, don’t really relate to the subject. There is a three-page essay – in both French and English – and detailed session listings. The transfers are crisp and clear."
by Steve RAMM - IN THE GROOVE




« L’énergie est là » Par France Musique

« Ce n’est pas sans humour que Frémeaux et Associés rend hommage, 80 ans plus tard, à la crise de 1929. Une crise qui résonne à nos oreilles avec une étrange actualité... 1929 : cette date est restée dans les mémoires comme l’année du krach de Wall Street, le “jeudi noir” et du début de la grande dépression qui aborda l’Europe l’année même alors que bien des observateurs et journalistes l’en croyaient préservée. La crise, en tout cas, comme tout autre phénomène social, est un source d’inspiration pour les auteurs et les chanteurs. La musique n’échappe pas à son temps. Elle l’accompagne, le raconte, parfois l’exorcise. Il fallut bien, alors, s’adapter à ses nouveaux temps incertains, à grandes lampées de blues et de jazz ; pour retrouver un sens dans le fog financier... Noël Hervé, Philippe Baudouin et Daniel Nevers reviennent ainsi sur la crise de 1929 avec ce “Jazz around the Krach” fort bien troussé qui réunit 23 plages – toutes précisément enregistrées en 1929 – montrant qu’au moins, sur le plancher du jazz, l’énergie est là, en place, swingueuse à souhait et luttant à tout crin contre la réalité, comme lorsque le Casa Loma Orchestra envoie un “Happy days are here again” qui se veut, bien sûr, prémonitoire... »
Par Karine Le Bail et Philippe Tétart — FRANCE MUSIQUE

(« Depuis des années, Les Greniers de la Mémoire diffusent des disques publiés par Frémeaux & Associés. En les remerciant souvent d’offrir la seule possibilité d’illustration sonore pour tel ou tel thème, tel ou tel artiste, telle ou telle rareté. Il nous est donc tout naturel de dire l’importance du travail, militant, mené par cette « maison » afin de restaurer, sauvegarder et diffuser un patrimoine sonore – au sens le plus large – dont l’intérêt artistique, historique ou musicologique, essentiel, l’emporte rarement sur le principe de rentabilité à court terme. »)




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