FRANCE : UNE ANTHOLOGIE DES MUSIQUES TRADITIONNELLES

ENREGISTREMENTS REALISES ENTRE 1900 ET 2009 (10 CDS)

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Number of CDs : 10


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Grand Prix de l'Académie Charles Cros

Coffret de 10 Cds

Pour la première fois, une anthologie du patrimoine des musiques traditionnelles sur le territoire français est présentée au public.
Pourquoi la France, pays à la fois intellectuel, esthète et muséographique (conservation, référencement, et transmission) est-elle l’un des derniers pays au monde à accepter l’édition et la diffusion de sa culture populaire ?
Sans doute, d’une part, en raison de l’approche universitaire et intellectuelle, voire syndicale, qui consiste à ne reconnaître le statut de créateur et d’interprète qu’aux professionnels et à considérer la pratique amateur comme indigne de l’éducation et du patrimoine musical d’un pays. Mais probablement aussi du fait de notre tradition anthropologique (ethnologique et sociologique), héritée de la période coloniale, qui ne légitime la reconnaissance du patrimoine immatériel des populations et leur étude qu’à partir du moment où celles-ci ne font pas partie du monde occidental : seule, alors, la différence de culture et une apparence exotique viennent en justifier la reconnaissance en tant qu’entité extérieure. Frémeaux & Associés a voulu résister à cette tendance à instaurer une fausse rivalité entre une culture officielle urbaine et académique, et une culture populaire rurale. Cette volonté d’élargissement du champ culturel détermine également son combat à promouvoir l’oralité comme véhicule de transmission des savoirs, et ce en complément de l’écrit.
Le coffret France, avec ses 10 CDs et près de 300 titres choisis par Guillaume Veillet (collecteur passionné et ancien rédacteur en chef de Trad Magazine, revue nationale des musiques traditionnelles) propose un panorama ethnomusicologique de toutes les cultures qui composent notre pays et raconte aussi une histoire des échanges et des migrations.
Cet ouvrage a reçu une aide de la SACEM. En choisissant d’aider ce monument à la gloire de la musique majoritairement non écrite, le Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique accorde une reconnaissance d’égalité à toutes les formes de créations.
Enfin, le coffret France est une preuve matérialisée du travail de fond permanent des Instituts ou Associations qui œuvrent pour le maintien de répertoires et de pratiques (réseau FAMDT, MuCEM - anciennement Musée national des arts et traditions populaires, ATP - BNF, INA, etc.) et surtout révèle l’intemporalité et la pérennité de cette mémoire collective qui traverse les générations et permet, au moment de la mondialisation et de l’uniformisation, d’affirmer pour chacun de nous un héritage constitutif de nos identités.
Patrick Frémeaux, l’éditeur

This is the first time that an anthology representing the cultural heritage of French traditional music has been released to the general public. This 10 volume anthology featuring nearly 300 titles chosen by Guillaume Veillet, provide a complete ethnomusicological panorama of the musical culture of our country. The titles (recorded between 1900 and 2006) reveal the timeless and lasting nature of a collective memory reaching across whole generations, a memory which, in these times of globalisation and uniformity, asserts the diversity of the heritage left to us by popular art-forms.
Benjamin Goldenstein

(Direction artistique : Guillaume Veillet - Coordination éditoriale : Benjamin Goldenstein) 10CDs
CD1 : Bretagne • CD2 : France de l’Ouest • CD3 : Auvergne et Limousin • CD4 : Centre France • CD5 : Sud-Ouest • CD6 : Méditerranée • CD7 : Alpes, Nord et Est • CD8 : Corse • CD9 : France d’Outre-Mer • CD10 : Français d’Amérique

Droits : Frémeaux & Associés - Groupe Frémeaux Colombini SAS. Avec le soutien de la SACEM, en accord avec les interprètes, les collecteurs, ou leur successions et avec le concours de la FAMDT, le MuCEM, Trad Magazine, la SACEM, la BnF, Dastum, Dastum Bro Leon, Dastum 44, le GCBPV, L’Epille, UPCP-Métive/CERDO, La Loure, Arexcpo, Berluette, Arès, Ellébore, la Bibliothèque nationale de France, l'AMTA, le CRMTL, les Archives Départementales du Cantal, Mémoires Vives, UCPS, Thiaulins de Lignières, le Conservatoire Occitan, La Talvera, Menestrers Gascons, l'Institut Culturel Basque, l’Institut Occitan, l’AMTP du Quercy, le CMTRA, la Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, le Musée Dauphinois, le CIMP, la Phonothèque Nationale Suisse, Terres d’empreintes, le Centre d’Etudes Francoprovençales René Willien, le Musée de la Corse, l’INA, Voce, la Collectivité Territoriale de Corse, le CADEG, Takamba, le PRMA, ADCK, Rèpriz, les Archives de folklore et d’ethnologie de l’Université Laval, le Centre d’Etudes Acadiennes Anselme Chiasson, le Centre Franco-Ontarien de Folklore, Archives of Cajun and Creole Folklore.

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France, une anthologie des musiques traditionnelles

France
une anthologie des musiques traditionnelles










La collection dont ce disque est issu met à la disposition du public une base sonore proposant un aperçu, le plus complet possible, des musiques traditionnelles de France. A travers près de 300 enregistrements, réalisés entre 1900 et 2009, l’objectif est de donner une image de la “culture française” quelque peu différente de celle mise en avant habituellement, en insistant sur la grande diversité des expressions qui constituent notre patrimoine musical. Au long des 10 disques qui forment cette anthologie, on pourra entendre plus d’une vingtaine de langues, parlées en métropole et dans les départements et territoires d’outre-mer. On franchira par moments les frontières administratives du pays pour entendre les musiques des minorités francophones du monde (Italie, Suisse, Belgique, Canada, Etats-Unis). On s’intéressera également, ici ou là, aux pratiques musicales des populations arrivées plus récemment sur le territoire, au cours du XXe siècle, et qui sont pleinement constitutives de la France d’aujourd’hui. Toutefois, dans ce domaine, l’exhaustivité est impossible, et une anthologie des musiques de l’immigration reste sans doute à faire.

Cette publication propose une sélection de chansons, d’airs instrumentaux (souvent à danser) ainsi que d’enre­gistrements réalisés lors d’événements calendaires (Carnaval, Noël, quêtes du 1er mai ou de la Toussaint, etc.). Cette matière sonore, recueillie sur le terrain, est issue de fonds très divers : institutions nationales (Bibliothèque nationale de France, Institut National de l’Audiovisuel, Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée ou MuCEM, ex-Musée National des Arts et Traditions Populaires), laboratoires de recherche, centres de musiques traditionnelles et musées en région, associations, collections privées… sans compter quelques disques 78 tours commerciaux sortis entre les années 1900 et 1940. C’est dire la grande diversité des démarches individuelles ou collectives qui ont conduit à la réalisation de ces enquêtes : universitaires, chercheurs indépendants, militants associatifs, jeunes revivalistes passionnés en quête de répertoire, etc.
Avant de présenter les titres retenus dans ce disque, revenons brièvement sur le contexte dans lequel ils ont été enregistrés, et commençons donc par une brève histoire de la collecte (vue comme l’action de recueillir sur le terrain musiques, chansons et autres témoignages oraux).

La collecte
Dans la première moitié du XIXe siècle, à l’époque romantique, se développe en France un intérêt des classes les plus aisées et les plus cultivées pour les chansons de tradition orale recueillies dans le monde rural. En 1839, Théodore Hersart de La Villemarqué sort la 1ère édition de son Barzas Breiz, à partir de ses collectes en Bretagne. L’ouvrage connaît un certain succès. En 1852, le ministre de l’Instruction Publique et des Cultes, Hippolyte Fortoul, lance l’idée de la publication d’un Recueil général des poésies populaires de la France. Un Comité centralise à Paris les contributions collectées partout en France par un réseau d’enseignants, principalement, ainsi que quelques érudits locaux. Le recueil prévu ne paraitra jamais, l’initiative a toutefois le mérite de donner le goût du terrain aux correspondants du projet et à bien d’autres, qui publient parfois eux-mêmes le fruit de leurs collectes. Les nombreux ouvrages publiés à cette époque, et jusqu’au premier conflit mondial, ont l’avantage de rendre disponible un abondant répertoire. Citons le travail d’Ernest Gagnon (1834-1915) au Canada, de Jérôme Bujeaud (1834-1880) dans les provinces de l’Ouest, d’Achille Millien (1838-1927) en Nivernais, ou encore de Félix Arnaudin (1844-1921) dans les Landes. On doit à Patrice Coirault (1875-1959), collecteur et chercheur indépendant, l’analyse la plus fine de ces répertoires. Ses ouvrages (Recherches sur notre ancienne chanson populaire traditionnelle, Notre chanson folklorique, Formation de nos chansons folkloriques) restent des références incontournables en ce qui concerne la chanson traditionnelle.

L’ère de l’enregistrement
Avec le XXe Siècle, on entre dans l’ère du phonographe. En 1900, le docteur Azoulay enregistre des interprètes de diverses origines lors de l’Exposition Universelle de Paris, dont des Basques et des Bretons. La même année, François Vallée fait de même avec la chanteuse bretonne Marc’harit Fulup. Il faut attendre près d’une décennie pour voir entreprises les premières enquêtes d’ampleur. A partir de 1908, l’abbé Louis Pinck sillonne l’actuel département de la Moselle, alors sous domination allemande, où il recueille jusqu’en 1940 un important répertoire en langue francique (une partie enregistrée sur phonographe). En 1912, le linguiste Ferdinand Brunot se rend dans les Ardennes belges et françaises, puis dans le Berry et le Limousin. Il y enregistre chansons, musique instrumentale et récits en langue régionale. L’étude de ce que l’on nomme alors le “folklore musical” (le terme “ethnomusicologie” ne viendra que plus tard) entre pour plusieurs décennies dans une période très institutionnelle. Ferdinand Brunot travaillait pour le compte des Archives de la parole de l’Université de Paris, qui deviennent Musée de la Parole et du Geste, puis Phonothèque Nationale en 1938. C’est le directeur de cette même institution, Roger Devigne, qui se lance en 1939 dans une nouvelle campagne d’enregistrements dans les Alpes du Sud et en Provence (d’autres enquêtes suivront en 1941, 1942 et 1946). Au milieu du XXe Siècle, l’ethnomusicologie française, à travers deux grands musées, se scinde, en quelque sorte, en deux branches. Le Musée du Trocadéro (futur Musée de l’Homme), met en place en 1929, sous l’instigation d’André Schaeffner, un “Département d’organologie musicale” devenu en 1932 “Département d’ethnologie musicale” puis “Département d’ethnomusicologie”. Cette institution se consacrera, jusqu’à nos jours, à l’étude des musiques exotiques et lointaines (incluant celles recueillies dans les anciennes colonies françaises). En parallèle, Georges Henri Rivière crée en 1937 un Musée National des Arts et Traditions Populaires (MNATP). Cette structure est, elle, uniquement dédiée au domaine français. Claudie Marcel-Dubois y est en charge de l’aspect musical. Pendant près de quatre décennies, accompagnée de Maguy Pichonnet-Andral (sa collaboratrice à partir de 1945), elle sillonne la France rurale et enregistre abondamment chanteurs et musiciens. Leurs nombreuses missions sur le terrain sont toujours réalisées avec l’aide de relais locaux, qui préparent les séances de collecte en amont et dont les archives du musée conservent rarement la trace. Signalons, en parallèle au MNATP, le travail de plusieurs musées et associations régionaux, ainsi que de quelques autres spécialistes, parfois universitaires. Parmi eux, Jean-Michel et Hélène Guilcher, spécialistes de la danse traditionnelle, ou encore Félix Quilici, auteur de trois campagnes d’enregistrement en Corse en 1948, 1949 et 1961-62. Plusieurs groupes folkloriques et associations d’éducation (CEMEA, auberges de jeunesse) sont également actifs à cette époque pour sensibiliser un large public aux chants et aux danses traditionnels. Les années 1960 voient le développement d’un mouvement qu’on pourrait qualifier de “régionaliste”, et porté notamment par les fédérations d’éducation populaire. Naissent de cette mouvance diverses associations très ancrées sur le terrain, et s’intéressant à la globalité culturelle des territoires. Citons le Conservatoire Occitan en Midi-Pyrénées, l’UPCP en Poitou-Charentes-Vendée (avec des figures de proue comme André Pacher ou Michel Valière) ou encore Dastum en Bretagne.

Le “revival”
Le monde des passionnés de ces musiques va s’élargir de manière très rapide et changer de visage, à partir de la fin des années 1960, avec l’arrivée d’un revival, souvent appelé en France “mouvement folk”. Sur un modèle apparu quelques années plus tôt aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, des jeunes, surtout d’origine urbaine, se prennent de passion pour les musiques et danses du monde rural. En réaction au contexte global d’avènement de la société de consommation, ils voient dans les cultures populaires (jugées “en voie de disparition”) une source d’inspiration pour construire un projet de société alternatif… ou pour faire de la musique autrement. Certains ont en outre des préoccupations identitaires, et ont à cœur de défendre leur langue et leur culture, vues comme opprimées par la culture française jacobine dominante. On se (re)découvre breton, corse, occitan, alsacien… Par centaines, ces collecteurs d’une nouvelle génération partent à la recherche de chanteurs et de musiciens (violoneux, vielleux, cornemuseux, accordéonistes…) ayant fait danser dans les bals et les noces du monde rural. Ils tissent bien souvent des liens très forts avec eux et s’approprient leur répertoire pour faire leur propre musique. Des milliers d’heures d’enregistrements sont amassées un peu partout dans le pays, de manière autodidacte et spontanée. Peu à peu, ces jeunes enquêteurs perfectionnent leurs techniques de recherche et d’analyse. Beaucoup mettent en commun le fruit de leurs travaux, créant des magnétothèques dans un cadre associatif, publiant 33 tours et cassettes “de collectage”. Certains vont se lancer à leur tour dans un cursus universitaire, tout en continuant à pratiquer la musique. A partir du début des années 1980, la grande vitalité de ce mouvement revivaliste obtient une reconnaissance institutionnelle. Pour le Ministère de la Culture (et bientôt, pour les acteurs concernés), la musique “folk” devint musique “traditionnelle”. Elle entre dans les structures d’enseignement (conservatoires). La FAMT, future FAMDT (Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles) est créée en 1985, réunissant les associations issues du folk comme du mouvement “régionaliste”. Des Centres de musiques traditionnelles en région sont mis en place, l’une de leurs principales missions étant la sauvegarde et la mise en valeur du matériau collecté, via le dépôt, la numérisation et l’édition d’archives sonores (souvent constituées par les fonds recueillis dans l’effervescence revivaliste à partir des années 1970). Un réseau de détenteurs d’archives sonores se met donc en place sur tout le territoire. Devenu pôle associé à la Bibliothèque nationale de France en 1999, il a atteint aujourd’hui un haut niveau de professionnalisme. Et, par ailleurs, les enquêtes de terrain continuent, héritières de l’enthousiasme des années 1970, mais avec une rigueur nouvelle, du fait de l’élévation du niveau de connaissances sur ces musiques.

Interprètes “de tradition” ?
L’un des principaux mérites du revival est d’avoir proposé une autre vision de la musique traditionnelle et des interprètes “de tradition”. Sur le terrain, les collecteurs ont rencontré et fréquenté des hommes et des femmes à la personnalité bien marquée, et tous différents, tenants de modes d’expression artistique tout aussi intéressants et élaborés que ceux développés dans d’autres franges de la société. Ils étaient capables de fournir un discours pertinent et profond sur leur pratique. Dans leur interprétation de chansons ou d’airs instrumentaux, ils faisaient constamment preuve de choix esthétiques personnels. Ces musiques se transmettaient principalement de manière orale, chaque interprète se constituant d’oreille son répertoire à l’écoute d’autres membres de sa communauté. Toutefois, plusieurs des personnes enregistrées tenaient le leur en partie de sources écrites (feuilles volantes de colporteurs, cahiers de chansons…) ou sonores (disques, radio). Pour certains, la musique était encore une réalité de tous les jours, tandis que d’autres reprenaient leur instrument, ou se remémoraient une chanson, uniquement à l’occasion de la venue de l’enquêteur, parfois après plusieurs décennies sans pratique. Beaucoup étaient des interprètes reconnus dans leur communauté et conscients de leur talent, d’autres préféraient chanter dans l’intimité de leur foyer. Si la pratique de la musique traditionnelle était pour une bonne part amateur, des musiciens “de routine” étaient payés pour jouer dans les noces et diverses fêtes locales, ce qui était un complément appréciable dans une vie de cultivateur ou d’artisan. Les uns avaient appris la musique sur des instruments faits maison, de manière totalement autodidacte, tandis que les autres avaient bénéficié des conseils et du soutien d’un “maître” plus âgé, dont ils avaient parfois hérité de l’instrument (ou, plus sûrement, lui avaient acheté).

On l’aura compris : le matériau présenté ici est composite. Toutes les pratiques musicales populaires retrouvées dans les collectes n’ont pas la même ancienneté. C’est particulièrement vrai pour les danses. Parmi celles recueillies sur le terrain au cours du XXe siècle, on peut distinguer différentes grandes familles (bien décrites par un chercheur comme Jean-Michel Guilcher). Le fonds le plus ancien qu’on ait pu retrouver est ce qu’on appelle en France, depuis le XVIe siècle au moins, le branle. Sous ses très nombreuses formes (dañs tro et autres ronds bretons, branle d’Ecueillé, branle d’Ossau, etc.), il répond à deux caractéristiques principales : 1/ il s’agit d’une danse collective en chaîne, ouverte ou fermée ; 2/ le mouvement des danseurs consiste en la répétition d’un mouvement moteur immuable, le plus souvent à 3, 4, 6 ou 8 pulsations. Chaque province, chaque village parfois, a développé sa propre variante de ce schéma de base universel qui s’est plus ou moins bien conservée selon les régions. Les bourrées, bien connues dans le Centre (Auvergne, Berry…), mais qu’on retrouve dans une aire plus large, sont à classer à part, et connaissent une grande diversité de formes. A partir de la toute fin du XVIIIe siècle, et surtout du XIXe, les campagnes ont adopté progressivement un modèle développé d’abord à la cour de Versailles, puis en milieu urbain : la contredanse, une danse à figures qui, dans son modèle français, se danse en carré. Le quadrille, suite de contredanses, en est une émanation. Sur le terrain, contredanses et danses plus anciennes se sont influencées mutuellement. Il faut signaler également les danses de caractères, répertoire savant de danses de spectacle transmises, entre autres, par le biais de l’armée. Enfin, les danses de couple (valse, scottish, mazurka, polka…), plus récentes, ont elles aussi été pratiquées dans les bals ruraux des XIXe et XXe siècles. En ce qui concerne les chansons, la plupart de celles qui sont présentées ici sont traditionnelles. Nées dans un milieu populaire, principalement paysan, et marqué par une culture non écrite, elles se sont transmises sur une longue durée, par tradition orale surtout, ce qui a donné lieu à une infinité de variantes pour chaque chanson. En ce qui concerne la chanson francophone, on retrouve ainsi les mêmes thèmes dans tout le domaine français, de la Suisse romande au Québec et de la Bretagne aux Antilles, et il n’y a donc aucun sens à vouloir attribuer une origine régionale particulière à une chanson. Toutefois, figurent aussi dans cette anthologie quelques pièces plus récentes : complaintes criminelles du XIXe siècle, compositions locales de chansonniers, etc. Les interprètes figurant dans cette collection nés au XIXe Siècle et enregistrés au XXe avaient vécu dans un monde bien différent du nôtre et étaient des témoins de l’ancienne civilisation paysanne. Ceux qui ont vu le jour dans le courant du XXe Siècle sont nos contemporains, mais ont grandi dans un milieu encore marqué par certaines pratiques musicales communautaires, malgré l’évolution rapide de la société. Ils sont aujourd’hui au premier plan pour la transmission de ces répertoires aux jeunes générations, dans le cadre d’une pratique revivaliste. D’où l’importance de tout ce qui peut être imaginé pour créer le lien : fêtes du chant, veillées chantées, publications d’archives… et, à la base de tout cela, la collecte, qui a encore tout son sens et son actualité aujourd’hui : aussi bien en France métropolitaine que dans les communautés francophones d’Amérique du Nord et dans la France d’outre-mer, incroyable vivier de pratiques musicales en perpétuelle évolution.
Guillaume Veillet
© 2009 Frémeaux & Associés

Le mot de la FAMDT, partenaire de la collection
Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles

A quoi peuvent bien servir les collectes ?
L’écoute des témoignages de ces vieux musiciens populaires, personnages originaux et “non alignés” montre à quel point, à l’intérieur d’une forme générique commune, chacun était capable d’une pâte musicale profondément originale, personnelle, infalsifiable et - quelque part - irreproductible !
Dans un premier temps, nous serons confondus et, bien souvent, éblouis par la justesse, la précision, la vérité, même non virtuose, et l’intimité troublante dégagées par leur musique. Humer et s’approcher de ces musicalités singulières jusqu’à les reproduire fidèlement pour s’en imprégner, telles seront nos premières quêtes “à la recherche du son disparu” pour renouer avec ces musiques “rattrapées par les cheveux”, selon le mot d’Alain Ribardière.
Mais préserver l’intégrité du geste, de la chanson, des interprétations, des techniques ou des rythmes recueillis ne nous autorise pas à nous cacher derrière, et exige que nous ayons le courage d’être nous-mêmes, aujourd’hui. Se mouler dans la tradition jusqu’à s’y confondre et sans doute s’y noyer, c’est quelque part faillir à tout ce qui a fait sa force et tout ce que nous avons aimé chez ceux de qui nous l’avons recueillie : l’authenticité, le courage d’être soi, le non-académisme…
En réalité, le sens profond de ces collectes repose sur la capacité que nous nous donnerons, aujourd’hui, et demain plus encore, de transgresser les formes recueillies pour rester en phase avec le fond qui, lui, reste profondément mobile et évolutif. Ces collectages sont autant d’autorisations à inventer et à s’engager dans notre temps avec la conscience de sa fragile conjugaison entre passé et futur.
Citoyens du monde et d’aujourd’hui bien sûr, mais pas de nulle part, ni sans mémoire.
La FAMDT

La FAMDT a choisi de s’associer à cette anthologie en tant que partenaire-ressource. Les propos et la sélection des pièces musicales, réalisés par le rédacteur, comme les choix d’illustrations de l’éditeur, ne sauraient l’engager.

Où trouver ces collectes ?
Les acteurs des musiques et danses traditionnelles en France ont réuni depuis plusieurs années des collections sonores et audiovisuelles dans le domaine de l’oralité. Une grande partie d’entre eux se sont rassemblés au sein de la Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles (FAMDT) et constituent un réseau pour sauvegarder, documenter, valoriser les documents collectés en région.

Depuis 1999, la FAMDT est pôle associé de la Bibliothèque nationale de France (BnF) sur les archives orales inédites. Les cinq centres de documentation composant, à ce jour, le pôle associé, proposent un portail collectif réalisé avec le soutien de la BnF. Ce portail vous permet de repérer des documents inédits, sonores ou audiovisuels, enregistrés sur le terrain : des chansons, des contes, de la musique et de la danse, des récits de vie… Portail du patrimoine oral
www.patrimoineoral.org
 
Portail FAMDT :
www.famdt.com

Dastum - archives du patrimoine oral de Bretagne :
http://www.dastum.net

Phonothèque de la maison méditerranéenne des sciences de l’homme :
http://phonotheque.mmsh.univ-aix.fr

Centre d’études, de recherche et de documentation sur l’oralité (CERDO) de l’upcp-Métive - Poitou-Charentes et Vendée :
www.cerdo-metive.org

Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles Toulouse Midi-Pyrénées :
http://cocmdt.dyndns.org

Maison du patrimoine oral - Bourgogne :
http://www.patrimoine-oral-bourgogne.org


English notes 
Foreword
This is the first time in more than 30 years that an anthology representing the cultural heritage of French traditional music has been released to the general public. This CD is part of a 10 volume anthology featuring nearly 300 titles chosen by Guillaume Veillet, an enthusiastic collector and a former editor of Trad Magazine, the national journal devoted to traditional music, which provide a complete ethnomusicological panorama of the musical culture of our country. France reveals the timelessness of this collective memory, a memory reaching across different generations which, to each and every one of us, represents a heritage constituting part of our cultural identity.
Patrick Frémeaux, publisher

France, an anthology of traditional music
General introduction
The collection providing the content of this set is now making available to the public an audio-source that allows an almost perfect insight into the traditional music of France. In more than 250 recordings made between 1900 and 2009, the set aims also to draw attention to the great diversity of expression that constitutes our popular music heritage. The ten discs forming this anthology enable listeners to hear more than twenty languages spoken in continental France (the langue d’oc and the langue d’oïl, Breton, Basque, Alsatian, etc.) and in the French Overseas Territories (Tahitian, the languages of New-Caledonia, Creole from Reunion, Guadeloupe, Martinique and French Guyana…). At times the sources extend beyond political borders to feature the music of the world’s French-speaking minorities (in Italy, Switzerland, Belgium, Canada and The United States). And finally, here and there, with examples of traditional music arriving in the course of the 20th century, the collection devotes interest to the musical practices of more recent emigrant populations who today also constitute a part of France. It should be noted, however, that it is impossible to be exhaustive in this field; an anthology of immigrant music, no doubt, still remains to be accomplished. This release proposes a selection of songs, instrumental airs (often for dancing) and other recordings originally made during calendar-events (fairs, Christmas, May Day or All Saints’ Day, etc.) The sound material, recorded in the field, comes from widely-varying sources: the Bibliothèque Nationale de France, the Institut National de l’Audiovisuel, the Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM) (formerly known as Musée National des Arts et Traditions Populaires), regional museums and centres for traditional music, associations, private collections… and also a few commercial 78rpm records released in the first four decades of the 19th century featuring music now in the public domain. If the aim of this anthology is above all to allow the voices of so-called “traditional” musicians and singers to be heard, the accompanying booklet provides a brief reminder of the contexts within which these voices were recorded: in short, a brief history of their collecting or, in other words, the act of gathering, in the field, a compendium of music, song and other oral documents.

The collecting
In the first half of the 19th century, during the Romantic era, part of French society – the well-to-do, most-cultivated classes – developed an interest for the oral song-tradition, and they collected these songs in rural areas. Instrumental music was often left aside as their main concerns were literary or historical. The relationship between those collectors and the object of their attentions was a complex one: often the collectors were poets or writers, and their own culture – as people of letters – contrasted with a popular, oral culture seen as immemorial, a fixed culture dating back to ancient times. Collectors saw the urgency of safeguarding this culture they esteemed to be on the road to extinction, a culture supposedly inherited from the Nation’s glorious founding ancestors, the Celts and the Gauls. The entire history of the collecting that took place in the following decades was marked both by this notion of urgency and by a constant quest for the music’s origins. This being so, the numerous song-collections published in the second half of the 20th century, right up to the outbreak of the First World War, had at least the advantage of making available a repertoire that was abundant.

The age of recordings
With the 20th century came the phonograph, which would allow people to preserve the most faithful traces of the repertoire that was collected, and in 1900 a certain Dr. Azoulay recorded performers of various origins during the Universal Exhibition in Paris, among them Basques and Bretons. That same year, François Vallée did the same, this time recording a female singer from Brittany, the chanteuse Marc’harit Fulup… A decade would go by, however, before there was any full-scale investigation into the breadth of the repertoire. From 1908 onwards, the priest Louis Pinck travelled throughout the Moselle region, then controlled by Germany, where he spent thirty years collecting a sizeable repertoire sung in the Frankish tongue, part of which he recorded. In 1912, Ferdinand Brunot, a linguist, went to the Ardennes between Belgium and France, and then into the Berry and Limousin regions in 1913, recording songs, instrumental music and tales in local dialects. The study of what was called at the time “Musical folklore” (the term “ethnomusicology” only came later), then entered a decades-long period that was highly institutional. In the mid-20th century, French ethnomusicology, through two museums, divided itself into two branches, you might say. In 1929 the Musée du Trocadéro (later the Musée de l’Homme), under André Schaeffner, set up a “Département d’organologie musicale”, which in 1932 was rechristened first as a “Département d’ethnologie musicale”, and then a “Département d’ethnomusicologie”. To the present day, this institution has devoted itself to the study of exotic, distant forms of music. In 1937 Georges-Henri Rivière created a Musée National des Arts et Traditions Populaires (MNATP). That structure specialised solely in the French domain. In 1944 Claudie Marcel-Dubois founded its “Département d’ethnomusicologie de la France”, and for almost four decades, together with Maguy Pichonnet-Andral (her assistant from 1945 onwards), she travelled throughout rural France prolifically recording singers and musicians. In parallel with the MNATP we should also mention the work of several regional museums and associations, and the efforts of several other specialists, some of them attached to universities. Among the latter were Jean-Michel and Hélène Guilcher, who specialised in traditional dances, and Félix Quilici, who carried out three remarkable recording-campaigns in Corsica in 1948, 1949 and 1962. The Sixties also saw the development of a movement one might call “regionalist”, among whose notable supporters were federations for popular education. From that movement arose various associations with roots firmly-anchored in the field, and they took a global interest in the cultures of the French regions: there was the Conservatoire Occitan en Midi-Pyrénées, the UPCP in the Poitou-Charentes-Vendée area (whose leading figures were André Pacher or Michel Valière), and also Dastum in Brittany, founded in 1972.

The revival
The small world of enthusiasts interested in these music-forms was to grow very quickly, and change its appearance, from the end of the Sixties onwards with the appearance of a revival, often referred to in France as a “folk movement”. Based on a model that had appeared a few years earlier in The United States and Britain, young people, often of urban origins, developed a sudden passion for the rural world’s music and dances. In a reaction to the global context of an imminent consumer-society, young people found in these popular cultures (again judged to be “in danger of extinction”) a source of inspiration for constructing an alternative project... or, at least, for making music in other ways. In addition, some of them had identity-concerns, and they took the defence of their language and culture to heart because they saw the Jacobins dominating French culture as their oppressors. In a word, they (re)discovered they were not only French, but also Bretons or Corsicans, Occitans, Alsatians… In their hundreds, these new-generation collectors went in search of singers and musicians (fiddlers, hurdy-gurdy players, accordionists etc.) who had been responsible for all the dancing that went on in village fêtes and weddings. Often, they forged strong ties with musicians and appropriated their repertoire in order to make their own music. Throughout the country, thousands of hours of recordings were stockpiled after a manner of collecting that was spontaneous and self-taught. Gradually, these young collectors perfected their research- and analysis-techniques. Beginning in the early Eighties, the great vitality of this revivalist movement obtained institutional recognition. For the Ministry of Culture (and soon for all those involved) “folk” music became “traditional” music. The FAMT, later the FAMDT or Fédération des Associations de Musiques et Danses Traditionnelles, was founded in 1985 and it gathered associations coming from both the folk and “regionalist” movements. Traditional music-centres were set up in the regions, and one of their main missions was the safeguard and enhancement of the heritage, carried out by cataloguing and digitizing the sound-archives (often constituted thanks to funds collected during the revivalist effervescence of the Seventies and later). The result was the establishment of a network of sound-archives that stretched across the whole country, and which is today highly professional.

“Traditional” performers?
In another respect, one of the main merits of the revival was to have put forward another vision of traditional music and “traditional” performers, a vision that went beyond the ancient cliché of “anonymous crowds transmitting eternal repertoire down from antiquity by word of mouth”. In the field, collectors discovered quite another, more complex reality: they met men and women with strong personalities, and they were all different. Even though they were often at the bottom of the social ladder, these were the guardians of modes of artistic expression that were just as interesting and elaborate as those developed on other fringes of society. And they were capable of discussing their practices in language that was pertinent and profound. The performers appearing in this collection born in the 19th century and recorded in the 20th, lived in a world that was very different from our own, and they were witness to an ancient farming civilisation. Those born in the course of the 20th century are our contemporaries, but they still grew up in a milieu that bore the mark of certain communal music-practices, despite the rapid evolution of society. Today, these performers are in the front line as regards the transmission of this repertoire to new generations. Hence the importance of everything that can be imagined to create the link: song festivals, gatherings where people sing, publications… and, the base of it all, the collecting, which is still as meaningful and newsworthy today. More than ever, perhaps?
Guillaume Veillet
English translation: Martin Davies
© 2009 Frémeaux & Associés

Liste des collecteurs de l'Anthologie France :
Alexandre, Al Leur Nevez, Anakesa, Anthony, Apiou, Aristow-Journaud, Armand, Arsenault, Azoulay, Baly, Bardot, Baudoin, Beaudet, Béraud-Williams, Berluette, Bernard, Bertrand, Bhattacharya, Blandin, Blouët, Bois, Boissel, Boissière,  Bolzon, Bouchot, La Bouèze, Boulanger, Bouthillier, Brandily, Brandywine Friends of Old Time Music, Bromberger, Bruneau, Brunot, Cadoudal, Carpitella, Castell, Casteret, Caumont, Centre Culturel La Marchoise, Challet, Chappuis, Chaventon, Chevallier, Chiasson, Christen, Collectif Vielle en Bretagne, Colleu, Comeau, Cordonnier, Coulomb, Cousteix, Darne, Davy, Delaval, Despringre, Desroches, Des Rosiers, Destrem, Devigne, Deygas, Dubois, Dubreuil, Ducaroy, Duplessis, Durif, Dutertre, Ecole de Musique de Gans, Ehret, Ellébore, Esbelin, Escolo Trencavel, Etay, E Voce di U Cumune, Février, Flagel , famille Gavinet, Gesser, Giometto, Gladu, Groupe d’Animation et de Recherche du Maine, G.R.E.T.T. du Charollais et Brionnais, Guillard, Guilleux, Harismendy, Herrgott, Hervieux, Jacquier, Joisten, Junquèr-d’Oc, Klopocki, Laade, Labelle, Labrie, Lacourcière, Lai Pouèlée, Lajoux, Laperche, Lauprêtre, Laurent, Lazinier, Le Creurer, Léger, Le Lamparo, Lemercier, Lemieux, Lempereur, Le Quellec, Leroux, Le Vraux, Loddo, Lomax, Lortat-Jacob, Los de Romanha, Mabru, Madelaine, Mahé, Marcel-Dubois, Marchand, Martin, Martinod, Mason, Matton, Mazéas, Mazellier, Ménétrier, Montbel, Morel, Morisson, Mosquès, Mouren-Prost, Moureu, Moyse-Faurie, Nioulou, Oller, Oster, Oxtikenekoak, Pacher, Parejo-Coudert, Pasturel, Paulet, Pauty, Pazzoni, Pearron, Perrier, Pichonnet-Andral, Pindard, Piraud, Pôle Régional des Musiques Actuelles de la Réunion, Précourt, Quilici, Quimbert, Raïsky, Redhon, Renaud, Ribardière, Ricros, Rocher, Römer, Ropars, Rouger, Roussel, Roux, Royer, R.T.F., Salesse, Sauvegarde des Traditions Mayennaises, Savard, Servain, Sette, Shields, Siblaires de Lanciour, Terral, Thiaulins de Lignières, Troadeg, Valière, Veillet, Vernay, Vidal, Vie et Traditions d’Artois, Voyer, Vrod, Weiri, Wright.

CD FRANCE - UNE ANTHOLOGIE DES MUSIQUES TRADITIONNELLES © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)

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PRESSE :

« Cent ans de musiques en France » par Musique Bretonne
Plus de cent années d’enregistrements de collectage pour un riche panorama des musiques traditionnelles de la France, c’est ce que proposent les dix volumes d’Une Anthologie des musiques traditionnelles, à paraître chez Frémeaux & Associés le 2 octobre. Guillaume Veillet, directeur artistique de cette collection, évoque les choix qui ont présidé à son élaboration.

Musique Bretonne : Cette anthologie se présente comme la première du genre jamais réalisée en France. Comment expliquer cette absence de précédent ?
Guillaume Veillet : Une passionnante collection de 33 tours, intitulée «  Anthologie de la musique traditionnelle française », était sortie au Chant du Monde dans les années 1970 et 1980. Elle était toutefois uniquement constituée de quelques disques thématiques (violoneux du Dauphiné, chants de marins de Fécamp, etc.) et n’a pas couvert tout le territoire français. On peut donc dire que ce coffret est une première, mais qui se base sur tout le travail de collectage et de publication effectué depuis plus d’un siècle !
Pourquoi pas de précédent ?  L’explication réside sans doute dans la lourdeur d’un tel projet. J’y ai consacré près de quatre ans, entre le choix des morceaux, la rédaction des textes et la gestion de l’aspect juridique : il y a près de 300 morceaux dans l’anthologie, et sans doute plus de 500 ayants-droit identifiés (collecteurs, interprètes, centres d’archives, etc.), répartis sur les cinq continents. Bien sûr, la plupart se sont montrés ravis de participer, mais gérer tout cela prend du temps.

M.B : Sur quel projet a été bâtie cette anthologie ?
G.V. : En bon passionné de musiques traditionnelles, j’avais déjà entendu des anthologies de ce type réalisées dans d’autres pays : Etats-Unis (« Anthology of american folk music » par Harry Smith), Royaume-Uni et Irlande (l’extraordinaire «  The Voice of the People » par Reg Hall)… et même l’Estonie ! Je me disais qu’il serait passionnant de réaliser un projet équivalent pour la France et qu’il y avait de quoi faire avec toutes les sources disponibles (déjà publiées ou inédites). Ce projet est donc né de mon expérience d’auditeur frustré ! L’idée de départ est de donner une autre image de la « culture française », basée sur la diversité des langues, des modes d’expression…mais en insistant, dans le même temps, sur une certaine proximité entre tous les interprètes de tradition, quelle que soit leur origine. On a trop tendance à toujours enfermer les musiques traditionnelles dans un carcan régional(iste). Mais qu’est-ce que ça veut dire, « la musique bretonne », « la musique savoyarde », « la musique berrichonne » ? Il y a des « couleurs » spécifiques à chaque région (heureusement !), mais un indéniable fonds commun. Malgré tout, j’ai, paradoxalement, choisi de répartir les enregistrements en dix grandes zones géographiques.

M.B. : On imagine la difficulté de ce découpage et de définir quelles régions présentent une relative homogénéité. Comment s’est fait le choix ?
G.V. : D’autres découpages auraient pu être imaginés (en choisissant des grands thèmes, par exemple). Toutefois le découpage « régional » s’est vite imposé. Ainsi, une personne s’intéressant uniquement à la Bretagne pourra se procurer le seul disque consacré à cette région. Toutefois, ce serait dommage : cette anthologie est conçue comme un tout et les disques sont complémentaires. Dans ce sens, l’aspect parfois un peu artificiel de la répartition n’est pas vraiment gênant. C’est plus une question de forme que de fond. Il ne s’agit pas de démontrer que la France est découpée en dix grandes zones ethnomusicologiques cohérentes, ce qui n’est évidemment pas le cas !

M.B. : Vous avez étendu cette anthologie au monde francophone, aux régions limitrophes de Belgique, Suisse, mais aussi à certaines provinces d’Amérique du Nord. Quel en est l’apport pour la compréhension de la musique des terroirs de France métropolitaine ?
G.V. : Au risque de sortir un énorme cliché, en musique, il n’y a pas de frontières ! Les chansons traditionnelles retrouvées en Val d’Aoste, en Suisse romande, en Wallonie ou chez les « Français d’Amériques » (Québec, Louisiane, Acadie) font partie du même fonds francophone. Il me paraissait donc normal d’inclure des enregistrements venus de ces régions. L’anthologie effectue un va-et-vient pas si contradictoire que cela. On y découvre certes les cultures francophones présentes au-delà de nos frontières, mais il s’agit également de s’intéresser à toutes les cultures (pas forcément francophones) implantées de longue date dans la France actuelle. Plus d’une vingtaine de langues dites régionales, parlée en métropole ou dans les départements et territoires d’outre-mer, figurent dans l’anthologie.

M.B. : Cette anthologie a été l’occasion de faire le point sur l’état, la conservation des ressources sur la musique traditionnelle. Et on s’aperçoit de certaines disparités entre régions. Comment cela s’explique-t-il et cela a-t-il été un problème ?
G.V. : Il faut relativiser cette disparité. Certaines régions (dont la Bretagne !) sont évidemment très en avance et disposent d’un gros volume d’enregistrements, ainsi que de structures professionnelles pour mettre ce patrimoine en valeur. Je pense notamment à tous les centres d’archives sonores membres du réseau FAMDT (Dastum en Bretagne, Métive en Poitou-Charentes, le Conservatoire Occitan, etc.). L’héritage d’une histoire associative ancienne…Toutefois, j’ai essayé d’aller voir plus loin et je me suis rendu compte qu’il existait partout des gens ayant fait des collectes, même si ces chercheurs sont en dehors des réseaux « officiels ».

M.B. : Selon les régions, les pratiques, vous est-il arrivé d’avoir à redéfinir la notion même de musique « traditionnelle » ?
G.V. : Question passionnante, et il est difficile d’y répondre brièvement ! Pour résumer, la vision de la « musique traditionnelle » présentée dans cette publication n’est pas très éloignée de celle défendue par les acteurs du mouvement revivaliste de ces trente dernières années (qui ont tous contribué en fournissant leurs collectes). Ce qui n’empêche pas de continuer à discuter des cette notion et de la remettre en cause. Qu’est-ce qui est le plus « traditionnel » : un vielleux des Landes jouant La danse des canards lors d’une séance de collecte dans les années 1980 (pour reprendre un fameux exemple donné par Lothaire Mabru) ou Yves Montand chantant une chanson trad «  pur jus » sur la scène d’un music-hall parisien ?

M.B. : Dans cette anthologie, la Bretagne est, avec la Corse, la seule région qui bénéficie de son propre CD, avec notamment quelques enregistrements très anciens. Ces deux régions représentent-elles des exceptions notables ?
G.V. : Non. Il y avait une logique culturelle à dédier un disque à part à la Corse, du fait de son insularité, d’autant qu’il y a eu finalement assez peu d’archives sonores publiées dans cette région, malgré la richesse des fonds existants. Par ailleurs, du fait des milliers d’heures de collectes disponibles, notamment dans le fond de Dastum, il y avait évidemment de quoi consacrer un disque entier à la Bretagne. Retenir seulement vingt-cinq enregistrements n’a pas été facile ! Toutefois, au risque de me répéter, il n’y a pas de frontières en musique et certaines traditions instrumentales ou chantées de Haute-Bretagne, par exemple, sont très proches de celles d’autres provinces de l’Ouest (Maine, Anjou, Poitou, Normandie…). De même qu’on reconnaîtra dans le répertoire des violoneux ou accordéonistes corses des airs joués sur le continent, en France ou ailleurs ! En ce qui concerne l’ancienneté  des enregistrements, elle est à mon sens plus anecdotique que réellement signifiante. Bien souvent, le répertoire recueilli au début du XX e  siècle aurait tout aussi bien pu être enregistré soixante ou soixante-dix ans plus tard (reconnaissons que le sonneur de bombarde enregistré en 1900 et présent dans l’anthologie, Alain-Pierre Guéguen, est sacrément bon). On sait de toute façon que, quelle que soit la région, si l’on considère le nombre d’heures de collecte, c’est au cours des trente dernières années qu’on a recueilli le plus de choses.

M.B. : Vous avez choisi de respecter une stricte parité entre chansons de Basse et de Haute Bretagne. Un choix finalement peu courant dans les anthologies de « musique bretonne »…
G.V. : S’il avait fallu se baser sur le poids démographique de chaque zone, les morceaux venus de Haute Bretagne auraient prédominé, ce qui aurait peut-être été dommage, vu la grande richesse des expressions musicales en Basse-Bretagne. L’idée était de montrer cette double identité, et de faire entendre de très belles choses venues des deux côtés d’une « frontière linguistique » pas si imperméable que ça (j’ai, par exemple, tenu à inclure une chanson bilingue breton/français, interprétée par Andrée Drumel, de Quelven en Guern).

M.B. : Chaque CD est accompagné d’un livret de vingt-quatre pages. Ce qui est relativement peu pour rendre compte de réalités parfois très disparates. Était-ce pour en faire un produit grand public, avec un coût limité ?
G.V. : Il s’agit de contraintes physiques plus qu’économiques. Mon éditeur n’utilise que des boîtiers de type « cristal » en plastique, pas de digipack. Un livret ne peut donc pas faire plus de vingt-quatre pages, sinon ça ne rentre pas ! Cela dit, on peut tirer parti de ces contraintes : une personne peu familiarisée avec les musiques traditionnelles lira en effet plus facilement vingt-quatre pages synthétiques qui lui disent l’essentiel, qu’un pavé à l’attention des seuls spécialistes. De là à dire qu’il s’agit d’un produit « grand public » ! Pour faire circuler une information plus complète, nous avons misé sur Internet : sur le site de l’éditeur (www.fremeaux.com), on trouvera les transcriptions des paroles de toutes les chansons, accompagnées d’une traduction quand elles ne sont pas en français. Et pourquoi ne pas aller plus loin ? En Grande-Bretagne, à la sortie de « The Voice of the People », des passionnés ont créé une page web qui fourmille d’informations complémentaires sur les morceaux retenus.

M.B. : La couverture de l’anthologie est signée Robert Crumb, grand nom du comic underground d’inspiration psychédélique. Cela sonne comme un hommage au revival du trad’, au mouvement folk des années 1970, au risque d’une image un peu vieillotte. Risque assumé ?
G.V. : Je ne suis pas sûr qu’il soit « risqué » de demander un dessin de couverture à Robert Crumb ! Il était pour moi naturel d’associer Robert à ce projet, tout simplement parce qu’il est passionné par ces musiques (par contre, il déteste le rock psychédélique des années 1960, et a même un jour refusé de faire la pochette d’un 33 tours des Rolling Stones !). Grand collectionneur de 78 tours, il est l’un des plus fins connaisseurs du musette d’avant guerre que je connaisse. Son style de dessin est aujourd’hui très réaliste et quand il conçoit une pochette de CD, il se base toujours sur une veille photo. Celle qu’il a choisie pour l’anthologie représente un vielleux à la belle barbe blanche. Cette image n’a dans son esprit aucun lien avec le revival folk, qu’il ne connaît pas. Par contre, il est vrai que quelques revivalistes ont tiqué en découvrant ce choix graphique, car cela les renvoyait à certains clichés qui circulent sur leur pratique (le côté sabots, Larzac, gardien de chèvres…) et dont ils ont tout fait pour se débarrasser. Pour ma part, j’aime ce dessin qui a un côté BD et hors du temps, donc tout sauf « vieillot », un mot que je ne sais pas définir.

M.B. : Pouvez-vous enfin nous parler de l’éditeur, Frémeaux ? Comment cette anthologie s’inscrit-elle dans sa politique éditoriale ?
G.V. : Pour ce projet, j’ai tout de suite pensé à Patrick Frémeaux. Depuis une vingtaine d’années, cet éditeur se consacre à préserver et rendre disponible notre patrimoine sonore : réédition de disques aujourd’hui libres de droits (citons l’intégrale Django Reinhardt en quarante CD), de documents sonores anciens (discours, témoignages, émissions de radio), etc. Son travail lui a valu, par exemple, le Grand Prix in honorem de l’Académie Charles Cros. Saluons son enthousiasme et son investissement dans ce projet.

Propos recueillis par Caroline Le Marquer — MUSIQUE BRETONNE


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PRESSE AMERICAINE

" It's fascinating, and quite a gift to song interpreters everywhere.", by N.M. (nikki matheson) in "sing out!"
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PRESSE ITALIENNE

" Tribù Franche"
« Una storia sonora dell misiche di tradizione orale di Francia in 10 cd, riconoscimento delle ricchezza e complessità dei beni culturali immateriali dell’ Esagono. Un patromonio musicale di circa 300 tracce, con accurate note esplicative, che per predilezione estetica e documentaristica è più prossmo alla poderoda raccolta britannica The Voice of the People (Tropic Records) che alla nostrana collezione Tribù Italiche (Edt). La selezione dei materiali, con registrazioni che coprono un arco temporale che va dai primi del Novecento fino al 2009, è stata condotta da Guillame Veillet, studi di etnologia alle spalle, ricercatore e giornalista musiale, già direttore del bimestrale «  Trad Magazine », che ha impiegato quattro anni per completare il progetto edito da Frémeaux & Associés, etichetta dal natrito catalogo di memorie musicali francesi. « Un’ opera che da noi mancava – spiega Veillet, riconoscendo di essersi ispirato ai 20 volumi realizzati dalla Topic nel 1998 – Parigi è la capitale della world music, tuttavia non molto è fatto per promuovere il nostro retaggio tradizionale, da molti misconosciuto ». Una mole di musiche e canti, ma anche squarci di paesaggio sonoro, richiami del mondo agro-pastorale, sequence rituali, nonché brevi testimonianze degli interpreti : dalla Francia metropolitana con le sue diversita linguistiche alla Corsica, dalle aree francophone nordamericane alla cosiddetta Francia d’oltremare. « La ripartizione regionale è un po’ artificiosa- commenta il curatore – la Francia non è certo divisa in dieci aree etnomusicali coese ! ». Arduo riuscire ad operare una scelta tra la molteplicità di forme vocali, danze, stili esecutivi, stumenti, e peraltro non agevole relazionarsi ad un cosi articolato universo di cultori, etichette, associazioni o istituzioni per ottenere liberatorie per la pubblicazione. « Ho cercato di creare dei cd coerenti, che suonassero come album realizzati in studio, da ascoltare per il piacere, non solo come documenti sonori. Il fine è mostrere il valore di suonatori e cantatori tradizionali, non professionisti che possono essere d’ispirazione per i musicisti contemporanei ». Un certosino lavoro di studio e consultazione, possibile in virtù della collaborazione di musei, centri regionali di ricerca ed archivi sonori, anche se non mancano materiali raccolti di recente sul campo dallo stesso Veillet, come i repertori religiosi corsi o i canti delle Savoia. La metà dei brani è inedita, l’altre metà (78rpm, lp e cd) ha avuto una limitata diffusione su scala nazionale. Come sempre una raccolta antologica è perfettibile, maqui siamo di fronte un numero impressionante di gioielli e rarità in grado di soddisfare i palati più fini. »
C.D.R





TrackAuthorDuration
CD 1
01 Approchez pour entendre - Perrouin02'22
02 Passet eo gouel ar rouaned - Lotreff / Ropars01'44
03 Airs de bombarde - Bihan00'44
04 Jabadao - Guigueno / Leblond02'57
05 Entretien avec Jeannette Maquignon - Maquignon00'44
06 Apportez-nous à boire! - Maquignon01'20
07 Rythmes de battages au fleau - Paysage sonore00'43
08 Lavar din me ta paotr yaouank - Kervella04'24
09 Suite de chants à danser de Haute-Bretagne - Gascard04'12
10 Rond à Louis Ruellan - Morin / Lefeuvre02'37
11 Skolvan - Bertrand08'31
12 Alexis tout aimable (La complainte de Saint-Alexis) - Bocéno03'16
13 Savet d’ur plac’hig yaouank a barrez Sant Karadeg - Robic01'37
14 Ma merc’h Marie-Louise - Drumel05'17
15 Merc’hed ag ar ger-man - Daniel03'18
16 Dans fanch Guilherm Domaz - Thomas / Guégan01'25
17 En passant par le moulin blanc - Goré / Lejanvre01'01
18 Avant deux de travers - Leray00'31
19 Avant deux du pays de Fougères - Manceau02'49
20 Chanson pour curer les rins - Buiron01'35
21 C'était par un lundi - Niol03'24
22 On mène la mariée à l'église - Guichard02'26
23 Yannig Kongar - Le Bonniec05'38
24 Je me suis engagé - Lucas02'48
25 Na mag an-me d'an arme (Ar verjelenn) - Kerjean / Doniou05'43
26 Quatre thèmes de gavotte - Guéguen02'25
27 D'omp d'an un' - Les soeurs Goadec02'04
CD 2
01 Il est arrivé en Paris - Vivier02'40
02 Mazurka java - Clouhet / Heulin01'47
03 Avant deux gavotté - Boublin01'34
04 Avant deux du bocage - Jobard / Billaud00'42
05 Mais tout autour de ma patrie - Ducept04'06
06 Scottish de sept - Boustière01'23
07 Appel de labour ou raudage - Létang01'34
08 Quand j'tiens la bride de mon cheval - Grellard02'44
09 Récit: je vais vous dire ma vie… - Bouteau01'01
10 Sur le pont d'Avignon - Bouteau01'01
11 La violette double - Soupault / Boucard / Raimondeau01'24
12 J'ai une pomme dans mon panier - Le Bellanger01'51
13 Buvons à la sante du prince - Hamel02'37
14 Suite de branles maraichins - Averty / Pineau / Véronneau01'22
15 Air de maraichine - Mandin / Kerboeuf02'07
16 Il y a plus que 10 filles dans un pré - Arnaudeau01'00
17 Nous voilà bien du monde ici - Bourdet04'10
18 Je m'en fus trouver ma maîtresse - Sauvey03'33
19 Un jour, un jour m'en prend envie - Burgaud03'33
20 La Chevallereau - Echos du Val d’Yon03'18
21 Le roi Renaud revint de guerre - Burgaud04'33
22 Ensemble de tintenelles à la sortie de la messe - Paysage sonore01'02
23 Bal de Saintonge - Doublet01'38
24 Les garcons sont trompeurs - Graindorge02'29
25 Pas d'été - Allard01'29
26 Dedans la ville de Plaisantement - Guillard01'47
27 La marchoise - Bozier01'00
28 Ce sont trois jeunes marins - Taraud02'33
29 Sirènes lors du pardon des Terre-Neuvas - Paysage sonore00'50
30 Ce sont trois galions d'Espagne - Le Feuvre03'09
31 La bébé - Le Lacheur01'00
CD 3
01 Pot pourri de bourrées auvergnates - Meilhac02'32
02 Minuit vient de sonner - Rongier01'39
03 Appel des vaches - Sabatier00'15
04 Départ en estivage d'un troupeau de bovins - Paysage sonore00'50
05 Tant pire - Perrier01'09
06 Le premier jorn de mas noças - Taves02'56
07 Marche de noce - Bacconet00'52
08 La demenam la nostra novia - Reichert02'38
09 La demenam la nostra novia, marche nuptiale - Vermerie01'03
10 Marche de Bredou - Linard00'52
11 Adieu Privas - Peyrat01'13
12 Suite de bourrées: la Sautarel / Bourrée de Gimel - Peyrat01'27
13 Sos le pont d'Orleans - Chevalier03'06
14 Bourrée à Francois - Vidalenc01'04
15 Fai lo cornard ma filha - Reichert00'58
16 Lo ribatel - Vaissade01'19
17 Passant par Paris - Bayle04'06
18 Valse à Tintin - Piaud01'55
19 En 1820, ce fut un assassin… (Complainte sur l’assassinat du Duc de Berry) - Ischard02'31
20 Polka piquée - Pécoil / Savignat01'22
21 Cinc sous par la chambriera - Chevalier01'15
22 Bourrée deux tons - Mouret00'29
23 Récit: le métier de violoneux - Mouret00'51
24 Ont anarem gardar - Chabrier01'26
25 Réveillez-vous fidèles - Bernard02'31
26 La passion de Jésus-Christ - Faurisson02'49
27 L'âme entendit - Jarraud01'08
28 Valse - Gavinet02'38
29 Crebe de set - Tournadre00'33
30 Rossignolet charmant - Delpastre02'40
31 Para lo pop - Morzières01'04
CD 4
01 Valse du Jean Morin - Batillat02'00
02 La belle s'en va au jardin des amours - Duffault02'24
03 Briolée aux boeufs - Robin01'48
04 Bourrée à Malochet - Devaux / Montardon01'18
05 Tes moutons, ma bargère - Pearron02'58
06 Polka de l'Henri Charlot - Jarillot01'30
07 Rossignolet des bois - Thibault02'31
08 En sautant la rivière - Rivière01'35
09 Annonce de l'angélus / chant de quête - Paysage sonore01'49
10 Bourrée croisée - Bizet01'15
11 En tout temps la galette est bonne - Reverdy00'34
12 Défilé de cortège du carnaval dit Tape-Chaudron - Paysage sonore00'36
13 Du bon matin, je me suis levé - Michot02'51
14 Bourrée tournée - Clément01'42
15 Dialogue chanté entre Mélanie Touzet et Louise Biaud - Touzet / Biaud00'41
16 Scottish à Fleuret - Fleuret01'39
17 C'est trois maçons jolis - Pirot02'51
18 On te raccourcira ton petit cotillon ma Jeannette - Laplanche01'23
19 Branle - Ménager00'49
20 Bourrées berrichonnes - Rameau02'51
21 Informations biographiques sur Gaston Guillemain - Pearron00'49
22 Quadrille berrichon - Guillemain05'59
23 La marche des cornards - Guillemain02'28
24 Habitants de tout âge - Martin05'59
25 Le pressoir lors des vendanges - Paysage sonore00'35
26 Les voulez-vous connaître les enfants sans soucis ? - Cessot02'10
27 Valse du père Cadet - Appaire / Gerbaud01'44
CD 5
01 De Paris dans Paris - Chanteurs de Came03'08
02 Marche des boeufs - Fifres et tambours de Gans01'51
03 I a pas de femnas pus aluradas (Las femnas de pel puèg) - Mirou02'31
04 Me promenant le long d’un bois charmant (Les garçons mariniers) - Trébosc / Soulié02'20
05 L'aiga de rocha - Garrigoux / Lavergne02'18
06 La calhe de la calhe - Trébosc01'28
07 Cocut ent as jagut ? - Naujac01'00
08 Lo cocut es mort - Lagarrigue00'16
09 Imitations d'oiseaux - Najac01'39
10 Mon père a des blancs moutons - Mas / Alexandre02'33
11 Paysage sonore: apèl de las fedas - Célariès01'02
12 Dijaus gras qu'a nau motons - Cauhapé / Casaux01'18
13 Rondeau - Lasséville02'09
14 Rondeau - Saint-Pé / Perlinpinpin Folc02'23
15 Enguan jo me soi maridat - Boué00'42
16 Rondeaux - Dauba02'29
17 Cantatz dab allegressa (Era cançon de Grangèr) - Miqueu04'26
18 Congo - Benquet01'04
19 Congo - Nadau01'56
20 Se io sabiai volar - Beauvier01'29
21 L'autre jour en me promenant - Lassort04'28
22 Som som - Calastrenc00'23
23 De sur le pont de Nantes - Farrand05'20
24 La buta vam - Bacou01'20
25 Lectio epistolae - Hébrard / Arnal00'38
26 Viva lo mestièr dels amolaires (L’amolaire) - Quercy01'09
27 Mimologisme du poulet - Lafforgue / Apiou00'16
28 Enter la Rocha e Costras - Cauhapé03'09
29 Bourrée de Bethmale - Caux01'07
30 Maudit sia l'amor - Soulé-Crabérou / Chétrit / Parisotto02'45
31 Fotetz-me lo camp canalhas - Lou Poeuyau / Passimourt02'06
32 Bertsolari - Mattin / Meltxor01'59
33 Adios izar ederra - Etxahun01'51
34 Mascarade souletine - Habitants de Pagolle01'31
35 Sortu naiz iparrean - Bergara05'36
CD 6
01 Le rossignol de l'Amérique - Blanc-Gras04'03
02 La débraillée de Laye - Escalle01'10
03 Ma maire n’aviá qu’un anhèu - Liotard00'45
04 D’ont vas sonhar bergéira - Chazel03'49
05 Tout en me promenant le long d'une prairie - Volpillière03'53
06 Taisson - Portanier00'59
07 Cigales et troupeau en Drôme provençale - Paysage sonore01'07
08 Pilhate voi bêla quëlh maçolin (La despartida) - Lantelme02'37
09 Bacchu ber - Dames d’âge de Pont-de-Cervières01'48
10 Je me suis fait une maîtresse - Fourrat03'01
11 Air du défilé de la Bravade de Saint-Tropez - Fabre00'37
12 Extrait d'entretien avec Gabriel Larose - Larose00'20
13 Farandole - Fabre01'05
14 Témoignage: les métiers dans les rues de Marseille - Odile / Mamie C. / Monique / Gabi01'40
15 Commençons la semaine, qu'en dis-tu, cher voisin ? - Barrus01'47
16 Quando ti vedo te - Siblaires de Lanciour03'52
17 Par mon chemin, je rencontrais - Philip04'57
18 Porto i capelli neri - Martini01'46
19 Soleares - Musiciens gitans des Saintes-Maries01'36
20 Le lundi de la Pentecôte - Farre02'29
21 Marche de l'académie (air de joutes sétoises) - Hautboïste languedocien02'29
22 Adieu paure carnavas - Figuière00'16
23 Carnaval de Limoux - Orchestre des Fécos02'39
24 Kol mahanot - Taïeb01'15
25 Mosaïque roussillonnaise - Cobla Cortie-Mattes03'02
26 La Bernadeta de Lourdes - Cobla catalane12'46
CD 7
01 J'ai fait une maîtresse - Gérard / Glarey02'29
02 Salla de carnaval - Perret / Gérard01'23
03 Dans notre village - Habitants de Bessans01'15
04 La charmeuse - Orchestre champêtre de Samoëns01'17
05 Les conscrits dans le Haut-Jura - Grospellier / Perrin Bonnet01'12
06 Chants et marche de conscrits en Bresse - Pommatau / Guillemot / Mignot01'32
07 Les conscrits de Morval - Lambert01'08
08 Les conscrits de la Toussaint - Conscrits de Montvalezan02'49
09 Quand j'étais petite fille - Salamin02'04
10 Quadrille d'Héry - Joly04'18
11 C'était un plafonneur - Avrillier03'21
12 Mè dze si eunna tsansôn - Petigat01'11
13 Dans la cour d'un palais - Condamin01'35
14 Récit et chant : la collecte des oeufs en chantant le mai - Reppellin / Habitants de Rochechinard01'21
15 Polka de la Haie Griselle - Marchal01'02
16 ‘s erschte Johr, wü-n-i ha fanga a hüse (Pittelé) - Fluhr02'58
17 En’k gingen lestmaal aan het jagen uit - Schercousse02'13
18 Okraglak - Klopocki / Krczezinsky01'11
19 Les cordonniers sont pires que des évêques - Guillemant01'25
20 Djan Ponsôd - Marchand00'28
21 Quêtes de l'Epiphanie - Enfants de Remouchamps01'09
22 Les misères du mariageLà-haut, sur cette montagne (Les misères du mariage) - Gehlen03'18
23 Airs et tambours des Gilles - Musiciens binchois08'01
24 Du printemps, lorsque dès l’aurore (La conduite) - Morin02'24
25 Petit capitaine revenant de guerre - Bouchakour01'20
26 Noël de Requista - Chorale de la solidarité aveyronnaise01'52
27 Pastré dè dèlay l’ayo (Lou Baylèro) - Grey04'10
28 Marche nuptiale d'Auvergne - Bouscatel / Guéniffet / Sanit02'45
29 Récit : j’étais gosse - Bergheaud00'37
30 La Morolhada - Bergheaud01'15
31 Bourrée à Gustou - Ribeyrolle00'48
32 Doucement - Bernard / Cantournet / Couderc02'47
33 Mado - Vacher / Malha / Peyronnin02'40
34 C'est sa java - Orchestre musette02'58
35 Brise napolitaine - Guérino02'43
CD 8
01 Principià vogliu à lodare (L’Alcùdina) - Bianconi01'52
02 Vuleria chi la mio pelle - Olivi / Cipriani / Campana02'01
03 Brindisi - Potentini00'33
04 Salute amati sposi - Mariani / Giacometti01'58
05 Ni sentu una voci in piazza (Vòceru di Pàduva Maria) - Castelli / Veyrune04'46
06 Impiegà vogliu la musa (A morte di Filicone) - Grimaldi04'26
07 Suite d'airs à danser - Figarelli06'31
08 Suda sangue - Confrérie de Patrimonio02'45
09 Rite grec à Cargèse lors de la semaine de Pâques - Chanteurs de Cargèse02'49
10 Perdono mio dio - Alfonso02'01
11 Carillonneurs lors des rencontres de cloches de Pioggiola - Luiggi01'44
12 Credo - Oppisi / Rocchi / Moretti03'47
13 Valse du village de Prato di Giovellina - Colombani01'06
14 Padre - Olivi / Cipriani / Campana05'28
15 A pedina - Colonna01'28
16 Chants électoraux à Pero-Casavecchie - Habitants de Pero-Casavecchie04'21
17 Ola, ola, li bon boi (tribbiera) - Grisoni01'26
18 Solo de flûte pirula - Susini00'59
19 Paysage sonore: troupeau ensonnaillé - Paysage sonore00'42
20 Chjama e rispondi - Mambrini / Parigi04'30
21 La richezza di la so mammucia - Rocchi / Federici02'36
22 Ghjùnsimu ind’è Vincinsina (Cantu ghjunsanincu) - Anfriani01'33
23 Nun ti scurda di mè - Orsoni / Giordani02'56
24 Dio vi salvi Regina - Rocchi / Chanteurs de Rusio06'47
CD 9
01 Valé valé prété-moi vo fuzi - Viry04'01
02 Récit : le séga, c'est le petit frère du maloya - Viry00'13
03 Séga Taquet - Orchestre Toussaint02'42
04 Namsido si la bi na boir - Barivoitse01'38
05 Ki pomm’ d’amour - Raffaut / Larose / Menier00'29
06 Kotis - Collet02'07
07 Qui est-ce qui passe ici mesdames… - Raffaut00'18
08 Musique instrumentale de procession - Musiciens indiens de La Réunion01'32
09 Chant d'appel à la prière - Abdou02'10
10 Fôret amazonienne, le matin - Paysage sonore01'42
11 Iwa moyeupi - Ilipe / Wilapile / Tatu / Yemiwa / Moype02'07
12 Pièce tuka de la suite moyutule - Wilapile / Tatu / Kwataka / Jacky / Anuya / Kanavi / Mopea01'16
13 Teuweki damanteng - Sondreyou02'03
14 Manman mo gannyen ènmi-o - Ringuet01'01
15 Biguine - Orchestre martiniquais03'08
16 Mariwoz-o - Grivalliers / Gourpil / Florius02'27
17 Défilé de Mardi-Gras à Basse-Terre - Habitants de Basse-Terre01'56
18 Notre armateur nous cherche - Robin01'41
19 Sonnerie de cloches à Marie-Galante - Paysage sonore00'35
20 Quand Dieu naquit à Noël - Pelage / Tancons02'01
21 Soulagé do a Katalina - Baillif / Rospor / Régent01'49
22 Le pantalon - Davillards / Barlagne / Grava / Abezoar / Davillars / Abenzoar / Modali02'09
23 Par un samedi au soir - Gréaux / Blanchard04'30
24 Figure de quadrille - Orsini02'57
25 Berceuse - Kouathé02'57
26 Ayoii - Yanhunit02'31
27 Danse de kwenyii - Tribu des Wapa03'32
28 Soko mai aso lalasi - Nau01'38
29 Mahau - Teikiehuupoko00'21
30 Himene - Paroissiens de Péréa01'16
CD 10
01 La banane a n'onc adam - Fontenot01'14
02 J'ai fait l'amour chez l'Oncle Bab - Frères Balfa03'40
03 Reel turlutté - Saint-Coeur00'47
04 Reel malouin - Gagnon02'01
05 Marguerite est dans sa chambre - Kelly04'16
06 La grande gigue simple - Boudreault03'09
07 Aux Natchitoches - Deshotels01'33
08 Bonsoir Moreau - Ardoin / Fontenot / Balfa02'05
09 I went to market - Vendertie01'00
10 N'av'nèn vèyu mi p'tit musicyin - Renard02'10
11 Par derriere chez mon père - Barthélemy02'37
12 Les poutines dans l'potte - Arsenault00'16
13 Le reel à Joe Bibienne - Arsenault / Poirier02'04
14 En arrière de chez mon père, la fille aux oranges - Vincent02'26
15 Reel - Benoit00'33
16 C'est dans le premier jour de l'an - Képlin01'48
17 Tehe cuckoo's nest - Saint-Pierre / Pike01'46
18 Par un dimanche au soir, Lisette qui allait s'y baigner - Guimond02'19
19 Les petits Saint Pierre sont plus riches que les évêques - Morneau02'12
20 Brandy - Tremblay01'04
21 Derrière chez nous, il y a un joli bocage - Larade02'38
22 Danse carrée - Morin / Carignan / Hill / richard / Delorier02'40
23 Nous sommes trente-trois, tous voleurs d'une bande - Perreault01'46
24 Marche de la Tuque - Soucy / Lafleur02'27
25 Allons à La Fayette - Falcon / Breaux-Falcon02'57
26 Nous sommes partis, trois jeunes frères - Godin04'50
27 Caledonia, quatrième partie - Starmberg01'40
« Œuvre de grande ampleur » par Mondomix

" Ce coffret de dix CDs aux livrets documentés présente des centaines de chansons, des airs instrumentaux, à danser pour la plupart, des captations sonores de la vie rurale journalière ou réalisées lors d’événements festifs et rituels. Œuvre de grande ampleur, ce voyage au cœur d’archives sonores, de 1900 à aujourd’hui, ne prétend pas à l’exhaustivité. En effet, depuis l’époque des collecteurs du XIXe  siècle, on sait la grande richesse de ce qui constitue la tradition orale en métropole, en outre-mer et au sein des minorités francophones de nations européennes et nord-américaines. Au fil de l’écoute, les pépites abondent. Ainsi, dans ce volume consacré à la Corse, François Bianconi, alors adolescent, nous gratifie d’un chant saisissant à la gloire du Mont Alcudina, enregistré en 1949. Dans celui nommé « Centre France », les frères Guillemin interprètent une marche d’éclatante façon à la vielle et à la cornemuse en 1926 pour Odéon. Dans «Français d’Amérique», en 1972, deux musiciens et chanteurs créoles, Alphonse « Bois Sec » Ardoin et Canray Fontenot font valser leur auditoire sur un air cajun, et ça chavire ! De nombreux chants sont interprétés en solo et c’est dans ce dénuement que la magie des paroles opère. L’art de chanteuses comme Eva Burgaud, en Vendée, Andrée Duffault et Juliette Pearron, en Berry, Norina Sandreyou, en Guyane, ou Marie-Josèphe Bertrand, en Bretagne, en témoigne. Les répertoires se sont transmis en écoutant les membres de son entourage ou parfois par le biais de carnets, des feuilles de colporteurs et, plus récemment, par la radio ou le disque. Les enregistrements présentés proviennent de musées, dont les ex-Arts et Traditions Populaires, d’associations en région et d’irréductibles passionnés, acteurs du folk revival des années 1960 et 1970. Guillaume Veillet, artisan de cette belle somme patrimoniale, a recensé une vingtaine de langues qui y sont chantées ! La prochaine aventure éditoriale pourrait être  consacrée aux communautés issues de l’immigration, où se sont façonnées des pratiques musicales singulières."
Par Pierre Cuny — MONDOMIX




Lettre de Monsieur Luc Chatel, Ministre de l’Education Nationale, adressée à Patrick Frémeaux :

« Vous avez eu l’obligeance de me faire parvenir 1 coffret de 10 CDs audio regroupant des enregistrements de musiques traditionnelles françaises tout au long du XXème siècle. J’ai découvert, avec un immense plaisir, ces enregistrements inédits. Je suis ébloui par la qualité de ce travail destiné à témoigner de l’apport populaire à l’histoire de France et à son patrimoine culturel et artistique ». Monsieur Luc CHATEL - MINISTRE DE L'EDUCATION NATIONALE




« Un tour de France du terroir » par Direct Matin +

Le célèbre dénicheur de patrimoine musical Patrick Frémeaux présente une compilation (définitive ?) des musiques populaires traditionnelles françaises. Trois cents titres en 10 CD illustrent de manière exhaustive les différents styles régionaux, des bombardes bretonnes aux rondeaux du Sud-Ouest, en passant par les danses des Dom-Tom. Un tour de France du terroir. DIRECT MATIN +




"L’aventure anthologique" entretien entre Patrick Frémeaux et Philippe Krümm (Trad Magazine)

"Une anthologie des musiques traditionnelles de France voit le jour en cette fin d’année 2009.
Commencé il y a plus de six ans, le “collectage” des morceaux, la signatures des contrats des ayants droit, ainsi que l’écriture des textes auront pris plus de temps que prévu. Projet mis en route à une période où le disque allait encore à peu près bien, ces dix CDs sortent à un moment où l’industrie de la musique est très malade. Il nous fallait rencontrer le patron de la maison de disques qui a pris un tel risque. Petite discussion avec Patrick Frémeaux, le boss de, il va de soi, Frémeaux & Associés.
- Quand a été créée la production de disques Frémeaux & Associés ?
- Patrick Frémeaux : Il y a dix-sept ou dix-huit ans. Pendant des années, je me suis occupé du label La Lichère. Ce n’était pas ma maison de disques. La première parution de mon label, c’est “Accordéon (vol. 1) : musette / swing / Paris 1913-1941” (réf. DH002), coéditée avec la discothèque des Halles.
- Combien de disques au catalogue à ce jour ?
- 1 080.
- Et il n’y a que des disques de “mémoire” ?
- La majorité sont des disques de “mémoire”. Mais en musique, il y a la volonté de produire et d’aider des formations qui ont un rapport avec une relecture créatrice du patrimoine. Cela va des Primitifs du Futur aux fanfares de la Réunion. Et il y a une partie création, même si la création est quand même liée à l’édification d’un patrimoine qui peut être transfiguré. Par exemple, toutes nos lignes jeunesses, ce ne sont pas des produits de pur divertissement. Il s’agit de productions axées sur la langue. Comme les “Contes de Charles Perrault”, avec la vraie langue de ce dernier, pas réécrite à la Walt Disney. Sachant que Perrault savait écrire pour les enfants. Donc il y a toujours une vision patrimoniale dans ce que nous faisons. Une vision pas forcément scientifique mais qui est qualifiée de respectueuse de ce qu’a été la culture dans son jus, dans son époque.
- Mais alors cette folie patrimoniale, c’est quoi ? Tu es un passéiste fou ?
- Non, je ne suis pas passéiste, ni nostalgique. De toute façon, la majorité du patrimoine que je présente, je ne l’ai pas connu quand j’étais jeune. Moi, j’ai vécu l’épopée Supertramp. C’est plutôt une volonté encyclopédique. Une espèce de peur que des choses importantes ne soient pas sauvegardées ou puissent disparaître à un moment donné. C’est un désir de conservateur de musée, en l’occurrence dans le patrimoine sonore. Quand je suis arrivé dans l’univers du disque, ce dernier était dans des dogmes économiques non pas de culture mais de divertissement. C’est-à-dire sur des périodes courtes et de “one shot”. Mon idée était simple : être sur un modèle économique de cycle long quand tout le monde était sur des cycles courts. Je voulais amortir des productions sur six ans, là où les règles fiscales de l’époque étaient de deux ans. L’idée philosophique de la maison de disques Frémeaux & associés, qui est de conserver le patrimoine, c’est de trouver le modèle économique qui convient et de l’installer.
- Voilà un beau discours commercial et gestionnaire. Mais il y a du contenu quand même dans les disques ?
- Oui, mais le contenu de tous nos ouvrages est à chaque fois clairement culturel et respectueux de l’objet qu’il fallait faire. Je dirais que ça, beaucoup de personnes ont su le faire dans la musique aux États-Unis, en Europe ou ailleurs. Le vrai problème, c’est d’inventer le modèle économique qui va avec. C’est-à-dire de ne pas séparer l’âme et le corps, le spirituel et la matière. Et ça, chez nous, ce modèle fonctionne bien.
- Ce modèle va-t-il fonctionner sur ta nouvelle production de dix CDs de collectage de France ?
- De toute façon, que cela marche ou pas, on s’en fiche.
- Oh, c’est beau, ça ! Faut-il te croire ?
- C’est vrai. Si on sort une centaine d’ouvrages par an, c’est la règle globale qui nous donne raison, et pas chaque produit. Le coffret “France : une anthologie des musiques traditionnelles” est une idée de Guillaume Veillet. Le concept est d’une simplicité désarmante, d’une évidence évidente, mais qui n’a jamais été vraiment mis en forme avant. Le vrai problème, c’est l’éclaircissement juridique. L’ensemble des contrats sont dans quatre ou cinq classeurs. Il faut l’autorisation des ayants droit collecteurs, que l’on peut assimiler à des producteurs d’enregistrements. Il faut travailler avec les ayants droit d’interprètes, et pour beaucoup ce sont des successions. Ça, c’est la première complexité. La deuxième, c’est qu’il faut travailler avec tous les centres institutionnels répartis dans toute la France. Donc un problème de déplacement géographique, et une incapacité de faire une économie d’échelle avec un seul organisme. Car à partir du moment où on réalise ce coffret, il se doit d’être une vitrine pour toutes les initiatives, qu’elles soient publiques, associatives ou autres. Et surtout, c’est un concept très urbain de faire cela. C’est-à-dire que dans chaque région, on joue de la musique traditionnelle qui a une légitimité. Mais la musique traditionnelle d’à côté n’en a pas. C’est du folklore, à côté. Donc c’est quand même une idée très urbaine de se dire « on va faire un panorama ». Ça va intéresser qui ? À mon avis, aucun de tous ceux qui s’intéressent aux musiques traditionnelles de chaque région. Donc, le but, c’est d’arriver à séduire les urbains, sur une espèce de sentiment roots, de rêve originel, de quelque chose qu’ils n’ont d’ailleurs pas connu. Je n’ai pas trop d’inquiétudes pour vendre les disques “Corse” en Corse, “Français d’Amérique” en Louisiane, etc. Le vrai problème, cela va être de vendre le coffret intégral “France…” à toutes les personnes qui s’intéressent à la culture française ainsi qu’à la manière dont elle s’est édifiée. Ce qui est intéressant dans ce coffret, ce n’est pas tant la multitude des cultures qu’on y trouve à l’intérieur. Mais c’est l’histoire de la France comme une gigantesque terre d’immigration, de mélanges, de mixages. Et qu’à travers la musique, c’est l’histoire d’un pays qui est un pays de valeur, mais pas un pays d’une race ou d’une ethnie. C’est un pays de valeur où les gens ont voulu aller pour partager un système de valeur. La musique est toujours déterminante des origines, de toute la facture, la typologie sociale que ça engendre.
- Est-ce un projet lourd ?
- Oui. Guillaume Veillet l’a proposé il y a cinq ou six ans et nous avons accepté ce projet tout de suite. Je pense que ça a été très difficile pour Guillaume, un garçon très talentueux et cultivé, de faire une œuvre qui ressemble plutôt à l’œuvre d’une vie de quelqu’un qui s’intéresserait à ça et qui le ferait à la fin de sa vie. Dès le départ, c’est comme construire la muraille de Chine. Il y avait d’abord la peur de mal faire, mal choisir, de ne pas prendre les choses importantes, etc. Et puis ensuite, l’énormité du travail d’éclaircissement. En fait, j’ai raisonné par rapport à quelqu’un qui fait l’histoire phonographique. Or, le collectage, par définition, c’est une multitude. Donc je pensais que Guillaume ferait ça avec un ou deux points d’origines. Mais il l’a fait avec cent ou deux cents points d’origines. Il l’a fait de la meilleure façon possible, mais en même temps la plus complexe. Ça a donc mis un paquet d’années, il y a eu des tensions entre Guillaume Veillet et moi. Il fallait bien que ça sorte un jour. S’il n’y a pas un terme, à un moment donné l’énergie se perd. La Sacem nous a aidés sur ce projet où elle ne doit pas avoir le maximum de droits qu’elle pourrait escompter du fait qu’il y a beaucoup de titres de musique traditionnelle. Mais elle a aidé le projet car elle a estimé qu’il était très important, valorisant et validant. Et puis nous n’avons eu aucun refus, ni des familles, ni des associations, ni de toutes les branches plus ou moins officielles du ministère de la Culture ou des organismes officiels. On a eu un seul refus non légitimé, par un ayant droit de fonctionnaires qui ont fait une carrière brillante dans le collectage pour le compte de l’institution la plus importante, qui est le musée du C.N.R.S. (2). De toute façon, l’autorisation en elle-même n’est pas valide. Nous ne sommes pas propriétaires de l’œuvre de fonctionnaires de ses parents. Hormis ce refus de principe qui ne comprenait pas l’importance de la démarche, tout le monde a joué le jeu.
- Ce n’est pas évident de le sortir maintenant, à un moment où l’édition phonographique est totalement remise en cause ?
- Nous représentons environ 50 % du marché que l’on représentait il y a six ans. Et des magasins Fnac n’ont plus forcément la typologie, avec le retour à cinquante-neuf jours, etc., d’accueillir ce type de produits. Elles l’accueilleront au départ. Ensuite, ce produit aura plus un destin commercial avec la vente par correspondance, les libraires et disquaires traditionnels, etc. Je n’ai aucune idée du succès que cela va avoir. Si ça n’a pas de succès, cela restera quand même une bible et un panorama d’accès à l’histoire des musiques traditionnelles au vingtième siècle. Et si ça  a un succès… Le succès commercial va dépendre du fait si le public des villes s’intéressera à ce type d’ouvrages et s’il souhaitera conserver, avoir, découvrir ou pas ce type de musiques. On a fait toutes sortes de coffrets thématiques (“Anthologie du vingtième siècle par la radio”, etc.), et on ne savait pas avant de les sortir quel succès cela aurait. En général, cela a un certain succès. Car les gens ont le souci de ces savoirs dont on sait qu’ils existent mais qui, en fait, sont loin de nous.
- Peut-on donner un chiffre pour lequel tu dirais « je suis content » ?
- Un chiffre sur cinq ans, si on vend deux mille coffrets, j’aurais perdu quelques dizaines de milliers d’euros. Si on en vend trois ou quatre mille, j’estimerais que c’est normal et l’opération aura été bouclée. Si on en vend entre six à huit mille, ça aura été un succès.
- Au-delà de l’aspect financier, le succès “intellectuel” pour toi, tu le fixes à combien ?
- Les deux sont liés. Le succès financier est égal à un succès de diffusion et d’intérêt. Il n’y a pas d’opposition. Il s’agit d’un souci de diffusion. C’est le nombre de personnes que ça intéressera. Le risque financier qui est pris, c’est le risque d’imaginer que les gens seront bien plus intéressés par ce type de produit que ce que n’importe quel autre producteur aurait pu estimer au départ. Il y a un côté “pari” qui n’est pas malsain. Si on vend six à huit mille coffrets, alors oui, on pourra dire que la mission de diffusion a été remplie. Mais tout est possible. J’ai mis huit ans à rassembler les vingt-deux discours de Léon Blum ensemble. Alors que la moitié de notre pays se réclame des idées de gauche, des idées sociales, j’en ai vendu seulement cinq cents. Pourtant, il s’agit des enregistrements incarnés de la pensée de Léon Blum. C’est-à-dire les plus vieux enregistrements d’un des pères fondateurs de la gauche mondiale. Avant, il y a Jean Jaurès, mais il n’y a pas d’enregistrement. À côté de ça, si je prends la “Contre-histoire de la philosophie” de Michel Onfray, on doit en être à 600 000 exemplaires vendus. On bat les ventes des disques de “Star Academy”. Donc il n’y a pas de règles. Mais s’il fallait refaire “Léon Blum (1872-1950) - 22 discours historiques”, je le referais.
Propos recueillis par Philippe KRÜMM - TRAD MAGAZINE




« La reconnaissance d’une culture populaire porteuse d’une histoire précieuse » par Marianne

« Nous sommes en 2009. Le monde est à l’ère du tout numérique. Tout le monde ? Non ! Quelques irréductibles Gaulois résistent encore et toujours à l’envahisseur. Mieux, ils colmatent les dégâts de cette course effrénée à la numérisation. Ils s’appellent Frémeaux & Associés, éditeur musical préoccupé par l’exhumation des patrimoines sonores, et sortent aujourd’hui la première anthologie des musiques traditionnelles françaises. Près de 300 enregistrements, allant de 1900 à 2009, recueillis en 10 CD, classés par régions, scrupuleusement situés dans le temps et l’espace et collectés par Guillaume Veillet… Un travail de titan et une réponse à une question qui taraude Patrick Frémeaux, fondateur du label : «Pourquoi la France, pays à la fois intellectuel, esthète et muséographique (conservation, référencement, et transmission) est-elle l’un des derniers pays au monde à accepter l’édition et la diffusion de sa culture populaire ?» A travers ces musiques de fêtes, ces chansons interprétées bien souvent par des amateurs, c’est toute la tradition orale de nos campagnes, l’identité de nos régions, la saveur des patois qui ressurgissent. Bref, la reconnaissance d’une culture populaire porteuse d’une histoire précieuse, mais qui risque l’oubli. Témoignages en or, ces 10 petites galettes mettent une fois encore en évidence la valeur trop méprisée de la mémoire sonore et de l’oralité dans notre pays. »
Par Frédérique Briard - MARIANNE




« De singuliers, étonnants et captivants éléments du patrimoine musical » par L’Alsace

« Loin de la fausse rivalité entre une culture officielle, urbaine et académique et une culture populaire rurale, on salue l’imposant et rare travail réalisé par Frémeaux & Associés pour réunir, dans un coffret de dix CD, quelque 300 titres qui constitue un panorama ethnomusicologique de toutes les cultures qui composent la France. Collectionneur passionné, Guillaume Veillet est parti en quête d’une musique majoritairement non écrite et a récolté, de la Bretagne à la Corse en passant par l’outre-mer, de singuliers, étonnants et captivants éléments du patrimoine musical. »
Par L’ALSACE




"Une monumentale anthologie" par La Voix du Nord

"Les éditions Frémeaux et Associés publient une monumentale anthologie des musiques traditionnelles de France. Un travail remarquable et passionnant pour voyager au coeur de nos racines culturelles et comprendre la diversité des identités qui fondent notre pays.
Valse, polka, bourrée, rigaudon, occitan, breton, flamand, provençal, berrichon… C’est une multitude de danses, de chants et de langues que nous invite à (re) découvrir la monumentale Anthologie des musiques traditionnelles de France que publient les courageuses éditions Frémeaux et Associés.
Courageuses, car dans un univers du disque menacé par l’uniformisation et la rentabilité immédiate, il est plutôt culotté de proposer un gros coffret de dix disques consacré à un tour de France des folklores. Un pavé qui ne risque pas d’envahir les têtes de gondole des supermarchés de la musique.
Courageuses enfin au moment où la question de l’identité nationale revient hanter quelques ambiguës débats politiques.
Car cette France qui compose l’essence même de ce coffret, est en réalité un grand brassage d’identités, de peuples et régions, de traditions musicales et linguistiques composés et recomposés au fil des siècles.
« Paghjella » ou « Kan ha diskan » ?
Quoi de commun entre le « kan ha diskan » (le couple biniou-bombarde) de Bretagne, province devenue française en 1532, et le quadrille du Jura  ? Entre les airs et tambours des Gilles de Binche, et la « paghjella » corse ? Entre un branle de Noirmoutier et une complainte berrichonne  ? Tant de différences, de langues, d’instruments, et pourtant tant de similitudes. Car toutes ces chansons drôles ou émouvantes, toutes ces danses, nous parlent d’un même monde, paysan, pêcheur ou ouvrier, des mêmes angoisses de la guerre, de l’amour perdu et retrouvé, des saisons qui rythment la vie et la mort.
Choisis par Guillaume Veillet (collecteur et ancien rédacteur en chef de Trad magazine), les 300 titres qui composent cette vaste anthologie révèlent l’intemporalité et l’universalité de notre mémoire collective. Ce coffret a également l’intelligence de nous emmener du côté de la France d’Outre Mer et des Français d’Amérique, là où la francophonie s’est nourrie de biguine, de créole, de blues et de cajun. Telle est notre identité, riche, mouvante, évoluant au grès des rencontres et de l’Histoire. Sachons nous en souvenir."
Par Jean-Marc PETIT - LA VOIX DU NORD




"Un monument historique" par la FAMDT

"Anthologie des musiques traditionnelles en France : un coffret de 10 CD, publié par Frémeaux et associés rassemblant une sélection d'enregistrements de terrain sur tout le territoire français, Outre mer comprise, sans oublier les Français d'Amérique. Ces quelques 300 témoignages nous invitent à un voyage émouvant comme si nous étions subitement doué d'ubiquité (l'auditeur passe dans l'intimité de nombreux informateurs) et de permanence (ces témoignages vont de 1900 à 2009). Un monument historique." 
FAMDT (Fédération des Associations Musiques et Danses Traditionnelles)




« Pour les amateurs de sons du terroir collectés à la source » par Télérama

« Pour les amateurs de sons du terroir collectés à la source, France : une anthologie des musiques traditionnelles est un coffret de dix CD couvrant dix régions et jusqu’à l’outre-mer et les cousins d’Amérique. Voix bretonnes ou corses, vielles charentaises ou berrichonnes, accordéons vendéens ou auvergnats, parodies religieuses ou chants de labour… »
Par TÉLÉRAMA




« Une anthologie unique et remarquable » par Revue Historia

« Dans ce coffret, Guillaume Veillet (collecteur et ancien rédacteur en chef de Trad Magazine) réunit près de 300 chansons traditionnelles  enregistrées in situ tout au long du XXe siècle. Celles-ci sont classées par grandes zones géographiques : Bretagne, France de l’Ouest, Auvergne et Limousin, Centre France, Sud-Ouest, Méditerranée, Alpes (Nord et Est), Corse, Outre-Mer et France d’Amérique. Une anthologie unique et remarquable. » 
Par REVUE HISTORIA




« Un bijou de coffret » par L’enseignant

« La musique traditionnelle de France a enfin son anthologie. Depuis toujours, la musique a permis aux hommes de se retrouver et se comprendre dans un langage universel .Les rapprochements humains ont donné naissance à une musique empreinte des sentiments des peuples qui la jouaient. Une musique pas si désuète que cela puisque de grands compositeurs classiques se sont inspirés de ces mélodies si caractéristiques de leur pays. Ce florilège en 10 CD, et près de 300 titres, est un monument, une mine pour ceux qui aiment la musique « trad », mais aussi pour tous ceux, curieux de découvrir la richesse de ce style musical fondamental. Un bijou de coffret. »
Par L’ENSEIGNANT




« Un étonnant lot de découvertes » par Lylo

« Au moment où la question de l’identité nationale est  (mal) posée par le politique, une écoute curieuse de cette compilation s’impose (en coffret de 10 CD qui peuvent également s’acheter séparément). On y constatera la porosité des frontières régionales et a fortiori hexagonales par de multiples influences venant de l’extérieur. La tradition y est le plus souvent transgressée par la forte personnalité des interprètes et on y chante in situ en plus de 20 langues aux folklores plus ou moins exotiques : du vielleux du Limousin au wayápi de Guyane (et à cet égard les CD  «France d’Outre-Mer» et «Français d’Amérique» apportent un étonnant lot de découvertes). Le dépaysement n’est pas toujours là où l’on croit ! »
Par LYLO




"Un merveilleux objet à écouter, à consulter, à savourer" par l'IRMA

"Les musiques traditionnelles de France ont leurs labels spécialisés, leurs magazines, leurs archives régionales, leurs concours et récompenses, leur lieux de réunion et leurs sites internet. Mais elles n’avaient jamais encore bénéficier d’une véritable Anthologie. Or la voici enfin à l’aube de 2010 ! Elle a la forme d’un coffret de 10 CD contenant chacun les fruits de collectages dans une zone géographique et culturelle particulière, privilégiant chanteurs et musiciens non professionnels qui ont su porter hauts et transmettre leurs traditions musicales. Maître d’œuvre de ce travail colossal pour le compte de Frémeaux & Associés "l’éditeur du patrimoine sonore", Guillaume Veillet a mis trois bonnes années à réunir, choisir, commenter et illustrer les près de 300 enregistrements de cette anthologie. En cela, il a été largement aidé par la FAMDT et ses membres.
Au résultat, voici un merveilleux objet à écouter, à consulter, à savourer et qui mettra du baume au cœur de tous les amoureux des répertoires traditionnelles des régions de France jusqu’à son Outre-mer. Les 293 chants et morceaux de musiques à danser rassemblés dans les 10 CDs constituant cette Anthologie couvrent plus d’un siècle de mémoire. Ils ont été capturés à l’aide des différents modes d’enregistrement disponibles entre 1900 et 2009. Plus de 20 langues sont chantées par les interprètes issus des terroirs de la métropole, mais aussi des départements et territoires d’Outre-mer. Les minorités francophones qui continuent à affirmer leur identité linguistique dans un environnement culturel différent, voire hostile — en Italie, en Suisse, en Belgique, au Canada et aux États-Unis — n’ont pas été oubliée. Pas plus que les populations arrivées sur le territoire français dans le courant du XXe siècle, représentant aujourd’hui un élément constitutif du peuple de France."
par l'IRMA (Institut Ressources des Musiques Actuelles)




"Un véritable événement" par Contes et Merveiles

"Un coffret de 10 CD, panorama de toutes les cultures qui composent la France : valse, polka, bourrée, avant-deux, rigaudon, biguine, blues, occitan, breton, gallo, flamand, provençal, berrichon, créole, cajun... Près de 300 enregistrements singuliers, étonnants et captivants, de chansons, musiques, danses, et de langues de culture populaire, réalisés sur le terrain entre 1900 et 2009. Dix disques conçus "écoutables comme des albums studio". C'est la première fois qu'un tel aperçu est présenté, un véritable événement. Témoignages en or, ces 10 petites galettes mettent une fois encore en évidence la valeur trop méprisée de la mémoire sonore et de l’oralité en France."
par Jean-Pierre MATHIAS - CONTES ET MERVEILLES




« La sélection combine morceaux incontournables » par World Sound

« L’initiateur du projet, Guillaume Veillet, aura eu besoin de cinq ans pour sélectionner les trois cents titres et obtenir les autorisations des ayants droits. Un vrai travail de fourmi. La sélection combine morceaux incontournables de chaque région et titres rares à même de satisfaire les collectionneurs. Évidemment, on peut acheter les albums séparément. Selon moi, le coffret qui comprend les dix CDs est susceptible d’intéresser, en priorité, les urbains. Paradoxalement, les amateurs de world music sont peu au fait du répertoire traditionnel français. La qualité de production est pourtant étonnante. Personnellement, j’ai été surpris par l’élaboration des arrangements et le rendu sonore de ces morceaux ! »
Par Antoine Perret — WORLD SOUND




« Productions discographiques, consacrées pour l’essentiel au patrimoine sonore » par L’Alpe

« Patrick Frémeaux est un éditeur comme nous les aimons à l’Alpe. Intelligemment militant, avec des partis pris et une exigence quant au contenu de ses productions discographiques, consacrées pour l’essentiel au patrimoine sonore. Ce dernier entendu au sens large du terme puisque son catalogue va de ce fou de Pierre Barouh jusqu'à Michel Serres en passant par le chant des… oiseaux des Alpes ! On retiendra notamment sa récente anthologie des musiques traditionnelles de France qui compte dix volumes ( dont un consacré aux Alpes, réalisé en partenariat avec le Musée dauphinois) pilotés par l’ethnomusicologue Guillaume Veillet et complétés par des livrets très bien documentés. »
Par Pascal Kober — L’ALPE




"Impressionnant" par Voir

"En entrevue dans Trad Magazine, l'éditeur de ce coffret, Patrick Frémeaux, expliquait: «Le but, c'est d'arriver à séduire les urbains, sur une espèce de sentiment roots, de rêve originel. L'histoire de la France comme une gigantesque terre d'immigration, de mélanges.» Ainsi se présente cette somme énorme (environ six ans) de travail de collectage d'enregistrements qui s'échelonnent sur une centaine d'années. Frémeaux nous a habitués au luxe, au méticuleux, et ce projet se montre à la hauteur. Chacun des dix CD est consacré à un coin de pays (Bretagne, Corse, Français d'Amérique, etc.) et contient un riche livret avec un texte historique et des notices sur les morceaux. Impressionnant." par Francis HEBERT - VOIR (Canada)




"Joyau à (s’)offrir" par l'Humanité

"Ce qu’illustre magistralement le coffret France : une anthologie des musiques traditionnelles. L’admirable florilège réunit en effet dix CD, également vendus séparément  : Alpes, Nord & Est 1930-2006 (du Val d’Aoste à la Wallonie), Bretagne 1900-2006, Méditerranée 1935-2003, Centre France 1909-1997, Ouest 1956-2006, Sud-Ouest 1939-2006, Auvergne-Limousin 1913-1998, Corse 1916-2009, France d’outremer 1962-2007 et un volume révélateur, Français d’Amérique 1928-1904. Ce CD recèle des chansons qui ont franchi l’océan et dont, parfois, des parties se sont modifi ées au fi l du voyage. Ainsi, le couplet que fredonne un Louisianais, on le retrouve, dans le CD Ouest, entonné par une Normande. Nous aimons cette France d’ici et d’ailleurs, ouverte, généreuse." par Fara C. - L'HUMANITE




« Heureux de pouvoir présenter ce travail remarquable » Par Le Canard Folk

« Un coffret de 10 cd publié par Frémeaux & Associés, c’est le gigantesque projet lancé par Guillaume Veillet il y a plus de six ans, et qui vient d’aboutir. Cet ethnologue né en 1975 en Savoie a voulu réaliser un panorama qui soit à la fois complet, cohérent et agréable, sans chercher l’utopie d’une représentation de chaque sous-région, sans vouloir non plus donner son « top 300 » des collectages (il y a environ une trentaine de pistes par cd). On lira avec intérêt son interview et celle de  Patrick Frémeaux dans le Trad Magazine n° 128 de novembre – décembre. Ce travail de fourmi qui l’a amené à rencontrer un grand nombre d’associations sur le terrain, débouche sur une sélection de chants et d’instrumentaux enregistrés entre 1900 et 2009, dont une bonne moitié sont inédits. Depuis les rouleaux de cire et les 78 tours jusqu’à des chants polyphoniques corses enregistrés en mars 2009, c’est généralement la tradition qui est présentée ici, sans modernisme mais sans se complaire non plus dans un passéisme malvenu. Il y a bien ici et là quelques airs plus récents, notamment ceux qui illustrent les premiers bals musette à Paris, mais il s’agit d’un « récent » tout relatif. Une vingtaine de langues et dialectes sont représentés. Ils sont parlés principalement en France, mais Guillaume Veillet a choisi non seulement d’aborder aussi les départements d’outremer, mais également de traverser les frontières administratives pour faire des incursions en Amériques du Nord (Québec, Louisiane, etc.), en Italie (Val d’Aoste), en Suisse… et en Wallonie, où se trouvent des minorités francophones. On a un peu de mal à comprendre le choix des Gilles de Binche et de deux chansons de quête pour représenter la Wallonie, et on se dit que qui trop embrasse mal étreint, mais la volonté d’ouverture est évidemment très respectable. De même, quelques populations immigrées en France sont à l’honneur, comme des Polonais dans le Nord ; mais, comme le note lui-même l’auteur, une anthologie des musiques de l’immigration reste à faire.Nous voici donc avec dix cd qui, excepté celui relatif à l’outremer, présentent principalement des traditions françaises : du chant à danser ou non, a capella ou non ; des instrumentaux ; quelques brefs récits de musiciens ou chanteurs traditionnels; des appels de vaches et de brebis ; enregistrements réalisés lors de fêtes calendaires (carnaval, etc.) ou de moissons ; et plus généralement, quelques brefs « paysages sonores » (grelots, battage du blé, imitation d’oiseaux,…) que personnellement nous trouvons peu intéressants mais qui ne constituent qu’une infime partie du temps total d’écoute. Le découpage géographique en dix cd était évidemment un casse-tête. On peut éventuellement critiquer l’un ou l’autre chois comme l’assemblage un peu disparate du cd « Alpes, Nord et Est », mais ceci est secondaire et ne nous fera pas bouder notre plaisir. La qualité du son, tant que faire se peut, est au rendez-vous : les sons nasillards et crachotants sont très peu présents, on est même agréablement surpris de la qualité de certains enregistrements des années 50. Et si l’un ou l’autre violoneux âgés ont des problèmes de justesse bien compréhensibles, cela ne remet pas en cause l’intérêt de leurs interprétations. Là aussi, cela ne représente qu’une minorité de cas. Nous sommes donc particulièrement heureux de pouvoir présenter ce travail remarquable, en attirant votre attention sur le fait que le prix du coffret (FA5260) est égal au prix de quatre cd individuels. Ce n’est donc pas inabordable et vaut bien, à notre avis, la dépense. Avant de passer en revue chacun des cd, saluons l’effort de Frémeaux & Associés qui, dans différents genres et domaines, s’attache à notre mémoire collective. »
Par LE CANARD FOLK




« Une anthologie d’une envergure sans précédent » Par Musique Bretonne

« Au moment où se développe la notion de « patrimoine culturel immatériel » lancée par l’UNESCO, dont on peut espérer pour l’avenir une prise en considération plus grande des traditions orales et musicales, cette publication sans précédent arrive à point nommé pour illustrer la richesse du sujet, en France comme ailleurs. Cet immense travail entrepris il y a quatre ans par Guillaume Veillet est en effet  enfin disponible, et il tient toutes ses promesses ! Tout d’abord, le principe de l’anthologie fonctionne ici à merveille. Un panorama représentatif de l’ensemble des traditions instrumentales et vocales de France et de la francophonie en dix CD, soit environ 300 plages, le format est extrêmement efficace : suffisamment volumineux pour aborder tous les aspects importants, et suffisamment concis pour permettre de ne pas se noyer. Au-delà de la vue d’ensemble qu’elle permet, l’intérêt principal d’une telle anthologie est bien en effet d’orienter, de guider, d’introduire le néophyte dans le labyrinthe des sources documentaires existantes, qu’elles soient publiées ou inédites. Le néophyte, mais aussi le spécialiste d’une seule région. En quelques heures d’écoute, on peut donc désormais découvrir des exemples représentatifs de l’ensemble des traditions vocales (différentes formes de chant à répondre, chant en solo, en groupe à l’unisson, différentes formes de polyphonies, bricolages, chants de quête, lamentations funèbres, etc.) et instrumentales ( musique de sonneurs individuels dans lesquels prédominent le violon, l’accordéon, la vielle, la cornemuse, musique de sonneurs en couple, musique en orchestres et autres « bandes »…). Les interprètes retenus sont tous des «porteurs de tradition», enregistrés entre 1900 et 2009, et sauf rare exception, aucun chanteur ou musicien revivaliste ne figure au programme. La sélection fait bien sûr une large place aux grands interprètes de ces traditions qui ont pu devenir parfois des références pour les nouvelles générations et ont acquis une certaine réputation locale, voire régionale (citons par exemple, pour la Bretagne, Marie – Josèphe Bertrand , Jeannette Maquignon, ou encore André Drumel). On ne tombe toutefois pas dans l’élitisme ni dans la recherche excessive du « brillant », et de nombreux interprètes plus anonymes, moins « extraordinaires » trouvent tout à fait leur place et apportent également à l’ensemble la garantie d’une certaine représentativité. Si ces disques sont extrêmement utiles pour s’instruire, se cultiver, découvrir, ils sont aussi extrêmement agréables à écouter ! D’une part, grâce à la richesse des répertoires présentés et à la qualité des interprètes choisis, d’autre part grâce à l’insertion systématique, dans chacun des disques, de petites plages de respiration qui donnent à entendre des fragments de témoignages parlés (souvent au  sujet des chants, des musiques ou des danses) ou encore des fragments de paysages sonores (cloches, troupeaux et sonnailles, sirènes de bateaux, angélus, bruits de pressoirs…). A signaler également, le nombre important de documents enregistrés dans le contexte original (chant dans la danse, chants lors de rites religieux, processions, chant de soirée électorale en Corse, chants en situation de travail avec les bœufs, chants de quête, etc.). Enfin, autre intérêt à signaler : quelques plages proposent de temps à autre de petites excursions aux confins de ce qu’on appelle communément «musique traditionnelle», voire franchement en dehors, mais jamais sans rapport avec elle, et toujours de manière qui amène utilement à questionner cette notion même : ici une chanson d’auteur à thème «folklorisant», là des enregistrements des Auvergnats de Paris, qui montrent l’évolution de la musique traditionnelle vers un «néo-folklore», ailleurs une chorale qui réinterprète un chant traditionnel dans une esthétique radicalement différente, ou encore ces enregistrements des années 1930 qui font entendre l’émergence du genre musette…Bien sûr, sur l’ensemble des 300 morceaux de cette sélection, les spécialistes de chaque domaine ou de chaque région pourront à l’occasion trouver à redire sur tel ou tel choix, tel ou tel interprète auquel il aurait fallu préférer tel autre, mais l’essentiel à retenir, c’est qu’on dispose ici d’une anthologie d’une envergure sans précédent, appelée sans aucun doute à faire référence. »
Par Vincent Morel — MUSIQUE BRETONNE




"Un immanquable, pour moi. Merci Frémeaux!" par la Revue des Médiathèques

"La France a bien du mal à reconnaître la qualité de sa musique populaire régionale ; tantôt repoussée comme trop peu intellectuelle, tantôt stigmatisée comme pas assez ethnologique, reliquat d’une vision coloniale de la tradition et du folklore. Ce coffret de dix CDs vient lutter contre les préjugés…
Dix CDs pour dix régions. Ce coffret ne manque pas de coffret, oui !, lui qui parcourt aussi bien la Bretagne que la Corse, la Méditerranée que l’Auvergne, visite les Français d’Amérique comme ceux de l’Outre-mer, s’attarde dans le Sud-Ouest aussi bien que dans les Alpes, Nord et l’Est. Toutes les régions françaises sont couvertes ainsi que quelques extensions historiques incontournables au nom de la francophonie et de la tradition chansonnière. Un objet de collection magnifique, qui est déjà une collection en soi.
Question : Immédiatement, à réception de ce service de presse, un questionnement s’est fait jour : pourquoi édite-t-on et diffuse-t-on si peu de musique traditionnelle en France. Pourquoi, alors que notre pays est sensément intellectuel et muséographique, acceptons-nous aussi peu l’idée que la culture populaire locale vaut aussi bien que toutes les musiques du monde ? Pourquoi choisissons-nous le plus souvent de dresser et d’éditer des anthologies de musique traditionnelles d’autres peuples ? Je suppose que c’est le reliquat d’une vision coloniale du monde, qui ne prend en considération le patrimoine musical d’un peuple, d’autant plus s’il est immatériel et de tradition orale, que si ce dernier ne fait pas partie du monde occidental, formaté à entendre une culture universitaire et élitiste. Si on n’édite pas de musique traditionnelle en France, c’est qu’elle n’est pas instrumentalisable au titre d’un autre regarde sur le monde qui nous entoure, mais le fruit mûri du monde dont nous sommes tous issus. Et l’on a peine à regarder en face ce qui nous forme, se satisfaisant peu de ce qui semble manquer d’exotisme en apparence.
Culture populaire : L’on en revient donc à parler de culture populaire régionale, voire rurale. Parce que la ruralité était le monde occidental européen jusqu’à l’aube de la Seconde Guerre mondiale. Tout venait d’une culture chansonnière rurale, populaire, et sage. Tout naissait, alors que les moyens de communication permettaient surtout une centralisation excessive parisienne, de traditions orales, d’histoire racontées ou chantées, véhiculées de villages en villages, et protégées par des patois élaborés.
Ce coffret de dix CDs est donc la somme d’une recherche ethnomusicologique panoramique lancée sur plus d’un siècle d’enregistrements sonores, mais portant sur deux siècles, au moins, de tradition chansonnière populaire.
Partenariats : La qualité de cette édition se juge à la quantité des partenaires au projet. Dans le désordre, une liste enivrante : Trad Magazine, la Sacem, le MuCEM, Dastum, les Archives départementales du Cantal, la BnF, le COMDT Midi-Pyrénées, Arès, l’Institu Culturel Basque, l’Institut Occitan, la Maison méditerranéenne des Sciences de l’homme, la Phonothèque natinoale suisse, le Centre d’études francoprovençales du Val d’Aoste, l’Ina, Takamba (patrimoine de l’Océan indien), le CRMDT de Guadeloupe, l’Amta, le CMT Rhône-Alpes, le CIMP, l’Université de Laval, Museu di Corsica, etc. La liste fait tourner la tête : tellement de partenaires institutionnels, régionaux. Des musées, des centres de recherche, des conservatoires, des archives… Autant dire que le contenu de ces dix CDs mérite toute notre attention et notre respect. Et que cette anthologie, sans être exhaustive, sûrement, permet un magnifique et vaste parcours dans la tradition populaire francophone de nos régions. Un immanquable, pour moi. Merci Frémeaux !"
par Pierre DENUIS – REVUE DES MÉDIATHÈQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




"Une France multisonore" par Enseignement Catholique Actualités

"Il faut être un peu fou du folk pour se lancer dans pareille entreprise. Ou alors spécialiste des musiques traditionnelles. Guillaume Veillet cumule ces deux qualités. L’ancien rédacteur en chef de Trad Magazine réunit ce qu’il faut de passion (au sens enthousiaste du terme) pour se plonger dans les archives de quelque cinquante institutions, associations et autres centres d’études, mais aussi de rigueur et de connaissances pour en extraire 292 chansons, instrumentaux, témoignages et bruits d’un quotidien rural souvent révolu. Issus de collectages dont le plus ancien remonte à 1900 (quatre thèmes de gavotte joués à la bombarde par Alain-Pierre Guéguen de Pont-l’Abbé) et le plus récent à… 2009 (un chant polyphonique en toscan corsisé), ils dessinent en 10 CD une France (c’est le titre du coffret) sonore, proche ou lointaine, qui, dans certains lieux du monde (Québec, Louisiane, Val d’Aoste), résiste à l’histoire et aux frontières. Pour des enseignants et leurs élèves, les entrées sont multiples : musicales, bien sûr (danses, instruments…), linguistiques (occitan, créole, acadien…), historiques (chants de conscrits…), sociales (chansons de noces ou de métiers…), voire catéchétiques (Quand Dieu naquit à Noël, ramené de Guyane…). Et puis, il y a l’entrée plaisir avec la découverte, au fil des plages, de musiciens et d’interprètes dont la renommée, sans ces enregistrements, n’aurait guère dépassé les limites de leurs villages."
par René TROIN - ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE ACTUALITES




« L’attachement sentimental à une province » par Phonoscopies

« François Mauriac a écrit : « Si bons européens que nous croyons être, notre patriotisme reste à l’échelle de la région… » Mais, à l’heure du débat sur l’identité nationale, ce riche et ambitieux coffret « Anthologie des musiques traditionnelles » nous conforte aussi dans cette opinion de l’attachement sentimental à une province, comme à un pays d’origine, n’a pas priorité sur l’adhésion à une nation. Près de 300 enregistrements anciens, de sources diverses, sont classés par régions. »
Par PHONOSCOPIES




"Un remarquable travail éditorial" par Le Monde

"Cette copieuse anthologie rassembles 300 airs et chansons collectés entre 1900 et 2009 à travers les terres de France - outre-mer comprise - et chez les « cousins » d'Amérique, au Canada ou aux Etats-Unis. Chaque CD régional est accompagné d'un livret de 24 pages. On croise quelques rares noms connus, comme les soeurs Goadec (Bretagne) ou Ti-Raoul Grivalliers, référence du bèlè, le chant traditionnel martiniquais accompagné par la pulsation des tambours. La majorité des interprètes de ce patrimoine sont des anonymes, morts ou vivants, dont la célébrité n'a pas dépassé les limites du village. Un remarquable travail éditorial, réalisé sous la direction artistique de Guillaume Veillet, ancien rédacteur en chef de Trad Magazine, et un éclairage mérité sur de précieux témoins, porteurs de savoirs et passeurs de mémoire qui s'ignoraient."
par Patrick LABESSE - LE MONDE




“More than a century of French music and oral tradition” By France Magazine USA

“Compiled under the artistic direction of renowned music journalist and collector Guillaume Veillet and spanning more than a century of French music and oral tradition – 1900 to 2006 – this 10 volume set traverses the regions of France, overseas territories and Francophone countries. The compendium is the first of its kind to be released to the public and includes cover art by the American cartoonist and musician Robert Crumb.”
By FRANCE MAGAZINE USA




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