LES CHOEURS DE L’ARMÉE ROUGE DE BORIS ALEXANDROV - ENREGISTREMENTS HISTORIQUES - VOL. 3

THE RED ARMY CHOIR - VOL. 3

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Number of CDs : 1


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FA5377

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After two previous volumes devoted to historic recordings by the Red Army Choir, this new set continues to explore the annals of Russian popular, military and traditional music.
Once again, the listener is captured by the vocal power of the Choir’s 120 singers, whose patriotic songs – the emblems of eternal Russia – carry us to the shores of the Volga and sing the praises of brave Cossack horsemen.

DIRECTION ARTISTIQUE : ANDRÉ ET LAURA BÉNICHOU, MICHEL COLOMBINI
PRODUCTION : 7 PRODUCTION
COMMERCIALISATION : LICENCE FREMEAUX & ASSOCIES

VARIAGUE • LE ROCHER SUR LA VOLGA • LE CHAMP DE SEIGLE • TU ES UNIQUE POUR NOUS • LES ROSSIGNOLS DE RUSSIE • LA BALLADE DES ENFANTS RUSSES • LA CHANSON DU SOLDAT • LES HOMMES • LES BRAVES COSAQUES • ALLONS.

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Choeurs de l'armée rouge Vol.3 FA5377

Les Chœurs de l’Armée Rouge volume 3 
DE BORIS ALEXANDROV - ENREGISTREMENTS HISTORIQUES / THE RED ARMY CHOIR











Comme toute cette collection, ce disque a été réalisé à partir d’archives russes totalement inédites dans la période 1960/1965 sous la direction de BORIS ALEXANDROV (succédant à son père Alexandre). Les Chœurs arrivaient à leur apogée avec les solistes les plus fameux.

VARIAGUE : Le premier titre, chant populaire, est à la gloire d’un bateau de guerre, le croiseur du même nom qui - aidé d’une seule autre unité - a tenu tête, en 1905, à toute une escadre japonaise lors de la guerre russo-japonaise. La basse, très martiale entourée des Chœurs nous conte cette épopée.

LE ROCHER SUR LA VOLGA : Chant traditionnel. Ce fleuve mythique traverse toute la Russie Il était la principale voie de communication. L’interprétation de la basse et du chœur nous fait ressentir toute la puissance et la majesté du fleuve.

LE CHAMP DE SEIGLE : L’introduction champêtre légère par le ténor, rappelle la destination agricole des grandes plaines russes. Musique romantique accompagnée par la Balalaïka.

TU ES UNIQUE POUR NOUS : Après l’introduction de l’orchestre, cet air ressemble à un chant religieux, lent qui permet au ténor de donner toute sa puissance suivi par un chœur mezzo voce, amenant la vocalise de fin.

LES ROSSIGNOLS DE RUSSIE : Après une introduction douce accompagnée par les chœurs et l’orchestre, le titre se termine par une reprise forte soutenue par le piano, et de nouveau le calme pour terminer par le crescendo de l’ensemble.

LA BALLADE DES ENFANTS RUSSES : Ces enfants de la patrie, accompagnés par l’orchestre théâtral ainsi que les chœurs et la basse donne une image du courage et de la détermination.

LA CHANSON DU SOLDAT : Permet d’apprécier une basse, forte, profonde, puissante, avec un chœur donnant toute sa mesure et un orchestre intense.

LES HOMMES : Chant martial à la gloire des hommes, scandé avec les balalaïkas en soutien

LES BRAVES COSAQUES : chant traditionnel, les cosaques, c’est l’image de l’armée russe, cavaliers intrépides, danseurs émérites, hommes libres qui ne reconnaissaient que l’autorité de leurs ATAMANS (officiers).

ALLONS : Après une intro murmurante, le crescendo se développe, c’est l’exemple de la virtuosité et du talent de ce groupe de 120 hommes (en comptant les danseurs et l’orchestre) dirigés avec maitrise par son chef BORIS ALEXANDROV.
Michel Colombini
© Frémeaux & Associés

 
Les prestigieux Chœurs de l’Armée Rouge comme les Ballets du Bolchoï sont le reflet culturel de la Russie de toujours. Les chants traditionnels et modernes, les danses, forment l’héritage artistique de toutes les époques. Le chant choral, avec ses voix de basse caractéristiques, et leur interaction avec des ténors virtuoses, touche l’ensemble des mélomanes. Le chant se serait développé suite à un ukase de 1648 du tsar Alexis qui, sous la pression de l’Église orthodoxe, avait proscrit l’usage des instruments de musique. Dans la tradition russe également, on peut retrouver l’influence des troupes Cosaques, des guerriers nomades, en particulier des Cosaques du Don.

La Russie, du temps des tzars, était un pays immense dirigé par une caste de nobles, de petits fonctionnaires, et d’une population agricole pauvre soumise aux possesseurs des terres, une police omniprésente - scènes décrites abondamment par les écrivains russes du 19ème siècle (Tourgueniev, Tolstoï, Dostoïevski, Gogol, Gorki…)

A la fin de la grande guerre de 1914-1918, la révolution soviétique, en février 1917, transforma complètement cette société russe après une guerre contre l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie qui s’achevait en déroute par l’armée du tzar. La révolution allait entrainer la création de l’Armée Rouge, le 5 janvier 1918, après la victoire des Bolchevicks.

Le nouveau pouvoir était combattu de l’intérieur par l’Armée blanche, issue de l’armée du tzar commandée par le Général Wrangel ainsi que par des expéditions françaises et anglaises dans la mer de Crimée mais également une légion tchèque dans l’Oural. En Extrême-Orient (Vladivostok), l’Armée japonaise, mais également les Anglais, les Français, les Chinois, les Américains envoient des troupes et contingents pour combattre l’Armée Rouge en même temps qu’un blocus était déclaré. Cette guerre civile allait durer jusqu’en 1925 où Wrangel abandonne la lutte.

Les Chœurs de l’Armée Rouge sont crées en 1928 par Alexandre Alexandrov. Au départ, il s’agit d’une douzaine d’hommes issus des soldats de la Révolution. Leur mission : conforter le courage des soldats dans les combats, leur insuffler l’esprit patriotique en interprétant les chants traditionnels que chacun connait.

En 1929, le groupe part en tournée pour soutenir le moral des soldats affectés à la construction du chemin de fer de l’Extrême-Orient avec un répertoire d’airs populaires. Car entre deux combats, il faut reconstruire un pays exsangue et transformer une patrie arriérée en pays moderne.

Dès lors, le pouvoir soviétique connut le bénéfice qu’il pouvait escompter d’une formation artistique représentant l’union, la fraternité, la force, toutes choses nécessaires au combat qu’il fallait mener contre l’ennemi intérieur et extérieur et cela contribua au développement des Chœurs de l’Armée.

Les chanteurs, tous des soldats, ressemblaient aux combattants pour lesquels ils se produisaient. Ils représentaient ce qu’on appelait le « Théâtre aux armées » comme chaque nation en guerre en organisait, pour relever le moral des troupes – à l’instar de la France avec Maurice Chevalier et d’autres, ou des Etats-Unis avec Marylin Monroe.

A partir de 1930, avec la paix, les Chœurs de l’Armée Rouge changent de mission. Ils partent en tournée dans le monde pour faire connaitre les idéaux de leur nation. Et à travers leur répertoire de chansons anciennes de la Russie de toujours, ils feront ressentir les changements opérés dans le pays à la gloire de la révolution. En France, on les retrouve à l’exposition universelle de 1937 où ils donnent des concerts triomphaux.

C’est aussi l’époque des purges de Staline au sein de l’Armée Rouge et bien qu’il apprécie beaucoup les chœurs dont il est très fier, le fait qu’ils voyagent à l’étranger avec succès les rend suspects et plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et condamnés.

La guerre mondiale approche, en 1939, Staline attaque la Pologne quasi en même temps qu’Adolf Hitler. Sur sa lancée, il s’engage dans un conflit avec la Finlande sur des revendications territoriales et l’Armée Rouge, mal préparée et affaiblie par les purges éprouve de lourdes pertes devant les Finnois qui signeront une paix honorable.

Le 22 juin 1941, Hitler déclare la guerre à une Union Soviétique dont l’Armée Rouge mal équipée, au comman­dement décapité, allait devoir reculer devant la machine de guerre allemande.

Dans les premiers jours de guerre, les allemands atteignent Leningrad mais le siège de deux ans et demi ne permit pas le triomphe des troupes allemandes, et constitua un rempart pour la partie nord de l’URSS. D’autre part, l’avancée des Allemands dans le sud constituait une large défaite pour l’Armée Rouge.

L’hymne composé par Alexandre Alexandrov fut chanté par les chœurs de l’Armée Rouge en juin 1941 aux soldats montant en ligne. Les Chœurs retrouvaient leur destination première et plus de 1200 concerts furent donnés sur le front.

Ce rappel de l’Histoire montre combien l’influence des Chœurs de l’Armée Rouge a été primordiale durant les évènements de cette période par l’exemple de leur patriotisme, par le soutien du moral de soldats confrontés à une guerre dure, meurtrière, sans oublier le côté artistique de ce peuple russe aux traditions anciennes.

Alexandre Alexandrov meurt le 8 juillet 1946. Son fils, Boris, qui a souvent dirigé l’ensemble lui succède jusqu’à sa retraite au 1987.

Le répertoire des chœurs comprend beaucoup de chants patriotiques et de guerre et cela est tout-à-fait dans leur mission : le maintien du moral des combattants.

Après les changements intervenus à partir de 1985, les chœurs deviennent indépendants de l’Armée, sous le nom d’Ensemble Académique de Chants et Danses de l’Armée Rouge Alexandrov.

Et c’est à l’occasion du MIDEM à Cannes, en 1991, qu’ils proposent leur production de nouveaux enre­gistrements présentés par Vadim Avdeev, chargé de la promotion. André Bénichou, guitariste et compositeur parisien, également producteur (7 Productions), se dit intéressé et commence une coopération fructueuse qui conduira à une production particulière et à des projets communs, cette première rencontre ayant débouché sur une amitié réelle.

Si l’unicité des chœurs tient au savant équilibre des voix des chanteurs, il ne faudrait manquer de citer les instruments traditionnels accompagnant ceux-ci et les propulsant sur une assise typiquement russe. Pour les cordes : la balalaïka sorte de luth à manche long et caisse triangulaire ; la domra, autre type de luth, voisin du précédent, mais à trois ou quatre cordes et à la caisse circulaire. La section cuivre est constitué des bassons (qu’on appelle aussi serpent militaire, en raison de sa forme) et cor russes (qui joue une seule note – à plusieurs octave – et dont il existe sept versions aux tons différents, de façon à pouvoir représenter les sept notes de la gamme). Enfin, citons le bayan, accordéon chromatique russe, qui embrasse l’ensemble et fait le lien entre les registres classique de l’harmonisation et populaire de la destination même de ces œuvres musicales.

Les membres des Chœurs de l’Armée Rouge sont militaires et vivent en caserne avec leur famille. Toutefois ces casernes sont formées de petites unités d’habitation avec confort donnant sur la Place Rouge à Moscou. En tant que militaires, les membres de Chœurs sont rémunérés par l’Armée, avec des primes de concert

Les solistes - donc les vedettes - sont en principe au nombre de cinq (premier soliste, deuxième soliste, etc.).

Les danseurs font le spectacle avec quelquefois des danseuses qui sont soit également des militaires soit des épouses de membres des Chœurs.

L’orchestre proprement dit est composé d’une cinquantaine de musiciens, variables suivant le morceau interprété.

En comptant la cinquantaine de choristes, l’ensemble représente donc environ 120 exécutants.

La troupe est donc considérable, et à l’occasion d’un grand concert donné à Paris (à l’église de la Madeleine), le producteur André Bénichou avait dû faire loger les Chœurs de l’Armée Rouge dans la caserne de la Garde Républicaine, boulevard Sully-Morland à Paris, seul endroit assez vaste pour loger toute la troupe ! 
Michel COLOMBINI
© Frémeaux & Associés

Enregistrements historiques des Chœurs de l’Armée Rouge sous la direction de Boris Alexandrov, initialement remis à la disposition du public en 1991 par André Bénichou (7 Productions) et Laura Bénichou (Rendez-vous Digital), aujour­d’hui licenciés en disques physiques à Frémeaux & Associés.


Like the other titles in this collection, this volume is drawn from previously-unreleased Russian archive material recorded between 1960/1965 under conductor Boris Alexandrov, who took over the choir from his father Alexander. The Choir is here at its apogee, complete with its most famous soloists.

VARIAGUE/VARYAG: A popular song dedicated to the glory of the battleship of the same name which in 1905 – with a single ship as escort – held off a whole fleet of warships during the conflict between Russia and Japan. The Choir’s (very martial) bass-singer relates this heroic episode, backed by his comrades.

LE ROCHER SUR LA VOLGA/THE ROCK BESIDE THE VOLGA: A traditional song. The legendary River Volga winds its way across Russia as the principal means of communication. The bass singer and the Choir reflect the powerful majesty of the river.

LE CHAMP DE SEIGLE/THE FIELD OF RYE: The rural, light-hearted introduction from the tenor evokes the agricultural destiny of the great plains of Russia, in romantic music with a balalaika accompaniment.

TU ES UNIQUE POUR NOUS/FOR US YOU ARE UNIQUE: After the orchestral introduction, this piece sounds like a processional, religious song, and it allows the tenor to show the full power of his voice, followed by a mezzo voce chorus which brings the performance to a close.

LES ROSSIGNOLS DE RUSSIE/NIGHTINGALES OF RUSSIA: The soft introduction accompanied by the Choir and orchestra takes this title to a powerful reprise, sustained by the piano, before a momentary lull; the piece ends on a crescendo from the en­semble.

LA BALLADE DES ENFANTS RUSSES/THE RUSSIAN CHILDREN’S BALLAD: The children of Mother Russia in the title, accompanied by a theatrical orchestral ensemble in conjunction with the Choir and bass soloist provide an image of courage and determination.

LA CHANSON DU SOLDAT/THE SONG OF THE SOLDIER: Here you can appreciate a full bass voice powerfully accompanied by the Choir, which gives its full measure in keeping with the intensity of the orchestra.

LES HOMMES/MEN: A martial song to the glory of Men, chanted to the accompaniment of balalaikas.

LES BRAVES COSAQUES/THE BRAVE COSSACKS: This traditional song is in the image of the Russian Army – intrepid Cossacks on horseback, extraordinary dancers, all of them free men who submit only to the authority of their ataman officers.

ALLONS / FORWARD!: After a murmuring introduction, the crescendo builds to provide an exemplary picture of the virtuosity and talent of this group of 120 men – including dancers and orchestra – conducted by Maestro Boris Alexandrov.
Michel Colombini
© Frémeaux & Associés

THE RED ARMY CHOIR
Like the Bolshoi Ballet, the prestigious Red Army Choir is the cultural reflection of eternal Russia, whose traditional (and modern) songs and dances form an artistic heritage encompassing its entire history. And the songs of the Choir, with their characteristic bass voices interacting with virtuoso tenors, reach out to music-lovers everywhere. This form of song is said to have developed after the 1648 ukase of Tsar Alexis: under pressure from the Orthodox Church, the Tsar’s proclamation banned the use of musical instruments. Elsewhere, Russian tradition also shows the influence of Cossack troops, nomadic warriors like the Don Cossacks.

In the time of the Tsars, Russia was an immense country in the hands of a caste of noblemen and civil servants, with a population of poor agricultural workers subjected to the authority of landowners and an omnipresent police-force—scenes described in profusion by such 19th century writers as Turgenev, Tolstoy, Dostoyevsky, Gogol or Gorki. Towards the end of the Great War, the Soviet Revolution of February 1917 completely transformed Russian society after the war against Germany and Austro-Hungary ended in the rout of the Tsar’s army. The Revolution would lead to the creation of the Red Army on January 5th 1918 after the Bolshevik victory.

This new power was contested from the inside by the White Army, formed out of the Tsar’s armed forces under General Wrangel, and also by French and English expeditionary forces sent to the Crimea (plus Czech legions in the Urals). In far-eastern Vladivostok, the armies of Japan, England, France, China and America sent contingents of troops to fight the Red Army at the same time as a blockade was declared. This Civil War lasted until 1925, when Wrangel finally abandoned the struggle. By 1917 the Red Army was also waging war against newly-independent Poland, and also Finland, to recapture former Tsarist territories. In September 1929 they also had to face the Chinese Army…

The Red Army Choir was created in 1928 by Alexander Alexandrov. At its inception, the Choir was made up of only twelve men, all of them soldiers of the Revolution, whose mission was to bolster the courage of soldiers in combat, and instil patriotic spirit into them by means of traditional songs which were familiar to everyone. The group began a tour in 1929 with a repertoire of popular songs aimed at boosting morale among troops assigned to the construction of the Orient railway: between battles, a country on its knees had to be rebuilt, and a backward motherland transformed into a modern state.

From then on, Soviet authorities could count on the benefits to be drawn from an artistic ensemble representing union, fraternity and strength, all of them forces to be reckoned with in the struggle against enemies both outside and within; and this contributed further to the development of the Red Army Choir. The group’s singers, all soldiers, were like the combatants for whom they sang; they were «military theatre», as others had been in times of war, morale-boosters like Marilyn Monroe later became for GI’s, or Maurice Chevalier in France.

Beginning in 1930 once peace had been restored, the Red Army Choir’s mission changed: when they toured, it was to spread the ideals of their nation. And with their repertoire of songs from Old Russia, they caused people to feel the changes made in their country, changes which glorified the Revolution. The Universal Exhibition in France in 1937 allowed the French a glimpse of this, in the course of several triumphal concerts.

This was also the era of Stalin’s purges inside the Red Army, and even though the former appreciated its Choir—he was even extremely proud of it—the fact that its members met with success in their travels abroad made them suspect in his eyes, and several were arrested and convicted. World war was approaching. In 1939 Stalin attacked Poland almost at the same time as Hitler; he engaged in a conflict with Finland over territorial claims and the Red Army, ill-prepared and weakened by purges, suffered heavy casualties at the hands of the Finns before a treaty was signed. When Hitler declared war on the Soviet Union on June 22nd 1941, the Red Army was still ill-equipped to deal with further hostilities; with its command decapitated, Russia was obliged to retreat in the face of the German war-machine, which reached Leningrad in the early days of the war. The city formed the northern ramparts of the USSR, and despite a siege lasting two and a half years, the Germans failed to triumph. They were more successful in the south, however, where they defeated the Red Army.

The anthem composed by Alexander Alexandrov was sung by the Red Army Choir in June 1941 as Russian troops moved to the front. The Choir regained its original role and gave more than 1200 front-line concerts.

This historical resume shows how capital was the influence of the Red Army Choir during the events of the period: their patriotism was an example for all in their support of soldiers confronted by murderous warfare in harsh conditions, and they provided considerable spirit; nor should one forget the artistic side of this Russian people with ancient traditions.

Alexander Alexandrov died on July 8th 1946. His son, who often conducted the ensemble, succeeded him until his retirement in 1987. The Choir’s repertoire contains many patriotic war-songs which perfectly suited their mission: to preserve morale.

After changes were made beginning in 1985, the Choir achieved its independence from the Red Army and took the name A.V. Alexandrov Russian Army Song and Dance Ensemble. In 1991 they appeared at MIDEM in Cannes with new recordings presented by Vadim Avdeev, who was responsible for promoting them. The Parisian guitarist and composer André Bénichou—also a seven-time producer—showed interest, and he began collaborating with the Choir on various projects which resulted in a production together, and they became firm friends.

If the uniqueness of the Choir lies in the skilful balance between the singers’ voices, one must also give special mention to the traditional instruments which accompany them, propelling the Choir over a typically Russian foundation. For the strings: the balalaika, a lute-like instrument with a long neck and triangular body; the domra, another type of lute, is close to the balalaika but with three or four strings and a circular sound-box. The brass section is made up of bassoons (bass wind-instruments also known in military parlance as «serpents», due to their shape) and Russian horns (which play a single note—on several octaves—and which exist in seven versions of different keys representing the seven notes of the scale). Finally, there’s the bayan, a chromatic Russian accordion which embraces the ensemble and links the classical harmonic register with the popular destination of these works of music.
Michel COLOMBINI
Translated in English by Martin DAVIES
© Frémeaux & Associés


Suite des deux précédents opus consacrés aux enregistrements historiques des « Chœurs de l’Armée Rouge », ce troisième volume témoigne des fastes des musiques traditionnelles, martiales et populaires russes. On est saisi à vif par la puissance vocale de ce chœur de 120 chanteurs, dont les airs patriotiques, images d’Epinal d’une Russie intemporelle, nous transportent sur les rives de la Volga, ou encensent le courage des cavaliers cosaques.
Patrick Frémeaux

After two previous volumes devoted to historic recordings by the Red Army Choir, this new set continues to explore the annals of Russian popular, military and traditional music. Once again, the listener is captured by the vocal power of the Choir’s 120 singers, whose patriotic songs – the emblems of eternal Russia – carry us to the shores of the Volga and sing the praises of brave Cossack horsemen.           
Patrick Frémeaux

1. Variague

2. Le rocher sur la Volga

3. Le champ de seigle

4. Tu es unique pour nous

5. Les rossignols de Russie

6. La ballade des enfants russes

7. La chanson du soldat

8. Les hommes

9. Les braves cosaques

10. Allons

CD LES CHOEURS DE L'ARMEE ROUGE VOLUME 3, BORIS ALEXANDROV - ENREGISTREMENTS HISTORIQUES © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




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01 Variague - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov03'44
02 Le rocher sur la Volga - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov05'44
03 Le champ de seigle - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov05'15
04 Tu es unique pour nous - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov05'34
05 Les rossignols de Russie - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov05'13
06 La ballade des enfants russes - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov06'58
07 La chanson du soldat - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov05'55
08 Les hommes - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov03'47
09 Les braves Cosaques - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov02'51
10 Allons - Les Choeurs de l'Armée Rouge - Boris Alexandrov02'42
« À acheter pour compléter la collection » par La Revue des médiathèques

« Faste des fêtes traditionnelles, martiales et populaires russes. Puissance vocale de ce choeur de 120 chanteurs. Airs patriotiques. Images d'une Russie conquérante, romantique, identitaire... À acheter pour compléter la collection. »
Par Jacques VAZEILLE – REVUE DES BIBLIOTHEQUES ET MEDIATHEQUES MUSICALES