CONTES RUSSES

CONTÉ PAR PIERRE ARDITI

Plus de détails

Artiste PIERRE ARDITI
Direction artistique : OLIVIER COHEN
Format : Livre Audio WAV
Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA901

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+2 pts fidélité


 

Qu’est-ce qu’un conte sans conteur ? L’expression de charmes sans enchanteur.
Le conte recèle des formules qui ne peuvent être envoûtantes qu’adressées à haute voix.
Fidèles à leur credo de passeurs des grands textes, les Éditions Frémeaux & Associés proposent donc aujourd’hui aux jeunes et moins jeunes auditeurs, cinq contes russes rythmés par la voix cadencée, profonde et enrobante de Pierre Arditi.
Ils sont enrichis d’un accompagnement musical d’inspiration populaire et savante, qui forme un habile contrepoint aux intrigues et aux sortilèges du conteur.

 Christophe LOINTIER

DIRECTION ARTISTIQUE ADAPTATION ET RÉALISATION : OLIVIER COHEN

MUSIQUE :  OLIVIER CALMEL 

PRODUCTION : NIE WIEM
CESSIONNAIRE : FREMEAUX & ASSOCIES AVEC LE SOUTIEN DE LA SCPP

LE DÉSERTEUR ET LE DIABLE • NIKITA LE MARCHAND • SAC À MALICES • COSMA LE RICHE • L’OISEAU DE FEU.
 
Musique : Vincent Peirani, accordéon • Olivier Calmel, piano • Johan Renard, violon • Clément Petit, violoncelle • Frédéric Soule, percussions.

De 6 à 10 ans

 

Contes russes FA901



CONTES RUSSES

conté par Pierre Arditi





de 6 à 10 ans


Le déserteur et le diable • Nikita le marchand • Sac à malices • Cosma le riche • L’oiseau de feu

Musique par Olivier Calmel
Adaptation et réalisation par Olivier Cohen
Olivier Calmel, pianiste • Johan Renard, violoniste
Clément Petit, violoncelliste • Vincent Peirani, accordéoniste
Frédéric Soule, percussioniste


Il était une fois, il y a fort longtemps, un genre littéraire moqué, car ressortissant à des pratiques orales et populaires : le conte. Mais cette âge est désormais révolu, puisque les pédagogues actuels reconnaissent enfin - depuis, entre autres, la publication du célèbre essai de Bruno Bettelheim Psychanalyse des contes de fées - les vertus didactiques des récits traditionnels et les nombreux bénéfices psychologiques et sociaux que les enfants tirent de leur lecture. Au sein de ces histoires à dormir debout, vieilles comme le monde, il est question de jalousie, de bons ou de mauvais parents, de rites initiatiques, de la contradiction des désirs, de la joie face aux épreuves surmontées… Autant de sujets symboliquement édifiants, pour les enfants… ou pour les adultes!
Les contes les plus notoires, en France, sont issus du patrimoine européen. Lequel d’entre nous n’est pas périodiquement revisité par ceux de Perrault, des frères Grimm ou d’Andersen ? Mais il est une autre tradition qui nous requiert, aux marches de notre continent littéraire: celle de l’immense Russie. Issus d’un pays confronté aux rigueurs du climat et de la vie, mais débordant de sentiments profonds, les contes russes sont singulièrement captivants, pour la diversité du merveilleux, la richesse des intrigues et des péripéties, l’invention de personnages hauts en couleurs, ainsi que pour leur style riche de formules épiques.
 
Petite histoire des usages de la tradition orale russe

La foisonnante tradition orale russe, née autrefois « en un certain État, en un certain royaume… », pour paraphraser la tournure la plus usitée au début de nombreux contes, est l’œuvre d’un peuple très majoritairement rural et analphabète. Pendant le Moyen-âge, les récits populaires sont tenus pour le fruit du démon. Toute transcription écrite est ainsi écartée. Il faut donc attendre le XVIIIe siècle et la littérature de colportage pour que les premiers récits « folkloriques » paraissent, ainsi que des recueils de contes pseudo-littéraires. Les auteurs de ces derniers (Tchoulkov, Levchine…) collectent des histoires provenant de sources multiples (contes oraux, mais également chants épiques ou romans d’aventure), qu’ils présentent sous un style parfois ampoulé. Ils livrent par ailleurs quelques observations sur le genre : ainsi pour Tchoulkov, le conte sert-il à divertir, alors que pour Levchine, il vaut pour ses vertus historiques et pédagogiques. Ces recueils, ainsi que les éditions de colportage (l’équivalent de la Bibliothèque bleue en France) sont alors destinés aux classes marchandes, et méprisés par l’aristocratie. Néanmoins, il est remarquable que de grands écrivains russes, notamment Pouchkine, soient d’assidus lecteurs de ces textes.

Enfin Afanassiev vint !

Au XIXe siècle, des amateurs de la tradition orale russe commencent à collecter des textes de contes, de légendes, de chants épiques et spirituels, de manière de plus en plus fidèle et scientifique. Le plus célèbre d’entre eux se nomme Alexandre Afanassiev.
Grand admirateur des frères Grimm et des romantiques allemands, écrivain érudit et éclectique, ce modeste employé des Archives moscovites du Ministère des affaires étrangères publie, entre 1855 et 1863, les Contes populaires russes, dont les jeunes d’aujourd’hui sont encore friands. La démarche d’Afanassiev consiste à déceler dans les contes les traces laissées par les mythes et les empreintes produites par la littérature. Ayant accès aux transcriptions archivées depuis 1840 par la Société russe de géographie, il rassemble près de six cents textes qu’il déleste de leurs éléments rattachés à la langue écrite. Sa démarche consiste alors à en restituer autant que faire ce peut l’oralité originelle, sous la forme la plus vérace possible. Néanmoins, à l’encontre des Frères Grimm pour l’Allemagne, ce retour aux sources ne doit pas se confiner aux frontières d’une identité nationale. Il ne cherche pas à savoir ce qui dissocie les contes populaires, mais a contrario ce qui les accorde. Il est persuadé qu’il y a de nombreuses similitudes entre les contes des peuples indo-germains et que les récits issus de cultures dissemblables ont en commun les mêmes mythes ancestraux. Ces récits originels restent vivants parce qu’ils sont le propre de l’homme, indépendamment des facteurs religieux, culturels et littéraires qui ont accompagné l’évolution des peuples. Alors, si les contes sont aujourd’hui tant appréciés, ne serait-ce pas également parce que nous sommes en quête de récits communs, d’une identité partagée par-delà les frontières ?

« Voulez-vous entendre un conte amusant ? J’en connais un qui va vous surprendre. »
Qu’est-ce qu’un conte sans conteur? L’expression de charmes sans enchanteur. Le conte recèle des énoncés performatifs qui ne peuvent être efficaces que proférés à haute voix. Fidèles à leur credo de passeurs des grands textes, les Editions Frémeaux & Associés proposent donc aujourd’hui aux jeunes et moins jeunes auditeurs, cinq contes russes oralisés par la voix cadencée, profonde et enrobante de Pierre Arditi. Ils sont augmentés d’un accompagnement musical d’inspiration populaire et savante (Vincent Peirani est à l’accordéon), qui forme un habile contrepoint aux péripéties du texte et aux scansions prosodiques du conteur.
Point de fées et de baguettes magiques dans les contes russes. Néanmoins, vous y côtoierez, comme il se doit, des êtres ou des animaux pourvus de pouvoirs magiques: diablotins, dragons, loups, ours, martes, zibelines, visons… Autant de figures peuplant les immensurables étendues de la taïga et de la toundra. L’une d’entre elles sort indubitablement du lot: la paradoxale Baba Yaga (dans Kosma le riche). Cette vieille femme du peuple, anguipède (dont le corps finit en queue de serpent), a une fonction double, étant à la fois l’adversaire du héros et sa principale bienfaitrice. Tour à tour combattante et ravisseuse, elle est également maîtresse de la forêt et des bêtes sauvages, ou gardienne du royaume des morts. Elle se déplace presque toujours dans son mortier, se propulsant à l’aide de son pilon et effaçant les traces de son passage à l’aide de son balai. Les folkloristes russes en ont donné diverses interprétations, depuis la divinité chasseresse jusqu’à la simple sorcière, en passant par le chef travesti du rite d’initiation des sociétés primitives.
D’autres figures vous seront sûrement plus familières. Le diable, tout d’abord, comme infatigable tentateur du permissionnaire dans Le déserteur et le diable. Un conte qui inspirera plus tard Charles-Ferdinand Ramuz pour son Histoire du soldat, mise en musique par Igor Stravinsky, à la fin de la Grande Guerre. Le Dragon ensuite, animal coutumier des légendes germaniques, que Nikita le marchand subjuguera tel un Siegfried slave. Et comment ne pas évoquer L’Oiseau de feu, figure merveilleuse, toute d’or et de flammes, qu’Ivan Tsarévitch poursuit inexorablement. Stravinsky, encore lui, lui a rendu un vibrant hommage dans son magnifique ballet.
Mais laissons là notre présentation et cédons la place au conteur, qui en préambule au Sac à malice nous sollicite : « Voulez-vous entendre un conte amusant ? J’en connais un qui va vous surprendre. »
Christophe Lointier
© 2015 Frémeaux & Associés


Biographie Pierre Arditi

Pierre Arditi entame sa carrière de comédien au théâtre en 1965, avec L’Opéra du Monde, une pièce de Jacques Audiberti mise en scène par Marcel Maréchal. Dans les années 1970, il accompagne Pierre Debauche et Gabriel Garan dans le mouvement de décentralisation dramatique en région parisienne avec Ma déchirure, La Cerisaie et Le Jeune Homme. Avec Bernard Murat, il joue dans la pièce à succès L’Eloignement et obtient, pour La Répétition ou l’Amour puni, le Molière du meilleur comédien dans un second rôle en 1987.
C’est en 1978 que Pierre Arditi apparaît pour la première fois sur le grand écran aux côtés du jeune Daniel Auteuil, dans le film L’Amour violé de Yannick Bellon. Il se fait alors remarquer par le réalisateur Alain Resnais qui l’engage pour son premier grand rôle dans Mon oncle d’Amérique (1980), et en fait l’un de ses acteurs favoris. De leur prolifique collaboration, il reçoit le César du meilleur acteur pour Smoking / No Smoking en 1994, et celui du meilleur second rôle pour Mélo en 1987.
Dans les années 2000, l’acteur gagne en éclectisme et élargit son registre aux romans policier dans les adaptations de Bruno Podalydès (Le mystère de la chambre jaune, Le parfum de la dame noir) et dans Le Grand Alibi de Pascal Bonitzer. Il joue aussi auprès de réalisateurs prestigieux tels que Costa-Gravas (La Petite Apocalypse), Claude Berri (L’un reste, l’autre part), Claude Lelouche (Hasards ou coïncidences) ou encore Didier Bourdon (Bambou).
En parallèle de sa passion pour le théâtre et le cinéma, Pierre Arditi s’est brillamment illustré devant le petit écran. Dès les années 1970, on le voit dans de nombreux téléfilms tels que Blaise Pascal ou Les Amours des années folles. Aux côtés de Gérard Depardieu et Jean Rochefort, il tient le record d’audience pour un téléfilm français avec Le Compte de Monte Cristo de Josée Dayan (1998). Il est également très demandé pour doubler des personnages (Christopher Reeve, Dustin Hoffman), et pour poser sa voix dans des documentaires et des films d’animation (Les Chroniques de la terre sauvage, Kung Fu Panda I et II).

CONTES RUSSES
conté par Pierre Arditi

Qu’est-ce qu’un conte sans conteur ? L’expression de charmes sans enchanteur. Le conte recèle des formules qui ne peuvent être envoûtantes qu’adressées à haute voix. Fidèles à leur credo de passeurs des grands textes, les Editions Frémeaux & Associés proposent donc aujourd’hui aux jeunes et moins jeunes auditeurs, cinq contes russes rythmés par la voix cadencée, profonde et enrobante de Pierre Arditi. Ils sont enrichis d’un accompagnement musical d’inspiration populaire et savante, qui forme un habile contrepoint aux intrigues et aux sortilèges du conteur.   
Christophe Lointier



• Olivier Calmel, pianiste • Johan Renard, violoniste
• Clément Petit, violoncelliste • Vincent Peirani, accordéoniste
• Frédéric Soule, percussioniste.
Adaptation et réalisation : Olivier Cohen






Ecoutez Piste Titre / Artiste(s) Durée
 
01 Le Déserteur et le Diable 1 01'19
02 Le Déserteur et le Diable 2 00'59
03 Le Déserteur et le Diable 3 00'59
04 Le Déserteur et le Diable 4 00'52
 
05 Le Déserteur et le Diable 5 01'25
 
06 Le Déserteur et le Diable 6 01'21
 
07 Le Déserteur et le Diable 7 01'07
 
08 Le Déserteur et le Diable 8 01'09
 
09 Le Déserteur et le Diable 9 02'22
 
10 Le Déserteur et le Diable 10 02'02
 
11 Le Déserteur et le Diable 11 02'17
 
12 Nikita le marchand 1 03'11
 
13 Nikita le marchand 2 01'44
 
14 Nikita le marchand 3 01'58
 
15 Nikita le marchand 4 02'19
 
16 Sac à malices 1 01'54
 
17 Sac à malices 2 01'39
 
18 Sac à malices 3 01'17
 
19 Sac à malices 4 01'24
 
20 Sac à malices 5 01'06
 
21 Sac à malices 6 03'04
 
22 Cosma le Riche 1 02'36
 
23 Cosma le Riche 2 03'18
 
24 Cosma le Riche 3 02'55
 
25 Cosma le Riche 4 01'45
 
26 Cosma le Riche 5 02'13
 
27 L'Oiseau de feu 1 02'17
 
28 L'Oiseau de feu 2 02'37
 
29 L'Oiseau de feu 3 02'16
 
30 L'Oiseau de feu 4 02'04
 
31 L'Oiseau de feu 5 02'19
 
32 L'Oiseau de feu 6 02'25
 
33 L'Oiseau de feu 7 05'22
 
34 L'Oiseau de feu 8 02'00
 
35 L'Oiseau de feu 9 02'51
« Un CD original ! » par La Classe

On ne présente plus les contes de Perrault, Grimm ou Andersen. Moins connus sont ceux du Russe Afanassiev, auteur d’une œuvre pourtant comparable à celle des frères Grimm. Dans ses contes, pas de fées ni de baguettes magiques, mais tout de même des êtres et animaux pourvus de pouvoirs magiques tels que diable, dragon ou… oiseau ! Voici une bonne occasion de découvrir cinq de ces « Contes russes », à travers la lecture qu’en fait Pierre Arditi sur ce CD original. Pour raconter « Le déserteur et le diable, Nikita le marchand, sac à malices, Cosma le riche ou L’oiseau de feu », l’acteur est soutenu par un accompagnement musical d’inspiration populaire signé Olivier Calmel. Pour les enfants à partir de 6 ans.
Par LA CLASSE




« Pierre Arditi se met au service des contes avec justesse et discrétion » par Enfants à l’écoute

« La confrontation d'un déserteur avec le diable, l'affrontement d'un marchand avec un dragon pour sauver une princesse, la quête des trois fils du tsar à la poursuite de l'oiseau de feu. Deux de ces cinq contes sont devenus très populaires pour avoir inspiré Igor Stravinsky. Une fois de plus, Frémeaux poursuit son travail patrimonial. Ici il fait explicitement référence à Alexandre Afanassiev qui, au 19e siècle a rassemblé et édité plus de 600 contes populaires russes. L'adaptation d'Olivier Cohen suit de très près son texte sauf pour "L'oiseau de feu" qui escamote les métamorphoses du loup gris. Voix profonde et grave, le comédien Pierre Arditi se met au service des contes avec justesse et discrétion accompagné par la musique d'Olivier Calmel, qui tournant le dos au folklorisme joue sur les sonorités des cordes et de l'accordéon de Vincent Peirani... À quand un deuxième volume ? »
Par Françoise TENIER – ENFANTS A L’ECOUTE




29 autres ouvrages proposés:

Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...