BENOIT BLUE BOY ET LES TORTILLEURS

PARLEZ VOUS FRANCAIS ?

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Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

LLL087

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Benoît Blue Boy, l’homme qui a popularisé le blues à la française, a découvert un beau jour de son adolescence, grâce à un voisin de palier mélomane, un album de Chicago blues, “The best of Little Walter”. Puis voilà l’ami Benoît aux States écoutant attentivement ses mentors. Il achète alors ses premiers enregistrements de l’accordéoniste, roi du zydeco, Clifton Chénier. Mais, c’est Zachary Richard qui lui fait découvrir la scène vivante louisianaise. Désormais Blue Boy écrira en français. Le premier album de Benoît a engendré bon nombre de vocations, rappelez-vous de “Descendre au café” qui était dans les juke-boxes de 1978. La démarche de Benoît a été intelligente : au lieu de copier les classiques il a pris le problème à l’envers en se passionnant pour une musique qui pourrait être parrainée par le ministère de la francophonie! Nous avons en effet des cousins acadiens qui, dans l’atmosphère tropicale du golfe du Mexique, ont créé des cultures chamarées avec les migrants noirs. Benoît rapproche ainsi les villes cosmopolites, ses deux amours que sont la Nouvelle Orléans et Paris. Quand on entend Benoît souffler dans son saxo du Mississippi, on se rend compte qu’il ne sonne pas comme le premier harmoniciste venu. Blue Boy est original, et a su adapter une technique plus complexe qu’il n’y paraît, qui lui permet d’émettre des sons de piano à Bretelles. B.B.B. est devenu un maître du genre dans les paroles pleines de dérision et d’humour qui font appel au non-sens, il faudrait presque remonter à Boris Vian pour retrouver une telle verve de parolier à la gouaille digne d’un titi parisien. La poésie réaliste des blues est transposée au second degré comme “... c’est à l’orange qu’elle est toujours pressée...” Benoît chante sa profession de foi : “... Moi j’veux aller à New-Orleans. Quand j’vais arriver là-bas, j’vais m’mettre à pécher l’poisson-chat... Ecouter l’accordéon... Laissez rouler l’bon temps...”
Jacques Lacava, Chicago le 12 février 1990.

Droits audio : Label La Lichère - Propriété : Groupe Frémeaux Colombini SAS

Ecoutez Piste Titre / Artiste(s) Durée
 
01 PARLEZ VOUS FRANCAIS - BLUE BOY 04'00
 
02 ELLE RENTRE DEDANS - BLUE BOY 04'56
 
03 OH CHERIE OH - BLUE BOY 04'06
 
04 LA PORTE EN ARRIERE - BLUE BOY 05'09
 
05 ASSIS LA NERVEUX - BLUE BOY 03'21
 
06 PETITE FILLE - BLUE BOY 06'15
 
07 ILS SONT PARTIS - BLUE BOY 07'47
 
08 LOUISIANA - BLUE BOY 04'46
 
09 QU'EST C'QUE T'EN F'RAS - BLUE BOY 04'01
 
10 J'MARCHE DOUCEMENT - BLUE BOY 04'23
 
11 ANGELA - BLUE BOY 04'54
 
12 TELEPHONE PORT ARTHUR - BLUE BOY 03'01
"Ça sonne comme une invitation au voyage" par Best

« Bien sûr ignoré des larges masses, Benoit Blue Boy et les tortilleurs suivent depuis quelques années un chemin pavé d’authenticité et de découvertes depuis leur rencontre avec Zachary Richard et la Louisiane dans les années 70. Ces tortilleurs-là sont une occasion pour l’amateur de blues, de rock, de danse, de prendre un train qui s’arrête à toutes les stations du blues et du rock américain.
Ça sonne comme une invitation au voyage, en français dans le texte ! » BEST




« Avec goût et talent » par Jazz Hot

Frémeaux et ses associés ont réactivé le fonds La Lichère et en rééditent les pièces maîtresses. Ces enregistrements de Benoît Blue Boy avec des partenaires de choix (en particulier Geraint Watkins à l’accordéon) en font partie et un CD comme celui-ci ne déparera aucune collection. Le cachet « Louisiane » et le style R&B sont tout à fait compatibles avec des lyrics en français surtout que Benoît privilégie le dialecte cajun. Ces faces ont été largement commentées en leur temps, elles n’ont guère vieilli et on ne peut que recommander cet album fait avec goût et talent.
Robert SACRÉ – JAZZ HOT




« Profession de foi » par Bluesboarder

Né en 1946, Benoît Billot (alias Blue Boy) est devenu, au fil du temps, une sorte de doyen d’un blues à la française sont il fut, à l’instar de Patrick Verbeke, un des grand précurseurs. La Lichère, label indépendant, publia deux de ses albums au début des années 1990 (rendez-vous compte : Bluesboarder n’existait même pas !). Pour fêter son retour sous la bannière de cette bonne maison avec son tout récent « En Amérique », celle-ci a décidé de les rééditer, ce qui nous permet de partir à la (re)découverte du temps perdu ! Enregistré en moins de 10 jours en Décembre 1989 et paru en 1990, « Parlez-vous français ? » est déjà le sixième album de Benoît sous son propre nom. Il nous ramène les Tortilleurs de l’époque (qui changeront avec « Couverts de Bleus » en 1994), à savoir le batteur Philippe Floris et el guitariste François Bodin, augmentés ici des anglais John Greaves (bassiste coutumier de la scène de Canterbury) et l’accordéoniste et claviériste Geraint Watkins. Claude Langlois (complice régulier de Patrick Verbeke) et Bill thomas figurent au registre des invités. Plus de dix ans après sa sortie, cet album a plutôt bien vieilli. Il faut dire qu’outre la plage éponyme, on y trouve « J’marche doucement » qui est devenu un de ses classiques, avec « Descendre au café ». Comme sur son récent « C’est moi qui tiens l’volant », les paroles résument toute la philosophie du bonhomme : « patience et longueur de temps font mieux que force et que rage ». Musicalement, cette plage est le mid-tempo Louisianais typique, emballé en deux temps, trois mouvements par l’accordéon de Watkins et un superbe solo de gratte de François Bodin. « Parlez-vous Français ? », la chanson, est une sorte de « Tango-blues-stomp » (moi aussi, je peux inventer des genres si je veux !), strié d’une partie de slide à faire pâlir Ry Cooder en personne. Autres titres de bravoure : « la porte de derrière » (avec la steel guitar tuante de Langlois), « Assis là, nerveux » (un paresseux swamp-blues à la Slim Harpo, avec Bill Thomas à la guitare, et entrelardé d’un splendide solo d’harmo, 100% Walter Horton), ou encore « Ils sont partis » (bien belle ballade, au spleen proche d’un John Fogerty en mal de Bayou, et bercée par l’accordéon de Watkins). Il faut encore mentionner « Qu’est-ce que t’en f’ras », mambo bien Louisianais (avec des paroles cryptées, dans la veine de « On peut plus en trouver », sur « Lent ou Rapide »). L’harmo y est encore à la fête, de même que sur « Angela », Texas swing déchaîné sur lequel Benoît prend sa voix de rocker, entraînant ses comparses dans son sillage avant de signer un solo grandiose, entre George Smith et Frank Frost. Reste à signaler la pièce de résistance (7’40 et quelques !), « Louisiana » sa profession de foi. Sur un riff de guitar-boogie et un rythme chaloupé soutenu par l’accordéon zydeco (Watkins, toujours), Benoît y délivre des soli totalement habités. On ne le dira jamais assez : Benoît Blue Boy est l’un des tout meilleurs harmonicistes en activité. « Parlez-vous Français ? » est peut-être son album le plus indiqué pour le découvrir en tant qu’instrumentiste.
BLUESBOARDER




« L’esprit profond du blues » par Trad Mag

Les productions du regretté Patrick Tandin, reprises par son frère Jean-Pierre, rééditent deux disques de Benoît Blue Boy, « parlez-vous français » et « plus tard dans la soirée » parus respectivement en 1990 et 1993. Belle initiative car d’une part ces deux galettes n’ont pas pris une ride et d’autre part Benoît Blue Boy est toujours, hélas, ignoré des larges masses. Il faut dire qu’il a rarement les honneurs de la presse. Warum ? Car si la plupart des bluesmen français ont du mal à ne pas sonner « variétés », « Benoît côtoie familièrement cet esprit profond, essentiel, qui remet en scène l’éternelle route des amours, des raisons sociales, des déraisons humaines (…) le Blues » (Patrick Tandin), pas de production lisse calibrée FM mais une approche roots bienvenue. Depuis plus de 25 ans, Benoît Blue Boy suit son bonhomme de chemin, celui d’un blues relax, en français, tendance Louisiane, authentique et plein d’humour (« un maître du genre dans les paroles pleines de dérision (…) qui font appel au non-sens », écrit Jacques Lacava, dans les notes de pochette) cf. « Qu’est-ce que t’en feras », « Elle veut vendre ma guitare » ou « T’inquiètes pas Benoît ». Benoît Blue Boy est toujours très bien entouré : Claude Langlois steel guitar, Geraint Watkins, accordéon, Bill Thomas, guitare…sur le premier disque, et les Tortilleurs, très efficace, sur l’autre (J.M. Despeignes, basse, F. Bodin, guitare, qui se fend de bien beaux chorus et P. Floris batterie). Excellent chanteur (voix traînante, un peu fatiguée) et harmoniciste, Benoît Blue Boy a le feeling, l’esprit profond du blues. Ca l’fait comme on dit ! Benoît Blue Boy ne se prend pas la tête et laisse le bon temps rouler, cultivant une sorte de nonchalance et de décontraction qui l’air de rien vous embarque à fond. (cf. le très réussi « j’marche doucement » ou « j’’me relève la nuit »). Si vous avez raté la première parution, ne laissez pas passer cette deuxième chance !
François COUVREUX – TRAD MAG




« Blues gouailleur » par Jazz Notes

Réédition du catalogue La Lichère avec le bluesman français B.B.B. accompagné des Tortilleurs. Un garçon plein d’humour qui traduit le blues de la Nouvelle Orléans en bon français, avec la dérision qui lui est propre. Il utilise pour s’accompagner, la guitare ou l’harmonica. Quand aux Tortilleurs, il sont 7 : Geraint Watkins (accor, p, org, voc), François Bodin (g), John Greaves (b), Philippe Floris (dr, perc), Bill thomas (g), Claude Langlois (g), Jacques Mercier (voc). Humour, originalité et blues gouailleur.
JAZZ NOTES




« Hors du commun » par Blues & Co

Hey là-bas ! Hey là-bas ! Réjouissez-vous chers amis car deux anciens albums de Benoît Blue Boy viennent d’être réédités sous leur pochette initiale par l’excellent label Frémeaux & Associés, grand spécialiste des luxueuses anthologies consacrées à la musique roots, blues, rock’n’roll, western swing, et autres musiques cajun et mexicaines. Ça tombe à pic car les rayons Blue Boy dans les rayons des disquaires commençaient à ressembler à l’étal d’un boucher-charcutier de Ouagadougou. Tous les aficionados de Benoît gardant jalousement les précieuses galettes toutes de bleue imprégnées dans leur discothèque, avec la sécurité d’un bunker de la banque de France, prêt à dégainer leur 357 Magnum à la première incursion d’un individu avide de blues qui tortille un maximum. En 1990, « Parlez-vous français ? » et sa belle jaquette TEX-MEX, sonnait presque le glas d’un récent passé, en prenant une radicale orientation vers un côté plus Louisianais à la chaleur moite et suffocante. Dès l’âge des premières surprises-parties, des mobylettes-traficottées, et des Coca-Cola aromatisés, benoît a beaucoup écouté les Fats Domino, Clifton Chénier du rhythm & blues cajun, du swamp de Baton Rouge avec Slim Harpo et Lonesome Sundown, et des titres comme « Elle rentre dedans » ou « Louisiana » démontrent le melting-pot d’influences en provenance du Golf du Mexique, et même au-delà de la frontière du côté de Monterrey, où la tequila est la boisson providentielle. Benoît Blue Boy est entouré pour l’occasion de quelques Tortilleurs, et de moult invités comme Bill Thomas, Claude Langlois, ou encore Geraint Watkins considéré comme le meilleur pianiste-accordéoniste du côté de chez les rosbifs. Benoît fait sonner son harmonica comme un accordéon, on ne sait plus de quel instrument il s’agit, et avec classe recale crossroads, les bayous, San Antonio, New Orléans, sans oublier Ménilmontant qui malgré les milliers de kilomètres, ne semble pas si loin en raison du savoir de toute cette bande de joyeux lurons. En dépit de sa nationalité française, pour Benoît cela demeure un truc naturel, il a le rhythm & blues dans ses chromosomes. De sa voix pêchue et bourrue, il fait swinguer les mots et il nous délecte de véritables poésies des faubourgs et des zincs, dans lesquelles chaque laissé-pour-compte de la vie peut s’identifier. « Parlez vous français » était certainement l’album le plus accompli de Benoît Blue Boy pour l’époque. Deux ans après, sortait toujours chez La Lichère « Plus tard dans la soirée », qui était aussi le nom du premier groupe de Benoît Blue Boy pour l’époque. Deux ans après, sortait toujours chez  La Lichère  « Plus tard dans la soirée », quand il fallait sortir des sentiers battus afin de prêcher la bonne parole du blues dans tous les rades infâmes, et autres salles underground de la France profonde. Le style a sensiblement évolué vers un côté plus rock, plus musclé, plus instinctif, avec un François Bodin (sideman de renom) qui malmène sa strato avec aisance, dans la lignée des Thunderbirds et autres guitaristes texans « Jacques a dit », « Elle veut vendre ma guitare ». On en prend plein les mirettes car Philippe Floris et Jean Marc Despeignes font honneur à leur statut de Tortilleurs. Et derrière le look de Benoît, cravate négligemment détachée, fines bacantes d’hidalgo, cheveux gominés à la Cochran, regard d’aigle hors-la-loi, gouaille de tit, fausse nonchalance débonnaire, se cache un véritable maître de l’harmonica, un auteur-compositeur hors du commun, une encyclopédie vivante de la musique roots américaine, et sûrement le dernier franc tireur du blues de ce côté-ci de l’Atlantique. Ces deux rééditions sont un véritable bain de jouvence, et sont bien plus efficaces que l’aspirine des lendemains de fiesta. Quoi ? Mais non docteur je n’ai pas contracté la Blue Boy Mania. Non !non ! doc pas de piqûre, pas de piqûre. « Moi j’veux aller à New Orleans, j’ai déjà mon ticket à la main… »
BLUES & CO




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