SEASON OF SOULS

BOB LENOX

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Nombre de CDs : 1


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FA493

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Bob Lenox offre la rare synthèse d’un blues-folk “Greenwich Village” hérité des années 1970 avec une mystique contemporaine, issue d’une longue traversée du désert – qui l’a mené à vivre aujourd’hui avec bonheur à Berlin. Enfant de l’Amérique contestataire et artiste du bouillonnant New-York de l’après-guerre, Bob Lenox est précocement chéri par les plus grandes vedettes de la scène musicale, comme Ike et Tina Turner, Joe Cocker, Charles Mingus ou encore Jimi Hendrix à la fin des années 1960. Le poète maudit n’échappe pas au destin sinistre des artistes contestataires de son temps et disparaît de la scène dès la fin des années 1970. Elias Bellouti et Tony Baillargeat, rencontrant Bob Lenox à Berlin en 2004, ont su le convaincre et lui permettre de réaliser ce disque où l’artiste puise aux racines de son art et de son âme, pour offrir 12 pistes d’une puissance rare. Renaissant de ses cendres, Bob Lenox affirme sa place de tout premier rang au sein des grands musiciens du blues et du folk Américain : des pionniers comme Jimmie Rodgers, Gene Autry ou Hank Williams, jusqu’aux dernières icônes que furent Bob Dylan ou Johnny Cash, dans une facture contemporaine proche d’un Calvin Russell, voire d’un Tom Waits.
Patrick Frémeaux & Benjamin Goldenstein

Bob Lenox presents a rare synthesis of ‘Vanguard’ blues-folk music passed down from the seventies with a contemporary mystical aspect after an extended break which led him to Berlin, where he lives today. A dissenting child in the United-States and an artist in the bubbling post-war ambience of New York, at an early age Bob Lenox was greatly esteemed by the biggest names in music, such as Tina and Ike Turner, Joe Cocker, Charles Mingus and Jimi Hendrix in the late sixties. The accursed poet couldn’t escape from the dire fate of dissenting artists of the period, and went into a long exile in the late seventies. Elias Bellouti and Tony Baillargeat met Bob Lenox in Berlin in 2004 and persuaded him to record this album in which the artist goes to the source of his creativity and soul in order to offer twelve tracks of rare potency, placing Bob Lenox in the front line of America’s best blues and folk musicians:  pioneers such as Jimmie Rodgers, Gene Autry and Hank Williams, and the latest idols – Bob Dylan and Johnny Cash – in a style which reminds us of Calvin Russell and even Tom Waits.” 
Patrick Frémeaux & Benjamin Goldenstein

That’s Not Me • Life Is Fine • In The Middle Of My Dreams • Sunshine • Angels On My Shoulder • Sister Fly • Dear Mama • There Is No Right • Lonesome Cowboy • Sanctuary • Bonus : 36 Seconds (Version Cajun) • 36 Seconds (Version Rock). All Songs By Bob Lenox.

                                        « Décès du musicien Bob Lenox » par Libération
« Le chanteur et compositeur américain Bob Lenox est décédé ce lundi, à l’âge de 65 ans, des suites d’une longue maladie. L’artiste était notamment connu pour son style très personnel, fruit d’un mélange entre folk et blues, ainsi que ses collaborations avec Jimi Hendrix, Tina Turner et un autre ancien de Woodstock, Joe Cocker. Lenox avait également signé plusieurs bandes originales de films : comme celle du premier long métrage de la française Isabelle Mergault, Je vous trouve très beau, sorti en 2005. » LIBERATION 


Droits : Frémeaux & Associés - The Frémeaux Music Store sous licence de K record (Elias Bellouti & Tony Baillargeat).
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Bob Lenox Season of Souls

Bob Lenox
Season of Souls








BOB LENOX
Bob Lenox, américain de souche irlandaise est né à New York en 1944. Il a treize ans quand débute sa carrière professionnelle avec son groupe « Kiwi and the Dynamics » (1957). Il attire rapidement l’attention de « Capitol Records » pour qui il enregistre son premier 33 tours. Musicien de génie et compositeur précoce, il devient un pianiste de renom, connu pour son style individuel au phrasé « jazz », un musicien avec lequel il faut absolument travailler. Etendant son style au folk et au rock, il rejoint ensuite « Vanguard Records » et  collabore alors avec de prestigieux artistes tels que Ike et Tina Turner, Joe Cocker, Esther Philips, Garland Jefferies, Charli Persip, Charles Mingus, Scott Faggan, Mort Shuman, ou encore Jimi Hendrix qui demandera à Bob, la permission de jouer avec lui plusieurs soirs de suite à « l’ Electric Circus » de New York. Cette époque le voit également participer à de grands shows télévisés comme « Saturday Night Live », « Good Morning America » ou encore « Don Kirschner’s Rock Concert ». Engagé par la célèbre Warner Brothers Company, il enchaîne de manière frénétique les concerts dans les clubs les plus connus des Etats-Unis jusqu’à ce que l’alcool et la drogue aient raison de sa santé. En effet, la fin des années 70 voit sombrer Bob Lenox dans un abîme sans fond qui le fait déserter la scène musicale américaine au profit des chambres sordides dans lesquelles il s’enferme des années durant pour fouiller dans ce qu’il appelle lui-même : « La faille abyssale de l’être humain : la solitude ». C’est à Berlin que le chemin chaotique emprunté par Bob Lenox, croise celui de Tony Baillargeat et d’Elias Bellouti venus dans la capitale allemande pour les besoins d’un film de fiction  qu’ils ne tourneront jamais et qui devait s’intituler « La saison des âmes »… Impressionnés par le charisme et le talent intact du chanteur, ils décident alors de mettre le peu d’argent du film qu’ils avaient réunis dans la production d’un album qui devra porter le même titre. Huit mois plus tard, « Season of Souls » est né. Il contient dix titres dont le lyrisme n’a d’égale que la puissance de la nature sur le rythme des saisons. C’est un album « écologique » dans le sens où il adopte le temps éternel et intérieur d’un homme à la voix exceptionnelle qui a tout vu et tout vécu sans tricher et qui l’exprime sans mentir. C’est un album pur et épuré de tout sentimentalisme, dans le sens extérieur et académique du terme. Comme l’a écrit Nick Tosches sur la musique du mystérieux Emmett Miller, celle de Bob Lenox fait chavirer l’esprit de ceux qui l’écoutent car ce n’est « ni du country, ni du blues, ni du jazz… elle n’est ni noire, ni blanche, elle est une alchimie de tout cela… » Cet album au style raffiné est l’amalgame de toutes ces sources inconnues qui ont créé la musique américaine telle qu’on la conçoit aujourd’hui. Il rend hommage aux pionniers que sont Jimmie Rodgers, Gene Autry ou encore Furry Lewis ; il salue en chemin Hank Williams et Ernest Tubb, se permettant même d’adresser un clin d’oeil affectueux vers Bob Dylan et Johnny Cash.
 © 2007 2008 KRecords - Groupe Frémeaux Colombini SAS

english notes
BOB LENOX
Bob Lenox, an American musician of Irish stock was born in New York in 1944.  At the age of 13 he began his professional career with his group “Kiwi and the Dynamics” (1957) and quickly attracted the attention of Capitol Records which produced his first recording.  A precocious composer and musical genius, he soon became a renowned pianist, famous for his individual style of phrased “jazz”.  Extending his style to folk and rock’n’roll, he joined Vanguard Records where he collaborated with prestigious artists such as Ike and Tina Turner, Joe Cocker, Esther Philips, Garland Jefferies, Charli Persip, Charles Mingus, Scott Faggan, Mort Shuman, and Jimi Hendrix who jammed with Bob for several evenings in New York following the “Electric Circus”. This period also found him participating in great televised shows like “Saturday Night Live”, “Good Morning America” or “Gift Kirschner’s  Rock Concert”. Engaged by Warner Brothers, he hectically travelled from concert to concert in the best known clubs of the United States until alcohol and drugs overtook his health. The end of the Seventies saw Bob Lenox sinking into a bottomless abyss which prompted him to desert the American musical scene for the sordid rooms in which he locked himself up over the ensuing years with what he calls: “the abyssal human fault: loneliness “. It was in Berlin that the chaotic path borrowed by Bob Lenox crossed that of Tony Baillargeat and Elias Bellouti who had come there for the needs of a feature film which they would never shoot and which was to be entitled Season of Souls”. Impressed by the charisma and intact talent of the singer, they decided to put the money for the film which they had mustered up to produce a record album with the same title. Eight month later, “Season of Souls” was born. It contains ten titles whose lyricism is only equalled by the power of nature on the rhythm of the seasons. It is an “ecological” album in the sense that it adopts the eternal and internal time of one man with an exceptional voice who saw and lived everything honestly and who expressed it without lies. As Nick Tosches wrote about the music of the mysterious Emmett Miller, that of Bob Lenox capsizes the spirit of those who listen to it because it is “neither country, neither blues, neither jazz... it is neither black, nor white, it is an alchemy of all of these...” This album with its refined style is an amalgam of all those unknown sources which created American music such as we conceive of it today. It pays homage to the pioneers Jimmie Rodgers, Gene Autry or Furry Lewis; it salutes Hank Williams and Ernest Tubb, and even addresses an affectionate wink towards Bob Dylan and Johnny Cash.
 © 2007 2008 KRecords - Groupe Frémeaux Colombini SAS


All lyrics are written for the feeling of the words…
Not the correctness…
Language as a sound…
Is not a test.
Feel free to change any words you wish…
If that makes you feel better…

Bob Lenox


THERE IS NO RIGHT
CHORUS
WELL THERE IS NO RIGHT
AND THERE IS NO WRONG
THERE’S ONLY LIVIN’
AND THEN WE’RE GONE
WELL THERE IS NO RIGHT
AND THERE IS NO WRONG
THERE’S ONLY LOVIN’
AND THEN WE’RE GONE

OLD JESUS FOUND HIS PEACE ON EARTH
ON MOUNT CALVERY
THEY NAILED HIS HANDS
AND THEY PIERCED HIS HEART
AND THEY FINALLY SET THE BOY FREE..

CHORUS…..

GONNA BUY A CAR IN THE DDR
AND DRIVE IT TO BERLIN
STRAIGHT THROUGH THE WALL
TO HELL WITH ‘EM ALL
CAUSE YOU GOTTA GET OUT
TO GET IN

CHORUS…..

OH JESUS CAN YOU GIVE ME ANOTHER TASTE
I WANT TO HOLD YOU
BEFORE THEY LAY MY SOUL TO WASTE…


LIFE IS FINE
I’ve been trying to cope
With a bag full of dope
And a million women on my mind

With clouds in my eyes
And the changing of the life
I always thought, that love was blind

I remember the day,
The day you were born,
You came out ready to fight,
I sat down and cried,
Overwhelmed by the sight,
Of this beautiful love in your eyes,

Chorus
My life is fine,
With you in my mind,
When I go there,
I don’t feel alone,
Life is divine,
With you in my mind,
But it’s better,
When you’re in my arms

You brought me to tears,
And then came the fears,
Of the life and all of its lies,
The sad part I know,
Is I have to go,
And leave you alone in your life…

Don’t worry about me,
This life is fine,
You showed me just what to do,
When I’m feelin’ down,
I’ll just turn around,
And bring my heart back to you


ANGELS ON MY SHOULDER
Sometimes I can see
In the morning through my window
There’s a world a scrambling
to be free
And when I disappear for
the change of my skin
I’ll be found inside the mystery

And the angels on my shoulder
Take me on the road again
They’re pushing me to go now
I must begin again
And the angels on my shoulder
Telling me about you
And I’ll be there the very next
time I’m thru

I’ve only got a little time
To say the things I must
They’re comin’ to take me away

For a crime I committed a long
long time ago…
I don’t wanna care to spend
my life
Shadowed in lies so I go with
a smile by an’ by….


SYSTER FLY
Sisterin’ down the highway doing a hundred and nine
Sister fly’s makin’ time
Trying to beat the police to the country line
A voidin’ legal action for her life of crime

Oh sister fly’s out tonight if you got some time
She’ll relieve you of your story
Oh sister fly’s out tonight if you got some time
She’ll make some money on you

Started out to hustle at the age of ten
Learned about the bible but she turned around to sin
Claimed that the devil done took her in
And the only peace of mind was in a bottle of gin

Oh sister fly’s out tonight if you got some time
She will tell you a sad story
Oh sister fly’s out tonight if you got some time
You can get down and get a piece of glory

Sets up her tent then invites you in
Plays a little game and you think you gonna win
Look for your wallet and you find it’s gone
Tells you that’s the breaks so move along
She’ll get you into heaven, for a donation
Checkout the speech on reincanation
Give her a dollar if you wanna come back
But she’s gonna use the money for a Cadillac

Oh sister fly’s out tonight if you got some time
She will tell you a sad story
Oh sister fly’s out tonight if you got some time
She relieve you of your money and she’ll give you glory

Amen


I WANT TO THANK TONY AND ELIAS FOR THEIR NEVER ENDING SUPPORT. THE MUSICIANS IN THIS BAND ARE SOME OF THE BEST IN THE WORLD … ALL SOLO ARTISTs COMING TOGETHER FOR THIS PRODUCTION… ERIC FOR HIS SUPER GUITAR... MICHA EL FOR THE BEAT... STEFAN’S BRILLANT BASSWORK..ANDREJ’S VIOLIN PLAYING IS MAGIC.. MELISSA, MY DAUGHTER ... IS THE ANGEL … MARKO THE MAESTRO KNOWS THE RIGHT PLUGIN TO USE...  THIS MUSIC IS MADE LIVE WITH A LOT OF LOVE, POETRY AND HOPE THAT SOME HOW IT HELPS SOMEONE SOMEWHERE…  BOB LENOX  (JANUARY 2006)

Musicians
All guitars : Eric St-Laurent
Bass : Stefan Weeke
Drums : Michael Griener
Cello : Akira Ando, Solveigh Hubner
Violin : Andrej Sudnitsyn
Voice and Guitar : Bob Lenox
Featuring on “Life is fine” : Melissa Lenox
All words and music by : Bob Lenox

PRODUCED BY Tony BAILLARGEAT and Elias  BELLOUTI
Recorded and mixed by Marko Birkner at Studio P1, BERLIN
Mastered at Translab Studios, PARIS
Arrangements by Eric St-Laurent

Désign by Pierre Chatellier / Cover photography by Elias Bellouti and Susanne Schaefer-Doerrenberg / Interior photography by Tony Baillargeat, Elias Bellouti and Susanne Shaefer-Doerrenberg / Special Thanks to Susanne Doerrenberg, Andreas Flack, stéphane Moisset, Pierre Chatellier, Jessica and Thelma Aberg, Marlon Lenox, Salma Lahmer, Marwan Salim Camelia and Dalila Bellouti, Djibril, Phyllis Glaeser, Héliopolis Corporation. / All  tracks  published by  Kriminelle  Records  Coproduced by: Kriminelle Records / Général  Director: Elias Bellouti Artistic Director: Samuel Bouriahi / Communication Director: Stéphane Moisset Assistant Artistic Director: Pierre Chatellier

CD Bob Lenox Season of Souls © Frémeaux & Associés. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




Ecoutez Piste Titre / Artiste(s) Durée
 
01 That's Not Me - Bob Lenox 05'03
 
02 Life is Fine - Bob Lenox 03'46
 
03 In The Middle Of My Dreams - Bob Lenox 03'32
 
04 Sunshine - Bob Lenox 03'34
 
05 Angels On My Shoulder - Bob Lenox 03'56
 
06 Sister Fly - Bob Lenox 02'13
 
07 Dear Mama - Bob Lenox 04'01
 
08 There is No Right - Bob Lenox 03'04
 
09 Lonesome Cowboy - Bob Lenox 05'02
 
10 Sanctuary Bonus - Bob Lenox 04'11
 
11 36 Seconds Version Cajun - Bob Lenox 04'24
 
12 36 Secondes Versin Rock - Bob Lenox 02'43
"A man of many talents" by Bluesart

"Born in Brooklyn, New York and now based in Berlin, Bob Lenox is a man of many talents, some of them musical. This excellent CD certainly displays his aptitude for and experience across many different categories, often lumped together now under the catch-all phrase ‘Americana ‘ or ‘Roots’. This CD has twelve titles and features his individual and  (seemingly) whisky soaked vocals on a programme of (sometimes very) original material running from solo material to full-blown electric band and strings, and that references the likes of Bob Dylan, Tom Waits, Jimmie Rodgers ‘The Singing Brakeman’, Johnny Cash, Woody Guthrie, and Elvis Presley – who are all blues influenced to one degree or other! The lyrics are sometimes pointed and always worth a listen – if you are intrigued, give it a try." Norman DARWEN - BLUESART




"Ce disque est un régal !" par Gérard Desmeroux " Sur la Route de Memphis

"En écoutant ce surprenant CD de Bob Lenox, j’ai trouvé beaucoup d’émotions et de sensibilité dans toutes ses mélodieuses compositions. Le poète américain originaire d’Irlande avait disparu de la scène américaine depuis la fin des années 1970. A cette époque contestataire des universités américaines, cet « outlaw » avait laissé son empreinte  sur les labels  Capitol  et Vanguard . Il a fallu que le duo Elias Bellouti et Tony Baillargeat  à la recherche d’inspiration pour un film de fiction qui devait s’intituler « Season of  Souls » trouve sur leur chemin, à Berlin où réside depuis , le poète maudit, âgé de 64 ans. Le peu d’argent qui devait être investi dans leur film, servira pour l’enregistrement de ce chanteur engagé. Le résultat est une pure merveille. De sa descente aux enfers, Bob Lenox est remonté à la surface, cette fois ci, sans la drogue et l’alcool. Douze perles sont sorties de son inspiration toujours vivace. Il y a quelque chose de Bob Dylan, de country folk, dans son style. Sa voix éraillée, nous fait penser un peu à Calvin Russell. Je ne comprends pas pourquoi il y a tant de génies cachés alors que les médias nous abreuvent souvent de chanteurs insipides et sans intérêt. Le monde des chanteurs est bien injuste. Le premier titre de l’album «That’s not me », part dans de grandes envolées  et donne  le ton de ce disque, le rythme est solide et le violoniste vous envoûte.  La deuxième plage « life is fine » débute avec ce même violon mélancolique et Bob Lenox attaque ce petit bijou  en duo avec un enfant et sa voix juvénile. C’est tout simplement touchant. J’ai beaucoup aimé aussi le vibrant « Sanctuary » qui ajoute un plus à un  travail déjà remarquable. Le disque se termine sur deux bonus intitulés « 36 seconds » le premier est réalisé en version cajun et le deuxième en version rock endiablé qui ne laissera pas insensibles les amateurs de fortes sensations, ceux qui aiment quand cela chauffe méchamment. Ce disque est un régal !" par Gérard Desmeroux - SUR LA ROUTE DE MEMPHIS




"Poète maudit" par X Roads

La voix éraillée de ce barde saisit dès le premier mot par son grain cru, mais surtout par son ampleur, solennelle et quasi mystique. De son premier disque, plutôt jazz, chez Capitol (57), aux suivants plus folk rock, chez Vauguard, Bob Lenox a drainé son art, de compositions en concerts, à des collaborations très recherchées (Ike Turner, Hendrix, Mingus, Joe Cocker…), puis sur des shows TV (« Good Morning America ») sous le joug de la Warner Bros. Véritablement né dans la fournaise contestataire des 60’s, tendance Greenwich Village, ce poète maudit a plongé, comme tant d’autres dans la déliquescence de la fin des 70’s. Et une longue traversée du désert s’en suivit, d’où l’abîme ne fut jamais bien loin (drogues et alcool). Il se réfugia alors dans un silence chaotique, « sa faille abyssale de l’être humain » dit-il !… Par un hasard comme l’histoire musicale sait en rêver, Bob Lenox croisa, à Berlin, le chemin de deux producteurs en prospection pour un film qu’il devait nommer La Saison des âmes et qui décidèrent d’investir plutôt sur le si charismatique folksinger. L’album porta le nom de Seasons of Souls ! Un recueil de mélopées de vérité brute, merveilleusement lyriques, pures et complexes à la fois, taillées avec force et sagesse, qui bousculent l’écoute et s’impriment dans le cœur. Elles mettent l’âme à nu d’une Amérique vraie que Lenox sent par tous les pores de sa vie meurtrie, éternelle et presque naturelle. On n’est pas loin d’un naturalisme à la Thoreau ! On effeuille alors les routes bosselées de ce « lonesome cowboy », ses rêves comme des blessures (la perte de sa mère « Dear Mama »), et même une ode charmante avec sa fille de onze ans (« Life is fine »)… Le poète libère les ondes généreuses, bardées de racines musicales (country, folk, blues) pour reprendre les traces de Hank Williams, Bob Dylan, Cash ou même Tom Waits. Compositions à la hauteur d’un talent qu’il est tant de réveiller, tant les pièces de ce bel opus bruissent dans l’eau d’un fleuve tumultueux d’authenticité. Cet album dégage une belle atmosphère, que la voix chaude de Bob Lenox, calée sur sa guitare, pousse vers de belles effluves d’émotion, bien aidée par les guitares fines d’un Eric St Laurent, ainsi que le choix subtil des autres instruments (violoncelle, violon et percussions). A noter encore que Lenox a composé la musique de film « Je vous trouve beau » et celle du prochain film de Hallyday. La reconnaissance, vraiment ? Allez, restons sur les sensations de cet album qui fleure l’envoûtement et la magie… A ranger entre Bob Dylan et Johnny Cash. Francis RATEAU – X ROADS




"Sanctuary" par Rock & Folk

Cela s'entend dans sa voix rocailleuse, le New-Yorkais a vécu. Disparu des radars pendant deux décennies, l'homme de Greenwich Village met toute son ardeur de survivant dans ce "Sanctuary" aux effluves blues, garage et gospel. Extrait de l'album "Season Of Souls". ROCK & FOLK




« Un monument à lui seul » par Le Cri du Coyote

Terminons par un rescapé des sixties : Bob Lenox. Quelques passionnés, épaulés par Frémeaux&Associés pour la distribution, sont allés retrouver ce vétéran (la soixantaine bien tapée), qui a jadis travaillé avec Ike & Tina Turner ou Charles Mingus, au fin fond de tout : la solitude ultime, du côté de Berlin. C’est dire que Season of Souls a de la charpente et du vécu… La voix de Bob est étonnante également, pleine de gravillons, âpre et vengeresse. Le titre d’ouverture, That’s Not Me, est un monument à lui seul, dans la veine de Bob Dylan. Le reste est entre la country, folk, blues et cabaret. Toujours d’un excellent tonneau. Maintenant qu’il l’ont… Il ne faut plus le lâcher. LE CRI DU COYOTE




« Chaque titre est une perle glacée » par Blues Again

Genre musical : folk blues
Compositions : 12 sur 12
Livret : magnifique
L’avis de la rédaction : applaudissements
La chanson s’amollit, et dans tout les styles. Qu’est-ce qu’on peut recevoir comme albums de ballades, depuis un an ou deux ! Cette tendance trahit-elle un fait social, un sentiment d’insécurité ou quelque chose comme ça ? L’une de dernières livraisons Frémeaux conforte cette impression d’une atonie, d’un tempo qui s’arrête dans l’attente d’une catastrophe annoncée. Bob Lenox, ancienne gloire du New York folky détruite par l’alcool et les drogues, se retire en Allemagne, dans la paix des ruines. Deux cinéastes, venus à Berlin faire des repérages, le rencontrent par hasard et décident d’investir l’argent du film dans cet album ! Imaginez Dylan (période folk) chantant des complaintes de cow-boys avec la voix de Tom Waits…Chaque titre est une perle glacée, polie par la soie d’un accord, l’archet d’un violoncelle, poésie post-traumatique après naufrage. Soyons prosaïques : un album entier de contemplations transies et de flottements mélodiques à fleur de peau, si beaux soient-ils, finit par lasser. Heureusement qu’à la plage 10, Bob se réveille, double la guitare, alpague un batteur, libère deux rock’n’roll de couguar et un folk blues agressif de toute beauté ! Autre regret : cet emploi de poète maudit. Et la propension qu’ont les songwriters américains à courir derrière les symbolistes français du XIXe siècle !
Christian CASONI – BLUES AGAIN




« Pas de triche, du vrai» par Big Bear

Nous revenons en Amérique avec ce grand chanteur, un peu méconnu en France, né à New York en 1944. en 1957, il forme son groupe « Kiwi and the Dynamics ». Vu sa popularité, il enregistre son premier 33 tours. On peut dire que c’est un génie et un pianiste exceptionnel, il joue avec les plus grands comme Ike & Tina Turner, Joe Cocker,…et même Jimi Hendrix qui lui demandera la permission de jouer avec lui plusieurs soirs à l’Electric Circus de New York. Á son écoute, j’ai comme l’impression que beaucoup ont copié sur lui ! Évidemment, comme tous les génies, il y a aussi le revers de la médaille ; il joue sans arrêt dans de nombreux clubs des États-unis, jusqu’au jour où l’alcool et bien entendu la drogue font des ravages dans les années 70s. Bob Lenox sombre au plus bas comme il le dit : « la faille abyssale de l’être humain : la solitude ». La solitude, certains connaissent bien cela et parfois cela finit très mal…Bob Lenox se retrouve à Berlin sur un chemin chaotique à chercher quoi, peut-être ne le sait-il plus ? C’est par hasard qu’une équipe de cinéma croise son chemin. Tony Baillargeat et d’Elias Bellouti, venus dans la capitale Allemande pour tourner un film de fiction, rencontrent Bob. Impressionnés par le talent du chanteur, ils décident de mettre tout l’argent de leur film pour réaliser la production d’un album de Bob Lenox. 8 mois plus tard, ce fut fait : « Season of Souls » sort ! 12 titres exceptionnels (45 mn), un album qui se veut écologique d’un folk-blues hérité des années 70. Écoutez-le, ce ne sont pas nos petits chanteurs fabriqués maison dont on essaie de nous faire gober qu’ils ont du talent, car vous entendrez que dans sa voix à lui, c’est du vécu, pas de triche, du vrai, une alchimie entre Bob Dylan, Johnny Cash et Calvin Russell. Très bon disque que Frémeaux nous sort de son chapeau !!! Ils ont vraiment du nez ! Ah, autre chose…En plus, il a d’excellents musiciens, ce qui est un vrai régal !...
Yves GUSTIN – BIG BEAR




« Une mystérieuse alchimie d’influences et de rythmes » par La Croix

Auteur compositeur, Bob Lenox, un Américain de souche irlandaise né en 1944, signe ici son grand retour sur la scène musicale, après en avoir été éloigné depuis la fin des années 70 par la drogue et l’alcool. Artiste au succès précoce, Bob Lenox débuta sur les scènes new-yorkaises en 1957, à 13 ans, avec le groupe Kiwi and the Dynamics, avant d’enchaîner les concerts avec les plus grands : Jimi Hendrix, Joe Cocker, Tina et Ike Turner, Charles Mingus, Mort Schuman… Trop rapidement peut-être. Son nouvel album, Seasons of Soul  (« les saisons de l’âme ») s’écoute en boucle. Sa voix est exceptionnelle, authentique, raffinée, son style une mystérieuse alchimie d’influences et de rythmes allant du blues au jazz, en passant par la country et le folk. Emmanuel ROMER - LA CROIX




« Décès du musicien Bob Lenox » Par Libération

« Le chanteur et compositeur américain Bob Lenox est décédé ce lundi, à l’âge de 65 ans, des suites d’une longue maladie. L’artiste était notamment connu pour son style très personnel, fruit d’un mélange entre folk et blues, ainsi que ses collaborations avec Jimi Hendrix, Tina Turner et un autre ancien de Woodstock, Joe Cocker. Lenox avait également signé plusieurs bandes originales de films : comme celle du premier long métrage de la française Isabelle Mergault, Je vous trouve très beau, sorti en 2005. » Par LIBERATION




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