LA PLUIE - PAYSAGES SONORES


19,99 € TTC

FA693

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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L’élément pluie n’a pas de matière auditive propre et c’est par ce qu’il renvoie à nos sens au contact de la matière – exactement comme la lumière dans le champ visuel – qu’il agit en révélateur de notre environnement. « Paysages de pluie » rassemble six grands concerts de la nature par temps de pluie, enregistrés en différents points du globe – France, Italie, Kenya, Martinique, Canada.
Les paysages choisis sont représentatifs de différents types de reliefs et d’habitats : montagnes, forêts, savanes, bords de mer, étangs. Bernard Fort, célèbre audio naturaliste et par ailleurs responsable du GMVL de Lyon, s’attache à répondre à cette question d’apparence bénigne et pourtant porteuse de mystère : qui connaît le son de la pluie ?
Patrick FRÉMEAUX & Stéphane MARTIN

DIRECTION : BERNARD FORT, EN COEDITION AVEC LE MUSÉE DU QUAI BRANLY
DROITS : FREMEAUX & ASSOCIES
 

CANADA : MONT SAINT-HILAIRE, LEVER DU JOUR AU PRINTEMPS
ITALIE : ILE D’ELBE, EN JOURNÉE AU PRINTEMPS
MARTINIQUE : PITON DU CARBET, EN FÉVRIER À LA TOMBÉE DU JOUR
KENYA : MASAI MARA, DE NUIT AU MOIS D’AOÛT
FRANCE : SUD VERCORS, APRÈS-MIDI DE 15 AOÛT
FRANCE : DOMBES, À LA TOMBÉE DE LA NUIT EN JUILLET





Droits audio FA693  Frémeaux & Associés (Tél 01 43 74 90 24 – Fax : 01 43 65 24 22 – info@fremeaux.com) - La Sonothèque de la Librairie Sonore (Producteur initial : Bernard Fort) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD enregistré par les plus grands audio-naturalistes : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes - Sons de la nature - environnement - Editeur sonore de la bioacoustique - Stéreo and digital recording of the natural landscape sound. Natural sound sceneries of écosystems, Voices of the Wild Life. Les droits de cet enregistrement sont protégés par la loi. Pour toute exploitation d’illustration sonore sur CD, DVD, CD-Rom, Télévision, Cinéma, Sites internet, scénographies (théâtre, musées…), l’autorisation et un devis gratuit peuvent être obtenus auprès de Frémeaux & Associés – (fax : +33 (0)1 43.65.24.22 ou par mail info@fremeaux.com) ou par courrier auprés de Frémeaux & Associés, 20 rue Robert Giraudineau, 94300 Vincennes, France.

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La Pluie FA693

La pluie
Paysages sonores


Soundscapes of Rain







La Pluie - Paysages sonores
Bernard Fort

Qui connaît le son de la pluie ?

La question peut sembler simpliste… Cependant…

Que savons-nous du son de la pluie, qu’entendons-nous, alors que nous sommes à l’abri, dans la voiture, ou sous le hangar au toit de tôle ou même à pied sur le chemin, abrités sous le parapluie. Entendons-nous réellement la pluie ou le capot qui résonne, la tôle qui chante ou encore le son mat de la toile du parapluie?

Est-il possible d’entendre la pluie sans entendre les matériaux sur lesquels elle s’abat ?

Peut-on connaître le son réel de chaque goutte ?  La pluie produirait donc un son dépourvu de sonorité ?

La pluie ne fait que “révéler” des matériaux, des lieux, des circonstances particulières, jusqu’au vent qui altère la régularité du son. Tout au plus donne-t-elle la nuance : une pluie fine, forte, grosse ou rare, régulière ou tourmentée.

Ainsi l’écoute de la pluie nous renseigne sur la nature du paysage. Différente en forêt, au bord de l’eau ou en ville, à elle seule, elle nous permet de visualiser des espaces, des profondeurs de champs, des situations. Habitée par les espèces qui ne la redoutent pas et chantent sous la pluie, elle devient un fond de décors, une lumière particulière sur chacun des sons.

Paysages de pluie rassemble quelques-unes de mes plus belles impressions vécues dans des sites très différents les uns des autres : forêts, savanes, montagne ou bord de mer. Chacun des enregistrements prend volontairement son temps et nous plonge dans un univers sonore particulier, avec ses espaces et ses profondeurs, souvent habités par des chants d’insectes, d’oiseaux ou de batraciens. La pluie révèle des moments souvent pensés comme désagréables qui pourtant, appellent le calme, donnent des impressions de solitude.

L’ensemble de ce CD a été mis en forme dans les studios du Groupe Musiques Vivantes de Lyon.

A Jean-Sébastien et Myriam qui m’ont conduit jusqu’au Piton du Carbet.
Bernard Fort, Juillet 2011
© Frémeaux & Associés




Durée totale du CD : 73’54”

1- CANADA : Mont Saint-Hilaire, lever du jour au printemps. 
Durée générale : 20’28”
Index 1 : 7’13 ”
Index 2 : 5’01”
Index 3 : 8’12”
Lever du jour sur la forêt canadienne, de la nuit noire aux premières lueurs. Au mois de mai, les grandes pluies de printemps arrosent la forêt pendant des journées complètes. Le sol, recouvert d’un épais tapis de feuilles de chênes sonne sous une pluie généreuse. Les micros placés au ras du sol captent sans difficulté le chant des divers batraciens (Grenouille des marais, Crapaud d’Amérique), tandis que les Pics flamboyants, très mobiles, tambourinent divers troncs à l’entour. Avec le lever du jour, plusieurs espèces d’oiseaux se font entendre : Carouge à épaulettes, Mésange à tête noire, et surtout la Grive des bois dans un très beau et long solo chargé de mille subtilités.

2- ITALIE : Ile d’Elbe, en journée au printemps
Durée : 4’53”
Au bord de la mer au mois de mai, le son de la pluie fine se mêle aux vagues. Seul un Rossignol Philomèle, occasionnellement, tente quelques vocalises, vaguement accompagné au loin par un timide Merle noir.
Index 4 : 4’53”

3- MARTINIQUE : Piton du Carbet, en fé-vrier à la tombée du jour.
Durée générale : 11’09”
Index 5 : 4’54”
Index 6 : 6’14”
La pluie ne dure jamais très longtemps en -Martinique, mais les averses sont fréquentes, courtes et généreuses. Ici, à la tombée du jour, dans une chaleur moite, de grosses gouttes font sonner les larges feuilles de la forêt tropicale comme autant de peaux de tambours. Les insectes sont nombreux accompagnés de batraciens encore plus nombreux. Occasionnellement, de violents coups de vent font tomber de gros paquets d’eau et donnent au paysage une dynamique très irrégulière. En fin de plage, le Siffleur des montagnes (aussi nommé Solitaire siffleur) tente des fragiles vocalises alors que la nuit recouvre lentement la montagne.

4- KENYA : Masai Mara, de nuit au mois d’août. 
Durée : 5’46”
Index 7 : 5’46”
Au bord de la rivière Mara, à l’abri sous un petit pont, j’enregistre sous la pluie une foule de petits batraciens d’espèces différentes. A la manière de centaines de petits xylophones ou lithophones, chaque individu répète sa note, d’une clarté et d’une énergie surprenante. L’ensemble de ce paysage sonore dont l’intensité porte loin, et peut sembler assourdissante, va se prolonger ainsi pendant toute la nuit, sans grands changements.

5- FRANCE : Sud Vercors, après-midi de 15 Août
Durée générale : 21’42”
Index 8 : 8’52”
Index 9 : 6’52”
Index 10 : 5’58”
Au pied des Plateaux d’Ambel et de Font d’Urle, un grand cirque marque le début de la vallée de Quint. En fin de journée l’orage s’annonce longtemps avant l’arrivée de la pluie. Les insectes (grillons, sauterelles et decticelles) ne s’interrompent pas pour si peu. Le tonnerre lointain roule d’une montagne à l’autre et nous révèle un décor grandiose alors que la pluie, entendue de près, révèle un espace resserré autour de nous : de l’herbe, quelques arbres et buissons. L’absence totale de vent permet une pluie très régulière… somme toute, un moment d’un très grand calme. Cette plage sonore réalisée d’un seul tenant, sans montage ni mixages, nous fait entendre l’orage dans toute son évolution.

6- France : Dombes, à la tombée de la nuit en juillet
Durée générale : 9’35”
Index 11 : 5’21”
Index 12 : 4’13”
La pluie et l’orage tels que les entendent les poissons, les insectes aquatiques, les batraciens… En effet, des microphones spécialement étudiés pour la prise de son subaquatique sont placés à vingt centimètres au dessous de la surface de l’étang. Ce qui était décrit il y a quelques années encore comme “le monde du silence” nous apparait d’une étonnante richesse sonore, et nous révèle, du même coup une vie foisonnante. Même le son du tonnerre annonçant  l’orage est perçu sous l’eau. L’extrait présenté ici débute avec le son d’une grenouille qui se jette dans l’eau, puis l’oreille tentera de détecter les stridulations d’insectes aquatiques, les mouvements des carpes élevées dans ces étangs, les ragondins qui rongent, les sons extrê-mement graves du tonnerre et enfin, la pluie d’abord rare puis de plus en plus envahissante. En milieu liquide, les sons se propagent à très grande vitesse, avec une grande dynamique qui peut surprendre. Cet enregistrement n’a subi aucune modification en studio, ni filtrages, ni mixages, ni ajouts d’effets.
Bernard FORT
© Frémeaux & Associés


BERNARD FORT est co-fondateur et responsable du Groupe Musiques Vivantes de Lyon. Il enseigne la composition électroacoustique à l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne, et partage le reste de son temps entre la composition et l’ornithologie. Son travail musical est entièrement consacré au genre acousmatique pour le concert, en salle ou en plein air, la danse, le jeune public. En composition, il s’intéresse depuis toujours aux limites entre abstraction et figuration, naturel et culturel.




Soundscapes of Rain
Listen, it’s raining
Bernard Fort

Who knows the sound of rain?

The question may appear simple… but…

What do we know about the sound of rain, what do we hear, when we’re sheltering beneath a tree, in the car, or under a tin-roofed shed or even when walking along a track, under cover of an umbrella. Do we really hear the rain or the rezoning car bonnet, the singing corrugated iron or the muffled sound of the umbrella fabric?

Is it possible to hear the rain without hearing the material on which it’s falling?

Can we know the real sound of each drop? Could rain produce a sound without a resonance?

Rain only reveals materials, places, particular circumstances, as the wind alters the rhythm of sound. Each type has its influence: fine rain, heavy rain, large drops, regular or torrential.

Thus listening to the rain tells us about the surroundings. It’s different in forest, near water or in a town, alone it allows us to visualise the surroundings, distances, situations. Frequented by species that don’t mind the rain, it becomes a backdrop, it enlightens each sound.

It’s raining brings together some of my best memories experienced in very different places: forests, savannas, mountains and the coast. Each recording is taken at ease and takes the listener into a unique world or sound, with space and depth, often including the songs of insects, birds or amphibians. The rain often evokes disagreeable moments that, however, being calm, give the impression of solitude.

The whole of this CD was arranged in the Groupe Musiques Vivantes studios in Lyon.

To Jean-Sébastien and Myriam who lead me to the “Piton du Carbet”.
Bernard Fort, July 2011
© Frémeaux & Associés




Total playing time: 73’54”

1- Canada: Mont Saint-Hilaire, a spring sun-rise. 
Playing time: 20’28”
Track 1: 7’13”
Track 2: 5’01”
Track 3: 8’12”
Sunrise in a Canadian forest, from total darkness to the first rays of light. During May, heavy spring rains pour onto the forest for days on end. The ground, covered with a carpet of oak leaves resounds to the incessant rain. The microphones’ placed on the forest floor easily catch the songs of various amphibians (Pickerel frog, American toad), whilst Northern flickers, very mobile, drum on various trees roundabout. With the sunrise various species of bird make themselves heard: Red-winged blackbird, Black-capped chickadee, and especially Wood thrush with a very beautiful and long solo full of many variants.

2- Italy: Elbe Island, on a spring day.
Playing time: 4’53”
During May, next to the sea, the sound of fine rain mixes with that of the waves. The only other sounds are that occasionally given by a Nightingale, vaguely accompanied by an unobtrusive Blue rock thrush.
Track 4: 4’53”

3- Martinique: the Piton du Carbet, in February at nightfall. 
Playing time: 11’09”
Index 5: 4’54”
Index 6: 6’14”
Rain never lasts long in Martinique, but showers are frequent, short and heavy. Here, at dusk, in muggy heat, large raindrops make the large tro-pical forest leaves resound like so many drums. The numerous insects are accompanied by even more numerous amphibians. Occasionally, a sudden burst of wind sends large pockets of water to the ground making for an irregular and dynamic soundscape.
At the end of the track, the Rufous-throated solitaire tries a few snatches of song as night gradually covers the mountain.

4- Kenya: the Masai Mara, an August night.
 Playing time: 5’46”
Index 7: 5’46”
On the side of the Mara river, in the shelter of a small bridge, I record a multitude of small amphibians of various species in the rain. Like a hundred little xylophones or lithophones, each individual repeats the same note with surprising clarity and energy. The intensity of the whole soundscape means it carries far, and sometimes appears deafening, it continues throughout the night, with little change.

5- France: southern Vercors, afternoon of 15th August
Playing time: 21’42”
Index 8: 8’52”
Index 9: 6’52”
Index 10: 5’58”
At the foot of the Plateaux d’Ambel and the Font d’Urle, a large cirque marks the start of the Quint valley. As the day ends a thunder storm has been developing for some time before the rain starts. Insects (Field crickets, crickets and bush-crickets) continue nevertheless. The far-off thunder goes from one mountain to another providing a fabulous backdrop as the rain, heard close-to, reveals an intimate space around us: grass, a few trees and bushes. The total lack of wind allows for a very regular rainfall, a moment of great calm.

This track, recorded as it happened, without any editing or mixing, allows us to hear the evolution of a thunder storm.

6- France: Dombes, nightfall in July.
Playing time 9’35”
Index 11: 5’21”
Index 12: 4’13”
Rain and a thunder storm as heard by fish, aqua--tic insects, amphibians… Effectively, microphones spe-cially adapted for underwater recording are placed 20 centimetres beneath the lake surface. What was once, still only a few years ago, considered to be a “silent world” is now “seen” to be surprisingly rich in sound and a world teeming with life. Even the thunder announcing the arrival of a storm is perceived underwater. The extract presented here starts with the sound of a frog leaping into the water, then, its possible to hear the stridulations of aquatic insects, the movements of the lake-reared carp, Coypu gnawing, the deep sound of thunder, and finally rain, light at first but increasingly present. In a liquid medium sound travels very fast, in a very lively, surprising way. This recording has had no editing; no studio modifications, filtering, mixing or additions.
Bernard FORT
Adapted in English by Tony WILLIAMS
© Frémeaux & Associés


BERNARD FORT is co-founder and presently in charge of the “Groupe Musiques Vivantes de Lyon” (the Lyon Living Music Group). He teaches electro-acoustic composing at the Ecole Nationale de Music de Villeurbanne (Villeurbanne National School of Music), and spends his spare time birdwatching or composing.
By the same author in Fremeaux & Associes’ catalogue:
FA616 A Morning of birds - FA634 Canadian soundscapes - SIT300302 Wild Danube
FA639 Nocturnal Concerts of the World - S001 Night Time Concerts.


La Pluie - Paysages sonores / Soundscapes of Rain
Auteur-collectionneur bio-acousticien : Bernard FORT

L’élément pluie n’a pas de matière auditive propre et c’est par ce qu’il renvoie à nos sens au contact de la matière – exactement comme la lumière dans le champ visuel – qu’il agit en révélateur de notre environnement.

« Paysages de pluie » rassemble six grands concerts de la nature par temps de pluie, enregistrés en différents points du globe - France, Italie, Kenya, Martinique, Canada. Les paysages choisis sont représentatif de différents types de reliefs et d’habitats : montagnes, forêts, savanes, bords de mer, étangs. Bernard Fort, célèbre audio-naturaliste et par ailleurs responsable du GMVL de Lyon, s’attache à répondre à cette question d’apparence bénigne et pourtant porteuse de mystère : Qui connaît le son de la pluie ? 
 Patrick Frémeaux & Stéphane Martin

“Soundscapes of Rain” brings together six important natural concerts, of rain; recorded in very different parts of the world – France, Italy, Kenya, Martinique, Canada. The chosen landscapes are representative of different types of altitude and habitats: mountains, forests, savannas, seashore, lakes, as well as an underwater recording revealing an atmosphere that’s rather different! Bernard Fort, not only a well known wildlife sound recorder, but also responsible for the GMVL at Lyon, tries to answer what appears to be a simple yet mysterious question: Who knows the sound of rain? 
Patrick Frémeaux & Stéphane Martin

CD LA PLUIE  - PAYSAGES SONORES © Frémeaux & Associés 2012 Droits audio : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore (Producteur initial : Sittelle, Pithys, Collection Allain Bougrain Dubourg ou Ceba) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes - Stéreo and digital recording of the natural landscape sound. Natural sound sceneries of écosystems, Voices of the Wild Life. Les droits de cet enregistrement sont protégés par la loi. Pour toute exploitation d’illustration sonore sur CD, DVD, CD-Rom, Télévision, Cinéma, Sites internet, scénographies (théâtre, musées…), l’autorisation et un devis gratuit peuvent être obtenus auprès de Frémeaux & Associés – fax : +33 (0)1 43.65.24.22 info@fremeaux.com





La Pluie FA693

La pluie
Paysages sonores


Soundscapes of Rain













La Pluie - Paysages sonores
Bernard Fort

Qui connaît le son de la pluie ?

La question peut sembler simpliste… Cependant…

Que savons-nous du son de la pluie, qu’entendons-nous, alors que nous sommes à l’abri, dans la voiture, ou sous le hangar au toit de tôle ou même à pied sur le chemin, abrités sous le parapluie. Entendons-nous réellement la pluie ou le capot qui résonne, la tôle qui chante ou encore le son mat de la toile du parapluie?

Est-il possible d’entendre la pluie sans entendre les matériaux sur lesquels elle s’abat ?
Peut-on connaître le son réel de chaque goutte ?  La pluie produirait donc un son dépourvu de sonorité ?

La pluie ne fait que “révéler” des matériaux, des lieux, des circonstances particulières, jusqu’au vent qui altère la régularité du son. Tout au plus donne-t-elle la nuance : une pluie fine, forte, grosse ou rare, régulière ou tourmentée.

Ainsi l’écoute de la pluie nous renseigne sur la nature du paysage. Différente en forêt, au bord de l’eau ou en ville, à elle seule, elle nous permet de visualiser des espaces, des profondeurs de champs, des situations. Habitée par les espèces qui ne la redoutent pas et chantent sous la pluie, elle devient un fond de décors, une lumière particulière sur chacun des sons.

Paysages de pluie rassemble quelques-unes de mes plus belles impressions vécues dans des sites très différents les uns des autres : forêts, savanes, montagne ou bord de mer. Chacun des enregistrements prend volontairement son temps et nous plonge dans un univers sonore particulier, avec ses espaces et ses profondeurs, souvent habités par des chants d’insectes, d’oiseaux ou de batraciens. La pluie révèle des moments souvent pensés comme désagréables qui pourtant, appellent le calme, donnent des impressions de solitude.

L’ensemble de ce CD a été mis en forme dans les studios du Groupe Musiques Vivantes de Lyon.

A Jean-Sébastien et Myriam qui m’ont conduit jusqu’au Piton du Carbet.

Bernard Fort, Juillet 2011
© Frémeaux & Associés


Durée totale du CD : 73’54”

1 - CANADA : Mont Saint-Hilaire, lever du jour au printemps.    Durée générale : 20’28”
Index 1 : 7’13 ”
Index 2 : 5’01”
Index 3 : 8’12”
Lever du jour sur la forêt canadienne, de la nuit noire aux premières lueurs. Au mois de mai, les grandes pluies de printemps arrosent la forêt pendant des journées complètes. Le sol, recouvert d’un épais tapis de feuilles de chênes sonne sous une pluie généreuse. Les micros placés au ras du sol captent sans difficulté le chant des divers batraciens (Grenouille des marais, Crapaud d’Amérique), tandis que les Pics flamboyants, très mobiles, tambourinent divers troncs à l’entour. Avec le lever du jour, plusieurs espèces d’oiseaux se font entendre : Carouge à épaulettes, Mésange à tête noire, et surtout la Grive des bois dans un très beau et long solo chargé de mille subtilités.

2 - ITALIE : Ile d’Elbe, en journée au printemps.    Durée : 4’53”
Au bord de la mer au mois de mai, le son de la pluie fine se mêle aux vagues. Seul un Rossignol Philomèle, occasionnellement, tente quelques vocalises, vaguement accompagné au loin par un timide Merle noir.
Index 4 : 4’53”

3 - MARTINIQUE : Piton du Carbet, en février à la tombée du jour.
Durée générale : 11’09”
Index 5 : 4’54”
Index 6 : 6’14”
La pluie ne dure jamais très longtemps en -Martinique, mais les averses sont fréquentes, courtes et généreuses. Ici, à la tombée du jour, dans une chaleur moite, de grosses gouttes font sonner les larges feuilles de la forêt tropicale comme autant de peaux de tambours. Les insectes sont nombreux accompagnés de batraciens encore plus nombreux. Occasionnellement, de violents coups de vent font tomber de gros paquets d’eau et donnent au paysage une dynamique très irrégulière. En fin de plage, le Siffleur des montagnes (aussi nommé Solitaire siffleur) tente des fragiles vocalises alors que la nuit recouvre lentement la montagne.

4 - KENYA : Masai Mara, de nuit au mois d’août.    Durée : 5’46”
Index 7 : 5’46”
Au bord de la rivière Mara, à l’abri sous un petit pont, j’enregistre sous la pluie une foule de petits batraciens d’espèces différentes. A la manière de centaines de petits xylophones ou lithophones, chaque individu répète sa note, d’une clarté et d’une énergie surprenante. L’ensemble de ce paysage sonore dont l’intensité porte loin, et peut sembler assourdissante, va se prolonger ainsi pendant toute la nuit, sans grands changements.

5 - FRANCE : Sud Vercors, après-midi de 15 Août.    Durée générale : 21’42”
Index 8 : 8’52”
Index 9 : 6’52”
Index 10 : 5’58”
Au pied des Plateaux d’Ambel et de Font d’Urle, un grand cirque marque le début de la vallée de Quint. En fin de journée l’orage s’annonce longtemps avant l’arrivée de la pluie. Les insectes (grillons, sauterelles et decticelles) ne s’interrompent pas pour si peu. Le tonnerre lointain roule d’une montagne à l’autre et nous révèle un décor grandiose alors que la pluie, entendue de près, révèle un espace resserré autour de nous : de l’herbe, quelques arbres et buissons. L’absence totale de vent permet une pluie très régulière… somme toute, un moment d’un très grand calme. Cette plage sonore réalisée d’un seul tenant, sans montage ni mixages, nous fait entendre l’orage dans toute son évolution.

6 - France : Dombes, à la tombée de la nuit en juillet.    Durée générale : 9’35”
Index 11 : 5’21”
Index 12 : 4’13”
La pluie et l’orage tels que les entendent les poissons, les insectes aquatiques, les batraciens… En effet, des microphones spécialement étudiés pour la prise de son subaquatique sont placés à vingt centimètres au dessous de la surface de l’étang. Ce qui était décrit il y a quelques années encore comme “le monde du silence” nous apparait d’une étonnante richesse sonore, et nous révèle, du même coup une vie foisonnante. Même le son du tonnerre annonçant  l’orage est perçu sous l’eau. L’extrait présenté ici débute avec le son d’une grenouille qui se jette dans l’eau, puis l’oreille tentera de détecter les stridulations d’insectes aquatiques, les mouvements des carpes élevées dans ces étangs, les ragondins qui rongent, les sons extrêmement graves du tonnerre et enfin, la pluie d’abord rare puis de plus en plus envahissante. En milieu liquide, les sons se propagent à très grande vitesse, avec une grande dynamique qui peut surprendre. Cet enregistrement n’a subi aucune modification en studio, ni filtrages, ni mixages, ni ajouts d’effets.
Bernard FORT
© Frémeaux & Associés

BERNARD FORT est co-fondateur et responsable du Groupe Musiques Vivantes de Lyon. Il enseigne la composition électroacoustique à l’Ecole Nationale de Musique de Villeurbanne, et partage le reste de son temps entre la composition et l’ornithologie. Son travail musical est entièrement consacré au genre acousmatique pour le concert, en salle ou en plein air, la danse, le jeune public. En composition, il s’intéresse depuis toujours aux limites entre abstraction et figuration, naturel et culturel.




Soundscapes of Rain
Listen, it’s raining

Bernard Fort

Who knows the sound of rain?

The question may appear simple… but…

What do we know about the sound of rain, what do we hear, when we’re sheltering beneath a tree, in the car, or under a tin-roofed shed or even when walking along a track, under cover of an umbrella. Do we really hear the rain or the rezoning car bonnet, the singing corrugated iron or the muffled sound of the umbrella fabric?

Is it possible to hear the rain without hearing the material on which it’s falling?

Can we know the real sound of each drop? Could rain produce a sound without a resonance?

Rain only reveals materials, places, particular circumstances, as the wind alters the rhythm of sound. Each type has its influence: fine rain, heavy rain, large drops, regular or torrential.

Thus listening to the rain tells us about the surroundings. It’s different in forest, near water or in a town, alone it allows us to visualise the surroundings, distances, situations. Frequented by species that don’t mind the rain, it becomes a backdrop, it enlightens each sound.

It’s raining brings together some of my best memories experienced in very different places: forests, savannas, mountains and the coast. Each recording is taken at ease and takes the listener into a unique world or sound, with space and depth, often including the songs of insects, birds or amphibians. The rain often evokes disagreeable moments that, however, being calm, give the impression of solitude.

The whole of this CD was arranged in the Groupe Musiques Vivantes studios in Lyon.
To Jean-Sébastien and Myriam who lead me to the “Piton du Carbet”.
Bernard Fort, July 2011
© Frémeaux & Associés


Total playing time: 73’54”

1 - Canada: Mont Saint-Hilaire, a spring sunrise.    Playing time: 20’28”
Track 1: 7’13”
Track 2: 5’01”
Track 3: 8’12”
Sunrise in a Canadian forest, from total darkness to the first rays of light. During May, heavy spring rains pour onto the forest for days on end. The ground, covered with a carpet of oak leaves resounds to the incessant rain. The microphones’ placed on the forest floor easily catch the songs of various amphibians (Pickerel frog, American toad), whilst Northern flickers, very mobile, drum on various trees roundabout. With the sunrise various species of bird make themselves heard: Red-winged blackbird, Black-capped chickadee, and especially Wood thrush with a very beautiful and long solo full of many variants.

2 -  Italy: Elbe Island, on a spring day.  Playing time: 4’53”
During May, next to the sea, the sound of fine rain mixes with that of the waves. The only other sounds are that occasionally given by a Nightingale, vaguely accompanied by an unobtrusive Blue rock thrush.
Track 4: 4’53”

3  - Martinique: the Piton du Carbet, in February at nightfall.    Playing time: 11’09”
Index 5: 4’54”
Index 6: 6’14”
Rain never lasts long in Martinique, but showers are frequent, short and heavy. Here, at dusk, in muggy heat, large raindrops make the large tro-pical forest leaves resound like so many drums. The numerous insects are accompanied by even more numerous amphibians. Occasionally, a sudden burst of wind sends large pockets of water to the ground making for an irregular and dynamic soundscape.
At the end of the track, the Rufous-throated solitaire tries a few snatches of song as night gradually covers the mountain.

4 - Kenya: the Masai Mara, an August night.  Playing time: 5’46”
Index 7: 5’46”
On the side of the Mara river, in the shelter of a small bridge, I record a multitude of small amphibians of various species in the rain. Like a hundred little xylophones or lithophones, each individual repeats the same note with surprising clarity and energy. The intensity of the whole soundscape means it carries far, and sometimes appears deafening, it continues throughout the night, with little change.

5 - France: southern Vercors, afternoon of 15th August    Playing time: 21’42”
Index 8: 8’52”
Index 9: 6’52”
Index 10: 5’58”
At the foot of the Plateaux d’Ambel and the Font d’Urle, a large cirque marks the start of the Quint valley. As the day ends a thunder storm has been developing for some time before the rain starts. Insects (Field crickets, crickets and bush-crickets) continue nevertheless. The far-off thunder goes from one mountain to another providing a fabulous backdrop as the rain, heard close-to, reveals an intimate space around us: grass, a few trees and bushes. The total lack of wind allows for a very regular rainfall, a moment of great calm.
This track, recorded as it happened, without any editing or mixing, allows us to hear the evolution of a thunder storm.

6 - France: Dombes, nightfall in July. Playing time 9’35”
Index 11: 5’21”
Index 12: 4’13”
Rain and a thunder storm as heard by fish, aqua--tic insects, amphibians… Effectively, microphones spe-cially adapted for underwater recording are placed 20 centimetres beneath the lake surface. What was once, still only a few years ago, considered to be a “silent world” is now “seen” to be surprisingly rich in sound and a world teeming with life. Even the thunder announcing the arrival of a storm is perceived underwater. The extract presented here starts with the sound of a frog leaping into the water, then, its possible to hear the stridulations of aquatic insects, the movements of the lake-reared carp, Coypu gnawing, the deep sound of thunder, and finally rain, light at first but increasingly present. In a liquid medium sound travels very fast, in a very lively, surprising way. This recording has had no editing; no studio modifications, filtering, mixing or additions.
Bernard FORT
Adapted in English by Tony WILLIAMS
© Frémeaux & Associés

BERNARD FORT is co-founder and presently in charge of the “Groupe Musiques Vivantes de Lyon” (the Lyon Living Music Group). He teaches electro-acoustic composing at the Ecole Nationale de Music de Villeurbanne (Villeurbanne National School of Music), and spends his spare time birdwatching or composing.
By the same author in Fremeaux & Associes’ catalogue:
FA616 A Morning of birds - FA634 Canadian soundscapes - SIT300302 Wild Danube
FA639 Nocturnal Concerts of the World - S001 Night Time Concerts.


L’élément pluie n’a pas de matière auditive propre et c’est par ce qu’il renvoie à nos sens au contact de la matière – exactement comme la lumière dans le champ visuel – qu’il agit en révélateur de notre environnement.

« Paysages de pluie » rassemble six grands concerts de la nature par temps de pluie, enregistrés en différents points du globe - France, Italie, Kenya, Martinique, Canada. Les paysages choisis sont représentatif de différents types de reliefs et d’habitats : montagnes, forêts, savanes, bords de mer, étangs. Bernard Fort, célèbre audio-naturaliste et par ailleurs responsable du GMVL de Lyon, s’attache à répondre à cette question d’apparence bénigne et pourtant porteuse de mystère : Qui connaît le son de la pluie ?    
Patrick Frémeaux & Stéphane Martin

“Soundscapes of Rain” brings together six important natural concerts, of rain; recorded in very different parts of the world – France, Italy, Kenya, Martinique, Canada. The chosen landscapes are representative of different types of altitude and habitats: mountains, forests, savannas, seashore, lakes, as well as an underwater recording revealing an atmosphere that’s rather different! Bernard Fort, not only a well known wildlife sound recorder, but also responsible for the GMVL at Lyon, tries to answer what appears to be a simple yet mysterious question: Who knows the sound of rain?    
Patrick Frémeaux & Stéphane Martin

CD La Pluie , paysages sonores par Bernard Fort © Frémeaux & Associés 2012 Droits audio : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore (Producteur initial : Sittelle, Pithys, Collection Allain Bougrain Dubourg ou Ceba) / Ecouter les chants d'oiseaux sur CD : Sons et ambiances naturelles des écosystèmes - Stéreo and digital recording of the natural landscape sound. Natural sound sceneries of écosystems, Voices of the Wild Life. Les droits de cet enregistrement sont protégés par la loi. Pour toute exploitation d’illustration sonore sur CD, DVD, CD-Rom, Télévision, Cinéma, Sites internet, scénographies (théâtre, musées…), l’autorisation et un devis gratuit peuvent être obtenus auprès de Frémeaux & Associés – fax : +33 (0)1 43.65.24.22 info@fremeaux.com




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Canada: Mont St-Hilaire, lever du jour au printemps - Canada: Mont St-Hilaire, a spring sunrise07'13
02 Canada: Mont St-Hilaire, lever du jour au printemps - Canada: Mont St-Hilaire, a spring sunrise05'01
03 Canada: Mont St-Hilaire, lever du jour au printemps - Canada: Mont St-Hilaire, a spring sunrise08'16
04 Italie: Ile d'Elbe en journée au printemps - Italy: Elbe Island, on a spring day04'57
05 Martinique: Piton du Carbet, en février, à la tombée du jour - Martinique: The Piton du Carbet, in February, at nightfall04'54
06 Martinique: Piton du Carbet, en février, à la tombée du jour - Martinique: The Piton du Carbet, in February, at nightfall06'18
07 Kenya: Masai mara, de nuit au mois d'août - Kenya: the Masai Mara, an August night05'50
08 France: Sud Vercors, après-midi de 15 août - France: Southern Vercors, afternoon of 15th August08'52
09 France: Sud Vercors, après-midi de 15 août - France: Southern Vercors, afternoon of 15th August06'52
10 France: Sud Vercors, après-midi de 15 août - France: Southern Vercors, afternoon of 15th August06'02
11 France: Dombes, à la tombée de la nuit, en juillet - France: Dombes, nightfall in July05'21
12 France: Dombes, à la tombée de la nuit, en juillet - France: Dombes, nightfall in July04'13
« Superbe ! » par La revue des médiathèques et des collections musicales

« Voici six grands concerts de la nature par temps de pluie, enregistrés en différents points du globe : Canada, France, Italie, Kenya, Martinique, dans divers environnements : forêt, savane, montagne, étang, bord de mer. Qui connaît le son de la pluie ? Superbe ! »
Par Pierre DENUIS – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES





« Un CD à écouter, à réécouter … » par l’Ornithologue

« « Qui connaît le son de la pluie ? La question peut sembler simpliste… Cependant… Que savons-nous du son de la pluie, qu’entendons-nous, alors que nous sommes à l’abri, dans la voiture, ou sous le hangar du toit de tôle ou même à pied sur le chemin, abrités sous le parapluie. Entendons-nous réellement la pluie ou le capot qui résonne, la tôle qui chante ou encore le son mat de la toile du parapluie ? Est-il possible d’entendre la pluie sans entendre les matériaux sur lesquels elle s’abat ? Peut-on connaître le son réel de chaque goutte ? La pluie produirait donc un son dépourvu de sonorité ?
La pluie ne fait que « révèle » des matériaux, des lieux, des circonstances particulières, jusqu’au vent qui altère la régularité du son. Tout au plus donne-t-elle la nuance : une pluie fine, forte, grosse ou rare, régulière ou tourmentée. » »
Tour à tour honnie des uns et bénie des autres, la pluie et son eau jouent un rôle capital dans notre survie. Faut-il rappeler  prosaïquement que notre corps est composé de 70% d’eau ? Bernard Fort n’est pas inconnu de nos lecteurs et la présente revue le démontre encore. Il s’est révélé au fil de ses nombreux travaux sur les sons de la Nature comme un de ses amoureux les plus fidèles. En 6 séquences captivantes, enregistrées au Canada, Italie, Martinique, Kenya et France, il nous démontre toutes les facettes d’une de ses amies naturelles, la Pluie… Un CD à écouter, à réécouter en cas de stress ou de spleen car la magie de sa poésie est garantie !
Par L'ORNITHOLOGUE




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