PAROLES DE POILUS

LETTRES ET CARNETS DU FRONT 1914-1918

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Livret : 24 PAGES
Nombre de CDs : 2


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Ces lettres ont été éditées et mises en ondes par Radio France et vous trouverez ici les plus fortes, les plus touchantes, les plus révélatrices, choisies parmi plus de 8000 lettres reçues.
Elles nous racontent une autre guerre parfois très différente des clichés lénifiants de nos livres d’histoire. Elles nous font entendre la vérité des mots écrits et prononcés par les parents de nos parents.
Jean Pierre Guéno & Yves Laplume

"Pitié pour nos soldats qui sont morts! Pitié pour nous vivants qui étions auprès d’eux, pour nous qui nous battrons demain, nous qui mourrons, nous qui souffrirons dans nos chairs mutilées! Pitié pour nous, forçats de guerre qui n’avions pas voulu cela, pour nous tous qui étions des hommes, et qui désespérons de jamais le redevenir."
Maurice Genevoix, La boue

Production Paroles de poilus - Lettres et carnets du front 1914 - 1918 : Lecture des lettres enregistrée par l'Atelier de Création de Radio France sous la direction de Jean-Pierre Guéno et d'Yves Laplume éditée par Frémeaux & Associés en accord avec l'Historial de la Grande Guerre.

"

Paroles de poilus

PAROLES DE POILUS
Lettres et carnets du front 1914-1918




"Il y eut d’abord les paillettes d’un siècle nouveau ; le faste des expositions universelles; la course du progrès ; la succession des dimanches calmes et sereins; la démarche chaloupée des apaches et les hanches des dactylos en goguette dans les guinguettes des bords de Seine, de Marne ou de Loire. Les excursions en montagne ou dans les villes d’eau, le temps d’un dimanche ensoleillé. La vogue des bains de mer; le temps toujours et encore, des robes longues, des épingles à chapeau, des voilettes et des ombrelles qui protégeaient du soleil ; les premières fièvres du Métropolitain ; la magie des tramways. Odeurs de rail et d’électricité. Il y eut les formes de l’Art nouveau, la mode des femmes tiges aux courbes végétales, qui commençaient à se délier et à se libérer de leurs corsets. Les Parisiennes portaient le chapeau large et le pied menu. Les hommes fumaient les premières Gauloises. Il y eut bien sûr des émeutes et des grèves : des électriciens, des fonctionnaires, des terrassiers, des postiers, des détenus de Clairvaux, des mineurs, des vignerons, des garçons de café, des chauffeurs de taxi. Les hommes voulaient construire et modeler leur destinée. Ils voulaient partager mieux les richesses du monde.

Il y eut le Montmartre des peintres et du bateau-lavoir; les premiers meetings aériens; les inondations de Paris; le passage de la comète de Haley; l’apparition des premiers tangos; les premiers music-halls; l’inauguration du Vél d’Hiv et du Gaumont Palace; le vol de la Joconde; la fin de la bande à Bonnot; la publication de La Guerre des boutons; la rencontre d’Yvonne de Quiévrecourt et d’Alain-Fournier sous les arbres du cours La Reine, l’édition du Grand Meaulnes qui manqua de si peu le prix Goncourt; l’apparition des premières cabines téléphoniques; l’électrification du chemin de fer; les premières cartes Michelin; la mode des casquettes et des canotiers; l’invention de l’espéranto. C’était la paix. La promesse d’une aube nouvelle, l’insouciance de l’été, la quiétude des champs de blé parsemés de bleuets et de coquelicots qui attendaient la faux du moissonneur ou le couteau de la batteuse.

Ils avaient 17, 25 ou 30 ans. Beaucoup portaient le cheveu court et la moustache. Beaucoup avaient les mains et la nuque parcheminées du laboureur, les doigts usés de l’ouvrier, les ongles cassés du tourneur ou du mécanicien. Il y avait des palefreniers, des arpenteurs, des boulangers, des maîtres d’hôtel, des garçons de bureau, des clercs de notaire, des charcutiers, des instituteurs, des colporteurs, des rédacteurs, des vachers, des portefaix, des bergers, des prêtres, des rémouleurs des cuisiniers, des taillandiers, des commis, des chauffeurs, des valets de pied, des étameurs, des livreurs, des chaudronniers, des crieurs de journaux, des garçons coiffeurs, des cheminots, des garçons de café, des facteurs, des intellectuels, des ouvriers, des bourgeois, des aristocrates et des bourreliers... Il y eut soudainement des civils, des militaires de carrière, des conscrits, des réservistes, des artilleurs, des marins, des fantassins, des zouaves, des aviateurs, des sapeurs, des brancardiers, des agents de liaison, des télégraphistes, des sous-officiers, des sous-mariniers, des infirmiers, des cuistots, des adjudants, des généraux, des sous-lieutenants, des aumôniers, des cantiniers, des cavaliers, des bleus, des rappelés, des permissionnaires... Il y eut soudainement des poilus. Leur écriture était ronde ou pointue; elle avait la finesse de la plume ou le trait gras du crayon à encre. Ils s’appelaient Gaston, Jean, Auguste, Marcel, Louis, Alexandre, Edmond, Martin, Antoine, Etienne, Maurice, Albert, Henri, Roger, René... Leurs femmes ou leurs mères s’appelaient Félicie, Léontine, Hortense, Louise, Honorine, Clémence, Marguerite, Berthe, Germaine, Yvonne, Marthe... Ils avaient le plus souvent entre 17 et 25 ans, mais ils pouvaient en avoir 30 ou 40.

Autant de voyageurs sans bagages qui durent quitter leurs familles, leurs fiancées, leurs femmes, leurs enfants. Laisser là le bureau, l’établi, le tour, le pétrin, la boutique ou l’étable. Revêtir l’uniforme mal coupé, le pantalon rouge, le képi cabossé. Endosser le barda trop lourd et chausser les godillots cloutés. Très vite, ils comprirent que cette guerre n’avait pas de sens. De faux espoirs en faux espoirs, de dernières batailles en dernières batailles, ils finirent par ne plus pouvoir prévoir la fin de la guerre dont ils étaient les acteurs et dont l’utilité vint à ne plus leur paraître évidente. Sur 8 millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Leurs noms sont gravés dans la pierre froide des monuments de nos villes et de nos bourgs. Et quand l’église s’est tue, quand l’école est fermée, quand la gare est close, quand le silence règne dans ces bourgs qui sont devenus des hameaux, il reste ces listes de mots, ces listes de noms et de prénoms qui rappellent le souvenir d’une France dont les campagnes étaient si peuplées.

Plus de 4 millions d’hommes ne survécurent qu’après avoir subi de graves blessures, le corps cassé, coupé, marqué, mordu, la chair abîmée, quand ils n’étaient pas gravement mutilés. Les autres s’en sortirent en apparence indemnes : il leur restait le souvenir de l’horreur vécue pendant plus de 50 mois, la mémoire du sang, de l’odeur des cadavres pourrissants, de l’éclatement des obus, de la boue fétide, de la vermine, la mémoire du rictus obscène de la mort. Il leur restait la griffe systématique et récurrente du cauchemar pour le restant de leurs jours et avec elle le cri angoissé parce que sans réponse, l’appel de leur mère. Il leur restait la force des mots qui évoquaient des images dont ils n’oublieraient jamais l’horreur: Galipoli, Verdun, le Chemin des Dames, Arlon-Virton, le moulin de Lafaux, la Somme, Ypres, Péronne, Montmirail, Douaumont, le fort de Vaux... Plus de 8 000 personnes ont répondu à l’appel de Radio France : 8000 lettres, cela veut dire autant de familles qui ont recherché dans une malle du grenier, entre les pages jaunies des albums de famille le souvenir de la vie de leurs pères, de leurs grands-pères et de leurs aïeux.

Ces mots écrits dans la boue n’ont pas 80 ou 85 ans : ils n’ont pas vieilli d’un jour. Ils ont la force d’une vie d’autant plus intense qu’elle tutoyait l’abîme, qu’elle dévisageait la mort à longueur de secondes. Nous n’avions pas la prétention de faire oeuvre d’historiens en assimilant autant de documents d’une telle force et d’une telle intensité en quelques semaines: notre démarche est avant tout humaniste et littéraire. Il s’agissait simplement de faire entendre ces cris de l’âme confiés à la plume et au crayon, qui sont autant de bouteilles à la mer qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance comme au devoir d’humanité. Entre 1914 et 1919, la propagande gouvernementale fut tellement intense qu’elle fit perdre tout crédit à une presse écrite trop servile et trop prompte à relayer le «bourrage de crâne». La France fut le seul pays incriminé dans le conflit dans lequel il était strictement interdit de publier les pertes. Cette chape du silence et du mensonge porta longtemps ses fruits après la Première Guerre mondiale. Nos livres d’histoire ont trop longtemps minoré les pertes de l’une des plus grandes boucheries de l’histoire qui fit dans le monde plus de 10 millions de morts et près de 20 millions de blessés. Ils ont trop longtemps passé sous silence le véritable état d’esprit de ces poilus qui pour la plupart ne se faisaient aucune illusion sur le fondement réel du conflit, mais qui n’en accomplirent pas moins leur devoir avec un courage surhumain. Ils ont trop longtemps passé sous silence l’incompétence criminelle de certains officiers supérieurs qui n’ont pourtant pas laissé une trace négative dans la mémoire collective.

Comment rassembler ces témoignages issus de lettres et de journaux de guerre écrits à la hâte dans le feu de l’action ? Seul le cycle des saisons permettait un regroupement thématique : parce que les poilus vivaient au rythme de la chaleur et du froid, du soleil et de la pluie, de la brume et du vent, du jour et de la nuit, comme ils vivaient au rythme des balles et des obus, au rythme des charges à la baïonnette, au rythme de la mort, de la souffrance et de l’agonie. Parce que les poilus vivaient en fin de compte au rythme des saisons de leur âme: premier été, saison du départ et du baptême du feu. Automnes, saisons ensanglantées, saisons de la mort et du pourrissement. Printemps, saisons à contre-pied, saisons du cafard et de la nostalgie. Etés, saisons des amours à distance, saisons des aveux que l’on n’avait jamais osé exprimer. Dernier automne : saison des ultimes boucheries; saison de la paix qui se déchaîne aussi brutalement que la guerre avait pu enflammer les moissons de 14. Toutes les photocopies des lettres reçues dans le cadre de cet appel au souvenir ont été versées dans les fonds du très bel Historial de la Grande Guerre de Péronne et dans les fonds d’archives du ministère de la Défense. Au-delà du chant composé au fil des pages qui suivent ces lignes, il restait en effet à prolonger le sens de cette collecte en permettant aux historiens d’en dresser l’analyse et d’en immortaliser l’empreinte pour les générations futures afin que l’Europe puisse apprécier à son juste prix la valeur inestimable de son harmonie."
Jean-Pierre Guéno.

DISCOGRAPHIE CD 1
Chapitre I
1 - PREMIER ÉTÉ : JEAN-PIERRE GUÉNO 2’42
Lu par lui-même.
2 - Lettre N° 1 : MAURICE MARÉCHAL, 10 août 1914 3’33
Lue par Tristan Zombas.
En mai 1915, un poilu, menuisier de son métier, fabriqua pour Maurice Maréchal un violoncelle avec une caisse de munitions et les morceaux d’une porte. Le violoncelle fut signé par les Généraux Foch, Pétain, Mangin et Gouraud.
Maurice Maréchal devint l’un des plus grands violoncellistes de son temps et fut, notamment, le professeur de Rostropovitch.
3 - Lettre N° 2 : HENRI-AIMÉ GAUTHÉ, février 1916 5’00
Lue par Denis Duthieuw.
Henri-Aimé Gauthé reprit après la guerre l’entreprise familiale, se maria, eut trois enfants et décèdera en 1937 de la diphtérie.
4 - Lettre N° 3 : HENRY LANGE, 6 septembre 1917 2’30
Lue par Thomas Vidal.
Henry Lange sera tué le 10 septembre 1918 à Celles-sur-Aisne. Il avait 20 ans.
5 - Lettre N° 4 : HENRI JACQUELIN, 27 septembre 1915 2’57
Lue par Frédéric Lamasse.
Henri Jacquelin trouvera la mort en septembre 1918, dans le département de la Marne, du côté de Tahure.
6 - Lettre N° 5 : COUSIN PELOU, 19 juillet 1915 3’23
Lue par Laurent Paris.
Le lieutenant Pelou survivra aux combats. Le mari de Marthe sera tué en 1916.

Chapitre II

07 - AUTOMNES : JEAN-PIERRE GUÉNO 1’50
Lu par lui-même.
08 - Lettre N° 6 : MAURICE MARÉCHAL, 27 septembre 1914 3’56
Lue par Tristan Zombas.
09 - Lettre N° 7 : JACQUES AMBROSINI, 19 mai 1915 5’58
Lue par Aurèle Marcadal.
Jacques Ambrosini finira la guerre comme lieutenant et s’éteindra en 1957.
10 - Lettre N° 8 : RENÉ JACOB, septembre 1914 2’26
Lue par Denis Duthieuw.
René Jacob trouvera la mort en 1916 pendant la Bataille de Verdun.
11 - Lettre N° 9 : RENÉ PIGEARD, 27 août 1916 4’00
Lue par François Lorrain.
René Pigeard fut fait prisonnier par les Allemands. Il est abattu le 17 octobre 1917 lors d’une tentative d’évasion.
12 - Lettre N° 10 : ÉTIENNE TANTY, 20 novembre 1914 6’16
Lue par Thierry Hocquaux.
Etienne Tanty fut blessé en septembre 1915 à Neuville-Saint-Vaast. Six mois après, il est renvoyé au front. Il est fait prisonnier à Tahure dans la Marne en 1918. Rapatrié, puis démobilisé en août 1919, Etienne devint ensuite professeur de lettres et de latin.
13 - Lettre N° 11 : MARTIN VAILLAGOU 2’02
Lue par Loïc Rojouan.
Martin Vaillagou est mort le 25 août 1915 à Souain, dans la Marne. Le petit Maurice a dû travailler après le décès de son père dans une entreprise de produits chimiques. Il est mort trois ans plus tard d’une leucémie foudroyante. Il avait 14 ans.

Chapitre III
14 - HIVERS : JEAN-PIERRE GUÉNO 1’10
Lu par lui-même.
15 - Lettre N° 12 : GEORGES LALLEMAND, 9 septembre 1915 2’22
Lue par François Lorrain.
Georges Lallemand trouvera la mort un mois plus tard à Saint-Hilaire-Somme-Py.
16 - Lettre N° 13 : AUXENCE GUIZART, 13 décembre 1916 1’51
Lue par Thomas Vidal.
Auxence Guizart est mort dans la Somme, près de Montdidier, en avril 1918. Seul son frère Alfred survécut aux cinq années de guerre.
17 - Lettre N° 14 : GERVAIS MORILLON, 14 décembre 1914 2’09
Lue par Lionel Bouttau.
Gervais Morillon sera tué en mai 1915, mais son frère Georges survécut aux combats.
18 - Lettre N° 15 : GASTON DURIVAULT, 22 mai 1918 3’27
Lue par Thierry Hocquaux.
Démobilisé en 1920, Gaston Durivault aurait aujourd’hui 100 ans. Il reçut la Croix de Guerre avec étoile d’argent en 1918 et la Légion d’Honneur en 1950.
19 - Lettre N° 16 : GABRIEL BERTHOUT 3’11
Lue par Aurélien Liarte.
Gabriel Berthout, bien que gazé, a survécu et a poursuivi sa carrière de dessinateur industriel pour finir architecte. Il est décédé en 1970 des suites d’une maladie respiratoire.
20 - Lettre N° 17 : HENRI FLOCH, 3 décembre 1914 2’31
Lue par Tristan Zombas.
Henri Floch et les cinq autres “Martyrs de Vingré” seront réhabilités le 29 janvier 1921. Des rues “Martyrs de Vingré” existent dans plusieurs villes de France comme Saint-Etienne ou Roanne.
21 - Lettre N° 18 : MICHEL TAUPIAC, 14 février 1915 2’49
Lue par Jean-Christophe Cabut.
Michel Taupiac reviendra indemne des combats et finira sa vie comme herboriste et guérisseur du côté de Montauban.

DISCOGRAPHIE CD 2
Chapitre IV
1 - PRINTEMPS : JEAN-PIERRE GUÉNO 1’44
Lu par lui-même.
2 - Lettre N° 1 : ÉTIENNE TANTY, 2 décembre 1914 5’14
Lue par Thierry Hocquaux.
3 - Lettre N° 2 : ÉTIENNE TANTY, 28 janvier 1915 3’42
Lue par Thierry Hocquaux.
4 - Lettre N° 3 : GASTON BIRON, 14 juin 1916 3’11
Lue par Stéphan Raynaud.
Gaston Biron sera blessé le 8 septembre 1916 et succombera le 11 à l’hôpital de Chartres.
5 - Lettre N° 4 : MAURICE DRANS, 21 mai 1917 2’23
Lue par Frédéric Lamasse.
Maurice Drans sortira très affecté des combats. Trois fois blessé, il épousera Georgette, mais leur couple ne durera pas. Comme tant d’autres, Maurice devint instable et bohème et survécut grâce à l’écriture.
6 - Lettre N° 5 : MARIN GUILLAUMONT, 14 décembre 1914 5’40
Lue par Loïc Rojouan.
Marin Guillaumont revint de la guerre blessé et tuberculeux. Il décèdera en 1926 des suites de sa maladie.

Chapitre V
07 - ÉTÉS : JEAN-PIERRE GUÉNO 1’28
Lu par lui-même.
08 - Lettre N° 6 : PAUL HENG, 8 mai 1917 2’03
Lue par Stéphan Raynaud.
Paul Heng survivra aux combats mais, comme un million de Français, sera emporté par la grippe espagnole en 1919.
09 - Lettre N° 7 : GEORGES PÉTIN, 5 mars 1918 4’38
Lue par Jean-Louis Chales.
Le commandant Pétin a été tué le 15 septembre 1918 à la Bataille de Sokol.
10 - Lettre N° 8 : MARCEL RIVIER, 9 et 27 août 1914 1’51
Lue par Stéphan Raynaud.
Marcel Rivier est tué le 4 novembre 1914 à l’âge de 21 ans près de Dikbuck (Belgique).
11 - Lettre N° 9 : ALBERT-JEAN DESPRÉS, 11 octobre 1916 5’17
Lue par Jean-Louis Chales.
Le lieutenant Albert-Jean Després trouvera la mort le 21 avril 1918, au cours de la Bataille des Flandres, dans la région des Hautes-Rouges et de Vidaigne.

Chapitre VI

12 - DERNIER AUTOMNE : JEAN-PIERRE GUÉNO 1’38
Lu par lui-même.
13 - Lettre N° 10 : LOUIS DURAND, 5 juin 1918 5’32
Lue par Laurent Paris.
Louis Durand est décédé en 1919, neuf mois après son mariage, d’une crise de paludisme.
14 - Lettre N° 11 : HENRI-AIMÉ GAUTHÉ 2’59
Lue par Denis Duthieuw.
15 - Lettre N° 12 : HENRI-AIMÉ GAUTHÉ 3’41
Lue par Denis Duthieuw.
16 - Lettre N° 13 : LAZARE SILBERMANN, 7 août 1914 4’14
Lue par Frédéric Lamasse.
Lazare Silbermann survivra à la guerre et mourra dans les années 20 terriblement affaibli par les séquelles de ses combats. Son épouse Sally sera déportée et exterminée 22 ans plus tard.
17 - Lettre N° 14 : FRANÇOIS REGAT, 7 janvier 1915 2’12
Lue par Stéphan Raynaud.
François Regat est mort le 29 janvier 1915 dans la Somme, à l’âge de 37 ans, le jour de la Saint-François.
18 - Lettre N° 15 : EUGÈNE POÉZÉVARA, 13 novembre 1918 3’14
Lue par Aurélien Liarte.
Gazé pendant la guerre, Eugène Poézévara mourut d’épuisement au début des années vingt.

 

Ecouter PAROLES DE POILUS - Lettres et carnets du front 1914-1918 (livre audio) © Frémeaux & Associés. Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires, dans les fnac et virgin, en VPC chez La librairie sonore, Audio-archives, Livraphone, Lire en tout sens, Livre qui Parle, Mots et Merveilles, Alapage, Amazon, fnac.com, chapitre.com etc.....Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écouté par téléchargement auprès d'Audible (Audio direct - France loisirs) et d'iTunes (iStore d'Apple) et musicaux sur Fnacmusic.com., Virginméga et iTunes.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 PREMIER ETE - GUENO02'42
02 LETTRE MAURICE MARECHAL 10 AOUT 1914 - ZOMBAS03'33
03 LETTRE HENRI AIME GAUTHE FEVRIER 1916 - DUTHIEUW05'00
04 LETTRE HENRY LANGE 6 SEPTEMBRE 1917 - VIDAL02'30
05 LETTRE HENRI JACQUELIN 27 SEPTEMBRE 1915 - LAMASSE02'57
06 LETTRE COUSIN PELOU 19 JUILLET 1915 - PARIS03'23
07 AUTOMNES - GUENO01'50
08 LETTRE MAURICE MARECHAL 27 SEPTEMBRE 1914 - ZOMBAS03'56
09 LETTRE JACQUES AMBROSINI 19 MAI 1915 - MARCADAL05'58
10 LETTRE RENE JACOB SEPTEMBRE 1914 - DUTHIEUW02'26
11 LETTRE RENE PIGEARD 27 AOUT 1916 - LORRAIN04'00
12 LETTRE ETIENNE TANITY 20 NOVEMBRE 1914 - HOCQUAUX06'16
13 LETTRE MARTIN VAILLAGOU - ROJOUAN02'02
14 HIVERS - GUENO01'10
15 LETTRE GEORGES LALLEMAND 9 SEPTEMBRE 1915 - LORRAIN02'22
16 LETTRE AUXENCE GUIZART 13 DECEMBRE 1916 - VIDAL01'51
17 LETTRE GERVAIS MORILLON 14 DECEMBRE 1914 - BOUTTAU02'09
18 LETTRE GASTON DURIVAULT - HOCQUAUX03'27
19 LETTRE GABRIEL BERTHOUT - LIART03'11
20 LETTRE HENRI FLOCH 3 DECEMBRE 1914 - ZOMBAS02'31
21 LETTRE MICHEL TAUPIAC 14 FEVRIER 1915 - CABUT02'49
CD 2
01 PRINTEMPS - GUENO01'44
02 LETTRE ETIENNE TANITY 2 DECEMBRE 1914 - HOCQUAUX05'14
03 LETTRE ETIENNE TANITY 28 JANVIER 1915 - HOCQUAUX03'42
04 LETTRE GASTON BIRON 14 JUIN 1916 - RAYNAUD03'11
05 LETTRE MAURICE DRANS 21 MAI 1917 - LAMASSE02'23
06 LETTRE MARIN GUILLAUMONT 14 DECEMBRE 1914 - ROJOUAN05'40
07 ETES - GUENO01'28
08 LETTRE PAUL HENG 8 MAI 1917 - RAYNAUD02'03
09 LETTRE GEORGES PETIN 5 MARS 1918 - CHALES04'38
10 LETTRE MARCEL RIVIER 9 ET 27 AOUT 1914 - RAYNAUD01'51
11 LETTRE ALBERT JEAN DESPRES 11 OCTOBRE 1916 - CHALES05'17
12 DERNIER AUTOMNE - GUENO01'38
13 LETTRE LOUIS DURAND 5 JUIN 1918 - PARIS05'32
14 LETTRE HENRI AIME GAUTHE - DUTHIEUW02'59
15 LETTRE HENRI AIME GAUTHE - DUTHIEUW03'41
16 LETTRE LAZARE SILBERMANN 7 AOUT 1914 - LAMASSE04'14
17 LETTRE FRANCOIS REGAT 7 JANVIER 1915 - RAYNAUD02'12
18 LETTRE EUGENE POEZEVARA 13 NOVEMBRE 1918 - LIARTE03'14
"Paroles De Poilus" par Télérama

“Ils ont beaucoup écrit, les poilus, du fond de leurs tranchées, répétant en un leitmotiv désespéré : « Vous n’allez pas me croire... » Ils devaient exprimer l’horreur absolue qui les entourait, jour et nuit, sans répit, décrire cette «boucherie néronienne». De jeunes comédiens, qui ont l’âge de ces poilus épistoliers, 18, 20, 24 ou 30 ans, lisent ces lettres. Leur émotion est palpable. C’est la qualité humaine et littéraire qui a fait la sélection des lettres publiées et lues. Et malgré l’horreur partagée, le lecteur, l’auditeur, n’ont jamais un sentiment de répétition. Des traits sont communs : beaucoup de poilus sont des paysans, que les moissons abandonnées et la terre maltraitée émeuvent : beaucoup racontent les tueries... Mais chaque voix est celle d’une personnalité. Certains ont un sens raffiné de l’écriture d’autant plus frappant qu’il tranche avec la bestialité qui les entoure. ... A lire, à écouter : ces paroles dégelées quatre-vingts ans après, étonnamment vivantes et présentes.” Martine LECOEUR, TÉLÉRAMA




« Paroles de poilus » par Écouter Voir

Extraits de la brochure de même titre éditée par librio. Livret comportant textes de présentation et les commentaires figurant dans le livre. Nombreuses photos d’époque. Lecteurs divers ayant l’âge de ceux qui ont écrit les lettres. Avant l’édition du livre, ce fut Radio France qui lança un appel aux témoignages écrits. Huit mille personnes répondirent en envoyant les courriers et les carnets écrits par les soldats du front. Il y eut un tri et ce fut la plaquette Librio qui devient un best-seller et que chacun devrait lire (ou écouter puisqu’il y en a maintenant de larges extraits enregistrés.) Ces pages sont poignantes, on y trouve les illusions, l’angoisse, la résignation, le cafard, le désespoir. Il y a même les dernières lettres d’un fusillé pour l’exemple, sans trop savoir ce qu’il faisait, mais qui ne s’en remet pas. […]Pour le livret très attrayant comme toujours chez Frémeaux  avec ces nombreuses photos d’époque, il faut dire qu’il n’apporte rien de plus que le livre, puisque dans les deux cas ce sont les mêmes textes de présentation ou de commentaire, d’ailleurs bouleversants et littérairement admirables. Ils sont de Jean-Pierre Guéno qui les lit lui-même, remarquablement bien, dans l’enregistrement.
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« L’atmosphère de la Grande Guerre… » Par Notes Bibliographiques

Introduites par Jean-Pierre Guéno et classées par saisons, ces lettres de poilus sont lues par divers acteurs dont le ton s’adapte intelligemment au sujet et aux auteurs. Car elles sont très variées ces lettres, et sur tous les fronts. Elles décrivent les combats, les atrocités du champ de bataille, la nature ravagée, la pluies, la rude vie souterraine des tranchées, la promiscuité, la malnutrition , l’inconfort, le manque de sommeil. Certains poilus expriment leur fierté de combattre et de mourir pour la patrie, d’autre crient leur révolte devant l’absurdité de la guerre. Certains sont décorés, d’autres vont êtres passés par les armes. Lettres édifiantes de pères à leurs enfants, de maries à leurs épouses, de fils à leurs mères. Tous les milieux sont représentés, intellectuels artisans, citadins et ruraux. On aurait pu craindre au début une certaine monotonie mais ces émouvants témoignages (étonnants pour quelques-uns) récréent, en un kaléidoscope coloré, l’atmosphère de la Grande Guerre.
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




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