LA MAISON TELLIER - PETITION D'UN VIVEUR MALGRE LUI - LE PERE MILON - AU PRINTEMPS - UN NORMAND

GUY DE MAUPASSANT par PAUL DESALMAND

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Livret : 24 PAGES
Nombre de CDs : 2


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Coffret 2 CD avec livret 24 pages.

Après le succès de Boule de Suif, tout le monde attendait Maupassant au tournant. La Maison Tellier, peinture d’un moment exceptionnel dans la vie d’un bordel de province, fait taire les détracteurs. Nous sommes bien en présence d’un maître. Il en va de même pour les nouvelles qui font de Maupassant l’un des auteurs les plus connus de la planète.
Dans Au printemps et dans Pétition d’un viveur malgré lui ressort une certaine misogynie, mais quel brio. Le père Milon – bouleversant – et Un normand – du grand comique – confirme ce que savent les amateurs.
Maupassant peint bien les paysans parce qu’il les aime.
Désalmand aime Maupassant.
Paul Désalmand, parfaitement conscient de l’humour pince-sans-rire de l’écrivain, sait le laisser transparaître sans jamais le révéler de manière gênante. Paul Désalmand sublime le grand talent de Maupassant, celui de raconter une histoire dans la tradition des conteurs d’autrefois.
Patrick Frémeaux & Claude Colombini

Droits audio : La Librairie Sonore - Frémeaux & Associés
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Maupassant - LA MAISON TELLIER

GUY DE MAUPASSANT
LA MAISON TELLIER
suivi de
- Le père Milon
- Au printemps 
- Pétition d'un viveur malgré lui
- Un Normand
 

Texte intégral lu  par PAUL DÉSALMAND 



MAUPASSANT 
En route pour la gloire 
Maupassant en 1881 Où en est Maupassant en 1881 ? Il vient de dépasser la trentaine. Depuis, un an, il est célèbre. La parution de Boule de suif dans Les Soirées de Médan (recueil de nouvelles dues à Zola et à ses amis) l’a propulsé sur le devant de la scène. Et bien sûr, tout le monde se demande : – N’est-ce qu’un feu de paille, une réussite exceptionnelle sans lendemain, ou bien un nouvel astre est-il apparu dans le firmament de la littérature française ? Quand il attaque La Maison Tellier, Maupassant est parfaitement conscient qu’on l’attend au tournant. Il a donc à cœur de relever le défi. Après avoir travaillé à son projet fin 1880 et début 1881, il éprouve le sentiment d’avoir tenu la gageure comme le montre cet extrait d’une lettre à sa mère : “J’ai presque fini ma nouvelle sur les femmes et le bordel à la première communion. Je crois que c’est au moins égal à Boule de suif, sinon supérieur.” Havard, le jeune éditeur qui s’est mis sur les rangs pour publier le recueil contenant cette nouvelle éponyme et d’autres contes, ne s’y est pas trompé. Il écrit à l’auteur : “Ainsi que vous me l’aviez fait pressentir, La Maison Tellier est raide et très audacieuse ; c’est surtout un terrain brûlant qui soulèvera, je crois, bien des colères et de fausses indignations; mais en somme elle se sauve par la forme et le talent ; tout est là, et je serais bien trompé si vous n’aviez pas un fameux succès (je ne parle pas de succès littéraire qui est acquis d’avance, mais de succès de librairie).” Sur un plan strictement littéraire, Maupassant est donc, pour parler familièrement, bien parti. De ce fait, on pourrait imaginer, qu’avec Boule de Suif, commence une période où tout lui réussit. Il n’en est rien. Au moment de sa première gloire, il se sait déjà malade et menacé dans sa vie et dans le fonctionnement de son esprit. La maladie, non seulement le fait souffrir (douleurs aux yeux, maux de tête, troubles cardiaques), mais l’empêche de travailler et l’inquiète pour l’avenir. Dès cette époque, il sait qu’il est atteint de la syphilis, maladie que l’on ne savait pas soigner à l’époque. En 1877, soit quatre ans avant La Maison Tellier, il disait déjà avoir “la grande vérole, celle dont est mort François Ier”. Ces troubles physiques, la menace liée à cette maladie, dont l’incubation est lente mais implacable, n’ont fait que renforcer, on l’imagine aisément, son pessimisme fondamental. Ses perpétuels voyages, son travail incessant, l’usage de l’alcool et des stupéfiants, aussi la façon forcenée dont il a choisi d’être un viveur, n’ont qu’un seul but : servir de divertissement dans le sens pascalien du terme, écarter la pensée du néant où tout retourne. Il s’agit, pour reprendre un titre de Maupassant, de se montrer plus fort que la mort, tout en sachant que le combat est perdu d’avance. 

Le thème de la prostitution
Le thème de la prostitution n’est pas neuf, mais Maupassant le traite d’une façon originale. Sans remonter jusqu’à l’Antiquité, constatons seulement que c’est un thème alors à la mode. Huysmans avait traité la question avec Marthe, Histoire d’une fille en 1876. Edmond de Goncourt aborde le même sujet, l’année suivante dans La Fille Élisa. L’année de Boule de Suif (1880) dont, on s’en souvient, le personnage principal est une prostituée, paraissent La Fin de Lucie Pellegrin de Paul Alexis et surtout Nana de Zola qui défraie la chronique. Maupassant s’insère donc dans un courant. À un critique qui se plaint de cette nouvelle mode, il répond ainsi : “M. Francisque Sarcey s’irrite et s’étonne que la courtisane et la fille depuis une quarantaine d’années aient envahi notre littérature et se soient emparées du roman et du théâtre… la vraie raison n’est-elle pas celle-ci : les lettres sont entraînées maintenant vers l’observation précise; or la femme a dans la vie deux fonctions, l’amour et la maternité. Les romanciers, peut-être à tort, ont toujours estimé la première de ces fonctions la plus intéressante pour les lecteurs que la seconde, et ils ont observé la femme dans l’exercice professionnel de ce pourquoi elle semblait née.” Ceci étant dit, Maupassant se distingue des auteurs qui l’ont précédé en ce qu’il ne peint pas une prostituée en particulier, mais un groupe de filles. Son thème n’est pas la prostituée, mais le bordel. Plus tard, dans les années 1910, Jules Romains lancera l’unanimisme qui inspirera le groupe dit de l’Abbaye. Ce mouvement littéraire se caractérisait par la volonté de peindre non pas des individus, mais des manifestations de l’âme collective. D’une certaine ma­nière, dans La Maison Tellier, mais aussi dans Boule de Suif, Maupassant était unanimiste avant la lettre.

Maupassant et les paysans
Une grande fresque sur la paysannerie française au XIXe siècle pourrait être constituée en réunissant, dans un ensemble organisé, toutes les nouvelles de Maupassant portant sur le monde rural. Nous l’avons d’ailleurs partiellement fait dans un ouvrage paru chez Pierre Bordas et fils : Histoires de paysans normands (1992). Le fait que Maupassant s’intéresse essentiellement à la Normandie ne change rien à l’affaire. Au-delà des particularités, les gens qui exercent un même métier à une même époque se ressemblent. On retrouverait partout ces paysans durs au travail, durs à autrui le plus souvent, buvant ferme et culbutant les filles dans les fossés, aimant à rire, mais aussi parfois désespérés, âpres au gain, roublards, mais à l’occasion tendres et généreux. Le trait est parfois si forcé qu’on en vient à se demander s’il n’en rajoute pas un peu. Maupassant les a-t-il peints tels qu’ils étaient ? Pour avoir vécu notre enfance à la campagne, nous aurions tendance à répondre oui. Il n’y a qu’aux citadins que l’on peut faire le coup des vertus paysannes. S’il refuse le mythe du paysan bon et heureux, survivance d’un lointain âge d’or, sa peinture n’est pourtant pas systématiquement péjorative. Il peint les paysans dans leur rudesse, avec leur mélange contrasté de vertus et de vices, réussissant à les rendre sympathiques même dans leurs turpitudes. Il les aime, comme Stendhal préfère les Italiens aux Français, parce qu’ils sont “nature”. Ils n’ont pas appris les simagrées de la vie mondaine – même leurs ruses ont quelque chose de rustique – et sont entiers, taillés à la serpe, capables des pires horreurs, mais aussi de générosité ou d’héroïsme. Le père Milon, sur ce point, est un excellent exemple. Le rapport des sexes a lui-même quelque chose de brutal et de sain, ce qui était bien fait pour plaire à Maupassant. Nous sommes donc en présence d’un paradoxe : c’est quand il peint les paysans, quand il décrit un milieu social loin de ses origines que le bourgeois à tendances aristocratiques Guy de Maupassant obtient ses plus incontestables réussites. La raison en est simple. Même s’il s’en distingue nettement par ses origines, il se sent des affinités avec les paysans. Il aspire à une vie franche, physique, sans fioritures, semblable en bien des points à celle des rustres. Il se sent proche d’eux et, en fin de compte, la réussite de ses évocations n’a rien de paradoxal. Maupassant peint bien les paysans parce qu’il les aime. 

La femme comme un piège
Les nouvelles “Pétition d’un viveur malgré lui” et “Au printemps” expriment bien l’idée de la femme-piège, laquelle se retrouve aussi dans nombre d’autres textes. On pourrait considérer comme un cas limite cette prostituée de la nouvelle “Le lit 29” qui fait acte de patriotisme à sa manière en communiquant au plus grand nombre possible d’officiers prussiens la syphilis dont elle est atteinte. La femme est tout d’abord, pour l’homme, un piège sur un plan quasiment ontologique. Comme Schopenhauer, Maupassant ne croit à rien d’autre qu’à un grand Vouloir-vivre de la nature. Tout le monde vivant est animé d’une force qui le pousse à persévérer dans son être et à prendre de l’ampleur. La marche du monde résulte simplement des différentes forces particulières qui se contrecarrent et dont ce grand Vouloir-vivre est la résultante. Tout est emporté par l’élan vital. L’humanité n’échappe pas à la règle. La femme n’est qu’un élément dans son jeu. L’homme aussi, mais à un degré moindre dans la mesure où son rôle est moins important dans la procréation et donc dans la perpétuation de l’espèce. L’homme attiré par une femme s’imagine être un sujet (centre de conscience et de volonté) guidé par son libre arbitre. De fait, il n’est qu’une pièce dans une grande mécanique. La beauté de la femme (pouvoir de séduction qui s’atténue quand elle n’est plus apte à procréer) fait partie du jeu. Cela apparaît bien dans “Au printemps”. La nouvelle commence ainsi : “Lorsque les premiers beaux jours arrivent, que la terre s’éveille et reverdit, que la tiédeur parfumée de l’air nous caresse la peau, entre dans la poitrine, semble pénétrer au cœur lui-même, il nous vient des désirs vagues de bonheurs indéfinis, des envies de courir, d’aller au hasard, de chercher aventure, de boire du printemps.” L’individu qui, croyant maîtriser son destin amorce une aventure, est seulement, comme tout le reste, en proie au grand réveil de la nature. Mais la femme est aussi un piège dans un domaine où se rejoignent le psychologique et le sociologique. “Pétition d’un viveur malgré lui” le montre d’une manière presque caricaturale. Qu’il s’agisse des petites ouvrières provocantes ou de la bourgeoise allumeuse, les femmes n’ont qu’un seul but : faire main basse sur un homme, se l’approprier, le réduire à n’être que leur chose. Maupassant comprend bien que ce comportement, pour des raisons économiques (se faire entretenir) ou psychologiques (impossibilité de vivre autrement que par procuration), pousse la femme à posséder un homme (dans tous les sens du terme), relève en partie du contexte social. Dans la société du XIXe siècle régie par le Code Napoléon, la femme est juridiquement une mineure comme le sont les enfants et les aliénés. Son comportement s’en ressent. Pourtant, Maupassant n’accepterait pas cette explication strictement culturelle du phénomène. Il semble qu’il ait ressenti la recherche d’un absolu dans l’amour (d’où la possession) comme inhérente à la nature de la femme. L’homme fort, le créateur doit donc éviter de se mettre tout entier sous l’emprise d’une femme. Maupassant aurait fait volontiers sienne cette formule de Kierkegaard que nous citons de mémoire : “Plus d’un homme est devenu un génie grâce à une jeune fille, mais jamais grâce à celle qui lui a accordé sa main.”

Des textes accordés au souffle
Vu la vitesse avec laquelle il travaillait, Maupassant ne devait pas, à la ma­nière de Flaubert, recourir au gueuloir. Pourtant, on est frappé, quand on lit ses nouvelles, de constater leur caractère oral. Elles semblent faites pour être lues. Sans être aussi théâtral que son père spirituel, il est possible qu’il ait pris la peine de relire à haute voix les textes qu’il envoyait à la presse. À moins qu’il ne se soit incorporé cette aptitude à accorder la phrase au souffle, à jouer autant du rythme que du sens ou de la couleur des mots. N’oublions pas qu’il a d’abord rêvé d’être poète. D’une certaine manière, en abandonnant la langue versifiée, il atteint son ambition. 

Cadre historique
1830 Révolution de 1830. Louis-Philippe succède à Charles X qui s’enfuit en Angleterre. La bourgeoisie l’emporte définitivement sur l’aristocratie et l’Ancien Régime que Charles X défendait d’une façon trop rigide. Développement des affaires, mais aussi de la spéculation et des opérations douteuses. Le mot de Guizot (Enrichissez-vous !) est interprété différemment selon le camp où l’on se trouve. Appétit de jouissance des nouveaux parvenus que Balzac décrit dans La Peau de chagrin.

1848 Nouvelle révolution que Flaubert évoquera dans L’Éducation sentimentale. Louis-Philippe fuit à son tour. C’est la quatrième fois en un peu plus de cinquante ans qu’un roi de France s’enfuit. Les Français semblent définitivement fâchés avec la monarchie.

1850 Naissance de Guy de Maupassant, peut-être à Fécamp (Normandie) peut-être ailleurs. 

1851 (2 décembre) Coup d’État qui porte au pouvoir Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier. Plusieurs centaines de morts, 27 000 arrestations, 6000 déportations. Comme on peut s’y attendre après un tel coup porté aux républicains, le plébiscite en faveur du nouveau chef est triomphal.

1852 (2 décembre) Proclamation de l’Empire par Napoléon III. Cette proclamation entérine simplement le coup d’État de l’année précédente.
Jusqu’à l’âge de vingt ans, et donc à la fin du second Empire (1870), Maupassant ne connaît pas d’autre régime que celui dirigé par Napoléon III. De cette période de dynamisme économique avec ses conséquences (exploitations et revendications pour y mettre un terme), il dénoncera certains abus sans pourtant s’engager sur ce terrain autant que Zola.
Développement de l’industrie et des chemins de fer qui, sous le second Empire, passent de 3000 à 17000 km. À partir de 1867, l’Empire autoritaire fait des concessions. En 1869, les bases d’un régime parlementaire sont posées.

1870 Les va-t-en-guerre français foncent sur le chiffon rouge agité par Bismarck. C’est la guerre avec la Prusse. Incurie de l’armée française. Défaite de Sedan. Une partie de l’armée et l’Empereur lui-même sont prisonniers. La France est envahie, l’Alsace et la Lorraine sont annexées par le vainqueur, l’envahisseur impose un lourd tribut. En germe, dès ce moment, le désir de revanche d’où vont sortir la guerre de 14-18 et celle de 39-45 (l’Allemagne ayant à son tour soif de revanche).  
Maupassant qui a été reçu bachelier ès lettres en 1869 s’inscrit en première année de droit. Sans avoir été tiré au sort, il est mobilisé comme soldat de 2e classe. Ayant passé les examens nécessaires, il se fait affecter dans l’Intendance à Rouen. Sur le point d’être prisonnier alors qu’il portait des ordres au quartier général. Il restera profondément marqué jusqu’à la fin de sa vie par l’humiliation infligée à son pays. Les scènes qu’il voit et les récits entendus fourniront la matière de nombreuses  nouvelles.

1871 Armistice avec la Prusse. Révolte du peuple de Paris (la Commune) qui est écrasée dans le sang par Thiers. Trente mille morts (on fusille avec beaucoup d’application). Pour un temps, la bourgeoisie a assis son pouvoir. Les monarchistes espèrent une restauration, mais l’intransigeance du prétendant, le duc de Chambord, qui refuse le drapeau tricolore, réduit à néant leurs espoirs.

1873 La France, à l’époque très prospère, ayant payé très vite l’amende qui lui avait été infligée par la Prusse, le territoire est libéré.

1875 Après une longue période de flottement, le 30 juin 1875, l’amendement Wallon, voté à une voix de majorité, inscrit le mot République dans la constitution. On peut dater de ce jour la naissance de la IIIe République qui, en dépit de cette fragilité des débuts, tiendra jusqu’à ce que Pétain la remplace en 1940 par l’État français.   
Maupassant voit donc entre vingt et vingt-cinq ans s’installer la IIIe République. Il est alors employé au ministère de la Marine, jouant de ses relations pour améliorer son sort. Il s’ennuie beaucoup au bureau quand il n’a pas la possibilité de se consacrer à ses travaux littéraires. Ses sympathies ne vont pas plus au nouveau pouvoir en place qu’elles n’allaient à l’ancien car c’est le règne du bourgeois qui se perpétue sous d’autres oriflammes. En fait, il est foncièrement anarchiste dans la mesure où il  re­fuse tout ce qui entrave son individualisme forcené. 

1882 Lois Jules Ferry instaurant l’enseignement laïc, gratuit et obligatoire.

1887 Scandale Wilson. Le gendre de Grévy, président de la République,  vendait des décorations. Les mœurs politiques n’étant pas ce qu’elles sont aujourd’hui, Grévy démissionne.

1889 Élection comme député à Paris du général Boulanger qui fait craindre un coup d’État. Les Français, toujours à la recherche du grand homme providentiel, voyaient en lui un sauveur. 
Cette décennie 1880-1890 est la grande période de création de Maupassant. Avec Boule de Suif, il a été brusquement projeté sur le devant de la scène. Pendant dix ans, tout en faisant la noce comme un  forcené, il se maintient parmi les écrivains consacrés. 
Les péripéties de la vie politique française n’apparaissent pas dans son œuvre. Une exception cependant : les dévoiements de l’action coloniale en Asie et en Afrique du Nord qu’il dénonce avec vigueur. L’agitation des instances dirigeantes lui apparaît comme un épiphénomène. Il peint les hommes dans ce qu’ils ont d’éternel et ne tient pas à tel ou tel régime. Cela ne l’empêche pas de s’arrêter aux catégories sociales et même aux rapports de classe (aristocratie, bourgeoisie, peuple).  

1891 Grèves dans les mines de charbon du Nord (Fourmies). La troupe tire sur les grévistes (9 morts, 60 blessés). L’occasion, une fois de plus pour les journalistes d’évoquer la formule : “La République était belle sous l’Empire.”

1892 Scandale de Panama. Procès l’année suivante. 
La santé de Maupassant s’est dégradée. Tentation du suicide qui se concré­tise en 1892. Interné, il meurt en 1893. Durant les dix-huit mois de son agonie ont alterné les états de fureur et d’accalmie. La maladie et les excitants ont eu raison de l’une des plus brillantes intelligences du siècle. 

1894 Assassinat du président de la République. Condamnation du capitaine Dreyfus, premier élément d’une affaire qui va déchirer la France.

1895 Création de la CGT. Élection de Félix Faure à la présidence de la République. Il meurt quatre ans plus tard dans des circonstances qui auraient ravi Maupassant.

Dates de publication 
La Maison Tellier
Cette nouvelle ne paraît pas dans un journal avant de prendre place dans un volume comme c’est souvent le cas. Elle figure pour la première fois, en 1881, dans le recueil qui porte son nom. Elle reparaît ensuite dans des journaux, répartie sur plusieurs numéros. 

Le Père Milon
Première parution dans Le Gaulois du 22 mai 1883. Repris en 1889 dans un volume posthume. 

Au printemps
“Au printemps” ne fait pas l’objet d’une publication dans la presse. Cette nouvelle se trouve pour la première fois dans le recueil La Maison Tellier (1881). Reprise ensuite dans la presse. 

Pétition d’un viveur malgré lui
Paru d’abord dans le Gil Blas du 12 janvier 1882 puis repris en volume. 

Un Normand
Paru d’abord dans le Gil Blas du 10 octobre 1882 sous la signature Maufrigneuse (comme c’était aussi le cas pour “Pétition d’un viveur malgré lui”). Fait partie ensuite du recueil Contes de la bécasse et reparaît dans la presse.
Texte de Lucile Brunet.
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS / GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 1999. 

Ecouter GUY DE MAUPASSANT LA MAISON TELLIER (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 ON ALLAIT LA CHAQUE SOIR - DESALMAND10'06
02 OR UN SOIR - DESALMAND06'58
03 C EST QUE MADAME - DESALMAND10'47
04 LE MENUISIER EMBRASSA POLIMENT - DESALMAND13'12
05 LEUR ENTREE DANS L EGLISE - DESALMAND10'39
06 LE FESTIN ETAIT SERVI DANS L ATELIER - DESALMAND08'02
07 ELLES DORMIRENT JUSQU A L ARRIVEE - DESALMAND08'30
CD 2
01 LE PERE MILON - DESALMAND17'34
02 AU PRINTEMPS - DESALMAND16'55
03 PETITION D UN VIVEUR MALGRE LUI - DESALMAND12'31
04 UN NORMAND - DESALMAND16'05
« Équipée savoureuse » par Notes Bibliographiques

Cinq nouvelles de Guy de Maupassant sont proposées dans ces deux CD. Le premier est consacré à La Maison Tellier dont VSL avait déjà fait un enregistrement à plusieurs voix (N.B. juil. 1996, p.998). Cette nouvelle raconte l’équipée savoureuse de prostituées à la première communion de la nièce de leur patronne. Dans le deuxième, quatre nouvelles se partagent la vedette ; Deux d’entre elles, « le père Milon » et « Un Normand » ont pour sujet un personnage bien connu de l’auteur : le paysan normand. Les deux autres dénoncent la fourberie séductrice de la femme qui piège toujours l’homme. Ces petits chefs d’œuvre sont lus sobrement avec une diction claire par Paul Désalmand. (Petit livret en annexe avec thèmes et biographie).
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




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