NOTRE DAME DE PARIS - VICTOR HUGO

Lu par ANDRE DUSSOLLIER

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André Dussollier lit Notre-Dame de Paris. (4 CD)

Lorsque Victor Hugo meurt en 1884, un contemporain résume la situation par ces mots : Il a désencombré l’horizon. Parce que dès que l’auteur des Châtiments s’attaquait à un genre, il paraissait réduire la taille de ses confrères. Cela vaut particulièrement pour Notre-Dame de Paris. Le roman historique avait déjà été mis à la mode par Walter Scott, mais Hugo arrive avec la puissance de son verbe, son art des vastes synthèses, un sens dramatique éprouvé. Les rivaux s’évaporent. L’œuvre se dresse à l’égale de la cathédrale de pierre et résiste au temps. Pourquoi Notre-Dame de Paris continue de se lire, de se jouer, de se chanter et de... s’enregistrer ? Parce que Notre-Dame de Paris est l’une des plus grandes œuvres humaines.
Qui d’autre pouvait approcher ce monument littéraire qu’André Dussollier, lecteur talentueux et reconnu ? André Dussollier devient Victor Hugo et nous immerge dans l’oralité romanesque d’une des plus belles histoires au monde.
Paul Désalmand & Claude Colombini Frémeaux

Edition : Sous la direction de Claude Colombini, Découpage : Paul Désalmand, Editorialisation : Nicole Frémeaux, Suivi lecture : Anouch Paré, Livret 24 pages : Michel Dansel.

Droits audio : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore

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NOTRE-DAME DE PARIS VICTOR HUGO

NOTRE-DAME DE PARIS - VICTOR HUGO
lu par ANDRÉ DUSSOLLIER 










Notre-Dame de Paris 
Victor Hugo entre 1828 et 1832
Lorsque Victor Hugo, le 15 novembre 1828, signe avec l’éditeur Gosselin un contrat dans lequel il s’engage à remettre le manuscrit de Notre-Dame de Paris le 15 avril 1829, sa gloire est en pleine ascension. En effet, l’écrivain a publié depuis peu Cromwell (1827) précédé de la longue préface dans laquelle il consigne ses principes sur le romantisme. Parallèlement, il écrit Marion de Lorme, œuvre interdite par la censure en 1829. En revanche, la première d’Hernani, pièce montée à la Comédie française, le 25 février 1830, déclenche de la part du public des hurlements et des vociférations. La célèbre “bataille d’Hernani” se solde par la victoire des romantiques sur les classiques qui assoit la notoriété de l’écrivain et donne au ménage Hugo une aisance matérielle. Si la vie professionnelle de Victor Hugo est éclairée par les feux du succès, sa vie personnelle est teintée de violents contrastes. C’est d’abord la douleur de perdre son père le 29 janvier 1828, à laquelle succède la joie de la naissance de sa fille Adèle, le 28 juillet 1830. Mais, cette même année, il apprend que son épouse, lasse de n’être que la femme d’un homme désormais illustre et pour la gloire duquel le couple investissait toutes ses forces vives, fatiguée des assiduités d’un mari trop fougueux, se confie au meilleur ami du ménage, Sainte Beuve, dont elle devient la maîtresse. Cette nouvelle déchirure s’exprime sur fond de mélancolie dans Feuille d’automne.  Tous ces événements cruciaux de la vie du poète auxquels il faut ajouter la Révolution de 1830 avec ses “Trois Glorieuses” accaparent l’esprit de l’écrivain. Victor Hugo ne peut pas tenir la promesse qu’il a faite à Gosselin. L’écriture de Notre-Dame de Paris est considérablement retardée. Victor Hugo reçoit, en avril 1830, une mise en demeure de l’éditeur qui lui accorde un délai jusqu’en décembre. Un nouveau délai fixe la date de remise du manuscrit pour le 1er février 1831, faute de quoi l’auteur devra payer un lourd dédit à l’éditeur. Victor Hugo se met alors à écrire avec acharnement, restant plusieurs heures d’affilée rivé à sa table de travail. Finalement, il dé­pose son texte le 17 janvier. Le roman est publié en mars 1831. Il comprend deux volumes. Le nom de l’auteur ne figurera que sur la deuxième édition parue quelque temps plus tard. Tandis que Victor Hugo accroît son succès avec Notre-Dame de Paris, l’écrivain enrichit son texte d’une préface et de trois chapitres nouveaux :  “Impopularité” (livre quatrième, chapitre VI), “Abbas beati Martini” (livre cinquième, chapitre I), “Ceci tuera cela” (livre cinqième, chapitre II). Ces textes complètent l’ouvrage de base. Il confie cette nouvelle “mouture”, la version définitive, à Renduel, éditeur concurrent de Gosselin, qui dérobe ainsi le succès de l’œuvre à Gosselin. Plusieurs raisons très différentes sont invoquées pour tenter d’expliquer ce nouvel ordonnancement. Si l’on en croit l’auteur lui-même, il aurait égaré ses pages tandis qu’il écrivait son roman. Peut-être a-t-il finalement attendu le succès de son livre pour lui incorporer des textes qui, de par leur ton didactique, auraient pu déplaire au lecteur gourmand d’actions et d’émotions. Selon certains critiques, Victor Hugo aurait volontairement conservé ces passages de l’œuvre pour se venger d’une mésentente qui l’opposait à Gosselin. En effet, ce dernier s’était opposé à la volonté du romancier de publier Notre-Dame de Paris en trois volumes in-8. Gosselin refusait en fait de modifier les termes du contrat pour ne pas avoir à payer de droits d’auteur supplémentaires pour le dernier volume. C’est ainsi que Renduel, en 1832, hérita de l’édition de l’un des chefs-d’œuvre de la littérature française.

La mode du roman historique et Notre-Dame de Paris
Victor Hugo est sans doute l’un des précurseurs du roman historique en France. Lorsqu’il écrit Notre-Dame de Paris, il est déjà le célèbre chef de file du romantisme français, mais il est alors davantage tourné vers la dramaturgie que vers le roman. Notre-Dame de Paris représente, dans l’œuvre de Victor Hugo, le premier ouvrage du genre. Il sera suivi, bien plus tard, par Quatrevingt-Treize (1874) notamment. La littérature sur fond historique plonge ses racines dans le terreau du XVIIe siècle où des écrivains comme Shakespeare avec Richard III (roi d’Angleterre de 1483 à 1485) et comme Corneille avec Le Cid (chevalier espagnol du XIe siècle), sa célèbre tragédie, ont déjà développé une intrigue sur la toile de fond du réel. Toutefois, pour les écrivains classiques, l’histoire reste souvent un prétexte, elle est reléguée au rang de décor, d’ambiance dans lesquels se meuvent des personnages dont les mœurs, les réflexions, la psychologie appartiennent en fait à l’époque où vit l’auteur. Le souci des anachronismes n’existe pas encore et le Cid “parle” comme l’honnête homme du XVIIe siècle sans que cela ne heurte la sensibilité du spectateur. Cette tendance à ressusciter une page d’histoire dans la littérature allait bientôt connaître un prolongement dans le roman. Au XVIIIe siècle s’installe progressivement une plus grande rigueur qui tend à faire concorder l’espace, les événements et le temps avec le passé évoqué dans l’œuvre. Le goût pour le roman historique connaît son apogée au XIXe siècle avec Walter Scott (1771-1832), écrivain écossais, auteur du célèbre Ivanhoé, dont les œuvres sont traduites en français en 1820. Parallèlement, le romantisme s’épanouit et les auteurs de cette nouvelle école, curieux du passé, conjuguent avec adresse l’histoire et l’imaginaire. C’est le cas notamment d’Alfred de Vigny avec Cinq-Mars (1826) ou de Dumas avec les Trois mousquetaires (1844), où la scène se passe à l’époque de Richelieu. Cette vogue de l’histoire s’étend également à la peinture, à la dramaturgie, à la poésie. C’est dans ce contexte favorable que naît Notre-Dame de Paris. 

Les sources de Notre-Dame de Paris
Victor Hugo ne s’encombre pas de nombreux documents pou#r écrire Notre-Dame de Paris. Il se sert notamment des Mémoires de l’historien français Philippe de Commynes (1447-1511), de l’Histoire de Louis XI de Pierre Matthieu. Il emprunte ces deux livres à la Bibliothèque royale. Il se plonge également dans deux ouvrages qui font autorité : Histoire et Recherches des Antiquités (1724) de la Ville de Paris de Henri Sauval et le Théâtre des Antiquités de Paris (1612) de Jacques de Breuil. Pourtant, Victor Hugo se défend, malgré la documentation sur laquelle il s’appuie, d’écrire un roman historique. Il est vrai que, contrairement à certains de ses contemporains, il s’autorise quelques libertés avec la réalité. En effet, bien qu’il ait situé son action dans une période qui s’étend du Moyen Âge à la Renaissance, les personnages sont en décalage par rapport à l’époque choisie par Hugo. D’ailleurs, l’histoire semble en retrait derrière la cathédrale qui s’impose, massive, avec son spectacle à la fois sublime et terrorisant. Par ailleurs, Victor Hugo a privilégié le pittoresque au détriment d’une réelle peinture des mœurs. A cet effet, l’auteur déclarera plus tard, dans Quatrevingt-Treize : “Il faut l’Histoire pour l’ensemble et la légende pour le détail”. Comme pour ses autres romans, Victor Hugo a composé Notre-Dame de Paris en deux temps. La première étape est réservée à la période de recherche qui comprend aussi bien la réunion des documents que le temps consacré à l’invention, laissant libre cours à l’imagination, aux trouvailles, à la création des personnages. La seconde étape, très courte généralement, est consacrée à la rédaction où s’exprime, dans une tension extrême, le génie créateur de l’auteur.  

Au fil de l’intrigue
L’action de Notre-Dame de Paris, qui comprend onze livres, débute le 6 janvier 1482. Elle s’étend sur six mois et se termine en juillet. En ce jour de l’épiphanie, dans la grande salle du palais de justice, se joue le Bon Jugement de madame la Vierge, un mystère dont l’auteur n’est autre que le poète Pierre Gringoire. Mais la représentation est interrompue afin de permettre l’élection du pape des fous à la manière flamande, c’est-à-dire au moyen d’un concours de grimaces. Cette année-là, c’est Quasimodo, le sonneur de Notre-Dame, difforme, bossu et sourd qui emporte le titre. D’autres distractio#ns font concurrence au mystère de Gringoire. Sur la place de Grève une jeune égyptienne, la Esmeralda, chante, danse et envoûte la foule avec des tours diaboliques qu’elle exécute en compagnie de sa chèvre blanche aux cornes dorées, Djali. Soudain, arrive l’archidiacre de Notre-Dame. Il dépouille Quasimodo des attributs ecclésiastiques dont l’a revêtu la consécration populaire. Le père Gringoire, dépité parce que le public boude son œuvre, se met à suivre Esmeralda, la danseuse des rues. Brusquement, la jeune fille se fait attaquer. C’est Quasimodo qui tente de l’enlever. Gringoire essaie de s’interposer, mais il est précipité sur le pavé. Sans l’intervention du capitaine Phœbus de Châteaupers, la jeune bohémienne était perdue. Ce dernier fait ar­rêter Quasimodo par ses archers. Pendant ce temps Gringoire, qui s’est égaré dans le Paris nocturne de la cour des miracles, est condamné par le roi des truands Clopin Trouillefou, à la pendaison. C’est alors que survient Esmeralda : elle accepte, selon la coutumes des truands, d’épouser le poète pour lui sauver la vie. Puis, Victor Hugo évoque le Paris du XVe siècle dominé par l’imposante silhouette de la cathédrale. Il s’attarde sur Claude Frollo et la relation existant entre l’archidiacre et le sonneur Quasimodo qui, abandonné à l’âge de cinq ans au pied de la cathédrale, fut adopté par le jeune prêtre. Pourtant, malgré l’exemplarité de sa conduite, ce prêtre austère n’est guère apprécié. On l’accuse de sorcellerie et de s’adonner aux sciences occultes. C’est grâce à cette réputation que le roi Louis XI rend visite à l’archidiacre afin d’être initié par ce dernier aux mystères de l’alchimie. Condamné à la flagellation en place de grève, Quasimodo, pendant son supplice, réclame vainement à boire. La foule se moque de lui, l’injurie, lui jette des pierres. C’est Esmeralda qui aide le sonneur à se désaltérer en lui tendant sa propre gourde. Le peuple est ému par ce geste de la jeune bohémienne. Pourtant, quelqu’un en veut à Esmeralda. C’est une femme, la recluse de la Tour-Roland, qui vit de façon austère dans une cellule depuis que des bohémiens lui ont volé sa fille voilà déjà quinze ans.  Claude Frollo aime Esmeralda en secret. La jeune fille, quant à elle, s’éprend du capitaine Phœbus de Châteaupers, son sauveur à qui elle accorde un rendez-vous. L’archidiacre se rend sur le lieu de leur rencontre, blesse son rival d’un coup de couteau et se sauve. La bohémienne est alors saisie par les soldats qui la soupçonne d’avoir commis le crime. Elle est accusée de sorcellerie. La condamnation est sans appel. La jeune fille sera pendue en place de Grève, après avoir fait amende honorable devant le grand portail de Notre-Dame. Mais Quasimodo, qui n’oublie pas le geste charitable de l’Égyptienne, en­lève Esmeralda sur le parvis de Notre-Dame et la met à l’abri dans l’enceinte de la cathédrale. Pendant ce temps, Frollo incite  Gringoire à faire sortir sa femme de son refuge où elle risque d’être appréhendée par la justice. Le poète demande aux truands de la cour des miracles de délivrer la bohémienne. Mais Quasimodo, qui ignore les raisons de leur intervention, se déchaîne et interdit aux truands l’accès de la cathédrale en lâchant sur les attaquants des moellons, une énorme poutre et du plomb fondu. Cette résistance furieuse de Quasimod#o donne le temps aux troupes royales de se rendre sur le parvis et de disperser l’émeute. Profitant de la situation, Frollo, avec la complicité de Gringoire, fait sortir Esmeralda de Notre-Dame. Comme la jeune fille repousse ses avances, pour se venger il va chercher le bourreau. En attendant il confie la bohémienne à la recluse de la Tour-Roland. Cette femme, qui a poursuivi Esmeralda d’une haine farouche, reconnaît trop tard qu’il s’agit de sa fille.  Le bourreau s’empare de la bohémienne. La recluse meurt de chagrin au pied du gibet. Frollo, qui observe l’exécution du haut des tours de Notre-Dame, est poussé dans le vide par Quasimodo devenu fou de douleur. Le sonneur disparaît. On le retrouve, deux ans plus tard, dans le charnier de Montfaucon où son squelette se presse contre celui de la femme qu’il a aimée en secret. 

Pourquoi l’appelait-on l’Égyptienne ?
On est en droit de se poser la question : pourquoi appelait-on la bohémienne Esmeralda “l’Égyptienne” ? Pour mieux comprendre, il faut savoir que l’apparition des tsiganes en France est datée de 1427, peu de temps avant la publication de Notre-Dame de Paris. Or le mot tsigane semble dérivé de bohémien, terme qui avait déjà cours au XIVe siècle. Mais dans presque tous les pays d’Europe, et jusqu’au XVIIe siècle, c’est d’une façon fautive que l’on donnait aux bohémiens, ou aux tsiganes, le nom d’Égyptiens. Car certains auteurs ont voulu faire descendre d’Égypte une colonie d’hérétiques qui, au IXe, se serait établie en Thrace. Ces hérétiques, que l’on persécutait depuis longtemps, furent pourchassés à travers toute l’Europe. Leur histoire peut se confondre, en raison de certaines similitudes dans la ma­nière dont ils furent pourchassés, avec celle des cathares. 

Les personnages et Notre-Dame le héros de pierre
Dans Notre-Dame de Paris, Hugo ne prend pas des personnages historiques connus comme héros d’une action purement imaginaire. A part Louis XI, qui apparaît d’une façon fugitive, plutôt comme un point de rappel d’une époque donnée, les autres personnages sont bien peu conformes à la réalité historique. Mais tous les acteurs de ce drame qui se joue à Notre-Dame compensent largement leur anonymat par un rôle qui leur donne une portée supérieure. C’est ainsi que Frollo incarne le damné dévoré par la passion. Mais il repré­sente également la religion, la curiosité intellectuelle, la quête d’absolu. Être de contraste, son âme, aussi difforme que le physique de Quasimodo, est capable des pires sentiments comme la jalousie, la fourberie, l’esprit de vengeance qui perdent Esmeralda, la femme qui tourmente son cœur. Phœbus symbolise l’amour impossible. La recluse représente le mal, la malédiction. Quant à Gringoire, mari de la Esmeralda, il garde tout au long de l’histoire un rôle ambigu et ses interventions se soldent par des échecs : il ne parvient pas à sauver la bohémienne attaquée par Quasimodo, il remet son épouse aux mains de Frollo, responsable de son exécution, après qu’il l’ait libérée de la tour. Quant au sonneur, être contrefait et dépendant, il semble appartenir entièrement à la cathédrale. C’est lui qui paraît le plus proche du Moyen Âge car il donne l’impression d’être issu de l’imagerie la plus fantasmatique de son époque. Cet être, d’abord tout dévoué à Frollo, son sauveur, se transforme et se révèle tout autre vis-à-vis d’Esmeralda. Dans cette figure affreuse et grotesque se cache un cœur reconnaissant. Inspiré par Dieu ou par le diable, ce bossu infirme porte en lui un trésor d’amour et de passion qui le lie à Esmeralda mais qu’il ne peut exprimer que de façon primaire. Il ne sait communiquer avec les autres, lui qui vit dans l’isolement intellectuel le plus profond à cause de sa surdité due à son activité de sonneur de cloche, que par des actes forts, irréversibles : il défend la forteresse, refuge d’Esmeralda, en déployant une énergie indomptable ; il précipite son protecteur du haut de la tour quand il comprend que Frollo a causé la mort de la bohémienne ; enfin il va mourir en serrant dans ses bras le cadavre de celle qu’il avait tenté désespérément de sauver. Esmeralda, éblouissante de beauté, cache une grandeur d’âme sous les apparences d’une fille affranchie qui danse dans les rues. Elle incarne la grâce face à la laideur, mais aussi des valeurs morales comme la pitié contre la cruauté, l’amour profond qui s’oppose à la légèreté du cœur. Enfin Notre-Dame, lieu par où passent tous les protagonistes y compris le roi lui-même, est le point de convergence de tous les personnages. Elle symbolise à elle seule l’époque de l’action et la réalité historique s’efface derrière le monument qui la représente. La cathédrale est l’héroïne de pierre qui donne son nom au roman. Cet édifice, ferme, solide est le trait d’union entre le spirituel, l’ésotérisme et même l’occulte et les passions. Pourtant, elle apparaît menacée. En effet, à l’époque où Victor Hugo écrit son roman, les monuments historiques réclament des protecteurs. L’écrivain connaissait bien Notre-Dame, lui qui a contribué à révéler la grandeur, la puissance et la beauté du style gothique. C’est ainsi que la cathédrale s’inscrit dans la vie même du poète qui s’insurge contre le vandalisme. Le roman n’est-il pas un plaidoyer en faveur de la cathédrale dans la guerre que livre Hugo aux démolisseurs qui achetaient à bas prix des monuments inutilisés, en particulier ceux du Moyen Âge, pour les détruire afin d’en recueillir les pierres et les ornements. Mais Hugo ne se bornera pas à de simples protestations littéraires qui risquent de rester sans écho. Il deviendra, de 1835 à 1848, membre du Comité des monuments et des arts chargé d’inventorier les antiquités de la France et de les protéger. 

Notre-Dame de Paris une œuvre moderne
Dès sa sortie, le roman Notre-Dame de Paris connaît un franc succès qui n’était que le début d’un triomphe qui dure depuis plus d’un siècle. Cette œuvre majeure a inspiré bien des musiciens. Peu après sa parution Berlioz et Meyerbeer proposent de composer un opéra. Mais Hugo, qui n’a pas le temps d’écrire le livret, refuse. Quand  Louise Bertin, très proche de sa fille Léopoldine, renouvelle la demande, Hugo cède. Le livret est achevé en mars 1834. Les répétitions commencent pendant l’été 1836. Mais Véron, directeur de l’Opéra, supprime plusieurs tableaux et insère un ballet. L’œuvre, dénommée La Esmeralda est considérablement réduite. Lorsqu’elle passe en lever de rideau, le public la siffle. Notre-Dame de Paris inspire encore l’opéra italien avec plus de succès, puis Massenet qui compose, en 1872, une musique de scène pour l’adaptation de Paul Foucher, revue par Paul Meurice en 1879. En Espagne, Felipe Pedrell présente un Quasimodo en 1875. Dans cette œuvre, Claude Frollo est devenu un bibliothécaire de la cathédrale et exerce les fonctions de professeur de chimie à l’Université. Franz Schmidt, compositeur viennois, donne encore une autre version lyrique à Notre-Dame de Paris en 1914.  Le cinéma également n’a pas manqué de mettre Notre-Dame de Paris à l’honneur. Tout commence en 1906 avec Esmeralda, film produit par Alice Guy. Quant au Notre-Dame de Paris, adapté du célèbre roman par Albert Capellani, en 1911, il préfigure des réalisations plus modernes. Mais l’adaptation cinématographique de Notre-Dame de Paris la plus célèbre est sans consteste celle de Jean Delannoy, en 1956, avec Anthony Quinn, dans le rôle de Quasimodo, et Gina Lollobrigida dans celui d’Esmeralda. Dans cette adaptation on re­trouve également Jean Danet (Phœbus), Alain Cuny (Claude Frollo), mais aussi Jean Tissier, Philippe Clay, Valentine Tessier, Robert Hirsch, Jacques Hilling, Piéral. Le théâtre a aussi largement accueilli Notre-Dame de Paris, pièce jouée peu de temps après la publication du roman au théâtre du Temple (1832). En 1836, elle prend la forme d’un vaudeville au théâtre Saint-Antoine. Il ne lui reste de l’œuvre originale que le pittoresque de la cour des miracles. Le 2 avril 1841, Alfred Goy, poète provençal, monte au théâtre du gymnase à Marseille, un monologue en vers intitulé Quasimodo. Paul Foucher, beau-frère de Victor Hugo, donne le 16 mars 1850 le drame Notre-Dame de Paris en cinq actes et quinze tableaux sur une musique d’Artus. Remanié par Paul Meurice, la pièce retourne sur les planches au théâtre des Nations en 1879.  Le succès de Notre-Dame de Paris se perpétue jusqu’à nos jours avec la mise en scène plus moderne de Robert Hossein au Palais des sports à Paris en 1978, sur une adaptation de Alain Decaux et de Georges Soria. Plus inattendue et plus étonnante, la version des studios Disney, toujours en quête d’archétypes, a modifié considérablement l’œuvre de Hugo. Dans ce film, Esmeralda devient l’héroïne d’un peuple persécuté dont on détruit et pille les maisons. Quasimodo, devenu Quasi pour la circonstance, émeut le public non pas à cause de sa laideur, mais par la solitude à laquelle il paraît  destiné.

Le Bossu de Notre-Dame
Sorti des studios Disney en 1996, le Bossu de Notre Dame, qui a remporté un immense succès, ne laisse même pas paraître, sur ses affiches, le nom du père et créateur de Notre-Dame de Paris. Depuis septembre 1998, le Notre-Dame de Paris de Luc Plamondon et de Richard Cocciante figure parmi les plus importants succès populaires des vingt dernières années. Environ 500 000 personnes sont venues applaudir le spectacle au Palais des congrès à Paris, et la tournée de février 1999 a connu un réel triomphe. Pour témoigner du franc succès de ce Notre-Dame de Paris il suffit de constater le succès que remporte Belle, véritable tube fredonné sur toutes les lèvres, qui passe sur les ondes et  dont on s’arrache le CD. Certains voient dans les héros de Notre-Dame de Paris des personnes de notre époque. Le succès actuel de cette œuvre grandiose reposerait donc, notamment, sur le jeu de l’identification. En effet, certains la considèrent comme le miroir de notre monde contemporain avec, et à titre d’exemple, Esmeralda pour incarner la population des sans-papiers. 
Michel DANSEL  
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS / GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 1999

CHRONOLOGIE
1802 Naissance, le 26 février, à Besançon, de Victor Hugo, fils de Joseph-Léopold-Sigisbert Hugo, capitaine sorti du rang, et de Sophie Trébuchet, catholique fervente.
1804 Son père a été muté dans une garnison en Corse. Mme Hugo s’installe avec l#e jeune Victor à Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs.
1807 Son père, promu colonel, est nommé près de Naples.
1809 Le colonel Hugo a été nommé en Espagne. Après l’avoir rejoint Mme Hugo regagne Paris et s’installe avec Victor rue des Feuillantines.
1814 A la suite d’un jugement qui sanctionne la séparation de ses parents, Victor est mis à la pension Cordier. Entre 1816 et 1818 il fréquentera le lycée Louis-le-Grand.
1817-1819  Succès dans deux concours proposés par l’Académie française (mention). Accessit en physique au concours général. Il fonde Le Conservateur littéraire, bimensuel où collabore Vigny et Émile Deschamps. Première version de Bug-Jargal.
1820 Son ode sur La mort du duc de Berry lui vaut une gratification de Louis XVIII. Est présenté à Chateaubriand.
1821 Mort de sa mère.
1822 Sa première grande œuvre Odes et Poésies diverses lui permet d’obtenir une pension. Il se marie avec Adèle Foucher, à Saint-Sulpice (12 octobre).
1823 Reçoit ses premiers droits d’auteur avec son roman Han d’Islande. Mort de son premier enfant, Léopold, à l’âge de deux mois et demi. Il crée une revue : La Muse française.
1824 Naissance de Léopoldine (28 août). Nouvelles Odes. Fréquente le cénacle de Charles Nodier.
1825 Il reçoit la Légion d’honneur.
1826 Naissance de Charles (3 novembre). Odes et Ballades. Deuxième version de Bug-Jargal.
1827 Fait la connaissance de Sainte-Beuve (plus tard, amant de sa femme). Il s’installe rue Notre-Dame-des-Champs où se réunit le nouveau Cénacle. Parution du drame de Cromwell, précédé d’une longue Préface.
1828 Mort de son père (29 janvier). Naissance de son fils François-Victor (21 octobre).
1829 Les Orientales; Les Derniers Jours d’un condamné. La pièce Marion de Lorme est interdite par la censure.
1830 Hernani est une bataille avant de devenir un trimphe.
1831 Publication de Notre-Dame de Paris. Représentation de Marion de Lorme (théâtre de la Porte Saint-Martin). Les Feuilles d’automne.
1832 Victor Hugo s’installe place des Vosges (anciennement place Royale).
1833 Lucrèce Borgia puis Marie Tudor au théâtre de la Porte-Saint-Martin. Son ménage se désunit en raison des intrigues de Sainte-Beuve. Il se lie avec Juliette Drouet. Cette liaison durera cinquante ans.
1835 Angélo (drame), Les Chants du Crépuscule.
1837  Les Voix intérieures.
1838  Hugo inaugure, avec Ruy Blas, le théâtre de la Renaissance.
1840  Les Rayons et les ombres. Voyage sur les bords du Rhin. Il commémore le retour des cendres de Napoléon 1er en publiant Le Retour de l’Empereur.
1841  Est élu à l’Académie française.
1842-1843  Le Rhin. Sa fille Léopoldine et son gendre Charles Vacquerie se noient à Villequier (4 septembre 1843). Il éprouve un chagrin immense. 
1848-1849 Après sa fidélité à Louis-Philippe, se rallie à la République. Par réaction contre Cavaignac, contribue à fonder la candidature de Louis-Napoléon. Mais rapidement ses relations avec ce dernier s’altèrent.
1851  Il s’oppose au prince-président et résiste en vain contre le coup d’État du 2 décembre. Est obligé de fuir à Bruxelles.
1852  Publication de son pamphlet Napoléon-le-Petit. Il s’installe à Jersey (Marine Terrace).
1853  Impression à Bruxelles des Châtiments. Ce livre pénètre en France clandestinement.
1855  Expulsé de Jersey, il s’établit à Guernesey (Hauteville Housse).
1856  Les Contemplations remportent un franc succès.
1859  Malgré un décret d’amnistie, Hugo refuse de rentrer en France. Première série de La Légende des siècles.
1862  Les Misérables. Voyage sur le Rhin et retour par Bruxelles.
1865  Chansons des rues et des bois.
1866  Les Travailleurs de la mer.
1868  Mort de Mme Hugo à Bruxelles.
1869  L’Homme qui rit.
1870  Revient à Paris après dix-neuf ans d’exil (5 septembre). Sa popu­larité est immense. Il apparaît comme le symbole de la fidélité à l’idéal démocratique.
1871  Élu à l’Assemblée nationale ; en démissionne dès le 8 mars. N’approuve pas le mouvement révolutionnaire de la Commune, mais condamne énergiquement la répression qui la conduit à l’échec.
1872  L’Année terrible. Son intervention en faveur des communards le rend suspect.
1873  Victor Hugo repart pour Guernesey où il séjourne. Écrit en exil (poème).
1877  La Légende des siècles (2e série). L’Art d’être grand-père; Histoire d’un crime.
1881  Publication des Quatre Vents de l’esprit. A l’occasion de son anniversaire, 600 000 personnes défilent devant son domicile de l’avenue d’Eylau. Peu de temps après, cette voie deviendra l’avenue Victor Hugo.
1882  Torquemada, grand drame en vers.
1883  Dernière série de La Légende des siècles. Mort de Juliette Drouet.
1885  Le 22 mai Victor Hugo meurt à Paris d’une crise cardiaque. Après des funérailles nationales, les cendres du poète sont déposées dans la crypte du Panthéon (1er juin).

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PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 L HORRIBLE QUASIMODO EST ELU PAPE DES FOUS - DUSSOLLIER03'27
02 L ORGIE DEVENAIT DE PLUS EN PLUS FLAMANDE - DUSSOLLIER04'11
03 ON EUT DIT UN GEANT BRISE ET MAL RESSOUDE - DUSSOLLIER05'15
04 ESMARALDA SAUVE LE POETE GRINGOIRE DE LA PENDAISON - DUSSOLLIER04'16
05 LE POURPOINT DEJA MALADE DU POETE RENDIT - DUSSOLLIER04'07
06 CEPENDANT GRINGORIE - DUSSOLLIER03'59
07 GRINGOIRE FRISSONNA - DUSSOLLIER03'16
08 LA TROISIEME ETAIT UNE JEUNE FILLE ASSEZ FRAICHE - DUSSOLLIER03'30
09 IL EST PARLE DE LA CATHEDRALE NOTRE DAME DE PARIS - DUSSOLLIER04'26
10 MAIS QUI A JETE BAS LES DEUX RANGS DE STATUES - DUSSOLLIER04'21
11 NOTRE DAME DE PARIS N EST PAS CE QUE L ON PEUT - DUSSOLLIER04'51
12 A N ENVISAGER ICI QUE L ARCHITECTURE EUROPEENNE - DUSSOLLIER02'19
13 LE MONSTRUEUX ENFANT NOMME QUASIMODO - DUSSOLLIER04'23
14 EN EFFET CE N ETAIT PAS UN NOUVEAU NE - DUSSOLLIER04'36
15 OR EN 1482 QUASIMODO AVAIT GRANDI - DUSSOLLIER04'20
16 DU RESTE NON SEULEMENT SON CORPS - DUSSOLLIER04'20
CD 2
01 CE QU IL AIMAIT AVANT TOUT DANS L EDIFICE - DUSSOLLIER04'26
02 CEPENDANT LA TOUR VACILLAIT - DUSSOLLIER03'28
03 IL Y AVAIT CEPENDANT UNE CREATURE HUMAINE - DUSSOLLIER03'04
04 L ARCHIDIACRE CLAUDE FROLLO NOUS EXPLIQUE - DUSSOLLIER04'07
05 EN EFFET DEPUIS L ORIGINE DES CHOSES - DUSSOLLIER04'30
06 AU QUINZIEME SIECLE TOUT CHANGE - DUSSOLLIER03'02
07 QUASIMODO AYANT ETE JUGE PUIS FOUETTE - DUSSOLLIER04'58
08 OR VOICI UN CAS QUI N AVAIT PAS ETE PREVU - DUSSOLLIER04'26
09 LE PAUVRE DIABLE SUPPOSANT QUE LE PREVOT - DUSSOLLIER04'35
10 CE FUT UN FOU RIRE DANS LA FOULE - DUSSOLLIER04'05
11 LA FLAGELLATION ETAIT FINIE - DUSSOLLIER04'09
12 ALORS LE MISERABLE - DUSSOLLIER03'26
13 AU BOUT DE QUELQUES MINUTES - DUSSOLLIER03'57
14 L ARCHIDIACRE CLAUDE FROLLO AMOUREUX - DUSSOLLIER04'20
15 CEPENDANT L AUTRE NE BOUGEAIT - DUSSOLLIER05'21
16 CLAUDE FROLLO - DUSSOLLIER05'18
CD 3
01 LE PRETRE LE VIT - DUSSOLLIER03'42
02 LA JALOUSE FILLE L INTERROMPIT - DUSSOLLIER03'34
03 DOM CLAUDE CEPENDANT VOYAIT TOUT - DUSSOLLIER05'33
04 ESMERALDA COMDAMNEE A MORT - DUSSOLLIER05'46
05 GRINGOIRE EUT LA SUEUR FROIDE - DUSSOLLIER04'17
06 QUAND ELLE RENTRA PALE ET BOITANT - DUSSOLLIER06'22
07 C EST DANS UN FOND DE CUVE - DUSSOLLIER04'28
08 UN JOUR ENFIN OU UNE NUIT - DUSSOLLIER02'52
09 LE PRETRE PARUT PROMENER DE DESSOUS - DUSSOLLIER05'10
10 NE M INTERROMPT PAS - DUSSOLLIER05'24
11 LA MALHEUREUSE AVANT DE REMONTER - DUSSOLLIER07'49
12 ESMERALDA MISE A L ABRI PAR QUASIMODO - DUSSOLLIER05'18
13 CEPENDANT LA VOIX PUBLIQUE - DUSSOLLIER05'52
CD 4
01 CETTE NUIT LA - DUSSOLLIER03'37
02 LE PRETRE CRUT APERCEVOIR LA FORME DE QUASIMODO - DUSSOLLIER03'57
03 LES TRUANDS ESSAYENT DE SAUVER ESMERALDA - DUSSOLLIER04'14
04 IL EST IMPOSSIBLE DE DIRE - DUSSOLLIER05'00
05 LE LECTEUR - DUSSOLLIER04'45
06 EN CE MOMENT D ANGOISSE - DUSSOLLIER03'22
07 TOUS LES YEUX S ETAIENT LEVES - DUSSOLLIER04'08
08 LE BRAVE SOURD ASSAILLI DE TOUTE PART - DUSSOLLIER03'57
09 ESMERALDA EST LIVREE A LA JUSTICE PAR CLAUDE - DUSSOLLIER05'22
10 IL PARAIT QUE CE FUT ALORS - DUSSOLLIER05'07
11 DANS LE PARVIS QUELQUE BONNE FEMME - DUSSOLLIER03'30
12 L HOMME PARVINT AINSI QUE HAUT DE L ECHELLE - DUSSOLLIER05'06
13 L ARCHIDIACRE - DUSSOLLIER03'33
14 QUASIMODO AVAIT DISPARU DE NOTRE DAME - DUSSOLLIER05'51
« Nous retournons enfin à l’œuvre » par Lire

Notre Dame de Paris a d’abord connu un beau succès de librairie à sa sortie en 1831. Ensuite les compositeurs prirent le relais du livre. Puis ce fut très vite le tour des cinéastes : on ses souvient notamment d’Anthony Queen et de Gina Lollobrigida interprétant un Quasimodo hirsute et une Esméralda pulpeuse. Puis l’exubérant Robert Hossein s’empara de l’œuvre. La hasardeuse aventure du célèbre roman se termina avec Belle, un « tube » repris en chœur par des publics oscillant de droite et de gauche devant des caméras de télévision, un briquet allumé à la main. On peut en sourire bien sûr. Cela n’en demeure pas moins le signe que Victor Hugo s’est toujours adressé à cette part de générosité qui, en chacun de nous, attend comme l’amadou de s’enflammer. Avec la lecture d’André Dussolier, nous retournons enfin à l’œuvre. Sa voix inquiète et grave s’accorde avec justesse à cette grande ombre que Hugo semble faire glisser derrière les êtres et les choses et qui, comme dans ses encres, leur donne ce côté ébloui qui nous fascine.
LIRE




« On se laisse envoûter » par La Classe

Les meilleurs passages de Notre Dame de Paris – parmi lesquels la description de Quasimodo -, sont lus sur ce CD par André Dussolier. A l’écoute du comédien, on se laisse envoûter par le rythme et la musique d’un des plus grands textes de la littérature française.
LA CLASSE




« Chef d’œuvre absolu » par Notes Bibliographiques

Notre Dame de Paris a pu être qualifié, à juste titre, de roman pseudo-historique, livre d’images à la manière gothique de 1830. Est-il nécessaire d’en rappeler l’intrigue, située en 1482 ? Dans le monde entier, Quasimodo, difforme, bossu, sourd, sonneur des cloches de la cathédrale, est connu comme est connu son amour pour Esmeralda, la bohémienne et sa chèvre aux cornes dorées. Sont des héros quasi mythiques le poète Pierre Gringoire, le capitaine Phoebus, l’archidiacre Claude Frollo. Enlèvements, bagarres, prison, pleurs, tout est là pour écrire l’aventure la plus mélo-dramatique qui soit. Encore fallait-il le génie de Victor Hugo pour en réaliser un chef d’œuvre absolu. André Dussolier par sa voix, son talent, son autorité, est Victor Hugo. Sa diction parfaite permet à tous de redécouvrir un texte aux extraits judicieusement agencés qu’on croyait pourtant bien connaître.
MH – NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




« L’histoire est tellement belle » par Écouter Voir

Est-ce vraiment une bonne idée d’enregistrer Hugo, du moins ses romans ? Le malentendu, car il y a peut-être un malentendu, vient de l’excellence des histoires en elles-mêmes. Leur trame a toujours fait des scénarios en or pour les adaptations, même les plus schématiques. Il se dit qu’on peut recenser, par exemple, plus de trente versions des Misérables réalisées pour le cinéma, la B.D. et la télévision (Gérard Depardieu n’a pas été le seul Jean Valjean du petit écran français, se souvient-on de Georges Géret au début des années 70 ?). Les arguments des fresques hugoliennes sont toujours passionnants, passionnés, indiscutablement faits pour toucher le plus grand nombre. Seulement voilà, si on en revient à la source, c’est à dire aux textes originaux, cela ne se passe plus du tout de la même façon. Pour les lecteurs d’aujourd’hui, il est probable que ces œuvres, que l’on croit si populaires, deviennent, bien souvent, extrêmement complexes, voire difficiles. Notre Dame de Paris qu’on a peut être enregistré  en raison du succès phénoménal de la comédie musicale (mais que restait-il de Hugo dans ce spectacle à part une ossature minimale ?) est encore d’un accès facile. Mais le cas extrême est certainement celui des Misérables dont les personnages sont si chers au cœur du public français. Beaucoup n’en connaissent que les adaptations. Au mieux, pas mal de fanatiques vous diront qu’ils ont lu le roman en entier mais oui, quand ils étaient enfants…dans les deux ou trois volumes de la Bibliothèque verte, alors que l’œuvre originale est gigantesque, si vaste que les adaptateurs sont toujours contraints d’en abandonner une partie. Quant au texte, il ne se limite absolument pas à l’anecdote. Il y a une bonne part de réflexion assez dense et même de considérations d’ordre philosophique dont l’accès n’est pas forcément immédiat à la lecture. Que dire alors d’une version orale ? On vous dira toujours que l’histoire est tellement belle, et c’est vrai, mais combien vont y voir de près ? Notre Dame de Paris est sortit chez Frémeaux & Associés en un coffret de quatre CD, sans doute avec des coupures ce qui peut paraître contestable aux « purs et durs » du texte intégral, mais certainement plus prudent […] Lu par André Dussolier. Livret de 24 pages avec une remarquable analyse de Michel Dansel et une chronologie de Victor Hugo.
ÉCOUTER VOIR




« Lecture magistrale » par France Inter

Lorsque Victor Hugo s’attela à ce monument qu’est resté Notre Dame de Paris, s’imaginait-il que Walt Disney s’en emparerait un jour ? L’heure était au roman historique, inauguré par Walter Scott, et dont la version magistrale allait naître , en neuf mois à peine, sous la plume de l’auteur, déjà, Hernani, des Orientales, des derniers jours d’un condamné, mais aussi de Marion de Lorme. On le sait, cette fresque du Paris du XVe siècle fut publiée en mars 1831, soit près d’un an après que Victor Hugo a reçu une mise en demeure de son éditeur, Gosselin, de rendre une copie promise pour le mois d’Avril 1829. Dès sa parution, l’œuvre inspira Euterpe (Louise Bertin, aujourd’hui oubliée, puis Massenet, Franz Schmidt) et Melpomène (en 1836, elle prit même la forme d’un vaudeville au théâtre Saint-Antoine) avant que le cinémascope, au siècle qui est le nôtre, n’inspire à Jean Delannoy, en 1956, de confier le rôle de Quasimodo à Anthony Quinn, celui d’Esméralda à Gina Lollobrigida et celui de Claude Frollo à Alain Cuny. D’autres versions, beaucoup moins réussies, virent également le jour, sans oublier plusieurs comédies musicales. C’est la raison pour laquelle, et afin de retrouver le texte, que le service public a retenu la lecture magistrale, faite par André Dussolier, de pages essentielles du roman : quatre disques réunis en un coffret, assorti de son livret illustré.
Pascale MARCAGGI – France INTER




« Un ravissement » par Marie France

On a lu, bien sûr, Victor Hugo au lycée ou après. Vite ou mal, souvent, en sautant les descriptions, ce poids des mots quand on ne comptait pas sur la photo. Mais ces mots, dits par André Dussolier (« Notre Dame de Paris »), rendent aux textes toute leur force. Avant, personne n’avait retenu les pages superbes sur le ravalement calamiteux de la cathédrale Notre-Dame au fil des siècles et l’arrivée de l’imprimerie, achevant le mode d’expression humaine qu’était l’architecture ? Lire dans les encombrements, c’est dangereux. Écouter ces CD, c’est un ravissement.
MARIE FRANCE




« Michel Bouquet et André Dussollier » par Denis Podalydès

[…] Dans le petit habitacle de ma Fiat Panda, elles ébauchaient, peignaient, dressaient des modes, des vies, des temps, des figures, parfaitement matérialisés dans ma mémoire, dans ma voix. Elles sont dans ma voix, je l’espère, moi je les entends. Elles forment tous les paysages : étendues désertiques, contrées verdoyantes, reliefs. La voix de Michel Bouquet est un massif élevé, dentelé. La voix de Vitez un bois de bouleaux traversé de chevaux au galop, celle de Dussollier une campagne à la tombée du soir, bruissante, paisible, secrète. Je les ai tous imités, je reconnais leur timbre à la première inflexion, je les parle inlassablement. […] Denis PODALYDES, « VOIX OFF » © MERCURE DE FRANCE




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