L'ILIADE ET L'ODYSSEE - HOMERE

Lu par SAPHO, MICHAEL LONSDALE...

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Livret : 40 PAGES
Nombre de CDs : 10


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L'Iliade et l'Odyssée en 10 CD à écouter !
Traduction de Lecomte de Lisle.

Texte fondateur de l’occident, l’épopée homérique qui relève du merveilleux, a été conçue, récitée, et reçue à l’époque de sa création, près de dix siècles avant notre ère. C’est une oeuvre faite pour être dite, voire chantée, et par conséquent pour être entendue plutôt que lue.
C’est ainsi que nous vous la proposons, interprétée par Michael Lonsdale, Sapho, Jean-Pierre Michael, Emmanuelle Galabru et Claude Lesko, renouant avec la tradition qui lui donne toute sa saveur. La sélection des textes a été faite à partir du la traduction du poète Leconte de Lisle, par M. Raymond Jacquenod, auteur du Nouveau Dictionnaire de la Mythologie Grecque.
Ce coffret vous présente plus de dix heures d’écoute, pour vous immerger dans l’un des plus grands contes de l’humanité.
Claude Colombini & Patrick Frémeaux

"Je veux lire en trois jours l'Iliade d'Homère"
Ronsard (Les Sonnets à Cassandre)

Edition : Claude Colombini pour Frémeaux & Associés, Livret 44 pages par Raymond Jacquenod.

Droits audio : La Librairie Sonore - Groupe Frémeaux Colombini (CD à écouter - Livres audio) .
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L’ILIADE ET L’ODYSSÉE

L’ILIADE ET L’ODYSSÉE

Textes choisis par RAYMOND JACQUENOD,
lus par MICHAEL LONSDALE, SAPHO, JEAN-PIERRE MICHAEL, EMMANUELLE GALABRU, CLAUDE LESKO







A Monsieur Raymond Jacquenod
Les textes ont été choisis et présentés par M. Raymond Jacquenod, agrégé de lettres classiques, docteur ès lettres, inspecteur général honoraire de l’éducation nationale, auteur du Nouveau Dictionnaire de la Mythologie Grecque.
M. Jacquenod a réalisé cet ouvrage avec amour et passion. Il nous a quitté en 1999, au milieu de la production des enregistrements. Je tenais donc à lui dédier cet ouvrage sonore. 
Claude Colombini - L’éditrice

Un dieu
«Si Homère est un dieu, qu’il soit adoré parmi les immortels. Et s’il n’est pas dieu, considérons-le comme un dieu.» Telle est l’inscription qu’Ingres a représentée gravée en grec sur la pierre au bas de son Apothéose d’Homère, tableau célèbre qu’on peut voir au musée du Louvre, à Paris.

La question d’Homère
Mais Homère a-t-il existé? Dès l’Antiquité, certains savants doutaient que l’Iliade et l’Odyssée fussent du même auteur. Partisans d’une nette séparation des deux œuvres, ils ont été appelés chorizontes, d’un verbe grec qui veut dire «séparer». Dans les temps modernes, des érudits tels que l’abbé d’Aubignac au XVIIe siècle et l’allemand Wolff au XVIIIe ont poussé à l’extrême la contestation de l’auteur et de nombreux passages du texte. Cependant la tradition représente Homère comme originaire de la côte asiatique. Le poète grec Pindare, au début du Ve siècle avant notre ère, l’appelait «l’homme de Smyrne et de Chios». Il passait pour être aveugle, à l’image des poètes évoqués dans l’œuvre elle-même. La cécité serait une marque divine. On pensait qu’Homère traçait en eux son propre portrait et l’on a recherché à rapprocher son nom du mot grec homèros qui signifie «aveugle» .

Naissance de l’épopée homérique
Ce qui est sûr, c’est que l’Iliade et l’Odyssée sont les œuvres d’un poète ou de poètes qui n’ont rien de «primitif». Elles supposent un public déjà raffiné et elles utilisent une langue très élaborée qui combine des éléments de deux dialectes grecs, l’éolien et l’ionien, dialectes de la partie orientale de la Méditerranée. Cette langue artificielle est différente du grec classique de Platon ou des orateurs. Elle s’accorde avec l’idée que nous pouvons nous faire de la patrie d’Homère. L
’évocation de l’aède Dèmodocos au chant VIII de l’Odyssée nous donne un aperçu de la façon dont l’épopée a pu naître. Le terme aède, en grec aoidos (qui chante) désigne un artiste à la fois créateur et interprète. L’aède utilisait des thèmes, des personnages, des légendes ou des récits plus ou moins familiers à son auditoire, pour les arranger ou les compléter, parfois à la demande de son public : légendes concernant les dieux, héros aux noms connus comme Achille, Ulysse, Hector, Agamemnon. De même, il disposait probablement des termes consacrés pour caractériser les acteurs de ses histoires : Achille «aux pieds rapides», Agamemnon «qui commande au loin», etc. L’aède, que l’on a comparé aux troubadours et aux trouvères du Moyen Âge, préludait par quelques notes tirées de sa cithare, instrument très simple à cordes pincées. La poésie, plutôt que chantée, était récitée ou, plus vraisemblablement, psalmodiée avec, de loin en loin, un accord de la cithare. L’aède est donc poète au sens étymologique du terme. Le mot rapsode, également utilisé, désigne plutôt le simple récitant, celui qui relie les chants, les éléments créés par ses prédécesseurs (sens du verbe grec rhapsôidein). Notons au passage que Leconte de Lisle, dont nous avons utilisé la traduction, désigne chacun des chants par le terme rhapsôdie. De toute façon, il ne faut pas imaginer la création de l’Iliade et de l’Odyssée comme celle de nos modernes épopées ou comme celle de l’Enéide du poète latin Virgile. Celui-ci a produit d’un seul jet une œuvre personnelle, composée et savante, alors que l’épopée grecque a pu être comparée à une sorte de «bourgeonnement végétal» selon un mouvement qui se développe tout au long du récit, progressivement enrichi. Le texte qui en est résulté a peut-être été organisé plus tardivement par un poète unique, consacrant ainsi l’achèvement d’un cycle épique. Il a pris sa physionomie définitive au Ve siècle avant notre ère comme un tout dont il ne faut plus rien dissocier. Avec ses interpolations et ses redites il a acquis sa structure qu’il serait désormais risqué de désarticuler, son mouvement propre qu’il serait vain de réduire. Alain le compare à un récit «paysan» quand il écrit: « Homère ici change de place son bâton et laisse tomber son vers en syllabes lentes. Ne voyez-vous pas, dit-il par ce geste, que tout est fini depuis longtemps? Mais je sais reprendre, je sais recommencer ce qui est fini; le vers lui-même dit cela; le vers prépare quelque chose de neuf, mais qui est très vieux, que tous savent et que tous oublient de savoir. Or, j’ai ma chaîne de mots, j’ai mon long chemin qui ne mène à rien.» Le vers dont parle le philosophe est l’hexamètre, suite de six mesures composées chacune de deux syllabes longues ou d’une syllabe longue et deux syllabes brèves. Ce type de vers sera le plus répandu en Grèce et à Rome, spécialement dans l’épopée. On peut lui comparer l’alexandrin, vers de douze syllabes de la poésie française.

Le mythe et l’histoire
Pour qui veut dérouler tout le fil des événements tels qu’ils s’enchaînent en définitive dans l’ensemble de la mythologie, il faut remonter au mariage de la déesse Thétis et du mortel Pélée. Zeus lui-même aurait bien voulu obtenir les faveurs de la belle déesse mais il apprit que cette union donnerait alors naissance à un fils plus puissant que son père. Le roi des dieux ne pouvait pas envisager une telle éventualité: il préféra renoncer à ses amours. Ainsi c’est le mortel Pélée qui donnera à Thétis un fils très supérieur à son père, Achille «semblable aux dieux», mais non pas dieu lui-même.
Le mariage de Pélée et de Thétis avait été célébré avec un faste extraordinaire. Tous les dieux y furent présents et apportèrent de multiples cadeaux. Tous les dieux, sauf Eris, la Discorde, dont la venue était naturellement jugée indésirable. Bien entendu, elle se présenta quand même et lança son cadeau au beau milieu de l’assemblée, une pomme en or - la «pomme de discorde» - sur laquelle était gravée cette dédicace: «À la plus belle». Trois déesses, Héra, Athéna et Aphrodite, se précipitèrent pour la ramasser, chacune étant persuadée qu’elle lui revenait de droit. Zeus arrêta leur élan et décréta que Pâris, fils du roi de Troie Priam, serait l’arbitre du concours. Chaque déesse essaya d’influencer son jugement par un présent. Pâris accorda la pomme à Vénus Aphrodite qui lui promit d’être aimé par la plus belle femme de la terre. Cette femme était Hélène, épouse du roi de Sparte Ménélas. Aphrodite fit en sorte que Pâris enlevât Hélène à son mari. Or un engagement, jadis négocié par Ulysse, liait entre eux tous les anciens prétendants d’Hélène, grands princes grecs. Aussi, pour aider Ménélas à reprendre son épouse et châtier l’adultère Pâris, qui ne voulut pas obtempérer à une demande diplomatique, ils organisèrent l’expédition contre Troie, sous la direction d’Agamemnon, le roi des rois, frère de Ménélas. On le voit, la déesse Discorde avait pleinement atteint son but : une série ininterrompue de malheurs naquit des noces de Thétis et de Pélée, malheurs dont la Guerre de Troie ne fut que le début. L’Iliade se rapporte à la guerre elle-même. L’Odyssée raconte l’aventureux retour d’Ulysse. L’une nous transporte à l’époque sans date du fabuleux épique, l’autre est comme un «voyage extraordinaire» qui nous promène dans l’espace méditerranéen. Cette différence fondamentale de perspective a beaucoup influé sur le jugement de ceux qui séparent les deux œuvres en les attribuant à deux auteurs différents et à deux époques nettement distinctes. Mais, dans l’un et l’autre cas, il ne faut pas chercher à travers ces récits une trame historique ou le reflet d’une civilisation précise. Les éléments que nous relevons dans ce qu’on appelle «la civilisation homérique» ont été empruntés par Homère soit au souvenir d’une époque antérieure, la civilisation mycénienne, soit à la culture orientale - nous avons signalé les relations de l’auteur avec la côte d’Asie Mineure -, soit à un environnement idéalisé. Le génie du poète a donné à l’ensemble son unité en le transfigurant et l’on a pu écrire à juste titre : «Pas plus que la société des princes, des marquis, des fées, des ogres ou des bûcherons dans les contes de Perrault n’est l’image de notre société du XVIIe siècle, le palais d’Ulysse ne saurait coïncider avec les ruines de Tirynthe.» (Pierre Guillon). La précision du récit et du décor ne doit pas nous faire illusion. Certes, un savant comme Victor Bérard a pu identifier certains éléments culturels et certains sites de l’Odyssée, mais ces éléments ne s’organisent pas en une image cohérente et historique d’une civilisation déterminée. Ainsi, pour ne citer qu’un exemple, il n’y a aucun rapport entre les rites funéraires d’incinération du monde homérique et les rites d’ensevelissement dont témoignent les tombeaux de la civilisation mycénienne qu’on identifie pourtant parfois au prétendu «âge homérique». L’univers homérique est un univers rêvé.

Autour d’Homère
Dès le VIIIe siècle av. J.-C. le succès de l’épopée homérique a encouragé des imitateurs dont les œuvres, avec l’Iliade et l’Odyssée, constituent ce qu’on nomme un cycle, un ensemble se rapportant au même sujet, en l’occurrence la Guerre de Troie. Voilà pourquoi on l’appelle le «cycle troyen». D’autres œuvres (trente-quatre) qui ont été abusivement attribuées à Homère, portent le nom générique d’hymnes homériques. Le plus ancien et le plus beau est l’Hymne à Apollon Délien, qui célèbre la naissance du dieu à Délos. Il est en dialecte ionien. L’Hymne à Démèter est postérieur au VIe s. av. J.-C. L’Hymne à Hermès est le plus original. Enfin un auteur inconnu mais médiocre a composé vers l’an 500 av. J.-C. une parodie en trois cents vers des combats homériques en racontant le «combat des rats et des grenouilles», appelé en grec Batrachomyomachie.

Comment nous connaissons l’Iliade et l’Odyssée
Ces œuvres n’ont d’abord été transmises qu’oralement par les rapsodes. Or l’écriture existait déjà et bientôt la nécessité a été ressentie de fixer des textes si beaux et si célèbres dont toutes les autres œuvres voulaient s’inspirer mais qui risquaient ainsi de s’altérer. Ce fut l’œuvre des législateurs d’Athènes, Solon, à la fin du VIIe siècle, et surtout Pisistrate, à la fin du VIe s. avant notre ère. Cependant le texte de nos plus anciens manuscrits ne date pas de cette époque, on s’en doute. Ceux-ci remontent pour la plupart au Moyen âge. Le premier texte imprimé le fut en 1488, à Florence. La découverte la plus intéressante fut celle du manuscrit des commentaires de l’Iliade écrits par des grammairiens d’Alexandrie au IIIe siècle de notre ère. Ce manuscrit a été publié par son inventeur (son «découvreur») le savant français Villoison, en I788.

La traduction de Leconte de Lisle
Le texte que vous entendrez est la traduction faite par Leconte de Lisle, le célèbre poète parnassien (1818-1894). Qui peut, mieux qu’un poète, traduire un poète? Nous avons toutefois apporté une légère modification à sa traduction. En effet, par volonté de pittoresque, Leconte de Lisle a conservé aux personnages la forme grecque de leur nom, écrivant par exemple Akhilleus pour Achille ou Odysseus pour Ulysse ou encore Troiè pour Troie. Nous avons pensé préférable, pour ne pas dérouter l’auditeur, de donner aux noms les plus connus la forme sous laquelle ils ont été popularisés en français. Mais pour les noms moins connus, qui apparaissent épisodiquement, nous leur laissons les sonorités plus exotiques de la langue grecque. Nous proposons cependant ci-après un lexique des principaux noms.

Lexique des principaux personnages
Nous donnons les noms sous leur forme usuelle puis, éventuellement, sous la forme grecque (gr.) avec transcription en caractères latins, enfin sous la forme latine (lat.). Signalons aussi que les Grecs sont encore désignés sous les noms d’Hellènes, de Danaens, d’Achéens ou même d’Argiens.
Achille, descendant d’Éaque, fils de Pélée, Akhilleus (gr.), Achilles (lat.)
Agamemnon, Agamemnôn (gr.), Agamemno (lat.).
Ajax, Aias (gr.), Ajax (lat.).
Alexandre, autre nom de Pâris, Alexandros (gr.), Alexander (lat.).
Anchise, Agkhisès (gr.), Anchisa ou Anchises (lat.).
Andromaque, Andromakhè (gr.), Andromacha ou Andromache (lat.).
Aphrodite, Aphroditè (gr.), Aphrodita ou Aphrodite (lat.) dont l’avatar est la déesse latine Vénus, déesse de l’amour.
Apollon, Apollôn (gr.), Apollo (lat.).
Arès, Arès (gr.), dont l’avatar est le dieu latin Mars, dieu de la Guerre.
Athéna, Athèna (gr.) autre nom de Pallas, dont l’avatar est la déesse latine Minerve, déesse de la Sagesse.
Atride, fils d’Atrée, Atreidès (gr.), Atrida ou Atrides (lat.) nom qui s’applique entre autres à Agamemnon et à Ménélas.
Égisthe, Aigisthos (gr.), Aigisthus (lat.).
Enée, Aineias (gr.), Æneas (lat.).
Hadès, Haidès (gr.), dont l’avatar est le dieu latin Pluton, dieu des enfers.
Hector, Hektôr (gr.), Hector (lat.).
Hécube, Hékabè (gr.), Hecuba ou Hecube (lat.).
Héphaistos, Hèphaïstos (gr.), dont l’avatar est le dieu latin Vulcain, dieu du feu.
Hermès, Hermès ou Hermeias (gr.), Hermes ou Herma (lat.), dont l’avatar est le dieu latin Mercure.
Idoménée, Idoméneus (gr.), Idomeneus (lat.).
Ménélas, Ménélaos (gr.), Menelaos ou Menelaus (lat.).
Oreste, Orestès (gr.), Orestes (lat.).
Patrocle, Patroklès (gr.), Patroclus (lat.).
Pénélope, Pènélopeia (gr.), Penelope ou Penelopea (lat.).
Phœbus, Phoibos (gr.), Phœbus (lat.), nom associé à celui d’Apollon.
Poseidon, Poseidôn (gr.), dont l’avatar est le dieu latin Neptune, dieu de la mer.
Priam, Priamos (gr.), Priamus (lat.).
Télémaque, Tèlémakhos (gr.), Telemachus (lat.).
Ulysse, Odusseus (gr.) transcrit Odysseus, Ulixes (lat.).
Zeus, Zeus (gr.), dont l’avatar est le dieu latin Jupiter.

Chronologie homérique
Il ne faut pas confondre la chronologie des faits à caractère historique, concernant le monde grec ou les dates de la rédaction de l’épopée homérique, avec la chronologie fictive des événements rapportés dans cette épopée, telle que nous l’établirons plus loin.

Chronologie historique
Vers 3000 av. J.-C. : apparition en Grèce d’un peuple appelé Pélasges.
Vers 2900 av. J.-C. : premiers vestiges d’une ville que l’archéologue allemand Schliemann a identifiée à la ville de Troie (aujourd’hui Hissarlik, en Turquie, non loin de l’entrée des Dardanelles).
Vers 2300 av. J.-C. : incendie de cette ville. Vers 2250 av. J.-C. : nouvel incendie. Jusque vers 1500 av. J.-C. on trouve les traces de trois autres villes se succédant sur le site.
Vers 1900 av. J.-C.: construction des palais crétois. Apparition des premières écritures syllabaires, linéaire A et linéaire B. L’archéologue anglais Ventris croit pouvoir identifier le linéaire B au grec. à cette époque la Grèce est peuplée par les Achéens.
Vers 1450 - 1400 av. J.-C. : les Achéens s’étendent vers l’île de Chypre et vers l’Asie Mineure.
Vers 1350 av. J.-C. : pour la sixième fois un incendie détruit la ville de Troie.
Vers 1250 av. J.-C. : début de l’âge du fer. La Grèce est occupée par les Doriens qui chassent les Achéens vers l’Asie Mineure.
Vers 900 av. J.-C. : les Grecs adoptent l’alphabet phénicien.
Vers 900 av. J.-C. : date la plus ancienne attribuée à la composition de l’Iliade. Les parties les plus anciennes de l’Odyssée remontent à la fin du IXe siècle av. J.-C. On situe l’achèvement de l’Iliade et de l’Odyssée vers le milieu du VIIIe s. (750).
776 av. J.-C. : début de l’ère des Olympiades selon lesquelles les Grecs datent les événements.
753 av. J.-C. : date légendaire de la fondation de Rome, point de départ du calendrier latin.
Vers 600 av. J.-C. : Solon, l’un des « sept Sages de la Grèce », organise la récitation de l’Iliade et de l’Odyssée lors des fêtes célébrées à Athènes.
Vers la fin du VIe s. av. J.-C. : le tyran d’Athènes Pisistrate constitue une commission qui arrête sous la dictée des rapsodes le texte définitif de l’Iliade et de l’Odyssée. Hipparque, fils de Pisistrate, impose la récitation intégrale de ce texte lors de la fête des Panathénées, usage qui subsistait à l’époque du philosophe Platon (Ve et IVe s. av. J.-C.).
IIIe s. av. J.-C. : les grammairiens d’Alexandrie Hellanicos et Xénon contestent que l’Iliade et l’Odyssée soient du même auteur.
IIe s. ap. J.-C. : l’empereur Hadrien fait entreprendre des recherches sur Homère.
Fin du IIIe s. ap. J.-C. : les observations des grammairiens alexandrins et de leurs successeurs se retrouvent consignées dans un manuscrit consacré à l’Iliade. Ce manuscrit sera découvert à Venise par le savant français Villoison et publié en 1788. À la suite de cette publication l’allemand Wolf fera en 1795 une lecture très critique d’Homère, affirmant que les épopées homériques sont le résultat du récolement de chants isolés qu’on ne saurait attribuer à un auteur unique.
1488 : le premier texte imprimé de l’Iliade et de l’Odyssée est publié à Florence par Démétrios Chalcondyle.
1871 : le savant allemand Schliemann commence ses fouilles sur le site d’Hissarlik pour retrouver les vestiges de la ville de Troie.
1925 : l’helléniste et homme politique français Victor Bérard publie sa première édition de l’Odyssée, dont il fait l’exégèse approfondie. V. Bérard s’efforcera d’identifier géographiquement l’itinéraire d’Ulysse.

Chronologie de l’Iliade
Bien que le siège de Troie soit censé avoir duré dix ans, les événements rapportés dans l’Iliade se déroulent en l’espace de quelques jours seulement. Si l’on prend comme repère, jour n° 1, celui où Chrysès vient réclamer sa fille Chryséis enlevée par les Grecs, le jour 22 est celui à partir duquel se déclenchera vraiment l’action. L’épopée commence par une sorte de «flash-back», procédé qui n’a pas attendu le cinéma pour être utilisé en narration. Nous apprenons ainsi l’origine de la fatale colère d’Achille.
• Le 1er, Chrysès vient racheter sa fille (I, 12) et l’épidémie se déclare;
• Le 9, Zeus va rendre visite aux Éthiopiens (I, 423);
• Le 10 est le dixième jour de l’épidémie, Achille convoque l’assemblée (I, 54); une ambassade, une délégation grecque, rend Chryséis à son père.
• Le 11 ont lieu les cérémonies de restitution de Chryséis.
• Le 12 au matin l’ambassade revient au camp des Achéens (I, 477).
Alors se situe une ellipse qui enjambe quelques jours, du 12 au 20 au soir. Le poète dit simplement que les assemblées sont tenues et que les combats se poursuivent mais qu’Achille demeure à l’écart ( I, 487-492).
• Le 21 au matin est «la douzième aurore» depuis le départ de Zeus pour l’Ethiopie; une réunion se tient sur l’Olympe et fête son retour (I, 493). Chez les dieux, toute la journée se passe en festins (I, 601).
• C’est seulement dans la nuit du 21 au 22 que l’action est lancée, quand Zeus envoie à Agamemnon le songe trompeur qui l’engage à mener les Grecs au combat (II, 8 sqq.). Le matin de ce jour (II, 48) Agamemnon convoque les chefs, puis se tient l’assemblée du peuple, suivie du repas (II, 399). Ce même jour voit le duel de Ménélas et de Pâris (chant III), suivi de la rupture du traité (chant IV), de la reprise de la guerre, à l’avantage des Grecs (chant V), du retour d’Hector au combat (VI) et de l’interruption due à la nuit (VII,282).
• Le 23 au matin (VII,421) débute un jour de trêve où les adversaires ramassent leurs morts. Quand le jour s’achève (VII, 465), les Achéens et les Troyens passent la nuit à manger (une nuit d’orage : VII, 478 sq.) avant de se livrer au repos.
• Le 24 au matin (VIII,1), la bataille reprend; les Achéens sont refoulés dans leur camp. La nuit sépare les combattants mais les Troyens la passent en armes après avoir allumé de grands feux (VIII, 553 sq.). Ce même soir, «tandis que les Troyens placent leurs gardes» (IX,1), les Grecs prennent peur et Agamemnon envoie, vainement, une ambassade auprès d’Achille. Toujours cette même nuit, Ulysse réussit un «coup de main» (chant X).
• Le 25, après avoir pris leur repas du matin (X, 577 sqq.), les Grecs vont affronter (XI, 1) un nouveau jour de combat dont les fluctuations occupent les chants XI à XV et qui se poursuit avec les exploits de Patrocle (XVI), sa mort et les combats autour de son cadavre (XVII), le retour d’Achille sur le champ de bataille (XVIII). Enfin le jour s’achève (XVIII, 239 sq.) «et les divins Achéens mirent fin à la mêlée violente et à la guerre lamentable». C’est durant la nuit qui commence qu’Héphaistos forge les armes d’Achille. Pendant ce temps les Troyens se réfugient dans leurs murs (XVIII, 254).
• Le 26 au matin, Achille se réconcilie avec Agamemnon, revêt son armure et se rend au combat (XIX). Après le repas du matin (XIX, 155) commence la bataille qui se termine au chant XXII par la mort d’Hector. Achille revient au camp des Grecs et c’est le repas du soir (XXIII, 55 à 58). On voit donc que l’essentiel de l’Iliade, du chant II au chant XXIII, concerne quatre jours de combat (22, 24, 25, 26) interrompus par un jour de trêve (23). La fin de l’épopée couvre douze jours et raconte les cérémonies en l’honneur de Patrocle (XXIII, 109 sqq. et XXIV). Pendant toute cette période Achille traîne autour du tombeau de son ami le cadavre d’Hector jusqu’au jour où, sur l’ordre des dieux, il rend le corps de son fils à Priam. Il lui accorde une trêve de douze jours pour «pleurer Hector», un jour pour l’ensevelir, un jour pour le mettre au tombeau. La guerre reprendra éventuellement le douzième jour XXIV, 660 sqq.).

Chronologie de l’Odyssée
On peut dater les événements rapportés dans l’Odyssée soit au niveau du récit du poète soit au niveau du «récit dans le récit», c’est-à-dire de la narration que fait Ulysse chez les Phéaciens. Comme pour l’Iliade, nous constatons que les événements essentiels sont concentrés sur peu de jours, bien que le retour d’Ulysse ait duré dix ans.

1) Récit d’Homère
- 1er jour : l’assemblée des dieux; Athéna se rend auprès de Télémaque (chant I).
-2ème jour : départ de Télémaque (chant II): le voyage de Télémaque durera 3 jours (chants III et IV) mais Télémaque ne reviendra à Ithaque que lorsque Ulysse y sera déjà rentré (chant XV).
-3ème jour : Hermès se rend auprès de Calypso (chant V).
-4ème jour au 7éme jour : Ulysse construit son radeau (chant V).
-8ème au 27ème jour : Ulysse va de l’île de Calypso à l’île des Phéaciens (chant V).
-28ème au 30ème jour : Ulysse chez les Phéaciens. Il rencontre Nausicaa (VI-VII). Il se fait connaître (VIII) et raconte ses aventures (IX-XII). Il est conduit à Ithaque (XIII).
-31ème jour : arrivée d’Ulysse chez Eumée (XIII-XIV).
-32ème jour: Ulysse est chez Eumée tandis qu’Athéna pousse Télémaque à revenir (XV).
-33ème jour au soir : arrivée de Télémaque (XV).
-34ème jour : Télémaque reconnaît son père (XVI).
-35ème jour : Ulysse revient dans son palais (XVII-XIX).
-36ème jour : la vengeance d’Ulysse (XX-XXIII).
-37ème jour : les prétendants vont aux enfers. Triomphe d’Ulysse (XXIV).

2) Récit d’Ulysse chez les Phéaciens (29ème jour)
Ce récit dans le récit constitue ce qu’on appelle une composition «en abyme». C’est aussi ce qu’en termes cinématographiques on nomme un «flash-back», un «retour en arrière». Le passage, du chant IX au chant XII, couvre toutes les aventures du héros depuis son départ de Troie jusqu’à l’arrivée dans l’île de Calypso (3 ans) et le séjour auprès de la déesse (7 ans). Il forme, par la longue durée qu’il représente, un contraste absolu avec la densité du déroulement de l’action principale. Il faut noter enfin, dans ce récit, le passage relatif à la prophétie du devin Tirésias (XI, v. 84-151) qui, inséré dans le discours d’Ulysse, introduit un nouveau plan encore plus profond dans la composition en abyme. Cet artifice nous livre par anticipation et, notons-le, à l’intérieur du «flash-back», la fin de l’existence du héros, tout ce qui se situe postérieurement au dernier chant de l’épopée. La durée que représente cette évocation est indéterminée.

Iliade
C.D.1. La querelle (chants I et II)N
1. La punition divine (chant I, vers 1 à 52). Après avoir invoqué la Muse, le poète rappelle comment naquit la querelle entre Achille et Agamemnon. Chrysès, prêtre d’Apollon, est venu demander aux Grecs de lui rendre sa fille Chryséis qui avait été attribuée à Agamemnon au titre de sa part de butin. Agamemnon a repoussé Chrysès sous des outrages. Apollon a vengé l’insulte faite à son prêtre en frappant d’une maladie contagieuse le camp des Grecs. 3’17
2. Achille convoque l’assemblée (vers 53 à 100 ). Achille veut qu’on avise aux moyens de fléchir le dieu. Il interroge le devin Calchas qui révèle qu’on apaisera Apollon si l’on rend Chryséis à son père. 2’45
3. Orage à l’horizon (vers 101 à 192). Agamemnon consent à rendre sa captive pourvu qu’on le dédommage par une autre récompense. Achille reproche au roi des rois son âpreté au gain mais le chef suprême annonce qu’il se paiera sur le butin d’Achille en lui prenant sa captive Briséis. 5’08
4. Représailles (vers 193 à 261 et 273 à 307). Furieux, Achille se sent prêt à tuer son chef, mais la déesse Athéna l’en dissuade. Il se contente de jurer qu’il ne combattra plus pour les Grecs, sans que l’intervention du sage Nestor parvienne à calmer sa colère. 5’57
5. L’échange (vers 308 à 348). Agamemnon fait reconduire Chryséis à son père et saisir Briséis dans la tente d’Achille. 2’28
6. Prière à Thétis (vers 349 à 430). Achille implore sa mère Thétis qui vient le consoler et lui promet d’obtenir de Zeus la vengeance qu’il demande. 4’56
7. Achille sous sa tente (vers 430 à 492). Chryséis revient chez son père et l’immolation des victimes expiatoires apaise le dieu Apollon. Mais Achille, à l’écart des Grecs, «se dévore le cœur et regrette le cri de guerre et la mêlée». 3’43
8. Thétis aux pieds de Zeus (vers 493 à 530). Thétis se rend sur l’Olympe et Zeus lui promet secrètement que les Troyens auront l’avantage dans les combats jusqu’à ce que les Achéens aient honoré son fils et réparé l’affront qu’ils lui ont fait. 2’28
9. L’épouse irascible (vers 531 à 568). Héra, hostile aux Troyens, adresse de vifs reproches à Zeus son époux, qui répond par des menaces. 2’12
10. Réconciliation (vers 569 à 611). La querelle de Zeus et d’Héra afflige tout l’Olympe, mais leur fils Héphaistos les réconcilie en faisant renaître la gaieté dans le festin. 2’30
11. L’épreuve (chant II, vers 48 à 94). Dès l’aurore, Agamemnon assemble les chefs et les informe de la résolution qu’il a prise pour éprouver la combativité de son armée : «Je les pousserai à fuir sur leurs nefs chargées de rameurs. Vous, par vos paroles, forcez-les de rester.» Puis il réunit les troupes. 2’40
12. Quel parti prendre? (vers 95 à 100, 110 à 154 et 183 à 206). Agamemnon s’adresse à l’assemblée de ses soldats et feint de renoncer à poursuivre la guerre tandis qu’Ulysse, averti par Athéna, retient les Grecs en usant du reproche ou de la menace pour les ramener dans les rangs. 3’50
13. Le discours d’Ulysse (vers 207 à 211 et 278 à 332). Ulysse prend la parole pour relever le courage de tous. 3’16
14. Voici le sage Nestor (vers 333 à 397 et 484 à 493). Le sage Nestor, fils de nélée, exhorte les Grecs à son tour et Agamemnon donne l’ordre de se préparer au combat. Le chant se poursuit par une invocation aux Muses et s’achève par le dénombrement des troupes grecques. 3’51

C.D.2. Combats de géants (chants III à VI)
1. Du haut des murailles (chant III, vers 141 à 234). Iris est allée chercher Hélène pour qu’elle assiste au combat du haut des murailles. Elle lui inspire un doux et émouvant souvenir de son pays et de ses parents. Dans cette scène célèbre, Hélène montre à Priam les principaux guerriers grecs. 5’38
2. Les deux rivaux s’affrontent (vers 314 à 382). Au cours d’un sacrifice solennel, Agamemnon a proclamé qu’Hélène et ses trésors appartiendraient au vainqueur. Priam ratifie ce traité et se retire. Les rivaux, Pâris et Ménélas, s’affrontent. Pâris est vaincu. 3’55
3. La guerre de Troie aura lieu quand même (chant IV, vers 86 à 126). Pâris Alexandre, quoique resté en vie, ayant été vaincu, Hélène devrait être rendue sans plus de forme à Ménélas. Mais Héra a juré la ruine de Troie : elle veut la guerre. Avec la permission de Zeus, elle envoie Athéna rompre la trêve. Cette déesse incite Pandoros, chef des Lyciens alliés aux Troyens, à lancer une flèche contre Ménélas pour rouvrir les hostilités. 2’14
4. Ménélas est blessé et la lutte reprend ( vers 127 à 189). La blessure de Ménélas est l’occasion d’un touchant échange de paroles affectueuses entre Agamemnon et son frère. Et tandis qu’Arès et Apollon encouragent les Troyens, Pallas Athéna se range aux côtés des Grecs. 3’29
5. Le vaillant Diomède (chant V, vers 1 à 37). Parmi tous les Grecs, qui font un carnage des Troyens, se distingue Diomède, fils de Tydée, encouragé par Athéna. 2’26
6. Diomède blessé (vers 84 à 132). Blessé par Pandaros, Diomède est soigné par Athéna qui lui redonne vigueur mais lui recommande de ne pas combattre contre les dieux excepté contre Aphrodite. 2’57
7. Diomède vainqueur d’Énée (vers 297 à 327). Il blesse avec une pierre Énée qui venait au secours de son ami Pandaros, abattu aussi par Diomède. 2’05
8. Diomède s’attaque à Aphrodite (vers 327 à 352). Aphrodite, accourue au secours d’Énée, voit «percer sa peau divine» et s’enfuit en gémissant sous les menaces de l’intrépide Diomède. 1’40
9. à Arès lui-même... (vers 837 à 867). Toujours encouragé et accompagné par Athéna, Diomède s’attaque au dieu de la guerre, à Arès en personne, et le blesse. 1’53
10. Une lutte sans merci (chant VI, vers 1 à 4 et 37 à 72). Profitant du fait que les dieux se sont momentanément éloignés du combat, les Grecs prennent l’avantage dans une lutte sans merci. Agamemnon contraint son frère à tuer un prisonnier malgré ses supplications : «Qu’ils meurent tous avec Ilion! ». 2’20
11. Hélénos fait appel à Hector (vers 73 à 118). Le devin Hélénos, fils de Priam comme Hector, presse son frère d’aller à Troie ordonner une procession solennelle au temple d’Athéna pour obtenir que la déesse retire du champ de bataille le redoutable Diomède.  2’44
12. Rencontre d’Hector et de sa mère Hécube (vers 237 à 285). Hector transmet à sa mère les recommandations d’Hélénos. 2’27
13. Aux pieds d’Athéna (vers 286 à 312). Préparatifs, procession, supplications à la déesse. «Mais Pallas Athéna les refusa». 1’44
14. Hector chez Pâris (vers 313 à 368). Hector fait à son frère d’amers reproches. Pâris lui promet de le rejoindre sur le champ de bataille. 3’32
15. Hector et Andromaque (vers 369 à 439). Hector veut voir son épouse Andromaque, mais elle n’est pas dans son palais. Il la rencontre aux portes de la ville. Andromaque lui adresse cet avertissement suppliant : «Malheureux, ton courage te perdra.» 4’24
16. Les adieux d’un guerrier (vers 440 à 493). Scène célèbre, à la fois simple et grandiose. Le guerrier est un époux affectueux et un père plein de tendresse. 3’12
17. Retour au combat (vers 494 à 529). Hector s’éloigne et retrouve Pâris revêtu de ses armes. Tous deux retournent au combat. 2’12

C.D.3. La défaite des Achéens (chants VIII à XI)
1. Ambassade auprès d’Achille (chant IX, vers 185 à 224). Agamemnon envoie des ambassadeurs auprès d’Achille pour l’inviter à reprendre le combat. Ce sont Phénix, Ajax, Ulysse et deux hérauts. Ils sont recus courtoisement. 2’11
2. Discours d’Ulysse (vers 225 à 306). Ulysse rapporte les propositions d’Agamemnon.  4’45
3. Réponse d’Achille (vers 307 à 429). Achille oppose un refus inflexible. 7’02
4. Discours de Phénix (vers 430 à 526 et 602 à 605). Le vieux Phénix rappelle à Achille les liens presque familiaux qui l’unissent à lui, pour essayer de l’attendrir. 5’38
5. Vaines prières (vers 606 à 668). Prières et reproches sont sans effet sur Achille qui renvoie les ambassadeurs mais retient par affection son vieux maître Phénix. 3’52
6. Retour des ambassadeurs (vers 669 à 713). Les ambassadeurs reviennent consternés mais Diomède ranime les courages. 2’37
7. Agamemnon revêt ses armes (chant XI, vers 1 à 66). En cette même nuit, Ulysse et Diomède, inlassables, ont organisé encore une expédition qui leur a permis de tuer un espion nommé Dolon (chant X). Ils sont revenus triomphants et voici que le retour de l’aurore relance la bataille générale. Agamemnon, plein d’ardeur et de confiance, revêt ses armes. 3’34
8. La mêlée (vers 67 à 162). Zeus, Héra et Athéna donnent le signal de la mêlée. Les Troyens épouvantés fuient devant l’ardeur d’Agamemnon. 5’12
9. Invincible Agamemnon (vers 163 à 217). Hector lui-même, averti par Zeus, évite d’affronter Agamemnon. 2’59
10. Le sort contraire (vers 218 à 309). Mais voici qu’Agamemnon est à son tour blessé par Coon et doit s’éloigner du combat. Hector en profite pour faire un grand carnage d’Achéens. 4’28
11. Achille envoie Patrocle en observateur (vers 597 à 668). Achille qui suit les opérations du haut de son vaisseau demande à son ami Patrocle quel est le blessé que Nestor vient de ramener au camp des Grecs : c’est le médecin Machaon. 3’49
12. Retour de Patrocle (vers 790 à 805). Nestor émeut Patrocle en lui décrivant la triste situation des Grecs en cette phase du combat et le presse de fléchir Achille ou au moins d’obtenir de lui ses armes pour combattre les Troyens. 0’49

C.D.4. Patrocle (chants XII à XVIII)
1. La prière de Patrocle (chant XVI, vers 1 à 45). Tandis qu’Ajax essaie à lui seul de contenir les Troyens, Patrocle supplie Achille de le laisser voler au secours des Grecs en lui prêtant ses armes. 2’21
2. Le consentement d’Achille (vers 46 à 100). Achille consent mais il recommande à Patrocle de se contenter de chasser les Troyens du camp des Grecs sans poursuivre l’ennemi. 2’49
3. Dans un danger pressant... (vers 101 à 167). Témoin de l’échec du vaillant Ajax et voyant les flammes qui atteignent le navire de Protésilas, Achille presse Patrocle d’aller au combat et arme lui-même ses guerriers. 3’18
4. Patrocle au combat (vers 684 à 750). Menés par Patrocle, les Grecs, qui ont repris l’initiative, seraient sur le point de s’emparer de Troie mais Apollon repousse le héros. En revanche, le dieu encourage le Troyen Hector à passer à l’offensive, ce qui n’empêche pas le vaillant Patrocle d’abattre l’écuyer Cébrion. 3’48
5. La fin de Patrocle (vers 783 à 867). Patrocle, désarmé et frappé de stupeur par Apollon, est blessé par Euphorbe. Hector l’achève et poursuit son écuyer Automédon. 4’51
6. Désespoir d’Achille (chant XVIII, vers 2 à 137). Tandis que d’interminables combats se livrent autour du corps de Patrocle (chant XVII), l’espoir change à nouveau de camp et Ménélas envoie Antiloque annoncer à Achille la mort de son ami. Achille exprime son désespoir et sa mère Thétis accourt avec les Néréides. Elle promet à Achille de lui apporter de nouvelles armes. 7’45
7. Le cri d’Achille (vers 151 à 242). Avant même d’être en possession de ses armes, près de la flotte des Grecs, Achille, averti par Iris, paraît soudain et pousse à trois reprises un cri qui suffit à semer l’épouvante. Les Achéens peuvent emporter le cadavre de Patrocle dans la tente d’Achille et la lutte s’interrompt enfin avec la nuit qui tombe. 4’54
8. Panique au camp des Troyens (vers 243 à 314). Les Troyens, avant de songer au repas du soir, s’assemblent sur l’agora. Il faudra toute l’énergie d’Hector pour les amener à surmonter leur crainte. 3’53
9. Veillée funèbre (vers 314 à 355). Les Grecs veillent le corps de Patrocle. Achille préside aux rites funéraires. 2’14
10. Thétis chez Héphaistos (vers 428 à 473). Thétis se rend chez le divin forgeron et le persuade aisément de fabriquer des armes pour Achille. 2’32
11. Le bouclier d’Achille (vers 474 à 617). Célèbre description du bouclier magnifique réalisé par Héphaistos. Celui-ci couronne son travail en fabriquant une armure complète.  6’47

C.D.5. Achille et Hector (chants XIX à XXIV)
1. Debout devant les portes (chant XXII, vers 1 à 89). Alors que les Troyens se sont réfugiés à l’intérieur des remparts, Hector, sourd aux supplications de ses parents, reste seul debout devant les portes pour affronter Achille. 6’28
2. La poursuite (vers 90 à 166). Hector, qui avait refusé la veille de ramener les Troyens dans Ilion, ne veut point paraître lâche et restera seul hors les murs. Cependant la crainte le saisit et il s’enfuit devant Achille. 4’21
3. Le poids du destin (vers 167 à 247). Zeus pèse les destins des deux rivaux : c’est Hector qui doit succomber. Athéna prend alors les traits de Deiphobe, un fils de Priam, excitant Hector à faire face. Elle lui promet son secours. 5’57
4. Les héros en viennent aux mains (vers 248 à 305). Le faux Deiphobe a soudain disparu : Hector est seul. Athéna est passée du côté d’Achille. 4’17
5. Hector vaincu (vers 306 à 404). Malgré une courageuse résistance, Hector tombe frappé par le javelot d’Achille qui dépouille et outrage son cadavre. 7’10
6. Troie pleure Hector (vers 405 à 515). Par un contraste saisissant, le poète évoque la douleur de Priam, d’Hécube et d’Andromaque. 8’43
7. Priam aux pieds d’Achille (chant XXIV, vers 469 à 581). Après la célébration des funérailles de Patrocle et les jeux funèbres en son honneur (chant XXIII), les dieux finissent par s’indigner des outrages qu’Achille fait subir au cadavre d’Hector en le traînant chaque jour trois fois autour du tombeau de Patrocle. Aussi, le douzième jour après la mort d’Hector, Zeus ordonne à Thétis de disposer son fils à rendre le corps du Troyen à son père et Iris engage Priam à se rendre auprès d’Achille. Achille, touché de compassion, accepte de restituer le cadavre et reçoit en échange les présents du roi d’Ilion. 10’07
8. Devoirs d’hospitalité (vers 582 à 670). On lave et on parfume le corps d’Hector. Achille traite Priam avec égards et lui accorde une trêve de douze jours pour les funérailles de son fils. 7’58
9. Retour funèbre (vers 723 à 805).  3’25
10. Les funérailles d’Hector. L’Iliade s’achève sur les lamentations d’Andromaque, d’Hécube et d’Hélène, et sur le récit des funérailles d’Hector. 6’35

Odyssée
C.D.6. Ulysse revient (chants I à V)
1. L’ennemi d’Ulysse : Poseidon (chant I, vers 1 à 79). Invocation à la Muse. Ulysse est retenu loin d’Ithaque, son royaume, par la nymphe Calypso qui le désire pour mari. Pallas Athéna souhaite son retour alors que Poseidon le contraint d’errer loin de son pays. 4’05
2. Athéna au royaume d’Ulysse (vers 80 à 155). Sous les traits du mortel Mentès, la déesse descend de l’Olympe à Ithaque où des princes insolents assiègent Pénélope, chacun prétendant à l’épouser, sous prétexte que son mari Ulysse n’est plus. 3’53
3. Sois brave! (vers 252 à 305). Pallas Athéna engage Télémaque, fils d’Ulysse arrivé à l’âge d’homme, à chasser les prétendants et à se faire donner un vaisseau pour aller à la recherche de son père. 2’44
4. Le révolté (chant II, vers 1 à 83). Télémaque réunit l’assemblée du peuple d’Ithaque et se plaint de l’attitude des prétendants. 4’36
5. La grande toile de Pénélope (vers 84 à 128). Antinoos, l’un des prétendants, se justifie et raconte par quelle ruse Pénélope les abuse en différant sa décision de choisir un époux. 2’35
6. Les dieux ont résolu le retour d’Ulysse (chant V, vers 1 à 41). Télémaque est parti à la recherche de son père, vainement d’ailleurs, ce qui est raconté par les chants II à IV, appelés encore Télémachie. Le chant V nous conduit au conseil des dieux où Zeus, cédant aux instances d’Athéna, envoie son messager Hermès auprès de la nymphe Calypso. 2’25
7. D’ordre de Zeus (vers 42 à 147). Hermès ordonne à Calypso de renvoyer immédiatement Ulysse afin d’éviter la colère de Zeus. 5’31
8. Le nostalgique Ulysse (vers 148 à 224). À son grand regret, Calypso se résigne à laisser partir Ulysse, mais lui expose les dangers qu’il devra affronter, alors qu’elle lui offre l’immortalité. Ulysse préfère tout de même retrouver Ithaque et sa chère Pénélope. 4’24
9. Préparatifs de départ (vers 225 à 268). Avec l’aide de Calypso, Ulysse fabrique un radeau et prend la mer par un vent favorable. 2’24
10. À Dieu vat! (vers 269 à 312). Pendant dix-sept jours Ulysse navigue sans encombre. Mais le dix-huitième, Poseidon, revenu d’un lointain voyage chez les Éthiopiens, déchaîne sa colère contre son ennemi. 2’28
11. Le naufrage (vers 313 à 423). Avec l’aide des déesses, Ulysse essaie de survivre deux nuits et deux jours durant lesquels il frôle la mort. 6’07
12. Sauvé! (vers 424 à 493). Enfin une vague jette Ulysse sur un rivage inconnu où il s’endort épuisé. 3’59

C.D.7. Le port du salut (chants VI à IX)
1. Les jeunes filles en fleurs (chant VI, vers 85 à 126). Nausicaa, fille du roi des Phéaciens, et ses compagnes lavent leur linge et se baignent, prennent leur repas, puis jouent à la balle. Leurs cris joyeux réveillent Ulysse. 2’26
2. Le naufragé (vers 127 à 216). Ulysse, encore souillé par l’écume de la mer, aborde en suppliant Nausicaa qui lui répond sans crainte et lui porte secours. 5’31
3. Beau comme un dieu (vers 217 à 250). Baigné et parfumé, Ulysse paraît enfin dans toute sa beauté, paré d’un éclat divin que lui donne Athéna. Les jeunes filles se demandent quel peut être ce personnage. 1’56
4. Vers la ville (vers 251 à 323). Ulysse suit de loin Nausicaa qui rentre au palais de son père. Il s’arrêtera pour prier au bois sacré d’Athéna. 4’00
5. Arrivée chez Alcinoos (chant VII, vers 1 à 81). Guidé par Athéna, qui a pris les traits d’une jeune fille du pays, Ulysse arrive au palais du roi. Athéna lui recommande d’aller d’abord supplier la reine Arété. 4’51
6. Aux pieds de la reine (vers 81 à 177). Après avoir admiré le palais d’Alcinoos, Ulysse pénètre dans la demeure, caché par un épais brouillard que Pallas Athéna a répandu pour le dissimuler. Il se jette aux pieds de la reine, entoure de ses bras ses genoux. Le brouillard se dissipe. Ulysse supplie la souveraine sans dire qui il est. 6’03
7. L’accueil des Phéaciens (chant VIII, vers 1 à 71). Bien traité par les souverains, Ulysse l’est également par les Phéaciens qui ignorent toujours quel est cet étranger. 4’18
8. Le chant de l’aède (vers 72 à 101). La Muse inspire à l’aède Démodocos un chant qui raconte un épisode de la vie d’Ulysse. L’émotion de l’hôte inconnu n’échappe pas au roi Alcinoos. 2’11
9. Vaudeville sur l’Olympe (vers 256 à 369). Après des jeux durant lesquels l’étranger se fait remarquer par sa force, l’aède reprend ses chants. Il raconte les aventures amoureuses d’Arès et d’Aphrodite qui défrayèrent la chronique scandaleuse de l’Olympe. 6’27
10. Réjouissances et cadeaux (vers 370 à 420). Les fêtes se poursuivent. Euryalos, un Phéacien qui avait insolemment provoqué Ulysse au cours des jeux, se fait pardonner en apportant une épée aux clous d’argent. 2’43
11. Le bain et le festin (vers 421 à 486). Au moment où s’ouvre le festin, Nausicaa dit à son hôte : «Souviens-toi de moi à qui tu dois la vie.» 3’45
12. Récits émouvants (vers 487 à 551). Ulysse invite lui-même Démodocos à raconter un épisode de la guerre de Troie : le cheval de bois grâce auquel la ville fut envahie. Et, devant l’émotion d’Ulysse, Alcinoos interrompt l’aède pour demander de façon pressante à l’étranger de se faire connaître. 4’08
13. Je suis Ulysse, fils de Laërte (chant IX, vers 1 à 38). Le héros se déclare enfin. Il va dès lors raconter la véritable suite de ses aventures depuis son départ de Troie. 2’05

C.D.8. De la terre des monstres au royaume des morts (chants IX à XI)
1. Sur le rivage de la terre des Cyclopes (chant IX, vers 182 à 251). Ulysse a choisi douze compagnons pour explorer la terre où ils viennent d’aborder. Ils emportent avec eux une outre d’excellent vin. Poussés par la curiosité, les visiteurs sont surpris et bloqués par le monstrueux Cyclope revenu du pâturage. 3’45
2. Face au monstre (vers 252 à 286). Ulysse se présente et demande l’hospitalité au nom de Zeus mais le Cyclope lui répond que sa race ne se soucie point des dieux. 1’57
3. La brute et le rusé (vers 287 à 370). Le Cyclope se met à massacrer et à dévorer les compagnons d’Ulysse, tandis que celui-ci commence à méditer une action terrible. Il donne à boire au Cyclope de son excellent vin et lui fait croire que son nom est Personne. Le Cyclope lui promet qu’il aura le privilège d’être mangé le dernier. 4’48
4. La vengeance (vers 371 à 414). Profitant de l’ivresse du Cyclope, Ulysse et ses compagnons survivants crèvent son œil unique. Le monstre hurle de douleur et alerte ses congénères. À leurs questions, il répond : «Qui me tue? Personne». Aussi est-il abandonné à son sort. 2’21
5. L’évasion (vers 415 à 479). En s’accrochant sous le ventre des brebis, les Grecs parviennent à s’enfuir. 3’17
6. Menaces... (vers 480 à 566). Ulysse, sauvé, nargue le Cyclope. Celui-ci répond par de terribles menaces. Il sera vengé par son père Poseidon. Enfin il lance contre le navire des fugitifs un énorme rocher. 4’45
7. Le sacrifice aux morts (chant XI, vers 1 à 50) Ulysse et ses compagnons ont abordé à l’île flottante d’Éole. Le dieu des vents leur a donné une outre où sont enfermés les vents hostiles. Au moment de toucher au but, les marins trop curieux ont ouvert cette outre et la tempête les a rejetés chez les Lestrygons, peuple anthropophage qui les a anéantis presque tous. Ulysse s’est échappé avec un seul vaisseau et il est arrivé chez la magicienne Circé. Elle a transformé ses compagnons en porcs mais Ulysse est parvenu à faire la paix avec elle et à sauver ses amis. Il a même été si heureux avec Circé durant un an qu’il a fallu toute l’insistance de ceux-ci pour l’inciter à repartir. Auparavant Circé lui a appris qu’il fallait se rendre dans le royaume des morts pour consulter le devin Tirésias. Elle lui a donné les instructions pour cette redoutable expédition. Ulysse les met ici en pratique. 3’08
8. Un compagnon oublié (vers 51 à 83). Ulysse rencontre d’abord l’âme de son compagnon Elpénor, mort sans sépulture. 1’52
9. Le devin Tirésias (vers 84 à 151). Le devin Tirésias lui révèle ce qu’il doit savoir au sujet de son retour dans sa patrie et de son avenir. 4’02
10. Ma mère! (vers 152 à 234). Ulysse peut enfin parler à sa mère, qu’il avait quittée vivante lorsqu’il partit pour Troie. 4’44
11. Voici Agamemnon (vers 328 à 466). Ulysse poursuit son récit et en vient à raconter sa rencontre avec l’âme d’Agamemnon. Le roi des rois a connu un retour tragique dans son palais. 7’53
12. Pauvre Achille! (vers 467 à 542). Achille regrette la vie terrestre mais il est heureux d’apprendre que son fils Néoptolème est illustre par son courage. 4’05

C.D.9. Retour au pays (chants XII à XIX)
1. Le porcher fidèle (chant XIV, vers 1 à 120). Déguisé en mendiant, Ulysse rencontre d’abord son porcher, Eumée, sans se faire connaître. Il est courtoisement accueilli par son vieux serviteur. Celui-ci raconte ce qui se passe à Ithaque. 7’45
2. Incrédulité (vers 121 à 190). Le porcher se refuse à croire que son hôte puisse lui donner des nouvelles d’Ulysse et même qu’Ulysse revienne jamais. Ulysse se gardera bien de révéler son identité. 4’26
3. Hospitalité rustique (vers 413 à 458). Un confortable repas du soir à la campagne est offert par Eumée au mendiant inconnu. 3’17
4. Générosité à l’épreuve (vers 459 à 533). Pour éprouver jusqu’au bout la générosité du porcher Eumée, Ulysse lui demande un manteau que le serviteur lui accorde aussitôt. 5’07
5. Projets de vengeance (chant XIX, vers 1 à 52). Télémaque, sur l’ordre d’Athéna, est revenu à Ithaque chez Eumée et a, seul, identifié son père. Ulysse s’est rendu à la ville avec lui et avec Eumée. Nul ne l’a reconnu, sauf son vieux chien Argos, venu mourir à ses pieds; plusieurs l’ont malmené et Pénélope voudrait l’interroger. Mais Ulysse a remis à plus tard l’entretien tandis que Pénélope et ses hôtes sont allés dormir chacun dans sa demeure (chants XV à XVIII). Et maintenant Ulysse médite la mort des prétendants. 3’24
6. Fausse identité (vers 104 à 202). En présence de son épouse, Ulysse cache toujours soigneusement son identité, accumulant «de nombreux mensonges semblables à la vérité». 6’36
7. Émotion réciproque (vers 203 à 260). À l’évocation des vêtements que portait jadis Ulysse et que l’interlocuteur mystérieux décrit à Pénélope, la malheureuse est saisie de l’envie de pleurer, Ulysse est lui-même plein de compassion mais il maîtrise ses larmes par prudence. 4’06
8. Une lueur d’espoir? (vers 261 à 334). L’étranger assure à Pénélope qu’Ulysse reviendra un jour, et même «avant la fin de l’année, avant la fin du mois, dans quelques jours». 4’31
9. La servante Euryclée (vers 335 à 385). Pénélope propose à l’étranger que la vieille servante Euryclée lui lave les pieds. Euryclée ne peut s’empêcher de penser à son ancien maître car, dit-elle, «de tous les malheureux étrangers qui sont venus ici, aucun ne ressemble plus que toi à Ulysse». 3’42
10. La reconnaissance (vers 386 à 507). En lui lavant les pieds, Euryclée reconnaît son maître à une cicatrice que lui fit jadis un sanglier alors qu’il était chez son grand-père Autolycos. Ulysse s’empresse de la faire taire pour que son plan de vengeance ne soit pas éventé. 7’43
11. Songe prémonitoire (vers 508 à 604). Pénélope raconte à son hôte un songe que celui-ci interprète comme l’annonce du prochain retour d’Ulysse. 6’56

C.D.10. La victoire et le bonheur (chants XX à XXIV)
1. L’arc (chant XXI, vers 334 à 434). Malgré les prétendants, qui s’opposent à l’épreuve, le mystérieux étranger va tenter à son tour de bander l’arc d’Ulysse. Il y parviendra.  6’02
2. L’heure de la vengeance (chant XXII, vers 1 à 41). Ulysse se dépouille de ses haillons et, se faisant connaître, attaque cette fois les prétendants en commençant par Antinoos. 2’14
3. La lutte s’engage (vers 42 à 125). La terreur s’empare des prétendants mais certains se ressaisissent et engagent le combat contre Ulysse et Télémaque. 4’36
4. Drame dans la chambre haute (vers 126 à 199). Le chevrier Mélanthios réussit à gagner la chambre où Ulysse a fait rassembler les armes. 3’44
5. Massacre impitoyable (vers 200 à 329). Les portes de la salle sont fermées. Eumée et le bouvier Philoitios apportent leur concours à Ulysse et à Télémaque qui se ruent sur les prétendants «de même que des vautours ». 6’56
6. Gestes de clémence (vers 330 à 389). Ils épargnent cependant l’aède que les prétendants contraignaient à chanter et le héraut Médôn qui a toujours été bon pour Télémaque. 3’21
7. Finale tragique (vers 390 à 501). Les servantes emportent les cadavres et celles qui ont commis de mauvaises actions sont pendues. Enfin Ulysse purifie la salle par le feu et le soufre. 5’45
8. La porteuse de bonnes nouvelles (chant XXIII, vers 1 à 84). Euryclée va annoncer à Pénélope le retour et la victoire d’Ulysse. Pénélope reste sceptique. 4’26
9. Face à face (vers 85 à 180). Pénélope hésite encore à reconnaître Ulysse. Elle ne peut ni parler, ni interroger, ni regarder son visage. Elle imagine une ultime épreuve. 5’06
10. Le lit conjugal (vers 181 à 230). Ulysse et Pénélope sont seuls à le connaître. Ulysse en révèle «les signes certains». Cette fois, le doute n’est plus possible. 2’40
11. Enfin réunis! (vers 231 à 296). Ulysse pleure de bonheur «en serrant dans ses bras sa chère et prudente femme». Puis, «joyeux, ils se couchèrent dans leur ancien lit». Le texte primitif de l’Odyssée s’achève sur cette sobre évocation. 3’35
Texte de Raymond JACQUENOD
 © FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2000.

Ecouter L’ILIADE ET L’ODYSSÉE (livre audio) © Frémeaux & Associés : Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 LA PUNITION DIVINE - MICHAEL03'17
02 ACHILLE CONVOQUE L ASSEMBLEE - MICHAEL02'45
03 ORAGE A L HORIZON - MICHAEL05'08
04 REPRESAILLES - MICHAEL05'57
05 L ECHANGE - MICHAEL02'28
06 PRIERE A THETIS - MICHAEL04'56
07 ACHILLE SOUS SA TENTE - MICHAEL03'43
08 THETIS AUX PIEDS DE ZEUS - MICHAEL02'28
09 L EPOUSE IRASCIBLE - MICHAEL02'12
10 RECONCILIATION - MICHAEL02'30
11 L EPREUVE - MICHAEL02'40
12 QUEL PARTI PRENDRE - MICHAEL03'50
13 LE DISCOURS D ULYSSE - MICHAEL03'16
14 VOICI LE SAGE NESTOR - MICHAEL03'51
CD 2
01 DU HAUT DES MURAILLES - GALABRU05'38
02 LES DEUX RIVAUX S AFFRONTENT - GALABRU03'55
03 LA GUERRE DE TROIE AURA LIEU QUAND MEME - GALABRU02'14
04 MENELAS EST BLESSE ET LA LUTTE REPREND - GALABRU03'29
05 LE VAILLANT DIOMEDE - GALABRU02'26
06 DIOMEDE BLESSE - GALABRU02'57
07 DIOMEDE VAINQUEUR D ENEE - GALABRU02'05
08 DIOMEDE S ATTAQUE A APHRODITE - GALABRU01'40
09 A ARES LUI MEME - GALABRU01'53
10 UNE LUTTE SANS MERCI - GALABRU02'20
11 HELENOS FAIT APPEL A HECTOR - GALABRU02'44
12 RENCONTRE D HECTOR ET DE SA MERE HECUBE - GALABRU02'27
13 AUX PIEDS D ATHENA - GALABRU01'44
14 HECTOR CHEZ PARIS - GALABRU03'32
15 HECTOR ET ANDROMAQUE - GALABRU04'24
16 LES ADIEUX D UN GUERRIER - GALABRU03'12
17 RETOUR AU COMBAT - GALABRU02'12
18 AMBASSADE AUPRES D ACHILLE - LONSDALE02'11
CD 3
01 DISCOURS D ULYSSE - LONSDALE04'45
02 REPONSE D ACHILLE - LONSDALE07'02
03 DISCOURS DE PHENIX - LONSDALE05'38
04 VAINES PRIERES - LONSDALE03'52
05 RETOUR DES AMBASSADEURS - LONSDALE02'37
06 AGAMEMNON REVET SES ARMES - LONSDALE03'34
07 LA MELEE - LONSDALE05'12
08 INVINCIBLE AGAMENON - LONSDALE02'59
09 LE SORT CONTRAIRE - LONSDALE04'28
10 ACHILLE ENVOIE PATROCLE EN OBSERVATEUR - LONSDALE03'49
11 RETOUR DE PATROCLE - LONSDALE00'49
12 LA PRIERE DE PATROCLE - LESKO02'21
13 LE CONSENTEMENT D ACHILLE - LESKO02'49
14 DANS UN DANGER PRESSANT - LESKO03'18
15 PATROCLE AU COMBAT - LESKO03'48
CD 4
01 LA FIN DE PATROCLE - LESKO04'51
02 DESESPOIR D ACHILLE - LESKO07'45
03 LE CRI D ACHILLE - LESKO04'54
04 PANIQUE AU CAMP DES TROYENS - LESKO03'53
05 VEILLEE FUNEBRE - LESKO02'14
06 THETIS CHEZ HEPHAISTOS - LESKO02'32
07 LE BOUCLIER D ACHILLE - LESKO06'47
08 DEBOUT DEVANT LES PORTES - SAPHO06'28
09 LA POURSUITE - SAPHO04'21
CD 5
01 LE POIDS DU DESTIN - SAPHO05'57
02 LES HEROS EN VIENNENT AUX MAINS - SAPHO04'17
03 HECTOR VAINCU - SAPHO07'10
04 TROIE PLEURE HECTOR - SAPHO08'43
05 PRIAM AUX PIEDS D ACHILLE - SAPHO10'07
06 DEVOIRS D HOSPITALITE - SAPHO07'58
07 RETOUR FUNEBRE - SAPHO03'25
08 LES FUNERAILLES D HECTOR - SAPHO06'35
CD 6
01 POSEIDON L ENNEMI D ULYSSE - MICHAEL04'05
02 ATHENA AU ROYAUME D ULYSSE - MICHAEL03'53
03 SOIS BRAVE - MICHAEL02'44
04 LE REVOLTE - MICHAEL04'36
05 LA GRANDE TOILE DE PENELOPE - MICHAEL02'35
06 LES DIEUX ONT RESOLU LE RETOUR D ULYSSE - MICHAEL02'25
07 D ORDRE DE ZEUS - MICHAEL05'31
08 LE NOSTALGIQUE ULYSSE - MICHAEL04'24
09 PREPARATIFS DE DEPART - MICHAEL02'24
10 A DIEU VA - MICHAEL02'28
11 LE NAUFRAGE - GALABRU06'07
12 SAUVE - MICHAEL03'59
13 LES JEUNES FILLES EN FLEURS - GALABRU02'26
14 LE NAUFRAGE - MICHAEL05'31
CD 7
01 BEAU COMME UN DIEU - GALABRU01'56
02 VERS LA VILLE - GALABRU04'00
03 ARRIVEE CHEZ ALCINOOS - GALABRU04'51
04 AUX PIEDS DE LA REINE - GALABRU06'03
05 L ACCUEIL DES PHEACIENS - GALABRU04'18
06 LE CHANT DE L AEDE - GALABRU02'11
07 VAUDEVILLE SUR L OLYMPE - GALABRU06'27
08 REJOUISSANCES ET CADEAUX - GALABRU02'43
09 LE BAIN ET LE FESTIN - GALABRU03'45
10 RECITS EMOUVANTS - GALABRU04'08
11 JE SUIS ULYSSE FILS DE LAERTE - GALABRU02'05
12 SUR LE RIVAGE DE LA TERRE DES CYCLOPES - LONSDALE03'45
13 FACE AU MONSTRE - LONSDALE01'57
14 LA BRUTE ET LE RUSE - LONSDALE04'48
15 LA VENGEANCE - LONSDALE02'21
16 L EVASION - LONSDALE03'17
CD 8
01 MENACES - LONSDALE04'45
02 LE SACRIFICE AUX MORTS - LONSDALE03'08
03 UN COMPAGNON OUBLIE - LONSDALE01'52
04 LE DEVIN TIRESIAS - LONSDALE04'02
05 MA MERE - LONSDALE04'44
06 VOICI AGAMEMNON - LONSDALE07'53
07 PAUVRE ACHILLE - LONSDALE04'05
08 LE PORCHER FIDELE - SAPHO07'45
09 INCREDULITE - SAPHO04'26
10 HOSPITALITE RUSTIQUE - SAPHO03'17
11 GENEROSITE A L EPREUVE - SAPHO05'07
CD 9
01 PROJETS DE VENGEANCE - SAPHO03'24
02 FAUSSE IDENTITE - SAPHO06'36
03 EMOTION RECIPROQUE - SAPHO04'06
04 UNE LUEUR D ESPOIR - SAPHO04'31
05 LA SERVANTE EURYCLEE - SAPHO03'42
06 LA RECONNAISSANCE - SAPHO07'43
07 SONGE PREMONITOIRE - SAPHO06'56
08 L ARC - LESKO06'02
09 L HEURE DE LA VENGEANCE - LESKO02'14
10 LA LUTTE S ENGAGE - LESKO04'36
CD 10
01 DRAME DANS LA CHAMBRE HAUTE - LESKO03'44
02 MASSACRE IMPITOYABLE - LESKO06'56
03 GESTES DE CLEMENCE - LESKO03'21
04 FINALE TRAGIQUE - LESKO05'45
05 LA PORTEUSE DE BONNES NOUVELLES - LESKO04'26
06 FACE A FACE - LESKO05'06
07 LE LIT CONJUGAL - LESKO40'00
08 ENFIN REUNIS - LESKO03'35
"L'Iliade et L'Odyssée" Homère par Notes Bibliographiques

“L’important livret annexé fait découvrir la naissance de l’épopée homérique, le mythe, l’histoire et Homère lui-même. Il comporte un bref résumé permettant de situer chaque CD dans son contexte. Ce bel enregistrement est une réussite.” NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




« Texte fondateur illustré » par Le quotidien du médecin

En novembre 2000, les Éditions Frémeaux & Associés faisaient paraître un énorme livre sonore – un coffret de 10 compact disques illustré par le peintre surréaliste Chica (Marcel Chikhanovitch), représentant onze heures d’écoute, plus un livret de 44 pages présentant « L’Iliade et l’Odyssée » d’Homère, dans la traduction de Lecomte de Lisle (le coffret : 79.99 euros). Ce texte fondateur de l’Occident, conçu et récité près de dix siècles avant notre ère, étant une œuvre faite pour être dite, voire chantée, et par conséquent pour être entendue plutôt que lue. Renouant avec la tradition, de grands acteurs, Michael Lonsdale, Sapho, Jean-Pierre Michaël, Emmanuelle Galabru et Claude Lesko, lui ont ainsi redonné toute sa saveur. LE QUOTIDIEN DU MÉDECIN




« Homère, l’Iliade et l’Odyssée » Magazine littéraire

L’Iliade et l’Odyssée, dans la traduction de Leconte de Lisle, avec Jean-Pierre Michael, Michael Lonsdale et Sapho parmi les interprètes : cette aventure de dix heures menée par les éditions Frémeaux et associés tient en un coffret de dix CD avec livret (79,99 euros). Au catalogue de la même maison signalons, pour la jeunesse les aventures d’Ulysse racontées par Jean Pierre Cassel (à partir de sept ans, un CD 29,99 euros). Le même acteur est Gepetto dans la très jolie lecture de Pinocchio le pantin auquel Anouk Grimberg a donné sa voix : un classique pour enfants à partir de 5 ans (2 CD coédités par Frémeaux et Radio France : 29,99 euros). MAGAZINE LITTERAIRE




« Les voix d’Homère » par l’Alsace

Patrick Frémeaux et Claude Colombini font un épatant travail d’édition autour des archives sonores ou des grands textes de la littérature. C’est ainsi qu’ils sortent un coffret de dix CD et un livret de 44 pages consacrés à l’Iliade et l’Odyssée. Conte merveilleux, l’épopée d’Homère (dans la traduction de Lecomte de Lisle) est faite pour être dite, voire chantée. Et entendue. Voilà qui est fait ! L'ALSACE




« La belle leçon de Pierre Vidal Naquet » par Le Monde

[...] Mais en même temps, il ne perd jamais de vue qu’il s’agit d’abord d’une œuvre poétique, créée pour le plaisir, souligne la brutalité de quelques scènes, l’atmosphère dramatique des unes et burlesque des autres, fait ressortir l’humour dont le poète accompagne à l’occasion des scènes tragiques comme celle de Polyphème. Que vous soyez ignorant d’Homère ou son lecteur assidu, l’envie vous saisira vite de lire, ou mieux de réentendre, les deux poèmes.[...] Maurice SARTRE - LE MONDE




« L’Iliade et l’Odyssée » par la Vie ouvrière

« L’univers homérique est un univers rêvé » nous avertit-on dès la préface de ce coffret de dix CD. Quoi de plus naturel pour des œuvres dont l’auteur demeure si mystérieux qu’on ne peut même être sûr de son existence ou de la paternité de ces textes ? Quelles que soient les spéculations sur Homère, "L’Iliade " et "L’Odyssée" sont des œuvres fondatrices dont le succès remonte au moins huit siècle avant notre ère… C’est donc avec respect et plaisir qu’on en découvre la lecture et la subtilité du rythme et de la poésie grâce au talent des comédiens qui ont enregistré ce monument littéraire. A recommander pour son excellent rapport qualité-prix, cet ouvrage de référence est un cadeau aussi raffiné que passionnant. D.B. - VIE OUVRIERE




« Une réussite » par Notes Bibliographiques

Au VIIIe siècle avant Jésus-Christ, Homère raconte la guerre de Troie qui c’est déroulée quatre siècles auparavant : c’est « L’Iliade ». Dans ce long poème épique, héros et dieux haut en couleurs, s’illustrent dans les épisodes les plus variés : combats singuliers, délibérations, interventions divines, conseils de guerre tumultueux, disputes, songes jalonnent ces fabuleux récits. Quelques scènes émouvantes, comme les adieux d’ Hector et Andromaque, la douleur des Troyens devant la mort de leurs héros, la compassion d’Achille pour le vieux Priam, apportent une note d’humanité à ce récit guerrier constamment illuminé de merveilleux et de poésie. « L’Odyssée », second volet de l’épopée (N.B avr.2000, p.569), est un récit d’aventures féeriques. Les mœurs y paraissent moins rudes que dans « l’Iliade ». Un ingénieux navigateur, Ulysse, y déploie ses dons physiques et intellectuels et connaît ainsi l’évolution psychologique progressive qui permet un heureux dénouement. Raymond Jacquenod, éminent spécialiste de la mythologie grecque, a choisi la traduction de Lecomte de Lisle et en a sélectionné les meilleurs passages qui sont inégalement interprétés par cinq lecteurs. L’important livret annexé fait découvrir la naissance de l’épopée homérique, le mythe, l’histoire et Homère lui-même. Il comporte un bref résumé permettant de situer chaque CD dans son contexte. Ce bel enregistrement est une réussite. NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




« Voix de Michael Lonsdale » par Denis Podalydès

[…] Paix souriante, étale. Dans la jardin de sa voix, Michael Lonsdale, semble-t-il, joue en prenant le soleil, dans la grâce et la lenteur, au milieu de fleurs peintes et comiques. Détente recueillie. Beckett joyeux et rythmée. Un poupou-pidou intellectualisé et spiritualisé. Il chante dans les plus grands désespoirs, finit ses phrases vers le haut, l’accent à la limite d’un aigu de cocotte. Entendez-vous, à l’instant même, sa façon de dire : oui ? Voix de thé, que l’on boit, même quand on ne l’écoute pas. On ne l’écoute pas, parce qu’on l’a toujours entendue. On l’a toujours entendue parce qu’on ne cesse pas d’y prêter l’oreille, depuis Truffaut, James Bond, et Marguerite Duras. On ne cesse pas d’y prêter l’oreille, mais elle s’arrête avant que ne se forme, en nous, l’idée qui la résume. […] Denis PODALYDES, « VOIX OFF » © MERCURE DE FRANCE




« L’épopée à haute voix » par Historia

Transmises oralement pendant des siècles, L’Illiade et l’Odyssée ne devraient pas seulement être lues, mais aussi écoutées. Cinq comédiens, tous dotés d’une voix au timbre particulier et au charme prenant, redonnent à l’œuvre toute sa puissance poétique et son pouvoir d’évocation dans cet enregistrement superbe de 1999, devenu un classique du genre. Les textes, lus dans la traduction du poète Leconte de Lisle (1818-1894) ont été sélectionnés par l’helléniste Raymond Jacquenod, auteur de l’intéressant livret documentaire accompagnant le coffret. HISTORIA




« L’épopée à haute voix » par Historia

Transmises oralement pendant des siècles, L’Illiade et l’Odyssée ne devraient pas seulement être lues, mais aussi écoutées. Cinq comédiens, tous dotés d’une voix au timbre particulier et au charme prenant, redonnent à l’œuvre toute sa puissance poétique et son pouvoir d’évocation dans cet enregistrement superbe de 1999, devenu un classique du genre. Les textes, lus dans la traduction du poète Leconte de Lisle (1818-1894) ont été sélectionnés par l’helléniste Raymond Jacquenod, auteur de l’intéressant livret documentaire accompagnant le coffret. HISTORIA




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