NOUVELLES - SCOTT FITZGERALD

Lu par JEAN PIERRE CASSEL

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Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA8016

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Nouvelles lues par Jean Pierre Cassel sous la direction d'Olivier Cohen.

F.S. Fitzgerald incarne l’esprit d’une époque, esprit qui laisse transparaître celui de Scott Fitzgerald, celui d’une Amérique qui rit à la réussite, qui sourit aux vainqueurs, mais aussi Amérique fragile qui sait que le fil brillant de l’ascension est aussi un fil de rasoir effilé et cruel.
Jean-Pierre Cassel lit trois nouvelles de Scott Fitzgerald
Quoi de plus juste que de lire ces nouvelles. Destinées à être publiées dans des grands journaux, elles étaient aussi bien faites pour une lecture solitaire, que pour une narration entre amis ou dans le cercle intime d’une soirée de famille... Jean-Pierre Cassel fait les deux – ce qui peut paraître une vraie gageure. Il campe les lieux, simplement, et aussitôt les habite. Il est tour à tour la vieille femme acariâtre, le patron arrogant, le filou, l’homme blessé, la femme plaintive ou aimante, l’ami bafoué...
Jean Yves Patte

Production & Droits audio : Théâtre du Proscenium (Direction : Olivier Cohen) en accord avec Jean Pierre Cassel et Succession Scott Fitzgerald.
Direction artistique : Olivier Cohen

SCOTT FITZGERALD NOUVELLES LUES PAR JEAN-PIEERE CASSEL

SCOTT FITZGERALD NOUVELLES

Lues par Jean-Pierre CASSEL
 








SCOTT FITZGERALD (1896-1940)

On a voulu, dès après le crack économique de 1929, au moment où la société américaine devenait une société qui s’ingéniait à rentabiliser les masses au détriment de ses aspirations profondes - ce goût inné de l’élévation que précisément chantait Francis Scott Fitzgerald - faire passer le rêve américain des années folles dans quelqu’oubliette fraîchement creusée du Nouveau Monde. 

L’oubli consenti est une arme très sûre, l’oubli organisé se veut meurtrier.  

Alors tant pis pour l’aimable Scott et le rêve des années 20. Tant pis pour Gatsby - qui avait déjà perdu sa quête du bonheur - tant pis pour les Enfants du Jazz, tant pis pour tous ceux qui se rient du destin, avec une joie sereine au fond des yeux, et pour toute arme une paire de claque ! Tant pis ! Les laissés pour compte ne sont plus des hommes…! Et lorsque l’un de ceux là est écrivain, il est appelé à devenir un «marqueur», le jalon d’une histoire, ultérieurement… Parfois, il est des jalons splendides comme Fitzgerald, mais tard reconnus. 

Francis Scott Fitzgerald, justement parce qu’il incarnait le rêve des ces années là, ne pouvait survivre au renoncement de ce rêve. Il serait resté comme un reproche douloureux. 

Né dans une famille modeste à la toute fin du XIXe s., l’enfance de Fitzgerald correspond à la dernière enfance de l’Amérique. Elle a toujours les yeux rivés vers les lumières de l’Europe, mais apprivoise déjà ses possibilité nouvelles. Pétries des valeurs culturelles de l’Ancien Monde, l’Amérique veut les faire fructifier chez elle, pour elle. C’est un âge de fascination auquel le jeune homme n’échappe pas… Fascination pour la richesse, l’opulence, pour le raffinement que véhicule volontiers l’imagerie européenne. Image fabriquée - qui cache bien des lézardes que bientôt la guerre de 1914 - 1918 mettra à jour - mais image hautaine inaccessible. 

Toute la jeune société américaine vit au travers de ces images. Et à l’Université de Princeton où il est admis, le jeune Scott les ressent bien, intiménent même. Lui, d’origine modeste - mais admis dans un cadre prestigieux - reste sur la marge du monde des nantis. Il n’a jamais le sentiment d’être des leurs et vit dans la hantise de l’échec. Cette hantise se mue bientôt en une farouche volonté de réussir, volonté d’accéder au bonheur, absolument sur fond d’urgence et de crises internes, d’incertitude permanente, de doutes, de crainte du faux pas. Une quête de bonheur, de liberté qui est la quête de tout un peuple. 

En lui s’incarne la volonté d’un temps, et dans le même moment se construit son code d’honneur fait d’emprunt à de vieilles formules et de découvertes fulgurantes: le pouvoir de l’argent, poudre d’or jetée aux yeux, non plus sournoisement, comme souvent dans l’Ancien Monde, mais avec le sourire parfait d’une réussite affichée.  La Richesse, la Célébrité sont les clefs du paradis, dont l’envers est bien souvent une toile tissée d’amertume et de luttes. Mais qu’importe, ces portes peuvent s’ouvrir. Riche et célèbre à son tour, il peut croire au bonheur, épouser la femme qu’il aime - Zelda - et vivre enfin…   


LES NOUVELLES

En marge de ses romans, «L’envers du Paradis», «Les enfants du Jazz» et «Gatsby le magnifique» - qui est un semi - échec sans doute parce qu’il montre aussi les limites de ce rêve doré -, les nouvelles de Fitzgerald s’arrachent comme on se dispute le meilleurs morceaux. Les grands magazines lui ouvrent leurs colonnes et les contrats sont très avantageux. 

Naît alors la légende d’un auteur prolixe et facile. Pourtant il redoutait  parfois de ne jamais pouvoir écrire «quelque chose de bon» et tremblait que ses meilleures pages passassent presque inaperçue tandis que des nouvelles qu’il jugeait «faciles» lui valait non seulement renommée, mais argent !

Sa vision de son succès est très clairvoyante. Il comprend bien les «ficelles» de ces machines, qui lui apportent le confort quotidien, mais craint dans le même temps que ces procédé ne l’étouffent à la longue. Car s’il ne peut mépriser ce qu’il recherche - gloire et fortune -, il en connaît le prix. Il sait combien ses vraies bonnes pages sont peu nombreuses. Alors le doute le saisit, et il tremble. Fera-t-il jamais partie du peu de nombre des élus des lettres ? Dilemme qui ne cesse de le tarauder et dont il ne s’ouvre qu’à de rares confidents. Pourtant au milieu de ce trouble, quelques embellies le rassurent. Le cinéma s’intéresse à lui, achète des droits et adapte. Le monde auquel il ne veut surtout pas tourner le dos pour se consacrer en ermite à la littérature, lui sourit de nouveau et Scott sourit à Zelda…  Il voulait faire de sa vie même sa plus belle œuvre, son meilleur roman, quitte à renoncer à tout, même à la vie - comme Gatsby - dès que l’histoire n’en vaudrait plus la peine. Son roman, hélas tourne court. Les journées noires de la crise, la fin de ses succès, la folie de Zelda, le plongent dans le gouffre. Il travaille encore pour Hollywood,  mais l’alcool le prive lentement de ses moyens et le tue.

Aussi sûrement, mais plus rapidement, les critiques littéraires l’anéantissent encore au lendemain de sa mort : Scott Fitzgerald ? Des nouvelles tout juste bonnes à tuer une petite demie heure… Et l’horreur de la seconde guerre mondiale balaie le tout pour quelques années. Alors seulement, le temps fait justice à ce laissé pour compte, qui paraît enfin comme une des figures majeures de la littérature américaine moderne.


SCOTT FITZGERALD ET LE PORTRAIT D'UNE AMERIQUE BOUTONNEUSE

Qui, mieux que Francis Scott Fitzgerald accompagne le passage d’une Amérique encore adolescente, qui fait l’étrenne de ses forces nouvelles à l’âge adulte qu’inaugure la crise de 1929 ? Celui qui redoutait Ernest Hemmingway - l’éternel rival - n’est-il pas un des meilleurs témoins de cet âge volontiers ingrat où tout est en devenir ?  

Il incarne l’esprit d’une époque, esprit qui laisse transparaître celui de Scott Fitzgerald, celui d’une Amérique qui rit à la réussite, qui sourit aux vainqueurs, mais aussi Amérique fragile qui sait que le fil brillant de l’ascension est aussi un fil de rasoir effilé et cruel. 

On devine le visage presque boutonneux d’une Amérique adolescente qui quitte sa vieille parente d’Europe, s’émancipe à coup de sarcasmes et de certitudes. On devine aussi la soif de reconnaissance de Scott qui hélas se brisera sur les décombres de cette adolescence, quand il voudra prolonger un âge passé de mode et de raison après le Crack, après les jours noirs. 

Un piège se serait-il refermé sur lui ? Lui l’auteur chéri des années folles semblait inexorablement démodé, peut-être parce qu’il passait pour un homme à la plume facile, ou du moins trop vite assimilé à une littérature «facile» elle aussi ? Peut-être aussi était-il difficile de lire - relire - cette œuvre qui portait le souvenir de certitudes, d’attitudes morales, code d’honneur d’une société, à laquelle on venait brutalement de tourner le dos. Il n’est jamais bon de «moraliser» un temps en brandissant la défroque que l’on vient de jeter aux orties… même sur un ton léger, ou peut-être à cause de ce ton, car il est vite insoutenable. 

Lorsque le souvenir du bonheur n’est plus du bonheur encore, gare !

© Jean-Yves Patte 
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS / GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2000 


PRESENTATION DES NOUVELLES 

Tête à claque (1924) 
Qu’est qu’une claque ? Un accès de folie ? Un indécence, un mouvement compulsif ? La révélation d’un caractère profond. Qu’importe une gifle, ou deux, puisque c’est un changement de destin ! 

Entre 3 et 4 (1931)
Amour, désamour puis haine, rancœur, règlement de compte sur fond de la plus grave crise économique qu’ai connue l’Amérique du XXe s.. Remords et mort… 

L’un de mes plus vieux amis (1924)
Qu’est-ce que l’amitié ? Un tissu de haine et de mensonge ? Un sentiment qui pousse hors de soi ? Un lien ineffable et indestructible ? Une traverse blanche qui brille dans la nuit… 

Ecouter NOUVELLES par SCOTT FITZGERALD/JEAN-PIERRE CASSEL (livre audio) © Frémeaux & Associés
Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 TETE A CLAQUE (1) - CASSEL17'51
02 TETE A CLAQUE (2) - CASSEL15'54
03 TETE A CLAQUE (3) - CASSEL04'28
04 ENTRE 3 ET 4 (4) - CASSEL11'52
05 ENTRE 3 ET 4 (5) - CASSEL06'12
06 ENTRE 3 ET 4 (6) - CASSEL11'27
07 ENTRE 3 ET 4 (7) - CASSEL11'27
CD 2
01 L UN DE MES PLUS VIEUX AMIS (1) - CASSEL09'10
02 L UN DE MES PLUS VIEUX AMIS (2) - CASSEL09'39
03 L UN DE MES PLUS VIEUX AMIS (3) - CASSEL08'34
04 L UN DE MES PLUS VIEUX AMIS (4) - CASSEL12'49
"Nouvelles" Scott Fitzgerald par Ecouter Voir

“La lecture de Jean-Pierre Cassel est remarquable. Comme il y a ici beaucoup de dialogues, il est, en acteur chevronné, à la fête et différencie parfaitement tous les personnages. Passionnant de bout en bout.” Gérard FOREAU, ÉCOUTER VOIR

“La lecture de Jean-Pierre Cassel est remarquable. Comme il y a ici beaucoup de dialogues, il est, en acteur chevronné, à la fête et différencie parfaitement tous les personnages. Passionnant de bout en bout.” Gérard FOREAU, ÉCOUTER VOIR




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