LE DISCOURS DE LA METHODE

DESCARTES

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Livret : 16 PAGES
Nombre de CDs : 3


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Texte intégral lu par Jacques Bonnaffé, Direction Olivier Cohen, Livret François Trémolières

Philosophe, mathématicien et physicien, Descartes impose au monde un renouveau de la pensée française avec le Discours de la méthode. Son approche déductive, basée sur la vérification systématique des évidences, apporte une nouvelle architecture à l’édifice du savoir.
Jacques Bonnaffé incarne scrupuleusement la pensée mécaniste de Descartes. L’interprétation sonore sur disque de l’intégralité du texte magistral de Descartes est disponible pour la première fois.
Patrick Frémeaux & Claude Colombini

'Mais ce qui a surtout recommandé sa philosophie, c’est qu’il n’est pas demeuré à donner du dégoût pour l’ancienne, mais qu’il a osé substituer des causes qu’on peut comprendre de tout ce qu’il y a dans la nature.'
Christaan Huygens (1629-1695), physicien et astronome.

Suivi lecture : Olivier Cohen
Droits audio : Frémeaux & Associés

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DISCOURS DE LA MÉTHODE DESCARTES

DISCOURS DE LA MÉTHODE
DESCARTES
Lu par Jacques Bonnaffé 

TEXTE INTÉGRAL 






DISCOURS DE LA MÉTHODE - DESCARTES 
CD1
01.  Introduction    1’29
02.  Première partie    5’03
03.  “J’ai été nourri aux lettres dès mon enfance...”    5’08
04.  “J’estimais fort l’éloquence...”    7’07
05.  Deuxième partie    6’57
06.  “C’est pourquoi je ne saurais aucunement approuver...”    4’52
07.  “J’avais un peu étudié, ...”    3’35
08.  “Ces longues chaînes de raison...”    6’29
09.  Troisième partie    4’12
10.  “Ma seconde maxime était d’être le plus ferme...”    7’35
11.  “Après m’être ainsi assuré de ces maximes...”    5’52 

CD2
01.  Quatrième partie    10’42
02.  “Je voulus chercher après cela d’autres vérités...”    10’16
03.  Cinquième partie    4’23
04.  “Ainsi premièrement je décrivis cette matière...”    4’45
05.  “Toutefois, je ne voulais pas inférer...”    5’32
06.  “Je voudrais aussi qu’on leur montrât...”    5’22
07.  “Mais, si on me demande comment le sang...”    9’00 

CD3
01.  “J’avais expliqué assez particulièrement...”    9’43
02.  Sixième partie    7’32
03.  “Après cela, j’ai examiné quels étaient les premiers...”    7’57
04.  “On peut dire que ces oppositions seraient utiles...”    7’32
05.  “Il est vrai que, pour ce qui est des expériences...”    5’04
06.  “Et j’ai pensé qu’il m’était aisé de choisir...”    6’20  

Le plan du Discours de la méthode d’après Descartes
“Si ce discours semble trop long pour être lu en une fois, on pourra le distinguer en six parties. Et, en la première, on trouvera diverses considérations touchant les sciences. En la seconde, les principales règles de la méthode que l’auteur a cherchée. En la 3, quelques-unes de celles de la morale qu’il a tirée de cette méthode. En la 4, les raisons par lesquelles il prouve l’existence de Dieu et de l’âme humaine, qui sont les fondements de sa métaphysique. En la 5, l’ordre des questions de physique qu’il a cherchées, et particulièrement l’explication du mouvement du cœur et de quelques autres difficultés qui appartiennent à la médecine, puis aussi la différence qui est entre notre âme et celle des bêtes. Et en la dernière, quelles choses il croit être requises pour aller plus avant en la recherche de la nature qu’il n’a été, et quelles raisons l’ont fait écrire.”  

Discours de la méthode pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences.
René Descartes, 1637 
“Ce qui a fort plu… quand cette philosophie a commencé de paraître, c’est qu’on entendait ce que disait M. Descartes, au lieu que les autres philosophes nous donnaient des paroles qui ne faisaient rien comprendre comme ces qualités, formes substantielles, espèces intentionnelles, etc. Mais ce qui a surtout recommandé sa philosophie, c’est qu’il n’est pas demeuré à donner du dégoût pour l’ancienne, mais qu’il a osé substituer des causes qu’on peut comprendre de tout ce qu’il y a dans la nature.” Ainsi le grand savant Christaan Huygens (1629-1695) expliquait-il le prodigieux succès du Discours de la méthode.  

Une philosophie pour l’âge de la science
Le terme de “philosophie”, au XVIIe siècle, englobe aussi la physique ou “philosophie naturelle”. Mais les physiciens du temps (comme encore les médecins, qui avaient osé surmonter l’interdit de la dissection) prenaient de plus en plus un chemin divergent de celui des philosophes et des théologiens, dont le langage, inspiré d’Aristote, leur paraissait abscons et inutile. En 1633, la condamnation par l’Église de Galilée – parce qu’il considérait la thèse de Copernic, selon laquelle la Terre tourne autour du Soleil, comme démontrée : théorie aujourd’hui universellement acceptée, mais qui paraissait alors contraire à l’enseignement de la Bible, et que les théologiens romains auraient voulu n’admettre au mieux qu’à titre d’hypothèse – marquait le divorce entre les sciences exactes, appuyées sur l’expérience, l’observation, la démonstration mathématique, la représentation géométrique, et la métaphysique enseignée dans les écoles. À cette date, René Descartes s’apprêtait à publier une ambitieuse synthèse de ses travaux scientifiques, qui appliquaient le principe mécaniste d’explication des phénomènes (c’est-à-dire par analogie avec le fonctionnement d’une machine) non seulement à la physique, l’astrophysique, l’astronomie, mais aussi aux sciences du vivant (“dualisme” de l’âme et du corps). Il décide alors de renoncer à cette publication (Le Monde ou Traité de la lumière, comme le Traité de l’homme qui en faisait partie, ne seront édités qu’après sa mort), mais pour livrer divers “essais”, comme autant de preuves, en différents domaines, de la fécondité et de l’importance de la “méthode” qu’il prendra soin d’exposer en introduction : un petit traité d’optique, dans lequel il énonce, le premier, la loi de la réfraction; un échantillon du Monde sur les “météores”; enfin ses principaux résultats dans le domaine des mathématiques.

L’ensemble paraît à Leyde (Pays-Bas), anonymement, en 1637 : Discours de la méthode pour bien conduire sa raison, et chercher la vérité dans les sciences. Plus la Dioptrique, les Météores et la Géométrie qui sont des essais de cette méthode. Le Discours apparaît d’emblée comme le manifeste de la pensée moderne.  Qui est René Descartes ? L’auteur en est facilement identifiable, qui décrit lui-même dans le premier des six chapitres (ou “parties”) du Discours sa formation intellectuelle. Né en 1596 en Touraine, à dix ans il est placé par son père, conseiller au Parlement de Bretagne, dans le collège jésuite de La Flèche (aujourd’hui dans la Sarthe), où il reçoit le meilleur de l’éducation du temps ; bon élève mais de santé fragile, il est souvent laissé libre de rester le matin dans sa chambre, où il prend tôt l’habitude de réfléchir à loisir. Reçu bachelier et licencié en droit à Poitiers (1616), il opte en 1618 pour le métier des armes. Enrôlé dans l’armée de Maurice de Nassau, il gagne les Pays-Bas où il rencontre le mathématicien Isaac Beeckman, à l’invitation duquel il rédige ses premiers écrits, dont un Traité de musique. Il s’engage l’année suivante dans les troupes de Maximilien de Bavière, et c’est en Allemagne, comme il le raconte au début du deuxième chapitre du Discours, que le 10 novembre 1619, “tout le jour enfermé seul dans un poêle” (une petite chambre), il a la révélation des “fondements d’une science admirable”. Il renonce dès lors à la carrière militaire pour s’appliquer à ses recherches, tout en continuant de voyager : Allemagne, Hollande, France (1622-1625), Italie, France à nouveau (1627-1628) où il se fait connaître des savants de son temps et fréquente un moment les salons de Paris; en 1629, il choisit de s’installer aux Pays-Bas, où il changera plusieurs fois de résidence (en 1635 lui naît une petite fille, Francine – dont la mort cinq ans plus tard lui laissera, nous dit son biographe Baillet, “le plus grand regret qu’il eût jamais senti de sa vie”); vers 1628, il avait rédigé pour lui-même, en latin, des Règles pour la direction de l’esprit. Disposant d’une fortune personnelle suffisante, il se consacre exclusivement à ses travaux scientifiques – connus par sa correspondance avec d’autres savants, comme le Père Mersenne (traducteur des Mécaniques de Galilée en 1634) – puis, après la publication du Discours, surtout à la philosophie et d’abord la métaphysique. Célèbre dans toute l’Europe, il est appelé à Stockholm par la reine Christine de Suède, pour y poursuivre des entretiens commencés par lettres, et qui portent principalement sur la morale (elle sut aussi le convaincre de rédiger pour elle un Projet d’Académie, et quelques vers de circonstance). C’est là qu’il meurt, le 11 février 1650, après avoir pris froid en se rendant au Palais. 

Le Discours, œuvre charnière
Le Discours de la méthode est un texte composite, assez peu méthodique en vérité, qui touche à la morale, la logique, les sciences (voir page 4). La méthode proprement dite se résume en peu de règles : “ne recevoir jamais aucune chose pour vraie, que je ne la connusse évidemment être telle”; “diviser chacune des difficultés que j’examinerais”; “conduire par ordre mes pensées” et m’assurer, par des “dénombrements si entiers, et des revues si générales”, de n’avoir rien omis dans ces “chaînes de raisons”, sur le modèle des géomètres. Mais c’est cette économie même qui fait sa force : il faut commencer par mettre en doute tout ce que l’on croit connaître. Le Discours ne se donne donc pas comme un traité de la méthode, mais comme une simple invitation, qui engage le lecteur à l’“essayer” à son tour. Il suppose donc (et expose) des acquis scientifiques. Mais simultanément, il fait table rase de l’édifice du savoir ancien. Descartes sait qu’il lui faudra désormais reconstruire : la morale du Discours se donne comme “provisoire”, il y reviendra dans Les passions de l’âme (son dernier livre, 1649); rapidement esquissée, sa métaphysique appelle un développement, que seront les admirables Méditations métaphysiques (Mediationes de prima philosophia, le premier ouvrage publié sous son nom, en 1641). Le Discours esquisse ainsi le programme de la grande œuvre systématique à venir : les Principes de la philosophie (Principia philosophiae, 1644). Il marque le début du cartésianisme : point de référence obligé de tous les philosophes après lui, de la génération qui suit immédiatement Descartes (Spinoza, Leibniz, Malebranche, Locke) au criti­cisme de Kant et à la phénoménologie de Husserl (Méditations cartésiennes, 1929) – pour ne donner que quelques exemples.  

Un succès d’écrivain
Il est remarquable que le Discours ait été publié en français : à sa date, la langue savante est le latin; Descartes fait donc le choix délibéré d’un public “éclairé”, voire mondain, par opposition au public “docte”; des savants (au sens moderne) par opposition aux théologiens; d’une forme discursive (il s’agit d’une sorte de récit, à la première personne) par opposition à la forme du manuel ou de la somme. Il n’est sans doute pas le premier (Pierre Charron l’avait précédé au début du siècle avec la Sagesse, et dans un genre plus familier, à la fin du siècle précédent, Montaigne; avant eux le réformé Calvin, pour la théo­logie), mais l’effet de rupture n’en est pas moins éclatant, et son talent d’écrivain manifeste. D’ailleurs n’a-t-il pas correspondu, au début des années 1630, avec le plus célèbre homme de lettres de son temps, Guez de Balzac? Sa langue est accessible – marque évidente de sa modernité, elle l’est demeurée jusqu’à nous –, efficace, à l’opposé de tout pédantisme. Elle ne dédaigne pas l’ironie, ainsi dans la fameuse phrase qui ouvre le Discours : “le bon sens est la chose du monde la mieux partagée”. Il se trouve que ce choix a précédé de peu la suprématie de la France en Europe (à partir du règne de Louis XIV et jusqu’au Premier Empire), qu’il annonce par conséquent l’hégémonie de la langue française, dans les cours européennes comme dans les milieux lettrés : langue des diplomates et des “Philosophes”. Rivarol, dans son discours De l’universalité de la langue française (réponse à la question mise au concours par l’Académie de Berlin, en 1784 : “Qu’est-ce qui a rendu la langue française universelle? Pourquoi mérite-t-elle cette prérogative? Est-il à présumer qu’elle la conserve?”), attribue au français les qualités d’ordre et de clarté : “ce qui n’est pas clair n’est pas français”. L’identification de Descartes à la “clarté française”, le qualificatif devenu si commun (et pas toujours laudatif) de “cartésien” pour désigner un supposé “esprit français”, ont fait du Discours de la méthode une œuvre à part dans la tradition scolaire et les débats idéologiques en France. Cette célébrité quelque peu encombrante ne doit pas dissuader le public contemporain de renouer directement avec l’un des textes fondateurs de l’his­toire de la pensée – le ferait-il par la magie d’une voix.
François Trémolières 
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS / GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI S.A. 2003.  

Ecouter DISCOURS DE LA MÉTHODE DESCARTES Lu par JACQUES BONNAFFÉ  (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.





PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 INTRODUCTION - BONNAFFE01'29
02 PREMIERE PARTIE - BONNAFFE05'03
03 J AI ETE NOURI AUX LETTRES DES MON ENFANCE - BONNAFFE05'08
04 J ESTIMAIS FORT L ELOQUENCE - BONNAFFE07'07
05 DEUXIEME PARTIE - BONNAFFE06'57
06 C EST POURQUOI JE NE SAURAIS AUCUNEMENT APPROUVER - BONNAFFE04'52
07 J AVAIS UN PEU ETUDIE - BONNAFFE03'35
08 CES LONGUES CHAINES DE RAISON - BONNAFFE06'29
09 TROISIEME PARTIE - BONNAFFE04'12
10 MA SECONDE MAXIME ETAIT D ETRE LE PLUS FERME - BONNAFFE07'35
CD 2
01 APRES M ETRE AINSI ASSURE DE CES MAXIMES - BONNAFFE05'52
02 QUATRIEME PARTIE - BONNAFFE10'42
03 JE VOULUS CHERCHER APRES CELA D AUTRES VERITES - BONNAFFE10'16
04 CINQUIEME PARTIE - BONNAFFE04'23
05 AINSI PREMIEREMENT JE DECRIVIS CETTE MATIERE - BONNAFFE04'45
06 TOUTEFOIS JE NE VOULAIS PAS INFERER - BONNAFFE05'32
07 JE VOUDRAIS AUSSI QU ON LEUR MONTRAT - BONNAFFE05'22
CD 3
01 MAIS SI ON ME DEMANDE COMMENT LE SANG - BONNAFFE09'00
02 J AVAIS EXPLIQUE ASSEZ PARTICULIEREMENT - BONNAFFE09'43
03 SIXIEME PARTIE - BONNAFFE07'32
04 APRES CELA J AI EXAMINE QUELS ETAIENT LES PREMIERS - BONNAFFE07'57
05 ON PEUT DIRE QUE CES OPPOSITIONS SERAIENT UTILES - BONNAFFE07'32
06 IL EST VRAI QUE POUR CE QUI EST DES EXPERIENCES - BONNAFFE05'04
07 ET J AI PENSE QU IL M ETAIT AISE DE CHOISIR - BONNAFFE06'20
"Le "Discours de la Méthode" de Descartes en CD... par Charlie Hebdo

“Mais la voix de Bonnafé transmet avec une virtuosité de concertiste toutes les nuances et toutes les subtilités de ce texte où chaque mot vous embarque vers un peu moins de bêtise. (...) Il donne à son lecteur, avec une prudence extrême, une bombe : l’outil pour décortiquer les croyances, les erreurs, les habitudes aliénantes et les préjugés. (...) Après le Discours de la méthode, l’humanité se séparera en deux : ceux qui sont cartésiens et ceux qui ne le sont pas. Mais le ton de ce texte fondamental est surprenant. Ni autoritaire, ni pontifiant, il est amical. Et c’est tout le génie de Bonnafé de transmettre aussi cette dimension qui éclaire toute sa lecture.” Philippe VAL, CHARLIE HEBDO

"Pour danser, c’est moyen…A priori, le projet est austère. Mais, dès les premiers mots, c’est magique. Une pensée virtuose s’immisce dans vos oreilles pour venir vous chatouiller les neurones. J’imagine que, lu par un présentateur de la météo, ce serait totalement incompréhensible… Mais la voix de Bonnafé transmet avec une virtuosité de concertiste toutes les nuances et toutes les subtilités de ce texte où chaque mot vous embarque vers un peu moins de bêtise.Ce que Descartes veut dire sent le fagot. Tout en se préservant du côté du roi et de l’Eglise, il donne à son lecteur, avec une prudence extrême, une bombe : l’outil pour décortiquer les croyances, les erreurs, les habitudes aliénantes et les préjugés. Il prend bien soin, pour ne pas être pris pour un gourou, de préciser que c’est sa méthode à lui, qu’elle ne vaut que pour lui, et que son expérience est personnelle. Il ne veut pas d’ennuis – il en aura quand même. Alors il dissimule la conscience qu’il a de son génie en se moquant toujours un peu de lui-même, laissant au lecteur le soin d’apprécier l’importance et la pertinence de ses principes.
Après le Discours de la méthode, l’humanité se séparera en deux : ceux qui sont cartésiens et ceux qui ne le sont pas. Mais le ton de ce texte fondamental est surprenant. Ni autoritaire, ni pontifiant, il est amical. Et c’est tout le génie de Bonnafé de transmettre aussi cette dimension qui éclaire toute sa lecture.” Philippe VAL, CHARLIE HEBDO





« Servi sur galette » par Le Magazine Littéraire

« Si ce discours semble trop long pour être lu en une fois… » Descartes l’a divisé en six parties, et le tout est servi sur galette par Jacques Bonaffé qui réalise l’exploit de donner à l’œuvre un rythme.. philosophique.
LE MAGAZINE LITTERAIRE




« La pensée de Descartes » par Écouter Voir

Lu par Jacques Bonaffé, le texte intégral du Discours de la Méthode prend tout son sens et impose, une fois de plus, l’importance de son propos sur la philosophie, les mathématiques et la physique. Le fameux esprit hypothético-déductif qui caractérise la pensée occidentale vient tout entier de cet enseignement. Si Descartes ne l’a pas inventé, il l’a du moins fixé dans la langue moderne et dans une forme qui aura survécu aux siècles. Pour la première fois, voici une interprétation de ce texte fondateur. Jacques Bonaffé dispose d’une voix, et choisit d’effectuer une lecture qui rendent prégnante la pensée de Descartes : mécaniste et systématique. N’hésitez pas à vous munir de l’ouvrage pour suivre le fil de ce coffret de 3 CD.
ÉCOUTER VOIR




« Bien conduire sa raison » par L’Alsace

Philosophe, mathématicien et physicien, rené Descartes a imposé un renouveau de la pensée française avec le « Discours de la méthode ». Son approche déductive, basée sur la vérification systématique des évidences, apporte une nouvelle architecture à l’édifice du savoir. Pour Frémeaux & Associés, producteur de livres sonores de référence et d’ouvrages de diction, le comédien Jacques Bonaffé lit l’intégrale de ce texte « pour bien conduire sa raison…» Trois heures pour devenir cartésien !
L’ALSACE




« Mettre en doute tout ce que l’on croit connaître » par Le Journal du Médecin

« Je pense donc je suis », nous clame le comédien Jacques Bonnaffé, avec une telle conviction et un tel timbre que l’on croirait Descartes s’adressant à nous depuis cette chambre en Allemagne (rappelons que l’expo Richelieu se déroule à Cologne) où « tout le jour enfermé seul dans un poêle » (rassurons nous à l’époque il s’agit d’une petite chambre…n’empêche ça chauffe là dedans !), il a la révélation des « fondements d’une science admirable »… Jacques Bonnaffé traduit à merveille le ton impérieux de Descartes que la modestie n’étouffe apparemment pas, et qui s’est peut être tourné vers la philosophie faute de mieux. Il est vrai que le penseur s’était méchamment fait moucher dans le domaine de l’algèbre par Blaise Pascal (Jacques Attali, Blaise Pascal ou le génie français – le livre de poche). Ce texte charnière pour l’histoire de la pensée dans la sphère francophone est repris ici dans sa version intégrale et originale, ce qui, avouons-le, ne facilite pas vraiment la compréhension : le français utilisé auquel nous ne sommes pas habitués n’aide en rien à l’éclaircissement des concepts. Un peu comme si c’était Molière qui nous déclamait les lois de la relativité…Mais c’est ce qui fait le charme de l’entreprise justement, celui d’écouter discourir (car ce texte est étonnamment oral) le fondateur de la pensée cartésienne, d’entendre sa prudence vis-à-vis de la religion (dans un siècle qui a vu brûler Bruno, condamner Copernic puis Galilée) au fil d’un texte au fait peu méthodique mais dont l’une des vertus principales est d’énoncer le principe qu’il faut commencer par mettre en doute tout ce que l’on croit connaître…Une maxime qui, au contraire de la langue et de certains aspects développés, est intemporelle « car ne rien savoir est la base de toute connaissance » a dit quelqu’un bien avant René Descartes. 
B.R. - LE JOURNAL DU MEDECIN




« La vérification systématique des évidences » par L’Enseignant

Avec le Discours de la méthode, Descartes imposa au monde un véritable renouveau de la pensée philosophique basé sur la vérification systématique des évidences. Enfin disponible sur CD, trois heures de réflexion fluide à l’état pur, accessible à tous. On y éprouve une véritable délectation à écouter le texte intégral grâce à la diction  au ton juste du comédien Jacques Bonnaffé.
L’ENSEIGNANT




« Fort bien dit » par Notes Bibliographiques

René Descartes (1596-1650) écrivit en français (et non en latin) son « Discours » en 1637. Il est divisé en 6 parties : Considérations sur les sciences – Règles de la méthode – La Morale – L’existence de Dieu et la métaphysique – Où il est question de physique et de médecine – Quelles choses requises pour aller en recherche de la nature ? C’est fort bien dit (et lentement) par Jacques Bonnafé mais l’écoute à la suite est un peu difficile et fastidieuse malgré la clarté du texte et la phrase ironique qui ouvre le discours : « Le bon sens est la chose au monde la mieux partagée ».
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




« Quand l’animal fait sauter la banque » par Philosophie Magazine


 


« Depuis quelque temps, la chasse est ouverte : on recherche les responsables de la crise économique et financière. Or pour avancer dans cette enquête, il est remarquable qu’un indice clé se trouve dans le Discours de la méthode, de Descartes (1637). Ce dernier y avance une hypothèse sur la nature humaine qui, au premier abord, paraît farfelue : il suppose qu’il y a de très petites particules qui circulent à l’intérieur de notre corps, qu’il appelle les «  esprits animaux ». Ces éléments, «  qui sont comme un vent très subtil, ou plutôt comme une flamme très pure et très vive », montent avec le sang depuis le cœur vers le cerveau, où ils viennent frapper la glande pinéale, puis ils se rendent du cerveau « par les nerfs dans les muscles et donnent le mouvement à tous les membres ». Les esprits animaux influent tout à la fois sur nos pensées et nos actions. »
Par Alexandre Lacroix -  PHILOSOPHIE MAGAZINE




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