LE VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT - LOUIS FERDINAND CELINE

TEXTE INTEGRAL LU PAR DENIS PODALYDES

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Livret : 40 PAGES
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VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT 
LOUIS-FERDINAND CÉLINE 
Texte intégral lu par Denis Podalydès 







MARÉCHAL DES LOGIS
par Thomas Compère-Morel
1932. L’économie de la France est en crise. En Europe, les nationalismes et les totalitarismes se développent. L’immigration et l’urbanisation s’intensifient. Le grand nombre vit le travail comme une aliénation. C’est en 1932, l’année de ses trente-huit ans et de la mort de son père, que le docteur Louis Destouches, dit “Céline” - le prénom de sa mère et de sa grand-mère maternelle -, publie chez Denoël le “Voyage au bout de la nuit”, son premier roman. Les années ont passé, mais la blessure de la guerre ne se referme pas. Pour tenter de la guérir, Céline va l’écrire : cette année-là, son cri de colère fait l’effet d’une bombe. En racontant sa Grande Guerre, puis son Afrique (“La guerre en douce” du colonialisme, comme il dit), ses États-Unis, son Paris et ses banlieues, Céline livre le récit rageur d’une grandiose et lamentable épopée humaine.  Installé à Montmartre, rue Lepic, Céline débute la rédaction de son aventure en 1929 et amorce ainsi une véritable révolution littéraire. Certes, on peut y trouver des références à quelques œuvres classiques : un récit picaresque, qui progresse linéairement, à la “Don Quichotte” ; une Molly, comme dans le “Ulysse” de Joyce, paru dix ans plus tôt - on pense aussi à la “Moll Flanders” de Defoe -; un ami du héros anti-héros Bardamu nommé Robinson - encore Defoe... et 14/18 dont les “Poilus” se nomment aussi les “Robinsons”... Mais les innovations stylistiques sont si nombreuses et si fortes qu’il s’agit bien d’une écriture nouvelle, inédite. Céline le rabâche, l’originalité d’un auteur, c’est avant tout son style. Il va travailler le sien, avec une passion obsessionnelle. Il l’explique : il faut tordre le bâton pour que dans l’eau il paraisse droit. Le résultat est imparable. En écrivant dans sa “formule rêve éveillé”, Céline crée sa “petite musique” et atteint ce “rendu émotif” qu’il traque sans relâche. Dans un présent indéfini et au travers d’une syntaxe désarticulée, on lit de nombreux dialogues et d’encore plus nombreux soliloques, parlés dans une langue populaire plus vraie que nature. Il insiste : “Je veux faire RESSENTIR” ! 

Céline voit d’abord dans son “Voyage” un “demi-classique”. Puis, il le trouve “plat à vomir”. C’est que le cataclysme est à venir. Il s’appellera “Mort à crédit” (1936). Céline s’est engagé volontairement à dix-huit ans, en septembre 1912. Et bien vite, alors qu’il a été nommé maréchal des logis, vient ce qu’il appelle “la vacherie universelle”. La Meuse, puis les Flandres. Il est blessé en octobre 1914. Hôpital, opération, hôpital... La guerre, la Grande Guerre, constitue le cœur douloureux de l’œuvre ; le début du roman s’attache au front (le temps “suspendu”), puis à l’arrière (les planqués, le temps “retrouvé”). Ces expressions rappellent bien sûr Proust, l’autre médecin légiste génial de la première moitié du xxe siècle français, “À la recherche du temps perdu” et son dernier volume, “Le temps retrouvé”. Céline est antimilitariste, il dénonce la “religion drapeautique”. Il hait la guerre, son horreur et sa solitude. George Bataille verra dans le “Voyage au bout de la nuit” une description des rapports qu’un homme entretient avec sa propre mort. Et en effet, pour Céline, ce qui rend l’homme monstrueux, c’est qu’il n’a pas d’imagination, qu’il ne sait pas imaginer sa mort. Mais, toujours à propos de la guerre, il dira aussi : “... même les cons finissent par comprendre qu’on s’est foutu d’eux”. Le courage du soldat n’est rien d’autre que ce manque d’imagination. En fait, la guerre joue le rôle de révélateur des individus et de la société : “Il me fallait cette grande épreuve pour connaître le fond de mes semblables sur lesquels j’avais de grands doutes”. De cette révélation, de cette expérience, Céline s’est construit sa propre philosophie de la vie : nihiliste, il blâme la société égoïste et veule, trompeuse et fausse, aveugle à sa propre décadence. Il compare le monde à un hôpital géant. Il se fait le représentant des plus humbles, sans oublier de les brocarder. Il dénonce et il conjure. Mais Céline en veut tellement au genre humain que sa haine déborde : son antisémitisme est le plus infâme des délires, et il s’y noie. Son “Voyage” doit lui valoir le Prix Goncourt. Finalement, les frères Rosny tournent casaque. Ce sera le Prix Renaudot. À propos des hommes en général, Céline a ces mots : “Ils étaient lourds... lourds et épais...”. À propos de lui : “Je suis le fils d’une réparatrice de dentelles anciennes”. Il a beaucoup de goût pour les danseuses.
Thomas Compère-Morel
Directeur de l’Historial de la Grande Guerre
Péronne – Somme 

CÉLINE
par Pol Vandromme 
Céline est d’abord un styliste. Un précieux du langage populacier. Ce qu’il a voulu, c’est introduire le rythme et l’émotion du langage parlé dans le français écrit, lui donner l’allégresse et même la sauvagerie d’un nouveau naturel. Sa recherche porte essentiellement sur une certaine façon de découper la phrase, de désarticuler la prosodie traditionnelle. Prodigieux inventeur de mots, organisateur d’un vocabulaire tout ensemble affolé et cocasse, bousculant toutes les règles avec un sûr instinct de révolutionnaire et l’ardeur d’un délicat de l’ancienne France, il a découvert une syntaxe pointilliste à laquelle il éprouve ses obsessions. Il y a dans son gigantesque pamphlet Bagatelles pour un massacre un manifeste littéraire de l’importance de la préface d’Hernani. Avec cela, un visionnaire, un poète de la catastrophe, habile à utiliser sa biographie et à l’enfiévrer dans le délire parfois drolatique de l’épopée. L’œuvre de Céline prolifère autour d’une idée fixe : la peur de la décadence, - une décadence décrite par un médecin étranger à la gendelettrerie. Ce qui s’y déploie, ce sont des images avariées et purulentes, - des chancres, des tares, des hérédités honteuses, toutes les maladies d’une civilisation détraquée. «Dans l’Histoire des temps, - a-t-il noté dans sa thèse de doctorat sur Semmelweis, - la vie n’est qu’une ivresse, la Vérité c’est la Mort.»

Ce thème écrasant, le Voyage au bout de la nuit l’illustre, avec une rage désespérée et hagarde. Le héros du livre s’appelle Bardamu. C’est un homme qui ne tient pas en place, un errant, qui s’égare dans ses vagabondages et qui fuit sans cesse, poursuivi par ses hantises, par le déchaînement de forces qui saccagent et pourrissent l’humanité : la guerre moderne, l’Afrique corrompue par le malaria et la hargne des colons, l’Amérique lugubre et effrénée de l’automatisme, les complots meurtriers noués par les mensonges sociaux, les faubourgs sans air et sans lumière des grandes villes embouteillées et crasseuses. Tout cela resitué dans un style de forcené avec les éclats d’un picaresque rigolard, avec des violences éructées dans une misère pouilleuse, avec des vacarmes épouvantés, - tous les tocsins des nostalgies, tous les sanglots des agonies, toutes les faces hideuses, toutes les excitations de la populace. La grande idée, c’est que l’humanité contemporaine, asservie à ses vies, a perdu le sens de l’instinct de l’espèce. Si l’on veut, Céline montre un univers assailli par une inversion monstrueuse, exaltant et révérant ce qui le meurtrit et ce qui le tue. Le génie de l’homme moderne est un génie suicidaire. Céline, en fanatique de la vie, en médecin des pauvres, veut détourner les malheureux des poubelles où ils se sont réfugiés. Il a pu dire beaucoup de bêtises, en plaidant pour la santé et pour un sursaut de l’ascé­tisme; mais du moins faut-il bien voir que ce mal embouché tentait de nous faire honte de nos vices et de nos plaies. On ne comprend rien à Céline si l’on ne s’avise pas que son horreur des masques rassurants, que sa longue et scandaleuse détestation portaient les espoirs d’un chimérique dont les colères rappelaient le monde à l’ordre, - non point à l’ordre des convenances (qui étaient pour lui des grimaces, les comédies trop bien fardées de la mort), mais à l’ordre de la nature dans sa danse de fée.

Céline prenait sa place dans la lignée des moralistes sans illusion ; mais, au lieu d’adoucir la lucidité du pessimisme dans une langue de bonne compagnie, il l’hallucinait dans le torrent de ses impétuosités burlesques ou tragiques, dans une frénésie qui répandait des mots de chiffonnier et les sonnailleries des angoisses immémoriales. Un grand écrivain spiritualiste, roulant son vocabulaire dans les boues faubouriennes, disait son dégoût du monde enfoncé dans la stupidité contre-nature, cloîtré dans une agitation puante et dérisoire, titubant dans l’alcool, dans la mangeaille, dans des cités remplies d’immondices, dans les routines oratoires de l’héroïsme d’apparat. De tous les auteurs contemporains, Céline est celui qui a le mieux exprimé le désespoir d’un univers d’absurdité et d’ignominie. Il n’a cru en aucune des fables que colportent la bienséance et l’hypocrisie. Les préjugés de la droite, et ceux de la gauche, n’ont pas eu de prise sur lui. C’est un homme seul comme Bardamu, pataugeant dans la nuit, et criant en vain les vérités de l’aube. Toute une part de la littérature d’aujourd’hui sort de ce cloaque et de ces ténèbres. Mais Céline est plus grand que ses disciples, il les domine du haut de son génie, parce qu’il est le seul à être installé au point de rencontre où les colères d’un tempérament d’exception s’intègrent aux fougues d’un style admirable d’adresse et d’originalité.

Personne n’a été autant imité que lui. Ses disciples - proclamés ou clandestins - ne se comptent plus (Sartre, Miller, Queneau, etc). Beaucoup l’ont démarqué avec un zèle maniaque. Voyage au bout de la nuit marque une date dans l’histoire du style et de la sensibilité. L’une des deux dates de l’histoire contemporaine, - l’autre étant À la recherche du temps perdu de Marcel Proust. Aujourd’hui, ce livre qui avait traversé comme une émeute la république des lettres, est une œuvre classique. La nouveauté célinienne est devenue accessible ; elle est assimilée ; elle est entrée d’elle-même, sans avoir eu besoin de l’interprétation des critiques, dans l’œuvre des écrivains de ce temps. L’aboutissement du surréalisme, son apothéose, ils sont là. L’influence la plus déterminante de Céline ne s’est pas exercée sur des écrivains de sa manière (qui le pastichèrent), mais sur des écrivains de son esprit. Ce qui signifie : sur les auteurs qui se persuadèrent que l’audace de Céline, pour reprendre un mot de Roger Nimier, est d’avoir osé (et d’avoir su) désespérer jusqu’au bout, et ainsi d’avoir inventé une forme nouvelle de libertinage. Les vrais céliniens sont ceux qui ont compris qu’il ne fallait plus jouer sa patrie dans une société en débandade et que les conventions des morales, les tricheries de la politique, les sentiments convenus cultivés dans les académies de la révolte étaient comme des linceuls jetés sur un monde à l’agonie. La vie n’est plus qu’une habitude fatiguée, démantelée, et il ne sert à rien de convoquer à son chevet des illusions qui l’apaisent en la bourrant de drogue.    
Pol VANDROMME  
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2003       

Pol Vandromme, né à Charleroi en 1927, a été l’un des premiers à consacrer une monographie à Céline (Éd. Universitaires, 1963, rééd. Pardès 2001). Il est également l’auteur d’un essai Céline & Cie (L’Âge d’Homme, 1996), ainsi que de nombreuses études consacrées par le Grand Prix de la Critique de l’Académie française.

Chronologie biographique

par Marc Laudelout 
1894 : Naissance à Courbevoie (27 mai) de Louis, Ferdinand, Auguste Destouches, fils unique de Fernand, Auguste et de Marguerite Louise, Céline Guillou. Son père est correspondancier dans une compagnie d’assurances ; sa mère tient un commerce de «modes et lingerie».
1895 : Est placé en nourrice.
1900 : Inscription à l’école communale du square Louvois.
1904 : Emménagement au Passage Choiseul où sa mère reprend un fonds de «marchand d’objets de curiosité en boutique».
1905-1906 : Quitte la communale du square Louvois pour Saint-Joseph, école catholique dans le 1er arrondissement.
1907-1908 : Séjour en pension de Louis Destouches à Diepholz, Hanovre et Karlsruhe.
1908-1911 : À son retour, entre en apprentissage dans la bonneterie et la bijouterie. Premier séjour en Angleterre en 1909.
1912 : Engagement de trois ans par devancement d’appel au 12e Cuirassiers (Rambouillet).
1913 : Nommé brigadier. Rédaction des notes publiées en 1965 sous le titre Carnet du cuirassier Destouches.
1914 : Nommé maréchal des logis. Envoyé au Front. Se porte volontaire pour une mission dangereuse, est blessé à Poelkapelle, près d’Ypres, le 25 octobre. Cité à l’ordre du régiment, puis de la division, décoré de la médaille militaire et de la croix de guerre. Évacué et hospitalisé à Paris.
1915 : Après un congé de convalescence, est affecté à Londres, puis réformé définitif (7 décembre).
1916 : Contracte un premier mariage (avec Suzanne Nebout) avant de quitter brusquement Londres. Gagne le Cameroun comme gérant de plantation pour la Compagnie Forestière Shangha-Oubangui.
1917 : Rédaction de Des vagues (nouvelle satirique) et retour à Londres. Rencontre à Paris de Raoul Marquis avec lequel il travaille pour la revue Eurêka.
1918 : Est engagé comme conférencier par la Mission Rockfeller en vue de la propagande pour la prophylaxie de la tuberculose. Parcourt la Bretagne et se lie, à Rennes, avec les Follet.
1919 : Prépare le baccalauréat dont il passera les deux parties à Bordeaux, épouse Édith Follet et commence ses études de médecine, à Rennes.
1920-1922 : Après le P.C.N., est reçu à ses trois premiers examens à Rennes et donne deux communications à l’Académie des Sciences.
1923 : Termine ses études à la Faculté de Paris.
1924 : Soutient sa thèse (La vie et l’œuvre de Ph. I. Semmelweis) et entre à la section d’hygiène de la Société des Nations à Genève.
1925 : Conduit une première mission médicale de six mois en Amérique du Nord et en Europe.
1926 : Seconde mission en Afrique. Sa femme obtient le divorce. Rencontre d’Elizabeth Craig et rédaction de L’Église.
1927 : Son contrat à la S.D.N. n’est pas renouvelé. Installation d’un cabinet à Clichy.
1928 : Les éditions Gallimard refusent La Vie et l’Œuvre de Semmelweis.
1929-1931 : Assure des vacations au dispensaire municipal de Clichy et publie divers travaux médicaux et pharmaceutiques. Achève la rédaction du Voyage au bout de la nuit. Emménage rue Lepic, à Montmartre.
1932 : Publication du Voyage (sous le pseudonyme de Céline, prénom de sa grand-mère maternelle) par Robert Denoël. Prix Renaudot suivi d’une violente polémique littéraire.
1933 : Nombreux voyages en Europe. Entreprend la rédaction de Mort à crédit. Parution de L’Église. Prononce un Hommage à Zola, à Médan.
1934 : Séjour aux États-Unis (rupture avec Élizabeth Craig) et déplacements en Europe. Rencontre de Lucie Almansor.
1936 : Publication de Mort à crédit et, après un séjour en U.R.S.S. (Léningrad et Moscou), de Mea culpa suivi de La vie et l’œuvre de Semmelweis. Création de L’Église au Théâtre des Célestins, à Lyon.
1937 : Rédaction de Bagatelles pour un massacre, qui sera publié en décembre. Met fin à ses fonctions au dispensaire de Clichy. 
1938 : Séjour en Amérique du Nord et publication de L’École des cadavres.
1939 : Retrait des pamphlets de la vente par Denoël. Est réformé définitivement. Après une brève tentative d’installation à Saint-Germain-en-Laye, reprend du service à bord du Chella, cargo armé, qui fait la traversée vers le Maroc.
1940 : Le Chella est endommagé dans l’éperonnage accidentel d’un escorteur britannique. Est nommé en mars au dispensaire de Sartrouville. Le 10 juin, exode avec le service du dispensaire (Orléans, La Rochelle). Retour à Sartrouville, le 14 juillet. Emménage rue Girardon, à Montmartre.
1941 : Publie Les Beaux draps. Saisie du livre en zone non occupée, à l’initiative de l’Amiral Darlan.
1942 : Rédaction de Guignol’s band. Voyage professionnel de cinq jours à Berlin (mars). Rééditions illustrées de Voyage, Mort à crédit et L’École des cadavres. Signe le Manifeste des Intellectuels français contre les bombardements anglais.
1943 : Mariage avec Lucette Almansor et séjour en Bretagne (Saint-Malo). Achève Scandale aux abysses. Réédition illustrée de Bagatelles.
1944 : Publication de Guignol’s band. Départ pour l’Allemagne (17 juin), accompagné de sa femme, via Baden-Baden, Berlin, Neu-Ruppin. Rejoint en novembre la colonie française de Sigmaringen. 
1945 : Arrive le 27 mars à Copenhague. Mandat d’arrêt, le 19 avril, contre Céline, en vertu de l’article 75. Sur demande d’extradition de la France, il est arrêté et incarcéré le 18 décembre à la prison de la Vestre.
1946-1947 : Détention coupée de séjours à l’hôpital de Copenhague. Diffuse sa défense écrite («Réponse aux accusations formulées contre moi...») et commence la rédaction de Féerie pour une autre fois.
1947-1948 : Admis en résidence surveillée à Copenhague (26 juin 47), puis chez son avocat à Klarskovgaard (19 mai 1948). Reçoit plusieurs journalistes, le professeur américain Milton Hindus, et différents amis (Henri Mahé, Pierre Monnier, Jean Perrot,...). Entretient une abondante correspondance. Publication de Foudres et flèches.
1949 : Réédition du Voyage aux éditions Froissart.
1950 : Condamné par contumace, le 21 février, à un an de prison,  50 000 francs d’amende, l’indignité nationale, et à la confiscation de 50 % de ses biens. Pierre Monnier réédite Mort à crédit et Casse-pipe.
1951 : Dissolution, en février, des cours de justice, juridiction d’exception chargée des affaires relatives à la collaboration. Ces affaires relèvent désormais des tribunaux militaires. Est amnistié le 26 avril par le tribunal militaire et rentre à Paris en juillet. Il se fixe à Meudon, en septembre. Céline ouvre un cabinet médical, sa femme un cours de danse.
1952 : Réédition de toute son œuvre par Gallimard, à l’exception des pamphlets. Publie sans succès le premier tome de Féerie pour une autre fois.
1953-1954 : Normance (Féerie pour une autre fois II) ne rencontre pas davantage de succès. Seuls ses amis (Albert Paraz, Roger Nimier, Marcel Aymé, André Parinaud) le soutiennent.
1955-1956 : Publie Entretiens avec le Professeur Y et entreprend la rédaction de la trilogie allemande.
1957 : Grâce à Roger Nimier, lancement retentissant de D’un château l’autre qui le fait renouer avec le succès.
1958-1959 : Réédition du second volume de la trilogie. En mars, le docteur Destouches met fin à son activité médicale. Réédition des ballets (Ballets sans musique, sans personne, sans rien) illustrés par Éliane Bonabel.
1960 : Publication de Nord et mise en chantier de Rigodon qui sera publié huit ans après sa mort.
1961 : Préparation de l’édition de Voyage au bout de la nuit et Mort à crédit dans la Bibliothèque de la Pléiade (publication en 1962). Achève le 30 juin la deuxième version de Rigodon. Le lendemain, il meurt, à soixante-sept ans, d’une rupture d’anévrisme. Inhumation le 4 juillet au cimetière de Meudon.   

Céline, Voyage au bout de la nuit (1) et la Grande Guerre
par Jean-Jacques Becker
Il est toujours difficile pour un historien de parler d’une œuvre littéraire du point de vue de l’histoire parce que les objectifs ne sont pas les mêmes . Pour un écrivain, il s’agit d’écrire une œuvre d’art, pour un historien il faut essayer d’approcher la vérité au plus près, et les deux sont souvent difficilement conciliables. La chronique historique est rarement une œuvre d’art. En outre Voyage au bout de la nuit ne se présente pas comme une fresque sur la guerre, mais comme une vision personnelle du héros et de l’auteur qui sont ici d’évidence la même personne. Au surplus Louis-Ferdinand Céline, s’il fut un des plus grands écrivains de sa génération, malgré l’infamie de certains de ses écrits, manifeste une permanence dans l’exagération qui ne facilite pas l’analyse. Néanmoins Céline a consacré plus de l00 pages au récit de sa guerre - à vrai dire surtout de la période où blessé et affecté mentalement il passe de maison de santé en maison de santé - et il est tentant pour l’historien de la Grande Guerre d’essayer de le lire à la lumière de ce qu’il sait par ailleurs. En dehors du plaisir littéraire, il le fait avec d’autant plus d’intérêt que Céline a su capter - sans jamais prétendre faire un ouvrage d’histoire - un certain nombre des traits de ce que fut cette guerre. Il n’avait certes qu’une sympathie médiocre pour les historiens auxquels il n’hésite pas à décocher un coup de patte au passage : «Dans dix mille ans d’ici, je vous fais le pari que cette guerre, si remarquable qu’elle nous paraisse à présent, sera complètement oubliée...A peine si une douzaine d’érudits se chamailleront encore par-ci, par-là, à son occasion à propos des dates des principales hécatombes dont elle fut illustrée...» (p.66). Mais il a su souvent illustrer l’époque à travers des formules fulgurante ou des croquis qui valent mieux qu’un long discours. Dans le domaine même des opérations militaires, malgré sa brève participation, il a su faire sentir l’absence d’une préparation mentale à une guerre moderne et l’asservissement à des valeurs qui n’avaient plus grand sens face aux moyens de feu existants. Céline ne peut s’empêcher d’admirer le courage du colonel de son régiment donnant tranquillement ses ordres debout sur la route jusqu’au moment où un obus le pulvérise. Conception du courage démonstrative, mais absurde, et qui explique dans une assez grande mesure les énormes pertes du début de la campagne. Le lieutenant Péguy aussi mourut d’une balle en plein front parce qu’il était debout face au feu adverse, alors qu’il aurait été plus raisonnable et plus efficace d’être à couvert.

Les formules qui font mouche sont trop nombreuses pour pouvoir en retenir plus que quelques-unes. Pendant sa convalescence, notre héros Ferdinand Bardamu se promène dans le parc de Saint-Cloud où se trouvaient encore une série de baraques foraines maintenant désertées. Une attire particulièrement son attention. «Au fronton (...) on lisait son vieux nom en vert et rouge ; c’était la baraque d’un tir : le Stand des Nations qu’il s’appelait. Plus personne pour le garder non plus. Il tirait peut-être avec les autres le propriétaire à présent, avec les clients» (p. 58).  La formule va loin. En quelques mots, Céline a su décrire une guerre d’un type nouveau. Les combattants ne sont pas une fraction minoritaire de la population, mais sont issus d’une énorme mobilisation : tous les hommes de 20 à 48 ans ont été appelés. C’est toute la nation qui est dans la guerre.  Des formules qui amusent, même si elles sont exagérées, mais qui donnent l’atmosphère d’une époque. La guerre a donné naissance à une multitude de journées de quête au profit des bénéficiaires les plus divers, les Serbes, les Belges, les poilus, toutes sortes d’oeuvres de guerre.. Traduit par Céline, cela donne «Les blessés de plus en plus nombreux clopinent à travers les rues, souvent débraillés. A leurs bénéfices, il s’organisait des quêtes,» Journées pour ceux-ci, pour ceux-là et surtout pour les organisateurs des «journées» (p. 54).  Des formules qui expriment bien ce que l’opinion pense fréquemment des industriels de guerre : “«Des canons !, des hommes ! des munitions !» qu’ils exigeaient sans jamais en sembler las, les patriotes (...) C’était une obsession qui, nous affirmait-on, empêchait les meilleurs d’entre nous de respirer, de manger, de co­puler. Ça n’avait pas l’air tout de même de les empêcher de faire des affaires les survivants” (p.84).

Mais toujours sur le ton du sarcasme, il aborde un des problèmes de cette guerre, qui l’intéressait d’autant plus qu’il l’avait concerné personnellement. Celui de la médecine de guerre et plus encore celui de la psychiatrie de guerre. Il y a à vrai dire peu de temps que l’historiographie de la Grande Guerre s’intéresse au sujet, du moins en France. Il y en a bien davantage que les historiens britanniques se sont préoccupés de ce qu’ils appellent le shell-shock (le traumatisme des obus). On peut concevoir que pour ces millions d’hommes confrontés brutalement à une guerre qui rapidement fut surtout une guerre d’artillerie, qui subissaient d’incroyables bombardements pendant des jours et des jours par des canons de plus en plus nombreux, aux calibres de plus en plus gros, la santé mentale de beaucoup d’entre eux n’y ait pas résisté. Les médecins qui devaient les soigner étaient assez désarmés, ne serait-ce que parce qu’ils n’avaient pas vraiment de moyens de reconnaître la réalité de la maladie et qu’une des caractéristiques de cette psychiatrie, c’était souvent de chercher à démasquer les simulateurs. Même quand le médecin ne croit pas y avoir affaire, son objectif reste de rétablir la santé des soldats qui lui étaient confiés pour qu’ils puissent reprendre le combat. Tel ce médecin chef d’un des hôpitaux qu’il a fréquenté : « Sans façon, empoignant familièrement l’épaule de l’un de nous, le secouant paternellement, la voix réconfortante, il nous traça les règles et le plus court chemin pour aller gaillardement et au plus tôt encore nous refaire casser la gueule. D’où qu’ils provinssent décidément, ils ne pensaient qu’à cela. On aurait dit que cela leur faisait du bien. C’était le nouveau vice». «Et que bientôt vous puissiez tous reprendre votre place à côté de vos chers camarades de tranchées ! Votre place sacrée ! Pour la défense de notre sol chéri. Vive la France ! En avant ! «Il savait parler aux soldats»(p. 86).  Sur la centaine de pages consacrées à la guerre, cette vision de la psychiatrie de guerre est une de ses préoccupations majeures. Il ne se ménage pas plus que les autres. Il se considérait effectivement comme fou, fou «de peur», ce qui n’était vraisemblablement pas vrai...

Céline ne se voulait pas idéologue, mais il y a bien une idéologie derrières ses sarcasmes. Ce n’est pas de l’anarchie - les anarchistes ne se reconnaissent pas dans Céline - mais une sorte d’invidualisme forcené, un «individualisme absolu» qui lui fait rejeter toute pensée sociale - dans le sens de l’appartenance à une société. Pourquoi se battre contre les Allemands - «aussi loin que je cherchais dans ma mémoire, je ne leur avais rien fait aux Allemands» (p. 11) ? Ce n’est que la traduction d’une simple évidence, à titre individuel la plus grande partie des Français et la plus grande partie des Allemands ne s’étaient rien fait personnellement, mais derrière cette sorte d’infantilisme, il y avait le rejet, le refus de s’interroger sur les raisons, - bonnes ou mauvaises - pour que la guerre ait lieu. Céline n’était d’ailleurs pas tout à fait dupe de son refus de regarder plus loin que lui-même. Il ajoutait «Il s’était donc passé dans ces gens-là quelque chose d’extraordinaire ? Que je ne ressentais, moi, pas du tout. J’avais pas dû m’en apercevoir...» (p.l2).  Que cette guerre ait été justifiée ou non, ce n’était évidemment pas un conflit individuel, c’était un choc des nations. Ce que Céline voulait ignorer, c’était l’existence des nations auxquelles appartenaient les Français et les Allemands... Transférée au plan individuel, la guerre devenait évidemment totalement absurde... C’est bien cette idéologie individualiste qui court tout au long de ces pages sur la Grande Guerre, qui veulent ignorer l’existence des communautés nationales. Mais à travers les tirades d’un de ses porte-parole Princhard, Céline va encore plus loin «Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde» (p.68). Et il piétine tout ce qui caractérisait la société issue du XIXème siècle, l’enseignement pour tous, le suffrage universel, dont il ne veut voir qu’un aboutissement «le soldat gratuit» (p. 69), la fabrication du héros en série (p. 70), expression du service militaire obligatoire et de la mobilisation générale.

Publié au surplus plus de quinze ans après les événements, ce roman ne peut en rien être considéré comme un reflet de ce que furent les sentiments des soldats de la Grande Guerre. On peut douter d’ailleurs que ce furent mêmes les sentiments de Céline, engagé volontaire en l9l3 à dix-neuf ans, rapidement sous-officier, bien vu de ses chefs, même s’il fait de certains des portraits très noirs, un soldat courageux et calme - par une étonnante pirouette, il attribue son calme à sa lâcheté !- bientôt blessé et décoré, au point de faire «la couverture de l’Illustré national qui le prend pour prototype du héros national»2. Il serait d’un autre domaine de se demander comment cet écrivain de génie s’est enfoncé dans la haine de tout, y compris de lui-même, dans ce désespoir, dans cette détestation de la société qui l’a conduit bientôt à écrire les pires horreurs - un délire antisémite qui n’était finalement que la matérialisation d’une haine générale -. Il n’y a pas de doute au surplus que beaucoup de soldats pris dans le malstrom de la guerre et dans des situations inimaginables, pouvaient avoir des crises de désespoir, mais si la réalité avait été celle décrite par Céline, comment expliquer que dans leur immense majorité, ils aient tenu plus de quatre années ?    
Jean-Jacques Becker
Président du Centre de recherche de l’Historial de la Grande Guerre
Professeur émérite - Université de Paris X - Nanterre 
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS/GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SA, 2003 

1. L’édition utilisée est celle publiée par les Editions Gallimard en l952
2. Philippe Dulac. «Céline», in Encyclopaedia Universalis.


Œuvres de Louis-Ferdinand Céline 
Romans, I. Voyage au bout de la nuit. Mort à crédit. Édition présentée, établie et annotée par Henri Godard, «Bibliothèque de la Pléiade», Gallimard, 1981.
Romans, II. D’un château l’autre, Nord, Rigodon. Édition présentée, établie et annotée par Henri Godard, «Bibliothèque de la Pléiade», Gallimard, 1979.
Romans, III. Casse-pipe, Guignol’s band I, Guignol’s band II. Édition présentée, établie et annotée par Henri Godard, «Bibliothèque de la Pléiade», Gallimard, 1988.
Romans, IV. Féerie pour une autre fois I, Féerie pour une autre fois II, Entretiens avec le Professeur Y. Édition présentée, établie et annotée par Henri Godard, «Bibliothèque de la Pléiade», Gallimard, 1993. 

Toute l’œuvre romanesque de Céline est également disponible dans la collection de poche «Folio» des éditions Gallimard.
• Bagatelles pour un massacre, Denoël, 1937.
• L’École des cadavres, Denoël, 1939.
• Les Beaux draps, Nouvelles Éditions Françaises, 1941.
• L’Église, Gallimard, 1952.


Ouvrages sur Louis-Ferdinand Céline 
1. Bibliographies
- Jean-Pierre DAUPHIN, Essai de bibliographie des études en langue française consacrées à Louis-Ferdinand Céline (tome 1 : 1914-1944), «Calepins de bibliographie», Lettres modernes-Minard, Paris, 1977.
- Jean-Pierre DAUPHIN & Pascal FOUCHÉ, Bibliographie des écrits de Louis-Ferdinand Céline, 1918-1984, «Le Graphomane», B.L.F.C., Paris, 1984.
- Stanford L. LUCE & William K. BUCKLEY, A Half-Century of Céline. An Annotated Bibliography, 1932-1982, «Garland Reference Library of the Humanities», Garland Publishing, New York & London, 1983. 

2. Biographies
- Philippe ALMÉRAS, Céline. Entre haines et passions, Robert Laffont, coll. «Biographies sans masque», Robert Laffont, 1994.
- François GIBAULT, Céline, I. Le Temps des espérances, 1894-1932, Mercure de France, 1977. - Céline, II. Délires et persécutions, 1932-1944, Mercure de France, 1985. - Céline, III. Cavalier de l’Apoalypse, 1944-1961, Mercure de France, 1981.
- Nicholas HEWITT, The Life of Céline. A Critical Biography, Blackwell, Oxford, coll. «Blackwell Critical Biographies», 1999.
- Frédéric VITOUX, La Vie de Céline, Grasset, 1988.

3. Témoignages
- Alphonse JULLIAND, Elizabeth & Louis (Elizabeth Craig parle de Louis-Ferdinand Céline), Gallimard, 1994.
- Milton HINDUS, L.-F. Céline tel que je l’ai vu, L’Herne, 1969 (rééd. 1999, chez le même éditeur).
- Henri MAHÉ, La Brinquebale avec Céline, La Table ronde, coll. «Les vies perpendiculaires», 1969.
- Jean MONNIER, Elizabeth Craig raconte Céline (Entretien avec la dédicataire de «Voyage au bout de la nuit»), B.L.F.C., 1988.
- Pierre MONNIER, Ferdinand furieux (avec 313 lettres inédites de Louis-Ferdinand Céline), L’Âge d’homme, coll. «Lettera», 1979. .
- André PARINAUD, Céline. La maîtrise de l’outrance, Le Bulletin célinien, 2001.
- Helga PEDERSEN, Le Danemark a-t-il sauvé Céline ? (1945-1951), Plon, 1975.
- Serge PERRAULT, Céline de mes souvenirs, Du Lérot, 1992.
- Robert POULET, Entretiens familiers avec Louis-Ferdinand Céline, Plon, coll. «Tribune libre», 1958 (rééd. sous le titre Mon ami Bardamu, Plon, 1971).
- Véronique ROBERT (avec Lucette DESTOUCHES), Céline secret, Grasset, 2001. 

4. Études 
- Philippe ALMÉRAS, Les idées de Céline, B.L.F.C., coll. «Bibliothèque d’études critiques», 1987 (rééd. Berg International, 1992).
- Maurice BARDÈCHE, Louis-Ferdinand Céline, La Table ronde, 1986.
- Yves BAUDELLE (éd.), «Dossier critique. Voyage au bout de la nuit de Louis-Ferdinand Céline», Roman 20-50 [Lille], n° 17, juin 1994.
- Marie-Christine BELLOSTA, Céline ou l’art de la contradiction, P.U.F., coll. «Littératures modernes», 1990.
- Nicole DEBRIE, L.-F. Céline, Emmanuel Vitte, coll. «Singuliers et mal connus», 1961 (rééd. La Librairie française, 1995).
- André DERVAL, 70 critiques de Voyage au bout de la nuit, 1932-1935, Imec Éditions, 1993.
- Michaël DONLEY, Céline musicien. La vraie grandeur de sa «petite musique», Librairie A.-G. Nizet, 2000.
- Henri GODARD, Poétique de Céline, Gallimard, coll. «Bibliothèque des idées», 1985.
- Jean GUENOT, Céline écrivain arrivé (1894-1994), Chez l’auteur, coll. «J’écris», 1993. 
- Marc HANREZ, Céline, Gallimard, coll. «Pour une bibliothèque idéale», 1961 (rééd. chez le même éditeur, 1969).
- Anne HENRY, Céline écrivain, L’Harmattan, 1994.
- Nicholas HEWITT, The Golden Age of Louis-Ferdinand Céline, Leamington Spa [UK] et New York, Berg Publishers, «Oswald Wolff books», 1987.
- Danièle LATIN, Le Voyage au bout de la nuit de Céline : roman de la subversion et subversion du roman, Palais des Académies [Bruxelles], 1988. 
- Jean-Pierre MARTIN, Contre Céline, José Corti, 1997.
- Pierre MONNIER, Céline et les têtes molles, Le Bulletin célinien, 1998.
- Philippe MURAY, Céline, Le Seuil, coll. «Tel quel», 1981 (rééd. revue et augmentée, Gallimard, coll. «Tel», 2001).
- Yves PAGÈS, Les Fictions du politique chez L.-F. Céline, Le Seuil, coll. «L’Univers historique», 1994.
- Paul del PERUGIA, Céline, Nouvelles Éditions Latines, 1987.
- Dominique de ROUX, La Mort de L.-F. Céline, Christian Bourgois, 1966 (rééd. chez le même éditeur, 1994).
- Éric SÉEBOLD, Essai de situation des pamphlets de Louis-Ferdinand Céline, Du Lérot, coll. «Céline. Études» (rééd. revue et augmentée chez le même éditeur, 1994).
 - Jean-Marie TURPIN, Le Chevalier Céline ou la première marche de l’Atlantide, L’Âge d’homme, coll. «Essais», 1990.
- Pol VANDROMME, Céline, Éditions Universitaires, coll. «Classiques du XXe siècle», 1963 (rééd. Pardès, 2001).
- Frédéric VITOUX, Céline, Pierre Belfond, 1978 (rééd. chez le même éditeur, 1987).
- Stéphane ZAGDANSKI, Céline seul, Gallimard, coll. «L’Infini», 1993. 

5. Phonographie
Anthologie Céline, 1894-1961 (sous la direction de Paul Chambrillon), coffret de 2 disques compacts, Éditions Frémeaux & Associés, 2000.
Louis-Ferdinand Céline parle, disque compact, Éd. Chalmin & Perrin, coll. «Écrivains du siècle», 1997.
25ter, Route des Gardes [1 cassette sous coffret], Édition Biblliothèque Nationale, Archives sonores de la Phonothèque nationale, 1987.
Luchini - Céline : Voyage au bout de la nuit. Enregistré à la Comédie des Champs-Élysées en mars 1994. Virgin Dixit, 1994 [2 CD]. 

6. Filmographie
Entretien avec Pierre Dumayet, émission Lectures pour tous de Pierre Dumayet et Pierre Desgraupes, R.T.F., 1ère chaîne de la télévision française, 17 juillet 1957.
Entretien avec André Parinaud, émission Voyons un peu d’André Parinaud, R.T.F., 1ère chaîne de la télévision française, 4 juillet 1958.
Entretien avec Louis Pauwels, émission En français dans le texte de Louis Pauwels, Jean Feller et Jacques Mousseau, R.T.F., 1ère chaîne de la télévision française, 19 juin 1959 (censuré à l’époque)
«D’un Céline l’autre», émission Bibliothèque de poche de Michel Polac et Michel Vianey. O.R.T.F., 2e chaîne de la télévision française, 8 et 18 mai 1969.
«Étapes sur les chemins de Céline» [Clichy, Montmartre, Sigmaringen, Copenhague], émission Le fond et la forme (1971) d’André Bourin, Pierre de Boisdeffre et Charles Chaboud. Non diffusée à l’époque. Seule la partie consacrée à Sigmaringen fut programmée en 1987, puis en 1994 sur la chaîne Arte.
«Louis-Ferdinand Céline» émission Une légende, une vie de Claude-Jean Philippe et Monique Lefebvre, Antenne 2, 3 septembre 1976.
«Docteur Louis Destouches, dit Louis-Ferdinand Céline (Céline, seize ans après)», émission Apostrophes de Bernard Pivot, Antenne 2, 22 juillet 1977.
«Louis-Ferdinand Céline» émission en quatre parties : «D’un Céline l’autre» portrait biographique réalisé par Benoît Jacquot ; «Voyage au bout de la nuit», intreprété par Fabrice Luchini ; «Portrait de L.-F. Céline», réalisé par Yves Kovács dans la collection «Les Mémorables» : entretiens filmés avec Pierre Dumayet et Louis Pauwels ; «Étapes sur les chemins de Céline», émission réalisée par Charles Chaboud, Arte, 15 septembre 1989 [émission partiellement rediffusée le 23 mai 1994, sur la même chaîne, à l’occasion du centenaire de la naissance de Céline] «Louis-Ferdinand Céline», par Alain Moreau et Emmanuel Descombes, émission Un siècle d’écrivains de Bernard Rapp, France 3, 21 janvier 1998. 

7. Site
Internet Site entièrement consacré à Céline : www.lfceline.fr.st 

8. Éditions récentes de " Voyage au bout de la nuit "
• Édition dans la Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1981 (édition présentée, établie et annotée par Henri Godard).
• Édition illustrée par Tardi, Futuropolis-Gallimard, 1985 (présentation de Philippe Sollers)
• Édition dans la collection «Folio Plus», Gallimard, 1996 (dossier établi par Philippe Destruel) 

Patrick Frémeaux et Claude Colombini tiennent à remercier Paul Chambrillon, Mme Lucienne Destouches, Maître Gibault, Denis Podalydès, Lola Caul-Futy, Frédérique Massart (Galllimard), Aurore Mourao et la Scpp, Olivier Cohen, Thomas Compère-Morel et l’Historial de la Grande Guerre. Remerciements également à : Philippe Destruel, Philippe Dulac, Deodato Anrich Elia, Maurice Fabre, Pascal Fouché, Henri Godard, Brigitte Juanals, Micheline Kessler-Claudet. 


Denis Podalydès
Entré à la Comédie-Française le 27 janvier 1997
Sociétaire depuis le 1er janvier 2000 
Il a joué à la Comédie-Française : Lenz, Léonce et Léna chez Georg Büchner, m.e.s. Matthias Langhoff (2002), uy Blas, Victor Hugo, m.e.s. Brigitte Jaques-Wajeman (2001), Monsieur de Pourceaugnac, Molière, m.e.s. Philippe Adrien (2001), le Misanthrope, Molière, m.e.s. Jean-Pierre Miquel (2000), le Révizor, Nikolaï Gogol, m.e.s. Jean-Louis Benoit (1999), les Fourberies de Scapin, Molière, m.e.s. Jean-Louis Benoit (1998), Arcadia, Tom Stoppard, m.e.s. Philippe Adrien (1998).
Il a présenté une série de lectures : Présences de Kateb Yacine, Jude Stefan, Un millénaire de cris : le Chant des femmes afghanes, Beaumarchais, Olivier Cadiot.
Au cinéma, il a notamment joué dans : Versailles Rive-Gauche, réal. Bruno Podalydès, 1992 ; Mayrig, réal. Henri Verneuil, 1992 ; Pas très catholique, réal. Tonie Marshall, 1993 ; Comment je me suis disputé, réal. Arnaud Desplechin, 1994 ; Dieu seul me voit, réal. Bruno Podalydès, 1995 ; la Divine poursuite, réal. Michel Deville, 1996 ; la Mort du chinois, réal. Jean-Louis Benoit, 1997 ; Jeanne et le garçon formidable, réal. Olivier Ducastel et Jacques Martineau, 1997 ; Rien sur Robert, réal. Pascal Bonitzer, 1998 ; Les Frères sœurs, réal. Frédéric Jardin, 1998 ; En cas de malheur, réal. Pierre Jolivet, 1998 ; les Enfants du siècle, réal. Diane Kurys, 1998 ; Liberté-Oléron, réal. Bruno Podalydès, 1999 ; À l’attaque, réal. Robert Guédiguian, 1999 ; la Chambre des officiers, réal. François Dupeyron, 2000 ; Laissez-passer, réal. Bertrand Tavernier, 2000 ; Un monde presque paisible, réal. Michel Deville, 2002 ; Une affaire qui roule, réal. Éric Veniard, 2002 ; Embrassez qui vous voulez, réal. Michel Blanc, 2002 ; Le Mystère de la chambre jaune, réal Bruno Podalydès, 2003
Récompense et décorations : Molière de la révélation masculine, 1999, pour son interprétation dans le Révizor.    Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres 

DISCOGRAPHIE
CD 1
01    Introduction    1’03
02    Chapitre 1    Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien    4’03
03    Chapitre 1    Justement la guerre approchait de nous deux    3’14
04    Chapitre 2    Une fois qu’on y est, on y est bien    4’55
05    Chapitre 2    Serais-je donc le seul lâche sur la terre ?    6’15
06    Chapitre 2    Nos Allemands accroupis au fin bout de la route    4’50
07    Chapitre 2    Je m’aperçus en fuyant que je saignais du bras    5’14
08    Chapitre 3    Tout arrive et ce fut à mon tour de devenir brigadier    5’39
09    Chapitre 3    La grande défaite, en tout, c’est d’oublier    5’16
10    Chapitre 3    Chaque mètre d’ombre devant nous était une promesse    5’55
11    Chapitre 4    Après un repos, on est remonté à cheval    4’58
12    Chapitre 4    Mais bientôt les nuits, elles aussi, à leur tour, furent traquées sans merci    5’29
13    Chapitre 4    Je n’étais pas très sage pour ma part, mais devenu assez pratique cependant    5’26
14    Chapitre 4    Une jeune fille, un châle, un tablier blanc, sortaient aussi de l’ombre à présent    4’37
15    Chapitre 4    Mon cheval voulait se coucher lui aussi    5’00
16    Chapitre 4    Il s’agissait de passer la ligne du chemin de fer d’abord    3’34     75’39

CD 2
01    Chapitre 4    Pendant qu’il nous parlait ainsi à mi-voix, sa femme et ses deux filles    4’09
02    Chapitre 5    Pour être bien vus et considérés, il a fallu se dépêcher dare-dare    5’38
03    Chapitre 5    Tout marchait parfaitement en somme et nous étions bien en train de gagner    4’46
04    Chapitre 5    En somme, il était salement mauvais, le moral    4’57
05    Chapitre 5    La nature est une chose effrayante    5’03
06    Chapitre 5    C’est voilà un an qu’ils sont partis déjà !    4’59
07    Chapitre 6    Ça a fait des histoires.     5’08
08    Chapitre 6    Avec nous autres il avait échoué là, vague en instance de Conseil de guerre    5’44
09    Chapitre 6    Elle résolut de me quitter sur-le-champ. C’en était trop    5’16
10    Chapitre 6    L’attendrissement, sur le sort, sur la condition du miteux    5’31     51’17

CD 3
01    Chapitre 7    Déjà notre paix hargneuse faisait dans la guerre même ses semences    5’06
02    Chapitre 7    Si les gens sont si méchants, c’est seulement peut-être parce qu’ils souffrent    5’10
03    Chapitre 7    Elle apparaissait avec son violon avec une manière de prologue impromptu    5’08
04    Chapitre 7    Les nuits de Billancourt étaient douces, animées parfois    5’15
05    Chapitre 7    Me réchauffant donc à l’office avec mes compagnons domestiques    4’44
06    Chapitre 7    Musyne disparut avec les autres. Je l’ai attendue    5’04
07    Chapitre 7    D’où qu’ils provinssent décidément, ils ne pensaient qu’à cela    4’58
08    Chapitre 7    A l’abri de chacun de leurs mots et de leur sollicitude    5’02
09    Chapitre 7    Il avait appris au cours de ses séjours à attirer et puis à retenir la sympathie    4’51
10    Chapitre 7    Dupré donne d’autre part, dans sa terminologie si imagée    4’58
11    Chapitre 7    J’avais écrit enfin à ma mère. Elle était heureuse de me retrouver ma mère    5’50
12    Chapitre 8    Branledore mon voisin d’hôpital, le sergent, jouissait, je l’ai raconté     3’49
13    Chapitre 8    “Ma belle protectrice du” “Français” “revint elle-même bientôt”    4’24     65’28

CD 4
01    Chapitre 9    Sans chiqué, je dois bien convenir que ma tête n’a jamais été très solide    4’24
02    Chapitre 9    Dans les bordels qu’il fréquentait de temps en temps    5’12
03    Chapitre 9    Ah ! Regarde-les donc, Roger, tous les deux ! Comme ils sont drôles    5’05
04    Chapitre 9    Comme on pouvait pas rester là tout de même à regarder la pelouse    2’10
05    Chapitre 10    Les huiles ont fini par me laisser tomber et j’ai pu sauver mes tripes    4’58
06    Chapitre 10    Ainsi, le Portugal passé, tout le monde se mit, sur le navire    4’50
07    Chapitre 10    L’Amiral n’avançait guère, il se traînait plutôt, en ronronnant    5’00
08    Chapitre 10    D’après ce que je croyais discerner dans la malveillance compacte    4’43
09    Chapitre 10    Je ressentis en entendant ces mots un immense soulagement    5’40
10    Chapitre 10    J’empoignais deux bras au hasard dans le groupe des officiers    3’29
11    Chapitre 10    Décidément, j’étais un créateur d’euphorie !    3’02     48’40

CD 5
01    Chapitre 11    Dans cette colonie de la Bambola-Bragamance    5’36
02    Chapitre 11    J’en appris encore bien d’autres à l’abris des palmiers    4’47
03    Chapitre 11    Et puis il s’arrêtait de parler, il soupirait, grognait    5’03
04    Chapitre 11    Le tam-tam du village tout proche, vous faisait sauter    5’08
05    Chapitre 11    J’en ai perdu l’année dernière pour 122 kilomètres !    4’34
06    Chapitre 11    Du coup toute l’assemblée éclatait de rigolade    5’17
07    Chapitre 12    Au service de la Compagnie Portuaire du Petit Togo    5’01
08    Chapitre 12    Le Directeur quelques instants plus tard, s’ouvrit un autre chemin violent    4’51
09    Chapitre 12    En la paix comme à la guerre, je n’étais point disposé du tout aux futilités    4’45
10    Chapitre 12    Ils me trouveraient résolu à pourrir de tout ce qu’il fallait    4’37
11    Chapitre 12    Chaque matin, l’Armée et le Commerce venaient pleurnicher leurs contingents    5’08
12    Chapitre 12    Comme dans cette désolation s’il avait fallu imaginer des événements    5’17
13    Chapitre 12    C’était d’ailleurs une bonne nature, Alcide    4’36     64’50

CD 6
01    Chapitre 12    Le vieux vit arriver sur lui quatre miliciens musclés    4’46
02    Chapitre 12    Alcide m’attendait. Il était un peu vexé    4’36
03    Chapitre 12    A part l’exercice et les sessions de justice, il ne se passait vraiment rien    2’56
04    Chapitre 12    Je me mis à le regarder de bien plus près Alcide    3’17
05    Chapitre 13    On peut s’y prendre de deux façons pour pénétrer dans la forêt    4’46
06    Chapitre 13    Je dus lui sembler tout à fait navré au copain    4’37
07    Chapitre 13    Avant, quand il me restait encore de la vaseline    4’40
08    Chapitre 13    Le mobilier qu’il me légua me révéla     5’09
09    Chapitre 13    Vous n’avez pas du coton pour vos oreilles ?    4’58
10    Chapitre 13    Il a vécu comme ça avec moi pendant trois semaine, le poulet    3’22
11    Chapitre 13    Aussitôt que je sentais un peu de mieux poindre    4’53
12    Chapitre 13    Ma mère n’avait pas que des dictons pour l’honnêteté    2’41
13    Chapitre 14    En route, les bêtes de la forêt, je les entendis bien souvent encore    4’14
14    Chapitre 14    La piste que nous suivions y menait précisément    4’27
15    Chapitre 14    Couché, je l’étais encore certainement, mais alors sur une matière mouvante    5’31     65’03

CD 7
01    Chapitre 15    Pour une surprise, c’en fut une    4’47
02    Chapitre 15    C’étaient des bons gars au fond, bien travailleurs    3’53
03    Chapitre 15    Dans son bureau où je retrouvais mes esprits    4’08
04    Chapitre 15    Ainsi passèrent des jours et des jours    3’15
05    Chapitre 16    Comme si j’avais su où j’allais, j’ai eu l’ai de choisir encore    4’26
06    Chapitre 16    Une heure, deux heures passèrent ainsi dans la stupéfaction    4’41
07    Chapitre 16    J’ai donc repris la file des passants    4’32
08    Chapitre 16    Une fois seul, ce fut bien pire    4’01
09    Chapitre 16    Le mieux était donc de sortir dans la rue, ce petit suicide    4’43
10    Chapitre 17    Pour se nourrir à l’économie en Amérique    4’11
11    Chapitre 17    Ma disette était telle que je n’osais plus fouiller dans mes poches    4’02
12    Chapitre 17    Des serveuses, genre infirmières, se tenaient derrière les nouilles    5’11     52’03

CD 8
01    Chapitre 18    Ce fut bien uniquement pour des raisons d’argent    4’39
02    Chapitre 18    Désarroi d’autant plus sensible que Lola, surprise dans son milieu    4’47
03    Chapitre 18    Tout dans ces moments vient s’ajouter à votre immonde détresse    4’46
04    Chapitre 18    En somnolant à ses côtés, les temps passés me revinrent en mémoire    4’35
05    Chapitre 18    Vous a-t-il montré ses bombes ?    3’51
06    Chapitre 18    De nouveau son salon    4’15
07    Chapitre 19    Ils m’ont parlé les passants comme le sergent m’avait parlé dans la forêt    4’21
08    Chapitre 19    On en devenait machine aussi soi-même    5’27
09    Chapitre 19    Pendant qu’elles jouissaient les équipes    4’52
10    Chapitre 19    Je voulais éviter de la vexer    4’55
11    Chapitre 19    Nous revenions vers la foule et puis je la laissais devant sa maison    4’41
12    Chapitre 19    A deux ou trois reprises après ça, on s’est donné rendez-vous    5’27     56’43

CD 9
01    Chapitre 20    C’est pas le tout d’être rentré de l’Autre Monde !    4’33
02    Chapitre 20    Comprimés comme des ordures qu’on est dans la caisse en fer    5’09
03    Chapitre 20    Pendant des mois j’ai emprunter de l’argent par-ci et par-là    4’37
04    Chapitre 20    Je la suivis jusque dans sa loge    4’13 .
05    Chapitre 21    Entre la rue Ventru et la place Lénine    4’55
06    Chapitre 21    Enfin, leur pavillon payé, bien possédé et tout    4’49
07    Chapitre 21    Quand l’idée vint à la belle-fille d’entreprendre de nouvelles économies    4’13
08    Chapitre 21    Elle parlait dru comme elle avait appris dans Paris    3’33
09    Chapitre 21    La vieille se remit en colère    4’34
10    Chapitre 22    Dans l’édicule, à hauteur des jambes, je trouvais justement Bébert    4’49
11    Chapitre 22    Les serviettes entre ses jambes    4’53
12    Chapitre 22    Je promettais tout ce qu’on voulait    4’46
13    Chapitre 22    Avec la gueule on se défie des verres pleins le nez    3’17
14    Chapitre 22    Quand ils l’avaient tellement battue qu’elle ne pouvait plus hurler    3’28
15    Chapitre 23    On me retirera difficilement de l’idée    4’54
16    Chapitre 23    La fille n’éprouvait à vivre à Rancy, qu’une seule consolation    5’14     72’11

CD 10

01    Chapitre 24    Malgré tout, j’ai bien fait de rentrer à Rancy    4’49
02    Chapitre 24    En fait d’odeur de choux de Bruxelles    4’33
03    Chapitre 24    Dès son arrivée, le chercheur méthodique    4’24
04    Chapitre 24    Quand j’arrivai devant la porte de sa cellule    4’20
05    Chapitre 24    Vous avez vu mon garçon, confrère ?    5’21
06    Chapitre 25    J’aurais été content de ne plus jamais avoir à retourner à Rancy    5’33
07    Chapitre 25    Mais pour ce qui concernait Bébert, ça me faisait une sacrée journée    4’42
08    Chapitre 26    Autant pas se faire d’illusions, les gens n’ont rien à se dire    5’00
09    Chapitre 26    Robinson se mit à nous raconter    4’49
10    Chapitre 26    Il n’en finissait pas son cassis à réfléchir à tout ça    4’56
11    Chapitre 26    Mes affaires eurent l’air de vouloir reprendre un petit peu    4’58
12    Chapitre 26    Cette expulsion de fœtus n’avance pas    4’26
13    Chapitre 26    Ca le rendait tout sérieux que je lui en parle    5’19
14    Chapitre 26    De tousser ainsi coup sur coup, ça l’énervait    5’26     68’45

CD 11

01    Chapitre 27    Et la musique est revenue dans la fête    4’54
02    Chapitre 27    Vers les dernières heures de cette même soirée    4’54
03    Chapitre 27    Il les méprisait Martrodin, les bicots    4’37
04    Chapitre 28    Je me souviens encore d’un autre soir vers cette époque-là    4’47
05    Chapitre 28    Et puis, vous savez qu’elle poursuivais à mon adresse    4’43
06    Chapitre 29    On sait que ces choses-là c’est toujours difficile à arranger    4’59
07    Chapitre 29    Bien des choses s’étaient pourtant passées par la suite    5’04
08    Chapitre 29    Je vais me tuer !    4’09
09    Chapitre 29    La sienne Robinson d’enfance, il ne savait plus par où la prendre    2’12
10    Chapitre 30    Les riches n’ont pas besoin de tuer eux-même pour bouffer    4’36
11    Chapitre 30    Quand on n’a pas d’argent à offrir aux pauvres, il vaut mieux se taire    4’49
12    Chapitre 30    Il avait des dents bien mauvaises, l’Abbé    3’52
13    Chapitre 31    Au cours de cet entretien, ce curé se nomma    5’17
14    Chapitre 31    Ne connaissant pas le fond ni l’envers de la combinaison dont il parlait    5’07     64’09

CD 12
01    Chapitre 32    Une fois Robinson quitté Rancy, j’ai bien cru qu’elle allait démarrer la vie    5’01
02    Chapitre 32    En arrivant au boulevard de la Liberté    4’42
03    Chapitre 32    On bavarda donc ensemble un bon moment avec les préposés    4’47
04    Chapitre 32    Au dernier moment, par le moyen d’une annonce ambiguë    3’51
05    Chapitre 32    Tandis que le cinéma, ce nouveau petit salarié de nos rêves    4’42
06    Chapitre 33    C’est pas la peine de se débattre, attendre ça suffit    4’41
07    Chapitre 33    Vers les débuts du mois, nous passions par une brève et vraie crise d’érotisme    5’04
08    Chapitre 33    Sa table disparaissait sous ce fouillis dégoûtant de banalités ardentes    4’11
09    Chapitre 33    C’est la manie des jeunes de mettre toute l’humanité dans un derrière    4’30
10    Chapitre 33    Dans l’état où elle s’était mise, on ne pouvait songer à la quitter    3’47
11    Chapitre 33    Enfin tous ces salauds-là, ils étaient devenus des anges    4’45
12    Chapitre 34    Tania m’a réveillé dans la chambre où nous avions fini par aller nous coucher    4’23
13    Chapitre 34    De détours en détours, je me trouvai comme reconduit par l’habitude    4’33
14    Chapitre 34    Je sens plus mes pieds, qu’il geignait    3’52     63’08

CD 13
01    Chapitre 35    Les jeunes, c’est toujours si pressé d’aller faire l’amour    5’02
02    Chapitre 35    J’étais en train décidément…    4’49
03    Chapitre 35    Faut se dépêcher, faut pas rater sa mort    4’14
04    Chapitre 35    L’une d’elles refusa avec mille grâces    4’40
05    Chapitre 35    Au bout d’un petit moment d’affection    6’01
06    Chapitre 36    A cau
VOYAGE AU BOUT DE LA NUIT LOUIS-FERDINAND CÉLINE




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 INTRODUCTION - PODALYDES01'03
02 CHAPITRE 1 CA A DEBUTE COMME CA - PODALYDES04'03
03 CHAPITRE 1 JUSTEMENT LA GUERRE APPROCHAIT - PODALYDES03'14
04 CHAPITRE 2 UNE FOIS QU ON Y EST - PODALYDES04'55
05 CHAPITRE 2 SERIAS JE DONC LE SEUL LACHE - PODALYDES06'15
06 CHAPITRE 2 NOS ALLEMANDS ACCROUPIS - PODALYDES04'50
07 CHAPITRE 2 JE M APERCUS EN FUYANT - PODALYDES05'14
08 CHAPITRE 3 TOUT ARRIVE ET CE FUT A MON TOUR - PODALYDES05'39
09 CHAPITRE 3 LA GRANDE DEFAITE - PODALYDES05'16
10 CHAPITRE 3 CHAQUE METRE D OMBRE - PODALYDES05'55
11 CHAPITRE 4 APRES UN REPOS - PODALYDES04'58
12 CHAPITRE 4 MAIS BIENTOT LES NUITS - PODALYDES05'29
CD 2
01 CHAPITRE 4 JE N ETAIS PAS TRES SAGE POUR MA PART - PODALYDES05'26
02 CHAPITRE 4 UNE JEUNE FILLE UN CHALE - PODALYDES04'37
03 CHAPITRE 4 MON CHEVAL VOULAIT SE COUCHER - PODALYDES05'00
04 CHAPITRE 4 IL S AGISSAIT DE PASSER LA LIGNE - PODALYDES03'34
05 CHAPITRE 4 PENDANT QU IL NOUS PARLAIT - PODALYDES04'09
06 CHAPITRE 5 POUR ETRE BIEN VUS - PODALYDES05'38
07 CHAPITRE 5 TOUT MARCHAIT PARFAITEMENT - PODALYDES04'46
08 CHAPITRE 5 EN SOMME IL ETAIT SALEMENT MAUVAIS - PODALYDES04'57
09 CHAPITRE 5 LA NATURE EST UNE CHOSE EFFRAYANTE - PODALYDES05'03
10 CHAPITRE 5 C EST VOILA UN AN - PODALYDES04'59
11 CHAPITRE 6 CA A FAIT DES HISTOIRES - PODALYDES05'08
12 CHAPITRE 6 AVEC NOUS AUTRES - PODALYDES05'44
CD 3
01 CHAPITRE 6 ELLE RESOLUT DE ME QUITTER - PODALYDES05'16
02 CHAPITRE 6 L ATTENDRISSEMENT SUR LE SORT - PODALYDES05'31
03 CHAPITRE 7 DEJA NOTRE PAIX HARGNEUSE - PODALYDES05'06
04 CHAPITRE 7 SI LES GENS SONT SI MECHANTS - PODALYDES05'10
05 CHAPITRE 7 ELLE APPARAISSAIT AVEC SON VIOLON - PODALYDES05'08
06 CHAPITRE 7 LES NUITS DE BILLANCOURT - PODALYDES05'15
07 CHAPITRE 7 ME RECHAUFFANT DONC - PODALYDES04'44
08 CHAPITRE 7 MUSYNE DISPARUT AVEC LES AUTRES - PODALYDES05'04
09 CHAPITRE 7 D OU QU ILS PROVINSSENT - PODALYDES04'58
10 CHAPITRE 7 A L ABRI DE CHACUN DE LEURS MOTS - PODALYDES05'02
11 CHAPITRE 7 IL AVAIT APPRIS - PODALYDES04'51
12 CHAPITRE 7 DUPRE DONNE D AUTRE PART - PODALYDES04'58
CD 4
01 CHAPITRE 7 J AVAIS ECRIT ENFIN A MA MERE - PODALYDES05'50
02 CHAPITRE 8 BRANLEDORE MON VOISIN D HOPITAL - PODALYDES03'49
03 CHAPITRE 8 MA BELLE PROTECTRICE DU FRANCAIS - PODALYDES04'42
04 CHAPITRE 9 SANS CHIQUE JE DOIS BIEN CONVENIR - PODALYDES04'24
05 CHAPITRE 9 DANS LES BORDELS - PODALYDES05'12
06 CHAPITRE 9 AH REGARDE LES DONC - PODALYDES05'05
07 CHAPITRE 9 COMME ON POUVAIT PAS RESTER LA - PODALYDES02'10
08 CHAPITRE 10 LES HUI LES ONT FINI PAR ME LAISSER TO - PODALYDES04'58
09 CHAPITRE 10 AINSI LE PORTUGAL PASSE - PODALYDES04'50
10 CHAPITRE 10 L AMIRAL N AVANCAIT GUERE - PODALYDES05'00
11 CHAPITRE 10 D APRES CE QUE JE CROYAIS DISCERNER - PODALYDES04'43
12 CHAPITRE 10 JE RESSENTIS EN ENTENDANT CES MOTS - PODALYDES05'40
13 CHAPITRE 10 J EMPOIGNAIS DEUX BRAS AU HASARD - PODALYDES03'29
14 CHAPITRE 10 DECIDEMENT J ETAIS UN CREATEUR - PODALYDES03'02
CD 5
01 CHAPITRE 11 DANS CETTE COLONIE - PODALYDES05'36
02 CHAPITRE 11 J EN APPRIS ENCORE - PODALYDES04'47
03 CHAPITRE 11 ET PUIS IL S ARRETAIT DE PARLER - PODALYDES05'03
04 CHAPITRE 11 LE TAM TAM DU VILLAGE - PODALYDES05'08
05 CHAPITRE 11 J EN EST PERDU L ANNEE DERNIERE - PODALYDES04'34
06 CHAPITRE 11 DU COUP TOUTE L ASSEMBLEE - PODALYDES05'17
07 CHAPITRE 12 AU SERVICE DE LA COMPAGNIE - PODALYDES05'01
08 CHAPITRE 12 LE DIRECTEUR QUELQUES INSTANTS - PODALYDES04'51
09 CHAPITRE 12 EN LA PAIX COMME A LA GUERRE - PODALYDES04'45
10 CHAPITRE 12 IL ME TROUVERAIENT RESOLU - PODALYDES04'37
11 CHAPITRE 12 CHAQUE MATIN L ARMEE ET LE COMMERCE - PODALYDES05'08
12 CHAPITRE 12 COMME DANS CETTE DESOLATION - PODALYDES05'17
13 CHAPITRE 12 C ETAIT D AILLEURS - PODALYDES04'36
CD 6
01 CHAPITRE 12 LE VIEUX VIT ARRIVER - PODALYDES04'46
02 CHAPITRE 12 ALCIDE M ATTENDAIT - PODALYDES04'36
03 CHAPITRE 12 A PART L EXERCICE - PODALYDES02'56
04 CHAPITRE 12 JE ME MIS A LE REGARDER - PODALYDES03'17
05 CHAPITRE 13 ON PEUT S Y PRENDRE - PODALYDES04'46
06 CHAPITRE 13 JE DUS LUI SEMBLER - PODALYDES04'37
07 CHAPITRE 13 AVANT QUAND IL ME RESTAIT ENCORE - PODALYDES04'40
08 CHAPITRE 13 LE MOBILIER QU IL ME LEGUA - PODALYDES05'09
09 CHAPITRE 13 VOUS N AVEZ PAS DU COTON - PODALYDES04'58
10 CHAPITRE 13 IL A VECU COMME CA - PODALYDES03'22
11 CHAPITRE 13 AUSSITOT QUE JE SENTAIS - PODALYDES04'53
12 CHAPITRE 13 MA MERE N AVAIT PAS - PODALYDES02'41
13 CHAPITRE 14 EN ROUTE LES BETES DE LA FORET - PODALYDES04'14
14 CHAPITRE 14 LA PISTE QUE NOUS SUIVIONS - PODALYDES04'27
15 CHAPITRE 14 COUCHE JE L ETAIS - PODALYDES05'31
CD 7
01 CHAPITRE 15 POUR UNE SURPRISE C EN FUT UNE - PODALYDES04'47
02 CHAPITRE 15 C ETAIENT DES BONS GARS AU FOND - PODALYDES03'53
03 CHAPITRE 15 DANS SON BUREAU - PODALYDES04'08
04 CHAPITRE 15 AINSI PASSERNT DES JOURS ET DES JOURS - PODALYDES03'15
05 CHAPITRE 16 COMME SI J AVAIS SU - PODALYDES04'26
06 CHAPITRE 16 UNE HEURE DEUX HEURE - PODALYDES04'41
07 CHAPITRE 16 J AI DONC REPRIS - PODALYDES04'32
08 CHAPITRE 16 UNE FOIS SEUL - PODALYDES04'01
09 CHAPITRE 16 LE MIEUX ETAIT DONC DE SORTIR - PODALYDES04'43
10 CHAPITRE 17 POUR SE NOURRIR - PODALYDES04'11
11 CHAPITRE 17 MA DISETTE ETAIT TELLE - PODALYDES04'02
12 CHAPITRE 17 DES SERVEUSES GENRE INFIRMIERES - PODALYDES05'11
13 CHAPITRE 18 CE FUT BIEN UNIQUEMENT - PODALYDES04'39
14 CHAPITRE 18 DESARROI D AUTANT PLUS SENSIBLE - PODALYDES04'47
CD 8
01 CHAPITRE 18 TOUT DANS CES MOMENTS - PODALYDES04'46
02 CHAPITRE 18 EN SOMNELANT A SES COTES - PODALYDES04'35
03 CHAPITRE 18 VOUS A T IL MONTRE SES BOMBES - PODALYDES03'51
04 CHAPITRE 18 DE NOUVEAU SON SALON - PODALYDES04'15
05 CHAPITRE 19 ILS M ONT PARLE - PODALYDES04'21
06 CHAPITRE 19 PENDANT QU ELLES JOUISSAIENT - PODALYDES04'52
07 CHAPITRE 19 JE VOULAIS EVITER DE LA VEXER - PODALYDES04'55
08 CHAPITRE 19 NOUS REVENIONS VERS LA FOULE - PODALYDES04'41
09 CHAPITRE 19 A DEUX OU TROIS REPRISES - PODALYDES05'27
10 CHAPITRE 20 C EST PAS LE TOUT D ETRE RENTRE - PODALYDES04'33
11 CHAPITRE 20 COMPRIMES COMME DES ORDURES - PODALYDES05'09
12 CHAPITRE 20 PENDANT DES MOIS - PODALYDES04'37
13 CHAPITRE 20 JE LA SUIVIS - PODALYDES04'13
CD 9
01 CHAPITRE 21 ENTRE LA RUE VENTRU - PODALYDES04'55
02 CHAPITRE 21 ENFIN LEUR PAVILLON PAYE - PODALYDES04'49
03 CHAPITRE 21 QUAND L IDEE VINT A LA BELLE FILLE - PODALYDES04'13
04 CHAPITRE 21 ELLE PARLAIT DRU - PODALYDES03'33
05 CHAPITRE 21 LA VIEILLE SE REMIT EN COLERE - PODALYDES04'34
06 CHAPITRE 22 DANS L EDICULE - PODALYDES04'49
07 CHAPITRE 22 LES SERVIETTES ENTRE SES JAMBES - PODALYDES04'53
08 CHAPITRE 22 JE PROMETTAIS TOUT - PODALYDES04'46
09 CHAPITRE 22 AVEC LA GUEULE ON SE DEFIE - PODALYDES03'17
10 CHAPITRE 22 CHAPITRE 22 QUAND ILS L AVAIENT TELLEM - PODALYDES03'28
11 CHAPITRE 23 ON ME RETIRERA DIFFICILEMENT DE L IDEE - PODALYDES04'54
12 CHAPITRE 23 LA FILLE N EPROUVAIT A VIVRE A RANCY - PODALYDES05'14
13 CHAPITRE 24 MALGRE TOUT - PODALYDES04'49
14 CHAPITRE 24 EN FAIT D ODEUR DE CHOUX - PODALYDES04'33
CD 10
01 CHAPITRE 24 DES SON ARRIVEE - PODALYDES04'24
02 CHAPITRE 24 QUAND J ARRIVAI DEVANT - PODALYDES04'20
03 CHAPITRE 24 VOUS AVEZ VU MON GARCON - PODALYDES05'21
04 CHAPITRE 25 J AURAIS ETE CONTENT - PODALYDES05'33
05 CHAPITRE 25 MAIS POUR CE QUI CONCERNAIT BEBERT - PODALYDES04'42
06 CHAPITRE 26 AUTANT PAS SE FAIRE D ILLUSIONS - PODALYDES05'00
07 CHAPITRE 26 ROBINSON SE MIT A NOUS RACONTER - PODALYDES04'49
08 CHAPITRE 26 IL NE FINISSAIT PAS SON CASSIS - PODALYDES04'56
09 CHAPITRE 26 MES AFFAIRES - PODALYDES04'58
10 CHAPITRE 26 CETTE EXPULSION DE FOETUS - PODALYDES04'26
11 CHAPITRE 26 CE LE RENDAIT TOUT SERIEUX - PODALYDES05'19
12 CHAPITRE 26 DE TOUSSER AINSI COUP SUR COUP - PODALYDES05'26
13 CHAPITRE 27 ET LA MUSIQUE EST REVENUE - PODALYDES04'54
CD 11
01 CHAPITRE 27 VERS LES DERNIERES HEURES - PODALYDES04'54
02 CHAPITRE 27 IL LES MEPRISAIT MARTRODIN - PODALYDES04'37
03 CHAPITRE 28 JE ME SOUVIENS ENCORE - PODALYDES04'47
04 CHAPITRE 28 ET PUIS VOUS SAVEZ - PODALYDES04'43
05 CHAPITRE 29 ON SAIT QUE CES CHOSES LA - PODALYDES04'59
06 CHAPITRE 29 BIEN DES CHOSES - PODALYDES05'04
07 CHAPITRE 29 JE VAIS ME TUER - PODALYDES04'09
08 CHAPITRE 29 LA SIENNE ROBINSON - PODALYDES02'12
09 CHAPITRE 30 LES RICHES N ONT PAS BESION - PODALYDES04'36
10 CHAPITRE 30 QUAND ON N A PAS D ARGENT - PODALYDES04'49
11 CHAPITRE 30 IL AVAIT DES DENTS BIEN MAUVAISES - PODALYDES03'52
12 CHAPITRE 31 AU COURS DE CET ENTRETIEN - PODALYDES05'17
13 CHAPITRE 31 NE CONNAISSANT PAS LE FOND - PODALYDES05'07
CD 12
01 CHAPITRE 32 UNE ROBINSON QUITTE RANCY - PODALYDES05'01
02 CHAPITRE 32 EN ARRIVANT AU BOULEVARD - PODALYDES04'42
03 CHAPITRE 32 ON BAVARDA DONC ENSEMBLE - PODALYDES04'47
04 CHAPITRE 32 AU DERNIER MOMENT - PODALYDES03'51
05 CHAPITRE 32 TANDIS QUE LE CINEMA - PODALYDES04'42
06 CHAPITRE 33 C EST PAS LA PEINE - PODALYDES04'41
07 CHAPITRE 33 VERS LE DEBUT DU MOIS - PODALYDES05'04
08 CHAPITRE 33 SA TABLE DISPARAISSAIT - PODALYDES04'11
09 CHAPITRE 33 C EST LA MANIE DES JEUNES - PODALYDES04'30
10 CHAPITRE 33 DANS L ETAT OU ELLE S ETAIT MISE - PODALYDES03'47
11 CHAPITRE 33 ENFIN TOUS CES SALAUDS LA - PODALYDES04'45
12 CHAPITRE 34 TANIA M A REVEILLE - PODALYDES04'23
13 CHAPITRE 34 DE DETOURS EN DETOURS - PODALYDES04'33
14 CHAPITRE 34 JE SENS PLUS MES PIEDS - PODALYDES03'52
CD 13
01 CHAPITRE 35 LES JEUNES C EST TOUJOURS SI PRESSE - PODALYDES05'02
02 CHAPITRE 35 J ETAIS EN TRAIN - PODALYDES04'49
03 CHAPITRE 35 FAUT SE DEPECHER - PODALYDES04'14
04 CHAPITRE 35 L UNE D ELLES REFUSA - PODALYDES04'40
05 CHAPITRE 35 AU BOUT D UN PETIT MOMENT - PODALYDES06'01
06 CHAPITRE 36 A CAUSE DE CE PETIT ESCALIER SI MINCE - PODALYDES04'57
07 CHAPITRE 36 EN FAIT DE PASSE - PODALYDES04'11
08 CHAPITRE 36 IL PENSAIT MEME POUVOIR TAPER - PODALYDES04'56
09 CHAPITRE 37 AU MOMENT OU J ALLAIS - PODALYDES05'15
10 CHAPITRE 37 JE VOUDRAIS BIEN - PODALYDES04'55
11 CHAPITRE 37 J EXPLIQUAI DOUCEMENT A ROBINSON - PODALYDES04'44
12 CHAPITRE 37 QUAND ON N EST PAS HABITUE - PODALYDES04'50
13 CHAPITRE 37 NOUS N ALLAMES PAS TRES LOIN - PODALYDES04'40
14 CHAPITRE 37 IL FALLAIT TIRER UNE CONCLUSION - PODALYDES03'34
CD 14
01 CHAPITRE 38 ON EST RENTRES TOUS - PODALYDES01'38
02 CHAPITRE 39 PARAPINE CE QU IL A TROUVE - PODALYDES04'58
03 CHAPITRE 39 LUI IL L AIMAIT - PODALYDES05'05
04 CHAPITRE 39 IL N AVAIT JAMAIS ETE AVEC PARAPINE - PODALYDES06'18
05 CHAPITRE 40 VIGNY SUR SEINE - PODALYDES04'08
06 CHAPITRE 40 TENEZ IL M ARRIVE FERDINAND - PODALYDES04'45
07 CHAPITRE 40 DEPUIS PLUS DE VINGT ANS - PODALYDES04'54
08 CHAPITRE 40 L ETRE DONT ON SE SERT DOIT ETRE BAS - PODALYDES05'09
09 CHAPITRE 40 STIMULE PAR L ENNUI - PODALYDES05'00
10 CHAPITRE 40 MAIS SON PERE LUI - PODALYDES05'08
11 CHAPITRE 40 BIEN QU IL M AIT LONGUEMENT - PODALYDES04'12
12 CHAPITRE 40 DES LA FIN DE CETTE MEME SOIREE - PODALYDES05'17
13 CHAPITRE 40 MAIS CHER MONSIEUR BARYTON - PODALYDES04'45
14 CHAPITRE 41 D UN COTE ON NE LE REGRETTA PAS - PODALYDES05'00
CD 15
01 CHAPITRE 41 DES MOIS S ECOULERENT ENCORE - PODALYDES04'49
02 CHAPITRE 41 ET TOI LUI DEMANDAI JE - PODALYDES04'56
03 CHAPITRE 41 POURQUOI ALORS APRES - PODALYDES04'27
04 CHAPITRE 41 C ETAIT COMME UNE SORTE DE CONSEIL - PODALYDES05'14
05 CHAPITRE 41 DIS MOI QUE JE LUI REPONDAIS - PODALYDES05'28
06 CHAPITRE 41 DEUX OU TROIS MOIS AUPARAVANT - PODALYDES04'18
07 CHAPITRE 41 JE TROUVAIS ROBINSON - PODALYDES04'17
08 CHAPITRE 41 C EST PAS QUE J AIE EU PEUR D ELLE - PODALYDES03'52
09 CHAPITRE 42 POUR LES REPAS A VIGNY - PODALYDES05'23
10 CHAPITRE 42 J AI MIS DE L ORDRE - PODALYDES04'08
11 CHAPITRE 42 PARAPINE ETAIT TOUT A FAIT DE MON AVIS - PODALYDES04'04
12 CHAPITRE 43 MAIS NOUS AVONS EU BEAU FAIRE - PODALYDES04'51
13 CHAPITRE 43 ELLE POSSEDAIT SOPHIE - PODALYDES03'27
14 CHAPITRE 43 TU DEVRAIS LA REVOIR MADELON - PODALYDES03'26
CD 16
01 CHAPITRE 44 ON PEUT DIRE QU ON EN A EU - PODALYDES04'44
02 CHAPITRE 44 ROBINSON PENDANT QU ON ETAIT - PODALYDES04'28
03 CHAPITRE 44 ILS PROFITAIENT - PODALYDES04'51
04 CHAPITRE 44 CA LES AGACE DONC ENCORE DAVANTAGE - PODALYDES04'34
05 CHAPITRE 44 COMME LES VOITURES - PODALYDES04'30
06 CHAPITRE 44 QUAND NOUS ARRIVAMES - PODALYDES04'27
07 CHAPITRE 44 LEON LUI - PODALYDES04'10
08 CHAPITRE 44 MALGRE SA FUREUR - PODALYDES04'24
09 CHAPITRE 44 IL A RALENTI QU UN PEU D ABORD - PODALYDES03'27
10 CHAPITRE 44 ET JE RESTAIS DEVANT LEON - PODALYDES03'57
11 CHAPITRE 45 PARAPINE GARDAIT SES ESPRITS - PODALYDES04'09
12 CHAPITRE 45 PLIEN MOI ALORS QUE J EN AURAIS - PODALYDES04'20
13 CHAPITRE 45 MANDAMOUR ON L A EMMENE AVEC NOUS - PODALYDES04'16
14 CHAPITRE 19 ON EN DEVENAIT MACHINE - PODALYDES05'27
"Céline - Voyage au bout de la nuit" par Epok

"Il ne faut pas trop interpréter le texte, mais plutôt l'investir sans passer par l'incarnation, en laissant une certaine distance", Denis PODALYDES, propos recueillis par A.B. dans EPOK




"Céline - Voyage au bout de la nuit" par Magazine Littéraire

“L’intégrale du Voyage au bout de la nuit lue par Denis Podalydès. Pas d’excès, pas d’ostentation dans cette lecture presque familière, qui cueille un morceau après l’autre, varie sur les tons, entre dans une voix, rebondit sur l’autre, travaille les rythmes. Et même si l’on a toujours l’impression de courir après les mots, « il suffit de fermer les yeux ».“ MAGAZINE LITTERAIRE




"Céline - Voyage au bout de la nuit" par Courrier Picard

“Un superbe témoignage sur celui qui disait à juste titre de la guerre « même les cons finissent par comprendre qu’on s’est foutu d’eux ».“ COURRIER PICARD




"Céline - Voyage au bout de la nuit" par La Classe

“A écouter, impérativement.“ LA CLASSE




« Sans la moindre indulgence » par Notes Bibliographiques

La mise en onde du Voyage au bout de la nuit tenait du pari…plus de seize heures d’écoute pour ce roman-culte d’une noirceur extrême qui retrace la vie d’errance du double de l’auteur, Ferdinand Bardamu. Les tranchées de 14-18, l’Afrique coloniale, l’Amérique du travail à la chaîne, la médecine de terrain dans une banlieue parisienne pourrie ou un asile psychiatrique miteux, telles sont les étapes d’une vie où les instants de bonheur et de lumière sont rarissimes. L’humanité qu’il décrit sans la moindre indulgence est veule, bête, laide, méchante et corrompue. Quels portraits terribles mais aussi quel souffle pour cette anti-épopée dont le style fort et  maîtrisé allie simplicité de forme et richesse de vocabulaire. Denis Podalydès joue toujours juste, dans les tons de camaïeu gris quand il est le conteur Bardamu et avec une bonne colorature quand il incarne les pauvres hères qui l’entourent. Défi relevé !
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




"Denis le magnifique" par Le Point

"L'an passé, ce diable de Denis Podalydès a accompli un authentique exploit qui a été très injustement peu salué. Pourtant, le comédien a enregistré l'intégralité de « Voyage au bout de la nuit », de Céline, soit près de dix-sept heures de lecture, ce qui en fait aujourd'hui le plus long livre sonore de l'Histoire" Albert SEBAG - LE POINT

"L'an passé, ce diable de Denis Podalydès a accompli un authentique exploit qui a été très injustement peu salué. Pourtant, le comédien a enregistré l'intégralité de « Voyage au bout de la nuit », de Céline, soit près de dix-sept heures de lecture, ce qui en fait aujourd'hui le plus long livre sonore de l'Histoire devant « Les hommes de bonne volonté », que les éditions Frémeaux & Associés avaient déjà édité en coffret en 2001. Au-delà de la performance qui trouvera sa place dans le « Guinness Book », il faut saluer la puissance d'interprétation de Podalydès, qui a su donner vie à Bardamu et surtout restituer toute l'intensité du rythme célinien. Que Fabrice Luchini se console : Louis-Ferdinand a commis quelques autres chefs-d'oeuvre que personne n'a encore songé à graver sur CD..." Albert SEBAG - LE POINT





« L’univers hallucinant et halluciné » par Le Journal du Médecin

Engraisser les sillons du laboureur anonyme c’est le véritable avenir du véritable soldat ! ah ! camarade ! Ce monde n’est je vous l’assure qu’une immense entreprise à se foutre du monde ! ». Les mots tombent drus, la langue est crue, le monde crapoteux et peuplé d’individus minables qui ne cherchent qu’à sauver leur peau. L’univers hallucinant et halluciné de Voyage au bout de la nuit (qui devrait s’appeler Voyages, tant Bardamu a voyagé) vous arrive comme un coup de poing dans la figure, comme la réalité en fait ; ce chef d’œuvre du siècle précédent (même s’il émane d’un écrivain médecin aux convictions par ailleurs nauséabondes) qui fit scandale, a chamboulé les esprits car il conte les aventures peu glorieuses d’un anti-héros médecin qui tente tant bien que mal de soigner sa vie, convenait parfaitement par la verdeur de la langue et des « dialogues » à une adaptation orale du texte. C’est Denys Podalydès – par ailleurs sociétaire de la Comédie Française – qui relève le défi des 16 CD de 60 minutes chacun, endossant à plaisir les multiples personnages d’un récit raconté à la première personne, celle de Bardamu à qui il parvient à donner vie sur un ton où l’on perçoit la lucidité et le timbre où sourd une vie en guenilles…
Bernard ROISIN – LE JOURNAL DU MEDECIN




« Épouser la cadence du texte » par Le Bulletin Célinien

28 heures d’enregistrement et seize CD. Denis Podalydès s’est engouffré dans la nuit de Louis Ferdinand Céline. Une bouteille d’eau plate et des biscuits à portée de main, pour éviter des borborygmes au micro, dit-il, le sociétaire de la Comédie Française a accompagné l’odyssée de Bardamu, cascadant d’une phrase à l’autre. Dans sa cabine minuscule, plus seul qu’un algérien Célinien en route vers l’Afrique, le lecteur a ainsi tout vu  du Voyage au bout de la nuit, tout senti, tout articulé : le cri de Bardamu, sans grade dans les tranchées de la Grande Guerre, les harangues bouffies des généraux, les voluptés chuchotées de Molly, l’étoile des pavés New Yorkais, l’espérance à fleur de chair. Une telle traversée exige muscle, détente et concentration. Des qualités d’athlète. Denis Podalydès s’est donc entraîné, relisant dans l’intimité ce roman qui l’a laissé sans voix la première fois, il y a une quinzaine d’années. Il a rêvé son parcours et s’est souvenu de ses prédécesseurs : Michel Simon, révolté bougonnant, attaquant les premières pages du Voyage ; puis Arletty, gouailleuse, empoignant l’épopée de Bardamu ; ou encore George Wilson, stentor du théâtre national populaire des années 1960. Sans oublier Fabrice Luchini qui, de Mort à crédit a Voyage, aime enchanter en public les morceaux de bravoure. « Ce que fait Fabrice Lucchini est prodigieux, mais mon travail est d’une autre nature, explique Denis Podalydès, magnifique cet hiver à la Comédie Française en broyeur de cœurs ordinaire dans Platonov de Tchékov. Il me faut trouver le sens de la vague et nuancer les couleurs vocales pour caractériser les personnages. Ce qui implique de reconnaître la phrase célinienne, comme on repère un parcours : elle est truffée de surprises, si on ne les anticipe pas, la sortie de route est assurée ». Chaque soir, Denis Podalydès a préparé le terrain du lendemain. Pour jouir de ce bonheur : trois à quatre heures de lecture sans pause, les jours de grande forme, état second comparable à celui du nageur qui aligne les longueurs et oublie la fatigue. « Lorsqu’on a trouvé l’endurance, la phrase devient plus claire, dit l’acteur. La beauté de l’exercice, c’est d’épouser la cadence du texte et d’accéder ainsi à une connaissance intime de l’œuvre ». « J’aime les gros morceaux, ceux qui me mobilisent un long moment, avoue encore Denis Podalydès. J’adorerai enregistrer, par exemple, Les Confessions de Rousseau ou La vie, mode d’emploi de Perec ». La lecture, art à part entière donc. « A mes yeux, c’est aussi essentiel que le cinéma et la scène. Lire, c’est délivrer quelque chose de très personnel ; Je suis ce que je lis ».
Alexandre DEMIDOFF - LE BULLETIN CELINIEN




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