BONJOUR TRISTESSE - FRANCOISE SAGAN

Lu par JACQUELINE PAGNOL

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Livret : 12 PAGES
Nombre de CDs : 3


29,99 € TTC

FA8047

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Coffret 3 CD présentant le texte intégral lu par Jacqueline Pagnol. 

“Cet été-là, j’avais dix-sept ans et j’étais parfaitement heureuse”.
Françoise Sagan - Bonjour tristesse © Julliard

Cécile a 17 ans. Son père la quarantaine. Il est bel homme, veuf et collectionne les succès féminins avec la même grâce qu’il semble jouir de la vie. C’est l’été. Elsa, jolie conquête, orne avec nonchalance le bord de la piscine. Elle est parfaite. Un peu sotte, belle, elle ne gêne guère Cécile qui n’aspire qu’à la liberté... De plus elle occupe gentiment son père. Mais survient Anne, une ancienne amie de la mère de Cécile... Dans son bel été libre et nonchalant, insouciant, Cécile voit poindre un orage. Avec toute une ingénue perversité Cécile trouble le ciel des grands afin que le sien reste azuréen. Une course contre le temps, une course à l’abîme qui se termine par un accident de voiture où le hasard compte pour si peu.
Jacqueline Pagnol lit “Bonjour tristesse”... C’est une voix aux inflexions un peu sophistiquées qui nous plonge dans le monde de la jeune Cécile. Tout de suite la magie opère. La voix de Jacqueline Bouvier-Pagnol “est” parfaitement Cécile. Un peu apprêtée, un peu mielleuse… un peu perdue aussi et, à la toute fin, tellement sincère et désarmée, moins l’innocence. On est d’emblée conquis par cette lecture juste. Avec l’histoire, Jacqueline Bouvier-Pagnol plante un décor qui devient palpable. La piscine, la crique, le crissement du sable sur la peau, les bruits de la maison et ses silences surtout… qui ne parviennent pas à recouvrir tout à fait les fausses impressions de griserie, de vie facile qui tentent de couvrir le gouffre insondable de la tristesse.
Jean-Yves Patte & Claude Colombini Frémeaux

Coédition : Frémeaux & Associes et INA en accord avec Julliard et Jacqueline Pagnol.

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BONJOUR TRISTESSE

BONJOUR TRISTESSE 
FRANÇOISE SAGAN Lu par JACQUELINE PAGNOL
Texte intégral
© 1954 Julliard - Enregistrement historique 1955 
 







Information : cette interprétation du chef-d’œuvre de Françoise Sagan par Jacqueline Pagnol est un enregistrement historique de 1955 de la radio publique française, conservé sur bandes par l’Institut National de l’Audiovisuel. Le travail de recherche effectué par l’Ina a permis a permis de retrouver la totalité des bandes excepté un extrait de quelques minutes dont le résumé se trouve dans la disco­graphie. 

PREMIÈRE PARTIE CD1        
1. Chapître 1     10'12
2. Chapître 2     12'59
3. Chapître 3       7'57
4. Chapître 4    08'46
5. Chapître 5    09'03
6. Chapître 6    19'23 

DEUXIÈME PARTIE CD2        
1. Chapître 1     7'31
2. Chapître 2   11'35
3. Chapître 3     7'03
4. Chapître      48'08
5. Chapître 5   06'47
6. Chapître 6   07'30 

Extrait manquant entre le chapitre 3 et le chapitre 4
“Une curieuse comédie de l’amour se joue alors entre Cyril et Elsa qui croisent en bateau. Anne se sent un peu coupable ce cet état de fait qui devrait attrister Cécile. Elle tente de la consoler. Quant à Raymond, finalement, il paraît soulagé.” 

CD3        
1. Chapître 7        8'59
2. Chapître 8        9'13
3. Chapître 9        7'46
4. Chapître 10    07'33
5. Chapître 11    07'16
6. Chapître 12    03'13  

À peine défigurée
Adieu tristesse
Bonjour tristesse
Tu es inscrite dans les lignes du plafond
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime...

Paul Eluard 

1954, 6 janvier
Il fait froid. Sur les ondes des radios l’abbé Pierre lance des appels à la solidarité nationale. Après un bel été, l’hiver est si rude que les plus démunis sombrent dans le désespoir. Le nécessaire manque, la chaleur humaine surtout. La jeune Kiki, paraissant insouciante, ignore tout de cette misère. Mademoiselle Kiki, Françoise, toute fraîche de ses 18 ans, a d’autres soucis en tête. Non, elle n’est pas insensible, elle ne sait pas. C’est tout. Tout ce qu’elle sait, en revanche, c’est qu’elle a échoué en propédeutique, “clef d’or” pour l’accès aux grandes écoles. Et que cet échec lui a fait mal.  Orgueil griffé, Françoise Quoirez, issue d’un milieu aisé, n’aime pas cet étrange goût de l’insuccès. Un échec certes, mais non une fatalité. Juste un obstacle à contourner. Quelques lampées de whisky plus loin et quelques cendriers remplis, 160 pages de cahier sont noircies. “Je n’osais pas relire le lendemain ce que j’avais écrit la veille, tant j’avais peur d’être humiliée en trouvant cela mauvais”. Il lui fallait faire quelque chose, quelque chose de bien et de définitif qui lui permettrait de connaître “les soleils de la gloire”. C’est pourquoi, en ce début de janvier 1954, le 6 pour être précis, elle trotte jusque chez Plon, puis chez Julliard déposer son manuscrit. Quelques formalité, nom, adresse et téléphone, un sourire, le même sans doute que celui un peu gauche qu’on lui connaît désormais, et la voilà repartie. Elle sort et le temps de retraverser le Saint-Germain du Jazz, du boogie-woogie, des caves et des cabarets, de la Rose Rouge et des autres, et la voici replongée dans la foule ano­nyme, rêves et inquiétudes y compris. Passent jours et semaines... comme toujours et comme pour tous. La pile des dossiers d’œuvres toutes promues à un avenir le plus souvent estampillé d’un refus poli “nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée mais...” gonfle et dégonfle au gré des espoirs d’auteurs toujours en quête de reconnaissance. Et que fait Françoise ? Elle a 18 ans, des lectures aussi, Proust “qu’on ne lit jamais assez” et Eluard, entre autres... c’est tout dire. 18 ans et des rêves de vitesse, d’amants – qui sait ? – de vie allègre... des rêves dorés, oisifs de 18 ans, d’échappée du Couvent des Oiseaux et du cours Hattemer... des rêves de rêveuse un peu désabusée. “Sur ce sentiment inconnu dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.”

Mais dès le lendemain du jour “fatidique”, le 7 janvier donc, Pierre Javet, directeur littéraire, attrape un des dossiers de cette fameuse pile. Au bout de deux lignes il est intrigué, vingt pages plus loin il est saisi. François le Grix, sans doute le meilleur “lecteur” de la maison, est convoqué. Le 8 il est enthousiasmé. Le “patron”, René Julliard doit encore se prononcer.  Il faudra attendre encore pour qu’enfin, de retour d’un austère dîner en ville, Julliard, le patron, ouvre “Bonjour tristesse”. Comme il est un peu las, il ne tardera sans doute pas à dormir. Mais non, c’est une nuit blanche qui lui ouvre grand les bras. L’enthousiasme est encore au rendez-vous. Alors il faut faire vite. On ne sait jamais, Plon peut se réveiller ! Le jour même il faut convoquer Mlle Quoirez. Le patron n’a que cette idée en tête. Télégramme, Télégramme ! 21 janvier. Enfin elle arrive. 17 heures !... une voiture noire, que l’on devine impeccable, se gare devant “la” maison. Trois heures d’entretien aident à construire des rêves de part et d’autre. Quelle plus belle complicité ? Julliard va prendre sa revanche sur les plus grands des éditeurs, et Kiki pourra s’acheter une Jaguar... Sait-on jamais ? Mais la jeune auteur est mineure. Il faut convaincre les parents, qui sont des gens très bien. La discrétion est leur souci, l’honorabilité aussi. Françoise devra donc prendre un pseudonyme. Exit “ Quoirez ”, bienvenu Sagan... du nom d’un prince bien vrai Hélie de Talleyrand Périgord, transfiguré par Proust et doté d’une épouse dont Swann “continuait à professer silencieusement pour lui-même que la princesse de Sagan n’était pas grotesque...”.  

1954, 15 mars
Dans un climat politique complexe, avec les hésitations qui suivent la déposition du Roi du Maroc, l’ouverture à Berlin de la Conférence des Quatre, les combats massifs à Dien Bien Phu, dont on entrevoit déjà la chute qui viendra le 7 mai, le 15 mars paraissent en librairie 5000 volumes d’un premier tirage de “Bonjour Tristesse”. Le succès est là, mais il est encore moyen. Trois tirages partent durant le printemps. Joli printemps. On parle de scandale, parfois sans avoir lu le livre. La rumeur est persistante. La jeunesse dit-on achète le livre en cachette... Les journalistes grondent un peu, et c’est bien car “on” en parle.  Mais le 24 mai, c’est la grande affaire. Le Prix des Critiques est décerné à... “Bonjour tristesse”. Toutes les rumeurs, qui n’étaient que rumeurs, s’accordent à l’unisson et font chorus. “Scandale” vient en tête “impudence” et “déshonneur” sont sur ses talons. Une jeune fille, un peu gauche, un peu affolée, un peu rangée et dérangée à la fois est soudain la cible des photographes. On la montre du doigt celle qui personnifie “l’ennui de sa génération” et croit se sauver en buvant un peu d’alcool !... Le 1er juin François Mauriac, chantre des valeurs feutrées d’une France discrète – Ah ! le charme discret de la bourgeoisie – mais grand auteur au demeurant, admire et vitupère. Françoise Sagan est un “charmant petit monstre”. “Charmant” parce qu’elle sait vraiment bien écrire, “petit” parce qu’elle est à la fois petite et bien jeune, et “monstre” parce qu’elle témoigne du “dévergondage de l’adolescence féminine, plaie d’une époque où les plaies ne se comptent plus”... A bon chat, bon rat ! “Mauriac aime beaucoup s’indigner. C’est de son âge. Il en veut sans doute à mon livre parce que la notion de péché n’y existe pas. Mais c’est une excellente affaire. Vous pensez bien que les 500000 lecteurs du «Figaro» s’empresseront de lire un livre aussi scandaleux !” réplique le “charmant petit monstre”. Cet échange de douceurs, plus amères d’ailleurs que douces, fait bel et bien état d’un changement qui ne tardera pas à toucher l’ensemble de la société française et ira grandissant jusqu’à un certain Mai 1968 ! On affirme alors que la famille Quoirez ne “dîne plus en ville”... Mais que depuis Françoise Sagan sort et s’enivre, se grise des plaisirs de la vie comme si demain devait ne jamais exister. « Seulement quand je suis dans mon lit, à l’aube, avec le seul bruit des voitures dans Paris, ma mémoire parfois me trahit : l’été revient et tous mes souvenirs. Anne, Anne ! Je répète ce nom très bas et très longtemps dans le noir. Quelque chose monte alors en moi que j’accueille par son nom, les yeux fermés : Bonjour Tristesse. » 

Jacqueline Bouvier-Pagnol, un monde de rencontres. 

Le monde Jacqueline Bouvier semble tissé de rencontres. En 1938, l'année du “Schpountz” et de la “Femme du Boulanger”, Marcel Pagnol recherche de jeunes comédiens pour un film qui devrait se passer dans un lycée. La jeune Jacqueline, qui ne rêve que de cinéma, est intéressée, mais trop timide - et mineure - elle se fait accompagner par un ami. Sur le lieu du rendez-vous, arrive “un beau brun”. c'est Marcel Pagnol ! La jeune femme a du mal à masquer sa surprise, elle s'attendait plutôt à rencontrer un vieux monsieur ! La glace est brisée, Marcel l'invite à déjeuner et elle lui dit des poèmes. On parle contrat aussi. Le père de Jacqueline vient le signer, mais le film ne s'est jamais fait. Vient la guerre et leurs retrouvailles en 1944. Alors, ils décident de partir dans la Sarthe pour attendre la fin des hostilités et le débarquement des Alliés. Pour Pagnol, cette rencontre est la fin d'une longue quête amoureuse. Jusque son dernier sourire, en 1974, celle qui est devenue Madame Pagnol restera son "brin de poésie et de tendresse". On ne peut rêver plus tendre hommage. Elève de Jean-Louis Barrault, Jacqueline Bouvier débute au théâtre, sous l’occupation par quelques petits rôles à la Comédie Française, timidement, circonstances obligent. Puis, elle “collectionne” les rôles au “Cabaret-théâtre” d’Agnès Capri. Ce véritable théâtre d’avant garde voulait stigmatiser, voire ridiculiser, les pompes de Claudel et, au travers de lui, un art jugé à la fois trop vieilli et compromis au sortir de la guerre. Quand en 1945, Agnès Capri reprend l’ancien Théâtre de la Gaieté, Raymond Queneau ne s’y trompe pas et salue une “renaissance”… Agnès Capri, ancienne élève de Charles Dullin et transfuge des troupes de Jouvet et de Pitoëff, revisite avec sa jeune troupe le théâtre classique, et défriche une nouvelle voie d’expression théâtre où parodie grinçante et hardiesse, liberté enfin, répondent au désir de s’affranchir d’un art “perverti” de la parole.   Dans cette pépinière de talents Jacqueline Bouvier rencontre d’autres débutants de l’époque : Serge Reggiani, Cora Vaucaire... A cette même époque d’effervescence, elle joue “Jupiter” au théâtre de Charles Dullin, son premier grand rôle qui connaît 200 représentations.  Sa rencontre avec Marcel Pagnol lui ouvre aussi les portes du cinéma. Elle joue dans “Naïs”, aux côtés de Fernandel, “La Belle meunière”, “Le rosier de Madame Husson”, la troisième version de “Topaze”, et prête son sourire à “Manon des Sources”. On la retrouve en­core dans “Hugolin”, “Carnaval”… sans oublier le théâtre, la radio ! Années de folle activité, mais aussi d’amour intense et de compromis complices. Ainsi, alors qu’elle joue l’Ophélie du Hamlet de Shakespeare aux côtés de son maître Jean-Louis Barrault, elle s’éclipse avant les saluts. En effet Ophélie meurt assez “tôt” dans la pièce pour que la jolie Jacqueline Pagnol puisse s’enfuir et rejoindre Marcel qui vient la chercher… “J’en ai un peu honte aujourd’hui…”, confie-t-elle avec un rien de malice,  mais je serais prête à le refaire !”  

… et Françoise Sagan.
Jacqueline Bouvier-Pagnol n’avait pas lu le “Bonjour Tristesse” de Françoise Sagan lorsqu’elles se sont rencontrées pour la première fois chez Maxim’s. Mais les feux de la conversation n’en furent pas moins agréables et c’est sur une vraie “bonne impression” qu’elle se sont séparées. Comme les choses ne viennent jamais vraiment seules, en 1955, quelques temps après cette rencontre Alain Trutat, alors réalisateur d’émissions radiophoniques, propose à Jacqueline Pagnol de lire ce roman. C’est avec spontanéité que cette dernière répond à cette demande. Lecture donc et rendez-vous. Comme lors de cette soirée chez Maxim’s, le charme continue d’opérer. Jacqueline Bouvier trouve toute “spontanée” la narration de Sagan et partage les sentiments de la jeune Cécile. “Notre vision des choses allait dans le même sens” se souvient-elle, “la révolution morale supposée de Sagan me semblait naturelle… et le scandale provoqué par les critiques m’a surprise, bien plus qu’autre chose !”…
Jean Yves Patte 
© Frémeaux & Associés / Groupe Frémeaux Colombini SA 2004  

Ecouter BONJOUR TRISTESSE (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 CD1 CHAPITRE 1 - PAGNOL10'12
02 CD1 CHAPITRE 2 - PAGNOL12'59
03 CD1 CHAPITRE 3 - PAGNOL07'57
04 CD1 CHAPITRE 4 - PAGNOL08'46
05 CD1 CHAPITRE 5 - PAGNOL09'03
06 CD1 CHAPITRE 6 - PAGNOL19'23
CD 2
01 CD2 CHAPITRE 1 - PAGNOL07'31
02 CD2 CHAPITRE 2 - PAGNOL11'35
03 CD2 CHAPITRE 3 - PAGNOL07'03
04 CD2 CHAPITRE 4 - PAGNOL48'08
05 CD2 CHAPITRE 5 - PAGNOL06'47
06 CD2 CHAPITRE 6 - PAGNOL07'30
CD 3
01 CD3 CHAPITRE 7 - PAGNOL08'59
02 CD3 CHAPITRE 8 - PAGNOL09'13
03 CD3 CHAPITRE 9 - PAGNOL07'46
04 CD3 CHAPITRE 10 - PAGNOL07'33
05 CD3 CHAPITRE 11 - PAGNOL07'16
06 CD3 CHAPITRE 12 - PAGNOL03'13
"Françoise Sagan - Bonjour Tristesse" par Le Figaro

“Jacqueline Pagnol avait enregistré, en 1955, le texte intégral du premier roman de Françoise Sagan, Bonjour tristesse. Il sort aujourd’hui en CD (chez Frémeaux & Associés). A l’époque, se souvient Jacqueline Pagnol, la révolution morale de l’auteur me semblait naturelle et j’avais été surprise par le scandale provoqué par la critique.“ LE FIGARO




« Charme pervers » par Notes Bibliographiques

L’été de ses 17 ans, Cécile passe des vacances insouciantes sur la Côte d’Azur avec un père tendre et léger, accompagné de sa nouvelle maîtresse. Rien n’altère ce bonheur tranquille où amour rime avec facilité, plaisir et sensualité. L’arrivée de la jolie et volontaire Anne, une ancienne amie de sa mère décédée, met si cruellement en évidence la vacuité de leur vie que son père, séduit, annonce son intention de l’épouser. Privée de liberté, obligée de reprendre ses cahiers et de rompre avec son petit ami, l’inconsciente et jalouse Cécile met alors en place un plan mortel. La voix claire, légèrement affectée, de Jacqueline Pagnol, habille à merveille les personnages du roman de Françoise Sagan qui n’a rien perdu de son charme pervers. Ce premier roman avait été enregistré un an après sa parution par la célèbre actrice, épouse de Marcel Pagnol. Frémeaux restitue ici cet enregistrement de qualité.
NOTES BIBLIOGRAPHIQUES




"Bonjour Tristesse" par José Artur

"Jacqueline Pagnol a la voix des années 50 que l'on peut prêter à Sagan, comme à la radio, on rentre dans l'intimité de Cécile..." José Artur - France Inter





« Ton moderne » par Le Journal du Médecin

Paru en 1954, le chef d’œuvre de Françoise Sagan connaît dès sa sortie un succès retentissant et, se faisant, une adaptation radiophonique dès l’année suivante. Une version qui 50 ans (pardon, 49 ans) plus tard n’a pas pris une ride. On est surpris par le ton moderne, sophistiqué juste ce qu’il faut et mondain de la lectrice, Jacqueline Pagnol. Sa voix fait corps avec ce récit compté à la première personne par Cécile qui rime avec futile, et son parcours de l’insouciance et la légèreté à la tragédie dans le décor peu propice aux tragédies de la côte d’Azur et dans un ciel ou pourtant pas un nuage n’osait se cacher.
Bernard ROISIN – JOURNAL DES MEDECINS




« Le monde de l’ingénue perverse » par La Lettre de l’INA

Elles se sont rencontrées par hasard chez Maxim’s. Jacqueline Pagnol (l’épouse de Marcel) n’avait pas lu le roman de Françoise Sagan, Bonjour Tristesse, qui l’avait rendue célèbre du jour au lendemain, au printemps 1954. Mais le charme opérant, et Alain Trutat, déjà réalisateur d’émissions de radio, sautant sur l’occasion, Jaqueline Pagnol enregistra, en cette année 1955, l’intégralité du roman pour la radio française. Ces bandes, conservées par l’INA, viennent d’être éditées par Frémeaux & Associés en un coffret de 3 CD, afin de retrouver le monde de l’ingénue perverse Cécile, 17 ans.
LE LETTRE DE L’INA




« Coffret à bijoux » par Nice Matin

En matière d’histoire, comme au plan littéraire, on ne saurait mieux prédire. Françoise Sagan, autre femme qui, très tôt dans sa vie, scandalisa le pays. Et autre coffret à bijoux ; mais celui-ci est sonore et donne aux mots la parole. « Bonjour tristesse », roman paru en 1954, a été lu et enregistré, dans sa version intégrale, l’année suivant sa sortie. Lectrice : Jacqueline Pagnol. Un document insolite et émouvant, dont les éditions Frémeaux & Associés ne sont, pourtant, pas avares, sachez qu’elles ont récemment publié « Knock » et « M. le Trouhadec saisi par la débauche », joué par Jules Romains lui-même, qui en interprète tous les personnages ; Ou encore « Caligula », lu par Albert Camus.
NICE MATIN




« Une réussite » par la Revue des médiathèques et des collections musicales

Qui n’a pas frémi aux émois de la jeune Cécile, qui ne s’est pas projeté dans l’un ou l’autre des quatre personnages principaux de Bonjour tristesse, nonchalants sous un ciel azuréen ? Qui n’a pas pris plaisir à découvrir le jeu pervers de Cécile ? Le premier roman de Sagan est assurément une réussite et reste le symbole de l’expression de la féminité adolescente libérée. Lu par Jacqueline Pagnol en 1955, c’est également une réussite : une voix mielleuse et ampoulée qui sert fort bien le personnage principal. Une belle correspondance ! Lucas FALCHERO – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie

Lorsque Cécile, adolescente précoce de quinze ans, quitte son pensionnat pour aller vivre avec son père Raymond, un veuf libertin, elle pénètre dans un univers décadent très éloigné de son strict couvent. Entre Paris et la Côte d´Azur, ce duo à la peau dorée adopte une existence hédoniste composée d´aventures rapides, de personnages brillants et de tout le luxe imaginable. Cette frivolité joyeuse est menacée deux ans plus tard lorsque Raymond se croit amoureux d´Anne Larsen, ancienne amie de la mère de Cécile qui appartient à un cercle intellectuel et plus guindé. Cécile, enfant terrible par excellence qui craint pour sa liberté, supplie son amant, Cyril, de l´ancienne maîtresse de son père, Elsa, d´intervenir. Mais ses manigances auront des conséquences tragiques et son futur bonheur sera à jamais teinté de tristesse.
Ecrit alors que Françoise Sagan n´avait que dix-huit ans, ce premier roman s´est instantanément transformé en un succès de librairie international. Avec ses descriptions d´une sexualité non réprimée, son éloge de la richesse et de l´opulence, et sa suggestion du désir homosexuel, ce roman qui a choqué et émoustillé annonçait l´avènement d´une société française plus permissive. Sous une apparence d´ingénue blasée se cache le portrait troublant d´une enfant qui ferait tout au monde pour préserver le style de vie que lui a offert le seul parent qu´elle ait jamais connu.
« Les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie » préfacé par Jean D’Ormesson (Flammarion) - par B .J.




« La vivacité du texte, un mystère » Par Le Magazine Littéraire

« Faussement désinvolte, son style reposait sur un art inimitable, laissant les coutures invisibles. Françoise Sagan est la petite-nièce éternellement mineure de Mme de Lafayette, dont elle descend en droite ligne. Un article sur sa vie, six pages. Une critique de son œuvre, un ou deux feuillets, avec une grande photo. L’éclat de sa vie éclipse la vivacité de ses romans. Sa parfaite simplicité l’a faite moins estimée que ses contemporains plus pédants. Son fidèle ami Bertrand Frank lui-même la sous-estima jusqu’au jour où il échoua à réécrire un passage bancal. Il comprit alors que, si les livre de son amie se lisaient avec autant de plaisir que les romans policiers, leur apparente facilité était inimitable. Il ne comprit jamais comment elle les fabriquait. Singer Marguerite Duras, Christine Angot fait ça très bien. Sagan, c’est une autre affaire. Bonjour tristesse, par exemple. Un livre méconnu de Sagan. On a beau le retourner en tous sens, les coutures restent invisibles. Même très jeune, Sagan avait trop de panache pour poser en femme de lettres. Ça tient drôlement le coup, Bonjour tristesse. La vivacité du texte, un mystère. Comment une gamine a-t-elle pu écrire un texte si abouti, avec autant d’aisance ? Le naturel, l’intelligence, la justesse frappent de la première à la dernière ligne. Le miracle c’est la taille du livre, à la mesure exacte de son contenu. « J’ai fait ce qu’on me disait de faire à l’école. On m’a toujours dit d’être brève et précise. C’est ce que j’ai fait. ». Exacte et naturelle, Sagan a dépeint les sentiments avec une sagacité concise, subtile et parfois cruelle. Dédicaçant Bonjour tristesse à Colette, elle écrivit : « A madame Colette, en priant pour que ce livre lui face éprouver le centième du plaisir que m’ont donné les siens. En hommage, Françoise Sagan. ». Comme son aimable aînée, Sagan a écrit par jeu, avec une désinvolture souple. C’est de plaisir qu’il s’agit, et de rien d’autre. Du bonheur d’écrire. Sagan est joyeuse, et ses personnages sont des hochets. Le plaisir, donc, et rien d’autre. Ce même plaisir qu’elle partage avec ses lecteurs. Un bon livre est une présence. Ce qui est enthousiasmant, dans Bonjour tristesse, c’est qu’il ressuscite la présence de Sagan, sa vois acide de très jeune fille, son intelligence un brin sadique. Le merveilleux de certains livres, c’est qu’ils sont vivants, ils parlent, l’auteur est là, il chuchote. Un bon livre est habité. La cruauté de Sagan : Un orage immobile. Un bijou. Si on le lisait sans connaître l’auteur, on se demanderait quel petit-maître l’a écrit, mais on ne devinerait pas sa signature. On aimerait Sagan pour elle-même, comme disait Antoine Blondin. Ni l’époque ni les personnage du livre ne lui ressemblent. Aucun tic ne met sur la piste. Elle a d’abord songé à publier Orage immobile sous un pseudo, mais son éditeur a refusé. Pourtant, sa signature ici importe peu. Si le livre est réussi, c’est malgré elle. Lorsqu’elle l’évoque plus tard, elle avoue s’être peu intéressée à ses personnages et s’emmêle dans le résumé de l’intrigue. Si ce pur roman 1830 doit a Stendhal, à Balzac, à Thackeray ou à Jane Austen par sa cruauté et son tranchant, l’intrigue est siglée Sagan : deux personnages s’aiment, le troisième les regarde et souffre. Son meilleur livre n’a pas été publié : un recueil de ses aphorismes et sentences. Même dans ses livres les plus bâclés, on trouve des petits miracles d’expression. Et puis il y a ses articles, ses interviews. Car Sagan, miraculeusement douée pour les entretiens, les agrémente de remarques de haute volée. Françoise Sagan possédait un trésor : un cœur intelligent. Il bat encore dans son œuvre. Avec mon meilleur souvenir, par exemple. Si l’on doit lire un seul livre de Sagan, c’est celui-là. Dix courts portraits, dix chefs-d’œuvre. Bienveillance et concision : l’élégance absolue. La bonté pour unique règle morale, ce n’est pas rien. C’est une lecture qui rend meilleur. C’est le meilleur de Françoise Sagan. »
Par Marie-Dominique Lelièvre — LE MAGAZINE LITTERAIRE 




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