DIALOGUES DE BETES - COLETTE

Lu par CATHERINE SAUVAGE

Plus de détails

Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA8051

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+2 pts fidélité


2
-15%
Texte intégral lu par Catherine Sauvage.

C’est presque sans hésiter que l’on peut transposer dans cette lecture l’expérience des milieux du théâtre comme du Music Hall de Colette.
Toby-Chien passerait pour un de ces personnages qui hantent les coulisses toujours en quête d’une émotion, d’un regard, et Kiki-la-Doucette, en vedette incontestée, fait souffrir de son mieux son admirateur le plus fervent, quitte à le perdre…
De plus la forme de l’écriture même choisie par Colette, en forme de dialogue, avec toutes les didascalies qui forment à la fois le fond de l’intrigue et en plantent les décors, invite à entendre, bien plus qu’à lire parfois.
Catherine Sauvage lit des extraits des “Dialogues de Bêtes” : Une voix grave, qui pourrait sembler tomber du ciel, nous fait enter dans le monde clos et serein de Kiki-la-Doucette et Toby-Chien. Toutefois, cette voix paisible du deus ex machina, qui se veut rassurante, a parfois bien du mal à échapper aux troubles rancœurs, coups de pattes et de griffes, mots tendres ou durs, qui tels des éclairs zèbrent l’apparente sérénité du monde des animaux de la maison. Pour notre plus grande joie d’ailleurs ! Car, émerveillés, nous nous laissons guider dans ce monde de fable où la pudeur des âmes s’efface un temps.
Jean-Yves Patte & Claude Colombini Frémeaux

Production : Didakhé / Cessionnaire des droits producteurs : Frémeaux & Associés.
Remerciements à Gérard Paris.
"
DIALOGUES DE BÊTES COLETTE

DIALOGUES DE BÊTES
COLETTE
LU PAR CATHERINE SAUVAGE 








1. Sentimentalités    5’04
2. “Je t’écoute, et je te suis avec peine car...    4’08
3. “Hélas, écoute et plains moi…    5’59
4. “Je te trouve difficile…    3’59
5. Non point laide, mais bizarre…    6’10 

6. Une visite    4’23
7. Je suis la toute petite chienne si jolie…    5’03
8. Encore, encore ! Oh, que j’ai peur !    4’50

9. L’orage    3’28
10. Non, c’est l’orage ! Dieu, que je souffre !    5’30
11. Goutte à goutte de la fenêtre mal jointe…    4’47  

Dialogue de bêtes
“Du temps que les bestes parloient”
La Fontaine 
C’est presque une évidence de dire qu’il y a du Toby-Chien et du Kiki-la-Doucette en Colette. Ces deux animaux sont un peu comme le double vi­sage, une sorte de Janus littéraire, de celle qui leur a donné naissance. D’un côté, Toby-Chien est solide, un peu borné et têtu, et semblerait presque être la part bourguignonne de Colette, avec une pointe d’accent de terroir, et de l’autre, Kiki-la-Doucette, plus sensible, poseur, inquiet aussi, est la figure des salons et des mondanités.   Avec ses Dialogues de bêtes, parus en 1904 et 1905, Colette (1873-1954) renou­velle le genre de la fable : “narration fabuleuse ; chose feinte et inventée pour instruire ou pour divertir” [Dictionnaire de Trévoux, 1721] et, suivant la tradition de ces récits, instille doucement sa propre philosophie, souvent enjouée, des choses et des jours. Comme dans les meilleures fables de La Fontaine, pour ne citer que lui, les animaux sont le révélateur de l’âme des humains. Il ouvre le panier-geôle, Kiki-la-Doucette avance une tête plate de serpent, un corps rayé, précautionneux et long, long à croire qu’il en sortirait comme ça des mètres…

TOBY-CHIEN, amène : Ah ! te voilà, Chat ! Et bien salue la liberté ! 
Kiki-la-Doucette, sans répondre, lisse de sa langue quelques soies rebroussées. 
TOBY-CHIEN :  Salue la liberté, je te dis. C’est l’usage. Chaque fois qu’on ouvre une porte, on doit courir, sauter, se tordre en demi-cercle et crier. 
Kiki-la-Doucette : On ? qui, on ? 
TOBY-CHIEN :  Nous, les Chiens. 
Kiki-la-Doucette, assis et digne : Faudra-t-il aussi que j’aboie ? Nous n’avons jamais les mêmes convenances, que je sache.  

“Elle avait fait Dialogues de Bêtes pour “amuser” Willy, car c’en est la dédicace. Pour amuser Willy, elle avait fait un chef-d’œuvre.” 
Sacha Guitry  

Ce chef-d’œuvre, après la série des “Claudine” co-signés par Willy [Henri Gauthier-Villars, son premier mari duquel elle divorcera en 1906, qui passait pour un écrivain au talent moyen toujours prêt à se servir du talent d’autrui ou à engager des nègres…] installe définitivement Colette au rang des écrivains majeurs. Francis Jammes d’ailleurs ne s’y trompe pas lorsqu’il écrit la préface des Sept Dialogues de Bêtes en 1905 : “Car vous êtes un vrai poète, et je veux affirmer cela volontiers sans m’inquiéter davantage de la légende dont les parisiens ont coutume d’entourer chaque célébrité. […] Il faut donc que moi, qui vis à Orthez, j’apprenne au Tout-Paris qui vous êtes, et que je vous présente à tous ceux qui vous connaissent, moi qui ne vous ai jamais vue ? […]  Mme Colette Willy se lève aujourd’hui sur le monde des Lettres comme la poétesse – enfin ! – qui, du bout de sa bottine, envoie rouler du haut en bas du Parnasse toutes les muses fardées, laurées, cothurnées et lyrées qui, de Monselet à Renan soulevèrent les désirs des classes de seconde et de rhétorique. Elle est gentille ainsi, présentant son bull bringué et son chat avec autant d’assurance que Diane son lévrier ou qu’une Bacchante son tigre. […] Lisez son livre, et vous verrez combien ce que j’ai avancé peut être exact. ” Car tout est là, du moins l’essentiel, et c’est bien la vie qui grouille, qui fourmille dans tous les sens. Une vie à laquelle la beauté de la nature, la beauté de chaque instant suffit à dire le bonheur, à être le bonheur. Une vie heureuse, non-conformiste, mais si attentive et généreuse. Tout avance au fil de menues ou grandes découvertes, rythmées de joies, d’inquiétudes aussi, qui, chacune à leur tour, font sentir la saveur du monde. Kiki-la-Doucette, royal : Cœur faible ! Regarde-moi . Comme du haut d’un astre, je considère ce bas monde. Imite ma sérénité divine.
Jean-Yves Patte 
© 2004 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS      

Catherine SAUVAGE
On pourrait dire “la SAUVAGE” comme on dit “La CALLAS” ou “La SIGNORET”. Femme de conviction et de talents tendres et rageurs, Catherine, mérite bien ce nom de “sauvage”.  Dans cette aventure du “dire”, les atouts ne lui manquent pas. Une diction remarquable, des tons de voix justes, tendres ou moqueurs pour interpréter trois rôles écrits, comme sur mesure, par COLETTE dans ce “Dialogues de bêtes”. Conjuguant, comme l’écrivain, l’amour des animaux et celui du verbe, le résultat est un pur plaisir pour l’amateur des choses bien faites, léchées, bref, pour le connaisseur amoureux du beau.  Au travers de cette œuvre, on peut la croire, tour à tour, moqueuse, naïve, ou cin­glante... Ne vous y fiez pas ! Elle est bien plus que cela.  Catherine Sauvage n’est pas seulement l’inoubliable interprète qui fit découvrir Léo Ferré au grand public. Dès son adolescence elle est attirée par le théâtre, la narration et bien sûr la chanson. Elle est renvoyée de son lycée en 1944 pour avoir participer à un radio crochet et y avoir interprété “Y’a d’la joie” de Charles Trenet. Elle en profite pour jouer Roxane, dans Cyrano de Bergerac au sein d’une troupe de théâtre amateur. A la libération d’Annecy, elle est réintégrée au Lycée et peut ainsi réussir son baccalauréat. En 1947 elle “monte” à Paris et y suit les cours de Jean-Louis Barrault ainsi que ceux du mime Marceau, elle a 17 ans. En 1949 et 1950, elle se produit dans des émissions poétiques, à Genève pour la radio suisse. Elle y rencontrera ceux qui deviendront ses compagnons de route : André Poop, Jean Broussole et Angèle Vannier, la poétesse aveugle, dont elle restera jusqu’à sa mort, l’interprète et l’amie. L’année suivant, on l’admire dans “le cercle caucasien”, puis en 1977 dans “la nuit de l’iguane”. Entre temps, elle participe à de nombreuses dramatiques télévisées avec entre autres “L’Affaire Beilis” et “Le Mur” pour la caméra explore le temps.    
Rosine NIZARD et Gérard PARIS 

Quelques repères
- 1949, c’est la grande époque de Saint-Germain des prés... Dans ce tourbillon fou de l’après-guerre, un auteur, est là, parmi d’autres. Lui s’appelle... Léo Ferré. Il a écrit “Monsieur William” : ce sera la première chanson de la carrière de Catherine.     Jacques Canetti, alors directeur artistique chez Philips, l’entend et l’engage “Aux trois baudets”. Succès immédiat avec “Paris Canaille” de Ferré et “La fille de Londres” de Pierre Mac Orlan. 
- 1954 : Catherine reçoit le prix du disque, pour “l’homme...” de Léo Ferré, orchestrée par Michel Legrand. 
Tournée en France et à l’étranger : Egypte, Liban, Afrique du Nord, etc.
- 1955 : elle joue à l’Atelier : “Franck V” de Durrenmatt, sous la direction d’André Barsacq avec un jeune débutant... Jacques Higelin.
- 1956 : Hommage à Brecht. Montage de textes et de chansons réalisé par Claude Régy, avec Laurent Terzieff et Michel Piccoli.
Elle joue aussi Sainte Jeanne de Bernard Shaw.    
Nombreuses tournées en France et à l’étranger : Grèce, Allemagne, Hollande, Turquie, Suède, etc.
Saison 1959-1960 : Hubert Gigoux l’engage pour être Lechy dans “L’échange” de Paul Claudel.
Première tournée au Canada, pays où elle reviendra souvent.
- 1961 : Premier récital à Paris, à la gaité Montparnasse, suivi d’une tournée en France et en Italie. 
- 1963 : Catherine Sauvage et Pierre Brasseur partent en tournée avec “Le Roi de l’univers” de G. Arouet. 
- 1977 : Dernière apparition au théâtre avec “La Nuit de l’iguane”, mise en scène par Andréas Voutsinas. 
Entre temps, Bobino, l’Olympia, le théâtre de la Ville, l’accueillent et en 1979-1980, le Théâtre de l’Est Parisien la reçoit au moment où sort son disque “25 ans de chansons de Ferré”.
 De 1980 à 1984, nombreux récitals au Japon, Canada, Pologne, Amérique du Sud, Amérique Centrale, Sud Est asiatique.
- 1982 : double album enregistré à Tokyo.
- 1985 : Festival en France avec “Mangeront-ils” de Victor Hugo.
- 1986-1987 : Concerts avec l’orchestre de musique de chambre de Picardie, puis de Basse Normandie sur des orchestrations de Jacques Loussier.
Nouvelle tournée canadienne (Montréal, Québec, Ottawa). 
Telle est la trajectoire de celle dont Pierre Brasseur disait :  “J’aime écouter Catherine, se moquer du monde, n’est-ce-pas cela être engagé ? Engagé à se foutre du monde, qui, lui, ne daigne pas s’engager à nous foutre la paix...”
 © 2004 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS   

Ecouter DIALOGUES DE BÊTES COLETTE LU PAR CATHERINE SAUVAGE (livre audio) © Frémeaux & Associés /Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 SENTIMENTALITES - SAUVAGE05'04
02 JE T ECOUTE ET JE TE SUIS AVEC PEINE CAR - SAUVAGE04'08
03 HELAS ECOUTE ET PLAINS MOI - SAUVAGE05'59
04 JE TE TROUVE DIFFICILE - SAUVAGE03'59
05 NON POINT LAIDE MAIS BIZARRE - SAUVAGE06'10
06 UNE VISITE - SAUVAGE04'23
07 JE SUIS LA TOUTE PETITE CHIENNE SI JOLIE - SAUVAGE05'03
08 ENCORE ENCORE OH QUE J AI PEUR - SAUVAGE04'50
09 L ORAGE - SAUVAGE03'28
10 NON C EST L ORAGE DIEU QUE JE SOUFFRE - SAUVAGE05'30
11 GOUTTE A GOUTTE DE LA FENETRE MAL JOINTE - SAUVAGE04'47
"Colette - Dialogues de bêtes" par Lire

“Ces petites scènes sont déjà du grand Colette, écrivaine ardente, fascinante, un peu sulfureuse, qui a marqué son temps. C’est interprété avec beaucoup d’esprit et de charme par la talentueuse Catherine Sauvage.” NOTES BIBLIOGRAPHIQUES

“Ces petites scènes sont déjà du grand Colette, écrivaine ardente, fascinante, un peu sulfureuse, qui a marqué son temps. C’est interprété avec beaucoup d’esprit et de charme par la talentueuse Catherine Sauvage.” par LIRE




"Dialogues de Bêtes" par Notes Bibliographiques

« Le gros pataud de Toby-chien adore tous ceux qui l’entourent. (...)  La mise en onde, raffinée et intelligente, met en valeur la belle écriture et la saveur jaillissante des trois histoires. » NOTES BIBLIOGRAPHIQUES

« Le gros pataud de Toby-chien adore tous ceux qui l’entourent. « Elle », « Lui », les maîtres de maison, Kiki-doucette chat ambigu… tellement égoïste, tellement chat, dont pourtant le caractère féminin le déconcerte.
Dans ces textes, Colette fait de l’anthropomorphisme : avec drôlerie et une très grande sensibilité elle explore l’âme humanisée  de nos petits amis.
Grâce au remarquable travail technique fait sur la voix de Catherine Sauvage, l’auditeur discerne bien chacun des personnages. La mise en onde, raffinée et intelligente, met en valeur la belle écriture et la saveur jaillissante des trois histoires. » NOTES BIBLIOGRAPHIQUES





« Une modulation incroyable du dialogue » par Revue des médiathèques

Encore un texte essentiel de la littérature française que Frémeaux & Associés parvient à faire entendre avec délectation ! Toby-Chien et Kiki-la-Doucette, héros de théâtre façonnent un dialogue amer et drôle. Un texte ludique qui en dit plus long que la simplicité du propos peut le laisser croire. La voix de Catherine Sauvage, si bizarrement perchée, permet une modulation incroyable du dialogue. Sympathique !
Lucas FALCHERO – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« Plaisir de rire, sourire ou frémir » par Inédit Nouveau

Le plaisir le plus complet et du meilleur ton vient une fois encore d’un CD des classiques de la parole et peut-être plus encore du talent prodigieux de Catherine Sauvage, qui dit et joue la récitante et les deux merveilleux personnages de Colette dans le chef d’œuvre Dialogue de bêtes. Son interprétation de Toby-Chien et de Kiki-la-Doucette m’a fait regretter que cette Sauvage que j’ai toujours admirée dans ses chansons de révolte ou de savoureux réalisme ne se soit pas plus souvent prêtée à de telles performances et donné voix à d’autres grands auteurs. C’est bien vrai d’ailleurs que le texte de Colette « invite à entendre, bien plus qu’à lire parfois », comme l’écrit très justement Jean-Yves Patte.
INÉDIT NOUVEAU




Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...