LA SYMPHONIE PASTORALE - ANDRE GIDE

Lu par JEAN TOPART

Plus de détails

Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA8060

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+3 pts fidélité


Coffret 2 CD présentant l'enregistrement historique de 1956 de Jean Topart.

C’est en 1919 que paraît La Symphonie pastorale. André Gide, en ce début du XXème siècle, est l’une des figures les plus importantes de la littérature.
Malgré une enfance protestante et rigide, ainsi qu’une vie personnelle difficile, il est de ces écrivains révolutionnaires et géniaux qui bouleversent une époque par la force de leur seul Verbe. Au fil du journal d’un pasteur du Jura qui se découvre des sentiments troubles pour sa fille adoptive, Gide nous livre une féroce et acerbe critique de tout un monde, fondé selon lui sur l’hypocrisie, le mensonge et le mysticisme.
Dans cette comédie dramatique, il fait naître sous sa plume des personnages fascinants, tant par leur simplicité et leur naturel que pour tout ce qu’ils évoquent en nous. André Gide sait tout des faiblesses des hommes et il nous en livre sa vision.
Jean Topart, a débuté sa carrière dès 1948, puis a participé à l’aventure du Théâtre National Populaire avec Jean Vilar. Pour cet enregistrement radiophonique de 1956, il prête sa voix au pasteur, dont le Journal lucide et déchiré emplit la Symphonie pastorale. Son inimitable phrasé transcende la prose de Gide en une œuvre poignante. Sa voix grave colle au texte pour offrir une autre forme de perception du récit. Elle place l’auditeur au cœur même du drame qui se noue et fait de lui un témoin troublé et fasciné.
Guillaume Leclère & Claude Colombini Frémeaux

Coédition : Frémeaux & Associés - INA en accord avec Jean Topart et Gallimard.
"
La Symphonie pastorale D’ANDRÉ GIDE

La Symphonie pastorale
d’André Gide lu par Jean Topart en 1956 









André GIDE
“Dans un monde où chacun triche, c’est l’homme qui fait figure de charlatan”. André Gide
André Gide vient au monde le 22 novembre 1869 à Paris. Ses origines protestantes, paysannes et bourgeoises, régissent son enfance, triste et rigide. Son père est un brillant professeur à la faculté de droit de Paris, et sa mère, la fille d’un industriel rouennais du textile. Elevé dans une atmosphère puritaine, c’est un garçon émotif, de santé fragile, qui est sujet à de nombreuses crises de maladies, lesquelles lui valent plusieurs cures. Très marqué par la mort de son père, alors qu’il n’a que onze ans, André Gide se referme sur lui-même, muré dans le silence, “stupide” selon certains de ses professeurs. Il expliquera plus tard qu’il vivait en réalité replié sur son inconscient. En lui, se combattent déjà la ferveur religieuse et une sensualité précoce, troublée, dans la hantise du pêché. Le jeune André Gide se cherche encor … Lorsqu’il atteint ses vingt ans, il fréquente de nombreux cercles littéraires, notamment les symbolistes, et publie en 1891 Les Cahiers d’André Walter, qui conte l’histoire d’un jeune homme qui s’épuise, qui manque sa vie par excès de richesse intérieure, par impuissance à choisir et à se choisir. L’ouvrage, que Gide a d’ailleurs fait éditer à ses frais, est encore trop marqué par un symbolisme mielleux, et ne recueille aucun succès. André Gide traverse à cette période une crise spirituelle qui l’amènera à bousculer le piétisme familial. C’est à l’occasion d’un séjour en Tunisie de deux ans, qu’il se découvre enfin. Parti soigner une tuberculose, il en revient en ayant assumé son homosexualité et libéré du carcan de son éducation. A son retour, il épouse sa cousine Madeleine, à laquelle il voue depuis son adolescence une profonde affection, laquelle est surtout un amour très idéalisé. Il dira, à propos de cette union : “c’est le ciel que mon insatiable enfer épousait”. Et toute la vie de Gide est marquée par cette alternance entre le ciel et l’enfer, entre la liberté et la contrainte morale. L’auteur est écartelé entre toutes ses contradictions, déchiré aussi. Ainsi, lorsqu’il publie en 1903 Saül, roman austère, il cède au second pendant de sa personnalité, qui l’a conduit à écrire précédemment Les Nourritures terrestres en 1897 et en 1902 L’Immoraliste. Dans ces romans, André Gide exalte tous les désirs, la communion avec le monde charnel, mais aussi le refus de toutes les servitudes familiales, sociales, religieuses et personnelles, car la liberté, selon lui, ne se vit que dans l’instant et seulement chez l’être en perpétuel état de naissance.

En 1909, Gide et quelques amis, Coteau et Shlumberger, fondent la NRF, la Nouvelle Revue Française. Cette revue imposera bientôt une école qui cultive un certain classicisme rigoureux, notamment des écrivains tels Gide lui-même, Marcel Proust, Alain Fournier, Giraudoux, Martin du Gard, ou Paul Valéry. Gide est déjà un auteur plus sûr de lui et de son rôle de réformateur, même s’il n’en vit encore que les prémices. Pendant la Grande Guerre, il s’engage en faveur des réfugiés et doit affronter son propre puritanisme, semblant même parfois y céder, lorsqu’il adhère à l’Action Française, et traverse une nouvelle crise religieuse, rejetant définitivement le catholicisme. Heureusement, l’après-guerre lui offre la célébrité ; dorénavant, de nombreux disciples, fervents admirateurs de l’auteur protestent, tout comme lui, contre le patriotisme exacerbé dont la France a été abreuvée durant les hostilités. Ces jeunes se reconnaissent dans les personnages libres de Gide et, recherchant un libérateur, se tournent vers lui, âgé maintenant d’une cinquantaine d’années mais qui, malgré une œuvre littéraire déjà riche, n’était connu que des milieux littéraires. C’est dans ce contexte, en 1919, que Gide publie La Symphonie pastorale, où il exprime toute sa rancœur vis-à-vis du puritanisme religieux, cette plaie toujours ouverte en lui.  Malgré le succès de l’œuvre, les détracteurs ne disparaissent pas, et le critiquent toujours aussi vivement. Les œuvres qu’il publie dans les années 20 sont pour lui “une triple libération” : libération du carcan moral dans Le Corydon en 1924, libération artistique, la plus féconde peut–être avec Les Faux-monnayeurs en 1925 et, enfin, libération de son passé dans Si le grain ne meurt en 1926. Ces prises de position choquent terriblement la critique par leur absence de préjugés sur l’homosexualité, la religion, et les souvenirs du jeune Gide. Bientôt, la préoccupation d’autrui, son sens social, rattrape Gide lorsqu’il prend parti contre le colonialisme, après un séjour au Congo en 1926. De ce  voyage, il livrera deux œuvres, Voyage au Congo et Le retour du Tchad, qui sont de violents réquisitoires et qui susciteront une commission d’enquête. 

C’est une intense période de réflexion pour Gide, qui se fait le dénonciateur du capitalisme, méditant sur la liberté sociale, et proclamant ses goûts en faveur d’un Etat sans religions, ni classes ou encore familles. Mais un voyage en URSS le fait changer d’opinion ; le socialisme de Staline le répugne et l’horrifie par le nouvel asservissement qu’il suppose… Dès lors, l’œuvre d’André Gide exprime bien la désillusion de cet homme qui a compris que la liberté est impossible. Œdipe, écrit en 1930 et mis en scène deux ans plus tard en témoigne bien. Malheureusement, ses lecteurs désertent son œuvre pour celles d’écrivains plus engagés, notamment André Malraux.  Devant cette adversité, André Gide prend le temps de commenter Racine, et, la Seconde Guerre mondiale déclarée, il hésite avant de fuir à Tunis en 1942.  A son retour, il reçoit le prix Nobel de Littérature en 1947, mais ne publie plus que deux œuvres, Thésée, une traduction de Hamlet depuis longtemps débutée, et une adaptation du Procès de Kafka, qui sera mise en scène par Jean-Louis Barrault. Il meurt en 1951, d’une maladie du cœur, en prononçant ces derniers mots étranges, “J’ai peur que mes phrases ne deviennent grammaticalement incorrectes. C’est toujours la lutte entre le raisonnable et ce qui ne l’est pas...”  L’influence de Gide aura été et est immense, c’est bien, selon le mot de Malraux, “le contemporain capital”, celui qui aura influencé toute une génération de jeunes artistes nés entre 1920 et 1935. Témoin engagé de son temps, il n’en exalta pas moins dans chacune de ses œuvres son impérieux besoin de liberté.  

La Symphonie Pastorale
“Il est bon de suivre sa pente, pourvu que ce soit en montant”. André Gide
Lorsque André Gide achève enfin La Symphonie pastorale, en 1919, c’est en réalité un travail de près de vingt-cinq années qu’il conclut également. A travers cette histoire, d’un amour illégitime et immoral, qui conte la transformation en amour de l’affection d’un pasteur envers sa fille adoptive, Gide nous livre une histoire déconcertante, et qui a dû le paraître bien davantage encore au lecteur de 1919… “Par un souverain effort de sa maîtrise”1, mêlant la simplicité du style à la complexité des sentiments retranscrits, André Gide nous rend témoin de l’éveil d’un sentiment plus terrestre que spirituel, chez un homme de Dieu. Pour ce faire, l’auteur exploite ses propres souvenirs directement issus de l’enfance et de l’hypocrite ferveur religieuse dans laquelle elle avait, à son sens, baigné. Le titre est directement repris de la sixième symphonie de Beethoven, surnommée, “la symphonie pastorale” puisque c’est après un concert à Neufchâtel que le pasteur et sa fille adoptive, Gertrude, éprouvent pour la première fois un amour mutuel. Décidé à faire preuve de sa franchise habituelle, Gide tire la force et la beauté de son récit du mouvement contradictoire qui la parcourt : plus ses personnages se trahissent, plus l’auteur se dévoile. Tour à tour provocateur et dénonciateur, André Gide se fait le critique du romantisme, de la libre interprétation des Ecritures et, surtout, du pseudo-mysticisme qui, selon lui, caractérise le protestantisme. Dans un style plus dépouillé que dans ses précédents récits, usant de signes et d’images, à l’inverse du romantisme et du naturalisme, “il invente, toujours selon François Le Grix, l’art de la réticence”. Ce drame, narré sous forme de Journal, est teinté d’une douce atmosphère de délicate poésie qui s’évanouit dans les toutes dernières pages, lorsque l’œuvre sombre dans la tragédie. André Gide dira lui-même, quelques années plus tard : “Tous mes livres sont des livres ironiques ; ce sont des livres de critique. La Symphonie pastorale est la critique d’une forme de mensonge à soi-même.”    
Guillaume Leclère
© Frémeaux & Associés - Groupe Frémeaux Colombini SA 2005  

1 Selon la formule de François Le Grix, dans La Revue Hebdomadaire du 11 septembre 1920. 



JEAN TOPART
Jean Topart, a débuté sa carrière dès 1948, puis a participé à l’aventure du Théâtre national Populaire avec Jean Villard. Il a mené une carrière aux côtés des plus grands réalisateurs et comédiens (tels Henri IV de Claude Barma en 1961 et Jean Gabin, dans Le soleil des voyous, tourné en 1966 par Jean Delannoy). On a pu le voir, plus récemment, dans Poulet au vinaigre de Claude Chabrol (1985) aux côtés de Jean Poiret et Michel Bouquet.  Pour cet enregistrement de 1956, il prête sa voix au pasteur, dont le Journal – à la fois bouleversant et déchiré – emplit La Symphonie pastorale. Son inimitable phrasé transcende la prose de Gide en une œuvre poignante. Sa voix grave colle au texte pour offrir une autre forme de perception du récit. Elle place l’auditeur au cœur même du drame qui se noue et fait de lui un témoin troublé et fasciné.     

Retrouvez Jean Topart chez Frémeaux & Associés dans :

Candide de Voltaire (FA 8019), calalogue philosophie;
Les fables de La Fontaine, avec Michel Galabru (FA 827), calalogue jeunesse;
Don Quichotte, avec Jean-Pierre Cassel (FA 839), calalogue jeunesse.   

DISCOGRAPHIE
CD1
1. 10 février 1890 5’08
2. Il ne me vint pas aussitôt à l’esprit…  2’29
3. J’ai trop souci de la vérité…  9’24
4. 27 février  4’09
5. J’en étais là quand je reçu la visite de mon ami…  5’11
6. Dès le lendemain du jour où Martins…  3’35
7. Le 5 mars. J’ai noté cette date…  5’40
8. 28 février  6’03
9. 29 février  6’58
10. 8 mars  5’47
11. Un des premiers jours d’août  7’08
12. Quand je retrouvais Jacques le lendemain ...  3’53
13. 10 mars  7’04

CD2
1. 12 mars  6’54
2. 25 avril  4’18
3. 3 mai  4’01
4. 8 mai  0’37
5. 10 mai  10’46
6. 18 mai  6’36
7. 19 mai  0’37
8. Nuit du 19 mai  0’29
9. 21 mai  1’53
10. 22 mai  0’09
11. 24 mai  0’36
12. 27 mai  0’35
13. 28 mai  0’40
14. 28 au soir  3’43
15. 29 mai 6’42
16. 30 mai  1’57.  

INA
La phonothèque de l’Institut national de l’audiovisuel conserve, restaure et met en valeur les archives de la radio publique depuis 1933. Ces archives constituent la mémoire sonore de l’histoire radiophonique contemporaine. L’INA et Frémeaux & Associés assurent en partenariat une politique de sauvegarde patrimoniale et de mise à disposition du public des lectures, entretiens, œuvres sonores, dont l’intérêt culturel et historique dépasse l’histoire de la radiophonie pour révéler celle de l’oralité. 

FRÉMEAUX & ASSOCIÉS
Frémeaux & Associés se consacre depuis 1991 à la production et à la diffusion du patrimoine sonore, aussi bien musical que littéraire et scientifique du XXe siècle. Avec plus de 700 distinctions pour 500 références, Frémeaux & Associés est l’un des labels les plus primés au Monde au nombre de références et s’attache à défendre la diversité culturelle par des produits de qualité effectués par les plus grands spécialistes, en utilisant les meilleures technologies de restauration et en apparentant chaque livret explicatif à un véritable appareil documentaire critique. Frémeaux & Associés a reçu en Novembre 2001, le grand prix in Honorem de l’Académie Charles Cros, décerné pour la première fois à un éditeur pour son œuvre éditoriale. 

Ecouter La Symphonie pastorale D’ANDRÉ GIDE (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 10 FEVRIER 1890 - TOPART05'08
02 IL NE ME VINT PAS AUSSITOT A L ESPRIT - TOPART02'29
03 J AI TROP SOUCI DE LA VERITE - TOPART09'24
04 27 FEVRIER - TOPART04'09
05 J EN ETAIS LA QUAND JE RECU LA VISITE DE MON AMI - TOPART05'11
06 DES LE LENDEMAIN DU JOUR OU MARTINS - TOPART03'35
07 LE 5 MARS J AI NOTE A CETTE DATE - TOPART05'40
08 28 FEVRIER - TOPART06'03
09 29 FEVRIER - TOPART06'58
10 08-mars - TOPART05'47
CD 2
01 UN DES PREMIERS JOURS D AOUT - TOPART07'08
02 QUAND JE RETROUVAIS JACQUES LE LENDEMAIN - TOPART03'53
03 10-mars - TOPART07'04
04 12-mars - TOPART06'54
05 25-avr - TOPART04'18
06 03-mai - TOPART04'01
07 08-mai - TOPART00'37
08 10-mai - TOPART10'46
09 18-mai - TOPART06'36
10 19-mai - TOPART00'37
11 NUIT DU 19 MAI - TOPART00'29
12 21-mai - TOPART01'53
13 22-mai - TOPART00'09
14 24-mai - TOPART00'36
15 27-mai - TOPART00'35
16 28-mai - TOPART00'40
17 28 AU SOIR - TOPART03'43
18 29-mai - TOPART06'42
19 30-mai - TOPART01'57
"La Symphonie Pastorale" André Gide par Guillaume Leclère

Jean Topart, a débuté sa carrière dès 1948, puis a participé à l’aventure du Théâtre National Populaire avec Jean Vilar.
Pour cet enregistrement radiophonique de 1956, il prête sa voix au pasteur, dont le Journal lucide et déchiré emplit la Symphonie pastorale. Son inimitable phrasé transcende la prose de Gide en une oeuvre poignante. Sa voix grave colle au texte pour offrir une autre forme de perception du récit. Elle place l’auditeur au coeur même du drame qui se noue et fait de lui un témoin troublé et fasciné. Guillaume LECLÈRE




"La Symphonie Pastorale" par le Journal du Médecin

« C’est Jean Topart qui en 1956 a prêté sa voix au pasteur dans l’enregistrement radiophonique du chef-d’œuvre de Gide. De son phrasé inimitable, il transcende la prose de Gide, sa voix grave plaçant l’auditeur au centre d’un drame dont il devient le témoin troublé. » B.R. – LE JOURNAL DU MEDECIN

« Au fil du journal d’un pasteur du Jura qui se découvre des sentiments troubles pour sa fille adoptive, André Gide se livre dans La symphonie pastorale à une féroce et acerbe critique de tout un monde, fondé selon lui sur l’hypocrisie, le mensonge et le mysticisme. C’est Jean Topart qui en 1956 a prêté sa voix au pasteur dans l’enregistrement radiophonique du chef-d’œuvre de Gide. De son phrasé inimitable, il transcende la prose de Gide, sa voix grave plaçant l’auditeur au centre d’un drame dont il devient le témoin troublé. » B.R. – LE JOURNAL DU MEDECIN





«Saisissante, de précision et d’abandon, de rigueur et de poésie» Revue des médiathèques

Gide a 50 ans à la publication du livre, un travail de 25 ans s’achève. C’est la consécration. En effet, à sa mort en 1951, il aura dépassé le million d’exemplaires. A travers ce drame narré sous forme de journal, celui d’un pasteur recueillant une pauvre adolescente orpheline et aveugle, Gide nous rend témoin de l’éveil d’un sentiment plus terrestre que spirituel, chez un homme de Dieu. Pour ce faire, l’auteur exploite ses propres souvenirs directement issus de son enfance et de l’hypocrite ferveur religieuse dans laquelle elle avait baigné. Il n’était donc pas facile de trouver quelqu’un qui transcende la prose de Gide, la restitue de manière vivante et poignante. C’est Jean Topart, grand homme de théâtre – il a entre autres participé à l’aventure du Théâtre National Populaire avec jean Vilar – qui prêtera sa voix au pasteur, avec son inimitable phrasé. Sa voix grave épouse impeccablement le texte, l’interprétation est saisissante, de précision et d’abandon, de rigueur et de poésie.
Laurence MADELBOS -  REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...