COLLINE - JEAN GIONO

Lu par JEAN CHEVRIER

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Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 3


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FA8062

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Texte intégral en 3 CD lu par Jean Chevrier.

La Provence dissimule ses mystères derrière leur évidence
Jean Giono

Premier tome de “La trilogie de Pan”, “Colline” , dans lequel “tout avait son poids de sang, de sucs, de goût, d’odeur, de son”, est un brillant exemple du talent de Jean Giono.
Le récit de Giono est tout emprunt d’une poésie qui lui est propre, cette poésie simple et douce, révélatrice du monde réel. Car c’est bien là le message de Jean Giono : il ne faut pas négliger la nature ! Grâce à de nombreuses et belles métaphores, l’auteur s’applique à toucher tous les publics, portant des idées parfois complexes aux yeux de chacun.
L’auteur nous livre un roman baigné de soleil, de pureté et de douceur provençale Jean Chevrier prête sa voix à la lecture de “Colline” dans cet enregistrement de 1955. Son timbre, quoique parsemé d’accentuations parisiennes, est parfaitement adapté aux mots simples et purs de Jean Giono.
C’est avec douceur et gaieté que Jean Chevrier nous offre sa “Colline”, emplie de cette beauté provençale que Giono magnifia tout au long de son œuvre.
Claude Colombini Frémeaux

Coédition Frémeaux & Associés - INA en accord avec Grasset & Fasquelle.
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COLLINE - JEAN GIONO

COLLINE - JEAN GIONO
© Editions Grasset & Fasquelle 1929
Texte intégral lu par Jean Chevrier
Enregistrement historique de 1955  








COLLINE - JEAN GIONO

Lu par Jean Chevrier en 1955 
CD1
01. Quatre maisons fleuries d’orchies…    4’02
02. Les bords de ce lourd tombeau sont ornés…    4’01
03. Il est maintenant dans ses quatre-vingts.    3’54
04. Ça lui a pris l’autre nuit en arrosant le pré.    4’00
05. La foire de Mane, c’était la plus belle foire…    4’03
06. Il semble qu’elle essaye de la débarrasser d’un gant…    4’03
07. “Regarde, regarde vite celui qui monte contre la marmite…    4’02 .
08. Il n’y a que la placette à traverser…    3’50
09. Il avait du sang sur les dents.    3’55
10. Gongran passe sa bêche dans la courroie du carnier…    4’08
11. Sans savoir pourquoi, Gongran est mal à l’aise.    4’00
12. Jaume, c’est celui qui connaît le mieux les collines…    4’10
13. Tout l’air du soir semble se coaguler en silence.    4’20
14. “C’est comme une ruche dans ma tête, je te dis”…    4’46 

CD2
01. Et le jour tant redouté est venu…    4’04
02. Eh, là-bas tais-toi, ont-ils crié à Gagou...    4’00
03. Jaume reste un moment à écouter chanter le rasoir…    3’57
04. Jaume trouve la petite boule de tabac…    4’04
05. Il y en a comme ça cinq, sous Lure.    3’44
06. Gagou suit dans les orties un chemin bien tracé.    4’17
07. Maurras se tait. Il regarde avec méfiance…    4’04
08. Malgré l’escudé et les tisanes de bourrache...    3’44
09. Là. Tu l’as vu, quand ?    4’01
10. Si tu sais ce qu’il faut faire, dis-le.    4’03
11. Et s’il veut effacer les Bastides de dessus la bosse…    4’05
12. Seulement depuis le temps, nous avons oublié le chemin…   4’19
13. Le chat se ramasse en boule…    2’42
14. Le chat est revenu deux ou trois fois.    2’14      

CD3
01. Ce soir, juste au moment où la nuit tombée...    4’04
02. C’est une faiseuse de poussière.    3’58
03. Et la Garidelle ?    3’57
04. On a allumé la lampe à pétrole.    4’13
05. Au bruit de la débéloire, Babette s’éveille ...    3’36
06. Maurras est seul sur la colline.    4’17
07. Pfuu… fait Jaume, avec un geste …    4’04
08. La faux d’Arbaud sonne, lancée à toute volée …    3’41
09. On a gagné …    4’08
10. Selon qu’on sera d’accord ou pas …    4’01
11. Au matin, j’allai voir Janet.    4’07
12. Tu as pris souvent des petits poulets …    4’17
13. Gritte, il faut l’habiller pendant qu’il est encore chaud.    2’48
14. En faisant mousser le savon avec la belle eau claire…    3’20
15. Avant de rentrer à la maison elle a raclé sa bêche…    3’49   

JEAN Giono 
“Le héros n’est pas celui qui se précipite dans une belle mort,  c’est celui qui se compose une belle vie.”   Jean Giono 
Lorsque Jean Giono publie en 1929 son premier roman “Colline”, il est encore un jeune écrivain peu connu du grand public.  Né en 1895 à Manosque, Jean Giono s’est toute sa vie senti partie intégrante de cette Provence qui l’a vu naître. Toute son œuvre sera placée sous le signe de cette région mystérieuse et belle et y sera ancrée. D’origine modeste, né d’un père cordonnier d’origine italienne et d’une mère repasseuse, Jean Giono est fils unique. Il passe une enfance paisible, dans cette confiance tranquille qu’offrent les adultes heureux, choyé autant que le permettent les maigres ressources de la famille.  Lorsqu’en 1911 son père tombe malade, Giono, qui n’a que 16 ans, décide de cesser ses études à la veille de son baccalauréat (il suit en effet une filière “sciences-langues”), pour aider sa famille. Il devient donc l’homme à tout faire du Comptoir National d’Escompte de Manosque, rémunéré seulement 10 francs par mois. Et c’est là que, derrière ses guichets, immobile, il prend goût au “racinage , son emploi sédentaire étant pour lui propice à une grande liberté d’esprit.  La Première Guerre mondiale vient le chercher. Il s’engage, comme beaucoup de ses amis, et participe à la bataille de Verdun en 1916. Son meilleur ami et ses nombreux camarades sont tués, alors que lui n’est que “légèrement” gazé. Giono, traumatisé par le conflit, est horrifié par les atrocités de la guerre et devient un pacifiste convaincu. Lorsque son père meurt en 1920, il travaille toujours au Comptoir National d’Escompte, et épouse la même année Élise Maurin, jeune enseignante de Manosque, séduite par ses longues rêveries solitaires et l’amour qu’il voue à “sa” Provence. C’est en 1924 qu’il publie son premier ouvrage, un recueil de poèmes, “Accompagné de la flûte”. Le succès est minime, mais le génie et la maîtrise des mots éclatants. Quelle finesse dans ces vers doux, illuminés et joyeux !

Il écrit ensuite “Naissance de l’Odyssée”, texte dans lequel il livre tous ses rêves homériques, ses aspirations de joie, ses rêves d’aventures festives. Malheureusement, le livre est refusé par son éditeur, Grasset. Pourtant, Giono réitère sa tentative et parvient à  publier en 1929 “Colline”, dont le succès est retentissant et les mérites acclamés. Gide clamant dans tout Paris qu’“un Virgile en prose vient d’éclore en Basse-Provence”, le livre est un succès avant même sa parution, le public et la critique sont enthousiasmés par ce style pur, limpide et beau. La même année, il publie “Un de Baumugnes”, suite de “Colline”, et deuxième élément du triptyque que Giono intitule lui-même “Trilogie de Pan” et dont le roman final, “Regain” sera publié l’année suivante. Encouragé par Gide, Paulhan, Chamson, et Guehenno, Giono décide de quitter son emploi au Comptoir National d’Escompte de Manosque pour se consacrer uniquement à l’écriture. Il achète, en s’endettant lourdement, une vaste propriété sur les flancs du Mont d’Or, la maison du Paraïs, non loin de Manosque, qu’il habitera jusqu’à sa mort. Pendant les années trente, Giono traite de thèmes de plus en plus symboliques, mêlant des idées allégoriques, épiques et lyriques et, ce faisant, enthousiasme la jeunesse. L‘auteur ne perd cependant pas sa foi pacifiste et signe de virulents manifestes en faveur de la nature, critiquant le “machinisme, destructeur des vraies richesses”. Tenté un moment par l‘idéologie communiste, il reviendra rapidement sur son engagement, ne comprenant pas plus les décisions soviétiques que capitalistes. Il publie alors de nombreux écrits contre la guerre, qui lui vaudront d’être emprisonné près de Marseille pendant deux mois au début de la Seconde Guerre mondiale. André Gide interviendra en sa faveur, un non-lieu sera finalement prononcé et Jean Giono sera libéré de ses obligations militaires. Choqué, il décide de cesser toute activité politique et se réoriente sur son œuvre littéraire, traduisant notamment “Moby Dick” de Melville.

En septembre 1944, après la libération, il est à nouveau, injustement emprisonné, notamment du fait de la rancune tenace que lui vouent les communistes. Il sera libéré en janvier 1945, sans avoir été inculpé, après qu’il eut été prouvé qu’il avait hébergé des Juifs et des résistants. Il est exclu du Comité national des écrivains et ne peut rien publier pendant trois ans. Il puise dans cette mise en quarantaine une nouvelle vigueur et une ironie incisive. Après la capitulation, la nature, brisée par la guerre, passe au second plan de ses romans, l’auteur se concentrant désormais sur l’Homme dans toute sa complexité. Il dépeint alors petit à petit l’humanité avec un regard sombre, triste et terriblement lucide. En 1945, Giono démarre un cycle stendhalien, “le cycle du Hussard”. Publiant en 1949 “Mort d’un personnage”, en 1951 “Le hussard sur le toit”, son œuvre la plus célèbre à ce jour, “Le bonheur fou” en 1957 et enfin “Angelo” en 1958, il crée, sur fond de Provence et d’aventures, une série de romans épiques, plus intenses les uns que les autres. Parallèlement, il publie quelques romans indépendants, “Un roi sans divertissements” en 1947, “Noé” l’année suivante, “Les Âmes Fortes” en 1950 et “Les grands chemins” en 1951. C’est en 1954 que la consécration est totale pour Jean Giono. Élu à l’Académie Goncourt, il publie quelques Chroniques , “Voyage en Italie”, “L’Affaire Dominici”, “Le désastre de Pavie” puis se consacre au cinéma, écrivant le scénario de “L’eau vive” et réalisant “Crésus” en 1960, avec Fernandel, puis enfin, en 1963, “Un roi sans divertissement”, qui obtiendra le Grand prix du cinéma français. Mais une première attaque cardiaque le meurtrit en 1962. Giono se retire alors dans sa propriété provençale, d’où il ne publiera plus que quelques romans, tous empreints de sensualité diffuse, de poésie lumineuse et d’un style d‘une admirable limpidité, notamment “Deux cavaliers de l‘orage” publié en 1965 qui en est la brillante démonstration. Épuisé, victime en 1970 de trois nouvelles attaques cardiaques, il s’éteint le 9 octobre, laissant dans la littérature sa marque originale, tant il est vrai, selon la formule de Pierre Citron que Jean Giono “ne fait guère partie de l’histoire des idées en son temps. Il ne s’est mis dans le sillage de personne, il n’a pas fait école. On ne peut lui coller d’étiquette, ni résumer son œuvre en une ou deux formules : il s’est profondément renouvelé. (…) Quiconque n’a lu qu’un ou deux romans de lui n’a aucune idée de ce qu’il est : il faut lire tout Giono comme il faut lire tout Balzac.”  

COLLINE
Écrit et publié en 1929, “Colline” est le premier succès de Jean Giono. Acclamé par la critique et par le public, il marque l’entrée de l’écrivain dans le petit monde de la littérature.  Premier tome de “La trilogie de Pan”, ce roman, dans lequel “tout avait son poids de sang, de sucs, de goût, d’odeur, de son”, est un brillant exemple du talent de son auteur. Baigné de soleil, le récit a lieu en Provence, dans ces régions où le silence suspend le temps, inéluctablement. A travers l’histoire de paysans, qui découvrent au travers de la nature la noirceur de leurs âmes et de leurs actes, Giono installe le malaise, et pousse le lecteur à s’interroger sur lui-même. Contant l’évolution de la peur qui gagne petit à petit tous les protagonistes du récit, l’auteur fait montre de son éclatant talent, affirmant ses idées pacifistes et écologistes avant l’heure, partisan d’une entente meilleure avec la nature et un plus grand respect de celle-ci. Lorsque l’angoisse monte en chacun des personnages du récit, c’est toute une foule d’interrogations tues en chacun de nous qui ressortent, comme un flot trop longtemps retenu. Les abus commis par les hommes vis-à-vis de la nature ne sont-ils pas, à l’image de ce village vide et déserté dans lequel les protagonistes sont réduits à aller chercher leur eau quand leur source se fut tarie, dramatiques et vides de sens ? Le récit de Giono est tout emprunt d’une poésie qui lui est propre, cette poésie simple et douce, révélateur du monde réel. Car c’est bien là le message de Jean Giono : il ne faut pas négliger la nature !

Grâce à de nombreuses et belles métaphores, l’auteur s’applique à toucher tous les publics, portant des idées parfois complexes aux yeux de chacun. S’appuyant sur les images de cette Provence qu’il aime tant, l’auteur exprime toute la beauté secrète de cette région qui conserve, encore aujourd’hui, tous ses mystères. Des collines se muant en monstrueux serpents au terrible moment où, à la place d’“un arbre, une colline, enfin des choses qu’on voit d’habitude”, ils ne peuvent plus qu’apercevoir “leur âme terrible, de la force dans les branches vertes, de la force dans les plis roux de la terre, et de la haine qui montait dans les ruisseaux verts de la sève”, la poésie est partout, envahissant le récit sans l’étouffer.  Sans narrateur, “Colline” se veut direct et immédiat, en conservant fraîcheur et simplicité. Puisant dans les craintes de chacun, Giono crée en son lecteur une déchirure, comme chez ses personnages, laissant déferler en nous la peur superstitieuse de chaque chose, poussant à réaliser la force tapie de la nature maltraitée par les hommes. Fable poétique autant que philosophique, “Colline” demeure l’une des œuvres les plus magistrales de Jean Giono. De ces récits qui font se sentir bien, serein, apaisé mais soucieux du sort du monde qui nous entoure.   
Guillaume Leclère
© 2005 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS 

JEAN CHEVRIER
Jean Chevrier prête sa voix à la lecture de “Colline” dans cet enregistrement de 1955. L’acteur, né le 27 avril 1915 à Paris avait déjà acquis la renommée avec des films célèbres, dans lesquels il jouait le plus souvent les seconds rôles, fonction qu’il exerçait avec talent.  On retiendra de lui des longs-métrages tels “L’assassin a peur de la nuit” de Jean Delannoy, réalisé en 1942, dans lequel il partage l’affiche avec Jules Berry, ou encore “La Sévillane”, de Jorge Salviche, avec André Hugon et Jean Toulout, et sorti en salles en 1943. Son film le plus fameux reste toutefois “Aux yeux du souvenir”, de Jean Delannoy, dans lequel il donne la réplique à Jean Marais et Michelle Morgan. Il occupe la seconde partie de sa carrière à jouer dans des téléfilms, notamment “Phèdre”, en 1968, “Gavroche” dans lequel il interprète Jean Valjean, datant de 1962, ou encore, son dernier tournage, “Les Rois Maudits” en 1972, trois ans avant sa mort, en 1975. Remerciements à M. Richard Savary-Bellon pour son concours à l’édition de cet ouvrage.   

Ecouter COLLINE - JEAN GIONO (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 QUATRE MAISONS FLEURIES D ORCHIES - CHEVRIER04'02
02 LES BORDS DE CE LOURD TOMBEAU SONT ORNES - CHEVRIER04'01
03 IL EST MAINTENANT DANS SES QUATRE VINGTS - CHEVRIER03'54
04 CA LUI A PRIS L AUTRE NUIT EN ARROSANT LE PRE - CHEVRIER04'00
05 LA FOIRE DE MANE C ETAIT LA PLUS BELLE FOIRE - CHEVRIER04'03
06 IL SEMBLE QU ELLE ESSAYE DE LA DEBARRASSER D UN GA - CHEVRIER04'03
07 REGARDE REGARDE VITE CELUI QUI MONTE CONTRE LA MAR - CHEVRIER04'02
08 IL N Y A QUE LA PLACETTE A TRAVERSER - CHEVRIER03'50
09 IL AVAIT DU SANG SUR LES DENTS - CHEVRIER03'55
10 GONGRAN PASSE SA BECHE DANS LA COURROIE DU CARNIER - CHEVRIER04'08
11 SANS SAVOIR POURQUOI GONGRAN EST MAL A L AISE - CHEVRIER04'00
12 JAUME C EST CELUI QUI CONNAIT LE MIEUX LES COLLINE - CHEVRIER04'10
13 TOUT L AIR DU SOIR SEMBLE CE COAGULER EN SILENCE - CHEVRIER04'20
14 C EST COMME UNE RUCHE DANS MA TETE JE TE DIS - CHEVRIER04'46
CD 2
01 ET LE JOUR TANT REDOUTE EST VENU - CHEVRIER04'04
02 EH LA BAS TAIS TOI ONT ILS CRIE A GAGOU - CHEVRIER04'00
03 JAUME RESTE UN MOMENT A ECOUTER CHANTER LE RASOIR - CHEVRIER03'57
04 JAUME TROUVE LA PETITE BOULE DE TABAC - CHEVRIER04'04
05 IL Y EN A COMME CA CINQ SOUS LURE - CHEVRIER03'44
06 GAGOU SUIT DANS LES ORTIES UN CHEMIN BIEN TRACE - CHEVRIER04'17
07 MAURRAS SE TAIT IL REGARDE AVEC MEFIANCE - CHEVRIER04'04
08 MALGRE L ESCUDE ET LES TISANES DE BOURRACHE - CHEVRIER03'44
09 LA TU L AS VU QUAND - CHEVRIER04'01
10 SI TU SAIS CE QU IL FAUT FAIRE DIS LE - CHEVRIER04'03
11 ET S IL VEUT EFFACER LES BASTIDES DE DESSUS LA BOS - CHEVRIER04'05
12 SEULEMENT DEPUIS LE TEMPS NOUS AVONS OUBLIE LE CHE - CHEVRIER04'19
13 LE CHAT SE RAMASSE EN BOULE - CHEVRIER02'42
14 LE CHAT EST REVENU DEUX OU TROIS FOIS - CHEVRIER02'14
15 CE SOIR JUSTE AU MOMENT OU LA NUIT TOMBEE - CHEVRIER04'04
CD 3
01 C EST UNE FAISEUSE DE POUSSIERE - CHEVRIER03'58
02 ET LA GARIDELLE - CHEVRIER03'57
03 ON A ALLUME LA LAMPE A PETROLE - CHEVRIER04'13
04 AU BRUIT DE LA DEBELOIRE BABETTE S EVEILLE - CHEVRIER03'36
05 MAURRAS EST SEUL SUR LA COLLINE - CHEVRIER04'17
06 PFUU FAIT JAUME AVEC UN GESTE - CHEVRIER04'04
07 LA FAUX D ARBAUD SONNE LANCEE A TOUTE VOLEE - CHEVRIER03'41
08 ON A GAGNE - CHEVRIER04'08
09 SELON QU ON SERA D ACCORD OU PAS - CHEVRIER04'01
10 AU MATIN J ALLAI VOIR JANET - CHEVRIER04'07
11 TU AS PRIS SOUVENT DES PETITS POULETS - CHEVRIER04'17
12 GRITTE IL FAUT L HABILLER PENDANT QU IL EST ENCORE - CHEVRIER02'48
13 EN FAISANT MOUSSER LE SAVON AVEC LA BELLE EAU CLAI - CHEVRIER03'20
14 AVANT DE RENTRER A LA MAISON ELLE A RACLE SA BECHE - CHEVRIER03'49
"Colline" Jean Giono par Enseignement Catholique

UNE PROVENCE RUDE ET POETIQUE
"Dans cet enregistrement historique réalisé en 1955, la voix du comédien Jean Chevrier épouse ce texte exhalant l'essence du monde." Mathilde RAIVE - ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE

UNE PROVENCE RUDE ET POETIQUE
"La Provence de Giono n'est à nulle autre pareille. Cette terre aride, cultivée par des hommes durs à la tâche, ne s'offre pas. Elle se mérite. Ecrit et publié en 1929, Colline est le premier succès d'un écrivain qui n'aura de cesse de faire prendre conscience à ses lecteurs de l'importance de la nature, de ses mystères. Ceux que Janet, mourant, essaye de faire entrevoir à son gendre Gondran, ce gars robuste qu'a choisi sa fille, la grosse Marguerite. Du temps de Janet, on savait cuire la soupe de fèves, on savait qu'une maison n'est pas qu'une maison, qu'une colline n'est pas qu'une colline, qu'un arbre n'est pas qu'un arbre. "Tu crois que l'air, c'est vide ?" Le vieil homme délire alors que dehors le peuple des hirondelles luit dans les arbres, et que les femmes courent avant la pluie pour ramasser le linge. L'angoisse monte au fil du récit, une peur sourde, née dans un monde paysan décrit avec rudesse et poésie. Dans cet enregistrement historique réalisé en 1955, la voix du comédien Jean Chevrier épouse ce texte exhalant l'essence du monde." Mathilde RAIVE - ENSEIGNEMENT CATHOLIQUE




"Lumineuse diction" par Lire

« Quand Gide, à la parution de Colline en 1929, s’écrie qu’ "un Virgile en prose vient d’éclore en basse Provence", sait-il que, en saluant en ces termes son jeune auteur, il rend hommage à la formation toute classique de celui-ci ? ... » LIRE


« Quand Gide, à la parution de Colline en 1929, s’écrie qu’ "un Virgile en prose vient d’éclore en basse Provence", sait-il que, en saluant en ces termes son jeune auteur, il rend hommage à la formation toute classique de celui-ci ? Giono tient en effet sa vocation d’écrivain de sa fréquentation d’Homère, des tragiques grecs, de Théocrite, de Virgile. Mais Giono, c’est également une voix à jamais marquée par l’enfer de Verdun. Aussi est-il impossible de ne pas entendre, dans cette histoire d’un village isolé dont les quelques âmes qui le peuplent sont en proie à une peur panique, l’écho lointain de cette terrible expérience. Impossible de ne pas se demander si, par cette prose gorgée de poésie, ce n’est pas l’insoutenable douleur d’hier, devenue dans son œuvre celle-là même de la vie, que l’auteur n’a de cesse de vouloir exorciser : "Il y a trop de sang, autour de nous. Il y a dix trous, il y a cent trous, dans les chairs, dans du bois vivant, par où le sang et la sève coulent sur le monde comme une Durance. Il y a cent trous, il y a mille trous que nous avons faits, nous, avec nos mains". C’est cette vision du monde que Jean Chevrier, dans cet enregistrement de 1955, sert magnifiquement, apportant au tragique de l’œuvre et à la langue de Giono sa lumineuse diction. » LIRE




« Les mots de la musique » par Par France Musique

« Nul n’ignore Jean Giono l’écrivain – le père du " Hussard sur le toit " ou de la sublime " Trilogie de Pan " (" Collines ", " Un de Beaumugnes " et " Regains "). Une autre facette est moins connue : sa passion pour la musique, chevillée, intime, innervant jusqu’à sa prose. Une passion militante puisqu’au temps du Contadour, il éduquait les jeunes intellectuels et artistes qui le visitaient en Provence aussi bien à la littérature qu’à la musique. »
Par Karine Le Bail et Philippe Tétart — FRANCE MUSIQUE

"(Depuis des années, Les Greniers de la Mémoire diffusent des disques publiés par Frémeaux & Associés. En les remerciant souvent d’offrir la seule possibilité d’illustration sonore pour tel ou tel thème, tel ou tel artiste, telle ou telle rareté. Il nous est donc tout naturel de dire l’importance du travail, militant, mené par cette « maison » afin de restaurer, sauvegarder et diffuser un patrimoine sonore – au sens le plus large – dont l’intérêt artistique, historique ou musicologique, essentiel, l’emporte rarement sur le principe de rentabilité à court terme.)"




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