UNE DESCENTE DANS LE MAELSTRÖM - EDGAR ALLAN POE

Lu par JEAN TOPART

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Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 1


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Texte intégral lu par Jean Topart (INA)

Edgar Allan Poe est l’un des grands auteurs du XIXème siècle. Archétype de l’écrivain maudit, trop génial pour être compris, il a mis dans son œuvre la tristesse, la solitude et le désespoir qui caractérisent tous les incompris. Ses “Histoires Extraordinaires” ne dérogent pas à cette règle, ni d’ailleurs à son goût prononcé pour la découverte scientifique, comme en témoigne “La descente dans le Maelström”, sujet du présent enregistrement. Poe y dévoile ses connaissances physiques, en digne précurseur de Jules Verne, et pousse son lecteur aux limites de son imaginaire. C’est une œuvre folle qui ravit, terrifie et ensorcelle. Le texte magique de Poe, sous la traduction de Baudelaire, est un brillant témoignage du génie de l’écrivain maudit.
Claude Colombini Frémeaux

Jean Topart prête ici sa voix au texte intense et déchirant de Poe, mettant en valeur à la fois le style propre à l’auteur et la magnifique traduction qu’en a faite Baudelaire. Sa voix grave colle au texte en offrant à l’auditeur une place, non de spectateur mais de témoin passionné du drame, alimentant une nouvelle fois le mystère Edgar Allan Poe.

Coédition : INA Frémeaux & Associés."
une descente dans le maelstrÖM EDGAR ALLAN POE

une descente dans le maelstrÖM
EDGAR ALLAN POE 

Texte intégral  lu par Jean Topart 








Une descente  dans le maelström
Edgar Allan Poe
Enregistrement historique de 1954 par Jean Topart 

Discographie
1. Nous avions atteint le sommet du rocher...    5’42
2. Nous étions depuis dix minutes environ...    2’50
3. On l’appelle quelquefois ainsi, dit-il...    5’56
4. Maintenant que vous avez bien vu le tourbillon...    4’00
5. Il y a bientôt trois ans moins quelques jours …    3’47
6. Alors, notre petit bateau donna      de lui-même une secousse…    3’36
7. Quand un navire est bien construit…    5’01
8. Pendant ce temps, je n’avais pas laché le boulon…    5’21
9. Je regardai au large sur le vaste désert d’ébène…    4’55
10. Je n’hésitais pas plus longtemps  sur ce que j’avais à faire…    2’30
11. Le ciel était clair et le vent était tombé…    1’16 

EDGAR ALLAN POE
“Instrument premier d’une destinée épouvantable,  jeté dans la vie, nu, avec des rêves, impuissant à se débattre contre un sort nouveau,  cet homme qui allait devenir Edgar Allan Poe.” 
Stéphane Mallarmé 

Lorsqu’en 1856, Charles Baudelaire commence la traduction et le commentaire des “Histoires Extraordinaires” d’un américain presque inconnu, Edgar Allan Poe, nul ne soupçonne qu’il va ainsi lancer la carrière européenne de cet artiste qualifié de “maudit”. Edgar Allan Poe est en effet né en 1809 à Boston dans une famille désargentée, d’un père comédien et d’une mère actrice qui le laissent orphelin dès l’âge de deux ans. Poe est alors adopté par la riche famille Allan, dont il portera toute sa vie le nom. Après une enfance pendant laquelle il reçoit une éducation traditionnelle, tantôt en Ecosse, tantôt en Angleterre,  il fait de brèves mais excellentes études. Cependant, irrité par les dettes de jeu accumulées par son fils, son père adoptif décide de le retirer du système éducatif après quelques mois. A la suite de querelles avec ce dernier, Edgar s’enfuit à Boston où il parvient à publier, en 1827, un premier recueil de poèmes (“Tamerlane and Others Poems”), lequel ne rencontre aucun succès. Jusqu’en 1835, Edgar A. Poe passe du statut de soldat manqué à celui de poète new-yorkais et publie “Poems - Second Edition”, qui passent pour un reniement de ses premiers écrits. Dès 1833, son triomphe au concours du Saturday Visiter, avec “Le Manuscrit trouvé dans une bouteille” l’avait fait recommander par l’un des membres du Jury à T.W. White, propriétaire du Southern Literary Messenger de Richmond, qui l’engage comme rédacteur adjoint. La critique intrépide de Poe, qui s’attaque aux fades romanciers et poètes de New York et de Boston, vaut notoriété et fortune à la revue. Le succès commence à poindre pour Edgar A. Poe, et, pour allier la réussite professionnelle à une vie de famille, il épouse en 1836 sa cousine Virginia Clemm, alors âgée de seulement 13 ans. C’est une période d’intense création artistique et professionnelle pour Edgar qui assure la quasi-totalité de la section “critique” de la revue, rédigeant également de nombreux contes qu’il n’arrive malheureusement pas à publier en volume par les éditeurs qui lui reprochent sa verve par trop satirique. Il sombre également dans l’alcoolisme, ce qui lui fait abandonner dès 1837 son poste au Southern Literary Messenger.

L’année suivante, Edgar A. Poe devient rédacteur en chef d’une revue de Philadelphie mais y est contraint à une prose médiocre où son talent particulier ne se révèle qu’à celui qui sait lire entre les lignes. Parallèlement, il publie quelques-uns de ses plus grands récits, notamment “La chute de la maison Usher”. Mais sa grande ambition serait de posséder une grande revue qui lui serait personnelle et que, dans ses rêves, il baptise successivement “The Penn” puis “The stylus”. Malheureusement, ce projet ne verra jamais le jour. Et quand un directeur plus libéral, George Graham, rachète le journal de Philadelphie, laissant Edgar prendre une nouvelle voie dans sa manière d’écrire, le Graham’Magazine devient une revue littéraire remarquable, tant par la qualité de ses comptes-rendus et de ses manifestes que par l’originalité des nouvelles qu’on y trouve. “Une descente dans le Maelström”, publié en 1841, fait partie de celles-ci. Après deux ans de collaboration indépendante à diverses revues, Poe, qui s’est brouillé avec Graham, se rend à New York et se heurte à l’hostilité des puissants rédacteurs des revues spécialisées, qui ne lui pardonnent pas ses cinglantes démonstrations de leur médiocrité. Il est toutefois engagé à l’Evening Mirror à un poste subalterne, mais c’est la publication du “Corbeau” qui lui assure une célébrité immense et instantanée… Il continue dans sa vocation de critique virulent et pourfend Longfellow, les écrivains, dits “Bostoniens”, et bien d’autres… Cependant son œuvre créatrice est mince, car il se contente de donner des versions révisées de la plupart de ses contes. Il parvient tout de même à publier un recueil de poèmes et une sélection de ces mêmes contes dans le courant 1845 (“Tales” et “The Raven and Other Poems”). Mais Poe n’est pas seulement un merveilleux conteur et créateur d’histoires sombres et inquiétantes, il est également l’inventeur du roman policier, avec la création dès 1840 du personnage de Dupin, ancêtre des Sherlock Holmes et autres Hercule Poirot, dans “Double assassinat dans la rue Morgue”. 

Diverses liaisons extra-conjugales ternissant sa réputation et entraînant de sordides querelles, Poe se retire alors de la vie publique et mène une vie calme mais misérable dans une modeste chaumière, en compagnie de Virginia et de sa mère. A la mort de sa femme, en 1847, Poe est déjà gravement malade mais publie avec “Eurêka” le sommet de son art en un poème en prose sur la structure de l’Univers qui marque bien son attirance pour l’esprit scientifique. Cette période marque également le début de sa déchéance physique et mentale. Il rédige son testament critique, “Le Principe Poétique”, qui ne sera publié qu’après sa mort et mène une vie sentimentale agitée. C’est dans ce contexte, qu’il se met à voyager fébrilement pour une série de conférences, absorbe d’énormes doses de laudanum, s’enivre atrocement et est toutefois chaleureusement reçu à Richmond où il passe un calme été 1849, composant sa dernière œuvre, “Annabel Lee”, qui ne paraîtra qu’après sa mort. Le trois octobre 1849, on le découvre inconscient dans une rue de Baltimore. Les causes exactes de sa mort demeurent un mystère, bien qu’on ait parlé de lésion du cerveau, de delirium tremens et, plus récemment, de diabète. Quelques années plus tard, Baudelaire, puis Stéphane Mallarmé, font découvrir son œuvre à l’Europe enthousiaste qui acclame le génie de celui qui est dès lors reconnu comme artiste majeur par les deux poètes français, dont le jugement critique allait se prolonger jusqu’à aujourd’hui.

LA DESCENTE DANS LE MAELSTROM
“Tout ce que nous voyons au croyons n’est qu’un rêve dans un rêve.” E. A. Poe 
Publiée en 1841 et ajoutée par Baudelaire aux autres “Histoires Extraordinaires” qu’il traduit en 1856, cette nouvelle raconte l’histoire d’un marin danois jeté dans un tourbillon géant (le Maelström, qui prend une figure quasiment humaine par l’utilisation par Poe de la majuscule) et qui ne trouve son salut qu’en s’attachant à un tonneau, se basant sur la démarche physique selon laquelle un objet cylindrique résiste mieux que n’importe quel autre objet à un tourbillon liquide. En effet, le marin agrippé à son tonneau tombe moins vite que son frère, lui-même dans une barque. Cette simple utilisation dans une nouvelle de l’appui scientifique fait de Edgar Allan Poe un précurseur de Jules Verne, ces écrivains fascinés par le monde moderne et toutes ses conséquences.  C’est une façon pour Poe de créer une littérature de l’apesanteur et du temps, car en effet, le temps cyclique et réversible du Maelström conditionne la forme du récit et son contenu même. Poe, en auteur génial, crée cette double apparence qui amène le lecteur à faire fi de ses acquis en le poussant à ses propres limites. Dès lors, il faut s’abandonner totalement au Maelström lui-même, en acceptant l’inacceptable, ici la mort du frère, pour mourir en soi-même afin de pouvoir s’ouvrir à des perceptions différentes de la vie. Par un saut remarquable dans la temporalité, E. A. Poe nous place aux côtés du héros de sa nouvelle, bien des années plus tard : l’homme est maintenant un vieillard et se penche avec le narrateur sur la falaise vertigineuse qui domine le Maelström. Désormais, si l’Inconnu n’est pas encore assimilable et demeure hostile, il appartient à la réalité descriptible et ce sont les mots-mêmes placés sur notre peur qui nous permettent de la dominer.   Lire Edgar Allan Poe, c’est, selon la formule de François Bon, “travailler sur soi-même”, c’est-à-dire mettre en danger nos limites, avec pour seul guide Baudelaire, le premier à tenter de comprendre l’énigme Poe.    
Guillaume Leclère
© FRÉMEAUX & ASSOCIÉS - GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS, 2005      

Jean Topart 
Né en 1927, Jean Topart monte très tôt sur les planches. En 1948, il commence sa carrière théâtrale, qui le mènera très vite à prendre part à l’aventure du Théâtre National Populaire du grand Jean Vilard. Par la suite, sans jamais délaisser le théâtre, il se fera connaître du grand public par ses prestations cinématographiques auprès de grands réalisateurs (Henri IV, de Claude Barma en 1961, Le Soleil des voyous de Jean Delannoy en 1966, avec Jean Gabin, ou encore Poulet au vinaigre de Claude Chabrol en 1985). Son nom, tout comme sa voix, ne vous sont assurément pas inconnus et risquent fort d’exhumer des souvenirs tendres : un visage qui rappelle Rocambole et la voix du narrateur des Mystérieuses Cités d’or…  Il a lu et interprèté chez Frémeaux & Associés plusieurs ouvrages, dont Candide de Voltaire, Pinocchio aux côtés d’Anouk Grimberg, les Fables de la Fontaine aux côtés de Michel Galabru…   

Ecouter une descente dans le Maelstöm Edgar Allan Poe (livre audio)  © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 NOUS AVIONS ATTEINT LE SOMMET DU ROCHER - TOPART05'42
02 NOUS ETIONS DEPUIS DIX MINUTES ENVIRON - TOPART02'50
03 ON L APPELLE QUELQUEFOIS AINSI DIT IL - TOPART05'56
04 MAINTENANT QUE VOUS AVEZ BIEN VU LE TOURBILLON - TOPART04'00
05 IL Y A BIENTOT TROIS ANS MOINS QUELQUES JOURS - TOPART03'47
06 ALORS NOTRE PETIT BATEAU DONNA DE LUI MEME - TOPART03'36
07 QUAND UN NAVIRE EST BIEN CONSTRUIT - TOPART05'01
08 PENDANT CE TEMPS JE N AVAIS PAS LACHE LE BOULON - TOPART05'21
09 JE REGARDAI AU LARGE SUR LE VASTE DESERT D EBENE - TOPART04'55
10 JE N HESITAIS PAS PLUS LONGTEMPS SUR CE QUE - TOPART02'30
11 LE CIEL ETAIT CLAIR ET LE VENT ETAIT TOMBE - TOPART01'16
"Brillant témoignage du génie de l’écrivain maudit"par KULTUR/ZEITUNG VUM

« Edgar Allan Poe est l’un des grands auteurs du XIX ème siècle. Archétype de l’écrivain maudit, trop génial pour être compris, il a mis dans son oeuvre la tristesse, la solitude et le désespoir qui caractérisent tous les incompris. Ses Histoires extraordinaires ne dérogent pas à cette règle (...) » Michel SCHROEDER – KULTUR/ZEITUNG VUM



« Edgar Allan Poe est l’un des grands auteurs du XIX ème siècle. Archétype de l’écrivain maudit, trop génial pour être compris, il a mis dans son oeuvre la tristesse, la solitude et le désespoir qui caractérisent tous les incompris. Ses Histoires extraordinaires ne dérogent pas à cette règle, ni d’ailleurs à son goût prononcé pour la découverte scientifique, comme en témoigne La descente dans le Maelström, texte lu par Jean Topart et publié sous forme de CD par Frémeaux & Associés, (www.fremeaux.com) le grand spécialiste du disque sonore. Dans cette histoire, Poe dévoile ses connaissances physiques, en digne précurseur de Jules Verne, et pousse son lecteur (ou son auditeur) aux limites de son imaginaire. La descente dans le Maelström est une œuvre folle qui ravit, terrifie et ensorcelle. Le texte magique de Poe, sous la traduction de Baudelaire, est un brillant témoignage du génie de l’écrivain maudit. » Michel SCHROEDER – KULTUR/ZEITUNG VUM





"conjurer la peur..." par Lire

« "Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie". Cette confession de Baudelaire pourrait servir d’exergue à cette nouvelle d’Edgar Allan Poe. ... » J.S. - LIRE


« "Tout enfant, j’ai senti dans mon cœur deux sentiments contradictoires : l’horreur de la vie et l’extase de la vie". Cette confession de Baudelaire pourrait servir d’exergue à cette nouvelle d’Edgar Allan Poe. Deux frères avaient l’habitude de pêcher entre les rochers noirs d’une île impossible à rejoindre ou à quitter quand se déchaînait le Maelström. Ils étaient seuls à courir ce risque. Un jour, une tempête que rien ne laissait prévoir les surprit. Un des deux frères, cramponné à un anneau du bord, fut englouti par la violence des eaux. L’autre, surmontant sa peur, s’agrippa à un baril qui le sauva. Il avait su, au milieu de l’horreur, s’extasier devant un phénomène dont un professeur lui confirmerait qu’il relevait des lois de la physique. "L’univers est une intrigue de Dieu", a pu écrire l’auteur d’Euréka. C’est une conception qui lui permit peut-être, au cœur de la nuit, de conjurer la peur. » J.S. - LIRE




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