CHARLES DICKENS - LE GRILLON DU FOYER ET NOUVELLES DE SCOTLAND YARD

LU PAR PIERRE BELLEMARE

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Charles Dickens : "Le Grillon du foyer", suivi de "Nouvelles de Scotland Yard : La Paire de gants, Une Manœuvre astucieuse, Le Canapé.

Charles Dickens est un romancier de proximité : il se met dans la peau de chacun de ses lecteurs-personnages, partage tellement leur vie qu’il parle de lui en parlant d’eux.
Il veut se reconnaître dans ses personnages comme il veut que les classes moyennes qu’il connaît et décrit se reconnaissent en eux.  Sa fille raconte qu’un jour, admise dans le bureau de son père, alors qu’il écrivait, à maintes reprises, elle le vit se lever précipitamment de sa table de travail pour aller grimacer devant une glace en marmonnant des paroles incompréhensibles pour revenir écrire aussitôt ce qu’il venait de voir de lui-même.
Ses personnages, c’est lui.
Claude Colombini-Frémeaux & Alexandre Wong

Pierre Bellemare trouve dans les récits du XIXe, publiés pour bon nombre d’entre eux dans les revues et les journaux de l’époque, l’occasion de nous faire réentendre une voix qu’on associe volontiers à l’esprit de la narration populaire, et ici, en particulier, à la forme du roman-feuilleton qui permit aux journaux, à partir de 1836, de s’assurer de la fidélité de leurs lecteurs et d’en accroître le nombre. Tous les grands romanciers sont passés par là : Hugo, Balzac, Dumas, Eugène Sue…

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini - La Librairie Sonore en accord avec PBRK. (Livres lus - Textes audio à écouter sur CD).
DICKENS le Grillon du foyer



CHARLES DICKENS
Le Grillon du Foyer
Lu par Pierre Bellemare




Charles Dickens naît le 7 février 1812 à Portsea, près de Portsmouth. Vers douze ans, il est obligé de travailler quelques mois dans une petite fabrique de cirage pendant que son père, endetté, fait un séjour en prison. Il commence des études de notaire, devient reporter indépendant auprès des tribunaux civils de Londres, puis, engagé dans le journal fondé par un de ses oncles, il fait du journalisme parlementaire. Suite à la publication des Esquisses – petites pièces de fiction inspirées par des scènes de la vie londonienne –, un éditeur lui propose d’écrire un récit en dix-neuf épisodes à composer à partir d’illustrations ; le 2 avril 1836 paraît la première livraison des Aventures de M. Pickwick qui connaissent un très grand succès (40000 exemplaires vendus). En septembre on représente sa première pièce de théâtre The Strange Gentleman. Première livraison d’Olivier Twist en février 1837.

Le Grillon du foyer, conte de Noël publié en décembre 1845, est composé pendant une période difficile de la vie de Dickens : fatigué, il connaît des déceptions professionnelles (change d’éditeur pour accroître ses gains), doit faire face à de lourdes charges financières pour entretenir sa famille (son père, John Dickens, passe son temps à réclamer des prêts à ses éditeurs et à ses banquiers) ; il n’arrive pas non plus à répondre à temps aux lettres de ses lecteurs. Il est presque à se plaindre, à rebours de ce qui se fait dans les contes de fées, d’être trop comblé par les dieux : son foyer accueille en cette fin d’année un nouvel enfant. Son succès littéraire, contre toute attente, ne le fait pas vivre dans l’aisance. Il trouve une solution à ses problèmes pendant l’été 1846, lors d’un séjour à Lausanne : voyant le succès que remporte la lecture de ses romans auprès de ses amis, il projette de donner des récitals pour son profit personnel – la profession de lecteur étant beaucoup plus rentable, bien que moins noble, que celle d’écrivain, il quadruple ses revenus à partir de 1858.

Le Grillon du foyer est un concentré de l’art romanesque de Dickens : on commence par la description du foyer, morceau de bravoure très écrit où le sifflement de la bouilloire rivalise avec le chant du grillon – dieu pacificateur de la maison –, pour finir sur une réconciliation générale et convenue de tous les acteurs du récit qui viennent saluer, main dans la main. Entre temps se mêlent plusieurs fils narratifs qui se recoupent progressivement – le bonheur perdu puis retrouvé d’un foyer, l’annonce puis le fiasco du mariage du marchand de jouet, la vie d’une aveugle qu’un père protège en vain des “temps difficiles”.
Deux points communs avec Andersen qui lui rend visite pendant l’été 1847 – entre les deux conteurs, l’admiration est réciproque – : la défense de la vertu des humbles (fidélité de Madame Peerybingle, innocence de la jeune aveugle…), en
souvenir de leur jeunesse modeste et l’obsession, durant toute leur vie, de devenir comédien.
Entre 1850 et 1853, Dickens publie des enquêtes policières menées par Scotland Yard dans Household Words, magazine qu’il vient de fonder et qu’il dirige. Il y fera paraître en 1854 Les Temps Difficiles.

Portrait du romancier en leader
Charles Dickens est un romancier populaire dans le sens où il n’imagine pas son écriture séparée de la réaction immédiate de son lecteur. Comme il aime à le revendiquer, parlant de la forme du roman-feuilleton : “Et pourtant, que je tienne les avantages de ce mode de publication pour plus importants que ses inconvénients, c’est ce qu’on croira sans peine de la part de celui qui, dans Les Aventures de M. Pickwick, l’a remis en usage après un long oubli, et n’a cessé depuis lors de l’utiliser (Post-scriptum en guise de préface de L’Ami commun)”. La remise à l’honneur de la publication en portions de récits de mois en mois ou de semaine en semaine lui permet de se rapprocher de son public : comme un comédien, il écrit en modifiant son jeu au gré des pleurs, des applaudissements, de l’intérêt qu’il perçoit dans la salle. Il s’adresse à un auditoire qu’il a sous les yeux, a besoin de le sentir quand il s’assied à sa table de travail. Chose significative, le mot “audience” qu’il emploie fréquemment désigne aussi bien le lecteur que l’auditeur. Lors des dernières livraisons du Magasin d’antiquités (1840) qui arrivaient avec quelques semaines de retard sur le sol américain, une foule se massa sur le port de New York pour interroger les passagers d’un vaisseau anglais qui venait d’accoster sur les derniers rebondissements du roman.

Pas de coulisses, rien à cacher, cartes sur table, Dickens se présente, visage découvert, sur “sa” scène littéraire, ne cherche pas à jouer un jeu, à tromper les attentes – il va jusqu’à publier un éditorial pour expliquer les raisons de son échec conjugal, modifie des passages de ses romans pour satisfaire la demande publique – : “Quand j’ai imaginé cette histoire, je prévoyais la probabilité qu’une certaine classe de lecteurs et de commentateurs iraient penser que je prenais grand soin de cacher ce que précisément je prenais soin de laisser entendre… Me flattant de l’idée que cette hypothèse pourrait naître en partie de quelque ingéniosité présentée par l’histoire et pensant qu’il valait la peine, dans l’intérêt de l’art, de suggérer au public qu’on peut peut-être faire à un artiste (à quelque catégorie qu’il appartienne) l’honneur de supposer qu’il sait ce qu’il fait quand il exerce son métier, à condition de lui accorder un peu de patience, je ne m’inquiétais pas de cette prévision (Post-scriptum en guise de préface de L’Ami commun)”. Son métier, comme il l’appelle, a ses détours et subtilités; est-ce une raison pour le traiter de manipulateur ? Les flottements, points obscurs des récits sont dus au jeu d’un auteur qui n’a pas fini de composer son intrigue, pas moins pas plus spectateur que les autres, attendant des aventures qu’il invente au fur et à mesure de nouveaux rebondissements, prisonnier d’un drame fait de destins croisés qu’on ne peut dénouer en un instant : “il serait fort déraisonnable d’espérer qu’un grand nombre de lecteurs, poursuivant une histoire par portions de mois en mois pendant dix-neuf mois, aillent percevoir, avant de l’avoir au complet devant eux, les relations de ses fils les plus ténus avec le motif de l’ensemble que le tisserand d’histoire a sans cesse sous les yeux sur son métier (Post-scriptum en guise de préface de L’Ami commun)”.

Le roman-feuilleton, par son rythme rapide et saccadé de publication, interdit la conception d’ensemble tout en favorisant l’improvisation de dernière minute ; Dickens, en romancier-tisserand, fait comme s’il ne partageait pas la condition de ses lecteurs, prétend – on ne sait trop comment – maîtriser la situation et voir de haut les tenants et aboutissants de ses récits sans cacher le plaisir qu’il a à en “utiliser” les fils dramatiques. Se posant en représentant politique de la “classe” de lecteurs qui se reconnaît sans ses histoires, il confond l’agréable et l’utile, l’art et la politique. Ainsi, faisant une lecture privée de The Chimes au plus grand interprète de Shakespeare de son époque : “Si tu avais vu Macready hier soir – sanglotant sans retenue, et pleurant sur le sofa, tandis que je lisais – tu aurais senti (comme je l’ai fait) ce que c’est que d’avoir du pouvoir (A sa femme Kate, 2 décembre 1844)”. Avoir du pouvoir, n’est-ce pas le désir qui tient l’écriture de Dickens ?

Son but est moins de changer l’ordre politique et économique de l’Angleterre de son époque que de représenter dans sa personne le milieu social dont il est issu. Il se sent capable d’incarner tous les personnages qu’il invente, femmes, enfants, maîtres et serviteurs des classes moyennes précisément parce qu’il les a côtoyés de très près : peu ou pas de paysans ou d’ouvriers dans son univers romanesque ; l’aristocratie est seulement esquissée. Il veut se reconnaître dans ses personnages comme il veut que les classes citadines qu’il connaît et décrit se reconnaissent en eux ; la fille aînée de Dickens raconte ainsi qu’un jour, admise dans le bureau de son père, alors qu’il écrivait, à maintes reprises, elle le vit se lever précipitamment de sa table de travail pour aller grimacer devant une glace en marmonnant des paroles incompréhensibles pour revenir écrire aussitôt ce qu’il venait de voir de lui-même.  Ses personnages, c’est lui ; on raconte que, pendant les lectures publiques qu’il donnait de ses œuvres, il les imitait de manière tellement réaliste que des femmes dans l’assistance s’évanouissaient et devaient être évacuées de la salle. Au théâtre, il réussit l’exploit de jouer le même soir six des personnages de la pièce de Mark Lemon Mr Nightingale’s Diary. Dickens est un romancier de proximité : il se met dans la peau de chacun de ses lecteurs-personnages, partage tellement leur vie qu’il parle de lui en parlant d’eux. Homme-orchestre, il rassemble en lui presque toute la société. Il est une société à lui tout seul. À la différence de Balzac, il joue la comédie humaine.
Alexandre Wong
© Frémeaux & Associés – Groupe Frémeaux Colombini SAS 2007



Pierre BELLEMARE
Pierre BELLEMARE, né en 1929 à Boulogne-Billancourt, fait preuve dès sa plus tendre enfance d’une imagination débordante. Si, durant ses jeunes années, il peine à faire preuve d’attention aux cours de ses professeurs, il saura plus tard capter celle de millions d’auditeurs, lecteurs et téléspectateurs durant des décennies.

Dès ses 17 ans, il entre dans une société de production pour la radio et la télévision. Cette première passion ne le quittera plus. En 1947, il entre à la radiodiffusion française comme “metteur en ondes” (réalisateur). Huit ans plus tard, il est engagé par une toute nouvelle radio, dont le nom deviendra vite célèbre : Europe n° 1. Il commence à y raconter ses Histoires extraordinaires, dont les récits tiendront en haleine ses auditeurs pendant plus de 14 ans. Après quelques années d’absence, il reprend son émission en 2004.

Surtout connu du public par les nombreuses émissions de radio et de télévision qu’il a produites, Pierre Bellemare est également un écrivain traduit dans plusieurs langues et un grand amoureux de la littérature. Son aura audiovisuelle lui permet d’amener un grand public à la littérature. Dans ce cadre, Pierre Bellemare a enregistré un grand nombre d’œuvres littéraires et les a confiées à Frémeaux & Associés, comme La Passion de Charles Péguy, qu’il a enregistré en avril 2006 en la Cathédrale de Périgueux, en coédition avec Radio France.
Benjamin Goldenstein, d’après Roland Kluger
© 2007 GROUPE FRÉMEAUX COLOMBINI SAS

Ecouter CHARLES DICKENS Le Grillon du Foyer, lu par Pierre Bellemare (livre audio) © Frémeaux & Associés. Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore est partenaire de Radio France, Radio France Internationale, L’Institut National de l’Audiovisuel, l’Assemblée Nationale, l’Historial de la Grande Guerre, le Mémorial de Caen et assure l’édition sonore d’ouvrages en accord avec les ayants droit ou les successions ainsi que les grands éditeurs (les éditions Gallimard, Grasset, Plon, Le Seuil,…). Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires, dans les fnac et virgin, en VPC chez La Librairie Sonore, Audio-archives, Livraphone, Lire en tout sens, Livre qui Parle, Mots et Merveilles, Alapage, Amazon, fnac.com, chapitre.com etc.....Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écouter par téléchargement auprès d'Audible (Audio direct - France loisirs) et d'iTunes (iStore d'Apple) et musicaux sur Fnacmusic.com, Virginméga et iTunes.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 1 - BELLEMARE05'04
02 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 2 - BELLEMARE05'01
03 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 3 - BELLEMARE04'50
04 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 4 - BELLEMARE05'01
05 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 5 - BELLEMARE04'56
06 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 6 - BELLEMARE05'00
07 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 7 - BELLEMARE05'00
08 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 8 - BELLEMARE05'02
09 LE GRILLON DU FOYER PLAGE 9 - BELLEMARE04'54
10 LA PAIRE DE GANTS PLAGE 1 - BELLEMARE05'20
11 LA PAIRE DE GANTS PLAGE 2 - BELLEMARE04'56
12 UNE MANOEUVRE ASTUCIEUSE - BELLEMARE04'08
13 LE CANAPE PLAGE 1 - BELLEMARE03'10
14 LE CANAPE PLAGE 2 - BELLEMARE03'05
« Bellemare est un fantastique conteur » par L’Enseignant

Pierre Bellemare, avant de s’égarer dans les méandres du télé achat, a été un animateur de jeux télévisés (quand ils étaient intelligents), ayant même eu comme candidat un certain Laurent Fabius. Après cela, il a développé un don qui le classe (sans rire) parmi les plus grands. Bellemare est un fantastique conteur. Celui n’a jamais entendu ses dossiers extraordinaires à la radio a raté de grands moments. Avec lui, la lecture de l’annuaire des postes serait assurément passionnante. Pour l’heure, il utilise ce talent à des lectures plus classiques : Dickens, avec entre autres, Le grillon du foyer, Mérimée, avec Mateo Falcone et les célèbres contes d’Andersen qu’on ne présente évidemment plus. Alors, amateurs d’histoires bien lues…
L’ENSEIGNANT




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