LE DESERT DE L'AMOUR - FRANCOIS MAURIAC

LU PAR JEAN NEGRONI

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Le Désert de l'amour, Grand Prix du Roman de l'Académie Française (1925) © Editions Grasset & Fasquelle 1925

<<Tout s’est passé comme si la porte eût été à jamais refermée en moi, à vingt ans, sur ce qui devait être la matière de mon oeuvre.>>
François Mauriac

Publié en 1925, Le Désert de l’amour, grand prix du roman de l’Académie française, évoque la passion amoureuse qu’un père et son fils ont pour une femme entretenue, Maria Cross, fille d’instituteur, intellectuelle indolente, contre-exemple de l’épouse conventionnelle.
Le roman est un regard croisé que les membres d’une famille bourgeoise bordelaise portent sur l’existence attrayante parce que fuyante de cette femme, objet de passions et sujet d’une vie qu’elle ne se laisse pas prendre.
Jean Négroni, grâce à une diction grave et posée, fait ressortir tout cet espace infranchissable qui sépare des êtres incapables de communiquer, de se retrouver et par là de s’aimer.
Claude Colombini-Frémeaux

Enregistrement historique de 1955, provenant des fonds de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA)

Droits : Ina - Frémeaux & Associés en accord avec Grasset.
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LE DÉSERT DE L’AMOUR

LE DESERT DE L’AMOUR 
Grand Prix du Roman de  l’Académie Française (1925)
© Editions Grasset & Fasquelle 1925 

FRANÇOIS MAURIAC Lu par JEAN NEGRONI 
ENREGISTREMENT HISTORIQUE DE 1955 





CD1  
1. « Pendant des années… » 5’03  
2. « Cette femme entra… »  6’00  
3. « Entre le collège… » 3’58  
4. « Au bout de la table » 4’22  
5. « L’été qui vint alors… » 4’07  
6. « A dix-sept ans, il arrive… » 5’13  
7. « Mais, ainsi dévoré… » 5’43  
8. « A la maison, il ne se sentait… » 4’10  
9. « Monsieur Larousselle avait installé… » 4’34
10. « Tu as plus mauvaise mine encore… » 3’19
11. « Mais oui, mon père… » 1’53
12. « Ce fut un soir comme un autre soir… » 3’43
13. « Raymond, absorbé, ne vit rien… » 0’47
14. « Au premier étage… » 5’53
15. « Le lendemain… » 4’46  

CD2  
1. « Ce fut son père… » 1’46  
2. « Son inupportable souffrance… » 3’57  
3. « Le docteur fit durant cette période… » 2’39  
4. « Maria, qui connaissait le dégoût… » 3’28  
5. « Cette imagination où il se complaisait… » 3’11  
6. « Six heures n’avaient pas encore sonné… » 5’34  
7. « On s’était levé de table… » 5’40  
8. « Une interruption de courant… » 3’45  
9. « Elle souffrait et… » 3’27
10. « Quand il entra dans la salle… » 4’32
11. « Mon ami, le savant qui… » 4’58
12. « Elle n’a cédé à Larousselle » 4’48
13. « Travail, opium unique. » 3’39
14. « Le docteur, à table… » 2’39
15. « Des chats pleuraient longuement… » 2’20  

CD3
1. « Où l’esprit romanesque de Maria va-t-il… »* 3’14
2. « La mère du docteur apportait… » 4’40
3. « Mais le docteur, ayant entendu… » 4’19
4. « Le docteur, angoissé, se précipita… »* 1’56
5. « La porte tournante… » 3’52
6. « C’était l’heure où déjà… » 4’31
7. « De nouveau distante, elle demanda… » 4’21
8. « Cependant, Raymond, haineusement… » 4’12
9. « Voici l’heure que Raymond… » 3’50
10. « Ce fut alors que retentit… » 5’01
11. « Votre père est là. » 5’49
12. « Comme autrefois, dans le coupé… » 3’36
13. « C’est possible… » 3’48
14. « Cette heure des balayeurs et des maraîchers… » 3’44  

* L’enregistrement d’origine, par Jean Negroni, a porté sur un texte adapté pour les besoins de la radiodiffusion. Les chapitres 8 et 9 de l’œuvre de François Mauriac étaient toutefois manquants, dans les bandes originales conservées par l’INA, rendant la compréhension du texte difficile. Nous avons donc fait enregistrer en studio les passages manquants (CD3 plages 1 et 4), par Régis Ivanov. 

Le temps retrouvé
“Tout s’est passé comme si la porte eût été à jamais refermée en moi, à vingt ans, sur ce qui devait être la matière de mon œuvre (Le Figaro littéraire, 15 novembre 1952)”. A en croire François Mauriac, son enfance et son adolescence bordelaise suffisent à camper ce qui sera son univers romanesque. Pendant le reste de sa vie, il cherchera à “retrouver”, sur les traces de Proust, une époque à jamais révolue, jeunesse attrayante parce que perdue : “Proust a fortifié et légitimé ce parti pris, auquel je me serais sans doute tenu, même si je n’avais pas connu Le Temps retrouvé… : rien de mon époque ne passerait dans mon œuvre que je ne l’aie d’abord retrouvé au-dedans de moi (Ibid.)”.  Raymond Courrèges, le protagoniste du Désert de l’amour a quelque chose de cet adolescent complexé : très maigre, très grand, sans élégance qu’on appelait dans sa  fa­mille “l’asperge”. François Mauriac naît à Bordeaux le 11 octobre 1885. Sa mère, Claire Coiffard, très pieuse, est issue de la bourgeoisie commerçante de la ville. La famille de son père (Jean-Paul Mauriac), aux convictions républicaines et anti-cléricales, possède des vignobles et des milliers d’hectares de bois dans les Landes. Son père meurt d’un abcès au cerveau; François Mauriac a deux ans. Le tutorat est confié à l’oncle paternel, Louis Mauriac, magistrat, ce qui ne l’empêchera pas d’être élevé dans la foi et une pratique rigoureuse du catholicisme par sa mère. Vacances au Château Malagar, vignoble pa­ternel, à Château-Lange, propriété de la grand-mère Coiffard. Mauriac fait ses études secondaires au collège de Grand-Lebrun dirigé par les Marianites à Caudéran; premier prix de philosophie, il échoue une fois au baccalauréat, puis obtient une licence de lettres à la Faculté des Lettres de Bordeaux. Il entreprend une thèse sur “les origines du franciscanisme en France”, sous la direction d’Albert Duffourcq. C’est pendant ses études de lettres qu’il se rapproche, grâce à son frère Jean, du Sillon, mouvement catholique libéral mené par Marc Sangnier. En 1908, il est reçu au concours de l’Ecole des Chartes, démissionne un an après pour se consacrer à la littérature, ce qui ne va pas sans in quiéter sa mère. Les revenus des propriétés familiales lui garantissent une aisance financière  suffisante. Il n’a pas besoin de travailler. Publication en 1909 d’un premier recueil de poèmes : Les Mains jointes; Maurice Barrès, dans l’Echo de Paris du 21 mars 1910, prédit au jeune poète une grande carrière dans les lettres. Trois autres recueils poétiques suivront : Adieu à l’adolescence (1911), Orages (1925) et Le Sang d’Atys (1940) où rentrent en conflit son aspiration au paga­nisme et au christianisme.  Publié en 1925, Le Désert de l’amour, grand prix du roman de l’Académie Française, lui entrouvre la porte de cette noble institution ; il y entrera le 1er juin 1933, élu avec 28 voix au premier tour ; il succède à Eugène Brieux. C’est le romancier, plus que le poète ou le dramaturge qu’on retiendra. Quelques romans majeurs de cette période inspirée : Le Baiser au lépreux (1922), Le Fleuve de feu (1923), Génitrix (1923), Thérèse Desqueyroux (1927), Le Nœud de vipères (1932), Le Mystère Frontenac (1933). Son engagement politique à partir du milieu des années trente est récompensé par le Nobel de littérature en 1952. François Mauriac condamne l’intervention italienne en Ethiopie, les bombardements de Guernica par les nationalistes espagnols en 1937, l’attitude collaborationniste du gouvernement de Vichy ; il participe à la Résistance, fait paraître dans la clandestinité aux Editions de Minuit sous le pseudonyme de Forez un journal antifasciste, humaniste et chrétien ; il fait partie de ceux qui demandent la grâce de Robert Brasillach en réaction aux abus commis lors de l’épuration de l’après-guerre ; il prend position contre la déposition du sultan du Maroc en 1953, contre les guerres coloniales – Indochine et Algérie –, dénonce la pratique de la torture.   Mauriac meurt le 1er septembre 1970, la même année que De Gaulle, dont il fut avec Malraux le partisan. Quel plus grand honneur que d’avoir été cité par le général depuis Radio-Alger le 30 octobre 1943 ? 

Titre pour une œuvre
“Mais l’attrait de ce qui fuit, «de ce que jamais on ne verra deux fois», n’est pas uniquement le fait de la jeunesse. Le Désert de l’amour, ce pourrait être le titre de mon œuvre entier. Toute mon œuvre romanesque illustre ce que les philosophes appellent aujourd’hui «le problème de l’autre», – cet acharnement à posséder l’autre, non en tant qu’objet passif et que je vois, mais en tant que sujet, en tant qu’être inaccessible «qui me regarde». Posséder un corps, c’est étreindre une dépouille (Le Figaro littéraire, 15 novembre 1952)”.  Le Désert de l’amour évoque la passion amoureuse qu’un père, le docteur Courrèges et son fils Raymond ont pour une femme entretenue, Maria Cross, fille d’instituteur, intellectuelle indolente, contre-exemple de l’épouse conventionnelle. Le roman est un regard croisé que les membres d’une famille bourgeoise bordelaise portent sur l’existence attrayante parce que fuyante de cette femme, objet de passions et sujet d’une vie qu’elle ne se laisse pas prendre. Le désert représente cet espace infranchissable qui sépare des êtres incapables de communiquer, de se retrouver et par là de s’aimer. Compassion du père pour une épouse trop soumise; père incompris par ses deux enfants; gendre accepté dans la famille à la nouvelle de sa mort sur le champ de bataille; jalousie du père pour un fils qui a le don de plaire et de susciter la passion. La parole du Christ est vérifiée : “je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemi les gens de sa maison (Matthieu 10 35)”. Dans un petit traité (Souffrance du chrétien) paru trois ans après la sortie du Désert de l’amour, Mauriac se révolte contre un mariage chrétien qui “en condamnant la femme à la fécondité perpétuelle, condamne l’homme à la perpétuelle chasteté”. 

Seule échappatoire à cet enfermement familial et social : l’amour du fils qui se traduit chez le père par la tentation d’être infidèle. Nouvel échec : le docteur ne sait pas être autre chose qu’un père, professeur plus qu’amant aux yeux de Maria Cross. Sa volonté toute évangélique de la conquérir avec violence se révèle sans effet. Il lui manque d’être aimé. “Le docteur Courrèges ne devait être, d’après mon plan, qu’un personnage épisodique : le père du héros principal. Puis il finit par envahir tout le roman; et quand il m’arrive de penser à ce livre, la figure souffrante de ce pauvre homme domine toutes les autres (Le romancier et ses personnages). Mauriac, contre ce que Sartre a pu dire en 1939, dans la Nouvelle revue française, de sa tendance à intervenir dans le destin de ses personnages et de ne pas leur laisser la liberté indispensable à l’indétermination de la créature romanesque, expérimente l’impossibilité où il est de traiter en objet le personnage du docteur. Si ce dernier n’arrive pas à conquérir la femme désirée, au moins envahit-il l’espace du roman qui l’accueille. Il s’impose en sujet; se répète une logique d’attraction et de fuite que le romancier découvre face à ses personnages.  A vouloir trop les pos­séder, il les perd, leur rend leur altérité irréductible. Voilà pourquoi Le Désert de l’amour est le titre que Mauriac aurait pu donner à son œuvre entière; chacune de ses œuvres est le recommencement d’un même geste : retrouver ce qu’on ne vit qu’une fois, sa propre vie, l’autre en soi-même (“comme un homme décide qu’il va recommencer sa vie, je me disais que je n’avais rien fait encore, ayant toujours cru que mon chef-d’œuvre serait le livre auquel j’étais en train de travailler (Le Figaro littéraire, 15 novembre 1952)”.  C’est le fils Courrèges qui porte cette ambition de revivre dix-sept ans après sa rencontre avec Maria Cross, dans un tramway à Bordeaux, la passion qu’ils ont partagées. Même constat d’échec : Maria Cross n’est plus la même femme ; mariée, beauté fanée, gênée à l’idée de revoir le docteur, indifférente, ignorant l’existence du fils ; à faire une croix sur l’époque de sa vie qui a le plus compté pour lui (“Vous vous souvenez du tramway?” elle haussa les épaules et, sans se retourner, eut le front de demander : “Quel tramway?”). Seule différence entre le père et le fils : l’un a rêvé les débauches que l’autre a vécues.  
Alexandre Wong
© 2007 Frémeaux & Associés – Groupe Frémeaux Colombini SAS     

Jean Négroni  (1920-2005) Comédien et metteur en scène, il fut initié au théâtre par Albert Camus. Il se lia d’amitié avec Jean Vilar et rejoignit en 1944 la Compagnie des 7 dont celui-ci fut le directeur. Pendant neuf ans, il fut comédien et metteur en scène dans la troupe et participa à plusieurs créations dont “Voyage au bout de la nuit” et “Meurtre dans la cathédrale”. Il s’associa aux productions “Richard II”, “Le prince de Hombourg”, “Lorenzaccio” ou “Mère Courage” et collabora pendant quelques temps avec la Compagnie Renaud-Barrault, directeur et fondateur de la Maison de la Culture de Créteil. Il resta associé pour le grand public au personnage de Robespierre qu’il incarna à la télévision dans La caméra explore le temps puis au théâtre sous la direction de Robert Hossein. Il participa en tant que comédien à de nombreuses émissions radiophoniques pour France Culture. 

Ecouter LE DESERT DE L’AMOUR (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




PisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Pendant des années… - Jean05'03
02 Cette femme entra… - Jean06'00
03 Entre le collège… - Jean03'58
04 Au bout de la table… - Jean04'22
05 L'été qui vint alors… - Jean04'07
06 A dix sept ans, il arrive… - Jean05'13
07 Mais ainsi dévore… - Jean05'43
08 A la maison, il ne se sentait… - Jean04'10
09 Monsieur Larousselle avait installé… - Jean04'34
10 Tu as plus mauvaise mine encore… - Jean03'19
11 Mais oui, mon père… - Jean01'53
12 Ce fut un soir comme un autre soir… - Jean03'43
13 Raymond, absorbé, ne vit rien… - Jean00'47
14 Au première étage… - Jean05'53
15 Le lendemain… - Jean04'46
CD 2
01 Ce fut son père… - Jean01'46
02 Son insupportable souffrance… - Jean03'57
03 Le docteur fit durant cette période… - Jean02'39
04 Maria qui connaissait le dégoût… - Jean03'28
05 Cette imagination où il se complaisait… - Jean03'11
06 Six heures n'avaient pas encore sonné… - Jean05'34
07 On s'était levé de table… - Jean05'40
08 Une interruption de courant… - Jean03'45
09 Elle souffrait et… - Jean03'27
10 Quand il entra dans la salle… - Jean04'32
11 Mon ami le savant qui… - Jean04'58
12 Elle n'a cédé à Larousselle… - Jean04'48
13 Travail, opium unique… - Jean03'39
14 Le docteur, à table… - Jean02'39
15 Des chats pleuraient longuement… - Jean02'20
CD 3
01 Où l'esprit romanesque de Maria va-t-il… - Jean03'14
02 La mère du docteur apportait… - Jean04'40
03 Mais le docteur ayant entendu… - Jean04'19
04 Le docteur Angoisse se précipita… - Jean01'56
05 La porte tournante… - Jean03'52
06 C'était l'heure ou déjà… - Jean04'31
07 De nouveau distante, elle demanda… - Jean04'21
08 Cependant, Raymond haineusement… - Jean04'12
09 Voici l'heure que Raymond… - Jean03'50
10 Ce fut alors que retentit… - Jean05'01
11 Votre père est là… - Jean05'49
12 Comme autrefois, dans le coupé… - Jean03'36
13 C'est possible… - Jean03'48
14 Cette heure des balayeurs et des maraichers… - Jean03'44
« La passion amoureuse d’un père et de son fils pour une femme entretenue » Revue des Médiathèques

"1955. Le grand prix du roman de l’Académie française est publié en 1925 et raconte la passion amoureuse d’un père et de son fils pour une femme entretenue. D’un côté une famille bourgeoise conventionnelle, de l’autre une femme contre-exemple de l’épouse modèle. Le roman pose les questions de la femme à la fois objet de passion et sujet d’une vie dont elle veut pleinement disposer."
Jeanne-Marie BELLEDEJOUR – REVUE DES MÉDIATHÈQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« Un très beau travail » par L’Inédit Nouveau.

Ah! ce Désert de l’amour : mon premier François Mauriac, il a des lunes ! Un beau livre relié en rouge. Je n’étais même pas encore aussi lecteur qu’aujourd’hui et j’ai admiré le style, mais déjà, et cela n’a pas beaucoup changé, resté perplexe devant le pessimisme ardent du sujet. Je reçois aujourd’hui le CD de la lecture de Jean Négroni, et je continue à admirer ce style et à éprouver un certain recul devant les thèmes mystico-catholiques de celui dont j’avais apprécié, sensiblement plus tard, les chroniques, beaucoup plus directes et correspondant à mes propres réflexions sur la société. Jean Négroni (1920-2005), je l’ai vu et surtout entendu dans du théâtre mais je trouve, dans cette lecture réalisée pour la radio en 1955, que sa voix n’a pas autant de personnalité que celle d’autres acteurs utilisés par l’éditeur. Et Régis Ivanov, qui complète la lecture pour une meilleure compréhension, me semble plus proche de la distance que mettait Mauriac entre ses livres et son public. Il n’empêche qu’il s’agit d’un très beau travail. L’INEDIT NOUVEAU




« Enregistrement historique » par Kultur - Zeitung

«  Publié en 1925, Le désert de l’amour de François Mauriac, Grand prix de l’Académie Française, évoque la passion amoureuse qu’un père et son fils ont pour une femme entretenue, Maria Cross, fille d’instituteur, intellectuelle indolente, contre exemple de l’épouse conventionnelle. Frémeaux & Associés propose dans un enregistrement historique de 1955, la lecture du roman de François Mauriac par Jean Négroni. Grâce à une diction grave et posée, cette lecture fait ressortir tout cet espace infranchissable qui sépare des êtres incapables de communiquer, de se retrouver et par là de s’aimer. »
Par KULTUR - ZEITUNG




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