TARTARIN DE TARASCON - ALPHONSE DAUDET

LU PAR HENRI VILBERT

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Personnage haut en couleur, au verbe facile et à l’exagération constante, Tartarin de Tarascon est devenu un personnage légendaire. Il incarne la douce parodie du méridional hâbleur tout autant qu’il exprime le talent burlesque d’Alphonse Daudet.
Par-delà sa force comique, l’œuvre de Daudet témoigne des forces d’unification et de différenciation au sein d’une France en pleine mutation industrielle, rurale et politique au XIXe siècle. Tartarin de Tarascon : roman de la perte d’identité ? C’est le bariolage de Tartarin qui fait rire : vrai faux provençal, bourré de contradictions, sa “férocité bonace” ne fait plus peur. Tartarin de Tarascon ne pouvait être lu que par un compatriote de Daudet.
Henri Vilbert a l’accent juste du Midi, ni faussement imitatif, ni résolument régionaliste, celui qu’on entend encore du côté de Beaucaire et de Tarascon. Alexandre Wong & Claude Colombini-Frémeaux

Enregistrement historique de 1956  pour la Radiodiffusion française.

Droits : Ina exploité par Groupe Frémeaux Colombini pour La Librairie Sonore.
Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS
(livres audio, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre)
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TARTARIN DE TARASCON

TARTARIN DE TARASCON
D’ALPHONSE DAUDET

lu par Henri Vibert
ENREGISTREMENT HISTORIQUE DE 1956





Alphonse Daudet
Alphonse Daudet naît à Nîmes le 13 mai 1840. Poursuivant ses études jusqu’à la classe de rhétorique, il devient en 1857 maître d’étude au collège d’Alès, moment de sa vie qu’il relate dans Le Petit Chose avant d’aller rejoindre la même année son frère Ernest à Paris. Commence alors une vie de bohème. En novembre 1859, il entre au Figaro, journal qui va publier quatre ans plus tard la première version de Tartarin de Tarascon : Chapatin tueurs de Lions. Premier retour en Provence pendant l’été 1860 ou 61 qu’il passe avec Mistral. Une grave affection pulmonaire d’origine vénérienne l’oblige à faire un voyage en Algérie en compagnie de son cousin Henri Reynaud, modèle plus que présumé de Tartarin : “dès que j’eus mis le pied sur le pont du Zouave où l’on embarquait notre énorme caisse d’armes, plus Tartarin que Tartarin, je m’imaginai réellement que j’allais exterminer tous les fauves de l’Atlas (Histoire de mes livres, Tartarin de Tarascon)”. Suivent un voyage en Corse de décembre 1862 à mars 1863, puis deux autres séjours en Provence en décembre 1864 et janvier 1866. Barbarin de Tarascon (premier titre donné au feuilleton) paraît dans Le Petit moniteur qui en publie la première partie (décembre 1869), puis dans Le Figaro (du 5 au 19 mars 1870) : “L’insuccès fut absolu. Le Petit moniteur était un journal populaire, et le peuple n’entend rien à l’ironie imprimée qui le déroute, lui fait croire qu’on veut se moquer de lui… [je] portai Tartarin au Figaro où il fut mieux compris des lecteurs… Le secrétaire de rédaction, à cette époque, était Alexandre Duvernois… Par grand hasard j’avais, neuf ans auparavant… rencontré Alexandre Duvernois, alors modeste employé au bureau civil de Milianah… Irrité, révolté par la façon légère dont je parlais de sa chère Algérie, il ne pouvait empêcher la publication de Tartarin, mais s’arrangea pour la morceler en lambeaux intermittents… si bien que ce tout petit roman s’éternisa dans le journal presque autant que Le Juif errant ou Les Trois Mousquetaires… Enfin le livre parut, et réussit assez bien en librairie, malgré l’arôme très local et que tout le monde ne goûte pas (Histoire de mes livres, Tartarin de Tarascon)”.

Le colonialisme parisien
C’est de Paris qu’Alphonse Daudet parle de sa Provence, comme s’il lui fallait prendre du recul pour la voir : “Ce n’est qu’à Paris que Daudet a perçu l’intensité de la chaleur, l’éclat aveuglant de la coloration du Midi. – Resté là-bas disait-il dernièrement, je ne me serais peut-être jamais douté que mes compatriotes avaient de l’accent ! Non seulement de l’accent mais une façon de dire, de comprendre et de manifester qui n’existe que chez eux (Numa Roumestan, appareil critique)”. Parmi ses compatriotes, peut-être, n’aurait-il pas vu avec autant de pénétration leurs ridicules. Tartarin en est le type incarné, autoportrait à peine exagéré du provençal citadin. Daudet s’y reconnaît : “Vous n’avez pas comme nous, la parole compromettante, la poignée de main trop facile, cette chaleur de cœur, ce besoin de plaire, de faire sourire, ces comportements du Midi – toujours au-delà de la pensée – qui nous font dire et faire tout ce que nous ne voudrions pas (En Ballon, Le Soir, 12 septembre 1871)”. Complexe d’infériorité ou de supériorité du méridional, héros balzacien, monté écrire à Paris ? Daudet ressemble au colonisé aux bottes des gens du Nord. Vendu, traître, il leur emprunte leur style de pensée pour se faire accepter d’eux, reniant des origines honteuses. Pas étonnant que les Provençaux lui en aient voulu de les avoir méprisés comme on le fait dans la capitale : “Depuis bientôt quinze ans que j’ai publié les Aventures de Tartarin, Tarascon ne me les a pas encore pardonnées… de toutes les fenêtres, jaillit le même poing irrité, le même flamboiement d’yeux noirs, le même cri de rage vers Paris : Oh ! ce Daudet… si un coup, il descend ici…” (Histoire de mes livres, Tartarin de Tarascon)”. Situation inconfortable pour un homme fortement attaché aux murs, aux lumières du Midi, forcé de se grimer pour qu’on ne se moque pas trop de lui dans le monde des Lettres françaises – “En face de cette féerie passionnée qui me charmait, moi, méridional ; mais que je devinais un peu trop locale, un peu trop simple d’action, je me disais que les Parisiens se lasseraient bientôt de m’entendre parler des cigales (Histoire de mes livres, Froment jeune et Risler aîné)”. Exil mal vécu d’un Tartarin qui ne peut plus rentrer chez lui. En bon romancier naturaliste, Daudet s’empêche de rire joyeusement ; la trilogie des Tartarins (Tartarin de Tarascon, Tartarin sur les Alpes, Port-Tarascon) fait figure d’exception dans son œuvre, n’appartenant ni à l’esthétique réaliste à la mode, ni à la veine autobiographique du Petit Chose : “Dans les brumes de Paris, dans l’éclaboussement de sa boue, de ses tristesses, j’ai peut-être perdu le goût et la faculté de rire ; mais à lire Tartarin, on s’aperçoit qu’il restait en moi un fond de gaîté brusquement épanoui à la belle lumière de là-bas (Histoire de mes livres, Tartarin de Tarascon)”.

L’aventure algérienne, dans Tartarin de Tarascon, représenterait un Sud encore plus au sud, façon de déplacer le vrai problème : la colonisation de la Provence par Paris – “Et maintenant, tracez des chemins de fer, plantez des poteaux à télégraphes, chassez la langue provençale des écoles. La Provence vivra éternellement dans Mireille et Calendal (Lettres de mon moulin)”.Le régionalisme de Daudet n’a rien de politique ; simplement, Daudet tendra de plus en plus à croire, après l’écriture de Tartarin de Tarascon, que le milieu géographique agit sur le caractère des peuples jusqu’à forger des races spécifiques ; d’où l’idée d’une influence du soleil sur la formation des mirages dans la tête des Tarasconnais  – “Vous verrez ce diable de pays où le soleil transfigure tout, et fait tout plus grand que nature (Tartarin de Tarascon)”. Dans la mouvance d’une remise au goût du jour par Taine de la théorie des climats de Montesquieu, Daudet envisage de créer ses personnages en fonction de leur “déracinement” comme le dira plus tard Barrès – Bourget, à ce sujet, écrit à la parution de Numa Roumestan : “La théorie des races et des milieux est aujourd’hui tellement répandue… que nul ne s’étonne qu’un romancier prenne pour sujet d’une de ses études l’influence d’un climat sur un groupe d’âme (Numa Roumestan, appareil critique)”. Sortis d’un seul et unique carnet de notes intitulé LE MIDI, des personnages comiques (Tartarin) réalistes (Numa Roumestan) et même historiques (Napoléon), portent à Paris, en Algérie – qui, à s’y méprendre, ressemble à Vanves, à Pantin (Tartarin de Tarascon II 7) – le même génie local : “C’est de ce cahier que j’ai tiré Tartarin de Tarascon, Numa Roumestan, et plus récemment Tartarin sur les Alpes. D’autres livres méridionaux y sont en projet… Et même de la grande histoire… : Napoléon, homme du Midi, synthétiser toute la race (préface de Numa Roumestan)”. L’homogénéisation du Sud (du Midi comme de l’Algérie) par l’impérialisme parisien se heurte à l’irréductible différence entre les deux France ; faisant ainsi le portrait de Numa Roumestan et de sa femme : “Opposés d’instinct, d’éducations, de tempéraments, de races, n’ayant la même pensée sur rien, c’était le Nord et le Midi en présence, et sans espoir de fusion possible (Numa Roumestan)”.

L’exotisme des romantiques n’était qu’un concentré d’a priori “racistes”. Les gens du Nord pensent l’Orient par la petite lorgnette de leurs fantasmes. Daudet prétend, pour sa part, faire une peinture réaliste du Sud : “Je ne peux pas me rappeler sans sourire le désenchantement que j’ai eu en mettant le pied pour la première fois dans un caravansérail d’Algérie. Ce joli mot de caravansérail, qui traverse, comme un éblouissement, tout l’Orient des Mille et Une Nuits, avait dressé dans mon imagination des enfilades de galeries découpées en ogives (Contes du lundi, Le Caravansérail)”. À ses yeux, pas de différence entre la Provence et l’Orient ; mêmes coutumes ; pourquoi aller chercher très loin le soleil qui se trouve à sa porte : “Midi familial et traditionnel, tenant de l’Orient la fidélité au clan, à la tribu, le goût des plats sucrés et cet inguérissable mépris de la femme (Numa Roumestan)”. Les lions sauvages n’existent pas plus à Tarascon qu’en Algérie : Tartarin comme tous les Provençaux qui habitent les villes le long du Rhône ont été eux aussi domestiqués, colonisés : ils parlent, comme le remarque Daudet dans Numa Roumestan, une sorte de charabia, sorte de français abâtardi qui n’a plus grand chose à voir avec le provençal. Tartarin de Tarascon : roman de la perte d’identité ? C’est le bariolage de Tartarin qui fait rire : vrai faux provençal, bourré de contradictions, sa “férocité bonace” ne fait plus peur. Existe-t-il une Provence qui ne serait pas française ? Daudet veut le croire : “Il y a deux Midis. Le Midi bourgeois, le Midi paysan. L’un est comique, l’autre est splendide. Tartarin et l’Arlésienne sont des échantillons de ces deux Midis si différents (La Doulou)”.
Alexandre WONG
© 2007 Frémeaux & Associés – Groupe Frémeaux Colombini SAS

Henri Vibert
Henri Vibert : de son vrai nom Henri Miguely, est né en 1904 et décédé en 1997. Il a fait partie des comédiens précurseurs des séries télévisées, en participant à l’aventure des Cinq dernières minutes, réalisé par Claude Loursais. Cette série télé fut la première série longue, interprétée par des acteurs prestigieux. Elle eut un accueil extrêmement enthousiaste du public à partir de 1958. Il joua également dans la série Le train bleu s’arrête treize fois (1965), d’après le scénario de Boileau-Narcejac –- chaque épisode est rattaché à une gare étape de ce train prestigieux et représente une histoire indépendante.
Dans sa filmographie, on trouve notamment :
    Picpus de Richard Pottier en 1942, issu de la 1re version cinématographique de l’inspecteur Maigret
    Route Napoléon : film de Jean Delannoy en 1953 avec Pierre Fresnay, Claude Laydu, Pierre Génin
    La cuisine au beurre de Gilles Grangier en 1963 avec Fernandel, Bourvil, Henri Vilbert, Michel Galabru, Andrex…
    Attention, les enfants regardent de Serge Leroy en 1978 avec Alain Delon, Sophie Renoir, Richard…
    Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil de Jean Yanne en 1972 avec Jean Yanne, Bernard Blier, Marina        
    Vlady, Michel Serrault, Daniel Prévost…, il interprète l’homme politique.

Personnage haut en couleur, au verbe facile et à l’exagération constante, Tartarin de Tarascon est devenu un personnage légendaire. Il incarne la douce parodie du méridional hâbleur tout autant qu’il exprime le talent burlesque d’Alphonse Daudet.
Par-delà sa force comique, l’œuvre de Daudet témoigne des forces d’unification et de différenciation au sein d’une France en pleine mutation industrielle, rurale et politique au XIXe siècle.

Tartarin de Tarascon : roman de la perte d’identité ? C’est le bariolage de Tartarin qui fait rire : vrai faux provençal, bourré de contradictions, sa “férocité bonace” ne fait plus peur. Tartarin de Tarascon ne pouvait être lu que par un compatriote de Daudet. Henri Vibert a l’accent juste du Midi, ni faussement imitatif, ni résolument régionaliste, celui qu’on entend encore du côté de Beaucaire et de Tarascon.
Alexandre WONG & Claude COLOMBINI

Ecouter TARTARIN DE TARASCON d’Aphonse Daudet, lu par Henri Vibert (ENREGISTREMENT HISTORIQUE DE 1956) (livre audio) © Frémeaux & Associés. Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires, dans les fnac et virgin, en VPC chez La librairie sonore, Audio-archives, Livraphone, Lire en tout sens, Livre qui Parle, Mots et Merveilles, Alapage, Amazon, fnac.com, chapitre.com etc.....Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écouté par téléchargement auprès d'Audible (Audio direct - France loisirs) et d'iTunes (iStore d'Apple) et musicaux sur Fnacmusic.com., Virginméga et iTunes.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Le Jardin du baobab - Vibert04'17
02 Coup d'Oeil général jeté sur la bonne ville de Tarascon - Vibert05'08
03 Nan! Nan! Nan! - Vibert04'10
04 Ils!!! - Vibert04'33
05 Quand Tartarin allait au cercle - Vibert04'21
06 Les deux Tartarins - Vibert03'15
07 Les Européens à Shanghaï - Vibert04'03
08 La Ménagerie mitaine - Vibert06'36
09 Singuliers effets du mirage - Vibert04'58
10 Avant le départ - Vibert02'32
11 Des coups D'épée… - Vibert04'07
12 De ce qui fut dit dans la petite maison du baobab - Vibert03'00
13 Le Départ - Vibert05'47
CD 2
01 La Traversée - Vibert04'21
02 Aux armes ! Aux armes - Vibert04'22
03 Invocation à Cervantès - Vibert01'37
04 Le Premier affût - Vibert05'23
05 Pan! Pan! - Vibert05'06
06 Arrivée de la Femelle… - Vibert03'51
07 Histoire d'un omnibus - Vibert04'31
08 Lions de l'Atlas - Vibert03'43
09 Le Prince Gregory du Monténégro - Vibert05'09
10 Dis-moi le nom de ton père… - Vibert05'39
11 Sidi Tart'ri ben Tart'ri - Vibert05'28
12 On nous écrit de Tarascon - Vibert05'29
CD 3
01 Les Diligences déportées (Partie 1) - Vibert03'37
02 Les Diligences déportées (Partie 2) - Vibert03'46
03 Où l'on voit passer un petit monsieur - Vibert05'10
04 Un couvent de Lions - Vibert05'21
05 La Caravane en marche - Vibert06'02
06 L Affût du soir dans un bois de lauriers-roses - Vibert06'19
07 Enfin!… (Partie 2) - Vibert03'53
08 Enfin!… (Partie 1) - Vibert03'43
09 Catastrophes sur catastrophes - Vibert06'28
10 Tarascon! Tarascon! Partie 1 - Vibert03'40
11 Tarascon! Tarascon! Partie 2 - Vibert03'01
« Un lecteur idéal pour nous conter l’histoire de Tartarin » par Lire

La voix légèrement grasseyante, mâchant avec gourmandise la phrase d’Alphonse Daudet, Henri Vibert est un lecteur idéal pour nous conter l’histoire de Tartarin, ce cousin de Don Quichotte par les rêves, et de Sancho Pança par l’embonpoint. « Depuis bientôt quinze ans que j’ai publié les Aventures de Tartarin, Tarascon ne me les a pas encore pardonnées », écrivait l’auteur dans Histoire de mes livres. Nous sommes loin de cette querelle que la presse de l’époque entretenait à plaisir. Plus loin encore des théories en vogue relatives à l’influence du climat sur le caractère des peuples. Le génie de Daudet est ailleurs. Dans sa façon de transposer sur un monde comique le sérieux de l’existence. La déclinaison des traits par lesquels se distinguent l’homme régi par le principe de plaisir et celui que gouverne le principe de réalité en est une des expressions les plus savoureuses… parmi bien d’autres qui sont le bonheur de ce livre.
J.S. – LIRE




"Le légendaire personnage" par La revue des médiathèques et collections musicales

Lu par Henri Vibert. Enregistrement historique de 1956. Le légendaire personnage Tartarin de Tarascon marque tous les esprits : haut en couleur, volubile, burlesque et surtout parodiant (déjà!) le méridional bon teint... Ce texte inoubliable met aussi en perspective une époque qui est le contexte des agissements de Tartarin : la fin du XIX ème siècle et la mutation engendrée par la révolution industrielle, la différenciation entre le monde paysan et le monde industriel et l'impact de cette révolution sur la politique. Des racines historiques qui peuvent servir à expliquer la force du libéralisme sur l'organisation politique de notre pays aujourd'hui. A lire et à entendre avec réflexion et légèreté. Lucas FALCHERO-REVUE DES MEDIATHEQUES ET COLLECTIONS MUSICALES