HAIKUS - LUS PAR DANI

BASHO, BUSON, ISSA, RYOKAN, SHIKI - TRADUITS PAR JOAN TITUS-CARMEL

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Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA8112

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Le haiku, poème traditionnel japonais, “sorte de balafre légère tracée dans le temps”, comme dit Roland Barthes, réussit à exprimer en peu de mots ce que l’encre suscite en quelques traits de pinceau dans la calligraphie ou la peinture : un moment privilégié, un instant de lumière, un éveil.
L’un et l’autre naissent d’un même souffle, d’un même élan, au terme d’un intense recueillement.
Cette prosodie singulière de l’impair remonte à la nuit des temps et chaque poème ainsi libellé par de véritables artistes issus d’écoles du genre, évoque un événement insignifiant au premier chef mais cependant témoin d’une harmonie délicate et fugitive des instants de la vie quotidienne. Ainsi en dévoilent-ils l’importance par d’intimes leçons d’espoir, de bonheur, de plaisir ou de résignation.
Frémeaux & Associés propose une adaptation sonore des haikus associée aux ambiances naturelles du Japon enregistrés par l’ornithologue-audio naturaliste Olivier Prou.
Ce coffret présente les oeuvres de Basho, Buson, Issa, Ryo kan et Shiki, grands maîtres du haiku au travers des temps, et traduits par Joan Titus-Carmel.
Dani met ici tout son talent au service de cette prosodie et sa voix chaude nous permet d’entrer dans cette poésie empreinte d’esprit zen.
Claude Colombini-Frémeaux

Haikus - Basho, Buson, Issa, Ryokan, Shiki traduits du Japonais par Joan Titus-Carmel © 1998 Editions Verdier
Direction : Claude Colombini et Eric Pierrot
Lecture associée aux ambiances naturelles du Japon enregistrées par l'ornithologue-audio naturaliste Olivier Prou

Droits : Frémeaux & Associés en accord avec le Verdier."
HAIKUS

HAIKUS
BASHO BUSON, ISSA RYoKAN, SHIKI
traduits du japonais par Joan Titus-Carmel
© 1998 Éditions Verdier 








Basho
01 Basho 1 1’20
02 Basho 2 1’31
03 Basho 3 1’36
04 Basho 4 1’37
05 Basho 5 1’35
06 Basho 6 1’30
07 Basho 7 1’35
08 Basho 8 1’41
09 Basho 9 1’38
10 Basho 10 1’37
11 Basho 11 1’36
12 Basho 12 1’37
13 Basho 13 1’39
14 Basho 14 1’34
15 Basho 15 1’35
16 Basho 16 1’35
17 Basho 17 1’37
18 Basho 18 1’32
19 Basho 19 1’34
20 Basho 20 1’36
21 Basho 21 1’33
22 Basho 22 1’35
23 Basho 23 1’06 

Buson
24 Buson 1 1’23
25 Buson 2 1’38
26 Buson 3 1’37
27 Buson 4 1’38
28 Buson 5 1’40
29 Buson 6 1’32
30 Buson 7 1’38
31 Buson 8 1’33
32 Buson 9 1’38
33 Buson 10 1’36
34 Buson 11 1’33
35 Buson 12 1’39
36 Buson 13 1’37
37 Buson 14 0’51  

Ryokan
38 Ryokan 1 1’26
39 Ryokan 2 1’33
40 Ryokan 3 1’31
41 Ryokan 4 1’29
42 Ryokan 5 1’37
43 Ryokan 6 1’30
44 Ryokan 7 1’34
45 Ryokan 8 1’31
46 Ryokan 9 1’36
47 Ryokan 10 1’33
48 Ryokan 11 1’35
49 Ryokan 12 1’37
50 Ryokan 13 1’36    

Ryokan (suite)
01 Ryokan 14 1’42
02 Ryokan 15 1’34
03 Ryokan 16 1’35
04 Ryokan 17 1’33
05 Ryokan 18 1’35
06 Ryokan 19 1’35
07 Ryokan 20 1’46 

Issa
08 Issa 1 1’23
09 Issa 2 1’34
10 Issa 3 1’36
11 Issa 4 1’31
12 Issa 5 1’29
13 Issa 6  
14 Issa 7 1’31
15 Issa 8 1’29
16 Issa 9 1’26
17 Issa 10 1’32
18 Issa 11 1’32
19 Issa 12 1’31
20 Issa 13 1’32
21 Issa 14 1’26
22 Issa 15 1’30
23 Issa 16 1’31
24 Issa 17 1’34
25 Issa 18 1’30
26 Issa 19 1’29
27 Issa 20 2’26 

Shiki
28 Shiki 1 1’20
29 Shiki 2 1’32
30 Shiki 3 1’32
31 Shiki 4 1’32
32 Shiki 5 1’34
33 Shiki 6 1’34
34 Shiki 7 1’33
35 Shiki 8 1’31
36 Shiki 9 1’37 
37 Shiki 10 1’32 
38 Shiki 11 1’33 
39 Shiki 12 1’31 
40 Shiki 13 1’37 
41 Shiki 14 1’33 
42 Shiki 15 1’31 
43 Shiki 16 1’35 
44 Shiki 17 1’33 
45 Shiki 18 1’29 
46 Shiki 19 1’34 
47 Shiki 20 1’33 
48 Shiki 21 1’34 
49 Shiki 22 1’28  

Direction d’acteur : Eric Pierrot
Enregistré au Studio Belleville en janvier 2010, montage et mixage par François Gaucher au Studio Alhambra - Rochefort.
Remerciements à Frédéric Magnier et Eric Debègue 

Basho (1644-1694)
Basho est l’une des figures majeures de la poésie classique japonaise. Par la force de son œuvre, il a imposé dans sa forme traditionnelle l’art du haiku, mais il en a surtout défini l’esprit. Légèreté, recherche de la simplicité et du détachement vont de pair avec une extrême sensibilité à la nature. Le haiku naît au bord du vide, de cette intuition soudaine qui illumine le poème, c’est l’instant révélé dans sa pureté. La vie de ce fils de samourai, né près de Kyoto en 1644, fut exclusivement vouée à la poésie. Agé de treize ans il apprend auprès d’un maître du haikai les premiers rudiments de ce genre. Plus tard, après avoir lui-même fondé une école et connu le succès à Edo (l’actuelle Tokyo), il renonce à la vie mondaine, prend l’habit de moine et s’installe dans son premier ermitage. Devant sa retraite, il plante un bananier, un basho, offert par l’un de ses disciples – ce qui lui vaudra son pseudonyme. Sa vie d’ascète est dès lors faite d’amitiés littéraires et de voyages dont Osaka sera le dernier. Après avoir dicté un ultime haiku à ses disciples éplorés, il cesse de s’alimenter, brûle de l’encens, dicte son testament, demande à ses élèves d’écrire des vers pour lui et de le laisser seul. Il meurt le 28 novembre 1694. Sur sa tombe, on plante un basho. 

Buson, (1716-1783) 
Buson est né dans une famille de paysans à Kema, dans le district de Higashinari en 1716. Il pratique la peinture dès son plus jeune âge.  Vers 1935, il part à Edo afin d’approfondir son art et étudier la poésie. Il s’initie au haiku auprès de maîtres du haikai, eux-mêmes disciples de Basho. Pendant 10 ans il voyage à travers le Japon, passant son temps à peindre et à écrire.  En 1751, il s’installe à Kyoto pour parfaire ses études de peinture. Il mène alors de front son activité de peintre et son activité de poète. Cependant, alors que sa réputation de peintre grandit, Buson exprime son attachement à la poésie en l’associant dans ses œuvres au dessin et à la calligraphie.  Il meurt le 25 décembre 1783 après avoir dicté ses trois derniers haikus… Il est enterré non loin de l’ermitage de Basho. Après Basho qui a donné au haiku ses lettres de noblesse en le faisant accéder au rang de pure littérature, Buson lui a offert un nouveau souffle au moment où il semblait presque délaissé.  La poésie de Buson est imprégnée de sa peinture, elle est visuelle. Alors que Basho se caractérise par la simplicité, le lyrisme de Buson reflète sa double appartenance.

Issa, (1763-1827)  
Kobayashi Nobuyuki, est né en 1763 dans le village de Kashiwabara (près de l’actuelle Nagano) dans une famille de paysans. Il perd sa mère à l’âge de 3 ans et est élevé par sa grand-mère. Dès l’âge de six ans, Shimpo l’aubergiste l’initie à la poésie et aux textes bouddhiques. En 1777, il part à Édo où il connaît le froid et la faim. Puis il se consacre au haiku et s’associe à l’école de Katsu Shika (un disciple de Basho), dirigée par Nirokuan Chikua à qui il succède en 1790, avant d’être évincé pour avoir dérogé aux règles de l’art. En 1791, Issa – plus précisément : «le moine Issa du temple haikai», c’est le nom qu’il se donne – entreprend alors un pèlerinage de sept ans qui le mènera jusqu’à l’île de Shikoku. Il s’installe ensuite à Édo où il publie Chichi no shuen nikki (Le journal de la mort de mon père). Puis il reprend sa vie d’errance jalonnée de rencontres avec les rares personnes qui reconnaissent son talent et partagent avec lui l’amour de la poésie.  A l’âge de cinquante ans, Issa est enfin reconnu par ses pairs. Il se sédentarise et se marie. Mais il devra au cours des dix années qui vont suivre, voir mourir sa femme et les quatre enfants qu’elle avait mis au monde. Oraga haru (Mon printemps, 1811) est achevé. Le poète meurt le 19 novembre 1827. Il est enterré sur le mont Komaru auprès des siens. Sur sa stèle de pierre, on peut lire :  Alors c’est donc ça ma demeure pour la vie ?  cinq pieds de neige 

Ryokan, (1758-1831) 
Le moine-ermite zen est le quatrième des premiers «Grands» du haiku, après Basho, le premier et le maître incontesté, Issa et Buson.  Né dans une famille aisée (son père est chef du village et poète renommé), il décide à dix-huit ans d’entrer au monastère zen Koshoji, proche de son village. Il devient le disciple du maître Kokusen. Il étudie la poésie chinoise, la poésie japonaise classique et la calligraphie. A trente-cinq ans, Ryokan quitte le temple pour devenir moine errant, cheminant dix ans à travers le pays en mendiant pour assurer sa subsistance. C’est le début de la légende de Ryokan. Sa grande bonté et sa douceur deviennent vite légendaires. Le rencontrer, dit-on, c’est «comme si le printemps arrivait par une obscure journée d’hiver».  Sa vie d’ermite est souvent la matière de ses poèmes. Un soir, sa cabane ayant été dépouillée de ses maigres biens, il compose ce qui deviendra son haiku le plus connu :  «Le voleur parti / n’a oublié qu’une chose – / la lune à la fenêtre». Il appartient à cette longue lignée des moines-poètes, tantôt errants, tantôt fixés, ermites dans un décor isolé de montagne, au milieu d’oiseaux et de fleurs, vivant et composant dans une toute petite cabane, une demeure haiku en quelque sorte, qui tend à devenir de plus en plus sobre. Il a su réaliser entre sa vie d’ermite empreinte d’esprit zen et ses talents de poète et de calligraphe, une harmonie parfaite et exemplaire. 

Shiki, (1867-1902) 
Considéré comme «le père du haiku moderne», Masaoka Shiki – à qui l’on doit l’adoption définitive du terme – fut le grand défenseur de cette forme majeure de la poésie japonaise qu’il s’attacha à transmettre en fondant une école et une revue littéraire. En dépit de la brièveté de sa vie, son œuvre figure parmi celles des derniers maîtres de la grande tradition. Masaoka Shiki naît en 1867 à Matsuyama sur la côte nord-ouest de l’île de Shikoku dans une famille de samouraï de rang peu élevé. Il perd son père à l’âge de 5 ans et est élevé par sa mère et son grand-père. Il étudie le Chinois, l’écriture, les lettres classiques et reçoit un enseignement dans la plus pure tradition. Après la mort de son grand-père, il étudie l’écriture occidentale et se forge une double culture qui imprègnera toute son œuvre.  A seize ans, il part pour Tokyo étudier la poésie et les grands maîtres tels que Basho. Sa réputation grandit et il crée plusieurs clubs de poésie. Il prend pour surnom Shiki (Petit coucou) et se consacre à l’histoire du haikai classique. Il publie une étude critique sur la poésie de Basho, ainsi qu’un traité théorique sur le haikai. Enfin, il relance le genre en créant un journal et en invitant les lecteurs à écrire des haikus. Il est considéré comme le théoricien rénovateur et innovateur des formes du haiku et du tanka. Il meurt en 1902 de la tuberculose, dont il aura souffert une grande partie de sa vie. 
© 2011 Frémeaux & Associés – Groupe Frémeaux Colombini 

Dani
Dani est une chanteuse et une actrice française, née à Perpignan. Après un passage aux Beaux-Arts, elle monte à Paris. Sa grâce et son magnétisme séduisent vite les noctambules du Tout-Paris  et elle pose bientôt pour les plus grands photographes : Helmut Newton, Jean-Loup Sieff ou Richard Avedon, qui en font un des mannequins-phares des années soixante. En 1966, elle sort son premier 45 tours et deux ans plus tard avec Papa vient d’épouser la bonne, Dani connaît le plus grand succès de sa carrière avec plus d’un million d’exemplaires vendus. Elle part alors en tournée avec Claude François et Alain Chamfort. En 1970, son premier album obtient le prestigieux Grand Prix de l’Académie Charles-Cros. Elle s’installe par la suite, pour quatre saisons, à l’Alcazar, et s’essaie également à la comédie en incarnant Mistinguett ou encore Madame Sans-Gêne. La personnalité de Dani ne pouvait qu’attirer l’attention des plus grands cinéastes. Elle fait sa première apparition à l’écran dans La Ronde de Roger Vadim (1964), et François Truffaut lui offre le rôle de Liliane dans La Nuit américaine (1973) - film couronné de l’Oscar du meilleur film étranger - et dans L’Amour en fuite (1979). Après avoir pris la direction d’une discothèque, L’Aventure, haut-lieu de la jet-set - que côtoient Mick Jagger, David Bowie et tant d’autres - Dani fait un come-back remarqué  en duo avec Etienne Daho à l’occasion du titre Comme un boomerang, de Serge Gains­bourg bientôt nommé dans la catégorie «Meilleure chanson de l’année» aux Victoires de la musique 2002. Dès lors, une nouvelle carrière démarre pour Dani avec la sortie d’une compilation de ses plus grands succès, Best of Boomerang, et de nouveaux albums comme Tout dépend du contexte, Laissez-moi rire ou récemment Le Paris de Dani, fruits de collaborations respectives avec Christophe Miossec, Daniel Darc, Alain Chamfort, Philippe Poirier (Kat Onoma), Philippe Verdin, Jean-Jacques Burnel (des Stranglers), Cali et tant d’autres. Mais si la chanteuse a fait un retour très remarqué ces dernières années, soulignons qu’il en est de même pour l’actrice. Nous avons pu récemment l’admirer dans Les Lionceaux, Violence des échanges en milieu tempéré, Fauteuils d’orchestre… et la série diffusée sur Canal+, Pigalle la nuit. Par ailleurs, elle invente le concept d’un magasin dédié à la reine des fleurs. Avec By Dani, elle a fait un métier de sa passion pour les roses et elle s’avoue autant gâtée par les créateurs de roses que par les auteurs et compositeurs – «Les rosiéristes sont des artistes» dit-elle. Elle a récemment ouvert une nouvelle boutique de roses à l’Hôtel Costes. 

Ecouter HAIKUS BASHO BUSON, ISSA RYOKAN, SHIKI TRADUITS DU JAPONAIS PAR JOAN TITUS-CARMEL (livre audio) © Frémeaux & Associés / Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Basho 101'20
02 Basho 201'31
03 Basho 301'36
04 Basho 401'37
05 Basho 501'35
06 Basho 601'30
07 Basho 701'35
08 Basho 801'41
09 Basho 901'38
10 Basho 1001'37
11 Basho 1101'36
12 Basho 1201'37
13 Basho 1301'39
14 Basho 1401'34
15 Basho 1501'35
16 Basho 1601'35
17 Basho 1701'37
18 Basho 1801'32
19 Basho 1901'34
20 Basho 2001'36
21 Basho 2101'33
22 Basho 2201'35
23 Basho 2301'06
24 Buson 101'23
25 Buson 201'38
26 Buson 301'37
27 Buson 401'38
28 Buson 501'40
29 Buson 601'32
30 Buson 501'38
31 Buson 801'33
32 Buson 901'38
33 Buson 1001'36
34 Buson 1101'33
35 Buson 1201'39
36 Buson 1301'37
37 Buson 1400'51
38 Ryokan 101'26
39 Ryokan 201'33
40 Ryokan 301'31
41 Ryokan 401'29
42 Ryokan 501'37
43 Ryokan 601'30
44 Ryokan 701'34
45 Ryokan 801'31
46 Ryokan 901'36
47 Ryokan 1001'33
48 Ryokan 1101'35
49 Ryokan 1201'37
50 Ryokan 1301'36
CD 2
01 Ryokan 1401'42
02 Ryokan 1501'34
03 Ryokan 1601'35
04 Ryokan 1701'33
05 Ryokan 1801'35
06 Ryokan 1901'35
07 Ryokan 2001'46
08 Issa 101'23
09 Issa 201'34
10 Issa 301'36
11 Issa 401'31
12 Issa 501'29
13 Issa 601'32
14 Issa 701'31
15 Issa 801'29
16 Issa 901'26
17 Issa 1001'32
18 Issa 1101'32
19 Issa 1201'31
20 Issa 1301'32
21 Issa 1401'26
22 Issa 1501'30
23 Issa 1601'31
24 Issa 1701'34
25 Issa 1801'30
26 Issa 1901'29
27 Issa 2002'26
28 Shiki 101'20
29 Shiki 201'32
30 Shiki 301'32
31 Shiki 401'32
32 Shiki 501'34
33 Shiki 601'34
34 Shiki 701'33
35 Shiki 801'31
36 Shiki 901'37
37 Shiki 1001'32
38 Shiki 1101'33
39 Shiki 1201'31
40 Shiki 1301'37
41 Shiki 1401'33
42 Shiki 1501'31
43 Shiki 1601'35
44 Shiki 1701'33
45 Shiki 1801'29
46 Shiki 1901'34
47 Shiki 2001'33
48 Shiki 2101'34
49 Shiki 2201'28
"Une Dani lectrice et interprète d'une des poésies les plus délicates" par l'Indépendant

"Claude Colombini-Frémeaux, fondatrice des éditions sonores Frémeaux & Associé s'explique sur le choix de Dani.
« En tant qu'éditrice sonore je m'intéresse à la voix, c'est une passion. Et celle de Dani m'a beaucoup plu, c'est une voix extraordinaire, rauque, puissante et douce à la fois, idéale pour être associée aux haïkus. C'est d'ailleurs grâce à elle, lors de l'enregistrement, que j'ai véritablement plongé dans l'écoute de ces poèmes et que j'ai visualisé les images. Dani ajoute quelque chose à cette poésie. » Une tessiture qui se pose sur des chants d'oiseaux. « Ce sont des ambiances naturelles, des enregistrements d'oiseaux dans différentes régions du Japon réalisés par un ornithologue et qui font partie de notre catalogue. » C'est donc une Dani lectrice et interprète d'une des poésies les plus délicates que l'on découvre avec ce double CD.
La chanteuse sort un double album consacré à l'art ancestral japonnais du haïku, ces petits poèmes de trois vers s'attachant à l'évanescence des choses. Explication avec l'artiste perpignanaise.
Le haïku est une forme poétique très codifiée, comme la plupart des disciplines japonaises. Il s'agit d'un poème extrêmement bref, sorte d'instantané pouvant se lire en une seule respiration et de préférence à voix haute. C'est au lecteur ou à l'auditeur de se créer sa propre image, car le haïku ne décrit pas, il se contente d'évoquer. Contactée par Frémeaux ² Associés (Librairie sonore), Dani a enregistré 99 haïkus de cinq des plus grands poètes japonais traduits par Joan Titus-Carmel. Une nouvelle expérience dont nous parle l'artiste.

- Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce projet ?
Les éditeurs me l'ont proposé alors que jamais je n'aurais pensé faire ce genre de chose, surtout avec des haïkus. Ce qui me motive en général et que j'ai trouvé avec ce projet, c'est ce lâcher prise que permettent les mots, la poésie. Et ces petits poèmes sont extrêmement pertinents.
- Aviez-vous pour habitude de lire des haïkus ?
Je lis de la poésie. Ce qui m'intéresse-là, c'est aussi l'histoire de cette forme d'écriture qui est liée à la peinture, au geste de la calligraphie, au paysage et à la contemplation. C'est une poésie empreinte d'esprit zen qui parle de la vie, de la mort, des saisons, de la nature, de toutes ces choses que nous vivons sans vraiment les voir et les ressentir.
- Vous êtes chanteuse, comédienne. Comment avez-vous préparé cet enregistrement ?
J'ai travaillé avec un coach pour la voix, le son de la voix. Mais, il y a une vraie musicalité dans les haïkus. Je suis très sensible à ça, comme pour les accents. Et le haïku est très musical.
- Que pensez-vous du résultat ?
Je n'aime pas trop m'écouter, mais quand je l'ai fait, j'étais à fond dedans, je m'y suis littéralement plongée. Certains haïkus m'ont interpellée, mais c'est du domaine de la réflexion et pour que l'émotion passe, il faut se laisser aller, lâcher prise."
Propos recueillis par J.M.C - L'INDEPENDANT




"Un Haiku 'sonore' transporte notre imagination avec une facilité déconcertante"

Je l'ai écouté de nombreuses fois et j'ai vraiment eu l'impression de faire une expérience nouvelle: celle de comprendre qu'un Haiku "sonore" transporte notre imagination avec une facilité déconcertante.
Olivier Prou (audionaturaliste - auteur de "Oiseaux du Japon")




"Une manière originale de plonger au cœur de l’instantanéité." par La Lettre du Haïku

"Bashô, Buson, Issa, Ryôkan et Shiki. Les livres des éditions Verdier réunis en deux CD. Traduction de Joan-Titus Carmel et lecture de Dani. Dans une interview accordée au quotidien régional L’Indépendant, l’actrice perpignanaise évoque son expérience : « J’ai travaillé avec un coach pour la voix, le son de la voix. Mais il y a une vraie musicalité dans les haïkus. Je suis très sensible à ça, comme pour les accents. Et le haïku est très musical. ». 99 haïkus lus d’une voix chaude sur fond d’ambiances naturelles enregistrées par l’ornithologue Olivier Prou.
Ecouter les haïkus, une manière originale de plonger au cœur de l’instantanéité. Le haïku lu passe comme un éclair, aussi vite que le moment qu’il immortalise. Il faut être attentif au risque de perdre l’essence du texte… Au-delà du plaisir de l’écoute, voici peut-être un moyen de mieux appréhender, plus que pas les livres, la fugacité du poème et toute l’importance de mots bien choisis. A conseiller aux enseignants pour leurs ateliers d’écriture."
Par LA LETTRE DU HAÏKU




« Pour notre plus grand plaisir » par la Revue des médiathèques et des collections musicales

Traduits du japonais par Joan Titus-Carmel. Des textes de Basho, Buson, Issa, Ryokan et Shiki. Le haiku est ce poème traditionnel japonais qui réussit à exprimer un moment privilégié dans une économie extrême de mots. Tel un trait de pinceau ou une touche de couleur, il survient en un jet d’encre après de longs moments de recueillement. Il choisit une forme impaire qui témoigne d’une délicate harmonie, le temps d’un instant, et dans le fugitif absolu. Quelques grands maîtres du haïku se voient ici associés pour notre plus grand plaisir. Quand la poésie appelle au silence. Lucas FALCHERO – REVUE DES MEDIATHEQUES ET DES COLLECTIONS MUSICALES




« Simplicité, détachement et lien avec la nature » par L’Ecole d’aujourd’hui

Comme un contrepoint de la voix grave de l’interprète Dani, les sons aigus d’un sifflet, d’une flûte, les chants des oiseaux et le clapotis de l’eau, les stridulations des insectes, ponctuent avec légèreté les courts poèmes. Basho, le grand poète du XVIIe siècles souvent édité en Français, a donné au Haïku sa forme traditionnelle, qui est aussi une attitude face à la vie : simplicité, détachement et lien avec la nature. Les poètes qui lui succèdent sont de même des moines et quelquefois des peintres, à l’instar de Buson Yosa. Dans cette délicatesse d’émotions et de perceptions, les enfants reconnaîtront leurs propres émois (la chenille transportant une goutte de rosée ou le cheval qui fait pipi). La force des images, décochées comme des flèches dans leur brièveté, est si grande qu’on peut imaginer commencer chaque journée avec l’un de ces poèmes choisis pour accompagner la saison. Ce rituel, outre l’attente qu’il créera, peuplera l’univers des enfants d’images qu’ils pourront aussi projeter dans un carnet du jour, calendrier poétique et témoin de l’écoulement du temps. Paru chez le même éditeur, Les Oiseaux du Japon (Ambiances naturelles du Japon) d’Olivier Prou complètent l’expérience poétique. L’ECOLE D’AUJOURD’HUI




« Une invitation à éclairer un malaise, une heureuse surprise, à la lumière du poète. » par Lire

Des haïkus, on en a lu, on en a aimé certains plus que d’autres, on a pu désirer en écrire soi-même et croire que cette forme brève était à notre portée. Avait-t-on cependant imaginé qu’il eut été possible d’en lire à voix haute et qu’on pût même avoir l’idée d’enregistrer Bashô, Busson, Issa ou Shiki comme on enregistre Hugo, Baudelaire, Verlaine ou Rimbaud ? Leur lecture exige une certaine lenteur, entre chacun un long silence et, de façon générale, une disposition d’esprit à laquelle leur trop grand nombre pourrait être fatal.
Le lever du jour
Tournoyant dans la brume,
La voix de la cloche.
On n’a pas oublié le très beau texte que Philippe Jaccottet consacra en 1960, dans la Nouvelle Revue française, à l’anthologie du haïku en quatre volumes de l’érudit R.H. Blyth, texte repris en 1987 dans Une transaction secrète. Les haïkus, dans notre mémoire, lui doivent une part de leur lumière. Ecartant tout ce qui nous sépare de ces poèmes (langue, culture, religion, histoire) Philippe Jaccottet se propose de cerner ce qui en eux nous fascine : « Une poésie dont le ton se maintient à égale distance de la solennité et de la vulgarité, de la singularité et de la platitude. » Et l’écrivain de voir dans ce « comble de limpidité » une leçon de morale dont notre poésie moderne aurait « le plus pressant besoin ».
[…]
Barthes le comprend comme un exercice spirituel consistant à « suspendre le langage, à casser cette sorte de radiophonie intérieure qui met continûment en nous, jusque dans notre sommeil (peut-être est-ce pour cela qu’on empêche les exercitants de s’endormir) à vider, à stupéfier, à assécher le bavardage incoercible de l’âme ».

La question est donc désormais la suivante : la lecture de ces haïkus par la comédienne et chanteuse Dani, sur fonds de cris d’oiseaux ou de petits animaux accusant la solitude de la forêt, réussit-elle à nous retenir sur le « bord antérieur du langage », à nous délivrer de notre radiophonie intérieure ? A chacun de répondre. Cette anthologie est plutôt une invitation à éclairer parfois un malaise, parfois une heureuse surprise, à la lumière des analyses du poète et du sémiologue.
par Jérôme SERRI - LIRE

 





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