FOLKSONGS

OLD TIME COUNTRY MUSIC 1926 - 1944

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Livret : 48 PAGES - ENGLISH NOTES
Nombre de CDs : 2


29,99 € TTC

FA047

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Popularisées par des artistes du monde entier, les folksongs américains sont devenues une sorte de folklore international connu de tous et repris partout en chœur. Cette anthologie (coffret de 2 CD avec livret de 48 pages et 35 photos) regroupe certaines des premières versions enregistrées des folksongs les plus célèbres. Elles résonnent encore de la rumeur de l’Amérique en marche, une nation qui s’est bâtie en chansons.
Patrick Frémeaux & Gérard Herzhaft

Droits éditorialisation : Frémeaux & Associés La Librairie Sonore - Notre Mémoire Collective.

Grand défenseur du blues devant l'Eternel, Gérard Herzhaft s' est mis en tête de réhabiliter la country music aux yeux des bluesfans. Il a signé chez Frémeaux & Associés plusieurs anthologies consacrées aux différentes facettes du genre : Hillbilly Blues, Western Swing, Hawaiian music, Country Gospel, Country Boogie, Honky Tonk...
Etienne Guillermond - Travel in blues


EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 THE COO COO BIRD - ASHLEY02'57
02 NINE POUND HAMMER - MONROE BROTHERS02'12
03 JOHN HENRY - TWO POOR BOYS02'46
04 EAST VIRGINIA - BUELL03'01
05 TWO WHITE HORSES - TWO POOR BOYS02'53
06 THE MOUNTAINEER S COURTSHIP - STONEMAN02'42
07 I WISH I WAS A MOLE IN THE GROUND - LAMAR LUNSFORD03'21
08 GREENSLEEVES - THE TWENTIETH CENTURY MINSTREL02'28
09 MY LONG JOURNEY HOME - MONROE BROTHERS02'26
10 SALTY DOG - MORRIS BROTHERS01'57
11 TRAIN CARRY MY GIRL BACK HOME - MORRIS02'23
12 BROWN S FERRY BLUES - MC GEE03'32
13 RAMBLING BOY - CARTER FAMILY02'51
14 KEEP ON THE SUNNY SIDE - CARTER FAMILY02'50
15 RAILROAD BILL - BENNETT03'00
16 ALABAMA BOUND - HULL02'58
17 IN THE PINES - DARBY03'15
18 BIRMINGHAM JAIL (ON A MONDAY) - DARBY03'11
CD 2
01 ROLL IN MY SWEET BABY S ARM - MONROE BROTHERS02'28
02 POOR BOY - CANNON02'53
03 PRETTY POLLY - BOGGS03'02
04 MIDNIGHT SPECIAL - LEADBELLY03'08
05 900 MILES - GUTHRIE02'31
06 STACKALEE - HUTCHISON03'07
07 HENRY LEE - JUSTICE03'29
08 THE WAGONER S LAD - BUELL03'06
09 WILLIE MOORE - BURNETT03'16
10 GREENBACK DOLLAR - NOACH02'22
11 LITTLE RED SHOES (WHO S GONNA SHOE YOUR PRETTY LIT - MONROE BROTHERS02'59
12 FRANKIE AND JOHNNIE - RODGERS02'53
13 GAMBLING BARROOM BLUES (ST JAMES INFIRMARY) - RODGERS03'25
14 WHITE HOUSE BLUES - POOLE03'32
15 DOWN SOUTH BLUES - BOGGS03'08
16 CARELESS LOVE - DELMORE02'26
17 RAINING ON THE MOUNTAIN - DELMORE02'35
18 HESITATION BLUES (CURLY HEADED WOMAN) - BURNETT03'08
"Emotion garantie" par La Nouvelle République

« L’Amérique s’est construite en chantant. ... » A. D. – La Nouvelle République


« L’Amérique s’est construite en chantant. Popularisés par de nombreux artistes américains (Bob Dylan, Joan Baez) et européens (Hugues Auffray, Joe Dassin), les fameux folksongs ont d’abord été enregistrés par des musiciens qui étaient avant tout fermiers, bûcherons, cow-boys, trimardeurs, ou même bagnards ! Cette anthologie, concoctée de façon fort savante par Gérard Herzhaft – dont le livret est à lui seul une merveille d’érudition – est celle d’un continent en marche vers son destin. On y entend le crépitement des feux de bois, les chants de la forêt, le sifflement des trains, les rails qui s’entrechoquent, la sirène de la mine… Guitare, harmonica, banjo accompagnent les chants traditionnels de populations venues du monde entier chercher l’Eldorado improbable. Découvrir Clarence Ashley, Woody Guthrie, Jimmie Rodgers ou la Carter Family, c’est être soi-même l’un de ces pionniers et participer à l’éclosion de toute la musique populaire américaine. Emotion garantie. » A. D. – La Nouvelle République




"Le meilleur des antidotes à la nostalgie d’un âge d’or fictif..." par Les Inrockuptibles

« Cette poignée de rengaines sanglantes et désolées renvoie l’image d’une Amérique hyperréaliste.
Naissance d’une nation Etats-Unis. Longtemps avant d’entrer en maison de retraite, les folksongs avaient des fourmis dans les jambes, une araignée au plafond et le feu dans le pantalon. Gens de sac et de corde, malfrats légendaires et filous insaisissables, les premiers héros du folk sont en cavale, sautant de blues en country et de pseudonyme en surnom avec un art consommé du brouillage de pistes. Ainsi Stackalee (ou Stagolee, ou Staggerlee), qui pour une sombre histoire de chapeau volé flingua un certain William Lyons un soir de décembre 1895 à Saint Louis, Missouri. Repris par à peu près tout le monde, de Jerry Lee Lewis à Tim Hardin et de James Brown à Bob Dylan, le blues qu’il inspira échoua récemment sur le Murder Ballads de Nick Cave. Mais longtemps avant que des thèses d’ethnomusicologie ne lui soient consacrées (ainsi que d’impressionnants articles de Greil Marcus, qui depuis son mythique Mystery trains traque les ramifications de la chanson avec un zèle confinant à l’obsession), Stackalee fut enregistré par Frank Hutchinson, un Blanc pommadé qui chantait comme le frère de Robert Johnson, dans une impeccable version providentiellement exhumée sur la nouvelle anthologie de Frémeaux & Associés. Fascinant foutoir. Une complainte irlandaise donne naissance à un blues, superbement chanté par Jimmie Rodgers, le patriarche de la country-music (Gambling barroom blues) ; la Carter Family découvre Rambling boy, où l’on devine à l’état d’ébauche la mélodie du célèbre Lost highway, immortalisé plus tard par Hank Williams ; la première chanson, The Coo coo bird, éclipse les interprétations qu’en ont données Janis Joplin et Kristin Hersh. Sur les (belles) photos du livret, des familles endimanchées posent avec une raideur hiétatique, une hutte de trappeur perdue au fond des Appalaches respire la quiétude sylvestre. Images idylliques, mais les paroles de ces chansons pouilleuses (conditions d’enregistrement radicalement rustiques) et admirables (les voix célestes de la Carter Family) détaillent des vies brisées par un labeur usant (Nine pound hammer) et des passions amoureuses s’achevant dans le sang (Frankie and Johnnie). Cette Old time country music est la voix d’une nation à peine sortie de l’adolescence et déjà esquintée ; les tourments qu’elle exprime sont le meilleur des antidotes à la nostalgie d’un âge d’or fictif qu’entretient aujourd’hui la ville de Nashville. » Bruno Juffin – Les Inrockuptibles




"Cette mine musicale pousse à la redécouverte et à la relecture de l’histoire des USA" par Guitarist

« Folk Songs “Old Time Country Music”, voilà un double CD, complété d’un livret (livre ?) qui raconte les débuts d’une histoire bien actuelle car elle se renouvelle encore aujourd’hui. Les esquisses de la folk music américaine (de 1926 à 1944) sont quasiment toutes présentes sur ce coffret, à l’importance qui n’est pas seulement archéologique. Chansons qui tiennent toujours la route (beaucoup sont toujours reprises) et qui étaient à l’origine d’un tas de choses (le protest-song date bien des années trente ; la guerre du Vietnam, c’était bien après…). Cette mine musicale pousse à la redécouverte et à la relecture de l’histoire des USA, et on en oublie bien des clichés à son écoute. Tout comme aujourd’hui, le blues n’avait pas de couleur, et la souffrance qui l’engendrait était le fait de pauvres trimmers de toutes races (un duo se nomme même les “Two Poor Boys”). Les chansons de cette époque, magnifiquement conservées sur ces CD, tenaient seules ; avec une instrumentation minimale, et leur puissance évocatrice est toujours là. Leadbelly, Woody Guthrie, la Carter Family sont présents sur cette magnifique introduction. Ils sont les plus connus, mais bien d’autres méritaient de passer à la postérité. Pour certains, c’est en partie fait, grâce à ce coffret précieux. » Eric Tandy – Guitarist




"...ces voix bouleversantes" Le Monde de la Musique

« Après Country, Westenr, Western Swing et Blues, Gérard Herzhaft éclaire les musiques des campagnes américaines sous un nouvel angle. En très gros, se trouve ici illustrée la quête d’une tradition musicale authentique de l’Amérique populaire qui, pourchassée dès le début du siècle par des collecteurs chevronnés, inspira le folk boom des années 60. On entendit alors s’élever sur les campus en révolte la old time music. On lui fit chanter le retour à la terre, la non-violence, l’antifascisme, l’antiracisme, les droits sociaux, voire les vertus du haschisch et la liberté sexuelle… Ce qui peut paraître bougrement suspect si l’on songe qu’il s’agissait là de la musique des péquenots du Sud (hillbillies), furieusement racistes et foncièrement réactionnaires. Herzhaft décrit comment on en vint là, éclaircissant assez bien, en onze petites pages de livret, une réalité inextricable où les Noirs chantent comme des rednecks et vice-versa. A entendre les envoûtants Coo Coo Bird par Clarence Ashley, East Virginia par Buell Kazee, Pretty Polly par Dock Boggs, Midnight Special par Leadbelly ou même les harmonies plus policées des Delmore Brothers sur Careless Love, on se dit que des hommes qui chantaient si tendrement ne pouvaient pas être foncièrement mauvais, et l’on comprend que la bonne âme de Pete Seeger ait succombé à l’écoute de ces voix bouleversantes. » Franck Bergerot – Le Monde de la musique




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