LES TROIS PETITS COCHONS ET AUTRES CONTES

RACONTE PAR CLOTILDE COURAU - CHANTE PAR LE CHOEUR DES PETITS DU CREA

Plus de détails

Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA884

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+2 pts fidélité


Si les ouvrages pédagogiques pour la jeunesse de 6 à 11 ans sont nombreux, les véritables créations musicales et parlées pour les petits sont plus rares.
Tel est le défi que Frémeaux & Associés et le Créa ont voulu relever, en présentant une adaptation par Olivier Cohen de trois contes célèbres destinés aux enfants de 3 à 6 ans, sur des créations originales commandées à trois compositeurs reconnus : Frédéric Martin, Yassen Vodenitcharov et Vincent Bouchot.
Le Choeur des petits du Créa accompagne musicalement Clotilde Courau, en conteuse tendre et pétillante, qui incarne ces trois histoires du patrimoine enfantin.
Claude Colombini - Frémeaux

This CD features a new production for the children (recommended to 3 to 6 years old kids): Les Trois petits cochons (The Three Little Pigs) plus three other tales, interpreted by actress Clotilde Courau and sung by the choir of children of the CREA (a famed musical school). In French

Suivi de : La Petite Poule Rousse • Le Bonhomme en Pain d’épices

Racontés par Clotilde Courau
Chanté par le choeur des petits du CREA
Compositions originales de Frédérick Martin, Yassen Vodenitcharov, Vincent Bouchot
Adaptation : Olivier Cohen
Direction artistique et musicale : Olivier Cohen
Production : Claude Colombini & Kos ko studio.
Edition musicale : Kos & Co et Frémeaux & Associés.

Droits : Frémeaux & Associés - La Librairie Sonore."
Les Trois Petits Cochons

Les Trois Petits Cochons
Chanté par le chœur des petits du CRÉA
et raconté par Clotilde Courau








Les trois petits cochons
1    Il était une fois un pauvre fermier…    4’30  
2    Le départ des trois petits cochons    3’52  
3    La maison de paille    3’31  
4    La maison de bois    3’33  
5    La maison de briques    4’09   

La petite poule rousse  
6    Il était une fois une petite poule rousse    2’48  
7    Les poussent apparaissent    2’54  
8    Les amis n’aident pas    3’53  
9    Chanson    3’34    

Le bonhomme en pain d’épices
10    Un grand père et une grand-mère    3’46
11    Le bonhomme de pain d’épices    3’42
12    La vache et le cheval    4’57
13    Le paysan    3’57
14    Le renard    4’39


Narration : Clotilde Courau
Direction de Chœur : Isild Manac’h
Les chanteurs : Anna Airault, Marielle Amiche, Théo Apétogbor, Juliette Baus, Louise Boë,  Loéla Cuinat-Quétier, Sehia Dahere, Stéphanie De Sousa, Sido Dunis-Quarré, Marilyn Duval,  Emma Frémeaux, Mathis Gambu, Juliette Gérin, Léna Kandissounon, Louna Lafaurie, Nina Lemarchand, Juliette Mathey, Thibaut Nguyen, Chloé Nibart, Astrid Pallud, Maxime Palomo, Eloïse Pech, Calista Richard, Margot Roger, Loïse Romanelli, Leelo Septier, Nina Velasco, Camille Warin-D’Houdetot.

Direction musiciens : Johan Farjot
Clarinettes : Jean-Marc Fessard
Hautbois : Aurélie Lepault 
Flûte: Hélène Codjo
Alto : Arnaud Thorette
Violoncelle : Antoine Pierlot
Chant additionnel : Edwige Parat
Avec la participation amicale de Philippe Salaberry : clarinette

Direction artistique : Olivier Cohen 


Les trois petits cochons
 Adaptation : Olivier Cohen - Composition : Frédérick Martin

1 - Parfois, les histoires commencent un peu tristement…
    
Chœur : Nous te croyons, si tu le dis…    
Mais est-ce le cas de celle-ci ?   En effet. Au pied d’une haute montagne, un fermier ne possédait que de pauvres terres. Il gagnait si peu qu’il ne parvenait à monter sa basse-cour.     
Chœur : Tout le jour, il rêvait d’entendre des poules les caquètements, des moutons les bêlements, de l’âne les braiements. Pendant des mois, il alla chez ses voisins, louer ses bras mais à force de travail et de privations, il gagna assez d’argent pour s’acheter trois beaux petits cochons.     
Chœur : Trois beaux cochons.     
Dont il était tout fier,    
Lui qui ne possédait rien hier     
Le plus âgé surtout, rose et rond,    
Celui qu’il nomma Ricochon     
Intelligent, bavard comme une pie, gourmand    
Etait la fierté de la maison    
Chœur : Ricochon, quel drôle de nom !         
Allez savoir pourquoi, le fermier l’appela ainsi.    
Plutôt qu’Ernest, Oscar ou Jérémy.     
Mais ce qu’il faut savoir,    
Pour suivre cette histoire,    
C’est que doucement, fièrement,     
Ricochon, marchait du matin au soir,     
Entrait partout, observait soigneusement,    
Outils, plantations, bêtes et gens    
On aurait dit qu’il voulait tout apprendre,    
On aurait juré qu’il voulait tout comprendre.

2 - Et pendant que le plus âgé des trois cochons allait et venait dans la ferme, ses deux frères passaient leur temps à jouer dans la cour de la ferme.
Chœur : A jouer à quoi ?     
Le conte ne le dit pas.  
Comédienne : Mais taisez-vous ! Vous ne savez pas ce qu’il arriva ?     
Un grand malheur qui survient parfois.       
L’été fut si chaud que les récoltes brûlèrent sur pied.    
Plus d’avoine, de légumes, ou de blé !         
A l’entrée de l’hiver, le fermier appela sa femme: « Ecoute, nous n’avons plus de quoi nourrir nos bêtes et nous allons bientôt manquer de provisions nous-mêmes. Il faut que nous mangions les trois cochons. Le premier sera préparé pour Noël, le second pour le réveillon, et avec le troisième, nous tiendrons bien jusqu’à février. » 
Chœur : Manger les trois petits coch|ons !     
Quelle tristesse, quelle désolation !     
N’y aurait-il rien d’autre à faire ?    
Cette histoire se finit en un éclair !  

Mais non, attend un instant… ne sois pas impatient.  Ricochon fouillait la terre non loin de là, ou alors il observait la maison, ou bien, il  écoutait les conversations,  toujours est-il qu’il entendit ces paroles. Il courut aussitôt avertir ses deux frères : « Venez avec moi, il faut partir et nous cacher dans la forêt, sinon nous allons bientôt cuire à la broche. »    
Aussitôt, les trois cochons partirent tous trois sur les chemins en direction des bois. Mais ils n’eurent pas une heure à marcher que le plus jeune se mit à couiner :      
« Je n’en peux plus; je vais m’arrêter ici. »    
« Où vas-tu dormir, mon ami ? »    
« Dans une maison pardi ! »    
« Mais ton toit, ton sol, avec quoi les fabriquer ? »    
« Mais avec la paille qu’on voit dans ce pré… »    
« Ta maison ne te protégera pas du loup qui habite ces bois. »    
« Tu le sais, je n’ai jamais eu peur du loup, moi…     
« Qu’il approche, il verra bien à qui il a affaire. »    
« Très bien, nous ferons comme tu le désires, petit frère. »     

Ainsi, les trois petits cochons commencèrent à bâtir une maison de paille sur le bord du chemin.       
Une heure plus tard, alors qu’ils entraient à peine dans la forêt, le second des petits cochons se mit à couiner à son tour :  


3 - « Je n’en peux plus, Ricochon. Arrête-toi !    
Aide-moi à bâtir une maison dans ce sous-bois. »    
« Nous sommes presque arrivés. Un petit effort. »    
« Je ne sens plus mes pattes. Je suis à moitié mort. Je t’en prie, aide-moi à ramasser ces branches  Pour bâtir une belle maison toute blanche. »        
« Mais pour arrêter le loup, c’est un bois trop fragile et trop tendre »    
« S’il vient jusque là. Rassure-toi, je saurais me défendre. »  

Alors, deux heures durant, les deux frères construisirent une belle maison de bois, et se séparèrent. Seul à présent, Ricochon marcha longtemps, ne dormant que d’un oeil la nuit tombée. Au bout d’un moment, il arriva près d’une vieille maison en ruine.     
« Voila de quoi me satisfaire.     
Je vais ramasser ces planches et ces pierres pour me bâtir une maison solide et fière. »  Ainsi, pendant plusieurs jours, le plus âgé des trois cochons assembla les planches et les pierres pour fabriquer sa maison. Heureux de ses efforts, il entra dans sa nouvelle demeure et s’endormit aussitôt.      

Pendant ce temps, un loup arriva du plus profond de la forêt. Il avait entendu parler des trois cochons et voulait les attraper au plus vite. Il alla d’abord auprès du premier des trois, celui qui avait construit une maison de paille: « Cochon, cochon, ouvre-moi ta maison. » La pauvre bête tremblait comme une feuille en entendant cette grosse voix. Et il n’eut pas le courage de répondre. Le loup recommença à hurler : « Cochon, cochon, ouvre vite ou je vais griffer, je vais gratter, je vais souffler, et ta maison va s’écraser. »    
« Loup, je n’ai pas peur de toi ! Tu peux griffer, tu peux gratter, tu peux souffler, ma maison saura bien te résister. » 


4 - Le cochon s’étouffa presque de terreur en répondant à l’affreuse bête. Aussitôt, le loup sauta sur le toit de la maison, et il griffa, gratta, souffla, si bien qu’en quelques instants, la pauvre demeure partit en morceaux.         
Heureusement, le petit cochon eut le temps de s’enfuir et courir chez son frère, celui qui a construit une maison de bois.    
« Laisse-moi entrer. Le loup veut me manger. »        
Et le second petit cochon laissa entrer son frère et barricada sa porte. Quelle ne fut pas sa frayeur quand il entendit la grosse voix du loup :
 « Cochon, cochon, ouvre vite ou je vais griffer, je vais gratter, je vais souffler, et ta maison va s’écraser. »       
 Le second frère se calma en pensant que sa maison de bois retiendrait les assauts du loup. Malheureusement, le loup sauta sur le toit de la cabane et souffla, gratta et griffa.     

Chœur : « Les murs commencèrent à trembler,    
A vibrer, à se tordre, à gondoler.     
Le toit parut rejoindre le plancher,    
Puis, dans un horrible fracas,    
En une seconde, la cabane s’écroula.    
Les petits cochons eurent à peine le temps de  s’enfuir.   
 
De toute la force de leurs pattes, ils se mirent à courir,    
A courir, à courir, à courir…     
Ils trébuchaient, trébuchaient, ils s’égaraient,    
Se cognaient contre les arbres, aux ronces se griffaient.    
Ils sentaient leurs cœurs sur le point d’éclater, ils étouffaient,    
Ils pleuraient, ils couinaient, ils se désespéraient        
D’être si gros, de ne pas savoir courir, d’être si lents,        
De ne pas savoir se battre, de ne pas avoir de grandes dents…    
Enfin, à demi mort de fatigue, sans bien savoir comment,     
Ils arrivèrent devant la maison de leur grand frère,     
Grande, solide, faite de briques et de pierres.    
« Ricochon, ouvre vite, laisse-nous entrer ! 
Le loup, le méchant loup veut nous manger. »     

Ricochon se précipita à l’extérieur. Voyant que le loup les poursuivait en flânant et en riant, il fit semblant d’être aussi apeuré, aussi désorienté que ses frères. Tournoyant sur lui-même, il les mena ou plutôt les porta presque jusqu’à sa maison. Il ferma sa porte à double tour, avec sa nouvelle serrure, et posa une grande planche de bois pour bloquer l’entrée. Il eut à peine fini de barricader sa porte qu’il l’entendit crier :     
« Cochon, cochon, ouvre vite ta porte ou je vais griffer, je vais gratter, je vais souffler, et ta maison va s’écraser. »


5 - Ricochon répondit aussitôt :     
« Loup, pardonne-moi, 
Je n’ai pas peur de toi ! 
Tu peux griffer, et re griffer, 
Tu peux gratter, et regratter, 
Tu peux souffler et re souffler, 
Ma maison va te résister. »   

Et en effet, le loup eut beau souffler à s’en crever la bedaine, griffer à se mettre les pattes en sang, la maison ne bougea pas d’un centimètre. Le soir venu, épuisé par ses efforts, l’animal s’écroula devant la porte.  Ricochon appela alors le loup :     
« Ne veux-tu pas manger ?     
Je vais te donner quelques cerises de mon déjeuner. »     
« Tu es bien gentil, je te remercie. »     
Le loup ouvrit tout grand sa gueule puissante.

Et Ricochon lui jeta dans la bouche une pelletée de cendres qui chauffaient dans sa cheminée. Le loup recracha en hurlant ces mauvaises cerises.    
« Oh mille pardons, chez moi, il fait si noir    
Je me suis trompé, je ne peux le croire !    
Mais ne bouge pas,… quelle histoire     
Je vais te donner des pommes et quelques poires. »  Et cette fois, Ricochon jeta à la gueule du loup de grosses pierres qui lui cassèrent plusieurs dents. Cette fois, l’animal devint fou de colère. Il bondit sur le toit et se précipita dans la cheminée, pour tomber dans une marmite pleine d’eau bouillante.  Ricochon attendit alors qu’il sorte la tête du récipient pour lui donner un gros coup de bûche qui lui fendit le crâne en deux.  On dit que les trois cochons mangèrent, le soir même, une cuisse du méchant loup.  Quelques jours plus tard, les deux plus jeunes frères construisirent à leur tour de belles maisons de pierre près de celle de Ricochon. Ils y emménagèrent bientôt et tous les animaux de la forêt jurent que depuis, ils y vivent heureux et que jamais personne n’a tenté de rentrer chez eux.    
    
« Ils bâtirent chacun sa maison   
 Les trois petits cochons.    
Une en paille, une en bois, une en pierre,    
Il ne faut jamais d’un rien se satisfaire,    
Sans quoi, d’un souffle, un loup peut tout briser,    
Entrer chez vous, vous dévorer,    
Si vous bâtissez, que ce soit avec application    
Effort, minutie, obstination     
Jamais vous ne regretterez     
Votre maison, de trop soigner    
Jamais vous ne regretterez    
De bien vous protéger. »


La petite poule rousse
Adaptation : Olivier Cohen - Composition : Yassen Vodenitcharov

1 - La vie réserve de drôles de surprises.  Il y a quelques jours, je marchais dans la campagne, quand tout à coup j’eus l’impression d’entendre une voix. Il n’y avait que des arbres, un vieux cheval et un petit peu de vent. Et savez-vous ce que j’entendis ? Une drôle d’histoire …  

Chœur :
Il était une fois une poule rousse qui vivait dans une ferme auprès d’un chat, d’un chien et d’une oie.  Un jour d’été alors qu’on venait de semer le blé, la petite poule rousse en trouva quelques grains sur le chemin.     
Chœur : Surprise, elle resta à observer les graines puis, après un cri de victoire, elle appela ses amis :  Qui m’aidera à semer le blé ? J’ai vu comment faisait le fermier. Il suffit de l’imiter.  Mais personne ne lui répondit:  Le chien, le chat et l’oie étaient occupés à… paresser…à se dorer au soleil, à rêvasser… à regarder les mouches voler.  Très bien, je le ferai seule. Et la petite poule rousse se mit à l’ouvrage, creusa la terre de ses petites pattes. Tous les jours, elle ratissait, et puis elle arrosait ses plantations.



2 - Chœur : Au bout de quelque temps des pousses apparurent.     
De minuscules tiges pour une récolte première. Elle se sentit toute fière et, aussitôt appela ses amis, en caquetant de toute la force de sa petite voix.
Une soliste : Qui veut m’aider à ôter l’herbe autour de mes plans de blé ?     
Je vois un ou deux chardons. Et une ou deux orties.  
Le chat la regarda et miaula :     
« Pas moi, je suis occupé à chasser une souris.  Elle court si vite que je ne parviens à l’attraper. »     
« Ni moi. Il me faut picorer.     
Depuis hier au moins, je n’ai encore rien mangé. » 
L’oie s’éloigna le plus vite possible.    
« Et moi, je ne peux vous aider.     
Tous les chiens ont la maison à garder.     
Personne ne te l’a jamais expliqué ? »

Alors la petite poule rousse travailla seule.
Quand elle vit que le blé avait poussé, elle alla chercher ses amis.    
Un soliste : Et maintenant qui m’aidera à le couper ?     
Chœur : Le chat parla encore le premier:     
Second soliste : Mais mon amie, pas moi,      
Je surveille les oiseaux, comme tu le vois,   
Ils pourraient, on ne sait jamais,    
Ils pourraient approcher en vol serré,   
En un instant, dévorer ton blé.     
Tu devrais me remercier. Et la petite poule dut battre seule son blé. 

3 - Mais quand le blé est battu et placé dans des sacs, il faut l’apporter au moulin
     
Un soliste : Mes amis, cette fois,     
Toute seule je n’arriverais pas.    
Second soliste : Crois bien que je compatis,    
Mais j’ai couru toute la nuit.     
Tu n’imagines pas combien,   
Mes pauvres, pauvres pattes     
Depuis l’aube, me font souffrir !    
Je t’assure, un vrai martyr…     
 Il me faut l’avouer tout bas,    
On ne sait combien les chats sont délicats. Et les chiens autant que les chats.     

« Je ne peux plus bouger, regarde-moi. 
Une pierre m’a blessé la patte,  Depuis deux heures, je boite. »    

Troisième soliste :
Si tu savais ce que je vis.        
Je frissonne, et je frémis,     
Je ne tiens plus debout,    
A en devenir fou,    
Tant que je peux remuer,    
Je dois aller me coucher. 

Et la petite poule dut battre seule son blé. Mais quand le blé est battu et placé dans des sacs, il faut l’apporter au moulin.  La petite poule se tourna vers ses amis et avant qu’elle dise un seul mot. Tous trois s’écrièrent :    

Chœur :
Ne nous demande pas d’aller jusqu’au moulin. C’est tellement, tellement loin… et nous ne connaissons pas le chemin… et nous ne pouvons quitter la ferme, tu le sais bien.      
« Alors, je porterai les sacs toute seule. » 

Et bravement, elle porta, un à un, les sacs jusqu’au  moulin…
Bientôt, le meunier moulut le blé en fine farine et la petite poule rousse put la rapporter à la ferme.     
Cette fois, elle hésita un peu mais appela encore ses amis :       
Soliste : Maintenant que nous sommes presque à la fin,    
Dites-moi, allez-vous m’aider à cuire le pain ?        
Les trois solistes : Mais nous ne sommes pas meuniers…    
Pâtissiers ou boulangers,    
Nous risquons de tout rater,     
Ou pire de nous brûler…    
Un poil ou une moustache peut vite s’enflammer.   

Et la petite poule rousse fit cuire le pain. Lorsqu’il sortit du four, il sentait si bon que le chien, le chat et l’oie arrivèrent en courant. 

4 - Chœur : Crac, clic, clang… Le joli pain blanc    
Semblait tout croustillant,    
La petite poule rousse, doucement    
Le renifla en soupirant.     
Soliste : Il ne reste plus qu’à le manger, maintenant.     
Qui m’aidera, cette fois ?    
 Chœur : Moi ! Moi ! Moi ! Moi !    
 « Moi ! » hurla le chat.    
« Moi ! » aboya le chien.   
 « Moi ! Moi ! » caqueta l’oie.    
« Oh, non, pas vous! dit alors la petite poule. J’ai fait le reste sans vous, je finirai bien seule. »

Et elle se régala du bon pain devant ses amis qui l’observaient tout penaud.    

Chanson : Lorsqu’on oublie     
D’aider ses amis,    
Lorsqu’on préfère paresser, somnoler,    
Flâner, s’amuser et rêvasser,     
On se sent d’abord tout content    
On se dit qu’il faut prendre son temps    
Profiter de la vie, sans se presser,     
Se bousculer, se fatiguer    
On regarde les autres en s’amusant:    
Pourquoi un tel acharnement     
Un tel, un tel entêtement,    
A courir du matin au soir ?     
Interdit même de s’asseoir,     
Interdit de bayer aux corneilles,     
De profiter de toutes les merveilles    
Que le monde peut nous offrir !    
A en oublier le sens du mot rire…    
Mais un jour, comme la poule rousse    
On ne voit personne pour vous tendre la main,    
Personne pour venir à la rescousse    
Lorsque vous en avez le plus besoin…    
Alors, tous ceux qu’on a oubliés,     
Tous ceux tous ceux qu’on a négligés,    
Tous ceux à qui on a tant promis    
Vous ferment la porte, la porte au nez,    
N’oublie pas : celui qui ne donne rien,    
Obtient rarement l’amour de son prochain.


Le bonhomme en pain d’épices
Adaptation : Olivier Cohen - Composition : Vincent Bouchot
Pour comédienne, petit chœur d’enfants attentifs (EA)… et chœur de gamins turbulents (GT).

1 - Il y a bien longtemps, un grand-père et une grand-mère vivaient dans une drôle de maison biscornue…
GT : Giscornue ? Ca veut dire quoi giscornue ? 
Une baraque cornue ? Une cabane toute nue ?  
EA : Pas du tout ! Une maison tordue, pentue, 
Aux sols pas très droits, aux murs de guingois, 
Avec des marches de travers, un toit à l’envers. 
GT : Comment, on peut vivre dans un tel endroit ?
EA : Bien sûr, qu’est-ce que tu crois ?
Vas-tu te taire, pour une fois ?       

Dans leur petite demeure, les deux vieux possédaient le plus joli des jardins et ils nourrissaient tous les oiseaux du voisinage. 

GT: Des oiseaux ! Quels oiseaux ? 
Quels oiseaux, des pierrots ? 
EA : Des moineaux, des corbeaux, des passereaux ?
Des aigles, des vautours, des pélicans ?
GT : Des oiseaux ! Quels oiseaux? »
EA : Des piverts, des paons, des cormorans ? 
Des faisans, des canards, des toucans, 
Des oiseaux, quels oiseaux ? 
EA : Chut, laisse-la parler à présent


Partout, on vantait leur gentillesse. Ils auraient du se sentir heureux. Seulement, chaque jour, quand la grand-mère regardait le soleil se lever, ses yeux se couvraient de larmes.

GT : Et pourquoi elle pleurait ? On l’ennuyait ? On la chatouillait, on la repoussait ? On la secouait, on la critiquait ?
EA : Attends, l’histoire n’a même pas commencé.  Écoute ce que la grand-mère se disait. 

    …« La vie m’a beaucoup donné… c’est vrai… seulement, il m’a manqué un bonheur que je voulais par-dessus tout : le bonheur d’entendre les cris d’un enfant. »

EA : « Oh la pauvre ne devait pas s’amuser.  
Toute seule sans personne,
Sans personne pour plaisanter,
Personne pour jouer,
personne pour se disputer,
Personne pour jouer,
personne pour se disputer,
GT : Personne pour danser, personne pour jouer, 
Personne pour danser, personne pour jouer,
Personne pour danser, 

2 - Le temps passait doucement quand un matin, elle crut entendre une voix.     
Elle regarda tout autour d’elle et ne vit rien d’autre que le soleil qui brillait et les oiseaux qui à leur habitude, fredonnaient bruyamment.    
Soliste : « Je ne peux te donner un enfant. Mais fabrique un bonhomme en pain d’épices…, un pas trop grand. Et bientôt, je t’assure, tu le verras courir autour de toi. Seulement, n’oublie pas. Prends garde à trop le faire cuire. »    

Brusquement, jailli de nulle part, voila les paroles que la grand-mère entendit. Elle resta bouche bée, à trembler comme un pot de gelée d’abricots. La voix reprit son discours ! La vieille faillit tomber à la renverse.     
GT : Et pourquoi ? Le bruit l’a fait s’évanouiiller ? 
EA : Mais non, une voix s’est remise à parler !  Une voix venue de nulle part, c’est curieux
GT : C’est curieux, Mais ça ne veut rien dire « curieux » Pourquoi pas insolite, mystérieux, 
Ou même surprenant, inquiétant, Etonnant, ahurissant, abracadabrant,  
Fabuleux, prodigieux, faramineux Enfin je ne sais pas ce que tu veux.     

Après avoir entendu la voix, la vieille resta raide et droite, sans bouger, des heures entières. Elle oublia même d’aller s’occuper de son jardin. Et puis elle réfléchit un moment, et devinez ce qu’elle pensa :     

Tous les enfants joueurs : « Qu’est-ce que je risque? Au pire, mon mari mangera le pain d’épices. »         

Alors elle alla dans sa cuisine et commença à préparer le gâteau. Et bientôt une bonne odeur se répandit dans la maison. Le grand-père pointa aussitôt le nez, approchant de toute la vitesse dont il était capable, 
GT : Le ventre qui gargouille, les babines retroussées.  Alléché, gourmand, affamé. 
EA : Chut, vas-tu écouter l’histoire qu’on veut te conter. Alors le grand-père, qu’a-t-il demandé?    « Que prépares-tu ? Cela sent si bon ! Du pain d’épice, tu n’en as pas fait depuis si longtemps… fais le bien dorer, c’est ainsi que je l’aime. » 
Et le vieux se mit à rire de plaisir. Toute heureuse de la mine réjouie de son mari, la grand-mère négligea la recommandation que la voix lui avait répétée.

3 - Et elle laissa griller le bonhomme de pain d’épices dans le four.  Quand la vieille ouvrit la porte du four, elle eut l’impression que le gâteau remuait.     
Puis quand elle voulut le sortir, elle ne parvint pas à l’attraper. On aurait dit qu’il s’amusait à lui échapper.     

Les deux chœurs : « En haut, en bas, il saute un peu partout… à droite, à gauche, il tourne comme une toupie le bonhomme en pain d’épices. »      

Surpris par le spectacle, le vieux observait, la bouche grande ouverte. « Arrête de bouger, s’il te plait ». Mais le bonhomme de pain d’épices sauta sur le sol de la cuisine et commença à courir.  

Le vieux tenta bien de s’emparer de ce drôle de gâteau si agité. Il bondit mais ne saisit que du vent… et boum, tomba sur ses fesses.     

Les deux chœurs : « ouille… aïe… aïe… ouille. »    
Soliste : « Courez, trottez, galopez !     
Prenez une épuisette, un filet…    
Jamais vous ne l’attraperez »
GT : Qui ? 
EA : Le bonhomme en pain d’épices, pardi. 
On jurerait que tu n’as pas suivi Tout le monde court, tout le monde le poursuit. » 

Le bonhomme de pain d’épices se précipita à l’extérieur de toute la vitesse de ses petites jambes. Au bout de quelques pas, heureux de sa liberté, il regarda tout autour de lui. Il vit alors une énorme vache qui s’approchait doucement : « Ne bouge pas. Tu sens tellement bon. Est-ce que je peux croquer un morceau de ton ventre ? »  Le bonhomme de pain d’épices hurla de rire. « J’ai échappé à la petite vieille qui m’a cuisiné, et toi tu crois m’attraper ? Tu ne me fais pas peur, je peux te le jurer ! » 
Et le bonhomme s’élança sous le ventre de la vache, si rapidement que, sans réfléchir, le pauvre animal se passa la tête entre les pattes… et tomba le museau contre le sol.    
Le bonhomme de pain d’épices, voulut alors traverser les champs qui s’étendaient devant lui pour aller vers la forêt. Mais il n’avait pas fait dix pas qu’il sentit le sol trembler. Un magnifique cheval s’approchait au galop. « J’ai vu ce que tu as fait à mon amie la vache, mais moi, je cours trop vite pour toi. Je vais t’avaler d’une bouchée. » 

GT : Ils parlent les chevaux?
Je croyais qu’ils plissaient les naseaux, 
Qu’ils claquaient des sabots.
EA : Un peu d’attention, voyons… on t’a répondu.    

Dans les contes, tout le monde parle, même les tortues,    
Les crocodiles, les girafes, les zébus     

Les carpes dodues, les ours joufflus,    
Les ânes têtus, les boucs bossus.    
Les rats moustachus, les chiens poilus.    
Les puces, les poux, les sangsues.    
Les flamants roses, les hérons, les grues.       

Le bonhomme de pain d’épices observa longtemps le cheval et se mit à rire :
« J’ai échappé au vieux, à la vieille et à la vache. Ce n’est pas un canasson tout pelé qui m’attrapera. »
Et le bonhomme se mit à sauter dans tous les sens si vite que le cheval en eut le tournis et courut droit dans un arbre.

4 - EA : Dans un arbre, voilà qui fait mal. Pauvre animal. 
GT : Dans les contes, pas de bosse, de blessures.
Pas d’entorses, d’éraflures, d’écorchures
De meurtrissures, ou de fractures…
Pas de nez qui coule ou de rage de dents J’aimerais bien y vivre, finalement.

Le bonhomme se remit alors à courir en riant. Il entendit alors une grosse voix d’homme, celle d’un paysan qui coupait le blé : « Eh ! Où vas-tu ainsi ? Approche un peu et sers-moi de goûter. J’ai bien assez travaillé. »  Le bonhomme de pain d’épices se tourna vers lui et lui chanta :   
« J’ai échappé au vieux, à la vieille, à la vieille, à la vache, à la vache, au cheval. Ce n’est pas un vieux bonhomme comme toi, tout pataud, tout lourdaud, tout lourdaud, tout pataud qui pourra m’attraper. »     

Et il sauta à droite, à gauche aussi vite que possible. Le paysan courait derrière lui en soufflant et en soupirant. Au bout de quelques minutes, le pauvre homme, rouge comme une cerise, tomba dans une meule de foin, 
GT : Mais pourquoi pas rouge comme une fraise,     
Une pivoine, une écrevisse…     
Ou pourquoi pas noir comme du chocolat, de la réglisse ?     
Ou jaune comme un coing, violet comme un pruneau. 
Vert comme une groseille à maquereau.  
 
Et le bonhomme de pain d’épices poursuivit son chemin en bondissant.     
Il arriva alors près d’une rivière qui séparait les champs de la forêt. Il n’osait sauter, n’ayant jamais vu un cours ou même un filet d’eau. Il resta sur la berge un long moment, à ne savoir quoi faire jusqu’à ce qu’un grand renard roux s’approche. Le bonhomme voulut d’abord s’enfuir mais l’animal, l’avait vu se débarrasser de la vache, du cheval et du paysan. Il resta à distance : « Rassure-toi, je ne veux pas te manger. Je me nourris de poules, on te l’a dit sans doute ! Mais si tu veux, je peux te rendre service et t’amener de l’autre côté. » 

EA : Comment ! Tout le monde sait parfaitement
L’ours est gourmand, le loup méchant, 
La fourmi travaille tout le temps, 
L’éléphant a une grande mémoire, 
La cigale chante du matin au soir :
« La donnae mobile »
Le renard est menteur, voleur, avide, malfaisant.    

 5 - Le bonhomme réfléchit un instant:     
Soliste : « Et comment traverser la rivière,     
Sans couler comme une pierre ? » 
« Je nage jusqu’à l’autre rive et toi, tu te mets sur ma queue. Ainsi tu ne risqueras rien. »     Soliste : « Quelle bonne idée… pour la première fois, je vais nager. »
Rassuré, le bonhomme de pain d’épice accepta la proposition du renard, mais celui-ci avant de plonger tourna la tête: « Tout compte fait, tu devrais te mettre sur mon dos; j’ai peur que tu ne sois trop lourd pour ma queue. » 
Soliste : « Comme tu voudras… tu sais mieux que moi,     
Ce qu’il faut faire, pour traverser une rivière. » « Oui, mais là, il est certain que tu vas te mouiller. Viens plutôt sur ma tête. Tu resteras au sec. »     

Devant tant de gentillesse, le bonhomme se sentit reconnaissant et il bondit entre les oreilles de l’animal.      
Soliste : « Faisons à ta volonté.    
A présent, j’ai hâte de voguer,    
Comme un bateau de naviguer. »    
« J’ai une meilleure idée. Je vais nager le nez en l’air. Pose-toi dessus, là tu seras vraiment à l’abri. »         
Le bonhomme de pain d’épice applaudit de ses deux petites mains:    

Il se jucha sur le nez du renard qui aussitôt renversa la tête en arrière et lui croqua une jambe et un bras.          
Soliste : « Aïe, voila de ma personne, une bonne  moitié.    
Dévorée, grignotée, goulûment avalée. »
EA : Le pauvre avait de quoi perdre la tête A sentir le souffle de la bête, 
Sur son ventre, sur son dos. Le pauvre avait de quoi perdre l’esprit A sentir la morsure des crocs Dévorer sa bonne pâte, en faire de la charpie.      
Soliste : « Aïe, voila de ma personne, une bonne  moitié.    
Dévorée, grignotée, goulûment avalée. »          

Et le bonhomme de pain d’épices se mit à sautiller dans les herbes pour échapper au renard qui le cherchait en se léchant les babines. Le bonhomme resta caché dans une motte de terre jusqu’à la nuit avant de ramper vers la maison, frémissant au moindre bruit.       
Le lendemain, la grand-mère eut la surprise de retrouver son bonhomme en pain d’épices sur le sol de la  cuisine, 
GT : Coupé en deux, trempé, crotté. 
EA : Coupé, découpé,  Mâchonné, mâchouillé. »      
Elle le nettoya avec son chiffon et lui fit une jambe en brioche. Depuis, on entend tout le temps des rires dans la maison.    
Le chœur : Une jambe en brioche, un menton en galoche.     
Des yeux en caramel, une bouche tout en miel.     
Il trotte, il court, il glisse. Le bonhomme en pain d’épices.    
 En haut, en bas, il saute un peu partout    
A droite, à gauche, à gauche, à droite.


Frédérick Martin est un compositeur autodidacte né à Paris en 1958. Après une enfance passée en Afrique, se consacre à la musique et est récompensé par plusieurs prix, dont la Villa Médicis et récemment le prix Paul-Louis Weiler décerné par l’Académie des Beaux-Arts. Son œuvre comprend entre autres 4 sym­phonies, un opéra, 7 quatuors à cordes, 3 sonates pour piano, des concertos ainsi que de nombreuses pièces de chambre. Il a déjà composé pour les éditions Fré­meaux & Associés la musique de plusieurs contes musicaux sonores.      

Yassen Vodenitcharov est né à Bourgas, en Bulgarie en 1964. Après ses études au Conservatoire National Supérieur de Musique de Sofia, en 1990 il arrive à Paris pour suivre un stage de musique électroacoustique au GRM, à la Radio-France.  En 1991 il est admis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de composition de Paul Méfano, où Il obtient son prix en 1995. En 2008 il soutient sa thèse doctorale de musicologie à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales.  Lauréat de nombreux concours inter­nationaux, sa musique est jouée dans la plupart des pays d’Europe, ainsi qu’en Amérique du Nord, au Venezuela, au Japon et en Australie.  

Après des études de littérature à l’Ecole Normale Supérieure, Vincent Bouchot entreprend une carrière de chanteur professionnel, d’abord à La Chapelle Royale, puis au Groupe Vocal de France. Après une formation en musique ancienne au Studio Versailles Opéra, avec René Jacobs et Rachel Yakar, il rejoint en 1994 l’Ensemble Clément Janequin dont il est membre permanent, et avec lequel il a enregistré une dizaine de disques.  Interprète inlassable de la musique des XXème et XXIème siècles, il crée de nom­breuses pièces d’A. Solbiati ; J. Rebotier, I. Xenakis, J. Lenot, F. Luque, F. Lagnau, B. Gillet, G. Pesson, C. Looten, C. Carcano… Vincent Bouchot a composé une soi­xantaine d’œuvres, dont six opéras de nombreuses mélodies et de cantates et plusieurs ouvrages pour les Editions Fré­meaux & Associés.   

Clotilde Courau passe son enfance avec ses parents et ses trois sœurs en Égypte et au Bénin. A l’âge de 16 ans, elle décide de devenir comédienne et s’inscrit successivement au cours Simon, au cours Florent, à l’École de la rue Blanche (ENSATT), ainsi qu’à l’Atelier International de Théâtre, à Paris.
Sa carrière débute sur les planches dans la compagnie de Francis Huster. En 1990, elle fait ses premiers pas au cinéma dans Le Petit Criminel de Jacques Doillon, pour lequel elle est récompensée du Prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Berlin (Berlinale) et elle est nominée aux César.
Elle devient alors une des actrices incontournables du cinéma français et multiplie les rôles pour le grand écran, dans divers registres, poursuivant conjointement sa carrière théâtrale. En 1995, elle tourne dans Élisa de Jean Becker et dans L’Appât de Bertrand Tavernier. Suivront, entre autres, diverses collaborations avec Patrice Leconte (Les grands ducs), Jean-Loup Hubert (Marthe), Michel Spinosa (La Parenthèse enchantée), Michel Deville (Un monde presque paisible), Guillaume Canet (Mon idole) et Olivier Dahan (La Môme). Au théâtre, Clotilde Courau amorce sa carrière en 1988, dans L’Avare de Molière, mis en scène par Pierre Franck, avec Michel Bouquet. Elle se fera remarquer, par la suite, dans des œuvres d’Alfred de Musset, d’Heiner Müller, d’Oscar Wilde, de George-Bernard Shaw ou de Sacha Guitry.

L’actrice, qui poursuit aujourd’hui sa carrière en France, a successivement reçu le Prix de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD), le Prix Suzanne-Bianchetti (jeune actrice la plus prometteuse), en mars 2000, le Prix Romy-Schneider (meilleur espoir féminin du cinéma français) et a été distinguée au rang de Chevalier des arts et des lettres.


Le CRÉA d’Aulnay-sous-Bois, une structure unique en France 
Dirigé par Didier Grojsman, le CRÉA s’est fait connaître par la qualité et l’originalité du travail vocal et scénique mené auprès des jeunes à partir de 6 ans. Ni conservatoire ni école de spectacle, cette structure unique en France accueille, sans sélection ni audition et en dehors du temps scolaire, 150 jeunes et adultes pour une pratique du chant et des arts de la scène encadrée par des professionnels. Bien qu’étant une structure extérieure à l’Éducation nationale, les actions éducatives hebdoma­daires menées auprès des 500 en­fants des écoles de la ville d’Aulnay-sous-Bois illustrent l’engagement militant de la structure à offrir une éducation artistique d’excellence ouverte à tous. 

Une philosophie d’éducation
Au-delà d’une pratique artistique de haut niveau, le projet du CRÉA s’inscrit dans une véritable philosophie d’éducation : une aventure collective et éducative formant des citoyens cultivés, aux oreilles intelligentes et à l’œil critique. Le chant est ainsi prétexte à une éducation globale : écoute, respect, exigence, maîtrise de soi, communication et partage. La pédagogie de Didier Grojsman a fait ses preuves et le CRÉA est aujourd’hui, plus qu’une expérience nationale reconnue, une référence incontournable dans son domaine. 

51 créations d’opéras et spectacles de théâtre musical
Depuis plus de 20 ans, le CRÉA sollicite auteurs et compositeurs pour l’écriture d’opéras. Cette politique de commande s’accompagne d’un travail sur le patrimoine de la chanson française. A ce jour, 51 créations (dont 19 commandes d’opéras) ont été créées et jouées sur les scènes de nombreux opéras et théâtres en France. 

Un référent en matière d’éducation artistique 
Le CRÉA conduit, parallèlement tout au long de l’année, des projets susceptibles d’enrichir les pratiques des enseignants dans les écoles et les collèges. Par ailleurs, le CRÉA est sollicité pour l’encadrement de nombreuses formations en partenariat avec d’autres acteurs culturels au niveau national (institutions, opéras, théâtres, mairies, associations, écoles de musique, etc.).

Compagnie implantée à l’Espace Jacques-Prévert / Théâtre d’Aulnay- sous-Bois, le CRÉA est subventionné par La Ville d’Aulnay-sous-Bois, le Conseil Général de Seine-Saint-Denis, le Ministère de la Culture et de la Communication/DRAC Ile-de-France, le Conseil Régional d’Ile-de- France. La saison 2010/11 bénéficie du soutien de la Caisse des Dépôts, la Fondation Orange, la Banque Populaire Rives de Paris. 

Remerciements à la Ville d’Aulnay-sous-Bois, Au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Musique et de Danse dirigé par Mathieu Baboulène-Fossey et plus particulièrement à Jean- Philippe Allard et Patrick Rannou. 
Aux enfants du Chœur, à leurs parents et tout particulièrement à Sandrine Mathey, Catherine Gérin, Sabine Olivier, Catherine Nibart, Valérie Kandissounon-Plougastel et Béatrice Louvet. La partie chantée des contes a été enregistrée au Conservatoire à Rayonnement Départemental de Musique et de Danse d’Aulnay-sous-Bois en Février 2009.  

Ecouter Les Trois Petits Cochons chanté par Le Choeur des petits du CREA et  lu par Clotilde Courau (livre audio) © Frémeaux & Associés Frémeaux & Associés est l'éditeur mondial de référence du patrimoine sonore musical, parlé, et biologique. Récompensés par plus de 800 distinctions dont le trés prestigieux "Grand Prix in honorem de l'Académie Charles Cros", les catalogues de Frémeaux & Associés ont pour objet de conserver et de mettre à la disposition du public une base muséographique universelle des enregistrements provenant de l'histoire phonographique et radiophonique. Ce fonds qui se refuse à tout déréférencement constitue notre mémoire collective. Le texte lu, l'archive ou le document sonore radiophonique, le disque littéraire ou livre audio, l'histoire racontée, le discours de l'homme politique ou le cours du philosophe, la lecture d'un texte par un comédien (livres audio) sont des disques parlés appartenant au concept de la librairie sonore. (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, cours sur CD, entretiens à écouter, discours d'hommes politiques, livres audio, textes lus, disques parlés, théâtre sonore, création radiophonique, lectures historiques, audilivre, audiobook, audio book, livre parlant, livre-parlant, livre parlé, livre sonore, livre lu, livre-à-écouter, audio livre, audio-livre, lecture à voix haute, entretiens à haute voix, parole enregistrée, etc...). Les livres audio sont disponibles sous forme de CD chez les libraires  et les disquaires, ainsi qu’en VPC. Enfin certains enregistrements de diction peuvent être écoutés par téléchargement auprès de sites de téléchargement légal.





PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Les trois petits cochons 1 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa04'30
02 Les trois petits cochons 2 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'52
03 Les trois petits cochons 3 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'31
04 Les trois petits cochons 4 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'33
05 Les trois petits cochons 5 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa04'09
06 La petite poule rousse 1 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa02'48
07 La petite poule rousse 2 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa02'54
08 La petite poule rousse 3 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'53
09 La petite poule rousse 4 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'34
10 La petite poule rousse 5 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'46
11 Le bonhomme de pain d'épices 1 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'42
12 Le bonhomme de pain d'épices 2 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa04'57
13 Le bonhomme de pain d'épices 3 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa03'57
14 Le bonhomme de pain d'épices 4 - Clotilde Courau, le chœur des petits du Créa04'39

Les clients qui ont acheté ce produit ont également acheté...