INTERSECTION

BOULOU ET ELIOS FERRE INVITENT ALAIN JEAN-MARIE

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Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

LLL306

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Cet enregistrement témoigne des nombreuses influences musicales dans lesquelles Boulou et Elios Ferré plongent leurs racines. Nul ne pourra plus désormais cantonner les guitaristes “manouches” à Django Reinhardt mais reconnaître que leurs sources d’inspiration sont multiples et universelles : Bach, Haendel, Messiaen, Lee Konitz, les maîtres du cool jazz. De ce tissu complexe de références surgit une approche personnelle merveilleusement suivie et enrichie par le dialogue entre les guitares de Boulou et Elios Ferré et le piano d’Alain Jean-Marie.
Jean-Pierre Tandin et Patrick Frémeaux

Retrouvez "La bande des trois" en partition dans le manuel de Francis Darizcuren "L'Ecole Manouche", présentant des oeuvres de Django Reinhardt, Christian Escoudé, Patrick Saussois, Rapahël Fays, Biréli Lagrène, Romane, Stochelo Rosenberg, Francis Darizcuren, Sanseverino, Thomas Dutronc, Angelo Debarre, Boulou et Elios Ferré - édité par ID Music

Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS propriétaire du catalogue La Lichère (Jazz manouche, Gypsy swing)

EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 HOT HOUSE - FERRE06'03
02 WOW - FERRE04'17
03 MEDLEY - FERRE12'18
04 INTERSECTION SUR UN PRELUDE DE BACH - FERRE09'31
05 INVENTION A DEUX VOIX J S BACH - FERRE03'57
06 SAX OF A KIND - FERRE04'32
07 LA BANDE DES TROIS - FERRE03'29
08 ORNITHOLOGY - FERRE06'56
« Élégance diabolique » par Le Monde

D’où vient que les frères Ferré (guitares) n’ont pas la carrière qu’ils méritent ? Alain Jean-Marie (piano), pas davantage ? Cela vient du fait qu’ils sont d’abord musiciens, ensuite musiciens et surtout musiciens. Chez les Ferré, on s’appelle comme tout le monde, Boulou ou Elios, leur père s’appelait Matelot, leurs oncles Saro, Barane. Chez les Jean-Marie on est musicien d’origine guadeloupéenne, ou avocat, ou facteur ou prophète. Le trio fait un fameux triangle de cordes et de battements. Avec les instruments très harmoniques (guitare, piano), on peut facilement frimer, toujours tricher, rarement jouer et se rejoindre. Eux réusissent, à la juste intersection : répertoire choisi avec goût (Tadd Dameron, Lennie Tristano, Parker, Lee Kontitz et Warne Marsh, J.S. Bach). Expression d’une élégance diabolique. Musique jusqu’au bout. Une très belle rencontre.
F.M. – LE MONDE




"Boulou et Elios Ferré invitent Alain Jean-Marie" par Nova Mag

“Disque fantastique qui mixe la musique de Django avec celle de Bach ou Haendel…” NOVA MAG




"Boulou et Elios Ferré invitent Alain Jean-Marie" par Diapason

“Et tandis qu’Alain Jean-Marie, avec grâce, ancre les rèves les plus fous à une réalité pétrie de poésie, Boulou se laisse traverser par des fulgurances qui font de lui l’un des guitaristes les plus habités de notre temps.” Alain Gerber, DIAPASON




"Boulou et Elios Ferré invitent Alain Jean-Marie" par Ecouter Voir

“Un jazz polyphonique qui ne trompe pas, superbe.” Lucas Falchero, ÉCOUTER VOIR




« De l’élégance et de l’énergie » par Jazz Magazine

D’où vient que les frères Ferré ne bénéficient-ils pas de l’attention qu’ils méritent ? Alain Jean-Marie, pas davantage ? Cela vient du fait qu’ils sont d’abord musiciens. Le reste, ils ne savent pas très bien faire. Chez les Ferré, on s’appelle comme tout le monde, Boulou ou Elios, leur père Matelot, les oncles Saro, Barane. Chez les Jean-Marie on est musicien d’origine guadeloupéenne, ou avocat, ou facteur ou prophète. Le trio fonctionne avec science et naturel. Sur les instruments très harmoniques (guitare, piano), on peut aisément frimer, toujours tricher, rarement jouer et se rejoindre. Eux réussissent, à la juste « Intersection » : c’est le titre de leur récent enregistrement, sur un répertoire choisi avec goût (Tadd Dameron, Lennie Tristano, Parker, Lee Konitz et Warne Marsh, Bach – 1 CD Frémeaux, LLL 306). Chez Boulou, beaucoup de préciosité, chez Elios, autant d’exubérance. Boulou Ferré qui a travaillé longtemps avec le maître Messiaen tient régulièrement l’orgue dans divers lieux de culte parisiens. Personne ne sait qu’il a à la guitare cette inventivité et une créativité qui ne se réduisent pas à la vitesse. Le reste de son temps est employé aux philosophes (Martin heidegger, Hannah Arendt, Primo Levi, Emmanuel Levinas : comme des musiciens, il dit respectueusement les patronymes avec les prénoms). Un auditeur s’étonne des remarquables interventions d’Elios que l’on a cru plus « sideman », plus en retrait : « Le jazz, c’est l’art de la conversation. Il ne faut parler que si l’on a quelque chose à dire. Et quelque chose de mieux. Sinon, à quoi bon ? ». Ensemble, à trois, ils font circuler les prises de paroles, des arrangements sophistiqués (suite Parker, suite Bach, suite Django), sans jamais céder à la facilité qui les guette. Soucieux du contrepoint, de l’art de la fugue, de l’élégance et de l’énergie. Alain Jean-Marie est évidemment un modèle de précision et de justesse. Au début du deuxième set, les voix se croisent sans se trouver de suite. Leur trio ferait alors l’ordinaire de ce qu’on entend partout. Puis, minute après minute, arpège après arpège, on assiste à l’irruption de la musique même. En toute majesté. La fin est extraordinaire. C’est une des joies du club et des sets qui prennent le temps. Celui-ci, le Franc-Pinot, est un agréable établissement sur trois nivaux (restaurant au premier) en bord de Seine, en plein centre de Paris. Bien sûr, on peut aussi bien gravement débattre devant des alcools forts dans des hôtels de luxe pour savoir s’il faut tirer le portrait des musiciens ou pas. C’est l’autre conception du « show », du « business », du « jazz ». Au Franc-Pinot, on suit plus modestement l’expérience de la musique en train de se faire. En toute sincérité. En toute vigueur. Le soir même de l’anniversaire de Boulou Ferré, 51 ans. Gâteau en forme de guitare. Public chaleureux et connaisseur (citations et changements de chorus). Nul critique en vue. Nul photographe. Ils ont tant à faire.
CANCEL – JAZZ MAGAZINE




« Un excellent disque » par Jazz Notes

Les deux fils de Pierre Matelot Ferré, l’aîné Boulou et son frère Elios, invitent un grand pianiste, le généreux Alain Jean-Marie, que les jazzmen de qualité apprécient au plus haut point. Un trio peu ordinaire à la communion parfaite et dont la mélodie rayonne à travers de multiples influences musicales : Bach, Haendel, Messiaen, Konitz, Parker et, bien sûr, l’éternel Django Reinhardt. Une preuve que nos deux guitaristes sont de véritables musiciens de jazz. Ils savent ne pas se cantonner dans un style et  exercer leurs talents dans la diversité. Un excellent disque que je conseille vivement aux amateurs des frères et de Jean-Marie, ce dernier régnant dans l’excellence.
JAZZ NOTES




« L’affirmation esthétique » par Jazz Hot

En mêlant Django, Charlie Parker, Lennie Tristano, Warne Marsh et Lee Konitz, Tadd Dameron et Jean-Sébastien Bach, l’affirmation esthétique des frères Ferré est claire : sortant la musique manouche de ce qu’elle peut avoir de folklorique, ils aspirent à une synthèse avec le jazz (et même le classique) initiée par Django lui-même puis par Laro Soreno qui devait ouvrir la musique manouche vers des horizons plus larges et permettre des trajectoires stylistiques comme celles de René Mailhes, Christian Escoudé, Patrick Saussois, Babik Reinhardt…faisant de la nuance manouche un accent particulier, ils s’inscrivent dans le jazz avec une originalité dont le monde du jazz n’a pas toujours conscience. Il est vrai que le monde du jazz est tellement submergé de produits extérieurs et artificiels que la véritable synthèse historique dont sont responsables les héritiers de Django passe facilement inaperçue comme « un mélange de plus », ce qu’elle n’est évidemment pas. La réalisation de cette ambition est ici diversement réussie car l’instrumentation se marche sur les pieds et la fougue n’est pas toujours domestiquée. Pourtant, l’enthousiasme et la pureté acoustique sont immédiatement séduisants, malgré une certaine confusion qui affleure parfois (sur « Hot House », sur l’interprétation de Bach où Jean-Marie est davantage en retrait). On admire l’élégance un peu austère d’Alain Jean-Marie, les citations multiples des guitaristes, quelques très beaux solos de guitare (« Sax of a kind », « Ornithology ») et des compositions réussies (« La bande des trois »). N’en déplaise aux artistes (où seulement à la « quatrième de couverture » non signée ?), le cool n’est pas leur langage. Ils jouent au contraire hot, c’est-à-dire expressif, alors que la musique de Lennie Tristanto ou de Lee Konitz revendique un horizon d’exploration harmonique dénué de feeling. La synthèse expressive et rythmique que représente l’héritage manouche « boppisé » est une des voies du jazz contemporain. Sans doute d’ailleurs la seule expression européenne du jazz qui soit authentique. Elle est malheureusement sous estimée car peu commerciale, au rendement marketing incertain, peu propre aux discours sur « l’innovation », bref trop indépendante d’esprit. James Carter ne s’y est pourtant pas trompé en rendant hommage à Django…Il est vrai que ni les Manouches ni les Noirs Américains ne sont en position de pouvoir pour diffuser leur art, contrairement aux musiques institutionnelles et commerciales.
Jean SZLAMOWICZ – JAZZ HOT




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