RODOLPHE RAFFALLI - UN PIED SUR L'ÎLE

UN PIED SUR L'ÎLE

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Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

LLL328

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Rodolphe Raffalli, passé maître dans l’arrangement swinguant des grands succès de la chanson, rend à sa Corse d’origine un hommage plein de panache. Emule de Django, disciple de Crolla, Raffalli réussit, dans sa facture swing manouche, valses et balades, l’alliage parfait des mélodies méditerranéennes et de l’école tsigane du jazz.
Patrick Frémeaux

Virtuose de l’esthétique manouche qui a transposé avec tant de bonheur les mélodies de Brassens dans l’univers irrésistible du swing, Rodolphe Raffalli, aujourd’hui, ouvre les cordes de sa guitare à l’ardente Méditerranée dont il est l’enfant. Laissons-nous guider par cette guitare qui est un prolongement de son coeur vers cette île à nulle autre pareille et dont il pare la musique d’une aura supplémentaire.
Jean-Paul Sermonte

Rodolphe Raffalli : Guitares - Dominique Lemerle : Contrebasse - Stan Laferrière : Batterie


Production : Studio Labroue et Rodolphe Raffalli pour Label La Lichère / Frémeaux & Associés avec le soutien dela SCPP.
Droits audio : Groupe Frémeaux Colombini SAS

Rodolphe RAFFALLI Un pied sur l’île

Rodolphe RAFFALLI
Un pied sur l’île 

avec Dominique LEMERLE et Stan LAFERRIERE 







Il fallait bien qu’un jour la fibre reinhardtienne de Rodolphe Raffalli rejoigne celle de ses racines corses. Que l’enfant de Django retrouve l’enfant de l’île de Beauté. Depuis longtemps nous espérions le résultat d’une telle rencontre. Ce disque, il le désirait depuis des années comme on rêve d’un voyage sans cesse remis. Il l’attendait non pas comme un devoir à accomplir mais comme un vieil ami que l’on veut retrouver. C’est une offrande à sa propre enfance. En évoquant ainsi la terre de son passé, il rend hommage à ces inoubliables guitaristes corses, qui, des décennies durant, ont régné sur les nuits estivales. Les plus grands artistes ne restaient pas insensibles à la virtuosité de ces solistes qui parfois ignoraient tout du solfège. Ils ont suscité chez des générations de jeunes corses la passion de la guitare. Puis, ils ont été délaissés voire méprisés, parce que passés de mode. Certains les regardaient de haut, prétextant que l’image de la Corse grave, profonde n’avait rien à voir avec cette musique légère, entraînante et parfois nostalgique. Ceux-là n’avaient pas compris que la Corse possède également cette couleur-là. Plus qu’une musique pour égayer les nuits d’été, ces ballades, ces sérénades, ces mélodies si agréables traduisent une autre facette de l’âme méditerranéenne. Ces ritournelles exaltent simplement la joie de vivre. Depuis, la nostalgie aidant, ces artistes ont de nouveau eu droit de cité dans leur propre cité. Hélas, beaucoup d’entre eux sont déjà partis pour ce paradis des musiciens où, dit-on, aucune forme de musique n’est méprisée. Virtuose de l’esthétique manouche qui a transposé avec tant de bonheur les mélodies de Brassens dans l’univers irrésistible du swing, Rodolphe Raffalli, aujourd’hui, ouvre les cordes de sa guitare à l’ardente Méditerranée dont il est l’enfant.  Laissons-nous guider par cette guitare qui est un prolongement de son cœur vers cette île à nulle autre pareille et dont il pare la musique d’une aura supplémentaire.
Jean-Paul Sermonte

Musicien autodidacte Rodolphe Raffalli est né en 1959, en Seine-et-Marne, de père corse et de mère italienne. Son berceau musical est l’Afrique, puisqu’il grandit à Conakry (Guinée) puis en Algérie, au gré des mutations de son père, instituteur. De retour en France, dès l’âge de 7 ans, il s’initie passionnément à la guitare tout en découvrant les traditions musicales méditerranéennes qui ont forgé ses racines et dont il s’imprègne lors des veillées sur la place du village paternel : sérénades, valses, tarentelles et tangos se succèdent au son joyeux des guitares et des mandolines, instruments majeurs, alors, de la culture corse.  ?

Discographie
1. Corsaswing (Rodolphe Raffalli) 3’48 ?
2. Méditerranée (Tino Rossi) 3’50 ?
3. Les Pêcheurs de perles (M. Carré - Cormon / G. Bizet) 3’23 ?
4. Un pied sur l’île (Rodolphe Raffalli) 3’58 ?
5. U Tragulinu (version samba) (F. Vincenti) 2’52 ?
6. Sirinate Ajaccienne (Antoine Bonelli / B. Baccara) 3’48 ?
7. Corsica Bella (J. Rodor / E. M. Gitral / Vincent Scotto) 3’22 ?
8. La Boudeuse (A. Baldino) 2’41 ?
9. Valse Ajaccienne (version swing-musette) (Antoine Bonelli / Olivieri / B. Baccara) 2’42
10. La vieille guitare (valse-bop) (M. Lorenzi / D. Revel) 4’46
11. Pietralba (Rodolphe Raffalli) 2’18
12. Solenzara (B. Baccara / E. Macias / C. Darbal / D. Marfisi) 3’56
13. U miu mulinu (D. Marfisi) 5’39
14. Ma Corse (J. Larue / José Lucchesi) 3’44
15. Le prisonnier “je t’envie petit moineau” (D. Revel / M. Lorenzi) 4’18
16. Chi fa (version swing) (F. Vincenti) 3’13 Bonus
17. La vieille guitare (version swing) (M. Lorenzi / D. Revel) 4’06
18. U Tragulinu (version swing) (F. Vincenti) 4’17
19. Valse Ajaccienne (version bop) (Antoine Bonelli / Olivieri / B. Baccara) 3’18
20. Chi fa (F. Vincenti) (version latine) 4’08
21. La Complainte Corse (R. Lucchesi / C. Giovoni) 3’10
Total time : 77’29 

Rodolphe RAFFALLI : Guitares
Dominique LEMERLE : Contrebasse
Stan LAFERRIERE : Batterie

Enregistré & mixé au Studio Labroue par Philippe LABROUE entre juillet et octobre 2009 et janvier 2010 Photos de Rodolphe : Christian AVRIL – sauf photo page 3 : Bernard COLLIN / Rodolphe Raffalli joue sur des cordes Savarez-Argentine 

Remerciements : Un grand merci, pour leur aimable participation, au studio Labroue, à Marion et Philippe Labroue, au éditions Frémeaux & Associés, à Jean-Paul Sermonte, Jean-Jacques Filippi, Jean-Marie Vincenti, aux musiciens Dominique Lemerle, Stan Laferrière et Rafaél Gayoso, à Patrick Frémeaux, Claude Colombini et Benjamin Goldenstein, à Bernard Maillot, à Christian Avril, Mado et Costin, à Bernard Collin et à l’Espace Cyrnéa.
Merci à Rafaël Gayoso, pour sa participation aux maracas sur le titre “Chi fa” (version latine) 

Le titre “La complainte corse” à été enregistré à Paris au studio Labroue, en 2003, avec Max Robin Philippe “Doudou” Cuillerier, aux guitares d’accompagnement, et Antonio Licusati à la contrebasse. / Les photos du livret ont été réalisées au “Piano Vache” (Paris 5è) par le photographe Christian Avril, un grand merci à Richard Duquesnoy, et à toute l’équipe du “Piano Vache”, pour leur amicale et chaleureuse participation. (Sur les photos du livret : guitare du luthier Jean-Pierre Favino)

english notes
It had to happen one day: the Django Reinhardt fibre inside Rodolphe Raffalli had to rejoin that of his Corsican roots. Or in other words, the son of Django had to meet up with the son of the “Island of Beauty”. We’d been waiting for the results of that meeting for a long time. This record is one he’d wanted to do for years, like a long journey, dreamt about but constantly postponed: he was waiting to do it, not like some duty to perform, but like some old friend he’d been hoping to meet again. This record is an offering to his childhood. Choosing this manner of recalling the land of his past is his tribute to those unforgettable Corsican guitarists who reigned for decades on summer nights. The greatest artists have been sensitive to the virtuosity shown by these soloists, some of whom were blissfully ignorant of music theory... and yet they sparked a passion for the guitar in whole generations of young Corsicans. Fashions come and go, and these guitarists were forgotten, if not frowned upon. Some of them were disdained, on the pretext that Corsica had a grave, profound image that had nothing in common with the light, spirited and sometimes nostalgic music played by these guitarists. It was an excuse used by people who didn’t understand that Corsica possesses that colour, too. More than being music merely to enliven summer evenings, these pleasant ballads, serenades and melodies translate another facet of the Mediterranean soul: these "ditties" simply exalt its “joie de vivre”. Since those times, thanks in part to nostalgia, these artists have regained acceptance among their own; alas, many of them didn’t live to see the day, and they rest in that musicians’ paradise where, so they say, no form of music is scorned. Rodolphe Raffalli is a virtuoso among musicians of the gypsy aesthetic, successfully converting the melodies of Brassens within the irresistible universe of swing. Today he has opened up the strings of his guitar to the ardent Mediterranean whose child he is. With this guitar as our guide, we can feel his heart reach out to this unique island, enveloping its music in a new aura. 
Jean-Paul Sermonte

A self-taught musician, Rodolphe Raffalli was born in 1959 in Seine-et-Marne; his father was Corsican, his mother an Italian. His musical cradle was African, as he was raised in Conakry in Guinea before living in Algeria when his father went there to teach. When he returned to France at the age of seven, Rodolphe became an enthusiastic guitarist, and discovered the Mediterranean musical traditions that forged his roots, steeping himself in music during popular gatherings in the village square: serenades and waltzes followed tarantellas and tangos to the joyful sounds of guitars and mandolins, then the principal instruments in the culture of Corsica. 

CD Rodolphe RAFFALLI Un pied sur l’île © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Corsaswing - Rodolphe03'48
02 Méditerranée - Rodolphe03'50
03 Les Pêcheurs de perles - Rodolphe03'23
04 Un pied sur l'île - Rodolphe03'58
05 U tragulinu - Rodolphe02'52
06 Sirinate ajaccienne - Rodolphe03'48
07 Corsica bella - Rodolphe03'22
08 La boudeuse - Rodolphe02'41
09 Valse ajaccienne - Rodolphe02'42
10 La vieille guitare - Rodolphe04'46
11 Pietralba - Rodolphe02'18
12 Solenzara - Rodolphe03'56
13 U miu mulinu - Rodolphe05'39
14 Ma corse - Rodolphe03'44
15 Le prisonnier: je t'envie petit moineau - Rodolphe04'18
16 Chi fa - Rodolphe03'13
17 La vieille guitare - Rodolphe04'06
18 U tragulinu - Rodolphe04'17
19 Valse ajaccienne - Rodolphe03'18
20 Chi fa (version swing) - Rodolphe04'08
21 La complainte corse - Rodolphe03'10
« Ces ritournelles exaltent simplement la joie de vivre » Par Les Amis de Georges Brassens

« Il fallait bien qu’un jour la fibre reinhardtienne de Rodolphe Raffalli rejoigne celle de ses racines corses. Que l’enfant de Django retrouve l’enfant de l’île de Beauté. Depuis longtemps nous espérions le résultat d’une telle rencontre. Ce disque, il le désirait depuis des années comme on rêve d’un voyage sans cesse remis. Il l’attendait non pas comme un devoir à accomplir mais comme un vieil ami que l’on veut retrouver. C’est une offrande à sa propre enfance. En évoquant ainsi la terre de son passé, il rend hommage à ces inoubliables guitaristes corses, qui, des décennies durant, ont régné sur les nuits estivales. Les plus grands artistes ne restaient pas insensibles à la virtuosité de ces solistes qui parfois ignoraient tout du solfège. Ils ont suscité chez des générations de jeunes corses la passion de la guitare. Puis ils ont été délaissés voire méprisés, parce que passés de mode. Certains les regardaient de haut, prétextant que l’image de la Corse grave, profonde n’avait rien à voir avec cette musique légère, entraînante et parfois nostalgique. Ceux là n’avaient pas compris que la Corse possède également cette couleur la. Plus qu’une musique pour égayer les nuits d’été, ces ballades, ces sérénades, ces mélodies si agréables traduisent une autre facette de l’âme méditerranéenne. Ces ritournelles exaltent simplement la joie de vivre. Virtuose de l’esthétique manouche qui a transposé avec tant de bonheur les mélodies de Brassens dans l’univers irrésistible du swing, Rodolphe Raffalli, aujourd’hui, ouvre les cordes de sa guitare à l’ardente Méditerranée dont il est l’enfant. Laissons-nous guider par cette guitare qui est un prolongement de son cœur vers cette île à nulle autre pareille et dont il pare la musique d’une aura supplémentaire. »
Par J.-P.S — LES AMIS DE GEORGES BRASSENS




« Une escapade corse à la fois virtuose et sereine » par Lylo

« La mélodie dans un ferry, le tempo dans les vagues et les doigts sur le cordage, le guitariste voyage en trio sur une Méditerranée frottée de jazz manouche pour une escapade corse à la fois virtuose et sereine. »
Par LYLO




"Styliste raffiné et élégant" par Djangostation

"Rodolphe Raffalli a plus d’une corde à sa guitare ; on savait que le guitariste aimait le jazz, le classique, la musique sud-américaine, Brassens et Django entre autres, et qu’il était chez lui dans toutes ces musiques. Avec ce 5ème CD pour le label Frémeaux, le Buster Keaton de la guitare célèbre ses racines. Si Rodolphe est né en Seine et Marne, son père est Corse et sa mère italienne ; c’est dire si les traditions musicales méditerranéennes, en particulier celles de la Corse où guitares et mandolines sont les instruments rois, ont bercé sa jeunesse et forgé ses racines. Grand sentimental avec une sensibilité à la Crolla, Rodolphe fait merveille sur les sérénades (cf la superbe Sirinate Ajacciu d’Antoine Bonelli), les ballades ou les valses (la Valse ajaccienne, LE tube d’Antoine Bonelli), un répertoire méconnu sur le continent. Remarquablement soutenu par Dominique Lemerle, contrebasse, et Stan Lafferrière, batterie, Rodolphe assure toutes les parties de guitares (accompagnement et solo), son phrasé conjuguant rigueur du classique et sens aigu du swing et de l’improvisation, avec un coup de médiator style mandoline, faisant rouler les cordes. Il signe 3 compos convaincantes : Corsaswing, Pietralba et Un pied sur l’île, très jolie mélodie introduite par un bel exposé à la guitare ; pour le reste des compos de guitaristes corses ou des morceaux ayant la Corse pour thème comme Solenzara, Corsica bella, Ma Corse, La complainte corse, Méditerranée, qui n’est pas de Tino comme indiqué mais de Vincent Scotto...Rodolphe aime les belles mélodies et celles ci en particulier. Pour 4 morceaux, il propose deux versions, version valse bop et version swing pour la vieille guitare, version swing musette et version bop pour la Valse ajaccienne, version samba (on verrait bien Hamilton de Holanda ou Stochelo lui donner la réplique) et version swing pour Utra gulinu, version latine (et non pas grecque !) et version swing pour Chifa. Ce styliste raffiné et élégant s’empare de ces ritournelles légères, entrainantes et souvent nostalgiques (cf U miu mulinu, jolie ballade de D.Marfisi) et les magnifie par des chorus jazzy limpides et inspirés. Même si certains musiciens corses ne se retrouvent pas dans son interprétation, il me semble que Rodolphe joue remarquablement bien ce répertoire auquel il insuffle poésie et sentiment.(cf Le prisonnier façon boléro ou Ma Corse, précédé d’un exposé du thème façon guitare classique). Laissons la conclusion à JP Sermonte qui écrit dans le texte de pochette : "laissons nous guider par cette guitare qui est un prolongement de son cœur vers cette ile à nulle autre pareille et dont il pare la musique d’une aura supplémentaire". De la belle guitare, comme on l’aime. Rodolphe Raffalli est grand, mais ça on le savait depuis longtemps !"
par Francis COUVREUX - DJANGOSTATION




"Un mélodiste généreux, un guitariste enthousiasmant" par ARTE Journal

"Devinette : qu'est-ce qui caractérise le jazz de style « manouche » ? Réponse : les mélodies sont essentiellement jouées par des instruments à cordes. Le guitariste Rodolphe Raffalli sort un nouveau disque, "Un Pied sur l'île", consacré à la Corse et à la Méditerranée, sa terre et sa mer d'origine. Né en 1959, autodidacte, Rodolphe Raffalli commence à se produire sur scène à l'âge de 14 ans et apprend son métier "à la dure" ; il joue comme il respire et beaucoup plus qu'il ne parle. Dans la pure tradition jazz, Raffalli tour à tour compose et adapte des mélodies qu'il réinvente et révèle à chaque nouveau concert, à chaque nouvelle écoute. La sortie de son nouvel album est l'occasion de rencontrer un mélodiste généreux, un guitariste enthousiasmant. En plein cœur du Quartier latin, dans le 5ème arrondissement de Paris, un bar à l'enseigne du Piano Vache ; tous les lundis soirs Rodolphe Raffalli y arrive discrètement pour s'y livrer à la passion qui l'anime depuis plus de trente ans... Après une enfance voyageuse et les rigueurs d'un internat, Rodolphe Raffalli choisit très jeune de vivre le jazz sous toutes ses formes : un apprentissage de la liberté et des épreuves qu'elle suppose. Le dernier disque de Rodolphe Raffalli, "Un Pied sur l'île", vient de sortir chez Frémeaux et Associés"
par ARTE JOURNAL (Frédérique Cantù et Alexandre Pilard)




« Avec une belle sensibilité » Par Guitar Acoustic

« Le projet de ce nouvel ouvrage aura germé quelque dix ans pour que Rodolphe Raffalli resserre ses liens avec l’île de Beauté. N’est-il pas corse du côté de sa mère, et les frères Ferré (Matelo et Baro), n’ont-ils pas écumé l’île lors de saisons mémorables dans la région de l’Ile Rousse ? Deux frères aussi, François et Dominique Vincenti, tous deux sensibles au jazz de cette époque, avaient écrit «  Chi fa » et « Tragulinu », que nous livre ici Rodolphe en version swing. Citons parmi les titres les « Pêcheurs de perles » de Georges Bizet, ou « Méditerranée » de Vincent Scotto, popularisée par Tino Rossi, également jazzifiés. Si le cœur de Raffalli balance entre le swing et la Corse, il s’exprime pleinement dans ses compositions («Corsaswing», nostalgique, paré de ces envolées dont il a le secret, ou « Un pied sur l’île », véritable chanson corse, qui s’assortit particulièrement bien de la rythmique swing). Sa latinité ressort aussi dans « Pietralba » (une bossa), du nom de son village d’origine. A noter la version bop de la « Valse ajaccienne », qui contraste avec le caractère « napolitain » du jeu d’Antoine Bonelli (guitariste ajaccien à qui Rodolphe rend hommage), ainsi que la « Complainte corse », restituée avec une belle sensibilité. Loin d’être repliée sur elle-même, la musique populaire de l’île s’ouvre à un public plus élargi, celui qui aime la belle guitare qui swing, sans s’encombrer des préjugés. La belle histoire d’amour de la tradition de Django avec la Corse continue… Merci Rodolphe ! »
Par Antoine Tatich — GUITAR ACOUSTIC




« Rodolphe joue de façon remarquable ce répertoire » Par Trad Magazine

« Rodolphe Raffalli a plus d’une corde à sa guitare. On savait que ce guitariste aimé le jazz, le classique, la musique sud-américaine, Georges Brassens et Django Reinhardt entre autre, et qu’il était chez lui dans toutes ces musiques. Avec ce cinquième CD pour le label Frémeaux & Associés, le Buster Keaton de la guitare célèbre ses racines.  Si Rodolphe est né en Seine-et-Marne, son père est corse et sa mère italienne. C’est dire si les traditions musicales méditerranéennes, en particulier celle de la Corse où les guitares et mandolines sont les instruments rois, ont  bercé sa jeunesse et forgé ses racines. Grand sentimental avec une sensibilité à la Crolla, Roldolphe fait merveille sur les sérénades (superbe Sirinate Ajacciu d’Antoine Bonelli), les ballades ou les valses, un répertoire méconnu sur le continent Aux côtés de Dominique Lemerle (contrebasse) et Stan Lafferrière (batterie), Rodolphe assure toutes les parties de guitares (accompagnement et solo). Son phrasé conjugue rigueur du classique et sens aigu du swing comme l’impro, avec un coup de médiator style mandoline, faisant rouler les cordes. Il signe trois compos convaincantes : Corsaswing, Pietralba et Un pied sur l’île, très jolie mélodie introduite par un bel exposé à la guitare. Pour le reste, il s’agit des compos de guitaristes corses ou des morceaux ayant la Corse pour thème : Solenzara, Corsica bella, Ma Corse, La complainte corse, Méditerranée (qui n’est pas de Tino Rossi comme indiqué mais de Vincent Scotto). Rodolphe aime les belles mélodies. Pour quatre morceaux, il propose deux versions : valse bop et swing pour La vieille guitare ; swing musette et bop pour La valse ajaccienne ; samba (on verrait bien Hamilton de Holanda ou Stochelo lui donner la réplique) et swing pour Utra gulinu ; latine (et non pas grecque) et swing pour Chifa. Ce styliste raffiné et élégant s’empare de ritournelles légères, entraînantes et souvent nostalgiques (U miu mulinu, jolie ballade de D. Marfisi), et les magnifie par des chorus jazzy limpides et inspirés. Même si certains musiciens corses ne se retrouvent pas dans son interprétation, Rodolphe joue de façon remarquable ce répertoire auquel il insuffle poésie et sentiment (Le prisonnier façon boléro ou Ma Corse précédée d’un exposé du thème façon guitare classique). Comme l’écrit J.-P. Sermonte sur la pochette : « Laissons nous guider par cette guitare qui est un prolongement de son cœur vers cette île à nulle autre pareille et dont il pare la musique d’une aura supplémentaire. » De la belle guitare, comme on l’aime. Rodolphe Raffalli est un grand, mais ça on le savait depuis longtemps. »
Par Francis Couvreux — TRAD MAGAZINE




« Faire sonner jazz la musique de ses ancêtres » Par Jazz Hot

« Le guitariste Rodolphe Raffalli, avec deux « f » et deux ailles, est corse par son père. On se doutait qu’un jour ce super-doué du swing manouche, du bebop, de la musique brésilienne ou caraïbe, qui a une façon  à lui de sonner jazz et d’improviser comme il respire avec une invention constante, allait se lancer dans un projet de ce genre : faire sonner jazz la musique de ses ancêtres paternels, tant il est vrai que Corse un jour, Corse toujours, même si on n’a pas passé de longues années sur l’Ile. Les donneurs habituels de conseils ont dû le lui déconseiller, pensez donc, de la musique à mandoline en jazz, il allait droit à la catastrophe. C’est mal connaître Rodolphe qui fait ce qu’il a envie de faire et qui joue ce qu’il aime, à l’instar d’un Patrick Saussois. Comme ce magicien transforme tout en musique dès qu’il le touche, tout devient swing manouche, bebop, boléro gitan ou valse tsigane, avec une touche jazz typique de Raffalli. Il se permet même, clin d’œil, de mandoliniser quelques airs, pour la provoc’. Ou de transformer un saucisson comme «  Méditerranée » de Tino ou « Corsica Bella » de Vincent Scotto, en morceaux jazzés à faire des jaloux. Enfin histoire d’enseigner à l’auditeur débutant la différence entre un musicien et un jazz man, il nous donne deux versions de certains airs : « Valse ajaccienne », avec une version swing, «  La Vieille guitare » en valse bop et version swing, ou bien «  U tragulinu » versions samba et swing. Le mieux étant « Chi fa » version swing et surtout «  version latine », qui me console de toutes celles, de Sénèque à Ovide, qui occupèrent ma studieuse jeunesse. »
Par Michèle Bedin — JAZZ HOT




"A lovely, loose but perfect rhythm section" par Blues in Britain

More gypsy-jazz comes courtesy of Rodolphe Raffalli, with Un Pied Sur L’Ile. This is again swinging guitar music par excellence, with dazzlingly fast and accurate single string runs from Rodolphe over a lovely, loose but perfect rhythm section of just string bass and drums. Raffalli’s Corsican roots are in evidence through his choice of Mediterranean material, though he was raised in Conakry in Guinea (the playing at the very beginning of “La Complainte Corse” seems African-inflected), in Algeria, and in France. Some of the material is recognisably gypsy-jazz, some tracks are reminiscent of French popular songs, and others have American influences.
Par Norman DARWEN – BLUES IN BRITAIN





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