CESARIUS ALVIM - EDDIE GOMEZ - ERIC LE LANN

THREEFOLD

Plus de détails

Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

LLL329

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+2 pts fidélité


Vous voulez parler musique ? Sauf votre respect, je vous dis : silence.
Silence, réceptacle d’où surgira un son inouï qui le rendra palpable, comme réconfortant. Silence fécondé par cet accord impensable sans tous ceux qui l’ont précédé. Silence riche de tous les bruissements extravasés du cuivre, de la corde et du bois.
Respect intransigeant de Cesarius Alvim pour deux voix confluentes qui racontent trop exactement la musique pour se contenter de la commenter ou, pire, de la simuler. Respect absolu d’Éric Le Lann et Eddie Gomez envers la nudité sans appel d’un pianiste qui, d’une seule note, ridiculise toutes celles restées muettes. Respect du thème, axiome brut qui aurait enfin dit son dernier mot, métamorphosé par une mosaïque d’incrustations définitives.
Respect, silence, musique : la preuve par trois et l’entier naturel.
François Lacharme


Fin 1987, je suis dans la cuisine de Césarius Alvim, dont le rêve est de rencontrer Eddie Gomez – qu’André Souliès fait justement tourner en Europe avec un atelier pédagogique à l’école du CIM.
François Lacharme devient le promoteur de la rencontre, enregistrée chez Acousti, et nous nous retrouvons un an plus tard, avec Laure Duhard et Denis Leblond, dans la cuisine du 4bis passage Marceau à Saint-Ouen, pour négocier l’enregistrement présenté à Patrick Tandin.
Le disque Threefold devient ainsi le 4ème album sorti par le Label La Lichère, et recevra le « Choc » du Monde de la Musique et les 5 Spots de Jazz Hot.
Vingt-deux ans après, la reparution de ce CD est doublement justifiée par la sortie d’un nouvel opus de Cesarius Alvim et Eddie Gomez, Forever, sur le label Plus Loin Music, de l’énergique producteur/tourneur Yann Martin.
Ainsi, les éditions Frémeaux & Associés assurent la pérennité artistique tant voulue par Patrick Tandin, en remettant à la disposition du public l’ensemble des disques parus sous l’étiquette La Lichère.

Patrick Frémeaux

 

C'est précisément en écoutant Césarius Alvim jouer une magnifique version du "Time remembered" de Bill Evans dans l'album "Threefold" que l'idée m'est venue de faire un disque avec un musicien jusqu'ici essentiellement connu comme contrebassiste.
L'idée d'y associer Lee Konitz lui vînt immédiatement. L'accord enthousiaste de ce dernier ne fût pas moins rapide, l'osmose entre les deux musiciens fît le reste.
Pour la petite histoire, on peut dire qu'Axolotl Jazz doit donc quelque chose à La Lichère, et il est somme toute logique que ces deux labels se retrouvent aujourd'hui avec l'un des acteurs  dans le catalogue Frémeaux et Associés. La boucle est bouclée...

Jean-Louis Wiart


CESARIUS ALVIM : piano - EDDIE GOMEZ : contrebasse - ERIC LE LANN : trompette

Produit par François Lacharme pour le Label La Lichère

Droits audio : Frémeaux & Associés cessionnaire du Label La Lichère

Threefold

CESARIUS ALVIM
Threefold 
Featuring Eddie Gomez et Eric Le Lann  ?








1. ‘ROUND ABOUT MIDNIGHT 5’38 (T. Monk – C. Williams / B. Hanighen) ?
2. RELAX A CINQ HEURES 5’45 (C. Alvim) ?
3. NEFERTITI 3’52 (W. Shorter) ?
4. I FALL IN LOVE TOO EASILY 5’07 (S. Cahn / J. Styne) ?
5. TIME REMEMBERED 1’28 (B. Evans) ?
6. ALL OF YOU 4’42 (C. Porter) ?
7. SPRING IS HERE 7’02 (R. Rodgers / L. Hart) ?
8. LADY C.B. 5’36 (E. Le Lann)  
9. MY FUNNY VALENTINE 5’24 (R. Rodgers / L. Hart)
10. LOVER MAN 4’18 (J. Davis – R. Ramirez / J. Sherman)
11. LADIES’ BLUES 3’50 (C. Alvim) 

Special thanks to Alain Cluzeau  and Jean-François Leroi 
CESARIUS ALVIM - piano
EDDIE GOMEZ - contrebasse
ERIC LE LANN - trompette 

Enregistré et mixé en direct digital par Alain Cluzeau, assisté de Jean-Marc Pinaud, les 26, 27 et 28 mai 1988 au Studio Acousti (Paris).  
Produit en 1988 par François Lacharme  pour Patrick Tandin, sur le label La Lichère,  aujourd’hui chez Frémeaux & Associés.  
Graphisme : Marie Rochut. 

“Vous voulez parler musique ? Sauf votre respect, je vous dis : silence. Silence, réceptacle d’où surgira un son inouï qui le rendra palpable, comme réconfortant.  Silence fécondé par cet accord impensable sans tous ceux qui l’ont précédé.  Silence riche de tous les bruissements extravasés du cuivre, de la corde et du bois. Respect intransigeant de Cesarius Alvim pour deux voix confluentes qui racontent trop exactement la musique pour se contenter de la commenter ou, pire, de la simuler. Respect absolu d’Éric Le Lann et Eddie Gomez envers la nudité sans appel d’un pianiste qui, d’une seule note, ridiculise toutes celles restées muettes. Respect du thème, axiome brut qui aurait enfin dit son dernier mot, métamorphosé par une mosaïque d’incrustations définitives. Respect, silence, musique : la preuve par trois et l’entier naturel.” 
François Lacharme 


CD CESARIUS ALVIM Threefold © Frémeaux & Associés (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Round about Midnight - Cesarius Alvim, Eric Le Lann05'36
02 Relax a Cinq Heure - Cesarius Alvim, Eric Le Lann05'42
03 Nefertiti - Cesarius Alvim, Eric Le Lann03'50
04 I Fall in Love too Easily - Cesarius Alvim, Eric Le Lann05'04
05 Time Remembered - Cesarius Alvim, Eric Le Lann01'28
06 All of You - Cesarius Alvim, Eric Le Lann04'38
07 Spring is Here - Cesarius Alvim, Eric Le Lann06'59
08 Lady CB - Cesarius Alvim, Eric Le Lann05'32
09 My Funny Valentine - Cesarius Alvim, Eric Le Lann05'20
10 Lover Man - Cesarius Alvim, Eric Le Lann04'15
11 Ladie's Blues - Cesarius Alvim, Eric Le Lann03'50
"52 minutes de plaisir intense !" par Jazz Mag-Jazzman

Si certaines rééditions peuvent paraître secondaires tant pour le chroniqueur que pour l’amateur, d’autres s’imposent tout de suite comme très pertinentes. C’est le cas de cet album paru il y a une vingtaine d’années sur le label La Lichère créé par le regretté Patrick Tandin. Les années ont passé et ce disque n’a pas pris une ride tant la musique qu’il contient était déjà essentielle à l’époque. Cesarius Alvim (qui troquait à cette occasion sa contrebasse pour le piano) conçut cet enregistrement autour de deux éléments qui rendent toujours la musique plus grande : le silence et l’écoute. Ce silence qui donne une respiration vitale à toutes les grandes interprétations, qui met encore plus en valeur la note ou l’accord à suivre, qui pousse l’artiste à plus d’émotion dans son jeu. Et cette écoute réciproque sans laquelle les trois musiciens ne pourraient pas nous offrir ce numéro d’équilibriste où le fragile tutoie la beauté. De Round About Midnight qui nous ouvre la porte de cet univers sensible à My Funny Valentine où Eric Le Lann réussit presque à nous faire oublier Chet Baker qui en avait fait son morceau fétiche, le répertoire est choisi avec une grande justesse. Standards, morceaux de Bill Evans ou de Wayne Shorter, compositions originales, tout est joué avec la même inspiration et la même émotion, ce qui rend le tout d’une cohérence remarquable. 52 minutes de plaisir intense !
Par Philippe VINCENT – JAZZ MAG-JAZZMAN





"Accès dérobé à un moi ignoré et que seule une telle musique est capable de révéler" Les Immortels

"Paradoxalement, la musique de Cesarius Alvim est fondée sur le silence. Un silence fécondé par l’hymen du piano, de la contrebasse d’Eddie Gomez et la trompette d’Eric Le Lann qui accompagnent un artiste rare dont l’album clé (publié à l’origine par le label La Lichère en 1987) est pérennisé par cette réédition nécessaire. Cesarius Alvim reste en effet un de ces pianistes minimalistes (sans le vouloir) dont la musique n’est pas remplissage ou décorum mais la recherche d’une nudité sonore. Elle découpe de la manière la plus précise le silence. Mais juste ce qu’il faut en instruisant une sorte de tension intime par un forage. Celui-ci n’atteint pas d’autre butée que justement le silence.
Toutefois le pouvoir de la musique reste avant tout – grâce au compositeur et instrumentiste – la capacité à créer une jubilation dans des mouvements de retours et de répétitions. Peu à peu et pour un temps ils remettent en place notre puzzle intérieur. Threefold devient un accès dérobé à un moi ignoré et que seule une telle musique est capable de révéler. Cette jubilation émotive emprunte des galeries d’instants qu’Alvim développe par des convocations sonores particulières. Elles sollicitent mais avec discrétion.
Le jazz devient une méditation loin de toutes circonvolutions admises ou de ponctuations trop fortement marquées qui trop souvent le balisent. Rythme et timbre forment une rencontre poreuse parsemée de pointes et parfois de « glissandi ». Le récitatif musical marqué de vibrations précises touche de manière presque intangible dans leur tracé. Celui-ci ponctue un désir demeuré désir plus par la sensibilité des trois instrumentistes que de leurs instruments. Les officiants à travers leur maîtrise se veulent les serviteurs les uns des autres. Si bien que l’opus parvient à atteindre ce qu’en dit Baudelaire : « la musique s’incorpore à nous et nous fondons en elle ». Threefold implique en effet une tension perpétuelle entre le mouvement et la stabilité. Elle s’infuse en nous. Indissociable du silence qui la jouxte, l’œuvre porte la musique vers ce qu’elle reste par nature : le plus abstrait et le plus sensible des arts."
par JPGP - LES IMMORTELS




"Anybody’s dream accompanist" by The New York City Jazz Record

"Bassist Eddie Gomez is anybody’s dream accompanist. It isn’t simple technical prowess that wins him this status, either. Rather, it is emotional and social intelligence that make him such a great listener and responder to fellow musicians.
With trumpeter Eric Le Lann in addition to Gomez on Threefold, Alvim is livelier. He seems outright happy as the melodies bounce in and out and the changes are rung. He is expansive here too, as fleet, lively lines are unpacked with extended harmonies to open up new emotional horizons. Gomez takes an interesting tack here with two collaborators: the increased responsibility seems to make him more versatile. He responds on the one hand to Alvim’s romantic classicism and on the other to the more staccato and offbeat trumpet of Le Lann. He can even comp his own solos, using stops in the background to percussive effect while he walks the bass. Again, this is a lively but subdued effort. Intricacy and calibrated interplay are of the essence. It is quite moving in its own, quiet way and, in the final analysis, simply shows good musician character, responsiveness and responsibility."
by Gordon MARSHALL - THE NEW YORK CITY JAZZ RECORD