INTÉGRALE SERGE GAINSBOURG ET SES INTERPRÈTES VOLUME 2 1960-1962

SERGE GAINSBOURG, JULIETTE GRÉCO, PETULA CLARK, CATHERINE SAUVAGE, LES FRÈRES

JACQUES, JEAN-CLAUDE PASCAL, ALAIN GORAGUER, …

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Direction artistique : OLIVIER JULIEN, FRÉDÉRIC RÉGENT
Nombre de CDs : 3


29,99 € TTC

FA5395

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Pour ce second volume, Olivier Julien et Frédéric Régent nous offrent l’intégralité des créations de Serge Gainsbourg entre 1960 à 1962. Une période de  transition pour la chanson en France (qui voit l’émergence du rock n’roll et les prémices de la déferlante yé-yé) et  méconnue dans la carrière de l’artiste.

On retrouve dans ce coffret triple CD des titres chantés par Gainsbourg mais aussi  par les grands interprètes du moment : Juliette Gréco, Philippe Clay, Catherine Sauvage ou encore Petula Clark.

Patrick  FRÉMEAUX

Intégrale Serge Gainsbourg Volume 2 FA5395

Intégrale SERGE GAINSBOURG et ses Interprètes Vol. 2
1960-1962











58 titres de Serge Gainsbourg interprétés par :
Serge Gainsbourg
Juliette Gréco
Petula Clark
Catherine Sauvage
Les Frères Jacques
Jean-Claude Pascal
Alain Goraguer…

Serge Gainsbourg est à ce jour l’un des artistes les plus influents du XXè siècle. Pour ce second volume, Olivier Julien et Frédéric Régent nous offrent l’intégralité des créations de Serge Gainsbourg entre 1960 à 1962. Une Période de transition pour la chanson en France (qui voit l’émergence du rock n’roll et les prémices de la déferlante yé-yé) et méconnue dans la carrière de l’artiste. On retrouve dans ce coffret triple CD des titres chantés par Gainsbourg mais aussi par les grands interprètes du moment : Juliette Gréco, Philippe Clay, Catherine Sauvage ou encore Petula Clark.  Patrick FRÉMEAUX

Serge Gainsbourg remains one of the most influential artists of the 20th century to this day. In this second volume, Olivier Julien and Frédéric Régent have gathered all of Gainsbourg’s works from the period 1960-1962, a little-known period when French song was in transition, in a context where rock ’n’ roll was emerging at the same time as the beginnings of the tidal wave in French pop they called “Yé-Yé”. This 3CD set contains titles sung by not only Gainsbourg himself, but great stars of the early Sixties, including Juliette Gréco, Philippe Clay, Catherine Sauvage and Petula Clark.  
Patrick FRÉMEAUX


CD 1
SERGE GAINSBOURG
L’étonnant Serge Gainsbourg (1961)
 1. La chanson de Prévert 3’01
 2. En relisant ta lettre 2’00
 3. Le rock de Nerval  1’50
 4. Les oubliettes 2’26
 5. Chanson de Maglia  2’04
 6. Viva Villa 3’22
 7. Les amours perdues 2’56
 8. Les femmes, c’est du chinois  2’31
 9. Personne 2’44
10. Le sonnet d’Arvers  1’53

MICHELE ARNAUD (1961)
11. La chanson de Prévert 3’08

HÉLÈNE MARTIN (1961)
12. Ronsard 58 1’36

JEAN-CLAUDE PASCAL (1961)
13. En relisant ta lettre  2’06
14. Les oubliettes 2’40

LES RIFF (1961)
15. Viva Villa 3’22
16. La chanson de Prévert 3’40

JEAN-CLAUDE PASCAL (1961)
17. Le poinçonneur des Lilas en concert 2’52

Titre Bonus
JULIETTE GRÉCO (1959)
18.Les amours perdues (version piano - extrait) 1’56

MICHÈLE ARNAUD (1960)
19.Cha-cha-cha des chauves (extrait) 1’21


CD 2
SERGE GAINSBOURG - N° 4 (1962)
 1. Les goémons 2’39
 2. Black Trombone 2’37
 3. Baudelaire 2’27
 4. Intoxicated Man 2’37
 5. Quand tu t’y mets 1’49
 6. Les cigarillos 1’46
 7. Requiem pour un twisteur 2’40
 8. Ce grand méchant vous 2’21

JULIETTE GRÉCO (1962) 
 9. Accordéon 2’22
10. Valse de l’au-revoir  1’35

MICHELE ARNAUD (1962)
11. Les goémons 2’24

CATHERINE SAUVAGE
Catherine Sauvage chante Serge Gainsbourg (1962)
12. Black Trombone 2’30
13. Les goémons 2’17
14. L’assassinat de Franz Lehar 1’57
15. Baudelaire  2’07

LES MERCENAIRES (1962)
16. Quand tu t’y mets 1’46

PHILIPPE CLAY (1962)
17. Chanson pour tézigue 2’06

LES RIFF (1962)
18. Les goémons 2’26

PETULA CLARK (1962)
19. Vilaine fille, mauvais garçon 2’21

ISABELLE AUBRET (1961)
20. La chanson de Prévert 2’57


CD 3
SERGE GAINSBOURG sur scène (1961-1962)
 1. La cigale et la fourmi 2’55
 2. Les amours perdues 3’08
 3. Chanson de Maglia 1’43
 4. Les goémons  2’20
 5. L’eau à la bouche 1’47

SERGE GAINSBOURG documents (1962) 
 6. Ballade d’un fat majeur  3’01
 7. La Javanaise 3’49
 8. Valse de l’adieu 2’31
 9. J’ai mal à la tête 2’03

VICKY AUTIER (1961)
10. La chanson de Prévert  2’56

ANNE GACOIN (1962)
11. Accordéon 2’21

LES SCARLET (1962)
12. Vilaine fille, mauvais garçon 2’08

Catherine Sauvage (1962)
13. La chanson de Prévert 2’46

LES FRÈRES JACQUES (1958)
14. Le poinçonneur des Lilas en concert 3’01

Versions instrumentales :
ÉDOUARD DULEU ET SON ORCHESTRE (1962)
15. Accordéon 2’30

CHRISTIAN DI MACCIO ET SES MUSICIENS (1960)
16. Cha-cha-cha du loup 2’44
17. L’eau à la bouche 2’23

FRANÇOIS RAUBER ET ALAIN GORAGUER AUX 2 ORCHESTRES (1962)
18. Accordeón 1’57
LOS JORGE NOVA BOSSA’S (1962)
19. Los cigarillos 1’55


Un métier en pleine mutation
Dans la carrière de Serge Gainsbourg, la période allant du printemps 1960 à la fin de l’hiver 1961 marque une sorte de «?creux?». Discographiquement, il ne sort en 1960 que les 45-tours «?L’eau à la bouche?» et Romantique 60 (qui, contrairement aux espoirs de Philips, n’aura pas le succès de «?L’eau à la bouche?») et pas d’album complet. Au niveau des interprètes, c’est aussi le calme plat : on n’a alors connaissance que d’un projet de 45-tours pour Catherine Sauvage, qui ne dépassera malheureusement pas le stade des maquettes. Cela est d’autant plus préoccupant pour le jeune auteur-compositeur-interprète qu’il n’est pas sourd et qu’il constate qu’un nouveau style musical commence à s’imposer en France : le rock’n’roll, courant dont Gainsbourg est alors très éloigné. Ainsi, début 1960, Johnny Hallyday (16 ans) publie chez Vogue son premier 45-tours, «?T’aimer follement?», qui connaît un énorme succès. Le 24 février 1961, le premier festival français de rock’n’roll se tient même au Palais des Sports de la Porte de Versailles, avec en vedettes le même Johnny Hallyday, Frankie Jordan et les Chaussettes Noires. Impitoyable, la tourmente yé-yé balaie tout de suite beaucoup de chanteurs rive gauche, qui commencent à tomber dans l’oubli : pas de quartier, Dieu reconnaîtra les siens, encore plus lorsqu’émergeront les groupes anglais comme les Beatles et les Rolling Stones. Certes, Gainsbourg continue à apparaître à la télévision et à se produire en concert, mais il est moins soutenu par la presse et il ne déplace pas les foules, un peu comme s’il n’avait eu jusque là qu’un succès de curiosité. En fait, il commence même à collectionner les «?bides?» : un soir, il quitte même brutalement la scène du cabaret Le College Inn au beau milieu de son tour de chant, sans un mot d’explication. Cela fait alors cinq mois qu’il se produit rue Vavin (où il assure seul le piano, ne trouvant plus d’accompagnateur) et c’est le ras-le-bol, aussi bien pour lui que pour son rare public. On aurait pu croire que la pratique assidue de la scène aurait raison de sa timidité et de son trac : bien au contraire, elle semble les accroître à chacune de ses apparitions.

Cinecitta
Coup de chance, néanmoins : une nouvelle opportunité se présente à lui lorsqu’il est remarqué par des producteurs italiens qui le font tourner en l’espace d’un peu plus d’un an et demi dans pas moins de trois péplums, où il joue à chaque fois un rôle de sinistre crapule en jupette et sandales : La révolte des esclaves, Samson contre Hercule et Hercule se déchaîne. Là encore, on ne peut pas dire qu’il montre une grande motivation : pas plus qu’il ne brûle les planches, il ne crève l’écran, mais il n’est guère favorisé par les scénarios, qui le font toujours mourir à la fin - si en plus les producteurs trouvent qu’il a le physique de l’emploi, il n’y a pas de quoi pavoiser… Il est alors évident que Gainsbourg s’intéresse au septième art parce qu’il a besoin d’arrondir des fins de mois difficiles et qu’il doit se montrer à l’écran, et accessoirement parce que cela le fait voyager et rencontrer du monde.

«?Cette chanson était la tienne…?»
Sans contestation possible, 1961 est pour Gainsbourg l’année de «?La chanson de Prévert?», chanson qui fera peut-être un peu trop d’ombre au reste de sa production de l’époque. Vibrant hommage aux «?Feuilles mortes?» du tandem Jacques Prévert / Joseph Kosma, elle a été écrite pour Juliette Gréco (qui l’a refusée), approuvée par Prévert, et sera créée par Michèle Arnaud, qui la présentera en avant-première fin 1960 lors d’une de ses émissions de télévision et l’enregistrera peu après. Même si ses ventes seront peu significatives, cette ballade aura le privilège d’être immédiatement reconnue comme un classique : on en comptera dès sa sortie plusieurs versions, par la jeune chanteuse Isabelle Aubret, puis par les Riff (groupe du label Philips, qui enregistrera en même temps une autre chanson de Gainsbourg, «?Viva Villa?»), par Vicky Autier et par Gainsbourg lui-même, qui la mettra en ouverture de son album L’Etonnant Serge Gainsbourg. À partir de 1961, on constate tout de même un regain d’intérêt de la part des interprètes : ainsi, Hélène Martin (une vieille connaissance de Gainsbourg depuis l’époque de ses débuts au Milord l’Arsouille) reprend son «?Ronsard 58?» pour le label BAM et Jean-Claude Pascal fait figurer sur l’album de son récital de décembre 1960 à Bobino une version du «?Poinçonneur des Lilas?» sans doute plus convaincante que celle qu’il avait enregistrée en studio en 1959. Dans la foulée, Gainsbourg parvient à remettre au même Jean-Claude Pascal non pas une mais deux chansons, «?Les oubliettes?» et «?En relisant ta lettre?», que l’auteur enregistrera à son tour quelques jours plus tard. Le titre principal du 45-tours de Jean-Claude Pascal est «?Nous les amoureux?», chanson avec laquelle le chanteur/acteur remporte au mois de mai le Grand Prix de l’Eurovision, ce dont Gainsbourg ne peut que se féliciter, puisqu’il touche grâce à cela des royalties conséquentes. Ces royalties étaient certainement bien plus élevées que celles qu’a pu lui rapporter son troisième album, L’Etonnant Serge Gainsbourg…

Etonnant, non ?
Aujourd’hui, cet Etonnant Serge Gainsbourg fait un peu figure de «?vilain petit canard?» dans les premières œuvres de l’auteur. Pourtant, il n’est pas dénué de qualités et mérite largement d’être redécouvert. Plus long que ses deux précédents opus, il comporte une belle version du titre «?Les amours perdues?», chanson écrite en 1954 et créée deux ans plus tôt sur disque par Juliette Gréco. Comme pour «?La nuit d’octobre?» sur N° 2, Gainsbourg s’aventure aussi à puiser dans le répertoire classique de la poésie et met en musique Victor Hugo avec «?La chanson de Maglia?» («?Vous êtes bien belle et je suis bien laid?»), Alexis Félix Arvers avec «?Le sonnet d’Arvers?» («?Ma vie a son secret, mon âme a son mystère?») et Gérard de Nerval avec le très étrange «?Rock de Nerval?», adaptation d’un extrait d’un vieil opéra comique, Piquillo. Sur une chanson, «?Les femmes, c’est du chinois?», Gainsbourg ne signe que les paroles, la musique étant l’œuvre de son ami Alain Goraguer, qui orchestre à nouveau tous les titres. Même l’auditeur le moins avisé ne pourra s’empêcher de voir dans ces adaptations et recyclages la preuve d’une certaine «?panne d’inspiration?» chez Gainsbourg, peut-être à raison, mais il n’empêche que le résultat final reste tout à fait écoutable un demi-siècle après. De même, «?Viva Villa?», d’inspiration sud-américaine, demeure bien sympathique, ainsi que «?Personne?», qui voit l’auteur renouer avec son personnage de misogyne farouche, qui réapparaît déjà dans «?En relisant ta lettre?», superbe exercice de style en même temps que leçon d’ortographe plutôt cinglante sous la forme d’une lettre d’amour et peut-être le sommet du disque. Quant à la version Gainsbourg de «?La chanson de Prévert?», sobre et dépouillée, elle demeure aujourd’hui encore la plus connue du grand public.

«?Son copain, son compagnon…?»
Plus d’un mois après la sortie de son album, Gainsbourg se produit à Annecy pour une émission de radio, durant laquelle il chante en direct «?Les amours perdues?» et «?La chanson de Maglia?». Luxe inouï : il est alors accompagné par rien moins que l’orchestre de Michel Legrand. Au mois de juin, on le voit en télé chanter une valse de son cru, «?Vienne à Vienne?», qui n’est autre que «?Les mots inutiles?», chanson remontant à 1955 et à peine modifiée pour l’occasion. Fin 1961, on recense deux raretés radiophoniques : «?La cigale et la fourmi?» et la «?Ballade d’un fat majeur?», qui resteront inédites sur disque. C’est Gainsbourg lui-même qui joue le piano sur la «?Ballade d’un fat majeur?» (connue aussi sous le nom de «?J’ai oublié d’être bête?»), enregistrée au domicile de ses parents, avenue Bugeaud, et dont Hélène Martin enregistrera deux ans plus tard une version avec une musique modifiée sous le titre de «?Bêtise de Cambrai?». 1962 sera une année plus fructueuse à tous points de vue pour Gainsbourg. Tout d’abord, il retrouve sa chère Juliette Gréco, à laquelle il offre «?Accordéon?», hymne éternel à la gloire de cet instrument de musique qu’on associe tellement à la France... Peu après, c’est grâce à la muse de Saint-Germain-des-Prés que Gainsbourg écrit le texte de la «?Valse de l’au-revoir?», une composition du jeune pianiste Robert Viger réalisée pour le film documentaire de François Reichenbach Week-end en mer : la chanson figurera sur un 45-tours édité par la prestigieuse Compagnie Transatlantique et vendu uniquement aux passagers du paquebot France. Collector absolu ! Au mois de mars, on le voit à la télévision chanter «?Les petits pavés?» de Paul Delmet, une des chansons qu’il admire le plus.

Regain de forme
Au printemps 1962, Gainsbourg enregistre son quatrième album, N° 4, avec huit chansons où il aborde plusieurs genres musicaux différents (jazz, bossa nova, samba) et retrouve la veine sarcastique de ses débuts. Il y co-signe même un texte avec son vieil ami Francis Claude, directeur artistique du Milord l’Arsouille : «?Ce grand méchant vous?». Il assure alors de la promotion en radio, pour les émissions Discoparade à l’Alhambra et Avant-premières. Mini-évènement : il est même repris par un groupe yé-yé inspiré, les Mercenaires, qui grave une version de «?Quand tu t’y mets?». Quant à la collaboration avec Catherine Sauvage, elle se concrétise enfin, puisque la grande rivale de Juliette Gréco enregistre comme elle un EP entier consacré aux compositions de Gainsbourg, sous la direction de son pianiste Jacques Loussier : parmi celles-ci, on trouve trois chansons déjà enregistrées par l’auteur pour son quatrième album : «?Baudelaire?», qui reprend le poème «?Le serpent qui danse?» (que Catherine Sauvage a déjà chanté sur une musique de Léo Ferré), «?Les goémons?» et «?Black Trombone?». Peu après, la fidèle Michèle Arnaud s’amourache à son tour des «?Goémons?», qu’elle enregistre pour son nouveau disque 25-cm, les Riff lui emboîtant le pas avec leur propre version de ce titre. C’est ensuite au tour de l’Espagnole Gloria Lasso de porter son choix sur «?La chanson de Prévert?». Côté masculin, le revenant Philippe Clay enregistre enfin sur disque une chanson inédite de Gainsbourg, «?Chanson pour tézigue?», après avoir chanté avec l’auteur deux duos télévisés («?Accordéon?» et «?L’assassinat de Franz Lehar?»). Durant cette période, on entend à nouveau de la musique de Gainsbourg sur grand et petit écran, puisque notre homme signe avec Alain Goraguer une partition originale pour un court-métrage de Robert Ménégoz, Dix grammes d’arc-en-ciel, et réorchestre plusieurs de ses thèmes connus pour le téléfilm La lettre dans un taxi. L’inspiration semble lui être bel et bien revenue, puisqu’un soir d’août particulièrement torride, une visite chez Juliette Gréco rue de Verneuil lui fait écrire rien moins que «?La Javanaise?», classique immédiat qu’il crée en radio en fin d’année trois semaines avant d’aller l’enregistrer en studio à Londres. Au même moment, il est mis en relation avec l’Anglaise Petula Clark, qui est alors depuis longtemps une grande vedette en France et à qui il donne «?Vilaine fille, mauvais garçon?» : en secret, il écrit cette chanson «?à quatre mains?» avec Lucette Suire-Poitrenaud, épouse du réalisateur Jacques Poitrenaud, qui le fait alors travailler sur son long-mé­trage Strip-Tease. De plus en plus sollicité, il compose trois chansons pour un show télévisé de Brigitte Bardot, qui sera diffusé le 1er janvier 1963 et à nouveau invité en radio, il participe à l’émission Performance, où il revisite le «?J’ai mal à la tête?» de Georges Ulmer, faisant également état d’une certaine virtuosité pianistique sur la «?Valse de l’adieu?» de Frédéric Chopin.

Au terme d’une phase de transition, Serge Gainsbourg a alors su vaillamment maintenir sa place dans le milieu du disque français en cette «?année-charnière?» qu’est 1962 et si ses ventes cumulées restent alors modestes, il ne tardera pas à tirer les enseignements des phénomènes musicaux qui se produisent autour de lui. Contrairement à beaucoup de ses collègues...
Texte : Frédéric RÉGENT
Direction artistique et discographique : Olivier JULIEN
© 2013 Frémeaux & Associés


Pour leur soutien, merci à Annick et Dominique de Ribbentrop.

Pour leur confiance, merci à : Laurent Balandras, Stéphane Biesenbach, Nicolas Engel, Benjamin Goldenstein, Catherine Laignel et Christian de Tarlé.

Pour leurs témoignages et leurs informations, merci à : Oswald d’Andréa, Serge et Francine Barthélémy, Edouard Bayle, Christian Blondieau, René Chetrit, Petula Clark, Juliette Gréco, Florence Gruère, Jacques Loussier, Hélène Martin, Gérard Meys, Sébastien Poitrenaud, Gilles Verlant, Robert Viger et Claude Wolff.

Pour leur dévotion, merci à Manon et son site tetedechou.com ainsi qu’au réseau des collectionneurs.

Pour le partage de ses passions musicales, merci à Étienne Daho.



Radical change in songwriting
In Serge Gainsbourg’s career, the period between spring 1960 and the end of winter early in 1962 was rather a hollow one. Where records were concerned, in 1960 he only released the 45rpm singles “L’eau à la bouche” and Romantique 60 (which, contrary to the hopes of Philips, wasn’t as successful as “L’eau à la bouche”). There was no album from Serge that year. As for those who sang his songs, things were also quiet: people were only aware of a 45rpm single planned for Catherine Sauvage, but the project unfortunately never went beyond a demo-tape. The situation was worrying the young singer-songwriter: he wasn’t deaf to the fact that a new musical style was establishing itself in France: rock ‘n’ roll was a trend quite foreign to Gainsbourg. At the beginning of 1960 Johnny Hallyday was 16, and Vogue released his first single “T’aimer follement”; it was an enormous success, and on February 24th 1961 there was even a first French Rock ‘n’ Roll Festival at the Palais des Sports in Paris, with Johnny Hallyday, Frankie Jordan and the Chaussettes Noires group on the same bill. The “Yé-Yé” storm mercilessly swept away many Left Bank singers who saw their careers fall into oblivion: no quarter was given. But all men are equals on Judgement Day, and the latter would still be seen impartially when English groups like The Beatles and The Rolling Stones began to emerge. It’s true that people could still see Gainsbourg on television and in concert, but the media were moving on to promote others and Gainsbourg no longer drew crowds, as if his previous success had been due to simple curiosity. As a matter of fact, Gainsbourg even began to “flop”, and one night he walked abruptly offstage at the College Inn club in the middle of his set, without a single word of explanation. He had been singing there for five months – he played the piano himself because he couldn’t find an accompanist – and it was the last straw; he was fed up with it all, and so was his dwindling audience. One would have thought that assiduously appearing night after night might have helped him overcome his shyness (and stage-fright) but, on the contrary, the latter seemed more evident with each appearance…

Cinecitta
There was a stroke of luck, however: a new opportunity presented itself when he was noticed by Italian film-producers who, in a little more than a year and a half, included Gainsbourg in the cast of no fewer than three Roman epics – Revolt of the Slaves, Samson and The Fury of Hercules – in which he played a sinister villain in a skirt and sandals. Not that Gainsbourg could be said to be motivated: his performances hardly deserved an Oscar – much less memorable than his cabaret-appearances, even if the producers thought he had a suitable “face” – and he always died at the end… It was obvious that Gainsbourg’s interest in the Seventh Art was limited to his need to earn a living; the fact that he could travel and meet people was incidental to his “film career” in those days.

Cette chanson était la tienne…”
Without a shadow of a doubt, 1961 was for Gainsbourg the year of “La chanson de Prévert”, a song which would perhaps overshadow the other pieces he wrote during this period. A vibrant tribute to “Les Feuilles mortes” [“Autumn Leaves”], the song by Jacques Prévert & Joseph Kosma, Serge wrote “La Chanson de Prévert” – with Prévert’s blessing – for Juliette Gréco (who turned it down), and it was in fact sung by Michèle Arnaud, who gave an avant-premiere of it at the end of 1960 on one of her television shows, recording it shortly afterwards. Even if its sales were hardly significant, this ballad had at least the merit of being instantly recognized as a classic: there were several versions of it almost as soon as it was released. One was by the young singer Isabelle Aubret; there was one from the group called Riff (on Philips), who recorded another Gainsbourg song, Viva Villa, at the same time; another by Vicky Autier; and one by Gainsbourg himself, who used it as the first track on his album L’Etonnant Serge Gainsbourg. Starting in 1961, there was even an upsurge in interest from other singers. Hélène Martin (an old acquaintance of Serge since his early days at the Milord L’Arsouille cabaret) picked up his song Ronsard 58 for the BAM label, and Jean-Claude Pascal’s album of his December ‘60 show at Bobino included a version of Le Poinçonneur des Lilas that was no doubt more convincing than the 1959 version he’d done on record. As a direct result, Gainsbourg succeeded in placing two other songs with Jean-Claude Pascal, Les oubliettes and En relisant ta lettre, which Serge would record in turn a few days later. The principal song on that Jean-Claude Pascal single was “Nous les amoureux”, thanks to which the actor/singer won the Eurovision Song Contest that May. Gainsbourg was delighted. It earned him a lot of money in royalties, certainly a lot more than he derived from his own third album, L’Etonnant Serge Gainsbourg…

Amazing, L’Etonnant Serge Gainsbourg ?
Today this album seems to be considered the “ugly duckling” amongst the songwriter’s early works. Even so, it had many qualities which largely deserve consideration. Lengthier than its two predecessors, L’Etonnant Serge Gainsbourg contains a beautiful version of the title Les amours perdus, a song he’d written in 1954 and which was first recorded by Juliette Gréco. As for “La nuit d’octobre” on N° 2, Gainsbourg was venturing into the classical repertoire of poetry: he set Victor Hugo to music with La chanson de Maglia (“Vous êtes bien belle et je suis bien laid”), Alexis Félix Arvers with Le sonnet d’Arvers (“Ma vie a son secret, mon âme a son mystère”), and Gérard de Nerval with the very strange Rock de Nerval, his adaptation of an excerpt from the old comic-opera Piquillo. On one song, Les femmes, c’est du chinois, Gainsbourg wrote only the lyrics, leaving the music to his friend Alain Goraguer, who once again arranged all the album’s titles. Even the least well-informed listener couldn’t help seeing these adaptations and “recycled” efforts as proof that Gainsbourg was going through a “blank page” syndrome, perhaps correctly, but all the same, the final result is just as listenable today, half a century later. The same goes for “Viva Villa”, whose inspiration was South American: it remains agreeable, as does Personne, which saw Gainsbourg return to his fierce-misogynist image as a writer, an aspect which had already reappeared in “En relisant ta lettre”, a superb stylistic exercise as well as a rather stinging lesson in spelling which took the form of a love-letter. It was perhaps the record’s strongest title. As for Gainsbourg’s sober, stripped-bare version of “La chanson de Prévert”, it still remains the Gainsbourg song which mass-audiences remember the most.

“Son copain, son compagnon…”
More than a month after the release of his album, Gainsbourg went to Annecy to appear in a radio show on which he sang (live) the two songs “Les amours perdus” and “La chanson de Maglia”. He was accompanied – an unheard-of luxury – by Michel Legrand and his orchestra. In June he sang one of his own waltzes on television, “Vienne à Vienne”, actually a song dating back to 1955 (“Les mots inutiles”) with scarcely any changes. At the end of 1961 came two rarities on radio, La cigale et la fourmi and Ballade d’un fat majeur, both of which would remain unreleased on record. Gainsbourg played piano himself on “Ballade d’un fat majeur” (aka “J’ai oublié d’être bête”), which he recorded at his parents’ home on the avenue Bugeaud; two years later Hélène Martin would record a version (with changes to the music) under the title “Bêtise de Cambrai”. 1962 would be much more productive for Gainsbourg, whichever way you look at it. First, he met up with his dear Juliette Gréco again and gave her his song Accordéon, a timeless hymn to the instrument which so many identify with France… Shortly after, the “muse of Saint-Germain-des-Prés” received his lyrics for La Valse de l’au-revoir, a composition which the young pianist Robert Viger had written for François Reichenbach’s documentary film Week-end en mer: the song would appear on a 45rpm single released by the prestigious Compagnie Transatlantique label, whose records were sold exclusively to passengers on the liner “France”... A real collectors’ item! And in March viewers could see Gainsbourg on television again, this time singing Paul Delmet’s song “Les petits pavés”, one of his favourites.

Back in form
In spring 1962 Gainsbourg recorded his fourth album N° 4, containing eight songs in which he tackled different genres – jazz, bossa nova, samba – in a return to the sarcastic vein of his early days. He even co-wrote the lyrics for Ce grand méchant vous with his old friend Francis Claude, the artistic director of the Milord l’Arsouille. Serge appeared on radio to promote it in the shows Discoparade à l’Alhambra and Avant-premières. A mini-event was a reprise of “Quand tu t’y mets” by an inspired “Yé-Yé” group called the Mercenaires. As for Gainsbourg’s collaboration with Catherine Sauvage, it finally became reality when the latter, a great rival of Juliette Gréco, recorded (as Gréco had done) an entire EP devoted to Serge’s compositions. Pianist Jacques Loussier was its artistic director, and the titles included three songs which the composer had already recorded for his fourth album: Baudelaire, which was based on the poem “Le serpent qui danse” (Catherine Sauvage had already sung the latter with music by Léo Ferré), “Les goémons” and Black Trombone. Shortly afterwards, it was the turn of the loyal Michèle Arnaud to fall in love with “Les goémons”, which she recorded for her new 10” disc, and she was followed by the Riff group with their own version of the song. Next, Spanish singer Gloria Lasso and Pauline Julien from Quebec also chose to record “La chanson de Prévert”. Male singers weren’t far behind either; Philippe Clay returned to the scene, finally, with a recording of one of Gainsbourg’s unreleased songs called Chanson pour tézigue, after singing two duets with the songwriter on television: “Accordéon “ and “L’assassinat de Franz Lehar”. During this period, music from Serge Gainsbourg could be heard again on both small and silver screens, as Serge co-wrote (with Alain Goraguer) the original score for Robert Ménégoz’ short film entitled Dix grammes d’arc-en-ciel, while re-orchestrating several of his best-known songs for a TV-film entitled La lettre dans un taxi. Inspiration seemed to have returned for good when, one particularly hot night in August, Serge’s visit to Juliette Gréco’s home on the rue de Verneuil led him to write La Javanaise, no less. It was an immediate, classic hit, and he premiered it on radio at the end of the year before going to London to record it. At the same time, he was introduced to English singer Petula Clark, who had long been a star in France; for Petula he wrote Vilaine fille, mauvais garçon, actually writing it in secret as “four hands” together with Lucette Suire-Poitrenaud, the wife of filmmaker Jacques Poitrenaud (who was then working with Serge on the feature film Strip-Tease). Demands on Serge were growing: he composed three songs for a Brigitte Bardot television-special (broadcast on New Year’s Day 1963), and was invited to appear on the radio show Performance, where he revisited Georges Ulmer’s J’ai mal à la tête while displaying his virtuosity as a pianist with Frédéric Chopin’s Valse de l’adieu.

At the outcome of this phase of transition, Serge Gainsbourg had valiantly maintained his position in the French recording-milieu. 1962 was a crucial turning-point, and while his total record-sales remained modest, Gainsbourg was quick to learn from every musical phenomenon which surrounded him… unlike many of his contemporaries.
Liner notes : Frédéric REGENT
Art Direction and Selection : Olivier JULIEN
English Adaptation : Martin DAVIES
© 2013 Frémeaux & Associés

Special thanks :
To Annick and Dominique de Ribbentrop for their unconditional support.
For their confidence, thanks to: Laurent Balandras, Stéphane Biesenbach, Nicolas Engel, Benjamin Goldenstein, Catherine Laignel and Christian de Tarlé.
For their testimony and all their information, thanks to : Oswald d’Andréa, Serge et Francine Barthélémy, Edouard Bayle, Christian Blondieau, René Chetrit, Petula Clark, Juliette Gréco, Florence Gruère, Jacques Loussier, Hélène Martin, Gérard Meys, Sébastien Poitrenaud, Gilles Verlant, Robert Viger et Claude Wolff.
For their dedication, Thanks to Manon and her website tetedechou.com and the ring of collectors.
To Etienne Daho for passing on his musical passions.


CD 1
Serge GAINSBOURG
L’étonnant Serge Gainsbourg
1. La chanson de Prévert
2. En relisant ta lettre
3. Le rock de Nerval *
4. Les oubliettes
5. Chanson de Maglia **
6. Viva Villa
7. Les amours perdues
8. Les femmes, c’est du chinois ***
9. Personne
10. Le sonnet d’Arvers ****
(Serge Gainsbourg) sauf * (Gérard de Nerval / Serge Gainsbourg), ** (Victor Hugo / Serge Gainsbourg), *** (Serge Gainsbourg / Alain Goraguer) et **** (Alexis Félix Arvers / Serge Gainsbourg)
avec Alain Goraguer et son orchestre
Enregistrement : 8, 10, 14 février et 6, 9, 13 et 16 mars 1961, studio Philips, boulevard Blanqui.
Parution : 5 avril 1961, 33-tours LP PHILIPS B-76-516-R
Michèle ARNAUD
11. La chanson de Prévert
(Serge Gainsbourg)
avec Mario Bua et son orchestre
Enregistrement : 29 novembre 1960, studios Pathé, Boulogne-Billancourt
Parution : 6 février 1961, 45-tours EP PATHE MARCONI, 45EG542
Hélène MARTIN
12. Ronsard 58
(Serge Barthélémy / Serge Gainsbourg)
avec Pierre Petit et son orchestre
Enregistrement : janvier 1961, studio Geneix, Paris
Parution : mars 1961, 45-tours EP BAM, EX 280
Jean-Claude PASCAL
13. En relisant ta lettre
14. Les oubliettes
(Serge Gainsbourg)
avec Pierre Spiers et son orchestre
Enregistrement : 6 et 15 février 1961, studios Pathé, Boulogne-Billancourt
Parution : 27 mars 1961, 45-tours EP LA VOIX DE SON MAITRE, EGF 529
LES RIFF
15. Viva Villa
16. La chanson de Prévert
(Serge Gainsbourg)
avec Jean-Michel Riff et son orchestre
Enregistrement : mai 1961, studio Philips, boulevard Blanqui
Parution : juin 1961, 45-tours EP PHILIPS 432 546 BE
Jean-Claude PASCAL
17. Le poinçonneur des Lilas en concert
(Serge Gainsbourg)
avec Léo Chauliac et ses Rythmes
Enregistrement : décembre 1960, Bobino, Paris
Parution : 6 mars 1961, 33-tours LP LA VOIX DE SON MAITRE, FDLP 1098
TITRES BONUS :                                                 
JULIETTE GRECO
18.Les amours perdues (version piano - extrait)
(Serge Gainsbourg)
Sonorama numéro 8 de mai 1959
MICHELE ARNAUD
19.Cha-cha-cha des chauves (extrait)
(Serge Gainsbourg)
Actualités de midi du 29 Mars 1960 – collection privée

CD 2
Serge GAINSBOURG - N° 4
1. Les goémons
2. Black Trombone
3. Baudelaire *
4. Intoxicated Man
5. Quand tu t’y mets
6. Les cigarillos
7. Requiem pour un twisteur
8. Ce grand méchant vous **
(Serge Gainsbourg) sauf * (Charles Baudelaire / Serge Gainsbourg) et ** (Francis Claude / Serge Gainsbourg)
avec Alain Goraguer et son orchestre
Enregistrement : 14, 16, 20 21, 28 mars, 3 et 16 avril 1962, studio Philips, boulevard Blanqui.
Parution : mai 1962, 33-tours LP PHILIPS 76-553-R
Juliette GRÉCO
9. Accordéon
(Serge Gainsbourg)
avec André Popp et son orchestre
Accordéon : Joë Rossi
Enregistrement : 22 janvier 1962, studio Philips, boulevard Blanqui
Parution : 22 février 1962, 45-tours EP PHILIPS 432-711 BE
10. Valse de l’au-revoir
(Serge Gainsbourg / Robert Viger)
avec Henri Patterson et son orchestre
Enregistrement : 2 mai 1962, studio Philips, boulevard Blanqui
Parution : juin 1962, 45-tours EP hors commerce
Michèle ARNAUD
11. Les goémons
(Serge Gainsbourg)
avec Oswald d’Andréa et son orchestre
Enregistrement : 8 mai 1962, studio Pathé, Boulogne-Billancourt
Parution : 17 septembre 1962, 33-tours LP PATHE
MARCONI AT-1131
Catherine SAUVAGE
Catherine Sauvage chante Serge Gainsbourg
12. Black Trombone
13. Les goémons
14. L’assassinat de Franz Lehar
15. Baudelaire *
(Serge Gainsbourg) sauf * (Charles Baudelaire / Serge Gainsbourg)
avec Jacques Loussier et son orchestre
Enregistrement : 8 juin 1962, studio Philips, boulevard Blanqui.
Parution : juillet 1962, 45-tours EP PHILIPS 432 784 BE
LES MERCENAIRES
16. Quand tu t’y mets
(Serge Gainsbourg)
Enregistrement : juin 1962, studio Philips, boulevard Blanqui
Parution : juillet 1962, 45-tours EP PHILIPS 432 822
Philippe CLAY
17. Chanson pour tézigue
(Serge Gainsbourg)
avec Jean-Paul Mengeon et son orchestre
Enregistrement : septembre 1962, studio Philips,
boulevard Blanqui, Paris
Parution : octobre 1962, 45-tours EP FONTANA 460-873-ME
LES RIFF
18. Les goémons
(Serge Gainsbourg)
avec Jean-Michel Riff et son orchestre
Enregistrement : mai 1962, studio Philips, boulevard Blanqui
Parution : juin 1962, 45-tours EP PHILIPS 432 782 BE
Petula CLARK
19. Vilaine fille, mauvais garçon
(Lucette Suire / Serge Gainsbourg)
avec Peter Knight et son orchestre
Enregistrement : novembre 1962
Parution : décembre 1962, 45-tours EP VOGUE EPL 8045
Isabelle AUBRET
20. La chanson de Prévert
(Serge Gainsbourg)
avec Jean-Michel Defaye et son orchestre
Enregistrement : mai 1961, studio Philips, boulevard Blanqui
Parution : juin 1961, 45-tours EP PHILIPS 432 553 BE

CD 3
Serge GAINSBOURG sur scène
1. La cigale et la fourmi
(Serge Gainsbourg)
Enregistrement : 15 juin 1961, le Vieux Colombier, Paris
Diffusion : 18 juin 1961, émission Avant-premières (collection privée)
2. Les amours perdues
(Serge Gainsbourg)
3. Chanson de Maglia
(Victor Hugo / Serge Gainsbourg)
avec Jean-Michel Audin et son orchestre
Enregistrement : 21 juin 1961
Diffusion : 22 juin 1961, émission Discoparade à Annecy (collection privée)
4. Les goémons
(Serge Gainsbourg)
5. L’eau à la bouche
(Serge Gainsbourg / Alain Goraguer)
avec accompagnement d’orchestre
Enregistrement : 16 mai 1962
Diffusion : 24 mai 1962, émission Discoparade à
l’Alhambra (collection privée)
6. Ballade d’un fat majeur (J’ai oublié d’être bête)
(Serge Gainsbourg)
Piano : Serge Gainsbourg
Enregistrement : 22 décembre 1961, avenue Bugeaud, Paris
Diffusion : 25 décembre 1961, émission Avant-
premières (collection privée)
7. La Javanaise
(Serge Gainsbourg)
Enregistrement : 13 décembre 1962
Diffusion : 16 décembre 1962, émission Avant-
premières (collection privée)
8. J’ai mal à la tête
(Georges Ulmer / Maurice Falconier)
9. Valse de l’adieu
(Frédéric Chopin)
Piano : Serge Gainsbourg
Enregistrement : 15 décembre 1962
Diffusion : 16 décembre 1962, émission Performance (collection privée)
Vicky AUTIER
10. La chanson de Prévert
(Serge Gainsbourg)
avec Jo Moutet et son orchestre
Enregistrement : octobre 1961, studio Pathé, Boulogne-Billancourt
Parution : novembre 1961, 45-tours EP PATHE MARCONI EGF 564
Anne GACOIN
11. Accordéon
(Serge Gainsbourg)
avec Alain Goraguer et son orchestre
Enregistrement : avril 1962, studio Philips, boulevard Blanqui
Parution : mai 1962, 45-EP DECCA 451 117
LES SCARLET
12. Vilaine fille, mauvais garçon
(Lucette Suire / Serge Gainsbourg)
avec James Award et son orchestre
Enregistrement : novembre 1962
Parution : décembre 1962, 45-tours EP PERGOLA 450.054 PAE
Gloria LASSO
13. La chanson de Prévert
(Serge Gainsbourg)
avec Jo Moutet et son orchestre
Enregistrement : 10 septembre 1962, studio Pathé, Boulogne-Billancourt
Parution : 15 octobre 1962, 45-tours EP LA VOIX DE SON MAITRE EGF 606
LES FRÈRES JACQUES
14. Le poinçonneur des Lilas en concert
(Serge Gainsbourg)
au piano : Pierre Philippe 
Parution : Novembre 1958, 33-tours LP PHILIPS 77.317-L récital 1958 de la comédie des Champs-Élysées
VERSIONS INSTRUMENTALES :
Édouard DULEU et son ORCHESTRE
15. Accordéon
(Serge Gainsbourg)
Édouard Duleu à l’accordéon et son ensemble
Enregistrement : 1962
Parution : 1962, 45-tours SP PHILIPS DELUXE B 370410 F
CHRISTIAN DI MACCIO et ses MUSICIENS
16.Cha-cha-cha du loup
(Serge Gainsbourg)
17.L’eau à la bouche
(Serge Gainsbourg / Alain Goraguer)
Enregistrement : 1960
Parution : 1960, 45-tours EP HOLIDAY HF.5034
FRANÇOIS RAUBER ET ALAIN GORAGUER
AUX 2 ORCHESTRES
18. Accordéon
(Serge Gainsbourg)
Enregistrement : avril 1962,
Parution : mai 1962, 45-tours SP PHILIPS DELUXE B 370413 F
LOS JORGE NOVA BOSSA’S
19. Los cigarillos
(Serge Gainsbourg)
Enregistrement : juin 1962
Parution : juillet 1962, 33-tours LP FONTANA 680022 Les 16 meilleures danses d’aujourd’hui

CD INTEGRALE SERGE GAINSBOURG ET SES INTERPRETES VOL. 1960-1962, SERGE GAINSBOURG © Frémeaux & Associés 2013 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 La chanson de Prévert03'02
02 En relisant ta lettre02'02
03 Le rock de Nerval01'52
04 Les oubliettes02'28
05 Chanson de Maglia02'06
06 Viva Villa03'23
07 Les amours perdues02'58
08 Les femmes, c'est du chinois02'33
09 Personne02'45
10 Le sonnet d' Arvers01'56
11 La chanson de Prévert03'10
12 Ronsard 5801'38
13 En relisant ta lettre02'08
14 Les oubliettes02'41
15 Viva Villa03'24
16 la chanson de Prévert03'41
17 le poinçonneur des Lilas02'54
18 Les amours perdues01'58
19 Cha-cha-cha des chauves01'20
CD 2
01 Les goémons02'40
02 Black trombone02'39
03 Baudelaire02'29
04 Intoxicated man02'38
05 Quand tu t'y mets01'51
06 Les cigarillos01'48
07 Requiem pour un twisteur02'42
08 Ce grand méchant vous02'24
09 Accordéon02'24
10 Valse de l'au-revoir01'37
11 Les géomons02'26
12 Black trombone02'31
13 Les goémons02'18
14 L'assasinat de franz lehar01'59
15 Baudelaire02'09
16 Quand tu t'y mets01'47
17 Chanson pour tézigue02'08
18 Les goémons02'28
19 Vilaine fille, mauvais garçon02'22
20 La chanson de prévert02'56
CD 3
01 La cigale et la fourmi02'57
02 Les amours perdues03'07
03 Chanson de maglia 201'45
04 Les géomons02'20
05 L'eau à la bouche01'49
06 Ballade d'un fait majeur03'03
07 La javanaise03'50
08 Valse de l'adieu02'30
09 J'ai mal à la tête02'06
10 La chanson de prévert02'58
11 Accordéon02'22
12 Vilaine fille, mauvais garçon02'09
13 La chanson de prévert02'48
14 Le poinconneur des Lilas03'03
15 Accordéon02'32
16 Cha cha cha du loup02'45
17 L'eau à la bouche02'25
18 Accordéon01'59
19 Los cigarillos01'54
« Les versions originales du chanteur… » par Jazz Mag - Jazz Man

Le deuxième volume de l’intégrale « Serge Gainsbourg et ses interprètes » 3 CD Frèmeaux & Associès / Socadisc) compile cette fois les années 1960 à 1962 (Black Trombone, Intoxicated Man …). Outre les versions originales du chanteur, on y retrouve entre autres, Jean-Claude Pascal, Les Frères Jacques, Alain Goraguer, Petula Clark, Catherine Sauvage ou encore Juliette Gréco et… Gloria Lasso. Sélection d’Olivier Julien, textes de Frédéric Régent.
Par JAZZ MAG – JAZZ MAN




« Une pièce qui vaut acte d’archive historique » par Intramuros

Après un premier volume consacré aux années 1957/1960, voici une autre période des années Gainsbourg : 1960/1962. Entre rétro et modernisme, c’est-à-dire entre chanson à texte et tsunami yé-yé, notre homme est toujours là ou il fallait (« a place to beat » aurait –il pu dire). Un Gainsbourg prolixe, peu asséché du stylo et de l’inspiration, il écrivait à tout va et pour tous. La preuve encore avec cette somme de 58 titres (excusez du peu !) qui compile, outre lui-même (et même en scène et à travers des documents), Michèle Arnaud, Jean-Claude Pascal, Juliette Gréco, Catherine Sauvage, Philippe Clay, Petula Clark, Isabelle Aubrey… Plus qu’un simple coffet (trois cd tout de même !), cette pièce vaut acte d’archive historique en matière de musique française qui reste et restera.
Par M.C. - INTRAMUROS




« Un pur régal malgré le temps qui passe » par l’Echo Républicain

Les éditions Frémeaux viennent de sortir des anthologies consacrées à des géants de la chanson française comme Barbara, Serge Gainsbourg ou Juliette Greco.
On ne va pas dire : « C’était mieux avant », mais force est de constater que les géants de la chanson française des années 50 continuent de projeter une ombre immense sur la scène contemporaine. C’est même fou : plus de cinquante-cinq ans après leurs premiers enregistrements, Barbara, Juliette Greco, Serge Gainsbourg et les autres restent incontournables.
On s’en rend compte en écoutant les anthologies éditées par Frémeaux & Associés.
Un pur régal malgré le temps qui passe. L’intégrale en plusieurs volumes consacrée à Serge Gainsbourg est ainsi révélatrice. Le Deuxième volet, sorti  récemment, rassemble deux des ses albums, « L’étonnant Serge Gainsbourg (1961) et Numéro 4 (1962), ainsi que ses nombreux interprètes, au premier rang desquels on retrouve Juliette Greco « Accordéon »ou Petula Clark « Vilaine fille, mauvais garçon ». Les spécialistes se réjouiront aussi d’écouter quelques enregistrements méconnus de Michèle Arnaud ou Catherine Sauvage. Mais elles sont moins modernes que Gainsbourg, dont l’interprétation et le style ont traversé le temps sans encombre. Autre géante immortalisée par Frémeaux, Barbara, dont un triple CD à visée clairement pédagogique rassemble les premiers pas discographiques. A l’époque, elle est très influencée par Brel, Moustaki, Brassens ou Montand. Elle reprend bon nombre de leurs titres, et la bonne idée, c’est qu’on entend aussi les versions originales dans ce coffret. Comme ça, on peut comparer.
Par Rémi BONNET – L’ECHO REPUBLICAIN




« Une franche gaieté se détache de l'ensemble, une visite à ne pas manquer. » par Mediapart

« La maison Frémeaux démontre une fois encore qu'il est possible d'inventer de jolis programmes discographiques. Plutôt que d'user la corde commerciale en présentant la cent-unième Anthologie Gainsbourg- un artiste que l'on ne cesse de tuer par la répétition des hommages- elle présente un florilège intelligent, drolatique, émouvant, des interprétations que d'autres chanteurs ont enregistrées, mêlés à des documents rares de l'auteur-compositeur. Catherine Sauvage et Gréco, Petula Clark, Isabelle Aubret, sans surprise, tiennent leur place. On découvre aussi Vicky Autier, les Riff et Christian di Maccio, curiosités d'une époque amoureuse de pseudonymes exotiques. Une franche gaieté se détache de l'ensemble, une visite à ne pas manquer. »
Par Frédérick CASADESUS - MEDIAPART




« Un moment charnière de l’œuvre de Gainsbourg » par Chants… Songs

« Le volume 2 du coffret Serge Gainsbourg et ses interprètes offre l’intégralité des créations de l’artiste au début des années 60, une période charnière où le rock n’roll et les débuts du yé-yé changent la donne de la chanson. Début 1960, un jeune loup publie chez Vogue son premier 45 tours : T’aimer follement. Il s’agit de Johnny Hallyday, 16 ans à peine. En quelques mois, il va éclater. Pour Serge Gainsbourg, c’est une époque en demi teinte où l’auteur-compositeur-interprète se cherche un peu. Heureusement, s’il continue d’apparaître à la télévision, pas toujours très à l’aise, il part tourner trois péplums en Italie dans le rôle, bien sûr, de parfait salaud. Une manière d’arrondir ses fins de mois. Gainsbourg n’a pas encore de rêves de réalisation et on sait qu’il préférait peindre que chanter. Cette chanson dont il dira des années plus tard, fidèle à son sens de la provocation, que c’est un "art mineur." Pourtant, en 1961, il marque les ondes d’une mélodie : La Chanson de Prévert.  Si Juliette Gréco a d’abord refusé d’interpréter ce texte écrit pour elle, c’est Juliette Arnaud qui la présentera en avant-première à la télévision. Ce coffret montre comment, à partir de cette chanson, un frémissement se produit et d’autres interprètes mettent du Gainsbourg dans leur répertoire.  Hélène Martin pour Ronsard 58 par exemple.  Et, même si ce ne fut pas sans mal, le beau Serge parviendra à faire chanter deux textes à Jean-Claude Pascal : Les Oubliettes, En relisant ta lettre. On l’entend ici en concert en 1961 donner sa version du Poinçonneur des lilas. L’auteur n’oublie pas de chanter ses œuvres et sort L’Etonnant Serge Gainsbourg, que l’on retrouve en ouverture du coffret. En fin amateur de poésie, il y célèbre Victor Hugo dans la belle Chanson de Maglia, et offre à Alain Goraguer l’occasion de signer la partition de Les Femmes, c’est du chinois. En 1962, le frémissement est là avec des chansons comme Accordéon, interprétée par Juliette Gréco, ou encore la belle Valse de l’au-revoir. Lui commence à s’inspirer des airs à la mode pour les détourner à sa façon, ainsi avec Requiem pour un twisteur. D’autres continuent de populariser son répertoire : de Philippe Clay (Chanson pour tézique) à Petula Clark, via Isabelle Aubret ou encore Catherine Sauvage qui venait de permettre  à un certain Léo Ferré de rencontrer le succès public. Et qui signa alors  de belles interprétations de Gainsbourg : Les Goémons; Baudelaire notamment. C’est à ce moment important de la carrière du jeune Gainsbourg que ce disque offre un coup de projecteur fort réussi. Avec, en bonus, un extrait d’une version piano de Les Amours perdues, par Juliette Gréco, ou quelques parties instrumentales signées de Christian di Maccio et ses musiciens ,  François Rauber et Alain Goraguer. Des moments mémorables pour l’amateur de chansons qui retrouve, regroupé en deux CD, ce moment charnière de l’œuvre de Gainsbourg. »
par François CARDINALI – CHANTS… SONGS




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