I GOT A BIG FAT WOMAN - TREME BRASS BAND

TREME BRASS BAND

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Direction artistique : GARY EDWARDS
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA581

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

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Tissu urbain arraché au bayou bordant le célèbre Quartier Français, Tremé est le poumon culturel de la Nouvelle-Orléans.
Dévasté par le passage de l’Ouragan Katrina, Tremé est devenu, grâce au combat mené par ses habitants, le quartier emblématique de la bataille pour la renaissance de la ville. Si bien qu’une grande chaîne câblée américaine a rendu hommage à ses habitants dans la célèbre série éponyme mondialement plébiscitée.
Le Tremé Brass band, dirigé jusqu’à sa mort en juillet 2012 par le chef de file Lionel Batiste, figure locale légendaire immortalisée dans le magnifique documentaire de Spike Lee « If God is willing that creek don’t rise », est le symbole de la fanfare de quartier.
La pratique musicale est certes semi-professionnelle, mais la puissance festive est communicative et, dans un contexte social difficile, transpire l’envie de vivre dans l’ici et le maintenant en s’affranchissant des difficultés du quotidien.
Un disque enregistré en live en 1990 durant l’âge d’or du revival funky, plein d’énergie et de générosité. La musique comme marche combative pour la vie et la culture.
Patrick FRÉMEAUX

Treme Brass Band FA581

Tremé Brass Band
I got a big fat woman









 

1. I GOT A BIG FAT WOMAN (H. Youngblood) 4’56
2. ALL OF ME (G. Marks - S. Simons) 5’49
3. A MONDAY DATE (E. Hines) 3’07
4. I FOUND A NEW BABY (J. Palmer - S. Williams) 4’09
5. BACK OF TOWN BLUES (L. Armstrong - L. Russell) 7’13
6. GRAZIN’ IN THE GRASS (H. Elston - P. Hou) 5’39
7. I’LL BE GLAD WHEN YOU’RE DEAD (YOU RASCAL YOU) (S. Theard) 4’02
8. DARKTOWN STRUTTERS’ BALL (S. Brooks) 6’35
9. WHAT A WONDERFUL WORLD (G.D. Weiss - B. Thiele) 2’55
10. SAINTS / MAMA DON’T ALLOW (Trad.) 6’43

Benny Jones, Sr (snare drum, lead)
Lionel Batiste (bass drum, vocal on 5)
Kenneth Terry (trumpet, vocal on 7, 8, 10)
Revert Andrews (trombone)
Eddie “Boh“ Paris (trombone, vocal on 2, 3, 10)
Kerwin James (tuba)
Butch Gomez (soprano sax)
Frederick Sheppard (tenor sax)
Henry Youngblood (vocal on 1)

Recorded on July 28, 1990 at Sound Of New Orleans Studio
Engineers : Gary Edwards & Louie Ludwig
Notes by Jean Buzelin, Gary J. Edwards, Roger Hahn
Produced by Gary Edwards for sound of New Orleans and licensed to Frémeaux & Associés
Manufactured and distributed by Groupe Frémeaux Colombini SAS
Photos by Jules & Patrick Frémeaux (Thanks to Evan Christopher)


En mémoire de Lionel Batiste
Just A Closer Walk With Thee (Simplement marcher plus près de toi)… une fanfare précède un cortège funèbre qui s’avance dans les rues du quartier Tremé, à la Nouvelle-Orléans. La scène se déroule à la fin du premier épisode de la série télévisée du même nom, «?TREME?», diffusée sur les écrans américains par la chaîne HBO en avril 2010.

En tête de la procession, un petit bonhomme barbichu porte sur son ventre une grosse caisse qui a l’air presque plus volumineuse que lui, et sur laquelle il martèle consciencieusement le rythme lancinant de la marche lente. Il s’appelle Lionel Batiste et va sur ses 80 ans. C’est l’une des grandes figures des brass bands néo-orléanais. Né le 1er février 1931 dans la Cité du Croissant, il joue de la batterie depuis son enfance. Plus tard, il est devenu grand marshall, c’est-à-dire meneur de fanfare, sorte de tambour-major en redingote et chapeau melon qui porte l’écharpe aux couleurs de la formation et indique les pas cadencés sur lesquels les musiciens se calent. Il menait ainsi le Chosen Few Brass Band, lorsqu’il entre, en 1985, dans le déjà mondialement célèbre Dirty Dozen Brass Band pour y tenir la grosse caisse. Cette année-là, il tourne en Europe avec le groupe qui enregistre un disque au Festival de Montreux. Son partenaire Benny Jones, qui a fondé cet orchestre, l’entraîne alors dans le Tremé Brass Band dont il a pris la tête. Et pendant une dizaine d’années, Lionel Batiste va faire le va-et-vient entre les deux fanfares, la seconde n’ayant alors qu’une réputation locale. En 1995, il en devient définitivement un membre régulier.

Lorsque survient l’ouragan Katrina, en août 2005, “Uncle” Lionel aurait, aux dires du clarinettiste Michael White, grimpé à califourchon sur sa grosse caisse pour échapper à la noyade !

Lionel Batiste, qui avait également enregistré un disque sous son nom, «?Uncle Lionel?», en petite formation, a fait, le 8 juillet 2012, le pas de côté définitif, laissant ses compagnons lui offrir à son tour un ultime Just A Closer Walk With Thee…

Tremé et son brass band
Tremé est un quartier du 6e arrondissement de la Nouvelle-Orléans situé au nord-ouest du Vieux Carré, le French Quarter, entre Canal et Esplanade Streets, en plein centre de la ville. C’est l’un des plus anciens quartiers noirs du pays, là où autrefois, les Noirs libres se retrouvaient?; un endroit haut en couleur et un peu risqué, un lieu fondateur des cultures afro-américaines et créoles.

Au moment de la renaissance des brass bands au début des années 70 — leur histoire était plus que centenaire — un orchestre de rue (marching band) s’est constitué dans ce quartier sous la baguette de Benny Jones. En 1990, ce Tremé Brass Band est la première fanfare à être enregistrée par Gary Edwards pour son label Sound Of New Orleans (SONO)?; le CD sera publié en 1992 (1). Autour de Jones et de Batiste aux rythmes, se retrouve un ensemble de musiciens, certains chevronnés, d’autres plus jeunes et talentueux comme le saxophoniste Butch Gomez, qu’on retrouvera ensuite dans le Smitty Dee’s Brass Band, et le tromboniste et chanteur Eddie “Boh“ Paris, venu du Chosen Few et qui fondera plus tard son Funky 7 Brass Band (2). Lors de cet enregistrement en direct, le Tremé recevait un invité de marque en la personne d’Henry Youngblood qui chante I Got A Big Fat Woman. Depuis, cette chanson est devenue le “tube” de l’orchestre, réclamé à chacune de leurs apparitions.

Groupe déjà très «?professionnel?» mais qui a conservé l’enthousiasme des amateurs, le Tremé Brass Band se muscle encore dans les années suivantes, avec l’arrivée des trompettistes Kermit Ruffins (venu du ReBirth Jazz Band) et James Andrews, des saxophonistes Frederic Kemp et Elliot Callier, anciens de l’orchestre de Fats Domino, du trombone Corey Henry, et de deux autres transfuges du Dirty Dozen, le formidable tubiste Kirk Joseph et le saxophone Roger Lewis. Un second CD, regroupant des enregistrements de 1993 et 95, est alors publié par Arhoolie.

Ces dernières années, à côté de leurs prestations régulières et remarquées lors des fêtes, des cérémonies et des parades du Mardi-Gras qui, suite au désastre de Katrina, ont repris tant bien que mal, le Tremé Brass Band a ouvert en 2006 le National Endowment for the Arts?; cette prestigieuse institution lui décerne à cette occasion un National Heritage Fellows. En 2010, il participe donc à l’aventure télévisuelle de «?Tremé?» (3), et l’année suivante apparaît dans film «?Tradition of Temple?» de Darren Hoffman.

Tremé et sa musique
Le Tremé Brass Band, comme toutes les autres jeunes formations du même genre, ne se con-tente pas d’égrainer les vieux «?saucissons?» destinés aux touristes qui visitent la Nouvelle-Orléans. Sans s’écarter de la grande tradition musicale, sans oublier la figure éternellement présente de Louis Armstrong (Back O’ Town Blues, Wonderful World), ils ont intégré le rhythm and blues de la ville (I Got A Big Fat Woman), reprennent et habillent à leur manière des thèmes de jazz venus d’autres horizons (All Of me, Monday Date) et même des succès populaires comme Grazin’ In The Grass qui, joué par le trompettiste sud-africain Hugh Masekela, fut N°1 au Billboard Hot 100 en 1968. Tous ces airs se parent de couleurs uniques et sont broyés, malaxés, parfumés, pimentés en un inimitable gumbo qui fait toute la saveur de la musique néo-orléanaise.

Grâce aux musiciens du Tremé Brass Band (et des autres fanfares sœurs), cette musique traverse le temps et rassemble les générations. Elle a contribué au redressement, à la reconstruction et à la renaissance de la ville, et porte haut et fort les sons colorés et épicés sans lesquels le jazz n’aurait pas existé.
Longue vie à Tremé, son quartier, ses musiciens, ses habitants.
Jean BUZELIN
© 2013 FRÉMEAUX & ASSOCIÉS


(1) À écouter : Sound Of New Orleans 1992-2005 (FA 5223), qui propose un panorama de tout le catalogue.

(2) À écouter : New Orleans Brass Bands (à paraître chez Frémeaux & Associés).

(3) Tournée sur les lieux de la catastrophe, la série «?TREME?» imaginée par David Simon et Eric Overmyer (qui avaient déjà concocté «?The Wire?») est sensée se dérouler trois mois après l’ouragan, alors que la ville dévastée panse ses plaies et ne sait pas encore par quels bouts attaquer la reconstruction. À travers plusieurs histoires qui se chevauchent ou se recoupent, le feuilleton donne une large place aux musiciens de la ville, du légendaire Dave Bartholomew, qui souffle dans sa trompette à 90 ans, jusqu’à la star montante Troy Andrews dit Trombone Shorty. Apparaissent ainsi au gré des épisodes des «?gloires?» comme Allen Toussaint, Irma Thomas, Lloyd Price, Dr John, Clarence “Frogman“ Henry, les Neville Brothers… ainsi que de jeunes jazzmen comme Terence Blanchard et Donald Harrison, et bien évidemment les brass bands (Dirty Dozen, Hot 8, ReBirth, Soul Rebels et Tremé) et leurs musiciens dont Kermit Ruffins ou James Andrews. Parmi les acteurs, on relève les noms de Clarke Peters, Khandi Alexander, Melissa Leo, John Goodman… et Wendell Pierce (natif de la ville) qui, dans le rôle d’un tromboniste appelé Antoine Batiste, défile aux côtés de son ami Lionel ! Diffusés aux Etats-Unis d’avril à juin 2010, les dix premiers épisodes l’ont été sur la chaîne nationale France Ô à partir de janvier 2012 (en VF hélas, heureusement sauf les chansons). Une deuxième saison a été programmée Outre-Atlantique entre avril et juillet 2011, et une troisième a débuté en septembre 2012.


The New Orleans tradition of a street parade marching band is tied to the custom of honouring the passing of a friend. The solemn dirges are played on the way to the cemetery and the loved one’s passing is sadly mourned. After the parade leaves the cemetery, the “second liners” follow the band and dance to celebrate the memory of the departed one. He is said to be relieved of all his cares and woes, and he has left a beautiful memory in the hearts of those he left here on this earth. The marching bands of New Orleans still the funerals, but they also play for festive occasions also. No celebration in New Orleans would be complete without a marching band to lead the “second line” dancers, umbrellas, handkerchiefs and lots of excitement.

If you ever wanted to hear the “real thing” in New Orleans street parade tradition, now is your chance. THE TREME BRASS BAND recorded this album with the kind of abandon and happiness that one does not usually get to hear on record. The eight musicians and Mr. Youngblood were all together in the studio, no headphones, just listening to each other and having a great time. The TREME BRASS BAND is rapidly becoming the brass band of choice in New Orleans. No matter how technically proficient one is at their instrument, nothing replaces the “Street beat” feeling, and the TREME gives you that feeling every time!
Gary J. EDWARDS
SOUNDS OF NEW ORLEANS


Just how good is the Treme Brass Band? Good enough to be named 2006 National Heritage Fellows by the National Endowment for the Arts.

Anchored by snare drummer Benny Jones, the band’s leader, and bass drummer “Uncle” Lionel Batiste – the sharpest looking septuagenarian you’ll ever met – the band is named for the Treme neighbourhoods in the country and a real haven for brass-band music. Snare drummer Jones and bass drummer Batiste were both founding members of the Dirty Dozen Brass Band a quarter-century ago, but neither wanted to tour full-time, so they formed a stay-at-home band that has become a kind of “finishing school” for an entire generation of up-and-coming New Orleans brass band musicians.

And on any given night in a backstreet barroom, a Treme Brass Band set can take you almost anywhere, from classic jazz, like “All of Me” or “Darktown Strutters Ball”, to hip classic, like the Hugh Massekela hit, “Grazin’ in the Grass”.

And the band can be really tear it up, with extended jams and virtuoso solos their specialties, on classic brass-band repertoire, like “I found a New Baby” or the hilarious “I’ll Be Glad When You’re Dead (You Rascal, You)”. They can swing the pants of audience favourites, too, like “Wonderful World” or a spirited “When the Saints/Mama Don’t Allow” medley.

This is classic, funky New Orleans brass-band music recorded live in the studio, and just one listen will easily demonstrate why the National Endowment for the Arts named the Treme Brass Band a national treasure.
Roger HAHN
© SOUND OF NEW ORLEANS - FRÉMEAUX & ASSOCIÉS


Tissu urbain arraché au bayou bordant le célèbre Quartier Français, Tremé est le poumon culturel de la Nouvelle-Orléans. Dévasté par le passage de l’Ouragan Katrina, Tremé est devenu, grâce au combat mené par ses habitants, le quartier emblématique de la bataille pour la renaissance de la ville. Si bien qu’une grande chaîne câblée américaine a rendu hommage à ses habitants dans la célèbre série éponyme mondialement plébiscitée. Le Tremé Brass band, dirigé jusqu’à sa mort en juillet 2012 par le chef de file Lionel Batiste, figure locale légendaire immortalisée dans le magnifique documentaire de Spike Lee «?If God is willing that creek don’t rise?», est le symbole de la fanfare de quartier. La pratique musicale est certes semi-professionnelle, mais la puissance festive est communicative et, dans un contexte social difficile, transpire l’envie de vivre dans l’ici et le maintenant en s’affranchissant des difficultés du quotidien. Un disque enregistré en live en 1990 durant l’âge d’or du revival funky, plein d’énergie et de générosité. La musique comme marche combative pour la vie et la culture.
Patrick FRÉMEAUX

“If you ever wanted to hear the “real thing” in New Orleans street parade tradition, now is your chance. The Treme Brass Band recorded this album with the kind of abandon and happiness that one does not usually get to hear on record. The eight musicians and Mr. Youngblood were all together in the studio, no headphones, just listening to each other and having a great time. The Tremé Brass Band is rapidly becoming the brass band of choice in New Orleans. No matter how technically proficient one is at their instrument, nothing replaces the “Street beat” feeling, and the Tremé gives you that feeling every time! This is classic, funky New Orleans brass-band music recorded live in the studio, and just one listen will easily demonstrate why the National Endowment for the Arts named the Tremé Brass Band a national treasure.” 
Gary EDWARDS

CD TREME BRASS BAND IGOT A BIG FAT WOMAN, TREME BRASS BAND© Frémeaux & Associés 2013 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




PisteTitre / Artiste(s)Durée
01 I Got A Big Fat Woman04'56
02 All Of Me05'49
03 A Monday Date03'07
04 I Found A New Baby04'09
05 Back Of Town Blues07'13
06 Grazin In The Grass05'39
07 I'll Be Glad When You're Dead (You Rascal You)04'02
08 Darktown Strutters Ball06'35
09 What A Wonderfull World02'55
« Authentique… » par Vibrations

 Bien avant que la formidable série de David Simon ne le fasse connaître au monde entier, le quartier néo-orléanais de Treme avait sa fanfare homonyme, ici captée live en studio en 1990, en plein revival funky. Aucun artifice, un son brut de décoffrage et ces fameuses lignes de cuivres qui se croisent, se frottent et se carambolent dans une harmonie miraculeuse. Le répertoire est classique mais l’énergie formidable. Sauf à faire le déplacement in situ, difficile de trouver plus authentique en matière de brass band…
Par Bertrand BOUARD - VIBRATIONS




« Une antichambre roots du DDBB » Par Soul Bag

Paru initialement sur le label Sound of New Orleans en 1992 , cet enregistrement fait la part belle à cette véritable antichambre roots et traditionnelle du Dirty Dozen Brass Band. Les prestigieux Roger Lewis et Kirk Joseph respectivement sax baryton et tuba du DDBB en ont fait partie à l’instar de la famille Andrews (James, le trompette ainé, Troy alias Trombone Shorty et Glen David, le cousin extraverti). Le « Back o’town blues » de Luis Russell et de Louis Armstrong souligne les qualités vocales du regretté « Uncle » Lionel Batiste.
Par Stéphane COLIN – SOUL BAG




« Tremé incarne la tradition » par Jazz News

Depuis la série de HBO, le quartier qui jouxte le Carré Français, est devenu un passage touristique obligé. Mais avant de devenir cette caricature, en proie avec la gentrification, Tremé fut l’âme de la ville, l’antichambre où nombre de musiciens ont grandi. Trombone Shorty fut ainsi formé dans les rangs de son brass band. Et c’est d’ailleurs un autre Andews (grande lignée) que l’on retrouve à la coulisse de cet enregistrement de 1990. A l’époque, alors que l’heure est au renouveau des brass Bands, avec le Dirty Dozen pour mener la danse, celui de Tremé incarne la tradition, ce nécessaire lien qui fait la vitalité de la ville. Et dans le genre, la bande drivée par Lionel Batiste, tambour majeur et pilier de Tremé, en donne une version conforme. Jacques DENIS – JAZZ NEWS




« Une réédition des mieux venues » par ABS magazine

Je gage que la plupart d’entre vous ont vu et revu les 3 saisons de la série HBO intitulée Treme, vous devez donc savoir que Tremé est un quartier de New Orleans (le 6th Ward) ou vivaient les Noirs Libres de Couleur au XIXè siècle puis la plupart des musiciens locaux avant l’ouragan Katrina. Après 2005, nombre d’entre eux sont revenus et ce quartier, à nouveau festif et coloré, est le berceau d’un Brass Band extrêmement populaire (et talentueux) Le Treme Brass Band qui se produit encore dans toutes les parades, et elles sont nombreuses dans la Cité du Croissant quand on additionne les fêtes des saints (Joseph, Patrick,…), les enterrements, le Mardi Gras, les parades politiques au moment des élections, etc. Voici l’occasion d’écouter à loisir ce brass band enregistré en juillet 1990 par Gary Edwards pour son label SONO (Sound of New Orleans) et que réédite Frémeaux & Associés. Le répertoire va du r&b (I got a big fat woman) aux succès de Louis Armstrong (Back o’town, What  a wonderful world) et à de grands thèmes du jazz traditionnel (All of me, Monday date…). On a donc ici une réédition des mieux venues.
Par Robert SACRE – ABS MAGAZINE




« Une ambiance très festive et jubilatoire » par Blues Magazine

Si les orchestres de cuivres de cette bonne vieille Nouvelle Orléans  y sont incontournables, on les considère plus comme destinés à animer des parades ou des enterrements que comme représentants du Rhythm’n Blues local. Pourtant, le Tremé Brass Band, dans une ambiance très festive et jubilatoire, avec des vocalistes aux tonalités râpeuses à la Armstrong, à côté de morceaux plus Jazz néo-orléanais, nous en offre d’autres assez Jump à la Louis Jordan, et un « I Got A Big Fat Woman » carrément  Rockin’Rhythm’n Blues. Une expérience à tenter.
Par Bernard BOYAT – BLUES MAGAZINE




« Tout s’emballe et chauffe méchamment » par Blues & Co

A la fin du XVIIIe siècle, un riche propriétaire de la Nouvelle Orléans nommé Claude Tremé aurait vendu deux plantations transformées en quartier populaire habité par une population issue de l’esclavage. Le nom de Tremé (prononcer twemay) a été choisi pour ce lieu devenu l’un des plus anciens et le plus vivant de la cité du croissant. Il symbolise la culture afro-américaine et créole et la lutte pour les droits civiques. A ma connaissance, ce serait le deuxième disque enregistré par ce brass band dirigé jusqu’à la mort du chanteur - batteur Lionel Batiste en juillet 2012. Ce CD nouvellement édité est un live qui date de 1990. Sur des rythmes syncopés de cuivres et percussions tonitruants, cette musique festive continue inlassablement de vous donner l’envie de faire la fête et de vous lâcher. Le premier titre « I got a big fat women » est signé et chanté d’une voix de « shouter » par Henry Youngblood ; l’intro à la trompette laisse très vite la place à un rock and roll vitaminé : celui des précurseurs des années 40-50 ; tout s’emballe et chauffe méchamment. Il faudra attendre « back ot town blues » de Louis Armstrong interprété cette fois ici par Lionel Batiste pour se transporter dans un blues lancinant et traînard qui pourrait être destiné à suivre un enterrement typiquement orléanais. Changement de décors avec le trompettiste Kenneth Terry ; il s’éclate sur son instrument et chante sur ce rythme de fanfare à l’humour noir « I’ll be glad when you’re dead ». L’incontournable traditionnel « When the saints go marching in » sera le dernier titre de cet enregistrement qui nous baigne dans une ambiance chaleureuse et communicative.
Par BLUES & CO




« Those interested in New Orleans music will definitely enjoy » by Blues & Rhythm

The reinvigoration of the New Orleans brass band tradition was one of the big surprises of the ‘80s, with The Rebirth and The Dirty Dozen ushering in a sound farmly rooted in tradition but taking it off in new directions too – many of them very bluesy. The roots of the Tremé Brass Band reach back to the early ‘70s, and its membership includes former members of both of those illustrious pioneering outfits. I also recall seeing bass drummer Lionel Baptiste Sr. At a curiously low-key (not the music though) free Sunday afternoon event on London’s South Bank piazza in the late ‘80s, and nothing how seemed to be organising the whole event – he was also a major figure in the brass band revival (and has his photo on the front sleeve). This set was recorded live in the studio for the Sounds Of New Orleans label in 1992, and a lively affair it is too. On the streets, the vocals probably would not be audible (most likely not even attempted), but trombonist Eddie ‘Boh’ Paris’s and trumpeter Kenneth Terry’s singing – both obviously inspired by Satchmo’s growl – certainly carry on disc, whilst Lionel Baptiste comme across as a decent blues shouter on the low-down ‘Back Of Town Blues’. Even so, readers of this magazine might prefer the opening track, whish has affinities with the big band blues of Count Basie/Jimmy Rusching, and sports a very fine vocal by Henry Youngblood. Musically, the sound is usually extremely bluesy, sometimes incorporating elements of the classic ‘20s jazz sound of the Crescent City, swing, and a bit of bebop, and always with a funky edge, though with Kerwin James underpinning everything with his distinctive tuba playing. It is often a truly glorious sound, as on the version of Hugh Masekela’s 1968 hit ‘Grazin’ In The Grass’. These kinds of sounds are now generally accepted within the blues canon , even if the tracks do waver between jazz and blues, and perhaps they appeal to en even wider audience ; this band did of course appear in the television series, ‘Tremé’. Those interested in New Orleans music will definitely enjoy. Norman DARWEN – BLUES & RHYTHM




« L’enthousiasme, l’écoute mutuelle, l’improvisation subtile sont les atouts principaux » par On Mag

« Je suis allé, avant l’ouragan Katrina, dans le quartier de Treme (ou Tremé, de toutes façons, prononcez Twemay), du nom de Claude Tremé, promoteur immobilier du XVIIIème siècle. Pour y entendre une trumpets’ battle entre Kermit Ruffins, John Mayfield et Kid Chocolate. C’était un quartier dangereux de la Nouvelle-Orléans et on ne pouvait y aller et en revenir qu’en taxi. Mais quelle pépinière de jazzmen ! Parmi eux, le Brass Band de Tremé, comme le Funky 7, le ReBirth, le Chosen Few, le Dirty Dozen, animait et continue d’animer les innombrables parades, qui servent également d’écoles musicales, de la vie néo-orléanaise. L’ouragan Katrina a été une catastrophe majeure pour la ville et notamment pour ce quartier à majorité pauvre et noire (1836 morts, dont le père de John Mayfield, un million de personnes déplacées dont beaucoup ne reviendront pas à New Orleans). Le Tremé Brass Band est un des organisateurs de la reconstruction. A sa tête, il y a le fondateur, Benny Jones Sr, au tambour. Derrière lui, il y avait Lionel Batiste, qui nous a quittés à 81 ans, qui jouait de la grosse caisse (on l’entend chanter le Back of Town Blues de Louis Armstrong). Ils sont neuf sur ce CD, dont trois autres vocalistes. D’abord, le trompettiste Kenneth Terry (« Rascal You » et « Darktown Strutter’s Ball ») et le tromboniste Eddie « Boh » Paris (« All of Me » et « A Monday Date » », très armstronguiens et qui se retrouvent pour finir le CD sur l’inévitable «When the Saints » en medley avec « Mama don’t Allow ». Et puis, en invité, et pour ouvrir le CD, Henry Youbgblood qui chante le succès du Tremé Brass Band, le titre éponyme, « I Got a Big Fat Woman ». Tuba, second trombone, saxes soprano et ténor sont les quatre autres, talentueux, membres de cette formation dont la tension-décontraction, l’enthousiasme, l’écoute mutuelle (ils ont enregistré en studio, mais sans casque), l’improvisation subtile sont les atouts principaux. Ceux qui ont fait naître et se développer le jazz. Car le jazz s’apprend en jouant avec les autres, ce que semble avoir oublié bien des « jazzmen » chez nous. Ce que ce CD nous rappelle et qui s’appelle le swing. »
Par Michel BEDIN – ON MAG




« Savoureux, et surtout représentatif du climat musical » par Le Temps

« Le succès de la série télévisée Tremé a donné un sérieux coup de projecteur sur les fanfares de La Nouvelle-Orléans, notamment ce Tremé Brass Band savoureux, et surtout représentatif du climat musical invariablement euphorique de la maison mère du jazz. Il en faut plus qu’un ouragan ou que l’incurie crasse d’un président avaleur (calamiteux) de bretzels pour venir à bout de la vitalité d’un peuple musicalement miraculé. Beau son, justesse, propreté d’exécution, toutes ces notions académiques sont piétinées par ce brass band bordélique, plus proche d’un free-jazz hirsute que de tous les dixieland bands appliqués qui pullulent dans les kermesses de sous-préfectures. »
Par Michel BARBEY – LE TEMPS




« Parfaitement ancré dans les traditions musicales locales » par Le Quotidien du médecin

« TREME est un des quartiers centraux de La Nouvelle-Orléans, dévasté par l’ouragan Katrina en 2005. Il a donné son nom à une série TV destinée à encourager le combat de ses habitants pour reconstruire la ville. Haut lieu de la musique, il possède de nombreux ensembles, dont le Treme Brass Band, dirigé, jusqu’à sa disparition en 2012, par Lionel Batiste. Ce marching band (orchestre de rue), qui accompagne les mariages et les enterrements, est l’objet d’un album, « I Got a Big Fat Woman » (Sound of New Orleans/Frémeaux & Associés), enregistré en 1990, qui est parfaitement ancré dans les traditions musicales locales, inépuisables et colorées. »
Par Didier PENNEQUIN – LE QUOTIDIEN DU MEDECIN




« Les sons de Louisiane » par L’Alsace

Spécialisée dans la sauvegarde du patrimoine musical, la maison Frémeaux & Associés propose plusieurs volumes consacrés aux sons de Louisiane. Pour retrouver l’ambiance de la Nouvelle-Orléans, on goûtera à l’enregistrement très vivant du Treme Brass Band, issu du quartier meurtri par l’ouragan Katrina. Et pour renouer avec le français cajun typique des bayous, se procurer le CD des Frères Michot, « Dedans le Sud de la Louisiane », dans lequel joue le juge de Lafayette !
Par L’ALSACE




« Savoureux, et surtout représentatif du climat musical » par Le Temps

« Le succès de la série télévisée Tremé a donné un sérieux coup de projecteur sur les fanfares de La Nouvelle-Orléans, notamment ce Tremé Brass Band savoureux, et surtout représentatif du climat musical invariablement euphorique de la maison mère du jazz. Il en faut plus qu’un ouragan ou que l’incurie crasse d’un président avaleur (calamiteux) de bretzels pour venir à bout de la vitalité d’un peuple musicalement miraculé. Beau son, justesse, propreté d’exécution, toutes ces notions académiques sont piétinées par ce brass band bordélique, plus proche d’un free-jazz hirsute que de tous les dixieland bands appliqués qui pullulent dans les kermesses de sous-préfectures. »
Par Michel BARBEY – LE TEMPS




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