TROC

ANDRÉ CECCARELLI - ALEX LIGERTWOOD - HENRI GIORDANO

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Nombre de CDs : 1


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FA576

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Dans la lignée de Miles Davis, Weather Report et de tous ceux qui au début des années 1970, menèrent le jazz vers d’autres rivages, « Troc » est un quintet mythique et éphémère dont l’unique disque, joyau brut du jazz-rock et autres expérimentations hallucinées, était sorti en 1972. Le groupe s’est reformé il y a peu autour d’André Ceccarelli pour signer « Troc 2011 » chez Universal. Fort de ce succès, Frémeaux & Associés est fier de pouvoir remettre à la disposition du public le premier album, pour la première fois édité en CD, et d’offrir en bonus deux titres issus de cette même session d’enregistrement devenue historique.

Patrick FRÉMEAUX

TROC FA576

André Ceccarelli / Alex Ligertwood / Jannick Top / Henri Giordano / Jacky Giraudo

TROC







C’était il y a quarante ans. Au tournant des années 70, le jazz virait électrique dans le sillon de Miles, se branchait sur les courants alternatifs. Un appel d’air frais après les révolutions fleuries du psychédélisme, la soul qui remettait au coeur du propos les maux bleus d’une voix. Outre-Atlantique, Weather Report annonçait le changement climatique, une pluie de rythmiques, des orages harmoniques, mais aussi de superbes éclaircies mélodiques.

Ce puissant vent de changement ne va pas tarder à débarquer aussi sous nos côtes. Ici comme là-bas, le jazz est en fusion et se convertit aux nouvelles musiques, troque l’acoustique pour libérer l’énergie tellurique. Ce sera justement la formule alchimique d’un groupe baptisé Troc.

« En fait, tout a commencé lorsque j’ai rencontré le chanteur Alex Ligertwood à Rome en 1968. Je jouais avec un groupe français, Les Pyranas, et lui était alors en tournée avec un groupe écossais, The Senate. Ce fut le coup de foudre, comme à chaque fois que je l’entends depuis toutes ces années. Trois années plus tard je suis arrivé à Paris et Alex était de passage, le groupe est né. », se souvient André Ceccarelli, le formidable batteur qui fut l’un des piliers de Troc.

Une appellation qui rappelle les principes d’échange d’alors, un nom qui a un son percussif. Les deux compères font l’affaire avec d’autres aventuriers du jazz hors limite : le pianiste Henry Giordano, le guitariste Jacquie Giraudeau, bientôt remplacé par Claude Engel, et le bassiste Jannick Top, un extraterrestre à peine atterri de Marseille.

« Chacun avait son univers et nous avions en commun une folle envie de faire de la musique ensemble, de la belle musique. Nous avions développé une esthétique complexe et simple à la fois: africano-cubano-brésilo-rock avec une démarche résolument jazz. », rappelle le batteur dont la complémentarité rythmique avec Jannick Top permit tous les possibles…

Très vite, le groupe s’illustre sur scène, tenant souvent résidence dans un club de la montagne Sainte-Geneviève, « La Bulle ».

« Beaucoup de musiciens venaient nous écouter mais aussi énormément de vedettes de la chanson et du cinéma. »

Troc se produira même plusieurs fois au Ronnie Scott, le temple du jazz à Londres, et fera une tournée en première partie du cultissime Soft Machine. Ils iront jusqu’à gravir la scène de l’Olympia en première partie du Mahavishnu Orchestra ! Pas de doute, Troc joue alors dans la cour des grands, sans pour autant sombrer dans la pâle copie des effusions jazz-rock.

« Harmoniquement aussi bien que rythmiquement, nous proposions une musique déjà très aboutie mais surtout l’apport d’Alex était déterminant. Sa voix unique et son immense musicalité donnaient au groupe un son tout à fait inédit. »

Il suffit d’écouter le disque que le quintette enregistre en 1972 au château d’Erouville, produit par Yves Chamberland sur CY Records. Des claviers stratosphériques, des guitares féeriques, une superlative rythmique et par-dessus la voix haut perchée d’Alex Ligertwood qui s’envole vers des cimes entre soul, rock et jazz. Las, le groupe ne va pourtant durer que le temps d’une année. Chacun sera courtisé par d’autres projets : Jannick Top part vers le Magma ; Alex Ligertwood rejoint d’abord Brian Auger aux Etats-Unis puis Jeff Beck et Carlos Santana ; Claude Engel et Henry Giordano vont s’illustrer dans la pop et André Ceccarelli devient le drummer tout-terrain que l’on sait.
© 2011 Universal Music France - 2012 Frémeaux & Associés

En accord avec J. D. et l’aimable autorisation de Pascal Bod et François Arveiller d’Universal Music France.

Texte initialement édité par Universal Music France pour le disque « Troc 2011 » (Ref 277 693-0)

Près de 40 ans après, le grand retour du projet jazz-rock français initié par André Ceccarelli
TROC 2011 – 1 CD Emarcy / Universal Classics & Jazz France - Ref 277 693-0 - Disponible depuis le 17 octobre 2011

Forty years ago when the Seventies dawned, jazz went electric in the wake of Miles and discovered alternating currents: Soul was a breath of fresh air after flower-power and revolutionary psychedelics, and it put vocal blue-notes back in the heart of the language of music. On one side of the Atlantic, the forecast of Weather Report came in a downpour of rhythms and harmonic storms… but also superb, melodic clear spells. The powerful wind of change wasn’t long in reaching the other side of the ocean: jazz turned to fusion in Europe also, converting to new forms of music and swapping acoustic sounds for earth-trembling energy. And the formula for this new alchemy was the secret of the group Troc.

According to André Ceccarelli—a powerhouse-drummer and a Troc stalwart—, “Actually it all started when I met singer Alex Ligertwood in Rome in 1968. I was playing with a French band called Pyranas in those days, and Alex was on tour with a band from Scotland called The Senate. It was kind of love at first sight, and it’s been the same every time I’ve heard him ever since… Three years later I went to Paris, and Alex was there too. The band was born.” The band went by the name Troc [the French word for “swap”] because it suited their own percussive sound; it was a veiled allusion to the exchanges that were common then. Other no-limits jazzmen joined Ceccarelli and Ligertwood: pianist Henry Giordano, guitarist Jacquie Giraudeau—soon replaced by Claude Engel—and bassist Jannick Top, who seemed to come from another planet, actually Marseille.

“Each of us had his own universe, and we all shared this crazy need to make music together. Beautiful music. We found an aesthetic that was complex and at the same time basically simple: Afro-Cubano-Brazilian rock, with an approach that was definitely jazz.” The drummer particularly remembers the complementary nature of the rhythms he produced with Jannick Top, which allowed for all kinds of possibilities… The band quickly showed itself to be an excellent live group—”A lot of musicians came in to see us, but just as many film- and pop-stars”—and they played at Ronnie Scott’s in London, a jazz temple, toured with the extraordinary cult band Soft Machine, and even opened for the Mahavishnu Orchestra… Troc had arrived and, more than that, the band never seemed a pale copy of some of jazz-rock’s more effusive manifestations: “In both harmony and rhythm, the music we were playing was already accomplished, but Alex made a decisive contribution. His unique voice and musicality gave us a sound nobody had heard before.”

Just listen to this quintet recording from 1972 made at the Château in Hérouville: stratospheric keyboards, ethereal guitar, a superlative rhythm-section, and the voice of Ligertwood, reaching for the skies between soul, rock & jazz. The band lasted merely a year; this album makes you regret it.
Adapted into English by Martin DAVIES
© 2011 Universal Music France - 2012 Frémeaux & Associés

En accord avec J. D. et l’aimable autorisation de Pascal Bod et François Arveiller d’Universal Music France.

Texte initialement édité par Universal Music France pour le disque “Troc 2011” (Ref 277 693-0)

« Dans la lignée de Miles Davis, Weather Report et de tous ceux qui au début des années 1970, menèrent le jazz vers d’autres rivages, « Troc » est un quintet mythique et éphémère dont l’unique disque, joyau brut du jazz-rock et autres expérimentations hallucinées, était sorti en 1972. Le groupe s’est reformé il y a peu autour d’André Ceccarelli pour signer « Troc 2011 » chez Universal. Fort de ce succès, Frémeaux & Associés est fier de pouvoir remettre à la disposition du public le premier album, pour la première fois édité en CD, et d’offrir en bonus deux titres issus de cette même session d’enregistrement devenue historique. » 
Patrick Frémeaux

“In the tradition of Miles Davis, Weather Report and others taking jazz to new shores in the early Seventies, “Troc” was a legendary yet short-lived quintet whose only album was issued in 1972 – a rough diamond from the seams of jazz/rock and other hallucinatory experiments… Drummer André Ceccarelli recently reformed the group to record “Troc 2011” for Universal and its success leads to this Frémeaux reissue of the band’s epic first album — now available for the first time on CD — together with two bonus titles recorded at that same historic session.” 
Patrick Frémeaux

André Ceccarelli : Batterie
Alex Ligertwood : Chant
Henri Giordano : Grand piano et Fender
Jannick Top : Basse Fender (titres 1, 2, 4, 6, 8)
Jacky Giraudo : Guitare électrique (1, 2, 4, 6, 8)
Francis Moze : Basse électrique (3, 5, 7)
Claude Engel : Guitare électrique (3, 7)

1. Kali Lo (A. Ligertwood – A. Ceccarelli) 6’38
2. Truth Vérité (A. Ligertwood – Arr. TROC) 6’38
3. Old Man River (Jérôme Kern – Oscar Hammerstein – Arr. TROC) 6’05
4. Stick Time (A. Ligertwood – Arr. TROC) 10’42
5. Troc, bonus track (A. Ligertwood – A. Ceccarelli – H. Giordano – F. Moze – J. Giraudo) 3’26
6. Plum (A. Ligertwood – Arr. TROC) 3’32
7. Maybe tomorrow, not today, bonus track (A. Ceccarelli – A. Ligertwood – H. Giordano – F. Moze – C. Engel) 4’20
8. Did you ever (A. Ligertwood – Arr. TROC) 4’15
Produit par Yves Chamberland.

Enregistré au Strawberry Studio à Hérouville, en 1972.

Mixé au Studio Davout.

Remasterisé en 2011 à partir des bandes magnétiques originales, avec deux titres « bonus » par rapport au disque 33-tours d’origine.

CD TROC, André Ceccarelli / Alex Ligertwood / Jannick Top  / Henri Giordano / Jacky Giraudo © Frémeaux & Associés 2012 (frémeaux, frémaux, frémau, frémaud, frémault, frémo, frémont, fermeaux, fremeaux, fremaux, fremau, fremaud, fremault, fremo, fremont, CD audio, 78 tours, disques anciens, CD à acheter, écouter des vieux enregistrements, albums, rééditions, anthologies ou intégrales sont disponibles sous forme de CD et par téléchargement.)




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Kali Lo - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo06'40
02 Truth (Vérité) - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo06'48
03 Old Man River - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo06'07
04 Stick Time - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo10'44
05 Troc - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo03'28
06 Plum - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo03'34
07 Maybe Tomorow, Not Today - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo04'22
08 Did You Ever - André Ceccarelli, Alex Ligertwood, Jannick Top, Henri Giordano, Jacky Giraudo04'15
« De la fusion de première main » par Funk-U

« Le premier album du groupe éphémère du batteur Andre Ceccarelli est enfin disponible en CD chez Frémeaux & Associés. Publié en 1972 dans le sillage de Weather Report et des excentricités électriques de Miles Davis, le disque de TROC est devenu un véritable collector au fil du temps. 41 ans après sa sortie, la basse de Jannick Top raisonne toujours autant et l’energie communicative d’Alex Ligertwood nous rappelle combien ce chanteur fut important pour Santana qu’il accompagna pendant 16 ans. De la fusion de première main. » Par J.-B. – FUNK-U





« Un album attachant » par Jazz Magazine -Jazzman

Il n’y a pas que derrière sa batterie qu’André Ceccarelli excelle. C’est aussi le champion des participations à des groupes cultes dont les 33-tours collectors s’arrachent au prix fort. Peu à peu, certains retrouvent une seconde vie en CD. Ainsi, en 2011, Vadim Music exhumait l’unique album de CCPP (« Ceccarelli Chantereau Padovan Pezin », 1975). Croisons les doigts pour qu’un autre label indépendant extirpe des limbes les deux Bad News Travel Fast, souvenirs du rêve américain de « Dédé » parus en 1978 et en 1979 sur le label Casablanca (avec la participation de Michael Brecker). N’oublions pas non plus son premier opus personnel et éponyme de 1977, aussi introuvable en vinyle qu’en Cd, et sur lequel on retrouvait la majeure partie des musiciens qui, cinq ans plus tôt, s’étaient réunis au légendaire Château d’Hérouville pour mettre en boîte ce disque de Troc, produit par Yves Chamberland et paru à l’origine sur label CY Records. Le truc de Troc, c’était l’échange de bon procédés : je te donne mon savoir jazz, tu me prêtes ta culture rock, tes amours soul, et on mélange tout ! C’était dans l’air du temps, et rares sont les groupes français à avoir excellé dans l’exercice. Ces maîtres de la « french touch », héros de studios s’il en est, avaient eu la bonne idée de faire appel à Alex Ligertwood, le chanteur-bourlingueur écossais le plus soulful de la création avec Alan Gorrie et Hamish Stuart (de l’Average White Band), qui laissera par la suite sa belle empreinte vocale sur des albums de Brian Auger, Santana et David Sancious. Résultat : un jazz électrique-éclectique d’une grande liberté, point trop daté car volontiers funky, marqué par des stries de guitare à la McLaughlin et étoffé par le Fender Rhodes chatoyant d’Henri Giordano. Pas toujours facile de s’y retrouver dans ces compositions baroques, mais le son d’ensemble reflète toute une époque, toute la chaleur analogique et organique d’une musique totalement décomplexée. Un album attachant, qui aurait mérité un livret plus étoffé et une présentation plus aguichante. Estimons-nous heureux malgré tout qu’il refasse enfin surface, autrement que sous forme de fichiers mp3 de contrebande « rippés » sur des 33-tours rayés.
Par Frédéric GOATY – JAZZ MAGAZINE - JAZZMAN




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