NOSTALGIA (1988) (AVEC ALDO ROMANO, PETER GRITZ ET GILLES NATUREL)

FRANCIS LOCKWOOD

Plus de détails

Artiste FRANCIS LOKWOOD
Livret : 4 pages
Nombre de CDs : 1


19,99 € TTC

FA584

En Stock . Expédition prévue sous 24 à 72h selon week-end

Ajouter à ma liste

+2 pts fidélité


Francis Lockwood est indéniablement l’un des plus grands pianistes de jazz français qui, au-delà de sa technique d’interprète, nous rappelle ce que peut être un grand musicien. Ce disque, paru en 1988, a imposé Francis Lockwood et a annoncé une carrière phonographique riche (dont les célèbres Round about Bach et Jimi’s colors qui témoignent de l’étendue de sa palette) ; il constitue une référence pour de nombreux pianistes actuels. C’est à l’initiative de Toshi Tsushima, distributeur japonais, que Didier Lockwood et Jean-Michel Kajdan, les producteurs d’origine, ont accepté que ce disque reparaisse chez Frémeaux & Associés, permettant une mise en perspective du talent de Francis Lockwood sur un quart de siècle.

Patrick FRÉMEAUX

«Francis Lockwood choisit ici l’intimité de la formule en trio, les conventions de son vocabulaire et de sa syntaxe. Certes, les compositions sont toutes originales, mais par delà un réel souci de coloration et d’architecture qui révèle une culture ouverte tant sur le monde classique que sur l’univers de la pop music, l’esprit des standards n’est pas très loin et l’on se surprendrait presque à fredonner Peace d’Horace Silver sur Nostalgia ou Child is Born de Thad Jones sur Vieille Ville. Par delà les références permanentes à McCoy Tyner et Bill Evans, le Keith Jarrett des “Standards” n’est d’ailleurs pas très loin (les solos de Zeca ou Last Knight). Mais ici l’improvisation reste toujours concise, constamment tenue dans la trame de la composition. “Nostalgia” pourrait bien être le disque que les admirateurs de Francis Lockwood attendaient depuis longtemps, et plus encore celui qui surprendra les indifférents. Peter Gritz (relayé sur deux pièces par Aldo Romano) confirme l’excellence de son travail au sein du trio d’Antoine Hervé. Quant au contrebassiste Gilles Naturel, pour ceux qui ne surveillent pas de près la scène française il constituera la révélation de cet album.»

Franck BERGEROT, LE MONDE DE LA MUSIQUE

Nostalgia FA584

Nostalgia
Francis Lockwood
PRODUIT EN 1988 PAR JEAN-MICHEL KAJDAN ET DIDIER LOCKWOOD









«C’est un discours sans la moindre graisse qu’il nous propose, un discours logique qu’il sait conduire jusqu’au bout. Il faut retenir le nom de Francis Lockwood, c’est celui d’un musicien qui s’inscrit déjà dans le peloton de tête des pianistes français.»  
Télérama

« Dès les premières notes, Francis affronte la solitude du musicien au moment du concert et dompte le clavier, il nous retient sur une note, immobilise le silence, repart plus fougueux dans le labyrinthe d’une cascade chromatique dont lui seul connaît le secret. Avec sobriété et richesse pendant presque deux heures nous nous laissons promener, ému ou swinguant, dans l’élan d’une musicalité acoustique toujours renouvelée. »
Jazz hot

« Cet entremêlement de compositions de celui qui est considéré comme le plus grand compositeur du Baroque avec celles d’un pianiste maître de la note bleue, synthétise la musique d’hier et d’avant-hier avec celle d’aujourd’hui et nous prépare de façon magistrale à ce que sera la musique de demain. Tous ceux qui se considèrent mélomanes, se doivent de posséder cet album…! » 
Dominique BOULAY, PARIS ON THE MOVE

Ce disque est important : il entérine l’émancipation d’un pianiste brillant, trop souvent caché voire masqué par un frère célébrissime. Francis Lockwood signe ici toutes les compositions, autant de verres d’eau fraîche dans un univers volontiers mélancolique (cf “Waltz for Bill”). Jazz d’aujourd’hui, maîtres d’hier, hommages doux et sensibles (cf “Bird Song”), la qualité de l’inspiration est servie à merveille par le scintillement accoustique de la musique. De même le choix judicieux des partenaires est un atout inscontestable ; il suffit d’écouter le batteur Peter Gritz dans “Promenade au zoo” pour être convaincu de son talent ; ses peaux tendues et ses cymbales se répondent comme par écho, c’est fascinant !

Le contrebassiste Gilles Naturel impose avec calme son ronronnement serein, empreint d’ouate et de modestie.

Dans “Nostalgia” il se révèle indispensable à la poésie qui en émane. Ce musicien au physique de jeune garçon hante les clubs à l’écoute de ses confrères ; c’est si rare. Vous l’avez compris, l’ensemble se tient mieux que les doigts d’une main, la nostalgie, les ballades, l’éveil d’un bebop revisité à la lumière de l’expérience des plus grand, tout contribue au talent d’un trio que la route a déjà happé (en 1988, une tournée de cinquante concerts est prévue). Alors au choix : un trio délicat et sensitif (“Vieille Ville”, “So Tired”) ou un trio nerveux et racé (“Too Much Coffee”), le tout signé Francis Lockwood. A suivre de très près.
Thierry Bouffechoux, Jazz Swing

« Le phrasé lyrique du pianiste n’essaie pas de transposer au clavier les éblouissements électriques et les entrelacs psychédéliques de la guitare, mais rend la matière vierge des mélodies dans leur dépouillement, sans la pyrotechnie de la fée électricité… » 
Sylvain SICLIER, JAZZMAN

« Des thèmes de l’hyperbluesman de Seattle surgissent, justement, des couleurs insoupçonnées. (…) A découvrir. »
 Matthieu DEVERT, JAZZ MAGAZINE

“From the fast, bouncing beat of the opening tune, “Third Stone From the Sun,” Lockwood’s trio shows a respect also for the artistry of Hendrix. They handle the melody lines like precious jewels, but don’t shy away from pounding, forceful beats either. (…) For a French pianist better known in Europe than elsewhere, this CD marks an excellent debut on the global jazz scene.” 
Michael PRONKO, THE JAPAN TIMES



« Chez les Lockwood, le talent doit être familial. Dans ce CD, il nous plonge dans J-S Bach, qu’il interprète avec humilité (dit-il) en s’excusant presque de l’hommage rendu avec tant d’esprit. Aussi, le Francis jazzman improvise sur des préludes, fugues, etc. Là on entend l’excellence d’un des meilleurs pianistes du jazz européen. Sur Bach, d’autres ont improvisé (ou tenté d’improvisé !), mais là où il y a connivence avec Bach. C’est à Glenn Gould que l’on pense dans les préludes n°11 et 15, ce génie auquel on reprochait de ne pas respecter Bach ! La Chaconne dans un arrangement de Francis, est interprétée avec Véronica Thomas, violoniste et Jerry de Villiers. » 
Jr. Marie DORIZON, VOIX PROTESTANTE


Francis Lockwood est indéniablement l’un des plus grands pianistes de jazz français qui, au-delà de sa technique d’interprète, nous rappelle ce que peut être un grand musicien.

Ce disque, paru en 1988, a imposé Francis Lockwood et a annoncé une carrière phonographique riche (dont les célèbres Round about Bach et Jimi’s colors qui témoignent de l’étendue de sa palette) ; il constitue une référence pour de nombreux pianistes actuels.

C’est à l’initiative de Toshi Tsushima, distributeur japonais, que Didier Lockwood et Jean-Michel Kajdan, les producteurs d’origine, ont accepté que ce disque reparaisse chez Frémeaux & Associés, permettant une mise en perspective du talent de Francis Lockwood sur un quart de siècle. 
Patrick Frémeaux

« Francis Lockwood choisit ici l’intimité de la formule en trio, les conventions de son vocabulaire et de sa syntaxe. Certes, les compositions sont toutes originales, mais par delà un réel souci de coloration et d’architecture qui révèle une culture ouverte tant sur le monde classique que sur l’univers de la pop music, l’esprit des standards n’est pas très loin et l’on se surprendrait presque à fredonner Peace d’Horace Silver sur Nostalgia ou Child is Born de Thad Jones sur Vieille Ville. Par delà les références permanentes à McCoy Tyner et Bill Evans, le Keith Jarrett des “Standards” n’est d’ailleurs pas très loin (les solos de Zeca ou Last Knight). Mais ici l’improvisation reste toujours concise, constamment tenue dans la trame de la composition.

“Nostalgia” pourrait bien être le disque que les admirateurs de Francis Lockwood attendaient depuis longtemps, et plus encore celui qui surprendra les indifférents. Peter Gritz (relayé sur deux pièces par Aldo Romano) confirme l’excellence de son travail au sein du trio d’Antoine Hervé. Quant au contrebassiste Gilles Naturel, pour ceux qui ne surveillent pas de près la scène française il constituera la révélation de cet album. »  
Franck Bergerot, Le Monde de la musique

Francis Lockwood is undeniably one of the best French jazz pianists and, independently of his technique as a player, he constantly reminds you how great a musician he is. This record, which first appeared in 1988, established Francis as a strong presence with a promising career as a recording-artist; his rich discography includes the famous Round about Bach and Jimi’s colors, both of which explore his broad palette. Today, Francis Lockwood is a reference for many contemporary pianists and, thanks to Japanese distributor Toshi Tsushima, the two original producers of this album – Didier Lockwood and Jean-Michel Kajdan – have consented to the re-release of this album through Frémeaux & Associés, and provide listeners with an opportunity to put Francis Lockwood’s talents into perspective after a quarter of a century. 
Patrick Frémeaux

1. ZECA 4’48 • 2. WALTZ FOR BILL 4’58 • 3. BIRD SONG 2’30 • 4. PROMENADE AU ZOO 5’00 • 5. THE LAST KNIGHT 4’10 • 6. NOSTALGIA 6’02 • 7. TWO IN ONE 4’52 • 8. VIEILLE VILLE 3’52 • 9. TOO MUCH COFFEE 4’14 • 10. SO TIRED 3’30.

Francis Lockwood : acoustic piano • Gilles Naturel : acoustic bass • Peter Gritz : drums • Special guest : Aldo Romano : drums on “Too Much Coffee” and “The Last Knight”. All songs composed by Francis Lockwood.

And published by Frémeaux & Associés / Encore Merci / No Acting / Éditions Didier Lockwood - Synchro : David Sechan, Encore Merci.

CD Nostalgia, Francis Lockwood © Frémeaux & Associés 2013 Encore Merci / No Acting / Didier Lockwood




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
01 Zeca - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz04'48
02 Waltz For Bill - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz04'55
03 Bird Song - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz02'39
04 Promenade au zoo - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz05'11
05 The Last Knight - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz, Aldo Romano04'15
06 Nostalgia - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz05'54
07 Two in Love - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz04'51
08 Vieille ville - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz03'45
09 Too Much Coffee - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz, Aldo Romano04'13
10 So Tired - Francis Lockwood, Gilles Naturel, Peter Gritz03'30
« Pour le bonheur de tous » par Jazzmagazine - Jazzman

Voici encore une réédition mais pour le bonheur de tous. Car cet album paru initialement en 1988 lui a permis d’asseoir la notoriété de Francis Lockwood. Le pianiste était alors sans doute à l’acmé de son talent et il y fait montre d’une grande maîtrise de son art. Tous les titres sont des compositions originales de Lockwood, elles sont belles, c’est incontestable, mais finalement pas si originales que cela. Ce n’est là nullement un reproche et l’on pourrait même dire que c’est bien cela le propre du jazz. Ce sont des compositions palimpsestes où l’on perçoit çà et là mais régulièrement la réminiscence d’un standard. Certaines compositions sont d’ailleurs des hommages revendiqués. Ainsi en est-il de la très belle « Waltz for Bill » dans laquelle Lockwood témoigne de son admiration pour le toucher d’Evans au point de frôler par moments l’imitation tout en affirmant son style. Gilles Naturel offre en outre sur ce souvenir de « Waltz for Debby » un solo d’une grande délicatesse que les amoureux de Bill Evans ne pourront qu’apprécier. Mais Lockwood fait également la preuve de la richesse des ses ressources car, sur « Two in one », on croirait presque entendre Keith Jarrett.
Par Philippe DESCAMPS – JAZZMAGAZINE - JAZZMAN




« Un jazz qu’on est obligé d’écouter » par On Mag

« Le pianiste Francis Lockwood, dont nous avons déjà chroniqué les albums « Round About Bach » et « Jimi’s Colors » dans ces mêmes colonnes, nous a toujours énormément séduit par son phrasé sans chiqué et son authenticité. Et voici que ressort son disque « Nostalgia », de 1988, celui, sans doute, qui le fit connaître. Il est accompagné de manière parfaite par le bassiste Gilles Naturel qui, il y a vingt-cinq ans, était beaucoup moins connu qu’aujourd’hui, mais qui montrait déjà toutes ses qualités. Ecoutez son chorus sur « Two in One » et vous constaterez qu’il fallait avoir les oreilles bouchées pour ne pas se rendre compte de la grandeur de l’artiste. Le batteur est Peter Gritz, qu’on retrouvera sur l’album Jimi’s Colors, et c’est Aldo Romano sur deux morceaux « The Last Knight » et « Too Much Coffee » (très beau chorus sur ce dernier titre). Le phrasé élégant de Francis Lockwood, qui ne cherche jamais l’esbroufe se discernait déjà dans ce CD de son début de carrière, ainsi que ses qualités de compositeur. Ce qu’il confirmera par la suite. Un jazz personnel qui doit autant au bebop de Charlie Parker (« Bird Song ») qu’au piano de Bill Evans (« Waltz for Bill ») ou qu’à la musique classique. Un jazz qu’on est obligé d’écouter, car il emplit l’espace. »
Par Michel BEDIN – ON MAG