LE LIVRE DES AMOURS (CONTES DE L’ENVIE D’ELLE ET DU DÉSIR DE LUI) - CONTÉ PAR L’AUTEUR

HENRI GOUGAUD

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Artiste HENRI GOUGAUD
Livret : 8 PAGES
Nombre de CDs : 3


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FA8121

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Les contes ne parlent pas du monde de l’enfance mais de l’enfance du monde. En eux sont l’innocence, la vigueur, le tutoiement de Dieu et l’absence de doute des premiers printemps   de la vie. « Il va sans dire que ces contes sont aussi universels que le désir humain.

Quel que soit le pays de leur naissance, ils disent le même étonnement de se voir au soleil  après l’ombre insondable, le même émerveillement devant l’amour qui fit, où n’était rien, une bouche, des yeux, des oreilles, un visage, un coeur dans la poitrine où demeurent en  secret un esclave et un roi.

Henri GOUGAUD

Qu’y a-t-il donc de plus cardinal et de plus mystérieux que l’amour, ce sentiment fuyant, objet irréductible à la pensée depuis ses commencements, dont seule la parole poétique   peut un tant soit peu rendre compte ?

Et qui mieux qu’Henri Gougaud, écrivain, chanteur et parolier, grande voix du conte en France, peut rendre grâce à l’universalité et aux  singularités des « intermittences du coeur », par le truchement de textes collectés dans le monde entier ?

Claude COLOMBINI FRÉMEAUX

Le Livre des amours FA8121

Le livre des Amours
CONTES DE L’ENVIE D’ELLE ET DU DÉSIR DE LUI

conté par l’auteur
Henri Gougaud
© Editions du Seuil

Les contes ne parlent pas du monde de l’enfance mais de l’enfance du monde. En eux sont l’innocence, la vigueur, le tutoiement de Dieu et l’absence de doute des premiers printemps de la vie.
Or il est un pays, dans l’univers foisonnant des jubilations orales, que les explorateurs ont obstinément évité : celui où se disent le désir, l’accointance entre hommes et femmes, l’appétit de jouissance, bref le bon usage de ce que le créateur nous a mis au carrefour des jambes et du ventre. Pourtant, à fréquenter les contes et les mythes des peuples primitifs, il apparaît que les mille jeux du sexe furent partout célébrés à l’égal des manifestations les plus sacrées du bonheur d’être. La raison pour laquelle on considéra longtemps ces histoires de dards et de grottes mouillées comme peu dignes d’intérêt, et moins encore d’affection, tient probablement à cette gêne insurmontable que les aristocrates de l’esprit (ou prétendus tels) ont toujours éprouvé devant les intempestives libertés du corps. Notre occident, aujourd’hui, ne les estime plus inspirées par le diable, mais il n’ose point encore penser qu’elles peuvent, ou ont pu un jour, plaire à Dieu. Le ciel, pour nous, demeure imperturbable et commence en tout cas au-dessus de nos têtes. Pour nos ancêtres simples, il n’était pas de lieu, aussi humble soit-il, où il ne fut présent. Comment donc imaginer que le veilleur de nos âmes ait pu mépriser ce bas-ventre où pousse l’arbre de vie ? Il est sans cesse là, attentif au plaisir de ses fils malhabiles, distributeur des rôles,  pourvoyeur des jouissances, arbitre des guerres amoureuses, joueur voluptueux autant que Père saint. Et l’on peut à bon droit penser, tant il est constant au bord des lits d’amour, quand il n’est pas lui-même à se rouler dedans, que ces lointains vivants qui nous ont mis au monde considéraient l’acte amoureux comme une forme de prière, et la prière comme une exaltation de la force de vie.

Ils avaient, eux, l’innocence fondamentale qui manque à nos cœurs. La fréquentation des traditions orales nous apprend que plus une société se civilise, plus Dieu se fait abstrait, plus il s’éloigne de la terre et du corps de ses enfants, plus les jeux de l’amour s’encombrent d’interdits, de juges pointilleux et de secrets coupables. Et quand le désir ainsi contraint s’insurge, réclame ses droits et se défait de ses empêtrements, il reste seul avec lui-même, plaisir amputé du bonheur, terre sans ciel, âme sans foi. Dieu s’est enfui du ventre et n’y peut revenir.

En vérité, ces contes injustement négligés nous enseignent que l’Inspirateur du monde ne se soucie en rien de nos hauteurs, de nos bassesses. Il ne se mérite pas. Il vient, tout simplement, où il est invité. Et pour peu qu’on l’accueille il parfume les chambres, ravive les couleurs, ensemence du sens dans les moindres soupirs, exalte les paroles, fait en somme travail divin. Pour nos ancêtres, il va de soi que la force d’aimer prend sa source dans le Maître de la Création, et qu’il n’est pas de plus joyeux devoirs que de célébrer ces outils qui nous furent donnés pour la servir. Il suffit, si l’on veut s’en convaincre, de goûter à l’incomparable profusion langagière qui n’a jamais cessé de jaillir de la fourche des cuisses. Plus de trois cents noms désignent, dans la langue française, le sexe de l’homme, autant le sexe de la femme, et plus encore l’union des ventres. Ce sont les mots de la prière du corps. Ils aiguillonnent le désir, échauffent les humeurs, emballent le sang, allument les regards. Comme les prières, ils sont déjà des actes. Qu’ils soient subtils ou orduriers, ornés ou bruts, francs ou métaphoriques, ils expriment l’irrésistible élan de la vie, cette force qui va et traverse nos corps, aveugle au convenable et à l’inconvenant.

Il va sans dire que ces contes sont aussi universels que le désir humain. Ceux qui peuplent ce livre sont tous, évidement, de tradition orale. Quel que soit le pays de leur naissance, ils disent le même étonnement de se voir au soleil après l’ombre insondable, le même émerveillement devant l’amour qui fit, où n’était rien, une bouche, des yeux, des oreilles, un visage, un cœur dans la poitrine où demeurent en secret un esclave et un roi. Il m’a plu de servir ces œuvres qui ont tant à nous apprendre sur un bonheur à réinventer. Il me plaît plus encore qu’elles m’aient permis de prendre place dans cette famille d’hommes intemporels dont les paroles chantent et dansent sans fin autour du mystère d’être au monde, le plus simple de tous, de tous le plus profond. 
Henri Gougaud
© Éditions du Seuil

CD 1
Afrique - Afrique Noire
1. La déchirure 2’35
2. Les feuilles sèches 6’13
3. Comment le plaisir vint au village 6’10
4. Le sel 5’11
5. Comment vint aux femmes la bouche d’en bas 4’25
6. Comment l’aiguillon vint aux hommes 4’54
7. Le chasseur et le python 5’33
8. La fille qui avait perdu son affaire 6’54
9. Comment fut épousée Belle-comme-un-Lys-Noir 5’37
10. Le laboureur de sillon mouillé - 1ère partie 4’46
11. Le laboureur de sillon mouillé - 2ème partie 4’38
12. Le carré de persil 4’55
13. Le chant de Fahima - 1ère partie 3’25
14. Le chant de Fahima - 2ème partie 3’27
15. Les parfums de la vérité 5’56

 

Amérique - Amazonie
16. Le cauchemar 3’21

CD 2
Amérique - Amazonie
1. La blessure 6’13
2. Le Fripon 5’23
3. Comment le Fripon créa les légumes 4’29
4. Comment Coyote prit épouse 5’07
5. Iktomé le faraud - 1ère partie 3’33
6. Iktomé le faraud - 2ème partie 3’32
7. L’innocente 4’58

Asie - Turquie
8. Ce que disait la vieille 4’34

Asie - Tibet
9. Le sauvage 4’09

Asie - Chine
10. Les amours de Lao - 1ère partie 2’43
11. Les amours de Lao - 2ème partie 3’55
12. Nuki 4’45
13. Won Hyo - 1ère partie 3’43
14. Won Hyo - 2ème partie 3’04
15. Les premières amours du monde 4’10
16. Tirésias - 1ère partie 3’04
17. Tirésias - 2ème partie 4’26
Europe - Grèce antique
18. Héraclès et Omphale 4’35

CD 3
Europe - Grèce
1. Le cordonnier au couvent - 1ère partie 4’55
2. Le cordonnier au couvent - 2ème partie 6’43
3. L’homme qui fut chassé d’enfer 4’13

 

Europe - France
4. Comment fut perdu le paradis 3’31
5. La fille qui ne pouvait entendre parler de foutre 5’59
6. La coquine et le fou 5’07
7. La fille et le chasseur de poule 6’07
8. Le chevalier qui faisait parler les cons - 1ère partie 5’43
9. Le chevalier qui faisait parler les cons - 2ème partie 6’48
10. L’anneau - 1ère partie 3’20
11. L’anneau - 2ème partie 4’06

 

Europe - Russie
12. La veuve - 1ère partie 2’57
13. La veuve - 2ème partie 2’55

 

Europe - Grand Nord
14. Miti - 1ère partie 3’48
15. Miti - 2ème partie 4’55
16. Dieu et Miti se jouent des tours - 1ère partie 3’33
17. Dieu et Miti se jouent des tours - 2ème partie 3’56

 


1936, Henri Gougaud naît à Carcassonne (mère institutrice, père cheminot).
Racines paysannes, anarchie et syndicalisme. Sur les bancs de l’école il questionne les haricots plantés en terre : d’où savent-ils à coup sûr la direction de la lumière ?
Années lycée : à 15 ans il fréquente Déodat Roché, René Nelli, des amis du poète Joé Bousquet, des artistes. Ces relations nourrissent le poète qu’il s’est juré d’être.
Par valeur familiale, Henri devrait être enseignant, il part donc pour Toulouse étudier. Avec Nelli, il se passionne pour les contes, cette littérature des illettrés.
Dans la ville rose il se lie d’amitié avec le milieu anarchiste. Il monte à Paris avec guitare et chansons, et découvre la «?Rive gauche?» et ses cabarets. Léo Noël l’engage à l’Écluse. Climat exaltant. Quand d’autres commencent à chanter pour lui, il cesse de se produire, car il désire avant tout écrire.
En 1973, invité sur France Inter par Claude Villers pour présenter son livre ?Démons et merveilles de la science-fiction?, il débute avec lui une chronique et commence à raconter des histoires. D’autres émissions suivront. Des bibliothécaires lui demandent de venir raconter.
Aux éditions du Seuil, puis chez Albin Michel, Silène et Carnets Nord, il publie des romans, des recueils de contes et de légendes, un Almanach. Il conte, aussi. Ses soirées s’intitulent «?Le grand parler?», ou «?Contes des  origines?». Dans «?Beau désir?», il exalte, avec les contes dits «?paillards?», la jubilation de la vie. En 2012 il crée avec les Baladins du Miroir «?Les oiseaux de passage?», où il conte entouré de sept chanteuses.
S’il se rattache à une lignée, c’est celle des saltimbanques, ces gens intemporels capables d’improviser une scène sur un bout de trottoir. Libertaire définitif, il invente sa vie tous les jours. Il dit : «?Les contes m’ont nourri toute ma vie, ils m’ont fait ce que je suis. Comment ont-ils fait ? Je l’ignore, c’est leur secret.?»

http://www.henrigougaud.fr/
http://www.facebook.com/henrigougaud

 

Les contes ne parlent pas du monde de l’enfance mais de l’enfance du monde. En eux sont l’innocence, la vigueur, le tutoiement de Dieu et l’absence de doute des premiers printemps de la vie.

«?Il va sans dire que ces contes sont aussi universels que le désir humain. Quel que soit le pays de leur naissance, ils disent le même étonnement de se voir au soleil après l’ombre insondable, le même émerveillement devant l’amour qui fit, où n’était rien, une bouche, des yeux, des oreilles, un visage, un cœur dans la poitrine où demeurent en secret un esclave et un roi.?» 
Henri Gougaud

Qu’y a-t-il donc de plus cardinal et de plus mystérieux que l’amour, ce sentiment fuyant, objet irréductible à la pensée depuis ses commencements, dont seule la parole poétique peut un tant soit peu rendre compte ? Et qui mieux qu’Henri Gougaud, écrivain, chanteur et parolier, grande voix du conte en France, peut rendre grâce à l’universalité et aux singularités des «?intermittences du cœur?», par le truchement de textes collectés dans le monde entier ?
Claude Colombini Frémeaux
 
Ecouter Le livre des amours. Contes de l'envie d'elle et du désir delui Henri Gougaud (livre audio) © Frémeaux & Associés 2013 / Le livre des amours. Contes de l’envie d’elle et du désir de lui © Editions du Seuil, 1996.




EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 La déchirure - Henri Gougaud02'35
02 Les feuilles sèches - Henri Gougaud06'13
03 Comment le plaisir vint au village - Henri Gougaud06'10
04 Le sel - Henri Gougaud05'11
05 Comment vint aux femmes la bouche d'en bas - Henri Gougaud04'25
06 Comment l'aiguillon vint aux hommes - Henri Gougaud04'54
07 Le chasseur et le python - Henri Gougaud05'33
08 La fille qui avait perdu son affaire - Henri Gougaud06'54
09 Comment fut épousée Belle-comme-un-lys-noir - Henri Gougaud05'37
10 Le laboureur de sillon mouillé - 1ère partie - Henri Gougaud04'46
11 Le laboureur de sillon mouillé - 2ème partie - Henri Gougaud04'38
12 Le carré de persil - Henri Gougaud04'55
13 Le chant de Fahima - 1ère partie - Henri Gougaud03'25
14 Le chant de Fahima - 2ème partie - Henri Gougaud03'27
15 Les parfums de la vérité - Henri Gougaud05'56
16 Le cauchemar - Henri Gougaud03'21
CD 2
01 La blessure - Henri Gougaud06'13
02 Le fripon - Henri Gougaud05'23
03 Comment le fripon créa les legumes? - Henri Gougaud04'29
04 Comment coyote prit épouse? - Henri Gougaud05'07
05 Iktomé le Faraud - 1ère partie - Henri Gougaud03'33
06 Iktomé le Faraud - 2ème partie - Henri Gougaud03'32
07 L'innocente - Henri Gougaud04'58
08 Ce que disait la vieille - Henri Gougaud04'34
09 Le sauvage - Henri Gougaud04'09
10 Les amours de Lao - 1ère partie - Henri Gougaud02'43
11 Les amours de Lao - 2ème partie - Henri Gougaud03'55
12 Nuki - Henri Gougaud04'45
13 Won Hyo - 1ère partie - Henri Gougaud03'43
14 Won Hyo - 2ème partie - Henri Gougaud03'04
15 Les premières amours du monde - Henri Gougaud04'10
16 Tirésias - 1ère partie - Henri Gougaud03'04
17 Tirésias - 2ème partie - Henri Gougaud04'26
18 Héraclès et Omphale - Henri Gougaud04'35
CD 3
01 Le cordonnier au couvent - 1ère partie - Henri Gougaud04'55
02 Le cordonnier au couvent - 2ème partie - Henri Gougaud06'43
03 L'homme qui fut chassé d'enfer - Henri Gougaud04'13
04 Comment fut perdu le paradis - Henri Gougaud03'31
05 La fille qui ne pouvait entendre parler de foutre - Henri Gougaud05'59
06 La coquine et le fou - Henri Gougaud05'07
07 La fille et le chasseur de poule - Henri Gougaud06'07
08 Le chevalier qui faisait parler les cons - 1ère partie - Henri Gougaud05'43
09 Le chevalier qui faisait parler les cons - 2ème partie - Henri Gougaud06'48
10 L'anneau - 1ère partie - Henri Gougaud03'20
11 L'anneau - 2ème partie - Henri Gougaud04'06
12 La veuve - 1ère partie - Henri Gougaud02'57
13 La veuve - 2ème partie - Henri Gougaud02'55
14 Miti - 1ère partie - Henri Gougaud03'48
15 Miti - 2ème partie - Henri Gougaud04'55
16 Dieu et Miti se jouent des tours - 1ère partie - Henri Gougaud03'33
17 Dieu et Miti se jouent des tours - 2ème partie - Henri Gougaud03'56

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