KARL MARX

UN COURS PARTICULIER D’HENRI PEÑA-RUIZ EN 4 CD

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Artiste ’HENRI PEÑA-RUIZ
Livret : 12 pages
Nombre de CDs : 4


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Penseur brillant, Marx est aussi un homme d’action qui consacre sa vie à la lutte. Pour lui, le niveau de civilisation d’une société se mesure au sort qu’elle réserve aux plus démunis. D’où son engagement aux côtés du prolétariat, pour lequel il construit une théorie complète, dans le but de le rendre idéologiquement autonome.

C’est en effet ainsi que peut se fonder efficacement son émancipation, qui par ailleurs délivre toute la société du règne de l’argent. Voilà ce que Henri Pena-Ruiz nous explique dans ce coffret de 4 CD.

La pensée de Marx, d’une grande envergure, s’y révèle très actuelle à l’âge de la mondialisation capitaliste. Affranchie de sa caricature stalinienne, elle fournit des repères décisifs pour comprendre le monde et le transformer dans l’intérêt de toute l’humanité. Cette pensée est présentée avec dynamisme et pédagogie, en termes accessibles à tous. Henri Pena-Ruiz aborde l’oeuvre de Marx sous ses quatre dimensions essentielles : sa philosophie historique dont le matérialisme dialectique constitue l’outil, l’économie marxiste qui développe une analyse complète du capitalisme et met en évidence ses contradictions, l’engagement militant pour l’émancipation des exploités, et enfin la vive actualité de ses éclairages.Jules FRÉMEAUX

PRODUCTION : CLAUDE COLOMBINI FRÉMEAUX - ÉDITORIALISATION : JULES FRÉMEAUX

PHILOSOPHE DE L’ÉMANCIPATION • PENSEUR DU CAPITALISME • MILITANT DU MOUVEMENT OUVRIER • PENSEUR DE NOTRE TEMPS.

KARL MARX

UN COURS PARTICULIER D'HENRI PENA-RUIZ


PHILOSOPHE DE L’ÉMANCIPATION
PENSEUR DU CAPITALISME
MILITANT DU MOUVEMENT OUVRIER
PENSEUR DE NOTRE TEMPS

 

 


CD1 : Marx, philosophe de l’émancipation

Introduction
1. Pourquoi parler de Marx aujourd’hui ? 5’10
2. L’amalgame entre le marxisme et le stalinisme 1’46
3. Quatre parties pour découvrir Marx 2’00

I - La philosophie de Karl Marx
4. La démarche du jeune Marx 3’18
5. La philosophie allemande dominée par Hegel (1) : l’héritage de la révolution française 6’57
6. La philosophie allemande dominée par Hegel (2) : la dialectique ou les contradictions comme moteur de l’histoire 6’28
7. La philosophie allemande dominée par Hegel (3) : le dépassement ou le double processus de négation et de conservation 3’40
8. La philosophie allemande dominée par Hegel (4) : la dialectique dans les sociétés humaines 3’57
9. L’hégélianisme, un idéalisme 2’44
10. Marx, grand lecteur des auteurs matérialistes 4’43
11. Depuis la dialectique idéaliste et le matérialisme mécanique, Marx construit le matérialisme dialectique 4’32
12. Les rapports de dominations déterminent les rapports de la société à la nature 2’58
13. L’aliénation 5’58
14. L’Homme pour Marx 6’22
15. La volonté de changer la société pour permettre l’Homme complet 3’18
16. La lutte des classes 1’32
17. Vers le «?communisme scientifique?» et l’économie politique… 3’32


CD 2 : Marx, penseur du capitalisme

1. Marx se tourne vers l’économie politique et rencontre Friedrich Engels 3’33
2. Marx pauvre 4’42
3. Marx, élève, admirateur et contradicteur des libéraux 6’28
4. Déconstruction de l’approche apologétique des libéraux 4’05
5. Une approche critique de l’économie politique 7’16
6. L’objectivité, la conscience de la contradiction des intérêts… 2’52
7. L’enrichissement, un acte innocent ou coupable ? 4’26
8. La propriété privée, un rapport social 6’43
9. Les mécanismes de la production capitaliste (1) : la théorie de la plus-value 4’22
10. Les mécanismes de la production capitaliste (2) : le combat pour les coûts de production 5’48
11. La lutte des classes, un ressort de l’exploitation capitaliste 3’43
12. Les ouvriers doivent être conscients des véritables causes de leur exploitation  4’25
13. La dégradation de l’environnement;? le produit des mêmes rapports sociaux 3’17
14. Conclusions 5’10


CD 3 : Marx, militant du mouvement ouvrier

1. Marx révolté 3’40
2. Le grand partage du savoir, des travaux destinés aux ouvriers 6’24
3. Les premières prises de positions (1) : la gazette rhénane 4’17
4. Les premières prises de positions (2) : le développement de ses théories 4’43
5. Lutter pour la conditions ouvrière 3’13
6. L’importance du savoir dans la lutte 3’40
7. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! 5’02
8. Quel place pour l’individu dans le communisme ? (1) : le respect de la propriété des biens de consommation 5’00
9. Quel place pour l’individu dans le communisme ? (2) : le respect des libertés individuelles 4’26
10. Quel place pour l’individu dans le communisme ? (3) : une organisation collective de la production 4’40
11. Aller vers une logique sociale 2’48
12. La question de la liberté et du besoin chez Marx 4’05
13. Les travaux de Marx sur les événements historiques et sur le capitalisme 2’18
14. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (1): la première Internationale 1’41
15. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (2): l’exemple de la guerre de Sécession 4’42
16. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (3): la Commune de Paris  4’30
17. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (4): l’œuvre de la Commune 6’32
18. La fin de la vie de Marx 3’14


CD 4 : Marx, penseur de notre temps

1. Introduction 2’52
2. Les âges du capitalisme 5’33
3. Marx et la mondialisation (1) : premier texte 5’54
4. Marx et la mondialisation (2) : deuxième texte 5’39
5. La mondialisation, une dynamique libérale 5’27
6. La critique de la religion chez Marx (1) 5’31
7. La critique de la religion chez Marx (2) 5’59
8. L’écologie chez Marx (1) : Un socialisme soucieux de la nature 2’02
9. L’écologie chez Marx (2) : Les rapports sociaux et les rapports de l’Homme à la nature. 6’31
10. L’écologie chez Marx (3) : la maîtrise de la nature 3’47
11. L’écologie chez Marx (4) : l’écosocialisme 4’32
12. Les objections aux théories marxistes 4’28
13. Marx et Staline  4’09
14. Quel place pour l’initiative individuelle dans le communisme ? 6’05
15. Conclusion 2’13


«?Marx : un penseur pour notre temps.?»

Étrange époque… Jamais l’humanité n’a produit autant de richesses?; pourtant de nouvelles formes de misère côtoient l’opulence des maîtres du monde. L’argent-roi, les inégalités accrues, les désastres écologiques, les peuples exclus des décisions, le tout couvert par l’invocation incantatoire des droits de l’homme… Penseur visionnaire, Marx décrit la mondialisation capitaliste telle que nous la vivons. Une mondialisation qui «?épuise la terre et le travailleur?». Et qui noie l’humain «?dans les eaux glacées du calcul égoïste?». La religion y devient «supplément d’âme d’un monde sans âme?», voire source de fanatisme identitaire. Dès le premier âge du capitalisme, Marx repère les causes majeures des crises périodiques de ce système. Il pointe notamment la tendance du capitalisme à développer indéfiniment la production de biens tout en maintenant le salaire des producteurs à son niveau le plus bas possible pour obtenir un taux de profit maximum. Il montre comment la production ainsi tournée vers le seul profit capitaliste se prend elle-même pour fin, et produit pour ceux qui en ont les moyens une société de consommation aliénée à un développement quantitatif sans égard pour l’écosystème et la limitation des ressources naturelles. Il anticipe ainsi la notion de coût écologique, qu’il lie à celle de coût social et humain d’un tel mode de production. Il pointe également les illusions de la sphère financière, où le fétichisme de l’argent et du capital se mue en déréalisation de l’économie, aliénée aux spéculations les plus folles. Le deuxième âge du capitalisme, celui d’un certain compromis entre sa logique d’exploitation et des exigences sociales, a pris fin avec les «?trente glorieuses?». Les luttes pour les droits sociaux et les conditions de travail y avaient contraint le capitalisme à composer avec des exigences qu’il n’assumait pas spontanément. Aujourd’hui, c’est l’époque du troisième âge du capitalisme, celle d’une mondialisation assortie d’un credo néoli-béral qui conduit à remettre en question les droits sociaux et les services publics, voués à la privatisation. Le capitalisme y revient à la quête débridée de profit propre à son premier âge, et ce sans égard pour l’humain.


La pertinence de la pensée de Marx prend dès lors une nouvelle vigueur. Et ce non seulement dans le saisissant diagnostic qu’il faisait dès 1848 de la mondialisation capitaliste à venir, mais aussi dans la dialectique qu’il propose entre écologie, socialisme, et république sociale pour refonder le cadre de la vie commune. A rebours des compensations illusoires et des nationalismes haineux, Marx en appelle à la solidarité de tous les peuples. A exploitation mondialisée, résistance mondialisée. D’où la création de la première Internationale, levier de conquêtes sociales. Critiquant un système plus que les hommes qui en jouent le jeu par intérêt, il ouvre la voie à une émancipation universelle, propre à délivrer tout homme de la tyrannie de l’argent-roi et de la logique impérieuse du chacun pour soi. L’humanisme de Marx va de pair avec son naturalisme, qui le conduit à dire que l’homme ne peut vivre que dans une harmonie avec la nature, sa demeure nourricière, irréductible à un réservoir d’énergies et de matières premières trop longtemps tenu pour inépuisable.


Toutes ces idées furent trop longtemps occultées par les caricatures staliniennes du communisme et de Marx lui-même, associé malgré lui à des expériences historiques collectives en contradiction totale avec son œuvre et son idéal. Un tel amalgame ne résiste pas à la lecture attentive de son œuvre. Il est temps de redécouvrir sans a priori ni esprit partisan les idées qui furent les siennes, combinant une philosophie de l’émancipation humaine, une explication rigoureuse de l’économie capitaliste, et un projet militant de refondation écosocialiste. Les quatre CD proposés ici développent une présentation claire et accessible de la pensée de Karl Marx, et en soulignent la pertinence pour notre époque.


CD1 : MARX PHILOSOPHE DE L’ÉMANCIPATION.

Une approche matérialiste du réel, soucieuse de le comprendre tel qu’il est, mais aussi de saisir en lui les possibilités d’évolution qui naissent de ses contradictions, conduit le jeune Marx à une nouvelle pratique de la philosophie. Il s’agit en effet de ne pas se payer de mots, comme le fait souvent l’idéalisme en philosophie, en contraste avec la condition réelle des hommes. Car le monde comme il va ne va pas bien. Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? Ce vers de Victor Hugo (Melancholia) souligne l’inhumanité d’un capitalisme qui fait travailler les enfants. La lucidité pour comprendre le monde et le transformer s’appuie sur la dialectique, dont le sens est de saisir la fleur dans le bourgeon, l’humanité libérée dans l’humanité aliénée. Pour cela, il faut déjouer les préjugés, véhiculés le plus souvent par l’idéologie dominante, c’est à dire l’idéologie de ceux qui disposent de la puissance financière et culturelle. Une émancipation multiforme, pas seulement juridique et politique mais aussi économique et sociale, culturelle et intellectuelle, est dès lors à promouvoir pour les exploités. Mais elle libère aussi toute l’Humanité des rapports de domination. Tel est l’humanisme universaliste de Karl Marx et de son ami Friedrich Engels, désormais associé à toute son œuvre. La philosophie fonde ainsi une approche à la fois matérialiste et dialectique de la condition humaine. Elle débouche sur un effort méthodique d’explication du mode de production capitaliste. Elle appelle le partage du savoir émancipateur et le développement de la culture populaire. Marx et Engels vont y œuvrer.


CD 2 : MARX PENSEUR DU CAPITALISME

Il n’est pas possible de séparer le social de l’économie, ni l’écologie de l’économie, comme prétend le faire l’économie politique néolibérale. L’embauche, le salaire, le profit, la propriété privée des moyens de production, la pollution de l’écosystème Terre, sont autant de conséquences des rapports sociaux de domination. Il n’y a donc pas de pure économie, ni de fatalité de la politique économique, comme le prétendent les bénéficiaires du système qui entendent fataliser ainsi la défense de leurs seuls intérêts. D’où une œuvre d’élucidation critique non seulement des mécanismes de l’exploitation capitaliste mais aussi des apparences idéologiques qui les travestissent. La critique de l’économie politique asservie aux puissances de l’heure est donc menée dans le Capital en parallèle avec l’explication de la genèse du profit. La théorie de la plus-value permet de comprendre que le salaire ne rémunère nullement la totalité du travail fourni. Elle contribue à former la notion de coût social, et de coût écologique, en montrant qu’il n’est pas dans la logique du capitalisme d’assumer tous les éléments de coût de sa production, puisqu’il les «externalise» et les laisse ainsi à la charge des dominés ou de la puissance publique. Tel est le principe d’irresponsabilité sociale et écologique qui sous-tend l’appel à l’initiative individualiste. La mise à nu des ressorts du mode de production capitaliste démystifie les apologies intéressées et fournit aux exploités les repères indispensables à la résistance, à la lutte pour conquérir des droits, à la construction d’une alternative globale. La bataille des idées se fait culture et affranchissement collectif.


CD3 : MARX MILITANT DU MOUVEMENT OUVRIER

Le jeune Marx affirmait que les philosophes doivent changer le monde, et pas seulement l’interpréter. Pourquoi ? Parce qu’il est injuste tant que la richesse des uns a pour condition l’exploitation et souvent le dénuement des autres. De la philosophie visant l’émancipation de toute l’humanité à l’économie politique du capitalisme expliquant les rapports de domination économique qui opposent les hommes, il y a une suite logique. C’est l’engagement de Marx qui a fait de lui un économiste, et qui fait de lui un militant du mouvement ouvrier. Le philosophe issu des milieux aisés de Rhénanie prend contact avec les ouvriers parisiens, qui peu avant 1848 cherchent à s’organiser. Avec lui, sa femme Jenny, issue de l’aristocratie prussienne, fait sienne la cause du prolétariat. Ce prolétariat dont Marx dit qu’il est la «?classe universelle?» en ce que sa propre émancipation doit conduire à celle de l’humanité tout entière. Au mouvement ouvrier, Marx fournit les armes intellectuelles de sa lutte, par son œuvre multiforme, qui va entre autres du Manifeste du Parti communiste aux quatre livres du Capital, et à La Guerre civile en France, évocation bouleversante de la première grande tentative de pouvoir ouvrier, noyée dans le sang par Thiers et les «Versaillais». Simultanément, il aide les travailleurs exploités à s’unir, et à conquérir leur autonomie organisationnelle. Pour cela en 1864 il fonde la première Association Internationale des Travailleurs. Et inlassablement, avec Engels, il promeut la solidarité de résistance et de lutte des exploités.


CD 4 : MARX PENSEUR DE NOTRE TEMPS

La vie de Marx (1818-1883) est contemporaine du premier âge du capitalisme, celui d’une quête débridée de profit quels qu’en soient les coûts écologique et humain. «?Enrichissez-vous?»(Guizot): tel est le mot d’ordre. Par étapes, le prolétariat s’organise. Et il conquiert les premières lois sociales (limitation de la durée de la semaine de travail et du travail des enfants, règlements sanitaires des ateliers, luttes pour les salaires etc). Marx et Engels aident, éclairent, et impulsent. A la fin de sa vie, Marx voit naître le deuxième âge du capitalisme, celui du compromis de sa logique avec des lois et des droits sociaux qui la tempèrent (environ 1875-1975). Nous sommes aujourd’hui dans le troisième du capitalisme, celui de la mondialisation d’ailleurs prévue par les deux penseurs dans des pages saisissantes du Manifeste. Une mondialisation qui tente en fait de revenir au premier âge, par un credo néolibéral destructeur des toutes les conquêtes du droit du travail et des lois sociales. D’où l’actualité renouvelée de Marx, penseur de notre temps. Pour la saisir, sont proposées des réflexions qui réfutent l’amalgame illégitime entre marxisme et stalinisme, ainsi que les nombreux préjugés qui font obstacle à la compréhension de son œuvre. Délivrée de ses caricatures, la pensée de Marx et de son ami Engels apparaît comme prémonitoire au regard des méfaits propres à la bulle financière du capitalisme, du statut de la religion comme supplément d’âme d’une monde sans âme, de la lutte écologique et sociale en un temps où l’écosystème-Terre est en péril. Elle éclaire avec force les grands défis de notre époque. Laïcité, justice sociale, refondation écologique, réappropriation de l’internationalisme dévoyé par la mondialisation néolibérale.

Henri Peña-Ruiz

© 2014 Frémeaux & Associés


HENRI PEÑA-RUIZ

Philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris
Agrégé de l’Université, Docteur en philosophie

Dieu et Marianne : philosophie de la laïcité. Paris 1999, Presses Universitaires de France (collection Fondements de la politique). (ouvrage couronné par le «?Prix de l’instruction publique?» en 2000).
Réédition revue et augmentée Paris 2012, PUF (collection Quadrige).
Traduction espagnole : La Emancipacion Laica. Filosofia de la laicidad. Madrid 2001, Ediciones Laberinto.
Traduction italienne Dio e la Repubblica : Filosofia della laicita. Monte Porzio Catone 2008, Effepi Libri.

La laïcité pour l’égalité. Paris 2001, Éditions Fayard (collection Mille et une nuits).

Le roman du monde. Légendes philosophiques. Paris Septembre 2001, Éditions Flammarion (collection Champs).
Traduction espagnole :  Leyendas filosoficas. Madrid 2004, Ediciones Laberinto.

La laïcité (anthologie de textes commentés). Paris 2003, Éditions Garnier Flammarion (collection Corpus).

Qu’est-ce que la laïcité ? Paris 2003, Éditions Gallimard (collection Folio Actuel).
Traductions en italien, en arabe, en turc.
 
Leçons sur le bonheur. Paris 2004, Éditions Flammarion.
Nouvelle édition Bonheur. Les chemins de la vie sereine. Paris 2012 J’ai Lu.
Traductions italienne, espagnole, et arabe.

Histoire de la laïcité. Genèse d’un idéal. Paris 2005, Éditions Gallimard (coll. Découvertes).

Grandes légendes de la pensée. Paris 2006, Éditions Flammarion-France Culture.
Qu’est-ce que l’école ? Paris 2005, Éditions Gallimard (collection Folio Actuel).
Histoires de toujours. Dix récits philosophiques. Paris 2008, Éditions Flammarion-France Culture.
Nouvelle édition Paris 2013, Éditions J’ai lu.

La laïcité (Histoire d’un fondement de la république). Coffret 2 cd. Paris 2011, Éditions Frémeaux & Associés.

Qu’est-ce que la solidarité ? Le cœur qui pense. Angoulême 2011, Éditions Abeille et Castor.
Entretien avec Karl Marx. Paris Mars 2012, Éditions Plon.
Marx quand même. Paris Septembre 2012, Éditions Plon.


A PARAÎTRE :
Dictionnaire amoureux de la laïcité. Paris, 2014 Éditions Plon.
Marx écosocialiste. Paris 2014, Éditions du Seuil.


Ouvrages écrits en collaboration
Les Préaux de la République. (coordination et rédaction partielle) Paris, Éditions Minerve.
Un poète en politique : les combats de Victor Hugo. En collaboration avec Jean Paul Scot. Paris Janvier 2002, Éditions Flammarion.
La politica en Victor Hugo : cartas a Espana, Cuba, y Mexico. En collaboration avec Jean Paul Scot. Madrid 2005, Ediciones Laberinto.
Les Préaux de la République. Paris 1996, Éditions Minerve.
Mémento républicain. Paris 2006, Éditions Fayard - Mille et une nuits.

Antologia laica : 66 textos para comprender la laicidad. En collaboration avec Cesar Tejedor de la Iglesia. Salamanque 2009, Éditions de l’Université de Salamanque.


«?Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer.?» 

Marx, XIè thèse sur Feuerbach. 


Penseur brillant, Marx est aussi un homme d’action qui consacre sa vie à la lutte. Pour lui, le niveau de civilisation d’une société se mesure au sort qu’elle réserve aux plus démunis. D’où son engagement aux côtés du prolétariat, pour lequel il construit une théorie complète, dans le but de le rendre idéologiquement autonome. C’est en effet ainsi que peut se fonder efficacement son émancipation, qui par ailleurs délivre toute la société du règne de l’argent. Voilà ce que Henri Pena-Ruiz nous explique dans ce coffret de 4 CD. 


La pensée de Marx, d’une grande envergure, s’y révèle très actuelle à l’âge de la mondialisation capitaliste. Affranchie de sa caricature stalinienne, elle fournit des repères décisifs pour comprendre le monde et le transformer dans l’intérêt de toute l’humanité. Cette pensée est présentée avec dynamisme et pédagogie, en termes accessibles à tous. 


Henri Pena-Ruiz aborde l’œuvre de Marx sous ses quatre dimensions essentielles : sa philosophie historique dont le matérialisme dialectique constitue l’outil, l’économie marxiste qui développe une analyse complète du capitalisme et met en évidence ses contradictions, l’engagement militant pour l’émancipation des exploités,  et enfin la vive actualité de ses éclairages. 

Jules Frémeaux

Ecouter Karl Marx par Henri Pena-Ruiz (livre audio) © Frémeaux & Associés 2014

Karl Marx Pena-Ruiz FA5436

KARL MARX

UN COURS PARTICULIER D'HENRI PENA-RUIZ


PHILOSOPHE DE L’ÉMANCIPATION
PENSEUR DU CAPITALISME
MILITANT DU MOUVEMENT OUVRIER
PENSEUR DE NOTRE TEMPS

 

 


CD1 : Marx, philosophe de l’émancipation

Introduction
1. Pourquoi parler de Marx aujourd’hui ? 5’10
2. L’amalgame entre le marxisme et le stalinisme 1’46
3. Quatre parties pour découvrir Marx 2’00

I - La philosophie de Karl Marx
4. La démarche du jeune Marx 3’18
5. La philosophie allemande dominée par Hegel (1) : l’héritage de la révolution française 6’57
6. La philosophie allemande dominée par Hegel (2) : la dialectique ou les contradictions comme moteur de l’histoire 6’28
7. La philosophie allemande dominée par Hegel (3) : le dépassement ou le double processus de négation et de conservation 3’40
8. La philosophie allemande dominée par Hegel (4) : la dialectique dans les sociétés humaines 3’57
9. L’hégélianisme, un idéalisme 2’44
10. Marx, grand lecteur des auteurs matérialistes 4’43
11. Depuis la dialectique idéaliste et le matérialisme mécanique, Marx construit le matérialisme dialectique 4’32
12. Les rapports de dominations déterminent les rapports de la société à la nature 2’58
13. L’aliénation 5’58
14. L’Homme pour Marx 6’22
15. La volonté de changer la société pour permettre l’Homme complet 3’18
16. La lutte des classes 1’32
17. Vers le «?communisme scientifique?» et l’économie politique… 3’32


CD 2 : Marx, penseur du capitalisme

1. Marx se tourne vers l’économie politique et rencontre Friedrich Engels 3’33
2. Marx pauvre 4’42
3. Marx, élève, admirateur et contradicteur des libéraux 6’28
4. Déconstruction de l’approche apologétique des libéraux 4’05
5. Une approche critique de l’économie politique 7’16
6. L’objectivité, la conscience de la contradiction des intérêts… 2’52
7. L’enrichissement, un acte innocent ou coupable ? 4’26
8. La propriété privée, un rapport social 6’43
9. Les mécanismes de la production capitaliste (1) : la théorie de la plus-value 4’22
10. Les mécanismes de la production capitaliste (2) : le combat pour les coûts de production 5’48
11. La lutte des classes, un ressort de l’exploitation capitaliste 3’43
12. Les ouvriers doivent être conscients des véritables causes de leur exploitation  4’25
13. La dégradation de l’environnement;? le produit des mêmes rapports sociaux 3’17
14. Conclusions 5’10


CD 3 : Marx, militant du mouvement ouvrier

1. Marx révolté 3’40
2. Le grand partage du savoir, des travaux destinés aux ouvriers 6’24
3. Les premières prises de positions (1) : la gazette rhénane 4’17
4. Les premières prises de positions (2) : le développement de ses théories 4’43
5. Lutter pour la conditions ouvrière 3’13
6. L’importance du savoir dans la lutte 3’40
7. Prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! 5’02
8. Quel place pour l’individu dans le communisme ? (1) : le respect de la propriété des biens de consommation 5’00
9. Quel place pour l’individu dans le communisme ? (2) : le respect des libertés individuelles 4’26
10. Quel place pour l’individu dans le communisme ? (3) : une organisation collective de la production 4’40
11. Aller vers une logique sociale 2’48
12. La question de la liberté et du besoin chez Marx 4’05
13. Les travaux de Marx sur les événements historiques et sur le capitalisme 2’18
14. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (1): la première Internationale 1’41
15. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (2): l’exemple de la guerre de Sécession 4’42
16. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (3): la Commune de Paris  4’30
17. Un travail d’organisation des travailleurs à l’échelle internationale (4): l’œuvre de la Commune 6’32
18. La fin de la vie de Marx 3’14


CD 4 : Marx, penseur de notre temps

1. Introduction 2’52
2. Les âges du capitalisme 5’33
3. Marx et la mondialisation (1) : premier texte 5’54
4. Marx et la mondialisation (2) : deuxième texte 5’39
5. La mondialisation, une dynamique libérale 5’27
6. La critique de la religion chez Marx (1) 5’31
7. La critique de la religion chez Marx (2) 5’59
8. L’écologie chez Marx (1) : Un socialisme soucieux de la nature 2’02
9. L’écologie chez Marx (2) : Les rapports sociaux et les rapports de l’Homme à la nature. 6’31
10. L’écologie chez Marx (3) : la maîtrise de la nature 3’47
11. L’écologie chez Marx (4) : l’écosocialisme 4’32
12. Les objections aux théories marxistes 4’28
13. Marx et Staline  4’09
14. Quel place pour l’initiative individuelle dans le communisme ? 6’05
15. Conclusion 2’13


«?Marx : un penseur pour notre temps.?»

Étrange époque… Jamais l’humanité n’a produit autant de richesses?; pourtant de nouvelles formes de misère côtoient l’opulence des maîtres du monde. L’argent-roi, les inégalités accrues, les désastres écologiques, les peuples exclus des décisions, le tout couvert par l’invocation incantatoire des droits de l’homme… Penseur visionnaire, Marx décrit la mondialisation capitaliste telle que nous la vivons. Une mondialisation qui «?épuise la terre et le travailleur?». Et qui noie l’humain «?dans les eaux glacées du calcul égoïste?». La religion y devient «supplément d’âme d’un monde sans âme?», voire source de fanatisme identitaire. Dès le premier âge du capitalisme, Marx repère les causes majeures des crises périodiques de ce système. Il pointe notamment la tendance du capitalisme à développer indéfiniment la production de biens tout en maintenant le salaire des producteurs à son niveau le plus bas possible pour obtenir un taux de profit maximum. Il montre comment la production ainsi tournée vers le seul profit capitaliste se prend elle-même pour fin, et produit pour ceux qui en ont les moyens une société de consommation aliénée à un développement quantitatif sans égard pour l’écosystème et la limitation des ressources naturelles. Il anticipe ainsi la notion de coût écologique, qu’il lie à celle de coût social et humain d’un tel mode de production. Il pointe également les illusions de la sphère financière, où le fétichisme de l’argent et du capital se mue en déréalisation de l’économie, aliénée aux spéculations les plus folles. Le deuxième âge du capitalisme, celui d’un certain compromis entre sa logique d’exploitation et des exigences sociales, a pris fin avec les «?trente glorieuses?». Les luttes pour les droits sociaux et les conditions de travail y avaient contraint le capitalisme à composer avec des exigences qu’il n’assumait pas spontanément. Aujourd’hui, c’est l’époque du troisième âge du capitalisme, celle d’une mondialisation assortie d’un credo néoli-béral qui conduit à remettre en question les droits sociaux et les services publics, voués à la privatisation. Le capitalisme y revient à la quête débridée de profit propre à son premier âge, et ce sans égard pour l’humain.


La pertinence de la pensée de Marx prend dès lors une nouvelle vigueur. Et ce non seulement dans le saisissant diagnostic qu’il faisait dès 1848 de la mondialisation capitaliste à venir, mais aussi dans la dialectique qu’il propose entre écologie, socialisme, et république sociale pour refonder le cadre de la vie commune. A rebours des compensations illusoires et des nationalismes haineux, Marx en appelle à la solidarité de tous les peuples. A exploitation mondialisée, résistance mondialisée. D’où la création de la première Internationale, levier de conquêtes sociales. Critiquant un système plus que les hommes qui en jouent le jeu par intérêt, il ouvre la voie à une émancipation universelle, propre à délivrer tout homme de la tyrannie de l’argent-roi et de la logique impérieuse du chacun pour soi. L’humanisme de Marx va de pair avec son naturalisme, qui le conduit à dire que l’homme ne peut vivre que dans une harmonie avec la nature, sa demeure nourricière, irréductible à un réservoir d’énergies et de matières premières trop longtemps tenu pour inépuisable.


Toutes ces idées furent trop longtemps occultées par les caricatures staliniennes du communisme et de Marx lui-même, associé malgré lui à des expériences historiques collectives en contradiction totale avec son œuvre et son idéal. Un tel amalgame ne résiste pas à la lecture attentive de son œuvre. Il est temps de redécouvrir sans a priori ni esprit partisan les idées qui furent les siennes, combinant une philosophie de l’émancipation humaine, une explication rigoureuse de l’économie capitaliste, et un projet militant de refondation écosocialiste. Les quatre CD proposés ici développent une présentation claire et accessible de la pensée de Karl Marx, et en soulignent la pertinence pour notre époque.


CD1 : MARX PHILOSOPHE DE L’ÉMANCIPATION.

Une approche matérialiste du réel, soucieuse de le comprendre tel qu’il est, mais aussi de saisir en lui les possibilités d’évolution qui naissent de ses contradictions, conduit le jeune Marx à une nouvelle pratique de la philosophie. Il s’agit en effet de ne pas se payer de mots, comme le fait souvent l’idéalisme en philosophie, en contraste avec la condition réelle des hommes. Car le monde comme il va ne va pas bien. Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ? Ce vers de Victor Hugo (Melancholia) souligne l’inhumanité d’un capitalisme qui fait travailler les enfants. La lucidité pour comprendre le monde et le transformer s’appuie sur la dialectique, dont le sens est de saisir la fleur dans le bourgeon, l’humanité libérée dans l’humanité aliénée. Pour cela, il faut déjouer les préjugés, véhiculés le plus souvent par l’idéologie dominante, c’est à dire l’idéologie de ceux qui disposent de la puissance financière et culturelle. Une émancipation multiforme, pas seulement juridique et politique mais aussi économique et sociale, culturelle et intellectuelle, est dès lors à promouvoir pour les exploités. Mais elle libère aussi toute l’Humanité des rapports de domination. Tel est l’humanisme universaliste de Karl Marx et de son ami Friedrich Engels, désormais associé à toute son œuvre. La philosophie fonde ainsi une approche à la fois matérialiste et dialectique de la condition humaine. Elle débouche sur un effort méthodique d’explication du mode de production capitaliste. Elle appelle le partage du savoir émancipateur et le développement de la culture populaire. Marx et Engels vont y œuvrer.


CD 2 : MARX PENSEUR DU CAPITALISME

Il n’est pas possible de séparer le social de l’économie, ni l’écologie de l’économie, comme prétend le faire l’économie politique néolibérale. L’embauche, le salaire, le profit, la propriété privée des moyens de production, la pollution de l’écosystème Terre, sont autant de conséquences des rapports sociaux de domination. Il n’y a donc pas de pure économie, ni de fatalité de la politique économique, comme le prétendent les bénéficiaires du système qui entendent fataliser ainsi la défense de leurs seuls intérêts. D’où une œuvre d’élucidation critique non seulement des mécanismes de l’exploitation capitaliste mais aussi des apparences idéologiques qui les travestissent. La critique de l’économie politique asservie aux puissances de l’heure est donc menée dans le Capital en parallèle avec l’explication de la genèse du profit. La théorie de la plus-value permet de comprendre que le salaire ne rémunère nullement la totalité du travail fourni. Elle contribue à former la notion de coût social, et de coût écologique, en montrant qu’il n’est pas dans la logique du capitalisme d’assumer tous les éléments de coût de sa production, puisqu’il les «externalise» et les laisse ainsi à la charge des dominés ou de la puissance publique. Tel est le principe d’irresponsabilité sociale et écologique qui sous-tend l’appel à l’initiative individualiste. La mise à nu des ressorts du mode de production capitaliste démystifie les apologies intéressées et fournit aux exploités les repères indispensables à la résistance, à la lutte pour conquérir des droits, à la construction d’une alternative globale. La bataille des idées se fait culture et affranchissement collectif.


CD3 : MARX MILITANT DU MOUVEMENT OUVRIER

Le jeune Marx affirmait que les philosophes doivent changer le monde, et pas seulement l’interpréter. Pourquoi ? Parce qu’il est injuste tant que la richesse des uns a pour condition l’exploitation et souvent le dénuement des autres. De la philosophie visant l’émancipation de toute l’humanité à l’économie politique du capitalisme expliquant les rapports de domination économique qui opposent les hommes, il y a une suite logique. C’est l’engagement de Marx qui a fait de lui un économiste, et qui fait de lui un militant du mouvement ouvrier. Le philosophe issu des milieux aisés de Rhénanie prend contact avec les ouvriers parisiens, qui peu avant 1848 cherchent à s’organiser. Avec lui, sa femme Jenny, issue de l’aristocratie prussienne, fait sienne la cause du prolétariat. Ce prolétariat dont Marx dit qu’il est la «?classe universelle?» en ce que sa propre émancipation doit conduire à celle de l’humanité tout entière. Au mouvement ouvrier, Marx fournit les armes intellectuelles de sa lutte, par son œuvre multiforme, qui va entre autres du Manifeste du Parti communiste aux quatre livres du Capital, et à La Guerre civile en France, évocation bouleversante de la première grande tentative de pouvoir ouvrier, noyée dans le sang par Thiers et les «Versaillais». Simultanément, il aide les travailleurs exploités à s’unir, et à conquérir leur autonomie organisationnelle. Pour cela en 1864 il fonde la première Association Internationale des Travailleurs. Et inlassablement, avec Engels, il promeut la solidarité de résistance et de lutte des exploités.


CD 4 : MARX PENSEUR DE NOTRE TEMPS

La vie de Marx (1818-1883) est contemporaine du premier âge du capitalisme, celui d’une quête débridée de profit quels qu’en soient les coûts écologique et humain. «?Enrichissez-vous?»(Guizot): tel est le mot d’ordre. Par étapes, le prolétariat s’organise. Et il conquiert les premières lois sociales (limitation de la durée de la semaine de travail et du travail des enfants, règlements sanitaires des ateliers, luttes pour les salaires etc). Marx et Engels aident, éclairent, et impulsent. A la fin de sa vie, Marx voit naître le deuxième âge du capitalisme, celui du compromis de sa logique avec des lois et des droits sociaux qui la tempèrent (environ 1875-1975). Nous sommes aujourd’hui dans le troisième du capitalisme, celui de la mondialisation d’ailleurs prévue par les deux penseurs dans des pages saisissantes du Manifeste. Une mondialisation qui tente en fait de revenir au premier âge, par un credo néolibéral destructeur des toutes les conquêtes du droit du travail et des lois sociales. D’où l’actualité renouvelée de Marx, penseur de notre temps. Pour la saisir, sont proposées des réflexions qui réfutent l’amalgame illégitime entre marxisme et stalinisme, ainsi que les nombreux préjugés qui font obstacle à la compréhension de son œuvre. Délivrée de ses caricatures, la pensée de Marx et de son ami Engels apparaît comme prémonitoire au regard des méfaits propres à la bulle financière du capitalisme, du statut de la religion comme supplément d’âme d’une monde sans âme, de la lutte écologique et sociale en un temps où l’écosystème-Terre est en péril. Elle éclaire avec force les grands défis de notre époque. Laïcité, justice sociale, refondation écologique, réappropriation de l’internationalisme dévoyé par la mondialisation néolibérale.

Henri Peña-Ruiz

© 2014 Frémeaux & Associés


HENRI PEÑA-RUIZ

Philosophe, écrivain, maître de conférences à Sciences-Po Paris
Agrégé de l’Université, Docteur en philosophie

Dieu et Marianne : philosophie de la laïcité. Paris 1999, Presses Universitaires de France (collection Fondements de la politique). (ouvrage couronné par le «?Prix de l’instruction publique?» en 2000).
Réédition revue et augmentée Paris 2012, PUF (collection Quadrige).
Traduction espagnole : La Emancipacion Laica. Filosofia de la laicidad. Madrid 2001, Ediciones Laberinto.
Traduction italienne Dio e la Repubblica : Filosofia della laicita. Monte Porzio Catone 2008, Effepi Libri.

La laïcité pour l’égalité. Paris 2001, Éditions Fayard (collection Mille et une nuits).

Le roman du monde. Légendes philosophiques. Paris Septembre 2001, Éditions Flammarion (collection Champs).
Traduction espagnole :  Leyendas filosoficas. Madrid 2004, Ediciones Laberinto.

La laïcité (anthologie de textes commentés). Paris 2003, Éditions Garnier Flammarion (collection Corpus).

Qu’est-ce que la laïcité ? Paris 2003, Éditions Gallimard (collection Folio Actuel).
Traductions en italien, en arabe, en turc.
 
Leçons sur le bonheur. Paris 2004, Éditions Flammarion.
Nouvelle édition Bonheur. Les chemins de la vie sereine. Paris 2012 J’ai Lu.
Traductions italienne, espagnole, et arabe.

Histoire de la laïcité. Genèse d’un idéal. Paris 2005, Éditions Gallimard (coll. Découvertes).

Grandes légendes de la pensée. Paris 2006, Éditions Flammarion-France Culture.
Qu’est-ce que l’école ? Paris 2005, Éditions Gallimard (collection Folio Actuel).
Histoires de toujours. Dix récits philosophiques. Paris 2008, Éditions Flammarion-France Culture.
Nouvelle édition Paris 2013, Éditions J’ai lu.

La laïcité (Histoire d’un fondement de la république). Coffret 2 cd. Paris 2011, Éditions Frémeaux & Associés.

Qu’est-ce que la solidarité ? Le cœur qui pense. Angoulême 2011, Éditions Abeille et Castor.
Entretien avec Karl Marx. Paris Mars 2012, Éditions Plon.
Marx quand même. Paris Septembre 2012, Éditions Plon.


A PARAÎTRE :
Dictionnaire amoureux de la laïcité. Paris, 2014 Éditions Plon.
Marx écosocialiste. Paris 2014, Éditions du Seuil.


Ouvrages écrits en collaboration
Les Préaux de la République. (coordination et rédaction partielle) Paris, Éditions Minerve.
Un poète en politique : les combats de Victor Hugo. En collaboration avec Jean Paul Scot. Paris Janvier 2002, Éditions Flammarion.
La politica en Victor Hugo : cartas a Espana, Cuba, y Mexico. En collaboration avec Jean Paul Scot. Madrid 2005, Ediciones Laberinto.
Les Préaux de la République. Paris 1996, Éditions Minerve.
Mémento républicain. Paris 2006, Éditions Fayard - Mille et une nuits.

Antologia laica : 66 textos para comprender la laicidad. En collaboration avec Cesar Tejedor de la Iglesia. Salamanque 2009, Éditions de l’Université de Salamanque.


«?Les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde de différentes manières, ce qui importe c’est de le transformer.?» 

Marx, XIè thèse sur Feuerbach. 


Penseur brillant, Marx est aussi un homme d’action qui consacre sa vie à la lutte. Pour lui, le niveau de civilisation d’une société se mesure au sort qu’elle réserve aux plus démunis. D’où son engagement aux côtés du prolétariat, pour lequel il construit une théorie complète, dans le but de le rendre idéologiquement autonome. C’est en effet ainsi que peut se fonder efficacement son émancipation, qui par ailleurs délivre toute la société du règne de l’argent. Voilà ce que Henri Pena-Ruiz nous explique dans ce coffret de 4 CD. 


La pensée de Marx, d’une grande envergure, s’y révèle très actuelle à l’âge de la mondialisation capitaliste. Affranchie de sa caricature stalinienne, elle fournit des repères décisifs pour comprendre le monde et le transformer dans l’intérêt de toute l’humanité. Cette pensée est présentée avec dynamisme et pédagogie, en termes accessibles à tous. 


Henri Pena-Ruiz aborde l’œuvre de Marx sous ses quatre dimensions essentielles : sa philosophie historique dont le matérialisme dialectique constitue l’outil, l’économie marxiste qui développe une analyse complète du capitalisme et met en évidence ses contradictions, l’engagement militant pour l’émancipation des exploités,  et enfin la vive actualité de ses éclairages. 

Jules Frémeaux

Ecouter Karl Marx par Henri Pena-Ruiz (livre audio) © Frémeaux & Associés 2014





EcoutezPisteTitre / Artiste(s)Durée
CD 1
01 Pourquoi parler de Marx aujourd'hui - Henri Pena-Ruiz05'09
02 L'amalgame entre le marxisme et le stalinisme - Henri Pena-Ruiz01'45
03 Quatre parties pour decouvrir Marx - Henri Pena-Ruiz01'59
04 La démarche du jeune Marx - Henri Pena-Ruiz03'17
05 La philosophie allemande dominée par Hegel (1): héritage de la Révolution française - Henri Pena-Ruiz06'57
06 La philosophie allemande dominée par hegel (2): la dialectique ou les contradictions - Henri Pena-Ruiz06'27
07 La philosophie allemande dominée par hegel (3): le dépassement - Henri Pena-Ruiz03'40
08 La philosophie allemande dominée par Hegel (4): la dialectique - Henri Pena-Ruiz03'57
09 L'hegelianisme un idealisme - Henri Pena-Ruiz02'44
10 Marx grand lecteur des auteurs matérialistes - Henri Pena-Ruiz04'42
11 Depuis la dialectique idéaliste et la matérialisme mécanique - Henri Pena-Ruiz04'31
12 Les rapports de dominations déterminent les rapports de la société à la nature - Henri Pena-Ruiz02'58
13 L'aliénation - Henri Pena-Ruiz05'58
14 L'homme pour Marx - Henri Pena-Ruiz06'22
15 La volonté de changer la société pour permettre l'Homme complet - Henri Pena-Ruiz03'17
16 La lutte des classes - Henri Pena-Ruiz01'31
17 Vers le communisme scientifique et l'économie politique - Henri Pena-Ruiz03'31
CD 2
01 Marx se tourne vers l'économie politique et rencontre Friedrich Engels - Henri Pena-Ruiz03'33
02 Marx pauvre - Henri Pena-Ruiz04'41
03 Marx, élèv, admirateur et contradicteur des libéraux - Henri Pena-Ruiz06'28
04 Déconstruction de l'approche apologétique des libéraux - Henri Pena-Ruiz04'05
05 Une approche critique de l'économie politique - Henri Pena-Ruiz07'15
06 L'objectivité, la conscience de la contradiction des intérêts… - Henri Pena-Ruiz02'51
07 L'enrichissement un acte innocent ou coupable - Henri Pena-Ruiz04'26
08 La propriété privée: un rapport social - Henri Pena-Ruiz06'42
09 Les mécanismes de la production capitaliste (1): la théorie de la plus-value - Henri Pena-Ruiz04'21
10 Les mécanismes de la production capitaliste (2): le combat pour les coûts de production - Henri Pena-Ruiz05'47
11 La lutte des classes: un ressort de l'exploitation capitaliste - Henri Pena-Ruiz03'43
12 Les ouvriers doivent être conscients des véritables causes de leur exploitation - Henri Pena-Ruiz04'24
13 La dégradation de l'environnement le produit des mêmes rappo - Henri Pena-Ruiz03'17
14 Conclusions - Henri Pena-Ruiz05'10
CD 3
01 Marx révolté - Henri Pena-Ruiz03'39
02 Le grand partage du savoir des travaux déstinés aux ouvriers - Henri Pena-Ruiz06'23
03 Les premières prises de position (1): la gazette rhénane - Henri Pena-Ruiz04'16
04 Les premieres prises de position (2): le développement de ses travaux - Henri Pena-Ruiz04'42
05 Lutter pour la condition ouvrière - Henri Pena-Ruiz03'13
06 L'importance du savoir dans la lutte - Henri Pena-Ruiz03'40
07 Prolétaires de tous les pays, unissez-vous - Henri Pena-Ruiz05'02
08 Quelle place pour l'individu dans le communisme (1): le respect de la propriété - Henri Pena-Ruiz05'00
09 Quelle place pour l individu dans le communisme (2): le respect des libertés individuelles - Henri Pena-Ruiz04'25
10 quelle place pour l individu dans le communisme (3): une organisation collective - Henri Pena-Ruiz04'39
11 Aller vers une logique sociale - Henri Pena-Ruiz02'48
12 La question de la liberté et du besoin chez Marx - Henri Pena-Ruiz04'05
13 Les travaux de Marx sur les évènements historiques et sur le capitalisme - Henri Pena-Ruiz02'17
14 Un travail d'organisation des travailleurs à l'échelle internationale (1): la première Internationale - Henri Pena-Ruiz01'41
15 Un travail d'organisation des travailleurs à l'échelle internationale (2) : l'exemple de la guerre de Sécession - Henri Pena-Ruiz04'42
16 Un travail d'organisation des travailleurs à l'échelle internationale (3) : la Commune de Paris - Henri Pena-Ruiz04'30
17 Un travail d'organisation des travailleurs à l'échelle internationale (4) : l'œuvre de la Commune - Henri Pena-Ruiz06'31
18 La fin de vie de Marx - Henri Pena-Ruiz03'14
CD 4
01 Introduction - Henri Pena-Ruiz02'51
02 Les âges du capitalisme - Henri Pena-Ruiz05'33
03 Marx et la mondialisation: premier texte - Henri Pena-Ruiz05'53
04 Marx et la mondialisation: deuxième texte - Henri Pena-Ruiz05'38
05 La mondialisation: une dynamique libérale - Henri Pena-Ruiz05'26
06 La critique de la religion chez Marx (1) - Henri Pena-Ruiz05'31
07 La critique de la religion chez Marx (2) - Henri Pena-Ruiz05'59
08 L'écologie chez Marx (1): un socialisme soucieux de la nature - Henri Pena-Ruiz02'01
09 L'écologie chez Marx (2): les rapports sociaux et les rapports de l'Homme à la nature - Henri Pena-Ruiz06'31
10 L'écologie chez Marx (3): la maîtrise de la nature - Henri Pena-Ruiz03'46
11 L'écologie chez Marx: l'écosocialisme - Henri Pena-Ruiz04'32
12 Les objections aux théories marxistes - Henri Pena-Ruiz04'27
13 Marx et Staline - Henri Pena-Ruiz04'08
14 Quelle place pour l'initiative individuelle dans le communisme? - Henri Pena-Ruiz06'04
15 Conclusion - Henri Pena-Ruiz02'13
« Marx est un penseur toujours actuel » par Lire

Agrégé de l’université, docteur en philosophie, écrivain, maître de conférences à l’Institut des sciences politiques de Paris, Henri Pena-Ruiz s’est fait connaître par ses travaux sur la laïcité et sur l’école. C’est un philosophe engagé qui s’efforce de faire la part des choses. Il se fait une règle de revenir aux textes et à ce qu’ils peuvent avoir d’éclairant aujourd’hui encore, sans se laisser intimider par toutes sortes de caricatures. Le cours particulier qu’il nous propose sur Karl Marx est d’autant plus intéressant qu’étudier l’auteur du capital semble depuis longtemps passé de mode. Après la grande période de contestation du communisme par les dissidents des pays de l’Est qui va de la fin des années 1960 jusqu’à la chute du mur de Berlin en 1989, Marx semblait avoir été relégué au deuxième rayon de nos bibliothèques, et le marxisme, cet « horizon indépassable de notre temps » selon la célèbre formule de Sartre, définitivement dépassé. Pour Henri Pena-Ruiz, Marx est un penseur toujours actuel du fait de la pertinence de sa critique prémonitoire du « troisième âge du capitalisme » qui est ce capitalisme mondialisé que nous connaissons. D’où le titre du quatrième CD : « Marx penseur de notre temps ». On notera que chez le même éditeur existe un autre Karl Marx de Luc Ferry, qui, par bien des aspects, fait écho à celui d’Henri Pena-Ruiz. On notera enfin que l’auteur de l’idéologie allemande est au programme de l’agrégation de philosophie en 2015. De quoi, en ces temps de crise, ce retour est-il annonciateur ? J.S.-LIRE




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